Développement durable : quels impacts à venir sur les métiers du tourisme ?

Attirer et fidéliser les collaborateurs

Le tourisme responsable et les métiers de la RSE ont le vent en poupe. Les jeunes sont toujours plus nombreux à opter pour un job à impact positif, c’est la fameuse quête de sens. Mais le secteur se développe aussi sous l’effet de la demande de la clientèle et des obligations législatives. Par ricochet, les formations en développement durable se multiplient. Mais alors, de quelles compétences parle-t-on ? Quels sont les postes concernés ? Comment évoluent-ils ?

Adopter un mode de consommation responsable, plus respectueux de l’environnement, plus éthique, cela s’adresse également au voyage.

Prise de conscience ou enjeu économique, ou même les deux, il est primordial pour les acteurs du tourisme de se positionner. La demande est là.

« C’est une question de professionnalisme. Tout le monde est conscient aujourd’hui, qu’il faut développer un tourisme responsable, qui réponde aux questions environnementales, de sécurité, de biodiversité, capable d’intégrer le changement climatique, la notion de déchets, etc…

Le tourisme a été l’un des principaux pollueurs ces dernières décennies, maintenant cette conscience est atteinte, il faut faire en sorte d’être de moins en moins impactant sur la nature et l’humain.

De plus, la réglementation va aller de plus en plus loin », affirme Philippe François du cabinet de conseil François Tourisme Consultants, spécialisé dans les solutions en développement durable.

« Il n’y a plus une journée à la télévision où on ne parle pas d’attitude responsable et d’engagement. C’est primordial pour le tourisme.

Et encore plus dans le tourisme de masse, on veut montrer qu’on a un rôle à jouer et que l’on peut switcher l’image que l’on pourrait avoir d’un tourisme qui abîme la planète, pour proposer son contraire : une activité qui favorise la rencontre des populations et permet une ouverture culturelle tout en apportant du positif à destination », complète Virginie Florin, responsable responsabilité sociétale des entreprises (RSE) chez NG Travel, TO qui a obtenu la labellisation Agir pour un Tourisme Responsable (ATR).

Quel impact sur les métiers du tourisme ?

En interne, les entreprises se demandent, comment intégrer les enjeux du développement durable dans l’industrie du tourisme.

« Le tourisme responsable appelle des compétences transversales qui sont amenées à être déclinées sur tous les métiers du tourisme », tient à préciser Julien Buot, directeur d’Agir pour un Tourisme Responsable (ATR).

« Nous sommes en train, notamment dans les territoires, de monter en puissance en termes de RH, de passer de tiers ou quart temps à des postes à temps plein de manière assez rapide.

Il commence à y avoir des postes dédiés au tourisme durable dans tous les services. Chez les tour-opérateurs, ce n’est pas encore une fonction à temps plein », observe-t-il.

Tous les services sont donc concernés. Un poste a émergé celui de responsable RSE ou animateur développement durable : chef d’orchestre, en relation avec l’ensemble des services, il est le garant de la qualité.

Quelles sont ses missions ? « Je suis garante des choix stratégiques effectués, mon rôle est de sensibiliser et d’expliquer les enjeux du tourisme de demain au comex.

Il y a également un travail d’intégration du développement durable dans chacune des directions : réfléchir au nombre exact de flyers nécessaires pour le service marketing, à l’énergie pour les services techniques, limiter le gaspillage alimentaire en cuisine, etc… », explique Clémentine Concas, directrice RSE du groupe Barrière, un service qui compte aujourd’hui cinq personnes et des référents dans chaque établissement.

Encore minime, le marché de l’emploi dans cette veine devrait se démultiplier avec l’arrivée des JO 2024. Souvent proche de la déclaration d’intention, le tourisme responsable se structure dans l’industrie et notamment les plus petites entreprises.

« Dans les TPE et PME, personne ne va travailler sur le sujet, elles sont dans l’incapacité financière de créer un emploi dédié », constate Guillaume Cromer, directeur d’ID-Tourism et président d’Acteurs du tourisme durable (ATD).

De nombreuses offres de formation
Simple sensibilisation ou développement des compétences ? Les organismes de formation ont répondu aux besoins des entreprises du secteur, aujourd’hui, les formations au tourisme responsable se multiplient.

« Il y a un marché des étudiants qui veulent changer le monde. C’est du vent », lâche Guillaume Cromer.

C’est important, de sensibiliser les étudiants de manière transversale, que les professeurs parlent de ces sujets, car il y a une urgence aujourd’hui, mais pas qu’on estampille une formation sur le tourisme durable, sachant qu’il n’y a pratiquement pas de poste derrière.

La majeure partie des personnes en poste dans les départements RSE ne sont pas issues du tourisme, mais ont suivi des masters spécialisés. »

La Rochelle School of Tourism & Hospitality (Excelia Group) propose ainsi depuis plus de dix ans des cours à ses étudiants en Bachelor et Master.

« Nous sensibilisons les étudiants aux volets environnemental, sociétal et économique du tourisme responsable. Le tourisme sera durable ou ne sera plus. Nous voulons faire de nos étudiants des ambassadeurs et porteurs d’idées du développement durable de l’entreprise », affirme Marie-Virginie Connac, directrice du Bachelor, La Rochelle Tourism & Hospitality.

Au total, les 550 étudiants en tourisme reçoivent une centaine d’heures de cours sur le parcours du Bachelor. En parallèle, tous les étudiants en 2ème année vont participer à une mission sociale, en France ou à l’international, baptisée Humacité@.

NG Travel de son côté va créer une formation diplômante pour les agents de voyages en association avec ATR et l’Escaet. « L’ambition est d’être en capacité de conseiller un client sur le choix des voyages et de le sensibiliser à avoir une attitude responsable à destination, ainsi que d’attirer une jeune clientèle, extrêmement sensible au tourisme durable, mais qui n’est pas une clientèle qui va instinctivement en agence », justifie Virginie Florin.

Autre effet positif de la RSE : l’attractivité. « Aujourd’hui, le tourisme durable est un moyen de recruter et de fidéliser ses équipes.

Il n’y a pas que les clients qui commencent à contester l’idée même de voyager, les collaborateurs sont à la recherche de sens », conclut Julien Buot, directeur d’Agir pour un Tourisme Responsable (ATR).

Source : Développement durable : quels impacts à venir sur les métiers du tourisme ?

Lutte contre le tourisme de masse : le temps des mesures

Que faire quand un touriste auto-centré grave son nom sur les pierres du Colisée à Rome, quand un autre balance des détritus sur un membre de la garde royale à Londres ? Que faire contre l’inflation proportionnelle à la fréquentation touristique dans certaines villes ? Comment lutter contre la pollution directement liée à l’afflux de touristes ? Depuis quelques années, de Barcelone à Venise en passant par Kyoto, Dubrovnik ou l’île de Boracay aux Philippines, les hauts spots touristiques se rebiffent. Découvrez comment !

Limiter le nombre d’hébergements

En 2017, une manifestation anti-touristes fortement suivie par les habitants de Barcelone dégénérait et se terminait par l’attaque d’un bus de touristes… Et ce n’est qu’un exemple, certes extrême, de démonstrations de ras-le-bol d’habitants de villes et de lieux victimes d’une hyper-fréquentation touristique. A Barcelone, depuis 2016, la mairesse, Ada Colau, s’est attaquée au problème en mettant en place une mesure drastique pour réguler le nombre d’hébergements, à travers un plan urbain de logement tourisme qui prévoit la stagnation et la régulation des hébergements touristiques.

