Le Costa Rica joue la carte d’un tourisme durable

Le pays progresse sur le marché français, fort d’un positionnement de destination verte aux espaces naturels préservés, loin d’un tourisme de masse développé par certains de ses voisins d’Amérique latine.

A l’heure où les questions environnementales sont devenues si importantes au niveau mondial, avec des répercutions dans le secteur du voyage, le Costa Rica se positionne comme une destination nature et responsable depuis 25 ans. « Dès le début, notre pays s’est engagé sur la voie de l’écotourisme avec une protection forte de la nature. Nous avons choisi d’éviter un tourisme de masse avec, par exemple, 99% de nos hôtels ont moins de 40 chambres », soulignait María Amalia Revelo Raventós, la ministre du tourisme du Costa Rica sur le dernier salon IFTM Top Resa.

Le pays d’Amérique Centrale attire ainsi les chaînes haut de gamme à l’esprit durable à l’image de Six Senses qui a annoncé l’ouverture pour 2021 d’un établissement de 41 villas sur la péninsule Papagayo avec vue sur l’archipel de Guanacaste. Marriott développe également un resort de luxe pour son enseigne Ritz Carlton sur cette même péninsule. « La destination est de fait chère, mais les clients sont satisfaits de leur voyage et estiment en avoir pour leur argent », reconnait-elle.

Le marché français en progression en 2018

480 000 touristes européens

Et María Amalia Revelo Raventós de préciser : « La durée moyenne de séjour est de 17 nuits pour les 480 000 visiteurs européens avec de 5 à 7 lieux visités, ce qui entraîne d’importantes retombées économique pour les territoires ». L’amélioration de la qualité de vie des habitants grâce au tourisme est en effet l’une des préoccupations du gouvernement du président Carlos Alvarado Quesada.

Fort de ces bons résultats, le Costa Rica n’entend pas ralentir la cadence sur l’environnement avec la poursuite de son programme de reforestation. « Nous devons coller à cette image de pays vert qui attire les touristes. Les forêts couvrent désormais 52% de la superficie du pays, dont la moitié de réserves naturelles, contre 20% seulement il y a 20 ans », justifie María Amalia Revelo Raventós.

Une meilleure gestion des déchets, la suppression des plastiques jetables et le recours aux énergies vertes (hydroélectricité, solaire et géothermie) figurent également sur la feuille de route. Le Costa Rica s’est en effet engagé à être « carbon neutral » en 2050 dans le cadre des accords de Paris de la Cop21.

Source : Le Costa Rica joue la carte d’un tourisme durable

Palmes du Tourisme Durable : ouverture officielle des candidatures à la 3e édition !

Les candidatures à la 3e édition des Palmes du Tourisme Durable sont désormais ouvertes sur le site web dédié : www.palmesdutourismedurable.com. Cette année, en partenariat avec l’UMIH, nous ajoutons une nouvelle catégorie : la restauration.


Après le succès de la 2e édition en 2018, TourMaG.com et ATD, avec leurs partenaires ATR et leurs sponsors, mettent en route la 3e édition des Palmes du Tourisme Durable.
Les candidatures sont d’ores et déjà ouvertes sur le site “Palmes du Tourisme Durable (cliquez) et le concours se partage en 3 grandes catégories avec, cette année une nouveauté : la création de la sous-catégorie “Restauration”.

Comment cela se présente-t-il ? Trois catégories :

– DESTINATION, qui met en avant les projets d’une destination étrangère

– TERRITOIRE FRANÇAIS, qui met en avant les projets d’une destination en France

– OPEN.


Cette dernière catégorie est ouverte à tous les professionnels du tourisme et répartie en 7 sous-familles :

Hébergement : La palme remise dans cette catégorie récompensera la meilleure initiative tourisme durable mise en place par un hébergeur (chaîne hôtelière, hôtel, résidence hôtelière, hôtel club, villages vacances, meublés de tourisme, village d’hôte…)

Restauration : La palme remise dans cette catégorie récompensera la meilleure initiative tourisme durable mise en place par un service de restauration.

