Le tourisme durable est (enfin) à la mode… pourvu que ça dure !

Après des années de disgrâce, le tourisme durable est (enfin) tendance. Mais ce n’est pas gagné pour autant. Il va falloir chasser les marchands du temple attirés par le nouvel Eldorador et l’envie de se mettre en “vert”. Autrefois ils détractaient, aujourd’hui ils encensent. Mais est-ce bien important ? selon la formule consacrée, “dites ce que vous voulez mais… parlez-en !”

 n’y a pas si longtemps, parler de tourisme durable ça saoulait tout le monde.

C’était un discours “bobo”, la tarte à la crème mélangée au tourisme vert. Le dernier sujet de conversation entre la poire et le fromage quand il n’y avait plus de fromage…

Pourquoi une telle disgrâce ? Parce que dans vert il y a “écolo”… et dans écolo il y a tout ce dont on a pas forcément envie, parce que les bons-pensants pensent que tout ça ramène à des contraintes, alors qu’on a autre chose à penser pendant les vacances, n’est-il pas ?

Bref, ça culpabilise, ça coûte plus cher, c’est probablement moins confortable et en plus, quand on compense la taxe carbone, on ne sait même pas où va son argent…

Allez “vendre” ça et emballer des entreprise sur le tourisme durable… Compliqué, non ?

Et comme on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif, les consommateurs n’en demandent pas et les professionnels du tourisme se disent qu’ils ont d’autres chats à fouetter.

Et qu’il sera toujours assez tôt pour investir dans les initiatives pour polluer moins et laisser une planète pas trop pourrie à nos enfants.

Et puis patatras !

La météo s’est détraquée, les ouragans sont devenus plus violents et plus fréquents, un continent de plastique, (notre mer des “Sargasses” moderne), flotte quelque part sur la grande bleue, une “Jeanne d’Arc” venue du froid a pointé du doigt les vilaines compagnies aériennes, des études plus ou moins sérieuses ont dit pis que pendre des croisiéristes…

Ben oui, parce que le pollueur, même s’il n’est pas toujours le payeur, c’est forcément l’autre !

Cerise sur le gâteau, le législateur s’est mis de la partie…

La nouvelle Responsabilité Sociétale des Entreprises, (RSE) également appelée Responsabilité Sociale des Entreprises fait désormais obligation à celles-ci de prendre en compte et de mettre en musique le développement durable au sein de l’entité.

Il y a quelque chose de positif dans ce grand “déballage” : on parle enfin du tourisme durable. Il ne se passe désormais pas un jour sans que les questions environnementales fassent le JT de 20h.

Les Compagnies de croisières se mettent au GNL, les transporteurs aériens s’engagent à compenser leurs émissions carbone, les destinations affichent leur plus beau profil durable et Clubs et forfaits se doivent désormais d’afficher le label vert qui va bien.

Alors tout va désormais pour le mieux dans le meilleurs des mondes ?

Pas exactement. Le défi du tourisme durable vient de commencer. Il va falloir chasser les marchands du temple qui veulent aussi se mettre au vert et surtout encourager les “purs et durs”, tous ceux qui depuis des années se décarcassent.

Ils croyaient prêcher dans le désert et découvrent désormais les vertes oasis…

Attention aux mirages quand même !

Source : Le tourisme durable est (enfin) à la mode… pourvu que ça dure !

Tourisme durable : ce que les compagnies de croisières font déjà

Traçabilité des déchets, éducation des passagers… Les principales compagnies de croisières assurent travailler sérieusement sur la question de la préservation de l’environnement et tentent de mettre fin aux préjugés.

Après la prise de conscience, les actions. À l’occasion du dernier IFTM Top Resa, début octobre, quelques-unes des principales compagnies de croisières ont échangé autour de la question du tourisme durable. Un véritable enjeu pour l’ensemble des acteurs de ce secteur, souvent pointé du doigt au sujet de la pollution.

« Je crois que certains modes de croisière posent des problèmes environnementaux aujourd’hui, et le nier serait une erreur. La croisière est en danger mais il y a une vraie prise de conscience sur ce problème, d’ailleurs parois exagéré par les médias », a expliqué en préambule Lionel Rabiet, directeur de Croisières d’exception.

Un avis pas tout à fait partagé par Patrick Pourbaix, DG de MSC Croisières : « Cela ne fait pas très longtemps qu’existe le cruise bashing et nous n’avons pas réagi immédiatement. Nous avons été surpris de cette image erronée de notre impact sur l’environnement. La première fausse idée est de penser que les compagnies sont passées à côté de ces enjeux environnementaux ». Ce que constate aussi Costa Croisières France« La croisière est injustement montrée du doigt, elle est déjà très vertueuse sur les questions environnementales. L’environnement est au coeur de nos préoccupations depuis le début des années 2000 », rappelle son président, Georges Azouze.

