Lors des prochaines périodes de reboisement à Madagascar, les arbres fruitiers, les arbres sources d’énergie et ceux qui ont la capacité de revitaliser le sol, ainsi que les plantes endémiques de la Grande île, seront à prioriser.

Un chiffre multiplié par deux

Le ministère malgache de l’Environnement a annoncé l’objectif de la Grande Ile en termes de reboisements. “La surface à reboiser sera augmentée à Madagascar passant de 40 000 ha à 75 000 ha par an, est-il indiqué dans un communiqué repris par le journal Tribune de Madagascar. Dans cette perspective, le gouvernement malgache veut choisir en priorité les arbres fruitiers, afin de répondre aux besoins de la population. Il y a également les arbres sources d’énergie, les arbres pouvant revitaliser le sol et les plantes endémiques de la Grande île.

Les mesures prises par le gouvernement

D’après une étude cartographique publiée en 2015, Madagascar a enregistré une perte de 965 000 ha de forêts entre 2005 et 2013. La superficie totale de la couverture forestière nationale aurait été divisée par deux allants de 15 000 000 ha en 1950 à 7 250 000 ha cette année. Afin de redresser la situation, les dirigeants de la Grande Ile prévoient de mettre à disposition gratuitement des jeunes plants. En 2019, des pépinières ont été implantées dans tout le pays par le biais du ministère de l’Environnement. Par ailleurs, le gouvernement veut se lancer dans le programme national de reboisement en milieu scolaire. Enfin, les autorités devraient punir ceux qui détruisent les forêts et renforcer des entretiens post-reboisement.

Source : Environnement : Madagascar veut atteindre les 75 000 ha de surface à reboiser par an
© INSTITUT COSTARICIEN DU TOURISME
Le tourisme durable est un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil. Le Fonds Tourisme Durable, mis en place dans le cadre de France Relance et porté par l’Agence de la transition écologique, a pour objectif de soutenir via des aides financières, des opérateurs du tourisme dans leur démarche vers un tourisme durable. Il concerne principalement deux types d’activité : la restauration et les hébergements touristiques.

Le fonds tourisme durable consiste à accompagner des restaurants et des hébergements touristiques vers une résilience économique grâce à un positionnement centré sur la transition écologique. Il accompagnera des projets tournés vers des modèles d’affaires plus robustes face aux enjeux du changement climatique et de crises environnementales, et en phase avec les aspirations de notre temps. ll vise également à donner les moyens aux restaurants et hébergements touristiques de s’engager dans la transition écologique. Les entreprises engagées dans la démarche et bénéficiaires du fonds pourront être accompagnées dans leur transition et aidées à l’investissement.

– Le rôle de l’ADEME

L’agence de la transition écologique (Ademe) participe à la mise en œuvre des politiques publiques dans les domaines de l’environnement, de l’énergie et du développement durable et ce, afin d’accompagner la transition énergétique et écologique en France. Elle met ses capacités d’expertise et de conseil à disposition des entreprises, des collectivités locales, des pouvoirs publics et du grand public, afin de leur permettre de progresser dans leur démarche environnementale.  L’Agence intervient pour accompagner les acteurs du tourisme dans leur transition vers le tourisme durable. L’Ademe sensibilise et informe sur l’impact du tourisme sur le changement climatique, sur la pression sur les écosystèmes et sur l’utilisation des ressources mais également des impacts du changement climatique sur le secteur du tourisme. Elle finance des acteurs du tourisme dans le cadre d’appels à projet pour les accompagner à la transition écologique. L’Ademe intervient ici comme un des opérateurs de l’Etat pour le plan de relance, France Relance.

– Objectifs de cet Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI)

L’objectif de cet Appel à Manifestations d’Intérêt (AMI) est d’identifier les organisations qui seront partenaires de l’Ademe pour le déploiement du Fonds Tourisme Durable sur les territoires, aux échelles nationale, régionale ou infra-régionale.
Les organisations candidatant à l’AMI porteront un programme qui s’inscrit dans les objectifs poursuivis du Fonds Tourisme Durable. Si leur programme est retenu et qu’elles en font la demande, elles pourront bénéficier d’une subvention de l’Ademe pour les aider à conduire ce programme. Les organisations partenaires seront le relais local de l’opération.

