Expedia débloque 275 millions de dollars pour soutenir la reprise

Ce “plan de relance” prévoit notamment de financer des actions marketing et commerciales des partenaires d’Expedia… et une baisse des commissions.

Après plusieurs mois en mode “gestion de crise”, Expedia veut préparer l’après. “Nous avons été impactés significativement”, reconnaît Olivier Pernoud, Senior Director, Market Management Nothern Europe chez Expedia. Maintenant, on commence davantage à se projeter et nous comptons jouer notre rôle auprès de nos partenaires.” La plateforme américaine a décidé de verser 275 millions de dollars à ses partenaires, via un programme destiné à aider les partenaires indépendants et les petites chaînes à redémarrer leur activité. Une enveloppe de 250 millions de dollars lui permettra ainsi d’offrir des opérations marketing et des aides financières. Pour chaque partenaire participant au programme, Expedia réinvestira 25% de ses revenus de 2019 sous forme de promotion et de publicité sur le sites du groupe. Le groupe annonce aussi réduire les commissions prélevées sur toutes les nouvelles réservations effectuées, durant les 3 mois que dure le programme. Il prolonge également de 90 jours les délais de paiement applicables aux réservations Hotel Collect. « Des conditions minimales sont requises pour que les partenaires puissent participer au programme », précise un communiqué.

Data et formations

Autre pilier de ce programme : la data. “Les hôteliers se demandent si c’est viable, économiquement, de rouvrir. Nous avons voulu faire preuve d’agilité techno en offrant l’accès à un outil qui permet de connaître les tendances de marché”, explique Olivier Pernoud. Concrètement, les hôteliers pourront grâce à cet outil prendre le pouls de la demande dans leur quartier, à certaines dates, en identifiant les marchés sources.

Une autre enveloppe, de 25 millions de dollars, est affectée aux destinations, avec l’objectif de soutenir la demande grâce à la publicité.

Par ailleurs, Expedia lance également un programme de formation pour les pros, le Expedia Group Learning Lab.

Le groupe fait également savoir que 70% des offres présentes sur le site sont remboursables, et qu’un nouveau filtre permettant de rechercher sur tous les sites du groupe des vols en fonction des options de remboursement des billets d’avion.

Des annonces qui arrivent dans un contexte particulier à plus d’un titre, puisqu’à plusieurs reprises pendant le confinement, les hôteliers avaient plaidé pour un “New Deal” avec les OTA, estimant que le moment était venu de “se remettre autour de la table”.

Source : Expedia débloque 275 millions de dollars pour soutenir la reprise

#Coronavirus : management de crise : faites corps avec vos salariés et faites tout pour maintenir une quelconque activité

© GettyImages Maintenez l'activité, même réduite, et profitez-en pour initier vos clients – en livraison ou à emporter – à la cuisine vitalité, importante pour renforcer les défenses immunitaires.unitaires.

Responsabilisez vos salariés pour éviter des remontés de problèmes superficiels et pour enchaîner les décisions. Informez-les et cherchez des solutions ensemble. Maintenez une quelconque activité pour générer une dynamique positive et préparer l’après-crise.

Vos salariés perçoivent votre état d’esprit, votre optimisme et votre combativité. C’est communicatif. Ensuite, ils perçoivent que vous les prenez au sérieux, que vous comptez sur eux et que vous leur faites confiance pour s’en sortir ensemble. Donc informez-les des nouvelles commerciales et financières : les bonnes comme les mauvaises, voire les affreuses. Réunissez-les virtuellement pour chercher des solutions. Plus votre organisation est fondée sur la confiance et la responsabilité, plus vos équipes vont être capables de faire preuve de créativité, de réactivité et donc de vous dégager du temps pour penser le futur. Éliminez toute remontée de problèmes qui peuvent être résolus sur le terrain par vos salariés eux-mêmes. C’est le principe de la subsidiarité : vos équipes n’attendent pas après vous et les décisions et les actions s’enchaînent.

