Quels canaux de distribution pour vos spas d’hôtel ?

Les clients se sont familiarisés avec les équipements et l’offre spa en hôtellerie. Il est important de leur faire connaître précisément le contenu de votre offre. Fabienne Farneti, fondatrice de la société de conseils Ka Huna Spa solutions, donne ses conseils pour une commercialisation efficace.

Les groupements hôteliers valorisent de mieux en mieux leur offre spa et bien-être

Au même titre que vos autres points de vente, le spa de votre hôtel mérite d’être valorisé et bien commercialisé. Comment faire savoir à vos clients que votre spa existe et qu’ils peuvent en profiter ? Fabienne Farneti, fondatrice de la société de conseils Ka Huna Spa solutions, livre quelques pistes.

• Utilisez votre propre site internet : en ajoutant une page dédiée et un contenu spécifique, en permettant au client qui a réservé une nuitée d’ajouter une option spa dans le moteur de réservation, en proposant des packages, ou encore des coffrets cadeaux. Vos médias sociaux ne sont pas à négliger.

• Privilégiez la vente en direct en faisant connaître votre spa et ses offres au personnel de votre établissement : quoi de mieux pour vendre votre offre spa que les ventes croisées ? Des collaborateurs séduits seront les meilleurs ambassadeurs. Affichez des visuels du spa sur les écrans dynamiques de l’hôtel. Toutes les initiatives en interne pour rappeler au client l’existence et les bienfaits de votre offre sont les bienvenues.

• Ciblez la clientèle locale à travers des campagnes de presse, des affichages en local et approchez-vous des bloggeurs et influenceurs qui sont connus localement.

• Mettez en place des partenariats avec des commerçants locaux qui peuvent vous amener de la clientèle.

• Soyez présent sur les tour-opérateurs, annuaires et guides spécialisés (comme spaetc.fr), que la clientèle d’initiés consulte.

• Utilisez avec parcimonie les sites de ventes flash comme Groupon, utiles pour vous faire connaître mais très gourmands en commission. Pour se lancer, pensez à d’autres sites comme évasions secrètes, beauté privée ou vente privée.

• Pensez aux bons ou coffrets cadeaux, plébiscités dans l’offre bien-être, peu rentables mais qui peuvent apporter des ventes additionnelles.

• Certaines chaînes ou marques volontaires, comme Relais & Chateaux ou Leading Hotels of the World, ont leur propre charte et réseau de distribution dédié au spa, si vous y êtes affilié, vous bénéficiez de cette visibilité.

• Ajoutez du contenu sur votre spa dans vos fiches sur les OTA hôteliers et créez des offres avec les tour-operators traditionnels.

• Utilisez aussi la newsletter de l’hôtel pour faire la promotion de vos nouveaux soins, mettre en avant le savoir-faire de vos thérapeutes…

Source : Vanessa Guerrier-Buisine – Quels canaux de distribution pour vos spas d’hôtel ?

Comment s’adapter à une clientèle toujours plus pressée

Leurs journées étant plus longues et leur rythme de vie toujours plus effréné, les actifs n’hésitent pas à rogner sur leur temps de pause le midi. Les restaurateurs doivent se plier à ces contraintes et trouver des solutions.

Plutôt que de finir plus tard le soir, de nombreux travailleurs se servent de leur pause comme d’une variable modulable. Au déjeuner, le client n’a plus le temps d’attendre et ne veut plus perdre son temps, préférant logiquement consacrer sa pause à manger plutôt qu’à faire la queue. Ainsi, il s’attend à être servi quasi sans délai et souhaite voir le produit commandé le plus rapidement possible sur sa table. Le restaurateur doit repenser son mode de distribution pour en augmenter la fluidité. Ce besoin de rapidité est nécessaire aussi bien pour la vente au comptoir que le service à table.