Elles pourront notamment :
– Identifier, mobiliser, sur le territoire et/ou le domaine de compétence de l’organisation, au moins 20 structures touristiques (restaurants commerciaux et/ou hébergements touristiques) respectant les conditions d’éligibilité du Fonds Tourisme durable
– Déployer des moyens de support technique éligibles à une aide via le Fonds Tourisme Durable (réalisation par le partenaire ou en sous-traitance), pour accompagner les structures touristiques
– Assister les structures touristiques éligibles à une aide du Fonds Tourisme Durable pour la complétion de leur dossier sur la plateforme https://agirpourlatransition.ademe.fr/entreprises/
– Accompagner les restaurants et hébergements touristiques dans leurs démarches de tourisme durable, pendant l’ensemble du programme.
– Animer les structures touristiques engagées, en mettant en place une dynamique collective entre ces structures touristiques : partage d’expérience entre pairs, interventions externes, etc.
– S’appuyer sur les outils et actions de communication, d’animation et de formation mis à disposition par l’Ademe sur le Fonds Tourisme Durable.
– Si elles bénéficient d’une subvention de l’Ademe, tenir l’Ademe périodiquement informée de l’état d’avancement de la mise en œuvre du programme d’action au travers des outils de reporting fournis par l’Ademe et lui faire part des difficultés éventuellement rencontrées ;
s’impliquer dans les instances d’animation des partenaires et relais qui seront mises en place par l’Ademe au niveau régional et/ou national.

– Calendrier

Compte tenu du contexte, il est attendu une très forte réactivité et mobilisation des organisations partenaires. L’objectif du Fonds Tourisme Durable est de réaliser les diagnostics et d’élaborer les plans d’actions à partir du mois de mars 2021, afin de notifier les premiers contrats
d’accompagnement au plus tard au 2ème trimestre 2021. Pour être alignés avec ce calendrier, les programmes seront mis en œuvre dès le 1er trimestre 2021.

Un volet “slow tourisme” est également intégré à ce fonds et fera l’objet d’un appel à projets distinct.

Source : Un “fonds tourisme durable” pour soutenir les opérateurs du tourisme

2/3 des voyageurs souhaitent s’appuyer sur les professionnels pour s’assurer que leur voyage est durable, selon une étude menée par Orchestra.

A l’heure où certains s’interrogent sur le monde d’après, Orchestra a mené une étude* sur les attentes des voyageurs en termes de tourisme durable.

Cette étude a été réalisée auprès d’un public de voyageurs aguerris (52% des sondés voyagent plus de 2 fois par an).**

Parmi les résultats à retenir en numéro 1: c’est le rôle central que les voyageurs souhaitent que les professionnels endossent.

En effet 2/3 d’entre eux désirent s’appuyer sur l’expertise de ces derniers (compagnies aériennes, croisiéristes, hôteliers, voyagistes) pour mettre en place des programmes d’absorption et un quart plaident même pour que cela devienne obligatoire.

Et dès lors que la question du prix est abordée, près de 3 voyageurs sur 4 sont prêts à payer plus cher (d’au moins 5%) pour s’assurer que 100% des émissions liées à leur voyage sont absorbées.


Les préoccupations environnementales aussi pendant le voyage

Autre question soulevée par l’étude, celle de la lisibilité des actions mises en place et des labels.

Si 40% des voyageurs déclarent regarder les engagements RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) lors de l’achat d’un package, une large majorité (70%) trouvent que cette information est présentée de façon trop confidentielle et attendent donc une plus grande lisibilité.

Cela pourrait se traduire par l’apposition d’un label compréhensible par chacun ou par la mise en place d’une grille de notation environnementale.

Une fois arrivés à destination, la prise de conscience des voyageurs reste vive puisqu’une majorité d’entre eux (respectivement 52% et 57%) remarquent les efforts des hôteliers et sont prêts à consommer exclusivement des produits locaux.