Fuel léger et traçabilité des déchets

Passé ce constat, les professionnels du secteur ont en effet souhaité mettre en avant l’impact, plus mesuré qu’on ne le pense, de la croisière sur la planète. Sur 50 000 bateaux qui naviguent dans le monde pour des raisons commerciales, ce sont moins de 300 bateaux de croisières, petits et grands, qui sont dénombrés. Et les actions à bord de ces derniers se multiplient.

 « Nous avons trois axes de travail : l’utilisation à 100% de fuel léger – ce qui implique un véritable effort financier -, la traçabilité des déchets (avec aucun rejet en mer) et l’implication des populations locales dans la préparation des croisières », explique Wassin Daoud, responsable développement durable chez Ponant. Du côté de Costa Croisières, qui indique également utiliser un fuel léger pour les navires à quai, la préservation de l’environnement passe aussi par l’installation de nouveaux systèmes à bord des paquebots. « En cette fin d’année, l’ensemble de nos bateaux sont équipés de scrubbers. Il s’agit d’un système de lavage des fumées qui permet de réduire les émanations de 90 %. Costa est aussi très en avance sur la question du tri des déchets », ajoute Georges Azouze.

Même son de cloche chez MSC, qui a également mis en place une politique de traçabilité des déchets, avec l’élimination des plastiques jetables ou le recyclage. Sans oublier « l’éducation » des passagers, avec une communication sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire : ne pas jeter de déchet par dessus bord, réutiliser ses serviettes, signer une charte de bonne conduite à terre… Parce que la pollution peut également se faire pendant les escales. Encore plus sur des destinations touchées par le surtourisme.

Mais que faire, alors, face au tourisme de masse ? Là aussi, quelques rappels s’imposent, selon MSC. « Pour Venise, on accuse les bateaux de croisières, alors que sur les 31 millions de touristes estimés pour 2019, seuls un peu plus d’un million sont des croisiéristes », précise Patrick Pourbaix. Un avis nuancé par Lionel Rabiet, selon lequel « la croisière a tout de même un impact sur les surtourisme. Les grands bateaux ont besoin d’être remplis et vont sur les marchés qui y sont consacrés. Il y a donc une concentration sur les mêmes villes, à l’instar de Marseille ».

Mener une initiative commune ?

Un problème qui viendrait également des voyageurs. « Nous ne demandons pas mieux que de changer nos itinéraires et nos escales, mais il y a un effet marketing. Le client attache ses envies à ses connaissances et au fait que, si tout le monde se rend sur une destination, c’est qu’elle est bien », surenchérit Patrick Pourbaix.

De son côté, Ponant assure être dans une démarche plus globale. « Nous faisons une étude d’impact global et social avant un débarquement sur une destination. C’est un travail fait plusieurs années en amont. Quand une croisière se fait aujourd’hui, elle a été préparée il y a déjà 4 ou 5 ans », explique Wassin Daoud.

S’il existe encore des défis à relever, tous restent cependant optimistes sur l’avenir. « C’est déjà un moment historique, car c’est la première fois que nous dévoilons toutes les initiatives que nous mettons en place pour la protection de l’environnement », s’enthousiasme le DG de MSC Croisières. « Et pourquoi ne pas mener une initiative commune avec les Entreprises du voyage ? », lance Lionel Rabiet, président de la section Ile-de-France du syndicat. Avant de conclure : « Il faut que le voyageur puisse être fière d’avoir été passager d’une croisière !».

Source : Tourisme durable : ce que les compagnies de croisières font déjà

La transition durable sera aussi majeure que la transition numérique

Je l’admets, “transition durable” frise bon l’oxymore. Mais l’expression qualifie bien ce qui est en train de se jouer dans l’industrie touristique.

Comment amener les entreprises et les destinations touristiques à se transformer pour répondre aux enjeux de surfréquentation et de changement climatique?

A Pau, lors des dernières #ET15, cette question a été l’objet de la table ronde d’ouverture, dont le contenu a bien été retranscrit dans cet article d’aqui.fr.

Je voudrais revenir aujourd’hui sur la comparaison entre la transition numérique qu’a connu l’industrie touristique il y a quelques années et la transition durable, ou écologique que nous allons vivre.

Qu’est-ce qui a provoqué la transition numérique?

Le facteur qui a introduit le numérique dans le quotidien de l’industrie touristique a été la technologie : apparition d’Internet dès la fin des années 1990.