Mcdonald’s a été parmi les premiers à proposer des bornes de commandes dans ses établissements. Elles permettent un gain de temps et une meilleure gestion des flux au comptoir. Plus récemment, cette même enseigne a mis en place un système de commande et de paiement à distance via un site internet (gomcdo.fr) et une application pour les smartphones. Le client passe directement sa commande en ligne, effectue le règlement, il ne lui reste alors plus qu’à se rendre sur place pour récupérer sa commande à un comptoir prévu à cet effet. Ce système permet de réduire le temps d’attente et augmente la fluidité des flux de clientèle.

Tablettes tactiles et précommandes

Les tablettes tactiles placées sur tables font également leur apparition. Ces dernières donnent la possibilité aux clients de faire leur choix tout en étant assis et permettent également de réduire les besoins en personnel. D’autres techniques, comme les services de précommandes, les coins de salle réservés à une clientèle pressée et les menus express le midi (Red d’Hippo, par exemple, garantit un repas en trente minutes) sont autant de solutions mises en oeuvre pour répondre à ce besoin de rapidité.

Le consommateur français reste toutefois exigeant et n’est pas prêt à tout sacrifier. Contrairement aux Anglo-saxons, il reste attaché aux valeurs liées au repas, notamment son aspect social et sa structure, ne le limitant pas à son seul caractère fonctionnel. Si dans certains pays le temps accordé au repas est vu comme une limite au temps consacré aux autres activités, en France, il est perçu comme nécessaire à la vie en société, la notion de plaisir en étant souvent le corollaire. Bien entendu, les attentes et besoins de la clientèle diffèrent selon le moment de consommation. On peut dès lors distinguer les repas du déjeuner en semaine, considérés comme étant une nécessité où les critères de temps et de budget sont essentiels, des repas dits festifs, où le plaisir et la convivialité priment.

Le midi, les consommateurs les plus pressés sont les jeunes et les actifs, qui recherchent avant tout de la praticité. Friands de self-services, de vente au comptoir et de fast-foods, ils privilégient les aliments faciles et rapides à consommer tels que sandwichs, pizzas et plats cuisinés. Pour le restaurateur, il s’agit donc de faire évoluer et d’adapter l’offre et les modes de distribution en fonction des besoins de cette clientèle. Cependant, sous prétexte de rapidité, il ne faut surtout pas transiger sur la qualité des produits et du service. La notion de confort, chère aux consommateurs français doit également être prise en compte. Car même s’ils courent après le temps, les clients restent intransigeants quant aux prestations proposées dans leur globalité.

Source : Bernard Boutboul  – Comment s’adapter à une clientèle toujours plus pressée

Service des vins : les questions les plus fréquentes

Le sommelier doit-il goûter le vin ? À quel moment du repas servir les vins et débarrasser les verres ? Nos réponses.

• Le sommelier doit-il goûter le vin ?

Une fois la bouteille débouchée, le sommelier (ou celui qui en fait fonction) doit-il goûter le vin ? Les avis sont partagés, mais le bon sens permet de répondre à cette question. Pour les vins connus, ceux qui sont servis journellement, le test du bouchon peut suffire. En revanche, pour les vins servis plus rarement, il est normal d’en prendre un peu dans un verre et de le goûter (se tourner légèrement sur le côté pour effectuer cette opération). Pour un vieux vin, cela devient indispensable, car il peut être très flatteur au nez et se révéler décevant en bouche. Enfin, indépendamment du test du bouchon et d’une éventuelle dégustation par le sommelier, il faut faire goûter le vin à la personne qui l’a commandé.

• À quel moment doit-on servir les vins ?

Souvent, les vins sont servis trop tard : le vin rouge arrive alors que les convives ont déjà entamé leur plat de viande. Dans les concours de sommellerie, cette erreur est lourdement sanctionnée, ce qui est normal. Les vins doivent être impérativement servis avant chaque plat. Il est préférable de différer de quelques minutes le service d’un plat pour respecter cette règle. Cela ne pose pas de problème s’il s’agit d’un plat froid, mais attention à ne pas réclamer les plats chauds en cuisine avant l’arrivée du vin.

