Ces grandes tendances qui ont bouleversé les métiers du tourisme

Dans le cadre de la convention des Entreprises du Voyage d’Ile-de-France qui s’est déroulée le week-end dernier en Suède, Laurent Queige, directeur du Welcome City Lab, a fait une présentation très remarquée sur les grandes tendances, anticipées ou non, qui ont transformé les métiers du tourisme.

Les tendances annoncées il y a 10 ans par le Welcome City Lab et confirmées :

  1. Le partage de l’usage plutôt que propriété (transports, hébergement)
  2. L’émergence du « fun » dans les expériences
  3. L’intelligence artificielle dans les stratégies CRM
  4. La stimulation des 5 sens dans les visites touristiques
  5. Le sans-couture comme enjeu majeur des destinations
  6. La perte de confiance en certains grands réseaux sociaux
  7. La quête de l’effet « waouh » dans les activités touristiques
  8. La généralisation des approches prédictives des clients
  9. L’apparition de lieux touristiques hybrides
  10. L’innovation dans les ressources humaines

Les tendances non identifiées et apparues :

  1. Les dysfonctionnements des robots humanoïdes
  2. Les manifestations anti-touristes de certains habitants

Les tendances prédites et non réalisées :

  1. La non-généralisation de la réalité virtuelle en tourisme
  2. La non-généralisation de modèles économiques de start-up relevant d’une logique de tourisme durable

Puis Laurent Queige s’est livré au même exercice mais en partant de publications de prospectives touristiques parues en 2010 (Le Tourisme des années 2010Touriscopie, et le Schéma régional du CRT Paris IdF).

Les tendances annoncées et confirmées :

  1. L’omniprésence du numérique (pratiques, transactions)
  2. L’essor des achats touristiques de dernière minute
  3. Le boom du tourisme urbain / city-breaks (expos, concerts)
  4. L’affirmation du marché touristique du bien-être
  5. La recherche de contacts directs habitants / touristes
  6. La quête d’authenticité dans les activités et visites
  7. Le renouveau du tourisme des jeunes
  8. L’essor des activités touristiques pour familles / enfants
  9. L’accroissement du marché des seniors
  10. La prise de conscience écologique dans le tourisme

Les tendances non identifiées et apparues :

  1. L’utilisation massive des réseaux sociaux
  2. L’hégémonie de quelques OTA en termes de commercialisation
  3. La généralisation de la consommation collaborative
  4. Le succès mondial des compagnies aériennes à bas coût
  5. L’essor d’hôtels non standardisés (boutiques-hôtels, auberges)
  6. L’émergence de nouvelles destinations (Allemagne, Scandinavie)
  7. Le boom international du tourisme des Chinois
  8. La multiplication des actes de terrorisme et problèmes sécuritaires
  9. Le fort développement du marché des croisières
  10. Le phénomène générationnel de l’entrepreneuriat/start-up

Les tendances prédites mais non apparues.

  1. La non-amélioration de l’accueil en France
  2. Le non-remplacement des congrès par des vidéoconférences
  3. La non-disparition des agences de voyages

Rappelons que les quatre objectifs du Welcome City Lab sont de repérer les futurs champions du tourisme international, de créer une culture de l’innovation chez les acteurs du tourisme, de favoriser les synergies entre les professionnels classiques et les start-up et de faire de Paris le leader mondial de l’innovation touristique. En 2018, le Welcome City Lab a incubé 100 start-up avec un taux de pérennité de 85% et levé 150 millions d’euros.

Source :Ces grandes tendances qui ont bouleversé les métiers du tourisme

En 2019, l’hôtellerie européenne restera attractive pour les investisseurs

Deloitte a interrogé 120 acteurs de l’hôtellerie, dont des propriétaires, des prêteurs, des promoteurs et des investisseurs, sur les perspectives du secteur pour 2019. Pour ces professionnels, l’Europe concentrera l’investissement hôtelier – en particulier Amsterdam, Londres et Paris -, et le secteur devra faire face à deux défis majeurs : attirer davantage de clients, en particulier les millenials, mais aussi recruter et fidéliser davantage au sein même des entreprises.