Ensuite, essayez par tous les moyens de maintenir une activité, aussi réduite soit-elle. Le repos forcé pour vos équipes est mauvais car la paralysie et l’anxiété s’installent. Par ailleurs, comme les sportifs, vos équipes ont besoin d’exercice pour rester en forme. Alors, trouvez avec eux des activités. Cela génère de l’optimisme et leur permet de continuer à faire leur métier, à agir dans leur lieu d’activité et de les préparer à la sortie de crise. Une fois la crise passée, les équipes seront mobilisées et fières de ce qu’elles auront accompli. Voici quelques idées qui n’ont pas forcément valeur de bonnes pratiques mais qui illustrent l’état d’esprit recherché pour insuffler une dynamique.

Dans un restaurant, vos serveurs, qui sont vos commerciaux peuvent appeler tous vos clients dont vous avez le numéro de téléphone (utilisés pour les réservations). Ils peuvent communiquer sur vos réseaux. Ils peuvent appeler les structures qui n’ont pas fermé et qui seront contentes que vous les dépanniez (hôpitaux, entrepôts, agences bancaires… dont les salariés avaient peut-être l’habitude de déjeuner chez vous). Ils peuvent mettre en place la vente sur une plate-forme de livraison. Vos cuisiniers peuvent proposer des plats adaptés à la crise sanitaire (qui respectent les règles de la cuisine vitalité dont la finalité est de renforcer la vitalité et les défenses immunitaires). Vos plateaux-repas peuvent contenir un petit cadeau comme un yaourt nature riche en vitamine D ou un fruit, les deux renforçant notre système immunitaire. Des petites attentions auxquelles vos clients seront sensibles. Vos serveurs peuvent préparer une note sur la cuisine vitalité, bio et sur l’importance de bien se nourrir (en temps normal et particulièrement en ce moment) que vous joindrez à votre livraison. Bref, profitez-en pour communiquer sur votre expertise : qualité gustative mais aussi nutritive des produits, sur votre démarche durable (bio, locavore…) et bien sûr l’hygiène.

N’oubliez pas qu’un serveur peut être le ‘gardien’ qui veille au respect de l’hygiène de toute l’équipe. Le restaurant est acteur du mouvement pour bien manger et bien cuisiner dont l’importance devient flagrante en pleine crise sanitaire. D’une part, vos clients vont remarquer l’importance que vous leur accordez. D’autre part, ces actions permettent de garder le lien avec une activité commerciale et de production et génèrent une dynamique salutaire, même si elle est très réduite, avec quelques services dans la semaine et un petit nombre de clients. Dire ‘On reste ouvert’ leur fait du bien ainsi qu’à vos équipes.

Source : #Coronavirus : management de crise : faites corps avec vos salariés et faites tout pour maintenir une quelconque activité

Recyclage en hôtellerie : des réflexes simples à adopter

Au Grand Quartier, à Paris (Xe), la carte magnétique d'accès à sa chambre se transforme en étiquette à bagage et peut-être réactivée comme clé à chaque nouveau séjour.

France. Du savon à l’eau de pluie, en passant par les piles, le papier ou encore le carton, les hôtels  génèrent de nombreuses matières et matériaux recyclables. Revue de détail et mode d’emploi.

Entre la chasse au gaspillage alimentaire et l’usage du plastique à bannir dès 2020, le secteur de l’hôtellerie est incité à multiplier les gestes bons pour la planète, à commencer par le recyclage. En effet, de la réception à la salle de petit déjeuner, en passant par la chambre, bon nombre de matières et matériaux se prêtent à vivre une nouvelle vie.

  • Faire le bon tri

Dès le lobby, on peut trier les déchets générés par la réception et les clients. Papier, carton et emballages peuvent être mis de côté, puis jetés dans une poubelle dédiée. Même scénario pour les piles, les ampoules ou encore le verre.

  • Offrir une deuxième vie au savon

Dans chaque salle de bains, il est de bon ton de récupérer les restes de savon. Et ce, d’autant que, depuis 2018, l’Umih a signé un partenariat avec l’association Unisoap, créée en 2017 à Lyon (Rhône). Le principe : les savons usagés sont récupérés dans les hôtels, recyclés dans un Établissement et service d’aide par le travail (Esat), puis distribués aux personnes les plus démunies. Un cercle des plus vertueux à l’heure où 51 millions de savons sont jetés chaque année par les hôtels en France.