Lorsque l’on traite de l’impact environnemental, les questions de l’eau, du plastique, du traitement des déchets et de la gestion de l’énergie sont clés. Et sur ces éléments concrets, les voyageurs se disent prêts à ne plus avoir de bouteille en plastique et utiliser des gourdes prêtées par l’hôtel (93%), garder la même serviette de toilette pendant une semaine et ne plus prendre de bain (82%).

« Dans une période extrêmement difficile pour notre secteur, cette étude nous indique que l’expertise des professionnels est reconnue et qu’elle est aussi attendue en termes de préoccupations environnementales. On note que les actions déjà menées sont appréciées par les voyageurs. Une dynamique durable est en train de naître et professionnels comme voyageurs s’inscrivent dans cette démarche d’amélioration continue. » indique Christian Sabbagh, Président Fondateur d’Orchestra.

*Au cours des mois d’août et de septembre 2020, une étude en ligne a été menée auprès de 893 voyageurs (en partenariat avec le portail travel, Voyager Loin) pour récolter cette précieuse matière à réflexion.
Source : Tourisme durable : 2/3 des voyageurs souhaitent s’appuyer sur l’expertise d’un professionnel

Mis à part le développement du tourisme national, le ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie promeut également l’agritourisme et le tourisme villageois.

L’industrie mondiale du tourisme est en mauvaise posture en raison de la crise sanitaire liée à la Covid-19. Ce secteur, grand pourvoyeur de devises, est également fortement affecté par cette pandémie depuis plus de neuf mois. Compte tenu de l’apparition d’une nouvelle vague de la Covid-19 dans les pays européens, qui constituent les principaux clients des opérateurs touristiques locaux, Madagascar va encore fermer ses frontières. Dès lors, le ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie a orienté sa stratégie visant à assurer la relance économique en développant le tourisme national. Plus concrètement, ce département ministériel compte promouvoir l’agritourisme et le tourisme villageois, ainsi que tout ce qui contribue au développement rural.

Interdépendants. En effet, « le tourisme et le développement rural sont deux secteurs indivisibles et indissociables », selon les explications du ministre de tutelle, Joël Randriamandranto, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du tourisme. C’était d’ailleurs le thème choisi par l’Organisation mondiale du tourisme pour cette année. « On peut même dire que ces deux secteurs sont interdépendants. En effet, plus d’un tiers du budget des touristes durant leur séjour est consacré à la consommation des produits agricoles, d’élevage et de la pêche des paysans. De leur côté, ces derniers tirent également profit du développement de l’agritourisme et du tourisme villageois », a-t-il poursuivi. D’aucuns reconnaissent également que la visite d’un site par des touristes constitue une source de revenus de subsistance pour les villageois.

Expérience enrichissante. Il faut savoir que le ministère de tutelle prévoit actuellement de travailler en étroite collaboration avec les opérateurs touristiques et les entrepreneurs ruraux pour développer davantage cet agritourisme et le tourisme villageois. En effet, certaines régions ont déjà une expérience enrichissante dans ce domaine, et ce, depuis quelques années, pour ne citer que la région d’Ambositra qui est aussi appelée la « capitale des arts Zafimaniry ». Les touristes pourront y découvrir, entre autres, l’art raffiné dans le travail des bois, tout en côtoyant les villageois à Antoetra, ainsi que la sériciculture et le travail de la soie dans le village de Soatanàna. Mis à part la visite des ateliers, les habitants leur réservent un accueil chaleureux tout en leur proposant leur art culinaire. Dans la région Vakinankaratra, le tourisme humanitaire est plus développé à travers les randonnées solidaires tout en valorisant le savoir-faire local, tels que l’artisanat, l’agriculture et l’élevage ; ainsi que la cuisine, sans oublier les richesses culturelles.

Préservation de l’environnement. Par ailleurs, la promotion de l’agritourisme et le tourisme villageois rime avec la préservation de l’environnement. Ce qui permettra de protéger la biodiversité endémique de Madagascar. Cela constitue d’ailleurs un produit phare servant à attirer les touristes vers cette destination. Une stratégie est ainsi menée par les parties prenantes afin de lutter contre les feux de brousse, les exploitations illicites forestières et le défrichement, qui entraînent la destruction de l’habitat naturel de la faune et la flore faisant la renommée de la Grande île sur le plan international. Dans la foulée, les touristes nationaux sont sollicités à les découvrir grâce aux offres promotionnelles lancées par les opérateurs économiques de chaque site. De plus, de nombreux parcs nationaux sont désormais rouverts au grand public, pour ne citer que ceux de Masoala et de Nosy Mangabe à Maroantsetra, ainsi que celui d’Andasibe.

