ONTM – UNICEF : “ Oeuvrons ensemble pour un tourisme durable respectueux des droits de l’enfant”

Quelles actions élémentaires adopter pour les opérateurs et établissements touristiques engagés aux Principes directeurs sur les Droits de l’Enfant et les Entreprises (PDEE)?

  • Marquer et Afficher l’engagement de votre entreprise à respecter et faire respecter les droits de l’enfant ;
  • Former et Informer vos employés, vos partenaires et les touristes sur les règles et responsabilités à prendre pour assurer la protection des enfants contre toutes formes d’abus, de violence ou d’exploitation dans toutes vos structures;
  • Signaler auprès des autorités compétentes (Service de police /Gendarmerie/Fokontany) ou Appeler gratuitement le numéro vert 147 pour tous cas d’abus, de violence ou d’exploitation des enfants; cas suspectés ou constatés.
Source : ONTM – UNICEF : “ Oeuvrons ensemble pour un tourisme durable respectueux des droits de l’enfant”

Le tourisme durable se met en place en Polynésie

Découvrir un pays en s’immergeant dans la culture locale et en respectant les ressources patrimoniales des lieux : c’est le principe du tourisme durable. Ce samedi, le centre ‘Arioi a proposé  une journée de découverte de la culture polynésienne à une dizaine de voyageurs.

De plus en plus de touristes cherchent à voyager autrement, en participant à des actions environnementales ou culturelles lors de leurs séjours.

Au fenua, cela se met en place petit à petit. On a vu récemment des touristes participer à une grande opération de nettoyage des plages, ou encore à la récolte d’une tarodière à Papeno’o.

Ce samedi, une dizaine de touristes, notamment américains, se sont rendus au centre ‘Arioi de Papara pour une immersion culturelle. Au programme : cours de toere et confection de ‘o’ini. La matinée s’achèvera autour d’un ma’a tahiti, précise Hinatea Colombani, directrice du centre.

Source : Le tourisme durable se met en place en Polynésie

Eden Lodge Madagascar: Making waves on coastal island

Green Globe recently recertified the award-winning Eden Lodge. Synonymous with combining luxury and sustainable development, Eden Lodge is a member of the Ecoluxury hotel group, a selection of the best eco-lodges in the world. Eden Lodge was the first Green Globe property to be certified in Madagascar and was the first solar powered hotel in the world.

Eden Lodge is renowned for its many sustainable endeavors and over the past year the property has focused on projects that remain respectful of the environment. In partnership with Ademe (Agence de l’Environnent et de la Maîtrise de l’Energie), it continues to develop eco-tourism in the island nation. Under conventions with Ademe, the Lodge has invested 150,000 Euros in the installation of a solar photovoltaic generator (10kWc.) along with 44 solar panels and other high-tech equipment. All electrical equipment and LED lighting at the property are chosen for their low energy consumption.

Water saving measures and management of this precious resource have been carefully considered and planned. As the island of Madagascar has 300 days of sun per year, hot water is available year-round. Eden Lodge is self-sufficient in hot water as a result of deploying thermal sensors (CESI). In addition, four wells are established on site providing clean water for the entire property.

The Lodge itself is an eco-friendly building that was built in accordance with best practices. Indigenous stones, non-precious woods and ravinala (thatched) roofs were incorporated in the original construction of the building. All builders and crafts people were hired from within the local community.

In line with Eden Lodge’s environmental policy and as part of its waste management strategy, steel is reused and transformed into pans and other household items, plastic consumption is limited, and glass waste is taken to Nosy Be for recycling.

Green Globe is the worldwide sustainability system based on internationally accepted criteria for sustainable operation and management of travel and tourism businesses. Operating under a worldwide license, Green Globe is based in California, USA and is represented in over 83 countries. Green Globe is an Affiliate Member of the United Nations World Tourism Organization (UNWTO). For information, please click here.

Source : Eden Lodge Madagascar: Making waves on coastal island

Tourisme, s’y retrouver dans la jungle des labels

En France, 350 hébergements touristiques bénéficient de l’écolabel européen qui garantit une démarche environnementale.

Pour le reste, difficile de choisir un établissement ou une prestation vraiment « écolo ».