Mais si cette technologie n’avait pas été adoptée par les utilisateurs, on ne serait pas allé aussi loin. Or, c’est bien la modification de comportement des utilisateurs qui a provoqué l’adaptation : les restaurateurs se sont mis à réagir aux avis parce que les clients les ont écrit! les hôteliers se sont mis sur Booking parce que les clients utilisaient l’application!

L’autre facteur marquant aura été l’irruption de nouveaux acteurs dans le tourisme, acteurs venant au départ du numérique. Qui sont ces nouveaux acteurs? Je les appelle les GABIT (Google, AirBnB, Booking, Instagram et Tripadvisor). Certes, j’aurais pu en rajouter plein d’autres, mais l’acronyme est joli, non? N’empêche, ces services ont remodelé notre économie et se sont rendus indispensables. 10 ans après leur généralisation, on ne fait que courir après leur dernière innovation, et plus jamais, les acteurs du monde ancien, public comme privé, ne seront devant.

Les facteurs de la nécessaire transition durable sont-ils identiques?

On pourrait penser que les acteurs du tourisme seront responsables parce qu’ils auront compris que la planète va mal et qu’il faut changer de comportement. On pourrait penser que spontanément, l’industrie touristique se mettrait au durable… Laissez-moi en douter : si les rapports du GEIQ avaient fait bouger les compagnies low-cost ou les voyagistes internationaux, ça se saurait.

Non, ce qui va vraiment faire bouger les acteurs du tourisme, ce sont les consommateurs. Exactement comme pour les numériques.

Une étude G2A parue ces derniers jours sur la montagne face aux enjeux climatiques & environnementaux est intéressante sur les motivations des consommateurs : ils sont de plus en plus sensibles aux destinations et aux entreprises qui se préoccupent de l’environnement. Ils ne partiront pas moins souvent, mais ils partiront dans des “destinations respectueuses de l’environnement”.

C’est donc, comme dans le numérique, l’usager, le client, le consommateur, qui fera bouger l’industrie touristique. Et comme la prise de conscience va trés vite (en Europe notamment), les acteurs du tourisme sont maintenant convaincus “qu’il faut y aller” maintenant.

De nouveaux acteurs avec le durable?

C’était une discussion avec Guillaume Cromer à l’issue des rencontres de Pau. Est-ce que le durable va générer, comme le numérique, de nouveaux acteurs? Pour Guillaume, émergeront surtout de nouvelles gouvernances, plus que de nouveaux acteurs. (cf. son papier sur une utopie du tourisme).

La question sera surtout que ces nouveaux acteurs (militants, coopératifs, engagés) ne soient pas, comme ce fut très rapidement le cas avec la consommation collaborative, remplacés par des fonds d’investissement… J’ai quelques doutes la-dessus, quand je vois déjà comment la grande distribution s’approprie le bien-manger…

Indéniablement, la révolution durable fait émerger de nouveaux acteurs, et notamment les consommateurs eux-mêmes, habitants comme visiteurs, qui souhaitent être partie prenante de la construction de la destination. A nous, au sein des Organismes de Gestion de la Destination, à veiller à les prendre en compte. Ce qui implique une vraie révolution culturelle de nos offices de tourisme ou ADT.

Les équipes à la manoeuvre?

C’est dans l’implication des salariés que je vois une profonde différence entre la transition numérique et la transition écologique. Lorsque nous avons lancé en 2011 en Aquitaine l’Animation Numérique de Territoire, l’objectif était bien que les offices de tourisme deviennent les animateurs territoriaux de cette transition numérique, au profit des entreprises notamment.

Le résultat a été différent : l’ANT a surtout été le moteur de la transition numérique à l’intérieur même des équipes. Il a servi à convaincre les collègues, souvent le directeur, de changer de métier.

En 2019, avec le durable, la donne a changé. J’ai l’impression que la prise de conscience et l’envie des équipes est énorme. Parce que la société à changé et que les collaborateurs sont les témoins de cette évolution sociétale. La transition durable au sein des OGD ne sera pas difficile, elle est même déjà souhaitée par les équipes.

En préparant un prochain séminaire sur le thème du durable avec un office de tourisme, j’ai été, comme le directeur de l’OT, surpris par la maturité de l’équipe sur le sujet et par sa demande d’engagement sur le sujet! Les moteurs, ce seront eux, j’en suis persuadé. A tel point que je pense qu’un directeur d’OGD ne peut pas ignorer cette prise de conscience récente et rapide de ses collaborateurs. Il faut y aller!

Vers une animation durable de territoire?

Comment aujourd’hui, pour le réseau des OGD, structurer cette nouvelle donne écologique, durable? Comment progresser en interne en impliquant les équipes, comment accompagner les prestataires, sensibiliser les publics, mobiliser sa collectivité ?

Autrement dit, comment être, en tant qu’office de tourisme, l’animateur de la transition écologique de sa destination?

