Environnement : “c’est un sujet qui va conditionner l’avenir de notre profession”, selon Michel Salaün

Le sur-tourisme, le transport aérien et maintenant la croisière sont montrés du doigt depuis quelques mois. En cause : leur impact sur l’environnement et leur implication dans le réchauffement climatique. Comment se positionnent les professionnels du tourisme et leur entreprise face à cette vague verte ? Nous leur avons posé la question. Aujourd’hui, la parole à Michel Salaün, PDG du Groupe Salaün.

TourMaG.com – Avec la montée en puissance de “l’avion bashing”, avez-vous honte de prendre l’avion cet été ?

Michel Salaün : Non je n’ai pas honte de prendre l’avion même si, concernant les déplacements en France, nous privilégions le train, quand cela est possible.

Il ne faut pas oublier que le transport aérien est absolument indispensable : à la bonne santé économique des territoires tout d’abord mais aussi indispensable à l’activité touristique. Or, le tourisme représente 12% en moyenne du PIB mondial, ce qui correspond à des millions d’emplois à travers le monde !

Ensuite, bien entendu, il est de la responsabilité de chacun, les professionnels du tourisme notamment, de prendre conscience de l’impact écologique généré par les vols et de trouver les solutions pour rendre les voyages neutres.

TourMaG.com – Sur-tourisme, pollution du transport aérien, des croisières… Le tourisme a été pointé du doigt cette année. Pensez-vous que 2019 est une année charnière en matière de prise de conscience du grand public et des professionnels ?

Michel Salaün : Il est clair qu’on sent aujourd’hui une sensibilité très accrue sur ces sujets et pas seulement dans le domaine du tourisme. Cette prise de conscience est une très bonne nouvelle pour la planète

Dans notre domaine, l’enjeu est surtout de bien informer les gens pour qu’ils voyagent en toute conscience, dans le respect de la planète et des populations. Je crois que les voyageurs sont de plus en plus attachés à cela : donner du sens à leur voyage.

TourMaG.com – En quoi le réchauffement climatique est-il un sujet majeur pour vous ?

Michel Salaün : C’est un sujet important car les solutions trouvées à cette menace conditionneront l’avenir de notre profession. Il est donc essentiel de mobiliser nos consciences et nos énergies dès à présent afin d’inverser ensemble le cours des choses.

TourMaG.com – Pensez-vous qu’il faille revoir la façon dont on consomme « le tourisme » ?

Michel Salaün : Certainement. La libéralisation sans limite du tourisme et l’émergence des nouveaux pays émetteurs de voyages ont provoqué des sur populations dans certaines régions et sur certains sites. Ce qui peut être catastrophique à long terme.

Pour notre part, nous travaillons sur ce sujet avec nos réceptifs et nos guides de manière à ce que, sur place, ils évitent les « pièges à touristes », qu’ils partagent avec nos voyageurs leur culture et leurs valeurs et qu’ils leur offrent une découverte plus originale et plus respectueuse.

Mais nous irons encore plus loin prochainement avec une nouvelle offre de circuits que nous avons déjà beaucoup de plaisir à imaginer et dans lesquels beaucoup de gens se retrouveront.

TourMaG.com – Et comment l’appliquez-vous ou qu’envisagez-vous pour votre entreprise ? 

Michel Salaün : Depuis longtemps déjà nous avons mis en place, dans plusieurs pays, des opérations solidaires permettant aux populations concernées de bénéficier et de maîtriser des projets culturels, écologiques ou économiques. Ces opérations sont visitées par nos voyageurs et très appréciées par eux car elles leur permettent une vraie rencontre avec la population.

Concernant notre empreinte carbone, nous avons commencé par réaliser en 2017 (sur la base de l’année 2016) un bilan carbone de Salaün Holidays pour faire le point sur nos émissions ; les émissions commerciales (générées par les vols principalement) représentant 97 % de nos émissions totales.

Nous envisageons d’absorber totalement nos émissions administratives d’ici fin 2020 et avons déjà commencé à le faire via des actions de reboisement en Bretagne avec Ecotree. Nous avons en effet déjà planté 2500 arbres dans notre région. C’est très bien mais encore insuffisant en terme d’absorption et nous devons donc aller plus loin !

Parallèlement, concernant nos émissions commerciales, nous avons entrepris un partenariat avec Air France concernant la plantation à Madagascar de 57 000 arbres. Une belle opération avec une compagnie qui nous est chère puisque la majorité de nos vols est assurée par Air France et que nous entretenons de très bonnes relations de partenariat.

Considérant que nous escomptons d’ici 2025, conformément aux exigences de notre label ATR , d’absorber la totalité des émissions commerciales de Salaün Holidays, nous envisageons de mener ensemble de nouvelles opérations de reforestation.

Source : Environnement : “c’est un sujet qui va conditionner l’avenir de notre profession”, selon Michel Salaün

Tourisme durable, 125 établissement labellisés Clef Verte au Maroc

L’écolabel Clef verte gagne du terrain au Maroc! À fin juin dernier, la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement et ses partenaires du jury national Clef verte ont labellisé 38 établissements touristiques supplémentaires (hôtels, villages de vacances, maisons d’hôtes, auberges, gîtes, fermes d’hôtes, etc.), ce qui porte le nombre total d’établissements touristiques labellisés au Maroc à 125. Comparé à l’année dernière où le nombre d’attributions de nouveaux labels n’était que de 4, l’année 2019 est une très bonne année. En effet, en l’espace d’une année, le taux de labellisation a pratiquement été multiplié par 10, ce qui témoigne d’un intérêt grandissant des établissements touristiques pour cette distinction écologique.