Source : Relance économique : Promotion de l’agritourisme au niveau national

La Commission chargée des questions économiques et financières de l’Assemblée générale de l’ONU, a adopté, par consensus, une résolution présentée par le Maroc, sur la “Promotion du tourisme durable y compris l’écotourisme pour l’éradication de la pauvreté et la protection environnementale”.

Cette résolution met notamment en évidence l’importance, face à la crise de Covid-19, de favoriser la coopération internationale pour que la reprise du tourisme devienne une priorité et qu’elle soit conçue de manière responsable et écologique, tout en protégeant les plus vulnérables et en appuyant les tissus économiques locaux. Grâce à la campagne dynamique menée par le Maroc, la résolution a été coparrainée par 94 Etats membres appartenant aux différents groupes régionaux.

Le leadership du Maroc dans les enceintes multilatérales de l’ONU sur cette question consacre le rôle pionnier du Royaume solidaire et entreprenant sur la scène nationale et internationale pour le développement durable, conformément aux hautes orientations du Roi Mohammed VI, notamment en termes d’accompagnement des secteurs vulnérables aux chocs induits par la crise du coronavirus, tels que le tourisme.

Dans ce contexte, la résolution marocaine a mis en relief plusieurs éléments, notamment l’importance d’appuyer le secteur touristique pour établir la base de sa récupération après la crise COVID-19. La résolution met en exergue également la tenue de la prochaine Assemblée mondiale du tourisme prévue à Marrakech, en 2021.

Lors de l’adoption de cette résolution, le Maroc a réitéré son appui à l’Organisation mondiale du tourisme (OIT). Les travaux de l’Assemblée mondiale du tourisme seront cruciaux pour un engagement crédible et responsable en faveur du tourisme, secteur clef de développement durable dans ses trois dimensions économique, environnementale et sociale. De même, l’Assemblée mondiale du tourisme constitue une opportunité unique pour la communauté internationale afin de renforcer le repositionnement du tourisme mondial vers des pistes durables et résilientes.

A travers une action concertée, les pays et les parties prenantes du tourisme ambitionnent d’initier une réponse collective, tout en favorisant des plans de relance touristique et des investissements dans l’économie durable et citoyenne.

Dans le contexte actuel difficile, la chute soudaine et massive du nombre de touristes à travers le monde constitue une menace aux emplois et aux économies et impacte les tissus des coopératives, des petites et moyennes entreprises qui vivent de ce secteur. D’où l’importance de la coopération internationale pour hâter la relance du tourisme de manière responsable et écologique, et appuyer les tissus économiques locaux.

Source : ONU: adoption par consensus de la résolution Marocaine sur la promotion du tourisme durable

Un accord-cadre a été signé, vendredi, entre l’Agence de Formation dans les métiers du Tourisme (AFMT) et l’Agence allemande de Coopération internationale (GIZ) pour former 1250 agents du secteur touristique, soumis au chômage technique.

L’accord vient appuyer le projet de “Développement du Tourisme Durable”, qui consiste à former des affiliés de la Fédération Tunisienne des Agences de Voyage (FTAV), la Fédération Tunisienne des Restaurants Touristiques (FTRT) et la Fédération tunisienne des guides agrées de tourisme (FTGAT).

La formation, prévue le premier semestre 2021, permettra aux professionnels de l’activité touristique d’acquérir de nouvelles compétences. Ils recevront, par ailleurs, une prime de présence de l’ordre de 300 dinars.

Signé par le directeur de l’Agence de formation, Ahmed Jemal, le représentant de la GIZ et la directrice du projet “Développement du tourisme durable”, cet accord s’inscrit dans le cadre de la coopération établie entre le ministère du Tourisme, l’Union européenne et l’Agence allemande.