Depuis, d’autres villes et pays ont emboîté le pas à la capitale de la Catalogne comme Venise où le nombre de nouvelles chambres d’hôtel est limité. A Majorque et Amsterdam, de nombreuses locations mises en ligne sur des plateformes telles qu’AirBnB ont carrément été interdites. En Islande, les personnes proposant des hébergements via AirBnB ne peuvent pas dépasser 90 nuitées par an et ce ne sont que quelques exemples d’une tendance qui se développe aux quatre coins de la planète.

Réguler la fréquentation des sites touristiques ou interdire leur accès !

Lorsque le tourisme de masse s’attaque à un site en particulier, réguler et limiter son accès est la solution la plus prisée pour lutter contre le sur-tourisme. A Angkor Wat, les autorités ont presque doublé les droits d’entrée au site – de 20 $ à 37 $ – en 2016 et pour limiter le nombre de visiteurs – 2,5 millions de touristes en 2017 -, elles ont aussi restreint l’accès au sanctuaire central du site à des groupes n’excédant pas 100 visiteurs en même temps. Aux Galapagos, ce sont les sorties en mer qui sont visées et régulées. Parallèlement, la découverte de l’archipel à pied est encouragée, à condition de se plier à 14 règles précises et de ne se rendre que dans les sites autorisés. Au Machu Pichu, seulement deux horaires de visites quotidiennes sont programmées et le site n’accueille pas plus de 5 000 visiteurs par jour. Dans la même veine, les autorités en charge d’endroits comme Santorin ou Dubrovnik ont adopté des mesures similaires. D’autres sont carrément allées plus loin en interdisant l’accès de certains sites menacés. Ainsi, en Thaïlande, les îles de Koh Khai Nok, Koh Khai Nui, et Koh Khai Nai au large de Phuket ont tour à tour été “fermées” au public le temps que la nature et la biodiversité reprennent leurs droits suite aux dégâts causés par les touristes. Il en est de même pour l’île de Boracay aux Philippines.

Réguler la hausse des prix des produits de base et réduire le nombre de commerces pour touristes

Non seulement le sur-tourisme a des conséquences néfastes sur l’environnement mais aussi sur le niveau de vie des locaux. Comment survivre dans certains quartiers quand les prix flambent ? A Barcelone, des mesures ont été prises pour réguler la monté des prix de l’immobilier mais aussi pour stopper l’invasion de nouveaux magasins destinés aux touristes.

A Amsterdam aussi, aucun nouveau commerce de souvenirs n’est autorisé à ouvrir ses portes dans le centre ville. Dubrovnik aussi est en train de réduire ses étals de babioles ainsi que le nombre de tables dans les restaurants. Quant à Venise, ce sont les fast-foods qui sont désormais interdits en centre ville !

D’autres mesures plus originales

Que faire contre le touriste mal élevé qui grave son nom sans aucun scrupule sur des vestiges millénaires, ou celui qui fait tomber une oeuvre d’art en pensant réaliser le selfie du siècle, ou encore celui qui nourrit avec n’importe quoi – voire saoule – les adorables cochons nageurs de l’île Big Major Cay aux Bahamas ? Les punir voyons ! De plus en plus d’autorités locales n’hésitent pas à verbaliser les touristes au comportement irrespectueux vis à vis de l’environnement et des locaux. Ainsi, par exemple, Rome et Venise ont établi un règlement répertoriant des règles de bonne conduite. Des règles entravées récemment par un couple de Berlinois pris en flagrant délit de préparation d’un petit café sur un réchaud au pied d’un des plus jolis ponts de la ville. Verdict : une amende de 950 euros ! Autre délit : la photographie… Et oui, à Kyoto, prendre des photos dans le fameux quartier de Gion, où vivent encore bon nombre de Geishas, est désormais interdit. Une décision prise par le comité des habitants dépité par les mauvaises manières de la plupart des touristes.

Cocorico

Quant à notre chère et douce France, elle n’est pas en reste. Le Sénat vient en effet d’adopter à l’unanimité des mesures pour lutter contre la sur-fréquentation de sites protégés tels que la dune du Pilat, le Mont-Saint-Michel ou encore le Mont-Blanc. Il en revient aux maires des communes concernées de les appliquer.

Source : Lutte contre le tourisme de masse : le temps des mesures

Tourisme durable Marché Analyse 2020, croissance, évaluation Opportunité, marge brute, le développement et les tendances de l’industrie Prévisions pour 2024

Le rapport mondial Tourisme durable sur l’industrie 2020 propose un scénario détaillé qui est bifurqué selon les fabricants, le type de produit, les applications, les progrès technologiques et les régions. Cette segmentation offrira une vision décisive du Tourisme durable marché. L’aperçu comprend les opportunités de croissance du marché, les tendances, les contraintes, les moteurs Tourisme durable marché. Le rapport fournit également des données de prévision du marché basées sur les années précédentes et actuelles Tourisme durable environnement et développement de l’industrie.

Le rapport analyse les données historiques pertinentes pour le Tourisme durable croissance du marché, portée et opportunités en bref. Il fournit également le présent et le passé Tourisme durable données du marché. L’étude sert globalement des opportunités de croissance vitales et des risques / menaces pour Tourisme durable l’industrie. Il comprend le développement technique, le schéma d’import / export Tourisme durable, la croissance estimée, les événements de lancement de produits, les collaborations et les acquisitions. En outre, le rapport sépare le marché en fonction de Tourisme durable fabricants, pays, applications et types.

Demander un exemple de rapport gratuit ici https://www.orbisreports.com/global-sustainable-tourism-market/?tab=reqform

Un rapport d’étude de marché mondial Tourisme durable révèle que l’industrie va croître avec un TCAC important au cours de la période de prévision entre 2020 et 2024. Le marché Tourisme durable offre de nombreuses opportunités de croissance dans les économies développées et en développement. De plus, Tourisme durable industrie pourrait certainement bénéficier de la demande croissante de réduire les coûts de traitement à travers le monde.

En outre, le rapport donne une analyse concluante du paysage concurrentiel de l’industrie Tourisme durable mondiale. Ensuite, il recherche la concurrence, les portefeuilles de produits et les derniers développements sur le Tourisme durable marché futuriste. En outre, il fournit les détails des opportunités de croissance pour les entreprises du Tourisme durable marché. De plus, il intègre les profils commerciaux complets des principaux acteurs de Tourisme durable industrie. Peu de fabricants dominants sur Tourisme durable marché incorporés dans le rapport sont-

  • Bouteco
  • Compagnon Eco
  • Sauvage Frontières Voyage d’aventure
  • Type voyageurs
  • Kynder
  • Voyage responsable
  • Aracari
  • Expériences beyonder
  • Wilderness Holdings Limited
  • Undiscovered Montagnes
  • Rickshaw Voyage

D’un point de vue géographique, le rapport étudie le Tourisme durable marché dans des régions telles que États-Unis, Europe (Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Espagne, Russie, Pologne), Chine, Japon, Inde, Asie du Sud-Est (Malaisie, Singapour, Philippines, Indonésie, Thaïlande, Vietnam), Amérique centrale et du Sud (Brésil, Mexique , Colombie), Moyen-Orient et Afrique (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Turquie, Égypte, Afrique du Sud, Nigéria) et autres régions. Le régional Tourisme durable marché bénéficiera de l’infrastructure bien développée et de l’immense niveau de numérisation dans le secteur régional.