Après une année 2017 marquée par le niveau élevé du volume d’investissement dans l’hôtellerie européenne, l’intérêt des investisseurs pour le secteur reste soutenu d’après une étude Deloitte réalisée auprès de plus de 120 acteurs du secteur de l’hôtellerie du monde entier, dont des propriétaires, des prêteurs, des promoteurs et des investisseurs.

 

Évolution du marché

Premier constat positif, le volume des transactions hôtelières en Europe a augmenté de 5,8 % sur 12 mois au deuxième trimestre 2018. La Grèce, la France et l’Espagne sont perçues comme des marchés en croissance. Pour l’ensemble des acteurs interrogés, l’Europe concentrera d’ailleurs l’investissement hôtelier en 2019. Amsterdam reste la ville européenne la plus attractive pour les investissements. Londres est remontée à la deuxième place, suivie par Paris à la troisième place. En raison du moratoire sur le développement hôtelier, Barcelone est passée à la sixième place après avoir été l’un des marchés les plus prisés auparavant.

38 % des sondés identifient le manque de croissance économique comme l’un des principaux risques pour l’industrie au cours des cinq prochaines années. L’ ‘overtourisme’ (exaspération locale envers les touristes) apparaît pour la première fois dans le top 5 des risques.

Les défis du secteur

Pour les professionnels interrogés, les plus grandes opportunités résident dans les offres ciblant les millenials (55 %) ainsi que dans les concepts de séjours prolongés de milieu de gamme (49 %). Clients clés, les millenials voyagent en moyenne 4,2 fois par an (contre 2,9 fois par an pour la génération précédente) et une grande majorité d’entre eux souhaiteraient voyager davantage.

Les plus de 60 ans constituent également une opportunité majeure pour les professionnels du secteur. Leur nombre va tripler à horizon 2100 et la plupart d’entre eux voudront continuer à voyager et découvrir d’autres cultures.

D’après l’étude, l’autre défi que le secteur hôtelier aura à relever sera celui du recrutement : 37 des 46 pays représentant plus de 80 % de l’emploi dans le secteur du voyage et du tourisme connaîtront un déficit de profils au cours de la prochaine décennie. Pour trois personnes interrogées sur cinq, l’augmentation des salaires au cours des trois prochaines années puis par la progression plus rapide des carrières et l’amélioration des avantages sociaux sont les clés pour attirer et fidéliser ses employés.

Source : En 2019, l’hôtellerie européenne restera attractive pour les investisseurs

Destination : la Turquie devient (très) attractive

Longtemps boudée, la Turquie revient dans les bonnes grâces des voyageurs et des TO. D’autant que le taux de change a rarement été aussi favorable.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres… Si la chute de la livre turque entraîne une nette dégradation du pouvoir d’achat de la population locale, elle augmente celui des touristes français.

La devise turque s’est effondrée de près de 20% en un seul jour, à cause des tensions avec les Etats-Unis ainsi que des difficultés économiques du pays. Le président Erdogan a d’ailleurs demandé à ses concitoyens de changer leurs devises étrangères pour soutenir la monnaie nationale. Le taux de change est ce jeudi matin de 6 livres pour un dollar, et de 7 livres pour un euro. Depuis le début de l’année, la livre turque a perdu plus de 40% de sa valeur, au grand bonheur des voyageurs et des boutiques de luxe des quartiers huppés d’Istanbul.

Frappée par l’instabilité sécuritaire après une série d’attentats et un putsch manqué en 2016, l’industrie du tourisme en Turquie reprend déjà de belles couleurs cette année. Les Européens reviennent, à commencer par les Français. Selon le dernier baromètre des Entreprises du Voyage, la Turquie se hisse en 7e position en termes de nombre de voyageurs partis en juillet, avec une hausse de 46%. Au chapitre des réservations, la croissance grimpe à 81%.