Source : Tourisme : Accord-cadre avec la GIZ pour former 1250 professionnels du secteur touristique

Le modèle durable du Costa Rica favorise la reprise du tourisme en période de pandémie

« Poser les bases d’un tourisme durable » dans une récente interview le Ministre du tourisme, Gustavo J. Segura Sancho, a évoqué le modèle de tourisme durable pour lequel le Costa Rica est reconnu dans le monde entier et les avantages qu’il apporte pour surmonter la crise sanitaire. L’accord entre l’ICT et Fonafifo (Fonds national de financement des forêts) permettra d’obtenir des ressources pour le programme de paiement des ressources environnementales (PSA). « Le Costa Rica a opté pour un modèle de croissance limitée, sans agglomérations, où le bien-être est un mode de vie, dans lequel 94% des hébergements touristiques ont moins de 40 chambres, un pays qui concentre plus de 6% de la biodiversité mondiale et qui se caractérise également par son solide système de santé, qui prend une importance particulière dans cette situation », a déclaré le Ministre.

Le Ministre a défini le tourisme durable comme l’interaction équilibrée entre l’utilisation des ressources naturelles et culturelles du pays, l’amélioration de la qualité de vie des communautés locales et le succès économique de l’industrie.

Il a également souligné que la durabilité continue d’être au coeur des efforts touristiques du pays, tout comme la promotion du pays en tant que destination de bien-être. En même temps, il a souligné l’opportunité pour les touristes qui visitent le pays de vivre des expériences intégrales dans la nature, la gastronomie, l’aventure, le bien-être et la culture, au profit de la chaîne de valeur des différentes communautés.
« Nous avons un Plan national du tourisme 2017- 2021 qui vise à maintenir cette industrie comme moteur de l’économie costaricienne en promouvant un modèle de développement durable, innovant et inclusif. Le Costa Rica s’est engagé à mettre en oeuvre la durabilité comme modèle de développement, ce qui soulève la nécessité de résoudre les besoins actuels de la société, sans compromettre le droit des générations futures à répondre à leurs besoins. Tous ces efforts nous ont rendus dignes du prix « Champion de la Terre 2019″ décerné par

les Nations unies, dans la catégorie des politiques publiques », a déclaré le ministre costaricien du tourisme ».
Le Costa Rica encourage les touristes à compenser l’empreinte carbone générée par les vols aériens et les voyages terrestres afin de faciliter la collecte de ressources financières pour le Programme de paiement des services environnementaux (PSA), grâce à l’accord signé par l’Institut costaricien du tourisme (ICT) et le Fonds national de financement des forêts (Fonafifo).
Avec les ressources de cette initiative, la plantation d’arbres, la protection des bassins hydrographiques, la régénération naturelle, ainsi que les systèmes agroforestiers dans les exploitations agricoles et/ou les zones préalablement sélectionnées entre les deux institutions seront encouragés par le biais du programme de paiement des services environnementaux.

La Ministre de l’environnement et de l’énergie (MINAE), Andrea Meza, a salué cette initiative. « Ce programme est un moteur vert pour la relance économique durable du Costa Rica. L’arrivée de visiteurs dans le pays profite au secteur de l’écotourisme et l’argent qui provient de la compensation de ses émissions renforce la conservation des forêts et les familles qui dépendent de cette incitation. Il me semble essentiel que nous commencions à prendre des mesures pour réduire les émissions atmosphériques de nos touristes et à rechercher des avantages supplémentaires pour leur compensation » » a déclaré le ministre de l’environnement et de l’énergie.

Comment cela fonctionne ?
Les voyageurs se rendent sur ce calculateur : http://www.fonafifo.go.cr/en/calculadora.
Les émissions de CO2 varient en fonction des vols courts/long-courriers et de la cabine du voyageur (économie/affaires) – une personne voyageant pour affaires sur un vol long-courrier générera plus d’émissions de carbone qu’une autre voyageant en classe économique. Par exemple, le Costa Rica a reçu plus de 3 millions de visiteurs en 2018, générant +4,5 millions de CO2. Avec ce nouvel outil, près de 14 000 hectares de forêts pourraient être financés/reboisés.