Type de Tourisme durable Marché comprend:

  • Tourisme côtier
  • Tourisme montagne
  • Tourisme île

Les applications de Tourisme durable Market sont:

  • Solo
  • Groupe
  • Famille
  • Des couples

Pour plus d’informations ou pour toute visite de requête: https://www.orbisreports.com/global-sustainable-tourism-market/?tab=discount

En exclusivité, le rapport Tourisme durable supervise une analyse globale du marché parent ainsi que des secteurs dépendants/indépendants. Le rapport offre des perspectives statiques et de développement du Tourisme durable marché à jour et légitimes. En continuation, il illustre la conclusion Tourisme durable cruciale, les découvertes de la recherche et les opportunités d’avancement à venir.

En fin de compte, les probabilités de nouveaux investissements Tourisme durable projets de marché sont calculées et des conclusions de recherche entières sont servies. En bref, le rapport offre des informations statistiques majeures sur l’état de Tourisme durable industrie et est une source bénéfique pour guider et donner les directions aux entreprises et aux individus impliqués dans le Tourisme durable marché.

Aperçu du rapport mondial sur Tourisme durable industrie:

1: Tourisme durable Les perspectives du marché comprennent la segmentation, les régions, la dynamique, les contraintes, le risque, les opportunités, etc.
2: Tourisme durable Industry Chain Analysis décrit les fournisseurs de matières premières, les principaux acteurs du marché et la structure des coûts. Explique plus en détail l’analyse du processus de fabrication, Tourisme durable canaux de marché et les principaux acheteurs en aval.
3: Cette partie comprend le taux de croissance, la production, Tourisme durable la valeur des revenus et l’analyse des coûts par type.
4: Plus tard, il illustre les caractéristiques de la part de Tourisme durable marché, les dépenses et par application.
5: Illustre ensuite le volume de production Tourisme durable, l’estimation des revenus, la structure des prix et la marge brute par région.
6: Analyser en outre les dépenses ainsi que Tourisme durable export/import par régions.
7: Dans cette partie, les études SWOT et PESTEL sont expliquées en détail sur Tourisme durable marché.
8: Tourisme durable paysage concurrentiel, profils d’entreprise et statut de dispensation par les joueurs sont divulgués avec précision.
9: Analyse complète des prévisions de l’industrie Tourisme durable par divers segments comme le type, l’application et les régions (2020-2024).
10: À la fin, offre les caractéristiques de l’industrie Tourisme durable et l’étude SWOT nouveaux aspirants. Souligne également les principaux facteurs moteurs et l’étude de faisabilité des actifs.
11: Conclusion et Tourisme durable Annexe.

Cliquez ici pour voir la table des matières complète https://www.orbisreports.com/global-sustainable-tourism-market/?tab=toc

Source : Tourisme durable Marché Analyse 2020, croissance, évaluation Opportunité, marge brute, le développement et les tendances de l’industrie Prévisions pour 2024

Tourisme durable, authenticité – 2020 : la révolution du voyage

Notre façon de voyager est en constante évolution. Ces dernières années, l’idée d’un tourisme plus respectueux de l’environnement, plus durable et plus authentique s’est développée autour d’un constat simple : de plus en plus de personnes voyagent. Et cet essor touristique est aussi, malheureusement, synonyme de dérives. On parle ici de sites réputés envahis par les hordes de touristes, de récifs coralliens abîmés, de populations locales désabusées… Alors pour pallier ces conséquences, certains voyageurs ont décidé de voyager autrement, de privilégier un tourisme durable et éco-responsable, plus respectueux non seulement de l’environnement, mais aussi des habitants de chaque destination…

Le développement du « slow travel »

Aujourd’hui, plus encore que la destination, c’est le chemin qui compte ! De plus en plus de voyageurs privilégient la qualité à la quantité, c’est à dire qu’ils préfèrent voir moins mais mieux. Cela se traduit souvent par des itinéraires plus lents, des étapes plus longues, davantage de trajets à pied ou à vélo et des visites plus immersives. Prendre son temps en voyage est devenu une philosophie à part entière, la clé pour vivre la destination plutôt que la visiter.

Le choix de destinations alternatives

Plutôt que de découvrir les sites les plus connus au monde en compagnie de milliers d’autres visiteurs, bon nombre de voyageurs font désormais le choix de sortir des sentiers battus. Éviter le tourisme de masse est même devenu une priorité pour beaucoup, qui préféreront bouder les incontournables pour se focaliser sur une expérience plus authentique. De nouvelles destinations voient ainsi le jour comme le Rwanda ou le Panama.

L’envie de rencontrer les locaux

Il y a quelques années, c’était les resorts et les hôtels de luxe qui avaient le vent en poupe. Aujourd’hui, le voyageur troque volontiers son confort pour vivre une expérience plus simple et authentique, davantage axée sur les rencontres. Les logements chez l’habitant rencontrent un succès grandissant et pour cause, ils offrent la possibilité de s’immerger chez une famille locale et de partager d’incroyables instants ensemble autour de moments simples comme la préparation des repas.

Le tourisme vert

Il est désormais impossible d’oublier sa conscience écologique en vacances ! Le voyageur d’aujourd’hui délaisse allègrement les activités polluantes pour préférer la randonnée, la découverte d’espaces naturels et les activités « vertes ». Même chose pour les hôtels puisque ceux labellisés pour un tourisme éco-responsable connaissent un succès grandissant. On remarque aussi que, pour moins polluer, les moyens de transport locaux sont privilégiés par rapport aux vols internes : une bonne nouvelle pour la planète !

Solidarité et équité

Projets humanitaires, tourisme collaboratif, séjours chez l’habitant… Les immerger chez une famille sont en plein boom avec l’éveil de la conscience collective. Aujourd’hui, voyager se fait en accord avec ses valeurs. On part à la rencontre des communautés, on privilégie les objets faits à la main plutôt que le « Made in China », on soutient les actions favorisant le développement des populations locales… Le voyage se fait désormais dans le respect des habitants et de leur culture.

La créativité en voyage

Plutôt que de simplement visiter des monuments et des sites naturels, le voyageur de 2020 préfère vivre des expériences inoubliables. L’immersion dans la culture locale est privilégiée à l’observation. On voit ainsi émerger des ateliers, des cours et autres stages permettant à chacun de développer sa créativité. Cours de cuisine lors d’un voyage en Thaïlande, initiation au tango en Colombie, stage de yoga ou de méditation en Inde… Aujourd’hui, le voyageur devient l’acteur principal de son aventure.

Source : Tourisme durable, authenticité – 2020 : la révolution du voyage

Le tourisme durable est (enfin) à la mode… pourvu que ça dure !