L’aventure de l’Animation Numérique de Territoire doit nous inspirer. Certains s’y mettent, comme l’office de tourisme de Béziers Méditerranée qui a recruté une animatrice écologique de territoire.

A la différence de l’ANT, qui ciblait une personne en particulier au sein de l’équipe, l’Animation Durable (ou écologique) de Territoire devra concerner toute la structure. En effet, chacun à son niveau sera engagé dans une composante de la transition durable du territoire.

Les grands engagements de l’Animation Durable de Territoire sont à mon sens les suivants :

  • engager la structure à être écoresponsable dans son quotidien : ce sont les écogestes, appliqués par toute l’équipe
  • engager la structure dans un marketing responsable, en maitrisant mieux les éditions et en ayant une consommation numérique responsable
  • engager la structure dans la sensibilisation des publics accueillis sur la destination
  • engager la structure dans l’accompagnement des prestataires touristiques à leur transition durable
  • engager la structure dans l’appui à la collectivité sur les questions d’aménagement : mobilité, accessibilité, itinérance douce, etc.
  • engager la structure dans un management soucieux de la parité hommes-femmes, de la qualité de vie au travail,

Demain, les structures engagées dans ce projet amibiteux auront à faire évoluer les métiers des collaborateurs. Il faudra adapter des formations spécifiques. Nous y travaillons avec plusieurs régions.

C’est au prix de cette adaptation fondamentale que nous gagnerons la transition durable, aussi majeure que fut la transition numérique!

Source : La transition durable sera aussi majeure que la transition numérique

Agir pour un Tourisme Responsable (ATR) s’est penché sur la question des déchets

Après la lutte contre le changement climatique en 2018, l’édition 2019 du séminaire ATR était consacrée à la question des déchets, notamment ceux en plastiques qui menacent l’attractivité de nombreuses destinations tant en montagne que sur les littoraux.

En 2018, le séminaire de l’association Agir pour un Tourisme Responsable (ATR) s’était tenu sur les terres de Salaün Holidays en Bretagne avec pour thème la lutte contre le changement climatique, avec à la clé de nouveaux engagements du label ATR pour évaluer, réduire et compenser les émissions de CO2.

Cette année, ATR avait confié l’organisation de son séminaire à Grand Angle, entreprise familiale composée d’une équipe de quinzaine de professionnels, labellisée « Agir pour un Tourisme Responsable » depuis 2017. Grand Angle, qui organise depuis près de 40 ans des voyages à pied ou à vélo à travers l’Europe, est aussi agréée au titre du volet 3 de la Charte européenne du tourisme durable dans les espaces protégés.

Trente participants, représentants d’opérateurs de voyage membres de l’association, se sont retrouvés à Autrans Méaudre, commune du Parc Naturel Régional du Vercors, siège de Grand Angle où ils ont été accueillis par David Praire, directeur général de l’entreprise, accompagné de Lionel Flasseur, directeur général d’Auvergne Rhône Alpes Tourisme et artisan d’un tourisme « responsable et bienveillant » ainsi que d’autres représentants des institutions locales dont Valériane Janet, directrice du Pôle tourisme de la Communauté de Communes du Massif du Vercors.

Henri Bourgeois Costa, porte-parole d’Océans Sans Plastiques et grand voyageur, était l’invité d’honneur du séminaire et a ouvert les travaux par une présentation des enjeux globaux sur un sujet historique pour les voyagistes d’aventure.

Comment agir

Il est possible d’agir : par exemple, en proposant aux voyageurs des gourdes pour limiter l’usage des bouteilles en plastique. Il s’agit d’être également vigilant sur les déchets toxiques issus du tourisme et de recommander aux voyageurs de ramener et trier leurs piles, et de leur rappeler que le don de médicaments est interdit dans de nombreux pays. Un catalogue de bonnes pratiques et de ressources documentaires va être publié prochainement sur le site internet d’ATR, invitant tous les professionnels du voyage à sensibiliser leurs clients et ne pas sous-estimer les vertus pédagogiques des voyages, qui peuvent transformer notre rapport au monde, aux déchets et inviter à améliorer ses pratiques.

De nombreux intervenants

Pour éclairer les représentants des voyagistes membres d’ATR sur les enjeux et bonnes pratiques, d’autres intervenants sont venus enrichir le panel, tels que Camille Rey Gorrez, directrice de Mountain Riders, association pionnière du tourisme durable dans les Alpes et lauréate en 2018 de la palme du tourisme durable dans la catégorie territoire pour son label Flocon Vert, Dominique Bleichner, responsable du projet Fortune de Mer dans le parc national du Banc d’Arguin en Mauritanie et Candie Trier, co-créatrice d’un blog voyage, les Géonautrices, qui vient de réaliser une vidéo de sensibilisation sur les problèmes de gestion des déchets dans l’Himalaya intitulée « L’empreinte de l’homme » ou encore Emile Levy, représentante de Gifts For Change invitant à utiliser de étiquettes de voyage éco-conçues pour communiquer sur les engagements des membres d’ATR.