On entend parfois une objection : comment faire si le client a pris l’apéritif ? Si celui-ci est un connaisseur, ce qui est généralement le cas, il aura pris soin de boire une gorgée d’eau ou de manger un petit morceau de pain.

• À quel moment faut-il débarrasser les verres?

Bien qu’il ne s’agisse pas d’une règle intangible, les verres à vin blanc doivent être retirés aussitôt après le service du vin rouge. Les verres à vin rouge sont généralement débarrassés dès le service du café car, à ce moment-là, seul le verre à eau doit rester sur la table. Que ce soit pour les vins blancs ou rouges, deux cas de figure peuvent se présenter au moment du débarrassage : le verre est vide, pas de problème, il peut être débarrassé ; s’il reste du vin, il faut alors poser la question au client : “Puis-je me permettre de vous débarrasser ?” Attention, dans certains pays, on ne débarrasse jamais un verre dans lequel il reste du vin. Toutefois, ces règles peuvent varier d’un établissement à l’autre. En revanche, il faut éviter de laisser la table encombrée de verres inutiles.

Source : Paul Brunet – Service des vins : les questions les plus fréquentes

Restauration rapide : choisir des conditionnements respectueux de l’environnement

Avec des consommateurs de plus en plus sensibles à la protection de l’environnement, le choix des emballages peut devenir un outil de fidélisation. Guide pratique pour choisir des emballages dits durables.

De nombreuses propositions en matière de conditionnements dits écologiques existent. Pour autant, seuls les emballages qui utilisent des matières premières végétales sont biodégradables et compostables donc vraiment renouvelables. D’autres sont fabriqués à partir de matières premières recyclées ou indiquent être recyclables, ce qui ne signifie pas qu’ils auront automatiquement une seconde vie. Pour cela, ils doivent être triés.

En restauration, la limite vient du fait qu’un emballage souillé par des matières grasses ne pourra pas être recyclé. L’aspect durable se limitera alors au choix d’une matière première utilisant des produits recyclés. Il faut également être vigilant sur l’ensemble du packaging choisi : si la boîte peut être biodégradable, ce n’est pas toujours le cas du couvercle. L’impression doit également utiliser une encre végétale.

Les conditionnements fabriqués à partir de végétaux

Ces matières premières garantissent l’aspect biodégradable et compostable de l’emballage.

– Le bois : pin, bouleau, peuplier. Il existe des moules, des bagues à sandwichs en bois de peuplier, des barquettes ou coupelles en pin, mais aussi des couverts. L’esthétique est naturelle l’aspect sophistiqué, les couverts sont résistants et ne transmettent aucun goût aux aliments.

– Le bambou : bols, coupelles, cornets, couverts, paniers à vapeur, plateaux. L’aspect est design, robuste, lisse au toucher, cependant le bambou ne va pas au four. Certaines gammes sont ingraissables et étanches.

– Le palmier : bols, assiettes, plateaux, coupelles. Une matière naturelle à l’aspect irrégulier, mais qui a l’avantage de passer au four (jusqu’à 180 °C) et au congélateur.

– Les papiers et cartons à base de cellulose pure : des gobelets qui peuvent contenir des liquides chauds ou des moules de cuisson qui vont au four. Idéal pour les soupes, potages et boissons chaudes.

– Le PLA (amidon de maïs converti en polyester thermoplastique) : couverts, saladiers, bols, pots, gobelets, shakers à salade, gobelets, etc. Cette matière première est transparente, solide et résistante aux matières grasses. Un contenant idéal pour les salades. Par contre, le PLA ne résiste pas à de fortes températures.

– Pulpe de canne à sucre : assiettes, bols, pots, boîtes à sandwichs ou à burgers, gobelets, saladiers, serviettes en papier. Un matériau qui passe au micro-ondes et au four à 220 °C, imperméable, résistant aux écarts de températures. Certaines gammes sont ingraissables. Une matière première aux nombreux avantages mais qui donne un conditionnement blanc ou brun, donc opaque.