« En février, je suis partie en Martinique avec mes enfants. Je tenais à choisir des prestations respectueuses de l’environnement, raconte Lara, 41 ans. J’ai trouvé ça difficile. Un guide de l’écotourisme était apparemment sur le point d’être publié mais en attendant, il fallait qu’on se débrouille. » Sans toujours parvenir à un résultat probant. « Nous avons certes trouvé une petite structure qui proposait du kayak en mer, avec le souci de sensibiliser à la biodiversité, à la découverte des étoiles de mer, des iguanes… Mais on est aussi tombés sur une traversée en bateau avec musique à fond et cocktails, pas franchement sobre ! »

En France, dans le secteur touristique, la labellisation écologique reste encore lacunaire. Ce ne sont pourtant pas les « labels » qui manquent, mais avec quelles garanties ? Trois, au moins, sont fiables.

Fiabilité

L’écolabel européen, d’abord, qui concerne environ 350 hébergements en France, selon l’Ademe (plus de 700 en Europe). Délivré par l’Association française de normalisation (Afnor), il impose un cahier des charges strict aux établissements : consommation d’eau et d’énergie limitée, moindre production de déchets (certains articles de toilette jetables étant par exemple interdits), priorité aux fournisseurs locaux, etc.

Ensuite, le label « Clef verte », obtenu auprès d’un jury composé de différents organismes – ministère, Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, qui rassemble les industries hôtelières, représentants des auberges de jeunesse, etc. Là encore, les hébergements labellisés (des hôtels aux campings en passant par les villages vacances) ne sont pas très nombreux, un peu plus de 600 en France. Enfin, « Green Globe », label international certifié par des consultants indépendants.

Pour aller plus loin, l’une des pistes consiste à développer « l’affichage environnemental ». Autrement dit, à élargir au tourisme les étiquettes allant du rouge au vert, déjà utilisées dans plusieurs secteurs comme l’électroménager. Publiée au printemps par le gouvernement, la « Feuille de route de l’économie circulaire » entend ainsi « déployer l’affichage environnemental volontaire des produits et des services dans cinq services pilotes », dont les hôtels.

Exigence

« Il s’agit d’un vecteur intéressant car tout le monde ne peut pas prétendre à l’écolabel européen sur les hébergements touristiques, en tout cas pas tout de suite. Les critères sont exigeants, c’est un peu le Graal. En revanche, n’importe quel hôtel peut effectuer un diagnostic dans l’optique d’améliorer ses performances environnementales », fait-on observer au Commissariat général au développement durable, qui dépend du ministère de la transition écologique.

Avec un double intérêt, en termes d’image et de gains économiques. C’est, en tout cas, ce qu’assure la start-up nantaise Betterfly. Celle-ci a mis au point deux logiciels inédits, en partenariat avec l’Ademe et le ministère. « Nous recueillons, à la demande d’hôtels ou de campings, un grand nombre de données : configuration générale, taux d’occupation, type de services utilisés pour la blanchisserie, fournisseurs, etc. À partir de là, nous pouvons établir un état des lieux mais, surtout, simuler l’impact d’une gestion plus écologique », explique Carole Mathis, l’une de ses responsables. À l’en croire, « en entrant dans cette démarche, un établissement peut économiser de 50 centimes à 2 € par nuitée ».

« À nous de les convaincre, ajoute Nathalie Huck-Frelier, directrice adjointe à l’économie circulaire à l’Ademe, qui reconnaît que le dispositif n’en est qu’au démarrage. Mais elle en est persuadée : « Tout le monde a à y gagner, les acteurs du tourisme comme les consommateurs. »

Source : Tourisme, s’y retrouver dans la jungle des labels

Philippines : l’île de Boracay fermée aux touristes pour six mois

Parce que son littoral est “transformé en fosse septique”, cette destination très prisée des touristes sera interdite d’accès pendant six mois.

A partir du 26 avril, l’île de Boracay n’accueillera plus de touristes. Les autorités des Philippines ont en effet décidé d’interdire pendant six mois cette destination. Depuis le mois de février, le président des Philippines accusait les hôtels et bars de l’île du centre de l’archipel de déverser leurs eaux usées directement dans la mer, qualifiant les eaux qui bordent l’île de “fosse septique”, qui “sent la merde”. Le ministère de l’Environnement avait affirmé que 195 commerces et 4 000 particuliers de l’île n’étaient pas connectés aux réseaux d’égout. La fermeture de l’île, qui compte plus de 500 hôtels, pourrait menacer des milliers d’emplois travaillant sur cette destination très prisée, qui attire chaque année deux millions de touristes et génère un milliard de dollars pour l’économie des Philippines.