Marrakech s’est encore distinguée

En attendant la publication officielle des statistiques sur les derniers établissements labellisés, il faut noter que «par région, c’est encore une fois Marrakech qui a enregistré le plus grand nombre de labellisés. Tandis que par catégorie d’établissement, ce sont les hôtels qui ont ravi la vedette aux autres», a déclaré une source proche du dossier qui explique qu’il y a encore du travail, beaucoup de travail à faire pour convaincre le plus grand nombre. Pour illustrer ses propos, celle-ci a notamment déclaré qu’au Maroc, il y a actuellement 2.120 hôtels toutes catégories confondues en service et que Marrakech compte à elle seule 1.300 maisons d’hôtes, dont 40% appartiennent à de grands groupes et 60% à des particuliers. «Ce sont ces particuliers-là qui posent problème. Ils refusent de jouer le jeu, parce que la plupart d’entre eux sont dans l’informel», affirme-t-elle. En tous cas, la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement et ses partenaires déploient plusieurs moyens pour pousser tous les propriétaires d’établissements touristiques, quels qu’ils soient, à intégrer la dimension environnementale dans leur gestion quotidienne. L’écolabel Clef verte a été a notamment été mis en place pour sensibiliser les acteurs de l’hébergement touristique à la réduction de l’impact de leurs activités sur l’environnement et sur leur territoire, ce qu’ils peuvent faire en accroissant l’utilisation des méthodes respectueuses de l’environnement et durables pendant la gestion quotidienne de leurs établissements et réduire ainsi l’utilisation globale des ressources, mais aussi en sensibilisant leurs clients, leurs personnel et fournisseurs chez qui ils peuvent également créer des changements de comportement.

Source : Tourisme durable, 125 établissement labellisés Clef Verte au Maroc

Finnair opère ses premiers vols à base de biocarburants

Finnair, la compagnie aérienne finlandaise, annonce le lancement de ses premiers vols opérés à base de biocarburants dès cette semaine. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de son programme « Push for Change » visant la réduction des émissions carbone. Aujourd’hui et mercredi prochain, le vol quotidien Finnair au départ de San Francisco et à destination du hub de la compagnie à Helsinki sera opéré grâce à un mélange de carburants comprenant 12% de biocarburants. Cela permettra la réduction des émissions totales de CO2 de ces deux vols d’environ 32 tonnes.

À San Francisco, Finnair s’est associée à SkyNRG et World Energy pour produire ce carburant ; Shell Aviation a également contribué au projet en fournissant un soutien logistique. Ce biocarburant durable est fabriqué à partir d’huile de cuisson usagée collectée en Californie, ce qui n’interfère donc pas avec la production alimentaire ou l’industrie agricole.

Arja Suominen, SVP Communications & Corporate Responsibility chez Finnair, a déclaré :

« Le lancement de l’initiative Push for Change a été une étape essentielle pour Finnair afin d’offrir à nos passagers la possibilité de compenser ou de réduire facilement les émissions carbone générées pendant leur voyage. Les premiers résultats de cette démarche ont été très concluants et nous sommes ravis d’aller encore plus loin avec ces deux vols utilisant du biocarburant, entièrement soutenus par les contributions « Push for Change ». Naturellement, nous espérons que les voyageurs utiliseront de plus en plus ce service à l‘avenir. »

Push for Change

Lancé par Finnair en janvier 2019, ce service est destiné à impliquer les voyageurs sur les effets des émissions de CO2, répondre aux problématiques environnementales mais également aux attentes des passagers désireux de s’engager dans une démarche éco-responsable. Pour cela, la compagnie propose à ses passagers – sur la base du volontariat – de régler une « taxe de compensation » lors de l’achat d’un billet, directement via son site internet.

La taxe de compensation s’élève à 1€ pour un vol aller-retour en Finlande, à 2€ pour un vol aller-retour en Europe et à 6€ pour un vol intercontinental. Le calcul de ces redevances est basé sur la moyenne des émissions générées lors d’un vol et sur le coût nécessaire à la réduction d’une tonne d’émission de CO2 dans le cadre du projet soutenu par Finnair.

Finnair propose ainsi à ses passagers de s’impliquer, aux côtés de la compagnie et s’ils le souhaitent, dans un projet écologique au Mozambique visant à réduire la consommation de charbon ou, au choix, soutenir le développement des vols utilisant des biocarburants.

Des informations complémentaires sur l’initiative « Push for Change » de Finnair, notamment sur les options d’achat de biocarburant pour de futurs vols ainsi que sur les projets certifiés permettant de compenser les émissions de carbone, sont disponibles sur le site « Push for Change » de Finnair.

Source : Finnair opère ses premiers vols à base de biocarburants

Costa créé une rubrique développement durable pour les agents de voyages

Face à la poussée du « cruise bashing » Costa a créé un nouvel onglet consacré au développement durable sur sa plateforme BtoB Costa Extra.

Cette rubrique a pour but de mettre en avant les principaux objectifs et projets concrets de développement durable, dérouler les résultats déjà obtenus et mettre en avant les efforts faits par la compagnie dans ce domaine. L’idée est de donner aux agents de voyages tous les arguments utiles pour continuer à vendre des croisières en soulignant aussi les initiatives vertueuses.