Transport : La palme remise dans cette catégorie récompensera la meilleure initiative tourisme durable mise en place par un transporteur (autocaristes, compagnie aérienne, compagnie ferroviaire, solution de mobilité douce…)

Voyage : La palme remise dans cette catégorie récompensera la meilleure initiative de tourisme durable mise en place par un voyagiste (tour opérateur en ligne et physique, agence de voyage en ligne et physique, réceptif français ou intégré, compagnie de croisière,…)

Loisir : La palme remise dans cette catégorie récompensera la meilleure initiative de tourisme durable mise en place par un prestataire de loisirs (parc de loisirs, musée, site de visite, activités touristiques…)

Territoire & destination : La palme remise dans cette catégorie récompensera la meilleure initiative de tourisme durable mise en place par une collectivité (office de tourisme français, CRT, CDT, CCI, offices de tourisme étrangers représentés en France…)

Information : La palme remise dans cette catégorie récompensera la meilleure initiative de tourisme durable mise en place par un média ou un organisme de formation (guide de voyage, blogs, magazine, émission…)

Start-up : La palme remise dans cette catégorie récompensera la meilleure initiative de tourisme durable mise en place par une start-up.

Source : Palmes du Tourisme Durable : ouverture officielle des candidatures à la 3e édition !

Maurice : l’Europe accompagne le développement éco-touristique de Rodrigues

L’Union européenne et la MTA (Mauritius Tourism Authority) ont signé un accord pour le financement de plusieurs projets touristiques. Ils s’inscrivent dans une charte pour le respect de l’environnement, à Rodrigues. La Réunion est associée à l’avenir de l’écotourisme sur la petite île mauricienne.

L’Europe s’engage financièrement à accompagner le développement éco-touristique de l’île Rodrigues. L’assemblée régionale locale a signé le protocole conclu par la Tourism Authority avec l’Union européenne pour faire de cette petite île une destination verte.

Les Rodriguais, comme la population mondiale, s’inquiète du changement climatique et de son incidence sur le tourisme dans l’avenir. L’écotourisme permettra à l’île située à 836 km à l’Est de sa mère patrie de préserver son authenticité.

La Réunion associée à ce projet

Pour relever ce défi, un millier d’opérateurs touristiques vont suivre les cours du Pôle formation Vatel, spécialisé dans le tourisme durable. L’île de La Réunion aura également sa carte à jouer dans ce projet a souligné Anil Gayan, ministre du tourisme de l’île Maurice.

Le nouvel ambassadeur de l’Union européenne à l’île Maurice, Vincent Degert a conclu en soulignant : “des questions de développement durable, d’environnement et de changement climatique sont au cœur des relations extérieures de l’Union européenne. Nous avons choisi d’appuyer la MTA dans sa démarche de faire de Maurice et de Rodrigues des destinations vertes, car elle est en ligne avec notre politique sur le tourisme durable” écrit Le Mauricien.

Source : Maurice : l’Europe accompagne le développement éco-touristique de Rodrigues

Club Med corrèle le coût du crédit à ses efforts en matière de développement durable

(AOF) – Club Med a mis place de nouvelles lignes de financement à cinq ans pour un montant total de 300 millions d’euros, dont une tranche amortissable de 80 millions, une tranche in fine de 140 millions et un crédit renouvelable de 80 millions, en remplacement des financements mis en place en 2015 lors de l’acquisition du Club Med par le groupe Fosun. Cette opération renforce la liquidité et la flexibilité financière du groupe tout en améliorant significativement les conditions de financement et en allongeant la durée moyenne de la dette.

Ce financement prévoit un ajustement du coût du crédit selon quatre indicateurs de la performance du Club Med en matière de développement durable : la certification de l’éco-construction des nouveaux Resorts, la certification de tourisme durable Green Globe pour l’opération des Resorts, la suppression progressive du plastique jetable à usage unique et le soutien à l’agroécologie locale.

Mesurables et concrets, ces quatre critères permettent de couvrir des enjeux importants de l’activité du Club Med en matière de développement durable, de la construction à la gestion quotidienne des Resorts au sein des communautés qui nous accueillent, partout dans le monde.

Une amélioration conforme ou supérieure aux ambitions du groupe dans l’un ou l’autre de ces domaines se traduira par une baisse du coût du crédit, alors qu’une dégradation ou une amélioration insuffisante conduira à une hausse de ce dernier.