FTI pleinement satisfait, TUI moins

Les tour-opérateurs ont joué le jeu pour la saison Eté 2018. FTI Voyages s’est fortement engagé, notamment dans la zone de Bodrum, en prenant des engagements sur 10 000 sièges d’avion, de Paris-CDG, Toulouse, Nantes, Lyon et Bâle-Mulhouse pendant les vacances scolaires d’avril, et la haute saison en juillet-août. « Nous avons réussi notre pari, avec de bons taux de remplissage, explique Axel Mazerolles, directeur général France de FTI Voyages. Nous étions sous la barre des 10 000 pax l’année dernière, et nous dépasserons largement les 20 000 pax cette année », ajoute-il, avec l’ambition de doubler le chiffre en 2019.

TUI France affiche moins d’enthousiasme. A date, le voyagiste a vendu la quasi-totalité de sa capacité qui a été « fortement réduite », à moins de 10 000 voyageurs, indique le service presse. Un seul club a été maintenu en Turquie, le Club Lookéa Muskebi.

La concurrence s’est accentuée en 2018. Mondial Tourisme a pour sa part réservé pas moins de 38 000 sièges, en affrètement complet ou en bloc sièges, auprès de plusieurs compagnies. La Turquie revient en grâce, et se prépare un bel hiver si aucun événement ne vient ternir cette embellie.

Source : Destination : la Turquie devient (très) attractive

Plateformes : la Belgique et la Suède font tomber les clauses de parité tarifaire imposées aux hôteliers

Six pays en Europe ont aujourd’hui obtenu ce rééquilibrage des relations commerciales.

Deux décisions, à deux jours d’intervalles, viennent consacrer les efforts de l’industrie hôtelière européenne en faveur d’un rééquilibrage des relations commerciales avec les plateformes, se félicitent l’Umih et le GNC : la première en Belgique par la voie législative, la seconde en Suède au travers de l’autorité de concurrence. Le Parlement Fédéral belge a en effet adopté, le 19 juillet 2018, par un vote à l’unanimité, une nouvelle loi interdisant les clauses de parité tarifaire dans les contrats entre les plateformes de réservation en ligne et les professionnels de l’hébergement touristique. En Suède, l’Autorité de la concurrence vient d’exiger de Booking.com la fin de pratiques jugées anti-concurrentielles dont la parité tarifaire, par voie contentieuse comme en Allemagne. La France a été le premier pays européen à faire tomber la pratique (loi Macron, août 2015)  permettant aux hôteliers de retrouver leur liberté tarifaire et instaurant le principe du contrat de mandat. Roland Héguy,président confédéral de l’Umih, Jean-Virgile Crance, président du GNC, tout comme Laurent Duc, président d’Umih Hôtellerie et de la commission Europe de l’Umih, souhaitent que « le reste de l’Europe suive l’exemple des six pays* » qui ont actuellement gagné ce combat contre cette domination commerciale des plateformes.

*France Italie, Autriche, Allemagne, Belgique et Suède

Source : Plateformes : la Belgique et la Suède font tomber les clauses de parité tarifaire imposées aux hôteliers

Madrid décrète la chasse aux logements touristiques privés

Madrid (ESPAGNE) La municipalité madrilène veut réduire de 95 % d’ici cet été l’offre d’appartements touristiques privés dans le centre-ville.

La capitale espagnole choisie une méthode radicale pour lutter contre la prolifération d’appartements touristiques privés. L’adjoint à l’urbanisme José Manuel Calvo a ainsi présenté un projet de décret municipal interdisant la location touristique aux logements qui ne disposent pas d’un accès indépendant à la rue ; ce qui exclue 95 % de cette offre d’hébergement parallèle à Madrid ! “Ce sont des mesures très strictes parce que nous sommes très préoccupés par l’excès de logements touristiques“, justifie l’adjoint à l’urbanisme. Le règlement municipal qui sera approuvé dans le courant du mois de juin – pour s’appliquer dès cet été – n’exclue cependant pas la possibilité d’appliquer des normes “à géométrie variable”. Ainsi, plus les logements seraient éloignés du centre-ville, et moins la réglementation serait stricte.