A noter la participation pour la première fois à ce séminaire annuel ATR de représentants de nouveaux adhérents de l’association comme Yannick Barde, directeur de production d’Asia, Vincent Sauron, directeur de Carpe Diem, Laëtitia Pascaud, responsable communication interne et RSE de TUI France. Ce séminaire de travail a été ponctué des pauses gourmandes et sportives : dîner chez le chef Guillaume Monjure et initiation au biathlon sur le stade de Corrençon en Vercors, terrain d’entraînement de Martin Fourcade, quintuple médaillé d’or aux jeux olympiques.

Source : Agir pour un Tourisme Responsable (ATR) s’est penché sur la question des déchets

Tourisme durable France : “je peux vous dire que nous allons embêter le gouvernement”

Interview de Guillaume Cromer, directeur du cabinet ID-Tourism

Emportée par la rage et les bons mots de Greta Thunberg, la problématique écologique s’est emparée de l’ensemble des piliers de l’économie en passant même par le tourisme. Nous avons profité des rencontres nationales du etourisme de Pau pour faire un point avec Guillaume Cromer, directeur du cabinet ID-Tourism, sur l’étude commandée par le gouvernement auprès de l’ADEME (Agence Environnement et Maîtrise Energie).

TourMaG.com – Comment percevez-vous les faillites actuelles dans la profession ?

Guillaume Cromer : Je ne ferai pas de raccourci direct par rapport à la transition nécessaire vers un tourisme durable. Ma vision est que Thomas Cook est une vieille maison qui n’a pas réussi à bien mener sa transition digitale, mais aussi de clientèle.

Quant aux compagnies aériennes, en ayant bien suivi le sujet, j’ai compris que la problématique n’était pas si simple et pas seulement liée à des questions de marché ou de honte de prendre l’avion.

S’il est certain que c’est une situation triste pour les salariés, je combats la vision low cost du tourisme.

Je ne me réjouis pas, mais ce sont des modèles économiques tellement fragiles que je préfère que les entreprises adoptent d’autres modèles plus solides, dans l’anticipation des nouveaux besoins, comme l’environnement.

TourMaG.com – Pensez-vous que les modèles low cost ont atteint un point de bascule ?

Guillaume Cromer : Ces entreprises pour perdurer s’appuient sur un important travail de cost-killer, mais sont largement dépendantes des bouleversements, quand par exemple les externalités ne sont plus favorables.

Il est certain que si le prix du baril explose, et que des problématiques liées à ces sujets-là s’ajoutent, il sera plus compliqué d’alimenter leur modèle de croissance.

Ces entreprises ne survivent que par la croissance.


“il n’y a pas de solution alternative à la propulsion d’avion par le pétrole…”

 

TourMaG.com – Pour en revenir au carburant, l’alternative au tout pétrole dans l’aérien n’existe pas et n’est pas près d’arriver…

Guillaume Cromer : Exactement, nous avons eu ce débat à Top Resa, avec Marc Rochet et Gérard Feldzer. Il est amusant de noter le changement de regard de Gérard Feldzer sur la question en seulement 10 ans.

En 2019, il reconnaît qu’il n’y a pas de solution alternative à la propulsion d’avion par le pétrole avant au minimum 40 ans. Les innovations n’avancent pas beaucoup sur le sujet.

D’ailleurs il y a dix ans, Gérard Feldzer avançait déjà ce laps de temps de quatre décennies comme point de rupture. Il était plus optimiste par le passé, son opinion a évolué.

A Top Resa, je l’ai senti plus pessimiste et alertant sur le fait qu’il risque d’y avoir un problème à un moment donné.


Une étude auprès de l’ADEME

TourMaG.com – Pourtant nous sentons un frémissement du côté de l’Etat pour avancer sur la question du tourisme durable. Les rapports s’enchaînent sur les bureaux du gouvernement…

Guillaume Cromer : Il y a un climat positif autour de la question. Un autre rapport a été remis par les députés sur la question du tourisme en France dans son ensemble, en traitant énormément de la question du tourisme durable.

Les élus ont, dans le même temps, abordé des points qui ne vont pas dans le bon sens, comme le développement des aéroports de province.

Pour revenir à votre observation, Jean-Yves Le Drian et Jean-baptiste Lemoyne ont commandé une étude auprès de l’ADEME (Agence Environnement et Maîtrise Energie), pour établir des préconisations concrètes pour soutenir le tourisme durable.