Source : Club Med corrèle le coût du crédit à ses efforts en matière de développement durable

 

Pour toute information sur la certification Green Globe à Madagascar ou dans les îles Vanille,

contactez-nous à [email protected]

Les chefs Relais & Châteaux s’engagent pour Food For Change

Du 3 au 6 octobre 2019, Relais & Châteaux milite, dans le cadre de Food For Change, pour une alimentation bonne, propre et juste afin de combattre le réchauffement climatique et préserver la biodiversité. Une opération en partenariat avec Slow Food.

Avec Food for Change, du 3 au 6 octobre, Relais & Châteaux veut sensibiliser les citoyens du monde entier à l’impact de notre système alimentaire, responsable de 30 % des émissions de gaz à effet de serre. Les chefs de l’association proposeront des menus durables qui doivent faire leur oeuvre auprès du grand public quant à la qualité et à la provenance de chaque ingrédient, tout en respectant une charte précise (cf. encadré). « Bien plus qu’une association, Relais & Châteaux est désormais un mouvement qui s’engage à protéger la biodiversité et l’environnement”, dit Philippe Gombert, président de Relais & Châteaux. Olivier Roellinger, vice-président de Relais & Châteaux, ajoute :« les cuisiniers ont un rôle à jouer afin de partager des bonnes pratiques alimentaires en s’approvisionnant localement, de manière saisonnière, sans gaspillage et en consommant moins de viande ». Ce sont cette année 215 chefs partout dans le monde, de 40 nationalités, qui participent à cette opération.

Source : Les chefs Relais & Châteaux s’engagent pour Food For Change

Parc national de l’Isalo : Deux circuits éco-touristiques pédestres proposés

Madagascar possède une biodiversité impressionnante

Deux nouveaux circuits éco-touristiques sont proposés aux adeptes de la randonnée sein du Parc national de l’Isalo. Il s’agit du circuit Antsifotra et du circuit Anjofo. Ces circuits pédestres figurent parmi les plus sauvages et les plus spectaculaires dans ce site préservé de 80 000 hectares. Il faut parcourir en boucle 27km, avec un départ et une arrivée au niveau du village d’Andremanero. C’est un village ‘bara’ qui vit principalement de l’agriculture et de l’élevage bovin. C’est l’occasion de traverser et d’admirer la beauté de la rivière Menamaty, puis les randonneurs vont passer devant des rizières paysannes, et circuler ensuite dans les canyons. Ils rencontreront des lémuriens au détour d’un chemin. Puis, ils vont passer devant des tombeaux ‘sakalava’ et ‘bara’ ou pavaner à travers les savanes où les végétations sont si typiques, selon les promoteurs. Et après deux heures et demie de marche, les randonneurs sportifs pourront faire une pause avec un petit rafraichissement aux cascades Anjofo et/ou Antsifotse. Niché à l’intérieur d’une vallée étroite couverte d’une forêt rupicole appelé « Sifotsy » d’après le dialecte bara avec une chute et une plage, l’endroit est propice à la baignade. Ces deux circuits peuvent se combiner entre eux ou avec d’autres circuits comme « Via Ferratta » où aventure et émotion sont également au rendez-vous. En tout, il faut compter environ 4 heures 30mn pour les réaliser. Le Parc National Isalo compte actuellement une dizaine de circuits éco-touristiques avec des aires de camping à l’intérieur.

Source : Parc national de l’Isalo : Deux circuits éco-touristiques pédestres proposés

Tourisme durable : Accor lance une nouvelle offre hôtelière “greet”

Accor lance une nouvelle marque “greet” qui se veut un concept “alternatif”et non uniforme. Le groupe espère ouvrir 300 hôtels greet à l’horizon 2030 à travers l’Europe.

Accor lance greet une “nouvelle offre d’hôtellerie alternative et de tourisme durable” indique un communiqué de presse.
“Plurielle dans son approche design mais unique dans son identité, l’un des atouts majeurs de la marque est sa capacité à offrir une certaine liberté et une grande flexibilité aux propriétaires d’hôtels passés sous son enseigne”.

Seules directives : les hôtels greet arborent certains marqueurs forts de la marque tels que son logo dans les parties communes, une grande table d’hôtes pour partager des moments privilégiés, ou encore 20% de chambres pouvant accueillir 4 à 6 personnes.