Promouvoir un tourisme responsable, repenser la question de l’alimentation de manière durable , expliquer la transition eco – énergétique des navires de croisière, présenter le Costa Smeralda, premier navire au gaz naturel liquéfié et expliquer le GNL, mettre en avant les programmes liés au recyclage à bord, etc. A chaque fois, un lien renvoie vers le dernier rapport DD sur la plateforme en ligne dédiée. Celui de 2018 vient d’être publié. Régulièrement mis à jour, il permet de suivre l’avancement des programmes et les initiatives en cours. « De plus en plus de clients font aujourd’hui le choix d’achats responsables. Montrer à nos partenaires et à nos clients notre engagement et notre réelle conscience des enjeux peut donc nous aider à faire la différence volet dans leur travail. Nous avons choisi de mettre au coeur de nos projets des valeurs en lesquelles nous croyons et de façonner notre compagnie en fonction de l’avenir de la planète. Pour nous, pour nos enfants et surtout pour les hôtes de nos navires. » a expliqué Stefania Lallai, directrice du développement durable de Costa.
Source : Costa créé une rubrique développement durable pour les agents de voyages

Tourisme durable : 10 hôtels labellisés Green Globe en Europe

Voyager est pour beaucoup d’individus une véritable passion. Malheureusement, il n’est pas toujours évident de l’accorder avec des principes écologiques. En effet, le tourisme est responsable d’une grande partie de la pollution mondiale et des dérèglements climatiques. Pour pallier à cela, certains organismes ont mis en place des labels qui permettent de connaître les campings et hôtels qui respectent l’environnement et qui s’engagent être durables. Green Globe est l’un d’entre eux. Découvrez 10 superbes hôtels labellisés Green Globe à travers l’Europe.

1. L’Apogée Courchevel, France

L’Apogée est un hôtel cinq étoiles situé au cœur des pistes de la fameuse station de ski Courchevel dans les Alpes. Il s’agit ainsi d’une destination privilégiée entre luxe et sport d’hiver, le tout dans une logique de durabilité écologique.

2. Eyja Guldsmeden Hotel, Islande

Cet hôtel de la ville de Reykjavík fait partie des plus beaux d’Islande ! Grâce à son style nordique et ses prestations exceptionnelles, il attire de nombreux touristes chaque jour. En plus de cela, il est labellisé par Greenglobe, ce qu’il signifie qu’il s’engage à être responsable vis-à-vis de l’environnement. Malheureusement, cette destination est très chère, elle mérite cependant le détour. Trouvez vos billets au meilleur prix en utilisant un comparateur de vols comme Easyvols. Il existe de nombreux comparateurs de prix des billets d’avion sur le web, mais Easyvols compare les tarifs de 770 compagnies différentes en temps réel, des plus petites aux plus importantes.

3. Lefay Resort & SPA Lago di Garda, Italie

Cet hôtel promet à ses clients des prestations de qualité grâce à ses équipements, son ambiance calme et sa dimension naturelle. Bien entendu Lefay Resort & SPA Lago di Garda accorde beaucoup d’importance à son environnement, qui est l’une des principales valeurs de l’entreprise.

4. Villa Dubrovnik, Croatie

Cet hôtel labellisé par Greenglobe est le plus remarquable dans la région de Dubrovnik en Croatie. Vous ne pourrez être qu’admiratif devant une architecture de la sorte dans un décor de rêve. Tout en étant un peu à l’écart de l’agitation touristique, cet hôtel avec accès direct à la mer est à seulement quelques minutes de la vieille ville à pied, en voiture ou encore en bateau.

5. InterContinental London Park Lane, Royaume-Uni

Cet hôtel de haut standing vous garantit une expérience luxueuse dans le centre-ville de Londres. Il est parfois difficile d’allier le très haut de gamme avec le respect de l’environnement, mais l’INterContinental London Park Lane le fait à merveille !

6. Manon les Suites, Danemark

Manon les Suites vous réserve de bien belles surprises. Grâce à un cadre intimiste et à une décoration chaleureuse, il y a tout pour se sentir bien dans cet hôtel de Copenhague. Pour sublimer encore plus le lieu grâce à ses principes, l’hôtel Manon les Suites s’engage à respecter les critères de durabilité pour l’environnement. Les vols pour les pays nordiques pouvant être chers, nous vous conseillons de consulter Easyvols afin de réaliser un maximum d’économies.

7. Club Med Gregolimano, Grèce

Vous connaissez certainement le Club Med qui est réputé pour ses hôtels et villages de vacances de qualité. On en retrouve à travers le monde et certains d’entre eux sont labellisés par Greenglobe. Nous avons sélectionné celui de Gregolimano en Grèce puisque son cadre est tout simplement à couper le souffle.

8. Monte Carlo Bay Hotel & Resort, Monaco

Les hôtels Monte Carlo sont réputés pour leur prestige. À Monaco, il est très difficile de passer à côté du luxe et de l’extravagance. Mais cela n’est pas toujours antonyme d’irrespectueux de la planète puisque certains hôtels de la principauté comme le Monte Carlo Bay Hotel & Spa ,arrivent très bien à respecter leur engagement de durabilité.

9. Grand Hotel Wien, Autriche

Cet hôtel labellisé du XIXe siècle mérite ses cinq étoiles puisqu’il est véritablement magique. Pour des nuits paisibles et un séjour inoubliable en Autriche, le Grand Hotel Wien saura vous satisfaire.

10. Bohinj ECO Hotel, Slovénie

Situé à proximité du parc national de Triglav, Bohinj ECO Hotel est très apprécié par ses visiteurs grâce à son standing, mais également pour son aspect durable. En effet, cet hôtel slovaque tente de faire des efforts pour préserver au maximum l’environnement et sensibiliser ses clients puisqu’il s’agit du premier hôtel écologique de Slovénie.