Avec Acteurs du Tourisme Durable (ATD) et d’autres collectifs, nous avons été auditionnés. Nous avons participé à des travaux de groupes et de construction de ce plan.

Ce rapport sera remis au ministère prochainement. La question que nous nous posons tous : que va faire le gouvernement de ces recommandations ? Sera-t-il un énième rapport à finir aux oubliettes ?


“Le gouvernement ouvre des portes, nous entrons dedans, à lui d’assumer”

TourMaG.com – D’autant plus que nous parlons d’un gouvernement n’ayant pas de ministre du Tourisme et qui semble peu se soucier du secteur. Les signaux laissent peu de place à l’optimisme…

Guillaume Cromer : Oui, nous entendons trop peu le gouvernement sur la question du tourisme malheureusement.

Mais le rapport a quand même été commandé par les ministres eux-mêmes, donc la volonté est réelle. J’espère juste qu’ils ont envie d’apporter des solutions.

En tant qu’Acteurs du Tourisme Durable, nous savons quelles recommandations nous avons faites et nous allons suivre les propositions et réalisations du gouvernement.

Il nous sera possible de donner une note tous les six mois, d’établir un monitoring des engagements de l’Etat, avec ce qui a été fait ou non. Je peux vous dire que nous allons embêter le gouvernement.

Il existe un contrepoids mené par la société civile et les professionnels. Le gouvernement ouvre des portes, nous entrons dedans, à lui d’assumer.

TourMaG.com – Quelles sont vos préconisations ?

Guillaume Cromer : La première est basique : nous devons avoir une stratégie de développement du tourisme durable en France.

Notre pays doit avoir rédigé à horizon 2024, un plan avec des objectifs précis sur les questions de la mobilité, ou pour réduire notre bilan carbone touristique, mais aussi pour booster les hébergements engagés en France, etc.

Ensuite, il y a toute une gouvernance nécessaire à mettre en place afin d’assurer la bonne conduite des missions et réaliser les objectifs. Si le gouvernement se dote d’une stratégie sur les 5 prochaines années, ce serait déjà pas mal.


“Avec ATD, nous devons aller chercher le mainstream…”

TourMaG.com – Aux rencontres nationales etourisme de Pau, nous avons pu nous rendre compte que les territoires sont très sensibles à la question. Les institutionnels semblent-ils réellement prêts à effectuer cette transition ?

Guillaume Cromer : Je pense que tout le monde doit faire sa part des choses. Il faut reconnaître que les territoires (Offices de tourisme, CRT, CDT, etc.) ont pris conscience de l’urgence de la situation et qu’ils sont prêts à se bouger.

L’engagement est réel, même s’ils se demandent beaucoup comment faire et se limitent bien souvent à des petites actions, sans rentrer réellement dans le dur de la question.

Par exemple, certains Offices de tourisme pourraient arrêter de draguer les touristes de marchés lointains, pour éviter les bilans carbone désastreux des visiteurs.

Au départ, le tour-operating était très engagé sur la question, avec notamment les TO d’aventure comme Voyageurs du Monde et d’autres, mais il faut que l’industrie aille plus loin.

Avec ATD, nous devons aller chercher le mainstream, par exemple nous accompagnons Kappa Club dans leur stratégie de développement durable et nous devons multiplier ces conversions.

Je pense que de plus en plus de responsables ont compris que le développement durable devait rentrer dans l’ADN des entreprises et dans le business de la boîte.

TourMaG.com – Bien souvent l’écologie est vue comme un frein pour le business, mais si les acteurs s’y prennent maintenant, elle peut devenir une opportunité de business ?

Guillaume Cromer : Bien sûr, l’écologie représente des opportunités et elle évite de se faire lyncher sur la scène médiatique et dans la société civile.

Prenez les compagnies aériennes, l’industrie est au cœur du cyclone. Les transporteurs ne sont pas prêts et ne se sont pas posé la question.

Si un tour-opérateur s’intéresse à la problématique environnementale et mène des actions via une stratégie RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises), quand des gens tendent le micro, les patrons ont des choses à dire. Dans le cas contraire, les responsables improvisent et répondent à côté de la plaque.

Et je peux vous dire que la pression médiatique de Greta Thunberg va faire que le soufflet ne va pas retomber.

TourMaG.com – Justement, comment analysez-vous le traitement médiatique négatif pesant sur Greta Thunberg en France ?

Guillaume Cromer : Je ne pense pas que les médias lui fassent un traitement médiatique si négatif, mais ce sont plutôt les Laurent Alexandre et consorts qui lui crachent dessus avec un écho extraordinaire.

Personnellement, je suis fan de ses arguments et ce qu’elle dit est simple : lisez les rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et des scientifiques. Elle ne propose pas de solution, mais simplement d’écouter ceux qui savent.