Source : Costa Rica : Un modèle de tourisme durable

«Jamais les bailleurs de fonds n’ont mobilisé autant de financements pour le tourisme tunisien», a fait savoir Mouna Gliss, directrice générale de la coopération internationale, au ministère du Tourisme. Et ce, dans une interview accordée à l’Agence TAP. Malgré la crise qui frappe de plein fouet le tourisme tunisien, des bailleurs de fonds internationaux s’intéressent toujours à ce secteur. Et en particulier l’hébergement alternatif. Pour un tourisme durable.
Les bailleurs de fonds se mobilisent pour le tourisme durable. Pour la première fois, les Etats-Unis projettent de mobiliser à travers l’Agence USAID, entre 30 et 50 millions de dollars (l’équivalent de 82 et 137 millions de dinars). Et ce, dans le cadre du programme « Visit Tunisia » pour le développement du tourisme durable, durant les 5 prochaines années. Annonce-t-elle.

« Quelque 50,5 millions d’euros (environ 164,3 millions de dinars ) sont également, mobilisés par l’UE, la GIZ et la coopération suisse, dans le cadre de «Tounes Wijhetouna ». Le programme d’appui à la diversification du tourisme et du développement des chaînes de valeur de l’artisanat s’étalera de 2020 à 2024″.

La responsable explique « cet engouement » par l’importance du rôle que peut jouer le tourisme dans le développement durable et dans l’emploi. Une étude de l’Organisation mondiale du tourisme réalisée en 2018 a montré qu’un emploi créé dans le tourisme entraîne la création de 4 autres, indirectement.

Les programmes de coopération en cours ont été développés après près de 2 ans de négociations, auxquelles ont été associées toutes les parties concernées. Y compris la société civile dans les régions. Ils visent à compenser des défaillances caractérisant l’offre touristique tunisienne, selon la directrice.

Remédier aux défaillances
Ces défaillances ont trait au manque de diversification des produits et des circuits innovants. Ainsi qu’à l’absence de valorisation des richesses régionales et du patrimoine existant. Le manque de main-d’œuvre qualifiée et de formation. Et à la saisonnalité du secteur. Selon un document élaboré par le ministère du Tourisme.

Pour parer à ces défaillances, il a été décidé de développer le marché intérieur et les modes d’hébergement alternatif. En vue d’étaler la saison touristique et de résorber le chômage, particulièrement des jeunes et des femmes. Autant d’objectifs auxquels ont souscrit les bailleurs de fonds internationaux.

A l’horizon 2023/2024, le ministère du Tourisme compte tripler le nombre de nuitées passées dans les hôtels de charme, les pensions de famille, les gîtes ruraux et les maisons d’hôtes agrées par l’ONTT, contre environ 2 millions de nuitées actuellement, précise Gliss. Le coût de la nuitée est estimé en moyenne à 150 dinars.

Parallèlement au développement des modes d’hébergement alternatif, les fonds mobilisés dans le cadre de la coopération internationale permettent, notamment, de mettre en œuvre des nouveaux produits touristiques axés sur l’écotourisme et le tourisme culturel et durable.

Le programme « Tounes Wijhetouna», lancé en 2019, a permis jusqu’à présent, de développer la route cinématographique outre les préparatifs en cours pour lancer un appel à candidature pour le développement de la route gastronomique en 2021. Ce programme se poursuivra jusqu’à 2024, pour le développement de deux autres routes thématiques disposant «d’un produit du terroir phare et présentant un fort potentiel touristique », à savoir la route sportive et de plein air et le circuit culturel.

La route cinématographique, validée en octobre dernier, sera prête en juillet 2021. Elle permettra à des touristes cinéphiles « de partir sur les traces de 15 sites de Tunis à Tataouine, ayant servi au tournage de films cultes, tels que le Patient anglais, Star wars, Indiana Jones, Black Gold ou encore Life of Brian.

Des destinations seront, en outre, développées dans le cadre de ce programme, dans les villes de Tunis, Tozeur, Mahdia, Le Kef et Zaghouan. Celle de Tunis comprend l’aménagement de parcours cyclable et pédestre à Carthage (les travaux ont été lancés en avril dernier), outre le réaménagement en cours du site historique et du musée de Carthage et l’amélioration de la qualité de l’accueil sur les lieux, précise Gliss.