Le groupe souhaite accompagner ses franchisés dans les démarches de rénovations et de mise en valeur de leur établissement. Pour ce faire, Accor a noué des partenariats avec Emmaüs, qui permettra aux propriétaires de s’approvisionner en mobilier de seconde main et créations réalisées à partir d’éléments recyclés, ainsi que Valdelia : éco-organisme proposant une solution complète de collecte, de recyclage et de réutilisation des mobiliers usagés auprès de tous les professionnels.

Autre partenariat phare, la démarche engagée avec « L’atelier consommateur & Citoyen », lancé au printemps 2019 par C’est qui le patron ?!.

Le premier établissement a ouvert en avril 2019 dans les vignes bourguignonnes. De nombreuses adresses doivent ainsi ouvrir leurs portes prochainement, notamment à Marseille (St Charles et Aéroport), Lyon Perrache, Paris, St-Witz, Rennes, Bourges ou encore St-Germain-en-Laye.

Le Groupe Accor espère ouvrir 300 hôtels greet à l’horizon 2030 à travers l’Europe.

Source : Tourisme durable : Accor lance une nouvelle offre hôtelière “greet”

QuotaTrip : construire son voyage responsable et sur mesure avec des agences locales

L’idée de la plateforme QuotaTrip est très simple : mettre directement les voyageurs en relation avec des agences de voyages locales afin qu’ils puissent construire leur voyage sur mesure. Créé en 2017 par les fondateurs du Petit Futé, le comparateur QuotaTrip a fait un beau bout de chemin en deux ans et couvre aujourd’hui plus de 100 destinations dans 80 pays, entretient des liens avec plus de 500 agences locales et gère des milliers de demandes de voyageurs tous les mois. Décryptage de cette nouvelle plateforme unique.

Répondre à une double demande

“L’origine du projet QuotaTrip vient de l’observation d’un double phénomène allant dans la même direction, commence Pierre Flourens, CEO de QuotaTrip, d’un côté, les lecteurs du Petit Futé demandaient depuis longtemps une mise en relation personnalisée avec des agences de voyage locales vraiment adaptées à leur profil”. Quant à ces dernières, “elles voulaient s’affranchir de leurs partenaires historiques et profiter de la révolution internet“, ajoute-t-il. Pour répondre à cette double demande et réunir ces deux volontés qui vont dans le même sens, les fondateurs du Petite Futé, Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette ont l’idée de lancer QuotaTrip, une plateforme de mise en relation visant à répondre aux demandes personnalisées des voyageurs et à faire vivre les agences locales.

QuotaTrip, mode d’emploi

Le futur voyageur s’inscrit gratuitement sur le comparateur QuotaTrip, remplit une fiche d’information sur la destination de ses rêves dans laquelle il précise son budget et ses envies. QuotaTrip l’examine, demande éventuellement des compléments d’information, puis oriente le voyageur vers les agences locales réceptives susceptibles de pouvoir répondre à sa demande.

“Il s’agit de rapprocher les voyageurs des agences de voyage locales qui leur conviennent dans le monde entier. Notre travail consiste à mettre en relation et uniquement mettre en relation voyageurs et agences“, insiste Pierre. Il poursuit : “Notre intervention s’articule autour de la sélection des dossiers sérieux et viables parmi les demandes de voyageurs pour les transmettre à notre groupe d’agences locales après un match”. Ensuite, la balle est dans le camp des agences qui ont la liberté de se positionner ou non sur l’offre. Le voyageur est alors contacté par quatre agences différentes. L’échange et la transaction se font ensuite directement entre les parties.

Des agences partenaires locales, francophones et engagées dans le tourisme durable

Le choix des agences partenaires se fait sur trois principaux critères. Pierre mentionne d’abord l’aspect géographique : “Sauf dans de rares cas, nous ne travaillons qu’avec des gens connaissant parfaitement leur région et y vivant à l’année. Il s’agit là d’un désir de nos voyageurs”. Puis vient le critère nécessaire de la francophonie car “il est important que la langue ne soit pas une barrière insurmontable pour que la conversation soit la plus fine et agréable possible”. La dernière condition est plus subjective et concerne la qualité des prestations des agences. QuotaTrip met en effet un point d’honneur à travailler avec des partenaires qui partagent les mêmes visions du voyage durable et mettent tout en oeuvre pour offrir la meilleure expérience au voyageur. D’ailleurs, Pierre Flourens en profite pour glisser que QuotaTrip attache beaucoup d’importance aux retours de voyageurs : “Nous n’hésitons pas à mettre un terme aux partenariats qui se passeraient mal pour un voyageur”, précise-t-il.