Après des années de disgrâce, le tourisme durable est (enfin) tendance. Mais ce n’est pas gagné pour autant. Il va falloir chasser les marchands du temple attirés par le nouvel Eldorador et l’envie de se mettre en “vert”. Autrefois ils détractaient, aujourd’hui ils encensent. Mais est-ce bien important ? selon la formule consacrée, “dites ce que vous voulez mais… parlez-en !”

 n’y a pas si longtemps, parler de tourisme durable ça saoulait tout le monde.

C’était un discours “bobo”, la tarte à la crème mélangée au tourisme vert. Le dernier sujet de conversation entre la poire et le fromage quand il n’y avait plus de fromage…

Pourquoi une telle disgrâce ? Parce que dans vert il y a “écolo”… et dans écolo il y a tout ce dont on a pas forcément envie, parce que les bons-pensants pensent que tout ça ramène à des contraintes, alors qu’on a autre chose à penser pendant les vacances, n’est-il pas ?

Bref, ça culpabilise, ça coûte plus cher, c’est probablement moins confortable et en plus, quand on compense la taxe carbone, on ne sait même pas où va son argent…

Allez “vendre” ça et emballer des entreprise sur le tourisme durable… Compliqué, non ?

Et comme on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif, les consommateurs n’en demandent pas et les professionnels du tourisme se disent qu’ils ont d’autres chats à fouetter.

Et qu’il sera toujours assez tôt pour investir dans les initiatives pour polluer moins et laisser une planète pas trop pourrie à nos enfants.

Et puis patatras !

La météo s’est détraquée, les ouragans sont devenus plus violents et plus fréquents, un continent de plastique, (notre mer des “Sargasses” moderne), flotte quelque part sur la grande bleue, une “Jeanne d’Arc” venue du froid a pointé du doigt les vilaines compagnies aériennes, des études plus ou moins sérieuses ont dit pis que pendre des croisiéristes…

Ben oui, parce que le pollueur, même s’il n’est pas toujours le payeur, c’est forcément l’autre !

Cerise sur le gâteau, le législateur s’est mis de la partie…

La nouvelle Responsabilité Sociétale des Entreprises, (RSE) également appelée Responsabilité Sociale des Entreprises fait désormais obligation à celles-ci de prendre en compte et de mettre en musique le développement durable au sein de l’entité.

Il y a quelque chose de positif dans ce grand “déballage” : on parle enfin du tourisme durable. Il ne se passe désormais pas un jour sans que les questions environnementales fassent le JT de 20h.

Les Compagnies de croisières se mettent au GNL, les transporteurs aériens s’engagent à compenser leurs émissions carbone, les destinations affichent leur plus beau profil durable et Clubs et forfaits se doivent désormais d’afficher le label vert qui va bien.

Alors tout va désormais pour le mieux dans le meilleurs des mondes ?

Pas exactement. Le défi du tourisme durable vient de commencer. Il va falloir chasser les marchands du temple qui veulent aussi se mettre au vert et surtout encourager les “purs et durs”, tous ceux qui depuis des années se décarcassent.

Ils croyaient prêcher dans le désert et découvrent désormais les vertes oasis…

Attention aux mirages quand même !

Source : Le tourisme durable est (enfin) à la mode… pourvu que ça dure !

Tourisme durable : ce que les compagnies de croisières font déjà

Traçabilité des déchets, éducation des passagers… Les principales compagnies de croisières assurent travailler sérieusement sur la question de la préservation de l’environnement et tentent de mettre fin aux préjugés.

Après la prise de conscience, les actions. À l’occasion du dernier IFTM Top Resa, début octobre, quelques-unes des principales compagnies de croisières ont échangé autour de la question du tourisme durable. Un véritable enjeu pour l’ensemble des acteurs de ce secteur, souvent pointé du doigt au sujet de la pollution.

« Je crois que certains modes de croisière posent des problèmes environnementaux aujourd’hui, et le nier serait une erreur. La croisière est en danger mais il y a une vraie prise de conscience sur ce problème, d’ailleurs parois exagéré par les médias », a expliqué en préambule Lionel Rabiet, directeur de Croisières d’exception.

Un avis pas tout à fait partagé par Patrick Pourbaix, DG de MSC Croisières : « Cela ne fait pas très longtemps qu’existe le cruise bashing et nous n’avons pas réagi immédiatement. Nous avons été surpris de cette image erronée de notre impact sur l’environnement. La première fausse idée est de penser que les compagnies sont passées à côté de ces enjeux environnementaux ». Ce que constate aussi Costa Croisières France« La croisière est injustement montrée du doigt, elle est déjà très vertueuse sur les questions environnementales. L’environnement est au coeur de nos préoccupations depuis le début des années 2000 », rappelle son président, Georges Azouze.

Fuel léger et traçabilité des déchets

Passé ce constat, les professionnels du secteur ont en effet souhaité mettre en avant l’impact, plus mesuré qu’on ne le pense, de la croisière sur la planète. Sur 50 000 bateaux qui naviguent dans le monde pour des raisons commerciales, ce sont moins de 300 bateaux de croisières, petits et grands, qui sont dénombrés. Et les actions à bord de ces derniers se multiplient.

 « Nous avons trois axes de travail : l’utilisation à 100% de fuel léger – ce qui implique un véritable effort financier -, la traçabilité des déchets (avec aucun rejet en mer) et l’implication des populations locales dans la préparation des croisières », explique Wassin Daoud, responsable développement durable chez Ponant. Du côté de Costa Croisières, qui indique également utiliser un fuel léger pour les navires à quai, la préservation de l’environnement passe aussi par l’installation de nouveaux systèmes à bord des paquebots. « En cette fin d’année, l’ensemble de nos bateaux sont équipés de scrubbers. Il s’agit d’un système de lavage des fumées qui permet de réduire les émanations de 90 %. Costa est aussi très en avance sur la question du tri des déchets », ajoute Georges Azouze.

Même son de cloche chez MSC, qui a également mis en place une politique de traçabilité des déchets, avec l’élimination des plastiques jetables ou le recyclage. Sans oublier « l’éducation » des passagers, avec une communication sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire : ne pas jeter de déchet par dessus bord, réutiliser ses serviettes, signer une charte de bonne conduite à terre… Parce que la pollution peut également se faire pendant les escales. Encore plus sur des destinations touchées par le surtourisme.

Mais que faire, alors, face au tourisme de masse ? Là aussi, quelques rappels s’imposent, selon MSC. « Pour Venise, on accuse les bateaux de croisières, alors que sur les 31 millions de touristes estimés pour 2019, seuls un peu plus d’un million sont des croisiéristes », précise Patrick Pourbaix. Un avis nuancé par Lionel Rabiet, selon lequel « la croisière a tout de même un impact sur les surtourisme. Les grands bateaux ont besoin d’être remplis et vont sur les marchés qui y sont consacrés. Il y a donc une concentration sur les mêmes villes, à l’instar de Marseille ».

Mener une initiative commune ?

Un problème qui viendrait également des voyageurs. « Nous ne demandons pas mieux que de changer nos itinéraires et nos escales, mais il y a un effet marketing. Le client attache ses envies à ses connaissances et au fait que, si tout le monde se rend sur une destination, c’est qu’elle est bien », surenchérit Patrick Pourbaix.