Au moins 5 produits seront développés par destination. Avec la collaboration de Suisse Contact. Le programme œuvre à favoriser l’échange et le soutien des jeunes entreprises innovatrices «Grow Together» pour des solutions numériques dans le tourisme.

Le programme de tourisme durable table sur le développement de 10% du chiffre d’affaires de 800 micro, petites et moyennes entreprises, l’emploi de 1000 personnes, dont 500 femmes et 300 jeunes et la conclusion de 15 transactions commerciales avec des acteurs privés.

Quant au programme « Visit Tunisia », élaboré par l’Agence USAID et lancé cette année, il s’articule autour de 4 axes en l’occurrence : le renforcement de la compétitivité de la Tunisie en tant que destination touristique; l’accroissement des investissements et des revenus liés au tourisme; l’aménagement d’un environnement propice à une croissance soutenue du secteur et l’engagement du secteur privé dans l’élargissement de l’offre et la qualité du tourisme alternatif. Un appel d’offres pour le choix de l’organisme d’excution de ce programme a été lancé debut novembre. Ce programme apporte de nouvelles méthodes de travail et prévoit en particulier la création d’un fond de soutien et de nouveaux mécanismes de financement pour les acteurs privés, outre l’élaboration d’un plan stratégique à long terme et d’un plan de positionnement pour le tourisme alternatif tunisien, précise la directrice de la coopération internationale.

Synergie et marketing territorial
Des synergies sont créées entre les différents programmes, dont les fruits commencent à être visibles particulièrement, à travers le projet de développement du tourisme durable dans le sud-est tunisien qui oeuvre à développer trois destinations emblématiques dans la région en l’occurrence Djerba, Dahar et Ksar Ghilane. La destination de Dahar a déjà pu améliorer ses résultats et a moins souffert de la crise du COVID.

Le projet de développement du tourisme durable dans le sud-est tunisien, qui se poursuit jusqu’à 2023, prévoit « le développement et la diffusion à large échelle de méthodes d’offres de formation, de marketing territorial et de mode de gouvernance inclusifs destinés notamment aux jeunes dont des rapatriés et aux femmes ».

D’après Mouna Gliss, le projet apporte une nouveauté en matière de marketing territorial à travers la « Destination Management Organisation » (DMO), concept qui permet de réunir tous les intervenants dans le produit pour travailler au marketing territorial.

Outre l’apport américain et européen, le département du tourisme espère relancer la coopération avec la JICA (agence de coopération japonaise), qui a été son partenaire, après la révolution dans le projet de développement du tourisme saharien auprès de la clientèle asiatique. Le Projet n’a pas eu le temps d’aboutir en raison des restrictions de voyage imposées par les chancelleries étrangères sur le déplacement des touristes après les attaques terroristes de 2015.

Gliss affirme que le département s’intéresse à l’expérience canadienne en matière de formation du personnel touristique. Il en va de même pour l’expérience chinoise en matière de développement des startups spécialisées dans la digitalisation des services touristiques et hôteliers. Celles ci permettent notamment, de réduire les contacts humains, option ardemment souhaitée après la crise de COVID.

Ainsi, grâce aux différents programmes réalisés dans le cadre de la coopération internationale, dans 5 ans le tourisme tunisien gagnera en compétitivité, mais il faut d’abord veiller à mettre en œuvre d’autres conditions notamment la promotion du transport terrestre et aérien (particulièrement l’open sky) et la digitalisation pour s’adapter aux changements que la crise covid ne manquera pas d’apporter dans le marché touristique dans le monde, conclut la responsable.

Source : Des bailleurs de fonds internationaux se mobilisent pour un tourisme durable en Tunisie

Martin Araneda et Carlos Briceño viennent d’une lointaine contrée sauvage, à des milliers de kilomètres de la France…Plus précisément de l’époustouflante région de l’Auricanie au sud du Chili, une destination nature très prisée par les amateurs de tourisme d’aventure pour son exceptionnel environnement, entouré de volcans enneigés, lacs aux eaux limpides, vertigineuses cascades, luxuriantes forêts primaires et relaxantes eaux thermales. Nul doute que ce cadre naturel unique les a indéniablement inspiré pour impulser le tourisme régénératif dans et en dehors de leurs frontières.