Un modèle économique original

Si le voyageur inscrit sur QuotaTrip bénéficie de ses services gratuitement, les agences de voyage locales, elles, doivent s’acquitter d’un abonnement mensuel pour utiliser la plateforme. “A chaque demande que nous leur envoyons, elles ont le choix d’accepter ou de refuser les dossiers de voyageurs. Pour les accepter, elles doivent dépenser un crédit QuotaTrip, dont le prix varie en fonction de la valeur intrinsèque du projet”, explique Pierre. Une fois que la demande du voyageur est acceptée par une agence, QuotaTrip transmet les coordonnées du voyageur pour qu’ensemble ils puissent organiser le séjour. “Nous leur laissons une totale indépendance dans l’organisation du voyage, ils sont les vrais spécialistes de leur destinations et nous ne voulons pas nous substituer à eux”, ajoute Pierre avant de conclure : “Chez QuotaTrip, nous estimons que le vrai tourisme responsable commence par une rémunération désintermédiée des prestataires finaux“.

Deux ans après le lancement de la plateforme, QuotaTrip a le vent en poupe ainsi que des projets d’extension. “A court terme, dès la rentrée 2019, l’idée est d’ouvrir notre service aux marchés émetteurs hispanophones et anglophones. Nous souhaitons servir les autres voyageurs du monde”, révèle Pierre Flourens. Améliorer la plateforme afin que les voyageurs puissent utiliser un réel outil de coopération avec leurs agences de voyage locales fait aussi des objectifs de QuotaTrip.

Source : QuotaTrip : construire son voyage responsable et sur mesure avec des agences locales

France : Les Universités du Tourisme Durable

Les Universités du Tourisme Durable reviennent pour une 5ème édition, les 3 et 4 octobre à La Rochelle.

Après Paris, Vannes, Clermont-Ferrand et Lyon, c’est donc en Charente-Maritime que les professionnels du tourisme sont invités à se retrouver pour faire émerger des solutions d’avenir en matière de développement durable dans le tourisme. 

Organisé par l’association ATD – Acteurs du Tourisme Durable, le 1er réseau de professionnels engagés pour un tourisme durable, avec Excelia Group et Charentes Tourisme, cet événement constitue un moment de réflexion incontournable pour se retrouver, échanger, et travailler ensemble autour des enjeux de développement durable.

Cette année, ces journées auront pour thématique transversale le « zéro ». Alors que l’on n’a jamais autant parlé des impacts du tourisme sur l’environnement et que la France attend 100 millions de touristes en 2020, intervenants et participants réfléchiront aux solutions qui existent pour tendre vers des activités zéro émission, zéro déchet, zéro voiture… A l’inverse, mais toujours avec le même objectif de durabilité, les initiatives visant le 100 % seront également mises en lumière : 100 % local, accessible, autonome.

Si la première journée est consacrée aux ateliers et tables-rondes, la deuxième journée offre l’occasion d’expérimenter des initiatives de tourisme durable sur le territoire. La Rochelle, pionnière en matière d’écologie urbaine et notamment sur le plan des mobilités, sera à coup sûr un terrain d’inspiration pour les participants.

Des solutions concrètes, du réseautage et de la convivialité en perspective : un rendez-vous à ne pas manquer ! 

Source : Les Universités du Tourisme Durable

Le tourisme peut-il encore être durable ?

Le prochain départ de Greta Thunberg, la jeune égérie de la lutte contre le changement climatique, pour les Etats-Unis par voie maritime plutôt que par avion, a pour but d’enfoncer le clou. Avec l’explosion du tourisme de masse et des vols bon marché, la terre et ses lieux de villégiature arrivent progressivement à saturation.

Comment en est-on arrivé là ?