De son côté, Ponant assure être dans une démarche plus globale. « Nous faisons une étude d’impact global et social avant un débarquement sur une destination. C’est un travail fait plusieurs années en amont. Quand une croisière se fait aujourd’hui, elle a été préparée il y a déjà 4 ou 5 ans », explique Wassin Daoud.

S’il existe encore des défis à relever, tous restent cependant optimistes sur l’avenir. « C’est déjà un moment historique, car c’est la première fois que nous dévoilons toutes les initiatives que nous mettons en place pour la protection de l’environnement », s’enthousiasme le DG de MSC Croisières. « Et pourquoi ne pas mener une initiative commune avec les Entreprises du voyage ? », lance Lionel Rabiet, président de la section Ile-de-France du syndicat. Avant de conclure : « Il faut que le voyageur puisse être fière d’avoir été passager d’une croisière !».

Source : Tourisme durable : ce que les compagnies de croisières font déjà

La transition durable sera aussi majeure que la transition numérique

Je l’admets, “transition durable” frise bon l’oxymore. Mais l’expression qualifie bien ce qui est en train de se jouer dans l’industrie touristique.

Comment amener les entreprises et les destinations touristiques à se transformer pour répondre aux enjeux de surfréquentation et de changement climatique?

A Pau, lors des dernières #ET15, cette question a été l’objet de la table ronde d’ouverture, dont le contenu a bien été retranscrit dans cet article d’aqui.fr.

Je voudrais revenir aujourd’hui sur la comparaison entre la transition numérique qu’a connu l’industrie touristique il y a quelques années et la transition durable, ou écologique que nous allons vivre.

Qu’est-ce qui a provoqué la transition numérique?

Le facteur qui a introduit le numérique dans le quotidien de l’industrie touristique a été la technologie : apparition d’Internet dès la fin des années 1990.

Mais si cette technologie n’avait pas été adoptée par les utilisateurs, on ne serait pas allé aussi loin. Or, c’est bien la modification de comportement des utilisateurs qui a provoqué l’adaptation : les restaurateurs se sont mis à réagir aux avis parce que les clients les ont écrit! les hôteliers se sont mis sur Booking parce que les clients utilisaient l’application!

L’autre facteur marquant aura été l’irruption de nouveaux acteurs dans le tourisme, acteurs venant au départ du numérique. Qui sont ces nouveaux acteurs? Je les appelle les GABIT (Google, AirBnB, Booking, Instagram et Tripadvisor). Certes, j’aurais pu en rajouter plein d’autres, mais l’acronyme est joli, non? N’empêche, ces services ont remodelé notre économie et se sont rendus indispensables. 10 ans après leur généralisation, on ne fait que courir après leur dernière innovation, et plus jamais, les acteurs du monde ancien, public comme privé, ne seront devant.

Les facteurs de la nécessaire transition durable sont-ils identiques?

On pourrait penser que les acteurs du tourisme seront responsables parce qu’ils auront compris que la planète va mal et qu’il faut changer de comportement. On pourrait penser que spontanément, l’industrie touristique se mettrait au durable… Laissez-moi en douter : si les rapports du GEIQ avaient fait bouger les compagnies low-cost ou les voyagistes internationaux, ça se saurait.

Non, ce qui va vraiment faire bouger les acteurs du tourisme, ce sont les consommateurs. Exactement comme pour les numériques.

Une étude G2A parue ces derniers jours sur la montagne face aux enjeux climatiques & environnementaux est intéressante sur les motivations des consommateurs : ils sont de plus en plus sensibles aux destinations et aux entreprises qui se préoccupent de l’environnement. Ils ne partiront pas moins souvent, mais ils partiront dans des “destinations respectueuses de l’environnement”.

C’est donc, comme dans le numérique, l’usager, le client, le consommateur, qui fera bouger l’industrie touristique. Et comme la prise de conscience va trés vite (en Europe notamment), les acteurs du tourisme sont maintenant convaincus “qu’il faut y aller” maintenant.

De nouveaux acteurs avec le durable?

C’était une discussion avec Guillaume Cromer à l’issue des rencontres de Pau. Est-ce que le durable va générer, comme le numérique, de nouveaux acteurs? Pour Guillaume, émergeront surtout de nouvelles gouvernances, plus que de nouveaux acteurs. (cf. son papier sur une utopie du tourisme).

La question sera surtout que ces nouveaux acteurs (militants, coopératifs, engagés) ne soient pas, comme ce fut très rapidement le cas avec la consommation collaborative, remplacés par des fonds d’investissement… J’ai quelques doutes la-dessus, quand je vois déjà comment la grande distribution s’approprie le bien-manger…

Indéniablement, la révolution durable fait émerger de nouveaux acteurs, et notamment les consommateurs eux-mêmes, habitants comme visiteurs, qui souhaitent être partie prenante de la construction de la destination. A nous, au sein des Organismes de Gestion de la Destination, à veiller à les prendre en compte. Ce qui implique une vraie révolution culturelle de nos offices de tourisme ou ADT.

Les équipes à la manoeuvre?

C’est dans l’implication des salariés que je vois une profonde différence entre la transition numérique et la transition écologique. Lorsque nous avons lancé en 2011 en Aquitaine l’Animation Numérique de Territoire, l’objectif était bien que les offices de tourisme deviennent les animateurs territoriaux de cette transition numérique, au profit des entreprises notamment.

Le résultat a été différent : l’ANT a surtout été le moteur de la transition numérique à l’intérieur même des équipes. Il a servi à convaincre les collègues, souvent le directeur, de changer de métier.

En 2019, avec le durable, la donne a changé. J’ai l’impression que la prise de conscience et l’envie des équipes est énorme. Parce que la société à changé et que les collaborateurs sont les témoins de cette évolution sociétale. La transition durable au sein des OGD ne sera pas difficile, elle est même déjà souhaitée par les équipes.

En préparant un prochain séminaire sur le thème du durable avec un office de tourisme, j’ai été, comme le directeur de l’OT, surpris par la maturité de l’équipe sur le sujet et par sa demande d’engagement sur le sujet! Les moteurs, ce seront eux, j’en suis persuadé. A tel point que je pense qu’un directeur d’OGD ne peut pas ignorer cette prise de conscience récente et rapide de ses collaborateurs. Il faut y aller!

Vers une animation durable de territoire?

Comment aujourd’hui, pour le réseau des OGD, structurer cette nouvelle donne écologique, durable? Comment progresser en interne en impliquant les équipes, comment accompagner les prestataires, sensibiliser les publics, mobiliser sa collectivité ?

Autrement dit, comment être, en tant qu’office de tourisme, l’animateur de la transition écologique de sa destination?

L’aventure de l’Animation Numérique de Territoire doit nous inspirer. Certains s’y mettent, comme l’office de tourisme de Béziers Méditerranée qui a recruté une animatrice écologique de territoire.

A la différence de l’ANT, qui ciblait une personne en particulier au sein de l’équipe, l’Animation Durable (ou écologique) de Territoire devra concerner toute la structure. En effet, chacun à son niveau sera engagé dans une composante de la transition durable du territoire.