Source : Tourisme durable : 10 hôtels labellisés Green Globe en Europe

 

Plus d’informations sur Green Globe à Madagascar en cliquant ICI

France. Ils sont hôteliers, restaurateurs, et ont décidé de s’engager pour le durable…

Où en est-on côté durable dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration ? Quelles sont les avancées réelles ? Lors d’une table ronde organisée par l’Ecole française de gastronomie et de management hôtelier Ferrandi Paris, un panel de professionnels du tourisme, chercheurs et consultants ont détaillé les nombreuses mesures concrètes qu’ils ont mis en place pour aller au-delà des déclarations de bonne intention et montrer qu’ il est aujourd’hui possible de combiner rentabilité économique, professionnalisme, plaisir, et développement durable !

Le plaisir avant tout !

Il faut le répéter, le scander, le marteler, le plaisir avant tout – quand le durable n’est pas antinomique du bien être et du bien-manger. Restaurateurs engagés, François Pasteau (L’Epi dupin) et Simon Auscher (Tannat et Anna) n’ont cessé de le rappeler. C’est avant tout une belle assiette garnie concoctée avec de bons produits, frais, de saison, parfois venus d’un potage partenaire ou personnel, qui va garantir la fidélité du client. Quant au durable, on peut ou pas communiquer sur ses actions, mais ce n’est pas l’argument premier. Et certains ont plus la fibre que d’autres… François Pasteau : « J’avais ça dans mon ADN, une éducation, des valeurs familiales, mais il faut rappeler qu’en 1978, quand je suis entré dans le métier, de nombreux chefs travaillaient avec cet esprit, en respectant le produit. Je continue ainsi et je le transmets à mes équipes. Mais attention, je ne suis pas un intégriste du durable, on fait au mieux, avec nos propres contradictions. » Simon Auscher : « Je crois que ça a basculé le jour où on a reçu des oignons du Maroc, là on s’est dit stop, et on a décidé de travailler avec des produits locaux en choisissant la solution d’un potager bio partagé avec l’association Tomato & Co. Ils sont à moins d’une heure de Paris et on peut ainsi contrôler notre carte. » L’Epi Dupin aussi, avait fait le choix du potager Tomato & Co mais à la longue, cela s’est avéré trop cher et il a préféré se tourner vers d’autres fournisseurs.

Durable, oui, mais rentable, envers et contre tout !

Car l’équation est complexe, hôteliers et restaurateurs sont en permanence sur un fil, pris entre le plaisir client, l’exigence économique, et l’envie de faire au mieux pour la planète. Et les chiffres sont là, rappelés par Ophélie Mugel, enseignante chercheuse à Ferrandi : le tourisme au niveau mondial représente  8% des GES (gaz à effet de serrre). Une nuit d’hôtel 10,5 kg de CO2… Il y a urgence. Mais comment faire ? General Manager du Marriott Renaissance Arc de Triomphe, Solveig Herth explique  que leur bête noire reste le plastique. « Nous n’avons pas encore trouvé d’alternative aux bouteilles d’eau en plastique, indispensables pour nos clients qui paient entre 400 et 700 € la nuitée. Mais, avec 7 000 hôtels dans le monde, près d’un million de chambres, je vous laisser imaginer le nombre de bouteilles. On réfléchit sérieusement à une autre solution, également recevable pour nos clients. » Et si le groupe hôtelier est aussi préoccupé, c’est qu’il a d’ores et déjà une politique proactiveen matière de développement durable, avec la valorisation de ses déchets alimentaire par Moulinot, un partenariat avec WWF autour de la pêche durable, la mise en place de l’étiquette environnementale avec Betterbly tourism et de nombreuses actions et mobilisations  de ses équipes internes (courses d’orientation autour de collectes de déchets, footing utiles, etc.). Solveig Herth : « La mise en place de l’étiquette environnementale implique une analyse poussée de nos chambres (15% !), de nos produits, de nos consommations. Nous avons ainsi identifié qu’au petit-déjeuner, 30% de nos coûts venaient des fruits frais, que nous avons choisi de présenter différemment. Surtout, grâce à cet investissement, nous avons gagné 33 000 € en énergie non dépensée. » Un chiffre confirmé par Hubert Vendeville, CEO de Betterfly tourisme, rappelant que l’intérêt de la démarche, au-delà de la note délivrée par l’étiquette (pas toujours flatteuse au départ), aide avant tout à optimiser ses coûts dans le sens du durable : « En moyenne, nous pouvons aider à optimiser les coûts à hauteur de 83 centimes par client, soit 1,66 € par chambre. Pour un groupe comme le Marriott où il est question d’un million de nuitées par an, on arrive effectivement à une échelle comprise entre 20 000 et 40 000 € d’économie. »

Labels ? Oui ou non ? Tout est possible !

Toutefois, le groupe Marriott a fait le choix de ne pas afficher ses labels. Il préfère se concentrer sur l’animation de ses équipes et des actions concrètes. C’est au-delà du client. A l’Epi Dupin, François Pasteau a quant à lui fait le choix de se passer des labels. « Je ne fais pas la course au label, mais j’opte pour des produits de saison, de proximité, et je l’utilise de A à Z. On préfère payer plus cher le produit mais mieux le valoriser. Par exemple, je vais récupérer le jus de cuisson de mes causses de petits pois pour faire un sorbet. Il faut être inventif ». Ce qui ne l’empêche pas d’être également très investi, notamment à travers la présidence d’Ethic Ocean, association qui a fait de la pêche durable le cœur de son action avec, chaque année, l’édition d’un guide des espèces. Simon Auscher, en revanche, a réalisé avec le label Ecotable qu’il y avait une clientèle sensible au durable qui venait aussi pour cela : « Les clients sont en attente du durable. On reçoit des personnes qui viennent pour le label et nous ont connu par Ecotable. Je n’avais jamais vu ça avant. » Et chez Tannat et Anna aussi, les actions concrètes sont nombreuses : réception de carcasses d’animaux ou de bêtes entières pour éviter la prolifération du plastique des emballages sous vide, recyclage des déchets en énergie, mise en place d’un menu végétarien, etc.