– Le son de blé : une nouvelle gamme d’assiettes et couverts, résistants aux fortes températures, qui passent au micro-ondes, sans colle chimique et de fabrication européenne. Le contenant peut même se manger !

Les emballages recyclables

Ils peuvent être recyclés à condition d’être triés et de ne pas avoir été souillés par des matières grasses. On les reconnaît grâce au symbole de l’anneau de Moëbius.

– Le PET (plastique recyclé) : saladiers, barquettes, assiettes, bols, pots, gobelets. Un plastique transparent fabriqué à partir de matières recyclées mais qui doit être trié pour avoir une seconde vie.

– Les cartons recyclés : boîtes à pâtes, à sandwichs. Le carton a l’avantage d’être résistant, il ne se perce pas et garde la chaleur. Certaines gammes peuvent être également biodégradables.

– Le kraft : boîtes à pâtes, à salades, sachets à sandwich, etc. Pour les emballages en carton, il convient d’être attentif lors du choix : certains cartons sont fabriqués à partir de matières premières recyclées, d’autres non. Certains contenants peuvent être compostés, même s’ils ont contenu des matières grasses, mais il faut choisir une gamme qui le précise.

Enfin, les barquettes en plastique ou en polystyrène ne sont pas recyclables.

Source : Marie Tabacchi – Restauration rapide : choisir des conditionnements respectueux de l’environnement

Le bien-être : un marché en pleine croissance

Une étude récente menée par le Global Wellness Institute (GWI) confirme que l’industrie du bien-être figure parmi les secteurs les plus prometteurs au monde, puisqu’elle a enregistré une croissance d’un peu plus de 10 % entre 2013 et 2015, et représente aujourd’hui 3,72 milliards de dollars (environ 3,5 milliards d’euros).

L’étude met l’accent sur cinq marchés clés.

• Le tourisme de bien-être : entre 2013 et 2015, ce marché a enregistré une croissance de 14 %. Ce tourisme représente aujourd’hui 15,6 % du marché global (soit près d’un dollar sur un total de six dollars dépensés par un touriste). Ceci est dû en partie au fait que les voyageurs bien-être dépensent beaucoup plus par voyage : un touriste de bien-être international dépense 61 % de plus qu’un un touriste international classique. L’écart est encore plus important lorsqu’il s’agit de touristes (164 % de plus). Le tourisme de bien-être représente 17,9 millions d’emplois dans le monde.

• L’industrie du spa : ce marché comprend les revenus générés par les établissements spa ainsi que par les activités de formation, consulting, les associations, les médias et l’événementiel. Le nombre d’établissements a fortement augmenté, passant de 105 591 en 2013 à 121 595 en 2015.

Depuis 2013, l’industrie du spa compte plus de 16 000 nouveaux établissements et plus de 230 000 employés supplémentaires (atteignant un total de 2,1 million). Le taux de croissance annuel relativement bas de 2,3% entre 2013 et 2015 s’explique en grande partie par la conversion de la valeur des grands marchés européens et asiatiques en dollars américains.

• Le thermalisme : le nombre de centres de profit thermaux a crû de 660 établissements entre 2013 et 2015, dans 109 pays. Le chiffre d’affaires a augmenté de 2 % par rapport à 2013. Bien que cette croissance semble modeste, l’étude menée par le GWI révèle un intérêt croissant du consommateur pour l’expérience thermale. De plus, les résultats 2015 ont été fortement impactés par la dépréciation de l’euro face au dollar, puisque l’Europe représente 39% du marché.

• Le bien-être au travail : avec un taux de croissance de 6,4 % entre 2013 et 2015, le marché a continué à progresser. Selon le GWI, les programmes de bien-être au travail ne concernent que 9,5 % des effectifs, par conséquent ce marché est le plus prometteur en termes d’opportunités de croissance.