Une décision qui surprend

Conséquence de cette annonce, des compagnies aériennes ont annoncé jeudi qu’elles réduiraient leur nombre de vols. Le mois dernier,  le sous-secrétaire à l’Environnement avait indiqué à l’AFP que la mise en oeuvre d’une « fermeture » pourrait impliquer que les ferries cessent leurs rotations vers l’île, ou que les plages soient purement et simplement interdites, avec si besoin le déploiement d’effectifs de police. La décision, qui a été livrée sans plus d’explication, surprend toutefois certains experts, et ce d’autant plus que le gouvernement vient d’accorder l’autorisation de construction l’an prochain d’un nouveau casino et d’un complexe hôtelier de quelque 500 millions de dollars au géant macanais Galaxy Entertainment.

Source : Philippines : l’île de Boracay fermée aux touristes pour six mois

Master Chef écolo : sensibilisation à l’utilisation des foyers économes dans les écoles

Dans le cadre de l’évènement mondial « Une heure pour la terre » célébré le 24 mars dernier, WWF Madagascar a organisé un concours de cuisine intitulé « Master Chef Ecolo » ou « Tsikonina Mitsitsy » en partenariat avec la Direction Générale de la Météorologie, et le Ministère de l’Eau, de l’Energie et des Hydrocarbures, s’adressant aux élèves de niveau collège. Le concours a eu lieu à l’École des Salines Ankalika situé dans la ville de Tuléar, appartenant à l’ONG Bel Avenir.

Les mini-chefs participants ont eu à montrer leur talent pour créer une recette originale typiquement malgache pour le déjeuner, à préparer avec un « Fatana Mitsitsy » ou foyer économe.

Le concours reste une invitation de plus à l’utilisation des foyers économes pour protéger la nature et sauver la forêt de Madagascar et la riche biodiversité qu’elle renferme. A travers la Grande Ile, on compte plus de 8000 personnes qui se sont mobilisées autour du slogan «Economisons pour que ça dure, utilisons les foyers économes » au moyen de carnavals, expositions et séances de sensibilisation promouvant la cuisine écologique ce jour-là.

Source : Master Chef écolo : sensibilisation à l’utilisation des foyers économes dans les écoles

Ecorismo sensibilise les directeurs d’hôtels et de restaurants parisiens à l’environnement

Paris. “Le développement durable fait désormais partie des enjeux de l’hôtellerie.” Philippe François, président d’Ecorismo, en est convaincu. Pour lui, ce défi n’a rien d’un effet de mode : “Derrière le développement durable, on trouve aussi bien la réduction des consommations d’énergies qu’une politique forte en terme de responsabilité sociétale.” C’est ce qu’il va montrer et démontrer aux directeurs d’hôtels et de restaurants parisiens lors de la 15e édition des Forums-Salons Ecorismo, prévue le 4 mai prochain de 9h30 à 17 heures sur le rooftop du Melia Paris La Défense qui aura pour thème : Solutions opérationnelles pour l’environnement et le développement durable. Au programme de cette journée aux allures de workshop : des conférences, débats, rencontres et échanges entre professionnels de l’hôtellerie-restauration et une sélection d’éco-fournisseurs spécialisés dans le secteur. L’accès à cette journée est gratuit pour les directeurs d’hôtels et de restaurants, sur inscription obligatoire.

Source : Ecorismo sensibilise les directeurs d’hôtels et de restaurants parisiens à l’environnement

Pour rappel Madagascar Hôtel Consultant représente le cabinet-conseil François-Tourisme-Consultants à l’origine des forums-salons Ecorismo.

Pour en savoir plus CLIQUEZ ICI.

Tourisme et Développement Durable peuvent-ils aller de pair ?

Tourisme et Développement Durable peuvent-ils aller de pair ? Une sacrée question à laquelle j’ai essayé de répondre à travers ces 200 slides. Quels impacts environnementaux, socio-économiques, socio-culturels ? Pourquoi et comment les entreprises du secteur peuvent-elles passer à l’action ? Opportunités, menaces, alternatives… Téléchargez librement cette présentation sur Slideshare !

Pourquoi cette présentation ?