Et demain d’autres encore pour s’engager ?

Une chose est donc bien claire, les choses bougent dans l’hôtellerie et la restauration et ce, concrètement ! Les plus avant-gardistes ont bien compris que le client du moment apprécie ceux qui se démènent pour le développement durable. Évidemment, la route est encore longue, l’engagement demande du temps, n’exclut pas les contradictions, refuse l’intégrisme, s’envisage en paliers, en marges de progression. François Pasteau : « Il faut rester honnête. On a tous nos contraintes, nos contradictions. A l’inter saison, j’ai des radians sur ma terrasse, je n’ai pas le choix, même si ce n’est pas économe en électricité. En revanche, je trie mes biodéchets, et cela me coûte 250 € de taxe d’ordure ménagère par an à laquelle s’ajoutent 400 à 500 € par mois de valorisation. » Et puis, comme le rappelle Ophélie Mugel, il faut faire envie aux consommateurs, rendre l’alimentation durable sexy. Or, le client d’aujourd’hui est un être « fragmenté, pris entre recherche d’expériences, envie de bien-être mais courant toujours après le temps… Pas facile pour les professionnels de s’adapter à autant de paramètres. Dans la salle, une question fuse, une jeune fille travaille chez un traiteur et s’interroge sur comment trouver des fournisseurs responsables pour des produits calibrés quand les commandes arrivent du jour au lendemain. La contrainte de l’immédiateté complique la donne. Simon Auscher propose d’essayer un maraîcher bio à Rungis. François Pasteau relève avec la malice l’utilisation du mot « calibré » pour définir les produits. « Attention, précise-t-il, c’est à l’homme à s’adapter à la nature, pas l’inverse. » C’est si juste, même s’il faut se réjouir que toute la chaine jusqu’aux traiteurs comment à s’interroger et à trouver des solutions plus durables. Oui, la route est encore longue, mais déjà, les chemins de traverse se multiplient !

Source : Ils sont hôteliers, restaurateurs, et ont décidé de s’engager pour le durable…

Tourisme durable : Pourquoi les professionnels du tourisme doivent agir ?

Il n’y a pas un jour où on ne parle pas d’une information sur le respect de l’environnement. Et les entreprises de tourisme sont particulièrement visées. Elles doivent également démontrer les efforts entrepris pour un meilleur environnement. Si le sur-tourisme est réel dans certaines villes ou monuments, il faut bien reconnaître que le « bashing » sur le tourisme est parfois irréaliste.

Qu’est-ce que le sur-tourisme ?

Le sur-tourisme n’est pas un problème nouveau. On a même repris, en 2012, un terme anglais qui semble plus expressif : «  l’ over-tourisme ». Il a commencé à faire les gros titres durant l’été 2017.

Ce n’est pas en raison de l’augmentation du nombre de touristes, qui n’avait pas été particulièrement spectaculaire. Ce phénomène a été produit par une soudaine réaction des habitants des endroits concernés.

Airbnb a d’ailleurs été utilisé comme un bouc émissaire car des milliers de lits ont été soudainement mis à disposition dans des villes et villages du monde entier, sans aucune sorte de planification.

Les chambres s’ouvrent dans des quartiers déjà saturés et, à mesure que le concept de partage de la maison devient de plus en plus commercialisé, la demande d’appartements signifie que les loyers sont augmentés et que les populations locales sont chassées.

Si Airbnb a été un détonateur, il est loin d’être le principal acteur.

Au contraire, il s’agit plutôt d’un symptôme de sur-tourisme que de l’une des causes principales. Les gouvernements locaux et nationaux et les offices de tourisme pensent depuis longtemps « que plus c’est mieux ».

Une année touristique «réussie» est généralement considérée comme une année au cours de laquelle le nombre de touristes a considérablement augmenté.

Peu importe que ces chiffres concernent les passagers de navires de croisière, de clients d’hôtel, de routards ou de visiteurs haut de gamme; le nombre est tout ce qui compte.

Les autorités locales n’ont pas voulu prendre de mesures afin de limiter le nombre de visiteurs de quelque manière que ce soit.

Un autre sujet sur l’over-tourisme est le transport low-cost

La disponibilité des vols bon marché ont particulièrement saturé l’Europe ces dernières années. Il est souvent moins cher de voyager en avion de Paris à Barcelone que de prendre un train de Paris à Nice.

Les compagnies aériennes, dites régulières, suivent sur le plan tarifaire en imposant comme les compagnies low-cost le bagage enregistré ou le siège. Mais il faut avouer que ce n’est pas en taxant le coût du kérosène que nous trouverons une solution.

Les nouveaux avions consomment nettement moins qu’auparavant. L’émergence de carburants moins polluants devrait réduire la pollution. Par ailleurs, si on reste encore sceptique sur un appareil volant à l’électricité, les ingénieurs trouveront la solution un de ces jours.