Les grands engagements de l’Animation Durable de Territoire sont à mon sens les suivants :

  • engager la structure à être écoresponsable dans son quotidien : ce sont les écogestes, appliqués par toute l’équipe
  • engager la structure dans un marketing responsable, en maitrisant mieux les éditions et en ayant une consommation numérique responsable
  • engager la structure dans la sensibilisation des publics accueillis sur la destination
  • engager la structure dans l’accompagnement des prestataires touristiques à leur transition durable
  • engager la structure dans l’appui à la collectivité sur les questions d’aménagement : mobilité, accessibilité, itinérance douce, etc.
  • engager la structure dans un management soucieux de la parité hommes-femmes, de la qualité de vie au travail,

Demain, les structures engagées dans ce projet amibiteux auront à faire évoluer les métiers des collaborateurs. Il faudra adapter des formations spécifiques. Nous y travaillons avec plusieurs régions.

C’est au prix de cette adaptation fondamentale que nous gagnerons la transition durable, aussi majeure que fut la transition numérique!

Source : La transition durable sera aussi majeure que la transition numérique

Agir pour un Tourisme Responsable (ATR) s’est penché sur la question des déchets

Après la lutte contre le changement climatique en 2018, l’édition 2019 du séminaire ATR était consacrée à la question des déchets, notamment ceux en plastiques qui menacent l’attractivité de nombreuses destinations tant en montagne que sur les littoraux.

En 2018, le séminaire de l’association Agir pour un Tourisme Responsable (ATR) s’était tenu sur les terres de Salaün Holidays en Bretagne avec pour thème la lutte contre le changement climatique, avec à la clé de nouveaux engagements du label ATR pour évaluer, réduire et compenser les émissions de CO2.

Cette année, ATR avait confié l’organisation de son séminaire à Grand Angle, entreprise familiale composée d’une équipe de quinzaine de professionnels, labellisée « Agir pour un Tourisme Responsable » depuis 2017. Grand Angle, qui organise depuis près de 40 ans des voyages à pied ou à vélo à travers l’Europe, est aussi agréée au titre du volet 3 de la Charte européenne du tourisme durable dans les espaces protégés.

Trente participants, représentants d’opérateurs de voyage membres de l’association, se sont retrouvés à Autrans Méaudre, commune du Parc Naturel Régional du Vercors, siège de Grand Angle où ils ont été accueillis par David Praire, directeur général de l’entreprise, accompagné de Lionel Flasseur, directeur général d’Auvergne Rhône Alpes Tourisme et artisan d’un tourisme « responsable et bienveillant » ainsi que d’autres représentants des institutions locales dont Valériane Janet, directrice du Pôle tourisme de la Communauté de Communes du Massif du Vercors.

Henri Bourgeois Costa, porte-parole d’Océans Sans Plastiques et grand voyageur, était l’invité d’honneur du séminaire et a ouvert les travaux par une présentation des enjeux globaux sur un sujet historique pour les voyagistes d’aventure.

Comment agir

Il est possible d’agir : par exemple, en proposant aux voyageurs des gourdes pour limiter l’usage des bouteilles en plastique. Il s’agit d’être également vigilant sur les déchets toxiques issus du tourisme et de recommander aux voyageurs de ramener et trier leurs piles, et de leur rappeler que le don de médicaments est interdit dans de nombreux pays. Un catalogue de bonnes pratiques et de ressources documentaires va être publié prochainement sur le site internet d’ATR, invitant tous les professionnels du voyage à sensibiliser leurs clients et ne pas sous-estimer les vertus pédagogiques des voyages, qui peuvent transformer notre rapport au monde, aux déchets et inviter à améliorer ses pratiques.

De nombreux intervenants

Pour éclairer les représentants des voyagistes membres d’ATR sur les enjeux et bonnes pratiques, d’autres intervenants sont venus enrichir le panel, tels que Camille Rey Gorrez, directrice de Mountain Riders, association pionnière du tourisme durable dans les Alpes et lauréate en 2018 de la palme du tourisme durable dans la catégorie territoire pour son label Flocon Vert, Dominique Bleichner, responsable du projet Fortune de Mer dans le parc national du Banc d’Arguin en Mauritanie et Candie Trier, co-créatrice d’un blog voyage, les Géonautrices, qui vient de réaliser une vidéo de sensibilisation sur les problèmes de gestion des déchets dans l’Himalaya intitulée « L’empreinte de l’homme » ou encore Emile Levy, représentante de Gifts For Change invitant à utiliser de étiquettes de voyage éco-conçues pour communiquer sur les engagements des membres d’ATR.

A noter la participation pour la première fois à ce séminaire annuel ATR de représentants de nouveaux adhérents de l’association comme Yannick Barde, directeur de production d’Asia, Vincent Sauron, directeur de Carpe Diem, Laëtitia Pascaud, responsable communication interne et RSE de TUI France. Ce séminaire de travail a été ponctué des pauses gourmandes et sportives : dîner chez le chef Guillaume Monjure et initiation au biathlon sur le stade de Corrençon en Vercors, terrain d’entraînement de Martin Fourcade, quintuple médaillé d’or aux jeux olympiques.

Source : Agir pour un Tourisme Responsable (ATR) s’est penché sur la question des déchets

Tourisme durable France : “je peux vous dire que nous allons embêter le gouvernement”

Interview de Guillaume Cromer, directeur du cabinet ID-Tourism

Emportée par la rage et les bons mots de Greta Thunberg, la problématique écologique s’est emparée de l’ensemble des piliers de l’économie en passant même par le tourisme. Nous avons profité des rencontres nationales du etourisme de Pau pour faire un point avec Guillaume Cromer, directeur du cabinet ID-Tourism, sur l’étude commandée par le gouvernement auprès de l’ADEME (Agence Environnement et Maîtrise Energie).

TourMaG.com – Comment percevez-vous les faillites actuelles dans la profession ?

Guillaume Cromer : Je ne ferai pas de raccourci direct par rapport à la transition nécessaire vers un tourisme durable. Ma vision est que Thomas Cook est une vieille maison qui n’a pas réussi à bien mener sa transition digitale, mais aussi de clientèle.

Quant aux compagnies aériennes, en ayant bien suivi le sujet, j’ai compris que la problématique n’était pas si simple et pas seulement liée à des questions de marché ou de honte de prendre l’avion.

S’il est certain que c’est une situation triste pour les salariés, je combats la vision low cost du tourisme.

Je ne me réjouis pas, mais ce sont des modèles économiques tellement fragiles que je préfère que les entreprises adoptent d’autres modèles plus solides, dans l’anticipation des nouveaux besoins, comme l’environnement.

TourMaG.com – Pensez-vous que les modèles low cost ont atteint un point de bascule ?

Guillaume Cromer : Ces entreprises pour perdurer s’appuient sur un important travail de cost-killer, mais sont largement dépendantes des bouleversements, quand par exemple les externalités ne sont plus favorables.

Il est certain que si le prix du baril explose, et que des problématiques liées à ces sujets-là s’ajoutent, il sera plus compliqué d’alimenter leur modèle de croissance.

Ces entreprises ne survivent que par la croissance.


“il n’y a pas de solution alternative à la propulsion d’avion par le pétrole…”

 

TourMaG.com – Pour en revenir au carburant, l’alternative au tout pétrole dans l’aérien n’existe pas et n’est pas près d’arriver…

Guillaume Cromer : Exactement, nous avons eu ce débat à Top Resa, avec Marc Rochet et Gérard Feldzer. Il est amusant de noter le changement de regard de Gérard Feldzer sur la question en seulement 10 ans.

