Snacking du monde : aller simple sans additifs

Si le manque de temps est plus que jamais d’actualité dans notre société, le consommateur est devenu très exigent sur la nature et la qualité de son alimentation. De plus en plus touché par des intolérances alimentaires (gluten, lactose etc.) et concerné par des enjeux sanitaires et planétaires, il réclame la transparence et a besoin de faire davantage confiance. C’est en répondant à ces enjeux planétaires et sanitaires – produits frais, traçabilité, fait maison, moins de déchets, mise en œuvre à la minute…- que le snacking pourra reconquérir la confiance du consommateur.

Le sandwich, l’incontournable revisité

Le sandwich, pour son côté roboratif et pratique, demeure un modèle universel de snacking. Il existe probablement autant de sandwichs que de pains dans le monde. Au-delà de notre traditionnel pain levé, les pains plats ou galettes d’Orient, d’Inde ou d’Amérique latine élargissent la palette. Lorsque l’on évoque le snacking, on pense forcément au fast-food américain (burger, hot-dog), né de formules au tarif attractif, faciles à avaler et peu équilibrées, car contenant beaucoup de matières grasses et d’éléments trop transformés (sauces, viandes et fromages industriels) donc beaucoup d’additifs. Toutefois, de nombreuses enseignes ont su faire évoluer ces concepts vers des formules plus qualitatives, répondant aux souhaits du consommateur, quitte à y mettre le prix : repas plus sains et équilibrés, faits maison à partir de produits frais, bio ou issus de l’agriculture raisonnée. Face à l’immortel jambon-beurre parisien et l’éternel club sandwich (ou sa version italienne, le tramezzini), la tartine gagne du terrain, car elle permet d’inverser la proportion pain-garniture et se décline à l’envi. La tranche de pain devenue bio et moins raffinée (pain complet, noir ou aux graines), se garnit généreusement de rubans de légumes, de purée d’avocat, de rondelles de fruits, de copeaux de fromage ou de charcuterie fine AOP, d’herbes fraîches, de graines germées et d’oléagineux… Le bahn-mi vietnamien contient notamment de belles crudités marinées au vinaigre. Servis dans un pain pita, les falafels – boulettes typiques de la cuisine levantine à base de pois chiches ou de fèves -, remplacent la viande grillée. Une mini-calzone peut ainsi contenir davantage de garniture que la pizzette napolitaine, cuite également au feu de bois. Le pan bagnat niçois, pain rond creusé généreusement fourni de crudités et arrosé huile d’olive, demeure un bon modèle de praticité…

La cuisine du monde comme inspiration

La mondialisation et le tourisme ont permis d’importer des modèles de cuisine de rue ou à emporter du monde entier, rivalisant avec le fameux sandwich. Parfois, des plats qui se dégustent originellement à table à l’autre bout de la planète sont devenus chez nous des emblèmes du snacking, de la vente à emporter et de la livraison. C’est le cas des sushis, yakitoris et autres mets délicats japonais qui n’ont originellement rien à voir avec le fast-food, les préparations à la chaîne, ni même le fait de manger rapidement son repas… La cuisine chinoise, qui repose sur de multiples préparations – diverses selon les régions (vapeur, sautés, fritures) – et servies au même moment et en toute convivialité à table, se prête également bien au concept de bouchées nomades. La richesse des saveurs concentrées en de si petites préparations et les principes d’une alimentation équilibrée font le succès des cuisines asiatiques dans les concepts de snacking… Le consommateur est plus que jamais convaincu que sa santé passe par son alimentation. Et bien qu’il n’ait pas toujours le temps de s’installer à table, il ne renonce pas à sa quête d’une cuisine saine, sans additifs.

Source : Snacking du monde : aller simple sans additifs

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