L’ over-tourisme » touche de célèbres lieux dans le monde

Certaines destinations font la une sur l’over-tourisme. On pense immédiatement à Venise ou Barcelone. On peut voir dans le monde des mesures pour limiter le trop plein de touristes.

Par exemple, la Chine a annoncé qu’elle limiterait les visites dans la section la plus populaire de la « Grande Muraille » afin de lutter contre la surpopulation touristique.

Pour cela, la vente de billets et de réservation en ligne sera lancée. Cette section de la Muraille a accueilli environ 10 millions de touristes l’année dernière, atteignant plus de 80 000 visiteurs par jour.

Un autre exemple est à signaler en Inde. Le célèbre Taj Mahal devrait imposer une limite de trois heures aux visites touristiques afin de lutter contre les problèmes de surpeuplement.

Le mausolée peut accueillir jusqu’à 50 000 touristes par jour et environ sept millions de personnes visitent le site chaque année.

Certaines villes, opérateurs, compagnies aériennes commencent à agir…

Désormais, beaucoup d’acteurs du tourisme agissent aussi bien pour l’environnement que pour l’aide aux populations locales. Certaines villes comme Barcelone, Venise ou Dubrovnik commencent à agir car les habitants (leurs électeurs) s’agitent.

Venise par exemple va faire payer aux touristes une taxe d’entrée. Mais dans le même temps traîne pour proposer une solution aux navires de croisières. On interdit certaines plages célèbres comme Maya Bay en Thaïlande.
Mais les autorités ont beaucoup de difficultés à agir car le tourisme est bon pour le commerce, pour les hôtels et bon pour le PIB.
Certaines entreprises veulent adopter une attitude responsable comme Air France, TUI et bien d’autres.

Air France a voulu marquer le coup

Air France a fait une annonce qu’on reprit tous les médias sur ses efforts environnementaux. La compagnie aérienne a annoncé aujourd’hui sa décision d’éliminer 1 300 tonnes de plastique à usage unique.

Elle a également promis d’éliminer 210 millions d’articles en plastique à usage unique d’ici fin 2019. Ils seront remplacés par des alternatives durables sur tous les vols. C’est bien. Mais si on réfléchit un peu, on voudrait savoir ce qui est fait pour remplacer le kérosène !
En attendant, les constructeurs produisent des avions de moins en moins gourmand.

TUI tente le tourisme durable depuis plusieurs années

En 2018, 9,2 millions clients TUI ont séjourné dans des hôtels dotés d’une certification de durabilité reconnue. Par rapport à l’année précédente, ce nombre a augmenté de 12 %.

Les hôtels certifiés émettent en moyenne 10 % moins de CO2 par jour que les installations classiques. Ils produisent 24 % moins de déchets, consomment 19 % moins d’eau douce et utilisent 23 % plus d’électricité verte. Au total, 81 % des hôtels et centres de villégiature TUI ont déjà passé une certification de durabilité en 2018. À la fin de 2018, le groupe TUI était parvenu à éviter l’utilisation de 140 millions de pièces de plastique jetable. Les hôtels ont pu se passer de 112 millions d’articles en plastique.

Les émissions des compagnies aériennes de TUI ont chuté

Selon TUI, les compagnies aériennes du groupe figurent déjà parmi les compagnies les plus éco-énergétiques. Cette affirmation vient d’une organisation allemande « atmosfair » qui contribue activement à la réduction des émissions de CO2 en promouvant, développant et finançant les énergies renouvelables dans plus de 15 pays du monde.

Cette organisation compare les 200 plus grandes compagnies aériennes du monde. TUI Airways (UK) a de nouveau pris la première place du classement, TUI fly (Allemagne) a obtenu la quatrième place.

En outre, TUI s’efforce en permanence d’améliorer encore l’empreinte environnementale du secteur des croisières, par exemple en investissant dans de nouveaux navires éco-énergétiques. Entre 2015 et 2018, les émissions de CO2 ont été réduites de 11,7 % par nuit/passager.

ATR : Agir pour un tourisme responsable

Depuis 2004, ATR rassemble les professionnels du voyage engagés dans un tourisme à visage humain. Les professionnels du tourisme, membres actifs de l’association, s’impliquent dans leurs actions ; ils affirment et mettent en œuvre les valeurs d’ATR en :
– encourageant le développement d’un tourisme qualitatif et responsable ;
– favorisant une répartition plus juste des retombées économiques entre tous les acteurs du voyage ;
– faisant respecter et valoriser le patrimoine culturel et naturel ;
– diffusant une information claire et sincère aux voyageurs recherchant authenticité, qualité et respect des personnes et des sites ;
– participant aux actions du collectif.

L’association ATR a développé un système d’évaluation externe de l’engagement des opérateurs de voyage souhaitant non seulement agir pour un tourisme responsable mais aussi faire la démonstration de leur engagement. Les opérateurs de voyage engagés sont donc invités à apporter la preuve des actions effectivement mises en place pour un tourisme responsable puis à faire contrôler ces preuves par un organisme de garantie compétent et indépendant.

Plusieurs entreprises ont adhéré à cette association dont bien sûr le groupe Voyageurs du Monde mais également de grands voyagistes comme TUI, Thomas Cook, Les Ateliers du voyage ou Nomade. On vous en dit un peu plus sur le groupe Salaün.

Salaün Holidays d’engage depuis longtemps dans le tourisme durable par des actions multiples

C’est donc tout naturellement qu’il a adhéré, dès 2016, à l’association ATR (Agir pour un tourisme responsable) qui regroupe de nombreux acteurs du tourisme soucieux d’améliorer l’impact de leur activité sur la planète et ses habitants.