Après des années d’expérience d’accompagnement de projets de tourisme durable comme consultants de Camina Sostenible, ils se rendent compte que les efforts pour soutenir le tourisme durable finissent par s’essouffler dans le temps. Ils se rendent à l’évidence : l’heure est venue de repenser leurs pratiques. Ils commencent alors à travailler le concept de culture organisationnelle et d’identité d’entreprise tout en s’inspirant des principes du développement régénératif. Ce concept apparu dès 2006 dans un article de l’architecte Bill Reed du Regenesis Group intitulé “Changeant nos modèles mentaux” invite à transcender les principes du développement durable, terme devenu trop galvaudé et perçu comme une vision trop mécaniste.

Le terme de Cultures Régénératives fut ensuite approfondi par Daniel Wahl dans son livre “Designing Regenerative Cultures» dans lequel il explore la manière dont nous pouvons comprendre les crises que nous traversons et comment nous pouvons envisager notre futur, en sortant de nos schémas de pensée habituelle pour ré-organiser nos sociétés afin de protéger, conserver et valoriser les ecosystèmes qui soutiennent nos vies. Il présente des principes-clés pour les organisations et individus pour faire évoluer leur mode de pensée par une approche systémique et régénérative du fonctionnement de nos sociétés.

En décidant de l’appliquer au secteur touristique, Martin et Carlos lancent de dynamiques ateliers de formation au tourisme régénératif en s’inspirant du biomimétisme, cette démarche d’imitation de la nature qui consiste à reproduire les propriétés essentielles d’un système biologique pour apporter des améliorations concrètes au design de produits, technologies ou structures d’architecture.

L’approche novatrice de cette formation particulière repose sur un apprentissage évolutif qui s’articule autour de quatre axes principaux: la compréhension des organisations vivantes avec une analyse de leur fonctionnement en termes d’identité, de vision, de culture et de pratiques; la création d’expériences touristiques uniques fondées sur la relation avec soi-même, les autres et la nature pour faciliter le process de régénération et de transformation du voyageur; le design écologique inspiré du biomimétisme et de bonnes pratiques durables et l’art de transmettre un leadership régénératif qui permet de faire éclore la créativité et l’engagement des personnes au sein de leurs organisations pour retrouver leur identité et leur sens profond.

Suite et Source : Le tourisme de demain sera-t-il régénératif ?

Faly Rasaminana, DG de Faly Hordea et Rindra Rakotondrahova, PDG de SCRIMAD GROUP, sont à l’origine du label de qualité aujourd’hui nommé « Sustainable Madagascar ». Initié en 2006 sous le nom de HOREB (hygiène, organisation et restauration de l’environnement et de la biodiversité), le label soutient les producteurs malgaches vers une professionnalisation des méthodes et une compétitivité telles que les produits exportés du pays peuvent atteindre les marchés internationaux. C’est par ailleurs déjà le cas auprès de Rungis, le plus grand marché de produits frais au monde.

Derrière l’appellation Sustainable Madagascar, il y a la promesse de produits de bonne qualité et durables, en d’autres termes : des denrées dont la commercialisation est l’aboutissement d’une chaîne de production soucieuse de l’environnement et des conditions économiques et sociales des agriculteurs partenaires. Les produits agricoles ainsi étiquetés respectent des normes aussi strictes que  le Label agriculture biologique ou le Label Fairtrade. Ce sont les produits phares du pays : grains secs, vanille, litchi, épices, etc.

Au pays, les acteurs de la restauration, de l’hôtellerie ainsi que les ménages pourront bénéficier d’épices, fruits, légumes ou grains du terroir soigneusement récoltés et de qualité exceptionnelle. Les aliments labellisés sont non seulement riches en valeurs nutritionnelles et sains, mais possèdent aussi un calibrage et une esthétique dignes du marché international.

Source : Les produits Malgaches gagnent en qualité grâce au label Sustainable Madagascar