Lutter contre l’exclusion immobilière

Dans le même temps, la municipalité de Madrid modifiera d’ici novembre prochain son plan d’urbanisme pour “empêcher de transformer des bâtiments résidentiels en logements dédiés à l’activité touristique“, explique José Manuel Calvo. Un moyen supplémentaire de lutter contre une spéculation qui est devenue un facteur d’exclusion immobilière.

La capitale espagnole est la troisième grande ville d’Espagne à s’engager contre le paracommercialisme hôtelier, après Barcelone et Palma de Majorque. Et le mouvement se poursuit : le gouvernement régional des Canaries vient tout juste de présenter à son tour le brouillon d’un nouveau décret pour interdire les locations de vacances privées dans les zones résidentielles touristiques.
Source : Francis Mateo – Madrid décrète la chasse aux logements touristiques privés

Développement touristique en Roumanie : former des cadres

Adriana Iurtuc a participé au projet Formation professionnelle en gastronomie française des futurs cadres du secteur de la restauration en Roumanie. Lauréate du concours qui ponctuait ce cursus, elle effectue un stage de deux mois à La Table d’Antoine, à Vichy.

Adriana Iurtuc suit un master à l’université des sciences agricoles et de médecine vétérinaire de Cluj-Napoca (USAMV), en Roumanie. Elle a été lauréate du concours qui ponctuait la formation en gastronomie française, au terme de laquelle elle effectue actuellement un stage à La Table d’Antoine, à Vichy (Allier).

“Durant la période 2012-2015, la ville de Cluj-Napoca a reçu plus d’un million de touristes, avec un taux d’augmentation annuelle de 20 % supérieur à la moyenne nationale. Si l’offre hôtelière tend à répondre de manière satisfaisante aux enjeux de ce développement, il n’en va pas toujours de même pour l’offre en termes de restauration”, explique Cristina Pocol, responsable du projet. L’objectif de cette master class est de former des cadres dans le domaine de la restauration, aptes à porter des projets gastronomiques et la construction d’une académie culinaire au sein de l’USAMV.

Cette première expérience est exigeante pour l’étudiante : apprentissage du métier et du vocabulaire technique en français, rythme de travail soutenu… Mais elle est motivée. “Je veux apprendre beaucoup de choses. Je voudrais remercier tout le monde, les personnes sont très patientes », avoue-t-elle. L’ équipe est attentive. “Nous avons le souci de la transmission. Nous avons accueilli 60 stagiaires en 25 ans. Nous sommes aussi dans un secteur où il est difficile de recruter”, explique Marie-Christine Inaudi, l’épouse du chef Antoine Souillat. “La cuisine d’Antoine est très influencée par les voyages. C’est une cuisine de couleurs, aux inspirations asiatiques, italiennes, espagnoles, et pourquoi pas roumaines…”

Source : Sandrine Rochas – Développement touristique en Roumanie : former des cadres

Slow Fish 2017 : chefs et cuisines du monde rassemblés pour défendre la biodiversité marine

Gênes – ITALIE. Slow Fish, qui aura lieu du 18 au 21 mai sur le vieux port de Gênes, est un évènement international consacré au poisson. Toute une série de manifestations misant sur la promotion des bonnes pratiques, l’éducation au goût et la sensibilisation aux sujets brûlants du secteur sera proposée au travers de la découverte de produits, mais également de plats symbolisant la défense du système maritime interprétés dans différentes cultures gastronomiques. Venu de France, Christian Qui, du restaurant SushiQui à Marseille, applique les techniques culinaires japonaises au poisson de la Méditerranée. Sa recette phare est un sashimi préparé selon le style sugamatori, c’est-à-dire en présentant le poisson entier. Pour l’occasion, Christian explique les différentes étapes de préparation, choix du poisson et découpe pour finir par la présentation. Quant à Bernard Loury, du restaurant Chez Loury à Marseille, il présentera sa bouillabaisse, soupe de poisson mijoté dont les origines remonteraient à 600 av. J.-C.
Le programme complet de l’évènement est disponible sur le site internet de Slow Fish.

Source : Slow Fish 2017 : chefs et cuisines du monde rassemblés pour défendre la biodiversité marine