Michel Salaün indique : « Pour faire
reconnaître notre engagement, et apporter la preuve que les beaux discours sont ancrés dans une réalité bien concrète, nous nous sommes lancés parallèlement dans la préparation de la labellisation ATR en structurant notre démarche RSE et nos actions de tourisme responsable ».

Salaün Holidays agit dans 6 pays : soutien d’associations ou de projets à visée environnementale, réalisation de son bilan carbone, plantation d’arbres….

Les hôteliers traînent les pieds

Si les clients ne sont pas très nombreux à choisir absolument un eco-hôtel ; la plupart des hôteliers ne semblent pas être très en pointe sur la question environnementale. C’est d’ailleurs très énervant d’entrer dans une salle de bain, où systématiquement, on vous propose de garder votre serviette de bain pour contribuer à l’environnement. Une majorité d’hôtels applique cette formule que pour économiser le lavage et le changement de serviette.

Pourquoi ne pas sensibiliser le client en lui offrant un avantage chaque fois qu’il gardera sa serviette de bain ? On y croirait un peu plus. En
attendant, certains groupes font sérieusement le travail. C’est le cas de « Nordic Choice Hotels »

Des mesures concrètes dans ce groupe hôtelier scandinave

Nordic Choice Hotels, l’un des plus grands groupes hôteliers de Scandinavie (comprenant des chaînes telles que Clarion Hotel , Comfort Hotel et Quality Hotel), reconnaît qu’en faisant partie de la société, ils contribuent par défaut à alourdir l’environnement. Mais au lieu de simplement réfléchir à cette question, ils en ont pris la responsabilité et ont décidé de faire partie de la solution, en fixant des normes élevées pour tous leurs hôtels et partenaires.

La promesse contribue non seulement à la réduction de l’impact environnemental de chaque propriété grâce à des mesures durables, mais elle encourage également l’engagement positif du personnel et rend les invités heureux.

Par exemple, la certification ISO 14001 de tous les hôtels de la chaîne s’engage dans l’amélioration du traitement des déchets, la consommation d’énergie et l’utilisation de l’eau.
L’objectif inclut les options alimentaires durables (telles que les politiques sur les espèces inscrites sur la liste rouge, l’écologie, l’huile de palme durable et le gaspillage alimentaire), ainsi que le commerce éthique et les initiatives locales dans chaque hôtel.

Source : Tourisme durable : Pourquoi les professionnels du tourisme doivent agir ?

Verdir le tourisme bleu : la nécessaire transition vers un tourisme côtier et maritime durable pour protéger nos océans et le climat

Un nouveau rapport, qui sera présenté lors du Blue Tourism Forum qui se tiendra à Paris le 20 juin 2019, souligne la nécessité d’améliorer le suivi, la coopération et les schémas de gouvernance entre l’industrie du tourisme, les décideurs et les communautés locales, afin de réduire considérablement l’impact du tourisme côtier et maritime sur l’environnement, en particulier sur les ressources océaniques, aériennes, terrestres et aquatiques, tout en assurant sa résilience aux événements climatiques et en augmentant sa contribution au développement durable.

Représentant 10% du PIB mondial et de l’emploi, les voyages et le tourisme constituent l’une des plus grandes industries du monde, soutenue par une croissance de 3,9% en 2018, bien au-dessus de la croissance moyenne du PIB mondial (3,2%). Si un tourisme bien planifié peut être une source de revenus, d’emplois et de dynamisme économique, le tourisme de masse exerce, lui, de fortes pressions sur les écosystèmes côtiers subissant déjà une forte pression anthropique. En effet, le tourisme international génère déjà 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, principalement par le biais du transport aérien. Par ailleurs, il est une source majeure de gaspillage, de déchets, de pollutions marines, de surconsommation d’énergie et d’eau et d’artificialisation des sols, ce qui contribue in fine à l’effondrement de la biodiversité, à la réduction de la résilience aux événements climatiques et à la fragilisation des écosystèmes. Les impacts négatifs du tourisme de masse, provoqués par l’émergence des croisières de luxe et le développement des stations balnéaires dans le monde, mettent en péril les moyens de subsistance de millions de personnes vivant sur les côtes, fortement tributaires de la qualité de l’océan et des ressources naturelles pour leur sécurité alimentaire et l’accès à l’eau. Les destinations en forte croissance, généralement situées dans des pays vulnérables et ayant des ressources techniques, financières ou politiques insuffisantes, ont une capacité très limitée d’adaptation aux conséquences du changement climatique telles que l’élévation du niveau de la mer, les inondations, les incendies ou les tempêtes, et ont une faculté réduite à diminuer la pollution de l’environnement ou l’épuisement des ressources naturelles.

Impacts environnementaux et sociaux du tourisme de masse

Ce rapport fournit une évaluation de l’état du tourisme côtier et maritime dans le monde, en se concentrant sur les principales régions marines telles que la Méditerranée, les Caraïbes, le Pacifique et l’océan Indien. Il identifie les principaux acteurs, les tendances futures, les problèmes communs et un ensemble de solutions pour verdir le tourisme bleu dans les resorts, hôtels, croisières et établissements d’éco-tourisme.

Tourisme côtier et maritime durable

Jeremie Fosse, président de l’association eco-union et co-fondateur de l’initiative déclare : « l’industrie touristique côtière et maritime, qui est l’un des secteurs économiques connaissant la plus forte croissance au monde et soutenue par de grandes entreprises internationales, doit réduire considérablement son impact environnemental négatif sur les écosystèmes naturels tout en augmentant ses bénéfices sur les communautés locales afin de garantir sa propre durabilité économique sur le long terme ».