J’invite juste tous les scientifiques à lire les rapports du GIEC et écouter les scientifiques. A partir de là, il sera possible de faire évoluer les choses.

Les impacts du changement climatique dans les 5 ou 10 ans à venir vont faire des dégâts énormes dans notre secteur. En adaptant les offres, les séjours et en arrêtant des destinations, ce sera compliqué.

Source : Tourisme durable : “je peux vous dire que nous allons embêter le gouvernement”

Tourisme et durable : comment “verdir” son point de vente ?

Rendre son agence plus « responsable » est à la portée de tous. Loin des grands discours démagogiques, TourMaG.com a interrogé plusieurs acteurs, qui ont choisi de s’engager dans une démarche de RSE. Ils nous livrent conseils et tuyaux, dont certains sont facilement applicables.

a RSE* késako ? Il s’agit de l’ensemble des pratiques mises en place par les entreprises « en matière sociale, environnementale, éthique, de droits de l’homme et de consommateurs dans leurs activités commerciales et leur stratégie de base », comme la définit le ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics.

Ok, mais peut-on l’appliquer à son propre point de vente ?

Et bien oui, à différents niveaux, tout le monde peut devenir plus responsable. « Il ne faut pas chercher à être parfait, mais cohérent dans sa démarche, explique Julien Buot, directeur d’Agir pour un Tourisme Responsable (ATR). L’important, c’est de commencer par faire quelque chose ».

Du recyclage à la gestion des énergies, en passant par la limitation du nombre d’impressions papier, de nombreuses options existent. « Nous avons instauré le tri sélectif pour toutes les poubelles du bureau et de la cuisine, cite en exemple Catherine Subileau, responsable de l’agence Les Ateliers du Voyage (groupe Kuoni) à Paris.

Nous avons aussi installé des réducteurs sur tous les robinets pour limiter la consommation d’eau et changé les ampoules pour des basse consommation, en alternant des jaunes et des blanches pour plus de confort.

De la même façon, nous faisons très attention à notre consommation d’électricité, en veillant à bien garder les portes fermées, à gérer au mieux la climatisation et à ce que les ordinateurs ne restent pas en veille la nuit », poursuit-elle.

Dans l’agence, des affichettes placardées dans les parties communes rappellent tous ces bons principes.

* Responsabilité Sociale des Entreprises

Du vert et du social

Chez Terres d’Aventure, qui dispose de 13 agences communes avec Voyageurs du Monde, on travaille depuis des années à la réduction de l’empreinte carbone – DR : Gwennaelle Wit
Chez Terres d’Aventure, qui dispose de 13 agences communes avec Voyageurs du Monde, on travaille depuis des années à la réduction de l’empreinte carbone.

Ses dirigeants ont par exemple opté pour un fournisseur d’électricité verte, Enercoop, générée à partir d’énergies solaire, éolienne et hydraulique. « Il n’y a rien de plus simple, il suffit de résilier son contrat EDF et de souscrire chez Enercoop, souligne Eric Balian, le directeur général.

Alors, c’est sûr que la facture est légèrement plus élevée, mais on sait comment est produite l’électricité ».

Pour le recyclage du papier, le groupe travaille avec l’entreprise Elise, qui emploie des collecteurs en situation de handicap ou en difficulté d’insertion, permettant d’engager ainsi une action sociale vis-à-vis de ces salariés.

Terres d’Aventure programme également des opérations de sensibilisation de ses salariés. « À l’automne 2018, nous avons lancé un “White Friday”, en opposition au “Black Friday”, ajoute Eric Balian.

Nous avons voulu inciter nos salariés à mieux consommer et à moins jeter, en bannissant par exemple toute la vaisselle plastique, que nous avons remplacé par de la vaisselle en inox et en verre achetée chez Emmaüs.

Des restaurateurs du quartier ont accepté de jouer le jeu, en faisant un petit geste commercial à ceux qui se présentaient avec leur panoplie zéro déchet ».

De la RSE pour les collaborateurs… et les clients !

Atelier de cuisine des invendus alimentaires avec Terres d’Aventure. Les clients ont pu fabriquer des soupes et des smoothies à l’aide de VéloMixeurs – DR : Léa Navidi, Biocycle
Mais le véritable cheval de bataille du groupe reste la compensation des émissions de carbone liées aux voyages.

Depuis le 1er janvier 2018, elle est systématiquement effectuée à 100% sur les émissions de CO2 générées par le transport aérien et terrestre de ses clients et de ses salariés.

Pour ce faire, Terres d’Aventure participe à divers projets de reforestation certifiés dans le monde. Il envoie d’ailleurs, une fois par an, des salariés pour participer à ces projets.