  • Miser sur l’eau de pluie

Autre matière première recyclable et… tombée du ciel : l’eau de pluie. Une fois récupérée, celle-ci peut servir pour les toilettes, le lavage du sol et, bien sûr, l’arrosage d’un jardin ou de plantes. Attention, toutefois : cette utilisation doit faire l’objet d’une déclaration préalable auprès du maire de la commune concernée.

  • Accorder les restes

Côté petit déjeuner, là aussi, on peut recycler. Par exemple en créant du compost à partir des déchets de la cuisine, en utilisant le marc de café pour le terreau des plantes ou pour faire fuir les fourmis, en transformant le pain non consommé en toast ou pain perdu, en réutilisant l’eau des carafes pour arroser plantes et jardinières…

  • Trouver des astuces en plus

Enfin, certains hôteliers ne manquent pas d’imagination pour recycler. À l’instar de Joël Chan Thaw, directeur général du Grand Quartier à Paris (Xe). Dans cet établissement 4 étoiles de 83 chambres, chaque carte magnétique d’accès en chambre se transforme, une fois utilisée, en étiquette à bagage. Mieux encore : si l’on revient au Grand Quartier pour un nouveau séjour, l’étiquette retrouve sa fonction première, une fois réactivée à la borne du ‘check in’. Original et astucieux pour fidéliser.

Source : Recyclage en hôtellerie : des réflexes simples à adopter

En Russie, une réglementation drastique face à Airbnb

© DR 80 % de l'offre de locations saisonnières devraient disparaître à Saint-Pétersbourg avec la nouvelle loi russe qui restreint l'activité des plateformes comme Airbnb

Saint-Pétersbourg (RUSSIE) L’offre de locations saisonnières à Saint-Pétersbourg (Russie) pourrait chuter de 80 % suite aux mesures rigoureuses prises par le parlement russe contre l’activité des plateformes de locations type Airbnb. L’objectif est clair : protéger la petite hôtellerie.

Face à la concurrence déloyale générée par les plateformes de location comme Airbnb, les autorités russes n’ont pas tergiversé. Le couperet est tombé en octobre dernier dans l’enceinte de la chambre basse du parlement, la Douma : les députés ont édicté des mesures de contrainte assez uniques. S’il s’agit de protéger des nuisances les habitants de résidences d’habitation transformées en locations saisonnières, ce sont surtout des règles protectionnistes au bénéfice des hôteliers, en particulier à Moscou et Saint-Pétersbourg.

Depuis le 1er octobre dernier, les propriétaires qui seraient tentés par la poursuite de ce type d’activité devront, pour un coût certain, modifier le statut juridique et fiscal de leurs locations. Ils ont l’obligation d’installer dans le logement loué un système anti-incendie identique à celui des hôtels. Seuls les logements en rez-de-chaussée disposant d’une entrée indépendante et ceux au dernier étage pourront obtenir l’autorisation d’être loués sur Airbnb. En cas de non-respect de l’une des conditions de la loi, une interdiction de louer sera prononcée. Le coût des mises aux normes devrait mettre fin à 40 % de l’offre d’appartements à louer à Moscou et 80 % à Saint-Pétersbourg. Une bonne nouvelle pour les hôteliers russes mais aussi pour les personnes âgées qui, depuis toujours, hantent les halls de gares avec des pancartes pour louer une modeste chambre et améliorer leurs faibles pensions. Airbnb les avaient rendues invisibles.

Source : En Russie, une réglementation drastique face à Airbnb

Coronavirus : Logis Hôtels supprime sa commission sur les réservations directes en soutien aux hôteliers-restaurateurs indépendants

Face à la propagation de l’épidémie de coronavirus (Covid-19) et les conséquences sanitaires et économiques qu’elle engendre, Logis Hôtels met en œuvre une mesure de soutien aux hôteliers-restaurateurs indépendants membres de la chaîne en supprimant la commission sur les séjours réservés directement par les clients sur l’application mobile, logishotels.com et à la centrale de réservation téléphonique.