Julien Rochette, du programme océan de l’IDDRI et co-fondateur de l’initiative, souligne « le besoin d’un renforcement de la coopération à l’échelle régionale et globale pour rendre le tourisme compatible avec les engagements internationaux comme les Objectifs Développement Durable (ODD) et l’Accord de Paris sur le climat. »

L’initiative Blue Tourism

A travers l’initiative Blue Tourism, un groupement d’organisations internationales de la société civile coordonné par l’association eco-union, le think-tank IDDRI et l’ONG Planète Mer, avec le soutien de l’ADEME et du Fond français pour l’environnement mondial (FFEM), vise à améliorer la durabilité environnementale et sociale du tourisme côtier et maritime grâce au développement de projets innovants sur le terrain comme des labels écologiques, des programmes de sciences participatives et des mécanismes de gouvernance autour de trois régions marines vulnérables: la Méditerranée, l’océan Indien occidental et les Caraïbes.

Source : Verdir le tourisme bleu : la nécessaire transition vers un tourisme côtier et maritime durable pour protéger nos océans et le climat

BIORISMO, le premier label en faveur de la biodiversité pour le secteur du tourisme

BIORISMO, le premier label en faveur de la biodiversité pour le secteur du tourisme

Le label BIORISMO est l’une des solutions du programme BIORISMO qui a pour vocation d’impulser et de structurer des initiatives en faveur de la biodiversité dans le secteur du tourisme.

Le programme BIORISMO  :

Le Centre de ressources

Le Centre de ressources permet d’accéder à des informations pratiques en ligne.

L'Académie

Pour renforcer ses compétences sur cette thématique, l’Académie propose des modules de formations personnalisables.

Le Forum

Le Forum est un rassemblement entre professionnels (tables rondes, ateliers…).

Le Club

Il favorise la circulation des bonnes actions et des informations pertinentes entre professionnels. L’accès au Club est gratuit!

Le Laurier

Le Laurier est un prix qui valorise les initiatives positives.

Le Label

Le Label BIORISMO propose une grille d’une centaine de critères, adaptés à chaque activité touristique. Cet outil aide à structurer sa démarche et à bâtir un plan d’actions. L’accès au label est payant.

Le Label Biorismo, un outil sur-mesure pour les destinations et les activités touristiques

Des critères pour agir

Le référentiel est avant tout votre outil de progrès, les critères vous indiquent des pratiques vertueuses en faveur du respect et de la valorisation responsable de la biodiversité.

Un audit extérieur

Votre démarche est analysée par unauditeur professionnel qui valide le respect des critères et des règles de labellisation. Il vous apporte un regard extérieur vous indiquant aussi les axes de progrès. L’audit est effectué quand vous le souhaitez, à distance pour limiter les coûts.

Lisibilité et crédibilité

La labellisation de votre démarche et de vos performances vous permettent de communiquer en toute sécurité, loin de l’écueil du Green Washing.

Plus d'informations sur

Volontourisme : attention casse-cou !

Le mercredi 17 juillet à 19h, le film « The voluntourist » sera projeté à l’Assemblée Nationale. Pourquoi à l’Assemblée ? Parce que la députée en charge des Français de l’étranger tenait à mettre en garde notre belle jeunesse…

Contre quoi ou qui ? Nos jeunes têtes brunes ne sont-elles pas déjà au fait que nous ne vivons pas dans un monde de Bisounours ? Sans doute, oui, bien sûr. Mais que leurs intentions les plus nobles puissent servir des causes beaucoup plus sombres, ils l’ignorent encore parfois.
Ainsi donc, une année durant, Chloé Sanguinetti a arpenté lez vaste monde et ausculté le microcosme du volontariat. Dans plusieurs pays d’Amérique latine et d’Asie, elle a rencontré quelques-uns de ces presque 2 millions de jeunes ayant entre 18 et 25 ans et qui, pour quelques jours ou quelques mois, travaillent en tant que volontaires dans un pays ou un autre ; au service des plus démunis…
Or, si leur intention de départ est toujours juste, le résultat, lui, ne l’est pas forcément. Pour quelles raisons ?… l’argent naturellement, en premier lieu. Car si la grande majorité de ces volontouristes est bénévole, pour accomplir leur mission (travailler gratuitement loin de chez eux) et participer à la sauvegarde du monde, eh bien le plus souvent, ils payent ! Et fort cher parfois. Résultat, cet élan spontané de générosité juvénile est aujourd’hui devenu un marché de plusieurs dizaines de millions d’euros dont les bénéfices seuls furent supérieurs à 3 millions d’euros l’an dernier ! Que se sont partagés une quantité d’ONG et d’organisme qui, exemplaires pour certains, n’ont parfois de charitable que le nom pour d’autres.
Le « scandale » de l’arnaque des volontouristes est d’ailleurs devenu tel que plusieurs personnalités médiatiques, telle J.K. Rowling (l’auteure d’Harry Potter, oui) ont fait des déclarations publiques à ce sujet, concernant en particulier certains orphelinats dont les effectifs étaient entretenus de manière plus ou moins artificielle… Brrr !
Bref, là encore, comme toujours, il s’agit de savoir où l’on met les pieds. Chloé Sanguinetti nous donne toutes les informations pour cela sur son site. A partir duquel il est, de plus, possible de visionner le film (en anglais).

Source : Volontourisme : attention casse-cou !