• L’immobilier et mode de vie : le bien-être par l’immobilier résidentiel, hôtelier et mixte grâce à l’intégration d’éléments bien-être dans le design, la construction, les installations et les services, fait partie des secteurs bien-être présentant le plus fort potentiel de croissance : +19% entre 2013 et 2015

Source : Le bien-être : un marché en pleine croissance

10 principes à connaître pour accueillir des clients britanniques

Première cible pour certaines destinations françaises, les Britanniques sont attachés à l’Hexagone pour des raisons géographiques, historiques et culturelles. Soigner l’accueil de cette clientèle fidèle est essentiel.

1. Si le client britannique est célèbre pour son flegme, il reste attaché aux valeurs traditionnelles. Un accueil dans les règles et la ponctualité seront donc appréciés.

2. Discret, il attend du personnel qu’il soit aimable et l’écoute. La barrière de la langue ne doit pas exister. Ne pas parler anglais dans l’hôtellerie d’aujourd’hui ne serait pas compris. Si le client tente le français, même de manière hésitante, répondez-lui en français pour ne pas le froisser.

3. Mettez à disposition des adaptateurs de prises ou des prises USB pour qu’ils puissent brancher leurs appareils.

4. Ils laissent volontiers des avis sur les sites spécialisés et répondent aux questionnaires de satisfaction. Attention à s’assurer de leur bien-être durant leur séjour pour s’éviter des déconvenues.

5. Pensez à communiquer au niveau local auprès des clients en résidence secondaire près de l’hôtel. Ils pourraient être intéressés par votre restaurant ou d’autres infrastructures de l’hôtel.

Au restaurant

6. Les Britanniques aiment la cuisine française, surtout au dîner, mais accordent une grande place au petit déjeuner, qui doit être copieux et proposer des mets sucrés et salés (oeufs brouillés, bacon, saucisses…). Leur pause déjeuner se limite souvent à un repas froid.

7. La cuisson des viandes n’est pas la même pour eux. Lorsqu’ils demandent à point, comprenez bien cuite. Pour 10 % d’entre eux, qui sont végétariens, prévoyez une alternative aux plats de viande. Disposez eau et pain (de campagne si possible) dès le début du repas. Pensez à disposer de bières, surtout pour la Saint-Patrick (17 mars).

8. En matière de service, ils apprécient d’être accompagnés dans le choix des mets, vins et fromages et qu’on leur explique la composition et l’origine des produits.

9. Prévoyez une carte traduite en anglais, elle sera aussi utile pour d’autres clients étrangers anglophones.

10. Le tea time fait partie intégrante de la culture anglaise. Aussi, à défaut de proposer une offre tea time au bar ou au restaurant de l’hôtel, pensez à mettre à disposition dans les chambres bouilloire, sachets de thé de qualité et capsules de lait.

Source : Vanessa Guerrier-Buisine – 10 principes à connaître pour accueillir des clients britanniques

Hygiène : la congélation

Le processus de congélation stoppe la croissance microbienne mais virus et bactéries ne sont pas détruits. Seuls les parasites comme le tænia ou l’anisakis sont détruits par la congélation. Quelques règles sont donc à respecter.

Mis à part les légumes destinés à être consommés crus comme la salade, les endives etc. et les oeufs coquille, tous les aliments peuvent être congelés. Il faut seulement s’assurer d’avoir le matériel adéquat et bien respecter les bonnes pratiques d’hygiène. Dans un restaurant, il est cependant préférable que la congélation reste occasionnelle et soit réservée à des produits saisonniers, afin de mieux gérer les menus et les prix de revient.

Les bonnes pratiques

• Le produit qui subit une congélation doit faire l’objet d’un protocole, selon la méthode HACCP, notamment pour fixer les durées de conservation.

• La déclaration à la DDPP n’est pas obligatoire. La réglementation vous impose uniquement une déclaration d’activité en tant que restaurateur, à l’intérieure de laquelle vous indiquerez cette activité éventuelle.

• Travailler dans des locaux et utiliser des équipements conçus et entretenus conformément aux règles d’hygiène, afin d’éviter toute contamination des produits traités.

• Disposer d’une cellule de congélation, voire de surgélation (la descente en température sera plus rapide et le produit conservera mieux ses qualités organoleptiques).