“La suppression des commissions sur les séjours directs de mars et avril est une mesure concrète avec un effet positif immédiat sur les trésoreries de nos adhérents, dans les huit pays européens où Logis Hôtels est présent. En période de développement comme en période de crise, Logis Hôtels soutient l’hôtellerie-restauration indépendante et familiale. Nous encourageons l’ensemble des autres acteurs commerciaux comme les chaînes, distributeurs, OTA, CRT, CDT, etc. à faire preuve de la même solidarité avec les TPE et PME”, déclare Karim Soleilhavoup, directeur général du groupe Logis Hôtel.

Logis Hôtels appelle le Gouvernement et les banques à mettre en place rapidement deux mesures supplémentaires :

– le dégrèvement total de la taxe de contribution à l’audiovisuel public, payable normalement en avril ;

– un report sans pénalités ni intérêts des échéances des prêts bancaires contractés pour la rénovation ou l’acquisition d’établissements indépendants.

Pour Fabrice Galland, président de la Fédération internationale des Logis : “Sans ces mesures, nous assisterons à une condamnation progressive mais certaine de nombreuses entreprises du secteur. Plus qu’essentielle, l’intervention du Gouvernement est désormais une question de survie.”

Source : Coronavirus : Logis Hôtels supprime sa commission sur les réservations directes en soutien aux hôteliers-restaurateurs indépendants

Changeons notre tourisme

Changeons notre tourisme – Roland Héguy – Préface de Laurent Fabius. Editions Cherche-Midi, Janvier 2020

« Changeons notre tourisme » ou chronique de l’évolution d’un secteur, l’hôtellerie-restauration, qui a été particulièrement bousculé dans ses habitudes ces trente dernières années. Entre les sites de réservation en ligne type Booking (OTA), l’ubérisation, l’apparition d’Airbnb, la chute d’estime du métier, Roland Héguy, ancien restaurateur et hôtelier indépendant à Biarritz, nous livre un témoignage d’autant plus juste et incarné qu’il se double de ses dix années d’engagement à la tête de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH). Un ouvrage éclairant pour mieux comprendre les enjeux et défis d’un secteur qui se doit d’évoluer en permanence.

Il fut un temps où le métier d’hôtelier restaurateur visait avant tout à satisfaire le client en fournissant des prestations de qualité sur des métiers de bouche, d’accueil, de réception. Aujourd’hui, l’hôtelier restaurateur se doit toujours d’être excellent dans son domaine, mais cela ne suffit plus. Il lui faut aussi se muer en véritable capitaine de navire, alternant les casquettes et les polyvalences, devenant tour à tour informaticien, communicant, juriste, community manager, architecte, ingénieur voire militant…, au fait des évolutions du monde mais aussi capable de répondre à des enjeux aussi vitaux que la déferlante du numérique. Sans compter qu’ « après avoir été la promesse de circuits plus directs et de prestations meilleurs marché pour le consommateur, la numérisation voit de plus en plus d’intermédiaires s’immiscer dans notre distribution…. »

Et au sein des nombreux enjeux et défis relevés par Roland Héguy, le développement durable, dont il souligne l’importance notamment via les nombreux partenariats établis entre l’UMIH et l’Ademe, qui ont permis d’aiguillonner nombre de professionnels vers l’Ecolabel Européen ou  la Clef Verte, mais aussi soulignant les actions concrètes de la commission développement durable de l’UMIH. Ainsi, en 2016, est paru le guide Vaincre le gaspillage à destination des hôtels, puis sa déclinaison à la restauration. Dans le même élan, le syndicat a édité un recueil de recettes anti-gaspi, faisant de la lutte contre le gaspillage alimentaire un chantier prioritaire de ces prochaines années. « On peut se demander pourquoi notre profession se préoccupe tant de l’environnement, peut être parce que l’exploitation d’un hôtel ou même d’un restaurant permet d’apprécier l’importance des consommations et des déchets en un lieu où vivent plusieurs dizaines de personnes. De ce fait, nos hôtels sont de vrais laboratoires d’expérimentation des solutions de développement durable. »