Cette présentation est avant tout un instantané de l’avancée de mes réflexions et recherches documentaires sur le sujet. Dans un esprit collaboratif, open source et afin de favoriser l’intelligence collective, je partage ce cours sous licence creative commons : libre de droits. Tous les liens (sources d’information, vidéos) sont cliquables pour illustrer et approfondir le sujet. C’est ainsi un petit peu comme un MOOC sur le tourisme durable. Que vous soyez professeur, étudiant, professionnel du tourisme, si vous souhaitez utiliser, modifier, vous approprier cette présentation, n’hésitez pas ! Écrivez-moi, je pourrai vous envoyer la version originale PowerPoint. Je suis aussi, bien entendu, preneuse de vos suggestions d’amélioration et ressentis sur la question. Merci beaucoup !

J’ai développé cette présentation, à l’origine, pour donner un cours à Sup’Écolidaire Lyon, école de la transition écologique, solidaire et citoyenne.  Mais j’interviens aujourd’hui aussi dans d’autres écoles de tourisme, de commerce et universités. Certaines sont plus engagées que d’autres sur la question : voir les résultats de l’enquête que j’avais menée il y a quelques mois “Formations post BAC & Tourisme Durable”.

Qui suis-je ?

Après des débuts au sein du groupe Accor, en particulier les hôtels Sofitel, j’ai choisi de donner plus de sens à ma carrière professionnelle. Je suis alors partie durant deux ans documenter en vidéos les bonnes pratiques pour un tourisme responsable à travers 16 pays d’Amérique Latine. Tout au long du chemin j’ai aussi troqué mes compétences en marketing en échange du gite et du couvert, et participé au développement de la plateforme collaborative Hopineo.

J’ai rejoint en 2017 le collectif de journalistes de Voyageons-Autrement dont j’anime les comptes Twitter et Instagram. Je propose mes services en communication digitale aux professionnels du tourisme : stratégie marketing, création et refonte de sites internet, réseaux sociaux, vidéo.

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Source : Florie Thielin – Tourisme et Développement Durable peuvent-ils aller de pair ?

Comment repenser ses éclairages tout en respectant l’environnement ?

Ampoules à économie d’énergie, systèmes automatiques, recyclage… Il existe des solutions simples et efficaces pour mieux s’éclairer dans un hôtel.

Un éclairage bon pour l’environnement dans un hôtel passe d’abord par quelques gestes de bon sens. Cela va de l’ouverture de tous les volets, pour profiter au maximum de la lumière naturelle, à une préférence pour les abat-jours clairs, qui laissent mieux passer la lumière, jusqu’au dépoussiérage régulier des lampes, lustres et appliques. Le choix des ampoules est également primordial. Aujourd’hui, les LED ont la cote. Et pour cause : ces lampes supportent bien les allumages répétés, résistent aux chocs, au froid, chauffent peu, consomment peu d’électricité – six fois moins qu’une ampoule halogène – et durent près de 40 000 heures. Des atouts qui compensent leur prix d’achat plus élevé que la moyenne des ampoules. Quant aux fluocompactes, elles s’allument progressivement et trouvent donc toute leur pertinence dans des pièces qui restent longtemps éclairées : escaliers, locaux de services, bar, restaurant… Rappelons que lorsque toutes ces lampes atteignent leur fin de vie, il est important de les confier à une filière de recyclage agréée.

Jusqu’à 75 % d’économie d’énergie

Enfin, en marge de la gestion des ampoules basse consommation, il peut être utile de faire installer des minuteries, afin d’éviter les lumières oubliées. Même scénario avec des détecteurs de présence, destinés à ajuster l’éclairage en fonction de l’occupation d’une chambre par exemple. Des mesures qui, certes, ont un coût, à l’instar des ampoules. Mais un éclairage efficace est un investissement assez vite rentable. Avec des économies d’énergie qui peuvent aller jusqu’à 75 %, les délais de retour sur investissement sont estimés entre un et trois ans.

Source : Anne Eveillard – Comment repenser ses éclairages tout en respectant l’environnement ?

Des voyages inspirants pour éclairer nos leaders !

Parce que, partout dans le monde, le changement est déjà à l’œuvre, Florian Guillaume a eu une idée remarquable : emmener les décideurs français au contact de ces initiatives vertueuses et de leurs créateurs afin de multiplier les chances de voir ces « nouveaux récits » se transformer, chez nous aussi, en « utopies concrètes ». Rencontre…

Voyageons Autrement : Pouvez-vous vous présenter en quelques mots et nous dire comment vous est venue l’idée de Tomorrow Expeditions ?