• Congeler les produits dès l’achat ou la préparation, en respectant le mode d’emploi de la cellule de congélation (temps – température – chargement).

• La règle du “premier entré, premier sorti” est impérative.

• Emballer les produits individuellement, avec une protection appropriée : sachet alimentaire de congélation ou bac plastique alimentaire, à usage unique.

• Indiquer sur chaque emballage individuel la nature du produit et la date de congélation.

• La congélation de produits pré-emballés destinés normalement à une conservation à froid positif est possible. Si vous les congelez, il faut ajouter un suremballage transparent avec date de congélation et date d’utilisation.

• Les obligations de marquage : le restaurateur doit pouvoir présenter les factures d’achat correspondant aux produits congelés qu’il détient en stock (ou les bons de livraison pour les achats récents), et doit pouvoir présenter par type de produit congelé un enregistrement du couple temps/température appliqué.

• Il est nécessaire  de congeler à – 20 °C pendant 24 heures pour les produits de la pêche consommés crus ou pratiquement crus, ou ceux qui subissent un fumage à froid et dont la  température interne ne dépasse pas 60 °C : Hareng,  maquereau,  sprat, saumon.

Source : Romy Carrere et Laurence Le Bouquin – Hygiène : la congélation

10 étapes pour créer un jeu concours sur les réseaux sociaux

Faire gagner un repas, un soin au spa, un cocktail… les jeux concours proposés par les hôtels et restaurants peuvent être un outil puissant de communication ou de fidélisation.

Les bonnes pratiques à respecter pour organiser un jeu concours réussi ont été rappelées lors du salon VEM8 :

1. Comme pour toute campagne sur les réseaux sociaux, la première étape est de fixer un objectif prioritaire. Souhaitez-vous plus de visibilité ? créer une animation ou récolter des contacts dans un cadre marketing ?
2. Choisissez quel outil vous allez utiliser : contest d’Agora Pulse, Social Shaker… en utilisant une application externe ou native dans Facebook. Certaines fonctionnalités sont gratuites, d’autres proposent des options payantes ;
3. Réfléchissez aux lots offerts et si les gains vous obligent à mettre en place des partenariats ;
4. Définissez les objectifs secondaires s’il y en a : profiter du concours pour diffuser une histoire ou annoncer un nouveau partenariat (dans le cadre d’un spa par exemple) ;
5. Mettez en oeuvre la mécanique pure du concours : tirage au sort, vote avec un émoticône, calendrier de l’avent… ;
6. Définissez un agenda : préférez un délai inférieur à un mois, relancez régulièrement l’annonce du concours sur vos différents canaux, rallongez la durée si c’est un flop ;
7. Créez un règlement (le dépôt auprès d’un huissier n’est plus obligatoire pour un jeu en ligne) et ajoutez à la publication du jeu concours un lien vers le PDF du règlement ;
8. Publiez le nom du ou des gagnants ;
9. Exploitez les résultats, en utilisant une application pour l’extraction des e-mails. Si votre concours est sur Facebook, vous pouvez utiliser le bouton ‘contacter’ pour échanger avec les fans qui ont participé à la campagne ;
10. Créez enfin du storytelling sur vos différents réseaux sociaux en publiant lorsque le gagnant profitera de son gain.

Source : Vanessa Guerrier-Buisine – 10 étapes pour créer un jeu concours sur les réseaux sociaux

 

Que faire face à un client violent ?

Paris. Mardi 14 février, vers 22h30 selon le Parisien, une camionnette a foncé délibérément dans la devanture du café-bar, Le Petit Marquis, à Paris, situé rue de Rome dans le XVIIème.

Au volant, un ancien client suffisamment violent pour avoir brisé une vitrine de l’établissement. Le gérant lui avait depuis interdit de revenir. Mais l’homme, souvent alcoolisé relate notre confrère, menaçait régulièrement depuis le débitant de boissons.