Adepte du développement durable, Roland Héguy l’est tout autant du tourisme durable, mais il pointe avec justesse l’importance de l’éducation des touristes et clientèles, un maillon indispensable de cette chaine du durable, où l’effort ne peut pas reposer uniquement sur les professionnels. « Je crois qu’on pourra parler de tourisme responsable quand un touriste respectera le pays ou la région qu’il visite, quand il ne laissera plus autant de détritus sur les plages et sur les routes, quand il n’abusera pas de l’eau et de l’électricité à volonté dans les chambres d’hôtel, quand il fera attention à ne pas gâcher la nourriture au buffet du petit-déjeuner, quand tout simplement il ne se croira pas tout permis parce qu’il a payé. » Roland Héguy fait ainsi partie des nombreux professionnels qui souhaitent que les pouvoirs publics et les professionnels du tourisme prennent des mesures en faveur d’un tourisme plus durable.

Et ce n’est pas un hasard si l’ouvrage a été préfacé par Laurent Fabius. Roland Héguy le connait bien et a travaillé à ses côté en 2014,  lorsque le Quai d’Orsay a pris en charge la question du tourisme. Pour ce dernier, les Assises du tourisme qui suivirent furent un virage salutaire ainsi que la création des 20 marques territoires telles Biarritz-Pays basque. Alors aujourd’hui, contrairement à ceux qui en appellent à la création d’un ministère spécifiquement dédié au tourisme, il souligne au contraire l’intérêt du comité de filière qui a suivi, placé sous la présidence de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. « A un ministère du Tourisme qui agirait de façon isolée, je préfère une instance dans laquelle nous sommes impliqués et dont nous avons l’espoir qu’elle fasse avancer des projets communs pour le secteur. Si nous avons réclamé un ministère du Tourisme par le passé, je saurai me consoler de son absence pourvu que l’Etat nous suive quand le comité de filière proposera des projets. »

Enfin, la revalorisation du tourisme rural fait également partie des propositions que portent Roland Héguy à travers l’UMIH et de nouvelles instances plus transversales dont la CAT (Confédération des Acteurs du Tourisme), quand on sait que 80% des touristes sont concentrés sur 20% du territoire….un rééquilibrage fondamental pour mieux répartir le tourisme sur l’ensemble du pays est plus que nécessaire, et faire ainsi en sorte que tous les territoires profitent de cette manne, véritable levier de développement local. En ce sens, avec l’Association des maires ruraux et Nouvelles Ruralités, l’UMIH est également à l’initiative du Parlement rural français. Ce dernier a tenu sa première session dans la Nièvre les 15 et 16 octobre 2019, avec entre autres objectifs la revitalisation commerciale des petites communes, le soutien aux cafés, espaces de liens sociaux, qui ont de plus en plus de mal à tenir, et l’aide au déploiement de la 4G partout, indispensable pour l’ensemble des professionnels du secteur.

Il faut vraiment saluer cet ouvrage, à la fois factuel et militant. Il démontre également combien le café, l’hôtel, le restaurant, sont des piliers indéniables de nos territoires, lieux de lien social mais aussi lieux de transversalité entre tous les acteurs de la chaine touristique. Ainsi, nombre d’analyses présentées ici trouveront certainement un écho auprès de nombreux professionnels, un peu dans le sens de l’action d’un homme engagé depuis toujours, qui ne cesse jamais le combat, au-delà des corporatismes, pour un tourisme diffus et partagé, dans l’intérêt de tous.

Source : Changeons notre tourisme

Poste à pourvoir : GERANT HOTEL RESTAURANT

Madagascar Hôtel Consultant recherche pour un de ces clients basé à Majunga un/une  GERANT d’HOTEL RESTAURANT.

L’établissement dispose de 40 chambres et assure diverses activités telles que l’hôtellerie, la restauration, l’événementiel, la piscine, la pizzeria, la location de quads et vélos, etc…

En tant que premier responsable du site, vous serez garant de l’image de l’établissement, vous assurerez la gestion opérationnelle de l’hôtel et serez rattaché à la direction.