Florian Guillaume : Breton de Paimpol âgé de 29 ans, je me définirais comme un explorateur-entrepreneur. J’explore le monde dans le but de rencontrer ceux qui le réinventent à tous les niveaux : éducation, démocratie, agriculture, économie, etc. Il y a 3 ans, avec 2 amis, nous avons opéré un premier tour d’Europe des initiatives sociales dans le but de proposer de « nouveaux récits » et des lieux d’utopie concrète à nos concitoyens. Nous sommes revenus avec 2500 innovations de toutes sortes initiées par des associations, entreprises, collectivités…

Nous avons ensuite répliqué ce procédé en faisant voyager 4 Brésiliens à travers leur pays pour qu’ils y effectuent le même travail. Et créé l’association Tomorrow ! pour élargir cette pratique à 10 autres zones géographiques : Québec, Caraïbes, Afrique de l’Ouest, etc. Grâce à ce sourcing, nous sommes désormais en mesure d’organiser de courts mais intenses voyages initiatiques à destination des dirigeants d’entreprise et décideurs publics. Raison pour laquelle, nous reversons 5% de ce que nous gagnons avec leurs voyages à l’association afin de lui permettre de poursuivre son riche travail de moisson.

VA : Concrètement, comment ces expéditions fonctionnent elles et où allez-vous emmener vos premiers décideurs ?

FG : Ce seront, chaque fois, de courts circuits de 4 à 5 jours maximum (le temps de nos voyageurs étant compté), organisés chacun sur une thématique particulière. 10 premières expéditions sont ainsi programmées en 2018. La première aura lieu en Grèce sur le thème de l’emploi et de la résilience qu’apporte le changement associé à de nouveaux modèles de création de valeur. En mai, direction Rio et Sao Paulo pour découvrir l’économie circulaire et de nouvelles formes de gouvernance. Juin sera dédié à New York et au retail (la distribution), puis viendront Montréal pour l’agriculture et le couple Jérusalem Tel Aviv où nous étudierons les rapports entre intelligence humaine et artificielle.

VA : Qui sont ces décideurs que vous embarquez avec vous ?

FG : Pour faciliter les échanges, les groupes ne comporteront jamais plus d’une douzaine de personnes. Nous avons déjà reçu de nombreuses demandes de la part des dirigeants d’entreprise. Ils/elles sont Directeur/trices en charge de la RSE, du Développement Durable, de l’Innovation ou bien des élus, des décideurs publics. Le but est, en partageant avec eux nos découvertes, de créer un déclic et de les aider à apporter le changement dans les organisations sur lesquels ils agissent. Ainsi permettrons-nous à ces nouveaux récits que nous trouvons formidables de passer à une échelle de concrétisation plus vaste.

Pouvez-vous nous détailler la chronologie d’une expédition ?

FG : L’aventure commence par des rencontres individuelles effectuées avant le départ pour analyser ce que font, déjà, ces personnes au sein de leurs organisations, découvrir les enjeux qui sont les leur et voir comment nous pouvons les aider à avancer.

Ensuite, une fois sur place, on alterne visites de lieux innovants accompagnées d’experts et rencontres avec des pairs, des start-ups et des speakers spécialistes de la question. Mais aussi des ateliers pour mettre en pratique et ancrer ce qui a été découvert. Sans oublier un vrai programme pédagogique à travailler au retour. Lequel débouche sur une certification des compétences acquises. Notre but, à terme, étant de devenir un véritable organisme de formation.

VA : Pouvez-vous nous détailler un voyage que l’on s’y projette ?

FG : Prenons le premier, en Grèce, départ en mars. Nous y rencontrerons d’abord Stavos Benos, ancien ministre de la culture qui a fondé une ONG, Diazoma, laquelle rénove les monuments historiques délaissés par l’Etat (faute de moyen : théâtre antique, ruines, etc.) et recrée à partir de leur attractivité associée à de l’événementiel une activité économique locale. Une telle initiative pouvant d’évidence trouver un bel écho dans notre pays. Puis nous découvrirons comment Konstantina Zoehrer aide les entrepreneurs syriens réfugiés à ré-entreprendre et valoriser leur savoir-faire en Grèce. Au fil d’une petite randonnée de 2 heures, Fivos Tsaravopoulos, expert dans le tourisme, nous expliquera comment il revalorise, lui, le patrimoine de certaines zones délaissées en créant des chemins de randonnée. Une rencontre qui donnera lieu à un atelier mené par un coach lui-même expert dans le domaine. Citons encore la visite de l’Impact Hub, un réseau international de coworking spécialisé dans l’entreprenariat social du changement.