Que peut-on faire face à des clients agressifs, provocateurs, belliqueux, qui s’estiment tout permis ? « En aucun cas vouloir gérer soi-même, même si au début, commencer par calmer le jeu est logique. Mais dès que ça prend des proportions, il faut appeler la police » répond catégoriquement Laurent Lutse, président de la branche Café, brasserie et monde de la nuit de l’Umih.

En remontant quelques années en arrière ce message aurait surpris. « C’est vrai » reconnaît Laurent Lutse, les patrons de bar avaient peur d’appeler la police. Il valait mieux régler les choses soi-même ».

Mais l’époque a changé. « On est dans un processus inverse. Il faut appeler la police, déposer une main courante avant que ça dégénère. Et si la police ne réagit pas ou estime que ce n’est pas son problème, il faut nous prévenir à l’Umih car nous travaillons avec le ministère de l’intérieur à une meilleure sécurité. »

Les attentats ont été un élément déclencheur d’une nouvelle mentalité. « Les professionnels sont au contact du public. Ils peuvent assister à des comportements curieux. Je vous rappelle que c’est grâce à une brasserie qu’un attentat contre Notre-Dame a pu être déjoué. Ils ont vu quelque chose de bizarre et ils ont prévenu. »

Dans le cas du bistrotier parisien, quand bien même il ne s’agit pas de risque d’attentat, il y aurait pu y avoir un drame. Un blessé léger est toutefois à déplorer. « Nous allons, confie le responsable syndical, créer des Commissions départementales sur la sécurité des personnes » qui réuniront tous les acteurs, que ce soient les adhérents de l’Umih, les forces de l’ordre, etc. “C’est une évolution de la société”.

Source : Sylvie Soubes – Que faire face à un client violent ?

Comment faire vivre le bar de son hôtel ?

Pour animer ce lieu toute la journée, il est essentiel d’attirer une clientèle extérieure, tout en restant convivial pour les résidents de l’établissement.

Pour faire vivre un bar d’hôtel tout au long de la journée, il est essentiel d’attirer une clientèle extérieure, tout en restant un lieu de convivialité pour les résidents de l’établissement. Certains professionnels ont ainsi mis en place des initiatives qui fonctionnent.

À Nice, l’hôtel Ellington, classé 4 étoiles, a lancé des soirées afterwork pour attirer une clientèle de cadres qui profite du bar à la sortie du travail et libère les lieux assez tôt pour ne pas gêner la tranquillité des résidents de l’hôtel. Cela crée une animation hebdomadaire dont bénéficient aussi les clients de l’établissement. Ici, le bar est rythmé toute la journée, grâce à des offres spécifiques : petit déjeuner express de 7 heures à 11 heures à 7 € (en complément du petit déjeuner complet proposé par l’hôtel), consommé surtout par les clients seuls ou pressés ; thé ou café gourmand à 5 € de 11 heures à 17 heures, prisé par une clientèle féminine. Puis l’happy hour est proposé aux clients jusqu’à 20 heures, avec des remises allant jusqu’à 50 % sur des boissons à la carte. Enfin, le bar reste ouvert jusqu’à minuit, mais il est fréquenté essentiellement par les résidents de l’établissement.

Au Monsigny (3 étoiles) de Nice, le rooftop a rapidement été adopté par les clients de l’hôtel et les Niçois. La mise en place de formules comme un package jacuzzi et cocktail à 13 € a permis de promouvoir différemment le lieu et le bar. Les médias sociaux sont un véritable territoire de jeu pour valoriser les offres du bar. Les cocktails proposés s’adaptent à la météo du jour : un ciel maussade est l’occasion de servir un dark & stormy (sombre et orageux), composé de rhum et de ginger beer. À l’hôtel Ellington également, les cocktails éphémères sont une occasion de communiquer et de créer des actualités pour l’établissement. Ici, les évènements qui rythment Nice sont autant d’opportunités de partenariat et de happenings, et les blogueurs locaux sont les premiers à relayer ces offres spéciales essaimées au fil de l’année.

Source : Vanessa Guerrier-Buisine – Comment faire vivre le bar de son hôtel ?