Principales missions :

  • Coordonner les différentes équipes
  • Mettre en place des procédures et tableau de bord
  • Assurer le suivi de la rentabilité
  • Gestion du personnel
  • Gestion administrative
  • Veiller à la satisfaction des clients
  • Établir quotidiennement des rapports
  • Veiller au respect du règlement intérieur

Profil recherché :

  • Très bon relationnel
  • Le leadership ou la capacité de manager une équipe
  • Autoritaire
  • Dynamique
  • Grande disponibilité et dévouement
  • Innovant, créatif et force de proposition
  • Polyvalence

Formation et Pré requis :

  • Age minimum 30 ans
  • Formation en hôtellerie bac +3 min
  • 2 ans d’expérience
  • Bonne maîtrise de la langue française et anglaise
  • Maîtrise des outils informatiques et bureautique (Word, Excel, power point, etc)

Envoyer CV et lettre de motivation avec photo et prétention de salaire à : [email protected].

MERCI DE PRÉCISER EN OBJET LE TITRE DU POSTE

Marketing hôtelier : que faire en période de crise ?

Que peut-on faire quand l’activité est au plus bas et que les perspectives de chiffre d’affaires ne sont pas réjouissantes ? Merci de me donner des pistes concrètes et pas simplement des encouragements. (Marie Desiles)

La situation économique est particulièrement difficile car elle touche toutes les catégories de clientèle (affaires, tourisme française et étrangère, de passage, de séjour, individuelle, de groupe…). Les professionnels ne savent plus vers quel segment se tourner pour retrouver un peu d’oxygène. Les difficultés que nous rencontrons aujourd’hui ne vont pas s’atténuer dans les mois qui viennent. Il faut donc essayer de passer cette période au mieux, en limitant la casse et en ressortir plus fort quand le temps s’améliorera. Ma première recommandation est de ne pas rester seule avec vos angoisses. Pourquoi ne pas créer un club hôtelier ? La chambre de commerce vous aidera dans cette démarche. Hôteliers- commerçants nous connaissons par coeur les enchainements des spirales négatives : pas de client = pas de chiffre d’affaires = pas de trésorerie =…

Comment passer cette période au mieux en limitant la casse ?

Traitement ponctuel : dans un premier temps il faut adapter vos moyens actuels au périmètre de l’exploitation : lancez une chasse au gaspi dans l’ensemble de l’établissement. Par exemple, si le taux d’occupation est de 30 ou 40 %, il est inutile de chauffer toutes les chambres. Il y a bien sûr une limite : le confort et le niveau de qualité que vous vous devez de délivrer à vos clients. Mobilisez le personnel et affichez mensuellement les résultats obtenus. Il y a aussi des décisions moins agréables à prendre dès qu’il s’agit de gérer les effectifs et, si les décisions s’imposent, l’accompagnement humain peut adoucir les chocs.

Traitement structurel : renégociez vos contrats avec vos fournisseurs. Si ce n’est déjà fait, lancez un appel d’offres pour vos assurances et vos principaux fournisseurs (blanchissage, etc.). Cherchez, avec votre comptable, à renégocier les taux de vos prêts, de vos découverts, de vos cartes bancaires…

Traitement marketing

Sur le terrain du marketing, il va falloir reprendre votre commercialisation : aller visiter des entreprises, laisser des propositions de contrat corporate, de repas d’affaires, de séminaires etc. Dans votre ville, vous pouvez vous rapprocher de partenaires, de prescripteurs, de distributeurs pour (re)conquérir la clientèle locale. Dans une période économiquement compliquée on ne cherche pas à ouvrir de nouveaux marchés en investissant, on cherche à consolider les relations avec les clients fidélisés.

Mettez vos fichiers à jour, actualisez (photos et textes) votre si internet, créez, si ce n’est déjà fait, une page Facebook, un compte twitter, Pinterest… Il faut jouer à fonds la carte du numérique et d’internet, elle prend du temps (ce dont vous disposez actuellement), mais ne coûte pas cher. Pourquoi ne pas en profiter également pour vous former à de nouvelles techniques.

Les périodes de disette doivent enfin permettre d’engager un programme de rénovation : peinture, moquette, papiers peints, entretien des locaux… en prévision des jours meilleurs.

Source : Jean Castell – Marketing hôtelier : que faire en période de crise ?