Le voyage d’agrément existe depuis l’Antiquité, mais c’est en 1803 que le terme « touriste » apparaît dans la langue française, dérivant du mot anglais “tourist” apparu en 1800, désignant des voyageurs parcourant des pays étrangers avec d’autres buts que les affaires, l’exploration scientifique ou le prosélytisme religieux, avant de revenir chez eux. Au tout départ, le touriste était un étudiant britannique de bonne famille qui faisait le Grand Tour des pays d’Europe pour parfaire son éducation et parfois trouver sa promise. Le tourisme anglais s’est ensuite développé avec les bains de mer sur la côte Atlantique et en Méditerranée.

Depuis, le tourisme a essaimé partout dans le monde. Il est devenu un phénomène massif et mondial. En 2018, le nombre de touristes dans le monde a atteint 1,4 milliard de personnes, avec la plus forte croissance enregistrée en Europe et en Afrique. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, la croissance touristique a été de 8 % en Europe avec la France qui est restée la première destination touristique mondiale (cocorico, 90 millions de visiteurs) devant l’Espagne et les États-Unis. Paris, ville la plus touristique au monde accueille à elle seule 29 millions de visiteurs.

En terme de ratio, l’Islande remporte la palme, avec 2,2 millions de touristes pour 300 000 habitants. Mais c’est certainement à Barcelone que le ras-le-bol contre l’invasion du tourisme s’exprime le plus fort, face à la difficulté de se loger à prix décent et à la perte des commodités propres à la vie de quartier. Face au poids de l’impératif économique et de croissance, le tourisme n’a en effet pas toujours été conçu pour se concilier avec les besoins et capacités d’accueil du territoire.

Face à cet état d’exaspération des populations locales et à une saturation touristique de certains territoires entraînant une dégradation de l’environnement, la problématique du tourisme durable a émergé.

Pour l’Organisation mondiale du tourisme, le « Développement touristique durable satisfait les besoins actuels des touristes et des régions d’accueil tout en protégeant et en améliorant les perspectives pour l’avenir. Il est vu comme menant à la gestion de toutes les ressources de telle sorte que les besoins économiques, sociaux et esthétiques puissent être satisfaits tout en maintenant l’intégrité culturelle, les processus écologiques essentiels, la diversité biologique, et les systèmes vivants. »

Le tourisme durable s’inscrit ainsi dans une dynamique qui articule des modes de déplacements, de production et de consommation éco-responsables, tout en associant étroitement les populations qui vivent, travaillent ou séjournent dans l’espace concerné au projet de développement touristique et aux retombées socioéconomiques, équitablement répartis.

Ce développement suppose un aménagement et une gestion intégrée des ressources, une maîtrise des flux (d’énergie, de biens et personnes) qui implique donc la participation étroite des acteurs locaux, et une écoresponsabilité des touristes et des acteurs professionnels. Ces derniers devraient être amenés à mettre en balance l’impact économique avec les impacts sociaux et environnementaux de leurs activités. Concrètement, refuser de faire ou de proposer un aller-retour d’un weekend demande une responsabilisation de l’offre et de la demande.

Au niveau individuel, soutenir un tourisme durable peut s’apparenter à faire du tourisme éthique. Pour réellement changer les choses, il faudrait voyager moins loin et/ou plus longtemps. Dans cette perspective, les voyageurs devraient être mieux informés (ou mieux s’informer) des impacts de leurs voyages afin de choisir des formules éthiques sans ressentir de la contrainte.

Rodolphe Cristin, sociologue et auteur de “l’Usure du monde : critique de la déraison touristique”, est sceptique : “le tourisme éthique a réussi à créer un nouveau segment commercial, mais il n’a pas la capacité de se substituer au tourisme existant. Et s’il y parvenait, il ne resterait pas éthique bien longtemps”.

Par ailleurs, les vacances étant fortement liées au plaisir et à l’absence de contraintes, il appartient à chacun de se faire son propre jugement et de trouver son équilibre. Les solutions individuelles ne pourront d’ailleurs faire sens qu’avec un sursaut collectif global.

Le tourisme permet de créer du lien dans un monde qui en demande toujours plus. Il contribue à 10 % du PIB mondial. Sa trop grande concentration dans quelques sites majeurs est un défi. Sans doute qu’une meilleure valorisation des sites secondaires contribuerait à équilibrer la balance.

Source : Le tourisme peut-il encore être durable ?