En 2019, il reconnaît qu’il n’y a pas de solution alternative à la propulsion d’avion par le pétrole avant au minimum 40 ans. Les innovations n’avancent pas beaucoup sur le sujet.

D’ailleurs il y a dix ans, Gérard Feldzer avançait déjà ce laps de temps de quatre décennies comme point de rupture. Il était plus optimiste par le passé, son opinion a évolué.

A Top Resa, je l’ai senti plus pessimiste et alertant sur le fait qu’il risque d’y avoir un problème à un moment donné.


Une étude auprès de l’ADEME

TourMaG.com – Pourtant nous sentons un frémissement du côté de l’Etat pour avancer sur la question du tourisme durable. Les rapports s’enchaînent sur les bureaux du gouvernement…

Guillaume Cromer : Il y a un climat positif autour de la question. Un autre rapport a été remis par les députés sur la question du tourisme en France dans son ensemble, en traitant énormément de la question du tourisme durable.

Les élus ont, dans le même temps, abordé des points qui ne vont pas dans le bon sens, comme le développement des aéroports de province.

Pour revenir à votre observation, Jean-Yves Le Drian et Jean-baptiste Lemoyne ont commandé une étude auprès de l’ADEME (Agence Environnement et Maîtrise Energie), pour établir des préconisations concrètes pour soutenir le tourisme durable.

Avec Acteurs du Tourisme Durable (ATD) et d’autres collectifs, nous avons été auditionnés. Nous avons participé à des travaux de groupes et de construction de ce plan.

Ce rapport sera remis au ministère prochainement. La question que nous nous posons tous : que va faire le gouvernement de ces recommandations ? Sera-t-il un énième rapport à finir aux oubliettes ?


“Le gouvernement ouvre des portes, nous entrons dedans, à lui d’assumer”

TourMaG.com – D’autant plus que nous parlons d’un gouvernement n’ayant pas de ministre du Tourisme et qui semble peu se soucier du secteur. Les signaux laissent peu de place à l’optimisme…

Guillaume Cromer : Oui, nous entendons trop peu le gouvernement sur la question du tourisme malheureusement.

Mais le rapport a quand même été commandé par les ministres eux-mêmes, donc la volonté est réelle. J’espère juste qu’ils ont envie d’apporter des solutions.

En tant qu’Acteurs du Tourisme Durable, nous savons quelles recommandations nous avons faites et nous allons suivre les propositions et réalisations du gouvernement.

Il nous sera possible de donner une note tous les six mois, d’établir un monitoring des engagements de l’Etat, avec ce qui a été fait ou non. Je peux vous dire que nous allons embêter le gouvernement.

Il existe un contrepoids mené par la société civile et les professionnels. Le gouvernement ouvre des portes, nous entrons dedans, à lui d’assumer.

TourMaG.com – Quelles sont vos préconisations ?

Guillaume Cromer : La première est basique : nous devons avoir une stratégie de développement du tourisme durable en France.

Notre pays doit avoir rédigé à horizon 2024, un plan avec des objectifs précis sur les questions de la mobilité, ou pour réduire notre bilan carbone touristique, mais aussi pour booster les hébergements engagés en France, etc.

Ensuite, il y a toute une gouvernance nécessaire à mettre en place afin d’assurer la bonne conduite des missions et réaliser les objectifs. Si le gouvernement se dote d’une stratégie sur les 5 prochaines années, ce serait déjà pas mal.


“Avec ATD, nous devons aller chercher le mainstream…”

TourMaG.com – Aux rencontres nationales etourisme de Pau, nous avons pu nous rendre compte que les territoires sont très sensibles à la question. Les institutionnels semblent-ils réellement prêts à effectuer cette transition ?

Guillaume Cromer : Je pense que tout le monde doit faire sa part des choses. Il faut reconnaître que les territoires (Offices de tourisme, CRT, CDT, etc.) ont pris conscience de l’urgence de la situation et qu’ils sont prêts à se bouger.

L’engagement est réel, même s’ils se demandent beaucoup comment faire et se limitent bien souvent à des petites actions, sans rentrer réellement dans le dur de la question.

Par exemple, certains Offices de tourisme pourraient arrêter de draguer les touristes de marchés lointains, pour éviter les bilans carbone désastreux des visiteurs.

Au départ, le tour-operating était très engagé sur la question, avec notamment les TO d’aventure comme Voyageurs du Monde et d’autres, mais il faut que l’industrie aille plus loin.

Avec ATD, nous devons aller chercher le mainstream, par exemple nous accompagnons Kappa Club dans leur stratégie de développement durable et nous devons multiplier ces conversions.

Je pense que de plus en plus de responsables ont compris que le développement durable devait rentrer dans l’ADN des entreprises et dans le business de la boîte.

TourMaG.com – Bien souvent l’écologie est vue comme un frein pour le business, mais si les acteurs s’y prennent maintenant, elle peut devenir une opportunité de business ?

Guillaume Cromer : Bien sûr, l’écologie représente des opportunités et elle évite de se faire lyncher sur la scène médiatique et dans la société civile.

Prenez les compagnies aériennes, l’industrie est au cœur du cyclone. Les transporteurs ne sont pas prêts et ne se sont pas posé la question.

Si un tour-opérateur s’intéresse à la problématique environnementale et mène des actions via une stratégie RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises), quand des gens tendent le micro, les patrons ont des choses à dire. Dans le cas contraire, les responsables improvisent et répondent à côté de la plaque.

Et je peux vous dire que la pression médiatique de Greta Thunberg va faire que le soufflet ne va pas retomber.

TourMaG.com – Justement, comment analysez-vous le traitement médiatique négatif pesant sur Greta Thunberg en France ?

Guillaume Cromer : Je ne pense pas que les médias lui fassent un traitement médiatique si négatif, mais ce sont plutôt les Laurent Alexandre et consorts qui lui crachent dessus avec un écho extraordinaire.

Personnellement, je suis fan de ses arguments et ce qu’elle dit est simple : lisez les rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et des scientifiques. Elle ne propose pas de solution, mais simplement d’écouter ceux qui savent.

J’invite juste tous les scientifiques à lire les rapports du GIEC et écouter les scientifiques. A partir de là, il sera possible de faire évoluer les choses.

Les impacts du changement climatique dans les 5 ou 10 ans à venir vont faire des dégâts énormes dans notre secteur. En adaptant les offres, les séjours et en arrêtant des destinations, ce sera compliqué.

Source : Tourisme durable : “je peux vous dire que nous allons embêter le gouvernement”

Tourisme et durable : comment “verdir” son point de vente ?

Rendre son agence plus « responsable » est à la portée de tous. Loin des grands discours démagogiques, TourMaG.com a interrogé plusieurs acteurs, qui ont choisi de s’engager dans une démarche de RSE. Ils nous livrent conseils et tuyaux, dont certains sont facilement applicables.

a RSE* késako ? Il s’agit de l’ensemble des pratiques mises en place par les entreprises « en matière sociale, environnementale, éthique, de droits de l’homme et de consommateurs dans leurs activités commerciales et leur stratégie de base », comme la définit le ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics.