VA : Vous parlez également souvent d’« experts », qui sont-ils ?

FG : Experts et guides, oui, autant de personnes inspirantes rencontrées lors de nos voyages de repérage. Ils sont ainsi une centaine en tout à gtravers les pays que nous visiterons et sont chacun spécialiste ou acteur passionnément engagé dans l’un des secteurs qui nous occupent. Chaque voyage comprenant de toutes les façons 3 accompagnateurs dédiés intervenant tout du long : un membre de l’équipe (on est 5 ou 6 aujourd’hui en tenant compte des temps partiel), 1 expert thématique qui décrypte les rencontres, les synthétise et met le tout en perspective et un animateur-facilitateur.

VA Le concept fait penser au magnifique Ticket for change, destiné pour sa part aux jeunes, futurs entrepreneurs de l’ESS…

FG : Ce sont des amis et des partenaires. Nous poussons dans la même direction. Simplement, nous avons élargi le concept au monde (eux pratiquant des tours de France) et nous adressons à des décideurs déjà installés. Cela dit, il faut absolument jeter un œil à leur merveilleuse initiative : « Vécu », un podcast à destination des jeunes donc dans lequel de grands entrepreneurs racontent leurs échecs et leur succès. C’est vraiment très instructif !

VA : En quoi le développement durable est-il de la partie ?

FG : Toutes les initiatives que nous présentons viennent répondre aux fameux « Sustainable Development Goals » (SDG) listés par l’ONU. Nous ne présentons rien d’autre que des solutions liées au développement durable dont il n’est pas inutile peut-être de rappeler que cette liste représente (d’ici à 2030) un marché de quelque 2000 Mds$ ! On peut tout à fait aujourd’hui être responsable ET rentable. C’est ce que comprennent de plus en plus d’entreprises qui installent le développement durable au cœur même de leur business. Et, parfois donc, nous sollicitent pour trouver davantage d’inspiration.

VA : Vos voyages sont-ils éco-conçus ?

FG : Au sein de notre (encore) petite équipe, un poste entier, celui du logisticien, est dédié à l’éco-conception des voyages. Et ce n’est pas du marketing ou du green-washing : tout le monde dans notre modèle est énuméré au juste prix, d’un bout à l’autre. Même les explorateurs qui partent pour l’association et qui, souvent, pour pouvoir nous suivre, ont démissionné et n’ont plus de ressources. Il faut incarner le changement que l’on souhaite, comme disait Gandhi. Chacun de nos voyages est par ailleurs compensé au niveau du carbone à hauteur de 1€ en Europe et 5€ partout ailleurs. C’est 5 fois plus que la moyenne des quelques voyagistes qui aujourd’hui compensent.

VA : Comment vivez-vous ?

FG : Les voyages pour les décideurs sont payants et une petite partie, on l’a vu, est reversée à l’association chargée du sourcing des initiatives. Mais par ailleurs, comme je le disais, nous avons été nous-même surpris de voir à quel point les grandes entreprises étaient aujourd’hui entrées dans la phase d’action qui suit la prise de conscience ; prêtes à bouger, n’attendant qu’un peu d’aide, d’inspiration… Quelle bonne nouvelle ! Nous bénéficions ainsi par exemple du soutien en Europe d’une dizaine de fondations pour qui nous représentons une véritable inspiration. : L’Oréal, Air Liquide, Orange…

VA : what about Tomorrow, justement ?

FG : Il y a donc dix expéditions prévues en 2018. Le double en 2019 et l’ouverture de deux bureaux à l’étranger en 2020. Nous envisageons également d’ouvrir ce type d’expériences aux étudiants. Comme le font remarquablement déjà le National Géographic et le New York Times qui proposent de superbes programmes.

VA : Vers quels compléments d’information renvoyer les internautes ?…

FG : Pour une fois, les hommes sont allés plus vite que la technique. Notre site ne sera prêt qu’en avril-mai (2018). Mais nous sommes sur LinkedIn et on trouve également un certain nombre de choses sur un très bon site dédié à la RSE

Source : Des voyages inspirants pour éclairer nos leaders !