Ok, mais peut-on l’appliquer à son propre point de vente ?

Et bien oui, à différents niveaux, tout le monde peut devenir plus responsable. « Il ne faut pas chercher à être parfait, mais cohérent dans sa démarche, explique Julien Buot, directeur d’Agir pour un Tourisme Responsable (ATR). L’important, c’est de commencer par faire quelque chose ».

Du recyclage à la gestion des énergies, en passant par la limitation du nombre d’impressions papier, de nombreuses options existent. « Nous avons instauré le tri sélectif pour toutes les poubelles du bureau et de la cuisine, cite en exemple Catherine Subileau, responsable de l’agence Les Ateliers du Voyage (groupe Kuoni) à Paris.

Nous avons aussi installé des réducteurs sur tous les robinets pour limiter la consommation d’eau et changé les ampoules pour des basse consommation, en alternant des jaunes et des blanches pour plus de confort.

De la même façon, nous faisons très attention à notre consommation d’électricité, en veillant à bien garder les portes fermées, à gérer au mieux la climatisation et à ce que les ordinateurs ne restent pas en veille la nuit », poursuit-elle.

Dans l’agence, des affichettes placardées dans les parties communes rappellent tous ces bons principes.

* Responsabilité Sociale des Entreprises

Du vert et du social

Chez Terres d’Aventure, qui dispose de 13 agences communes avec Voyageurs du Monde, on travaille depuis des années à la réduction de l’empreinte carbone – DR : Gwennaelle Wit
Chez Terres d’Aventure, qui dispose de 13 agences communes avec Voyageurs du Monde, on travaille depuis des années à la réduction de l’empreinte carbone.

Ses dirigeants ont par exemple opté pour un fournisseur d’électricité verte, Enercoop, générée à partir d’énergies solaire, éolienne et hydraulique. « Il n’y a rien de plus simple, il suffit de résilier son contrat EDF et de souscrire chez Enercoop, souligne Eric Balian, le directeur général.

Alors, c’est sûr que la facture est légèrement plus élevée, mais on sait comment est produite l’électricité ».

Pour le recyclage du papier, le groupe travaille avec l’entreprise Elise, qui emploie des collecteurs en situation de handicap ou en difficulté d’insertion, permettant d’engager ainsi une action sociale vis-à-vis de ces salariés.

Terres d’Aventure programme également des opérations de sensibilisation de ses salariés. « À l’automne 2018, nous avons lancé un “White Friday”, en opposition au “Black Friday”, ajoute Eric Balian.

Nous avons voulu inciter nos salariés à mieux consommer et à moins jeter, en bannissant par exemple toute la vaisselle plastique, que nous avons remplacé par de la vaisselle en inox et en verre achetée chez Emmaüs.

Des restaurateurs du quartier ont accepté de jouer le jeu, en faisant un petit geste commercial à ceux qui se présentaient avec leur panoplie zéro déchet ».

De la RSE pour les collaborateurs… et les clients !

Atelier de cuisine des invendus alimentaires avec Terres d’Aventure. Les clients ont pu fabriquer des soupes et des smoothies à l’aide de VéloMixeurs – DR : Léa Navidi, Biocycle
Mais le véritable cheval de bataille du groupe reste la compensation des émissions de carbone liées aux voyages.

Depuis le 1er janvier 2018, elle est systématiquement effectuée à 100% sur les émissions de CO2 générées par le transport aérien et terrestre de ses clients et de ses salariés.

Pour ce faire, Terres d’Aventure participe à divers projets de reforestation certifiés dans le monde. Il envoie d’ailleurs, une fois par an, des salariés pour participer à ces projets.

Toutefois le groupe n’oublie pas d’impliquer ses clients. Durant la Semaine européenne de la réduction des déchets 2018, il les a conviés à un atelier de cuisine des invendus dans les locaux de l’association Biocycle, qui lutte contre le gaspillage alimentaire. « Ils ont pu fabriquer des soupes et des smoothies, à l’aide de VéloMixeurs », poursuit Eric Balian.

« Il est important de sensibiliser les clients au tourisme responsable sans qu’ils aient à le demander, de leur parler du sujet, de le mettre à l’agenda », ajoute Julien Buot.

Pour cela, ATR a mis en place une charte éthique du voyageur, qui peut aussi apporter aux conseillers voyages des bons tuyaux, avant, pendant et après le voyage, à transmettre à leurs clients. « Nous conseillons par exemple aux agents d’informer les voyageurs sur les photos qu’ils risquent de prendre au contact des populations locales.

En aucun cas, il ne faut les culpabiliser, mais plutôt leur indiquer qu’initier un début de rencontre est bien plus souhaitable que de prendre des photos volées. Un message positif est possible ».

Dans le même esprit, dans le cadre de ses conférences, l’agence Les Ateliers du Voyage a organisé une rencontre avec ses clients sur le thème du tourisme responsable.

Étaient conviés ATR, mais aussi le fonds de dotation Merci, engagé aux côtés de l’association Abc Domino, à Madagascar, qui permet de scolariser des enfants, l’Office du tourisme d’Oman et les hôtels Six Senses, venus parler de leur politique environnementale. L’initiative a permis de réunir une cinquantaine de participants.

Retour d’expérience : Catherine Subileau (Les Ateliers du Voyage)

Les équipes des Ateliers du Voyage en week-end de survie en montagne – DR : Les Ateliers du Voyage
“Il y a 3 ans, lorsque nous avons décidé d’opter pour la labellisation ATR, j’ai organisé un week-end de survie en montagne pour mes équipes.

Nous sommes donc partis durant 48h, dans les Alpes, avec un guide, afin de mieux comprendre notre environnement, comment vivre avec moins, et surtout montrer que la nature est belle et qu’il faut la protéger.

Cette expérience nous a aussi appris l’entraide au sein d’une équipe, car chacun à tour de rôle était responsable de l’orientation du groupe. Il a fallu se faire mutuellement confiance.”

Les partenaires à la loupe

L’agence les Ateliers du Voyage augmente chaque année son niveau d’engagement.

Depuis 3 ans, elle est labellisée ATR, auditée par Ecocert France, et doit répondre à des exigences toujours plus élevées.

Cette certification demande à ce que ses partenaires travaillent également de manière responsable. « Nous veillons à ce qu’ils respectent un certain nombre d’aspects environnementaux : eau, énergies, gestion des déchets, sous peine de rompre le contrat si les normes locales et sociales ne sont pas respectées, indique Catherine Subileau.

En Asie, par exemple, les réceptifs distribuent des gourdes en inox aux clients, plutôt que des bouteilles en plastique et les guides les emmènent régulièrement sur des lieux où les remplir ».

Beaucoup de réceptifs, sensibilisés au durable, sont labellisés auprès de Travelife. « C’est un véritable engagement, qui prend du temps, mais qui se fait de façon progressive, témoigne Catherine Subileau.

Cette démarche est une expérience enrichissante pour tous les collaborateurs. Elle offre une vraie prise de conscience et leur permet d’adopter de nouveaux réflexes, qu’ils mettront également à profit chez eux ». Le tout, c’est de se lancer !

Source : Tourisme et durable : comment “verdir” son point de vente ?