Toutefois le groupe n’oublie pas d’impliquer ses clients. Durant la Semaine européenne de la réduction des déchets 2018, il les a conviés à un atelier de cuisine des invendus dans les locaux de l’association Biocycle, qui lutte contre le gaspillage alimentaire. « Ils ont pu fabriquer des soupes et des smoothies, à l’aide de VéloMixeurs », poursuit Eric Balian.

« Il est important de sensibiliser les clients au tourisme responsable sans qu’ils aient à le demander, de leur parler du sujet, de le mettre à l’agenda », ajoute Julien Buot.

Pour cela, ATR a mis en place une charte éthique du voyageur, qui peut aussi apporter aux conseillers voyages des bons tuyaux, avant, pendant et après le voyage, à transmettre à leurs clients. « Nous conseillons par exemple aux agents d’informer les voyageurs sur les photos qu’ils risquent de prendre au contact des populations locales.

En aucun cas, il ne faut les culpabiliser, mais plutôt leur indiquer qu’initier un début de rencontre est bien plus souhaitable que de prendre des photos volées. Un message positif est possible ».

Dans le même esprit, dans le cadre de ses conférences, l’agence Les Ateliers du Voyage a organisé une rencontre avec ses clients sur le thème du tourisme responsable.

Étaient conviés ATR, mais aussi le fonds de dotation Merci, engagé aux côtés de l’association Abc Domino, à Madagascar, qui permet de scolariser des enfants, l’Office du tourisme d’Oman et les hôtels Six Senses, venus parler de leur politique environnementale. L’initiative a permis de réunir une cinquantaine de participants.

Retour d’expérience : Catherine Subileau (Les Ateliers du Voyage)

Les équipes des Ateliers du Voyage en week-end de survie en montagne – DR : Les Ateliers du Voyage
“Il y a 3 ans, lorsque nous avons décidé d’opter pour la labellisation ATR, j’ai organisé un week-end de survie en montagne pour mes équipes.

Nous sommes donc partis durant 48h, dans les Alpes, avec un guide, afin de mieux comprendre notre environnement, comment vivre avec moins, et surtout montrer que la nature est belle et qu’il faut la protéger.

Cette expérience nous a aussi appris l’entraide au sein d’une équipe, car chacun à tour de rôle était responsable de l’orientation du groupe. Il a fallu se faire mutuellement confiance.”

Les partenaires à la loupe

L’agence les Ateliers du Voyage augmente chaque année son niveau d’engagement.

Depuis 3 ans, elle est labellisée ATR, auditée par Ecocert France, et doit répondre à des exigences toujours plus élevées.

Cette certification demande à ce que ses partenaires travaillent également de manière responsable. « Nous veillons à ce qu’ils respectent un certain nombre d’aspects environnementaux : eau, énergies, gestion des déchets, sous peine de rompre le contrat si les normes locales et sociales ne sont pas respectées, indique Catherine Subileau.

En Asie, par exemple, les réceptifs distribuent des gourdes en inox aux clients, plutôt que des bouteilles en plastique et les guides les emmènent régulièrement sur des lieux où les remplir ».

Beaucoup de réceptifs, sensibilisés au durable, sont labellisés auprès de Travelife. « C’est un véritable engagement, qui prend du temps, mais qui se fait de façon progressive, témoigne Catherine Subileau.

Cette démarche est une expérience enrichissante pour tous les collaborateurs. Elle offre une vraie prise de conscience et leur permet d’adopter de nouveaux réflexes, qu’ils mettront également à profit chez eux ». Le tout, c’est de se lancer !

Source : Tourisme et durable : comment “verdir” son point de vente ?

Deux actions pour lutter contre le gaspillage alimentaire

Engagé dans une démarche RSE globale depuis bientôt 8 ans, METRO France a développé, entre autres, deux actions pour aider les restaurateurs à lutter contre le gaspillage alimentaire : le Gourmet Bag et les fiches “zéro gaspillage”.

3 personnes sur 5 disent ne pas finir leur assiette au restaurant. Pourtant, 75% des consommateurs français sont prêts à utiliser un sac à emporter (source : ADEME). Afin de sensibiliser les restaurateurs à l’utilisation du Gourmet Bag et les aider à mettre en place cette démarche dans leur établissement, METRO France a développé un kit de communication spécifique qui comprend un flyer explicatif de la démarche, 2 autocollants à mettre sur leur vitrine, 2 chevalets de table afin d’informer les clients sur la démarche et une planche de stickers à coller sur les boîtes Gourmet Bag et leur sac de transport.
METRO met gracieusement ces kits à disposition de ses clients et commercialise bien sûr les emballages et sacs adaptés dans ses entrepôts.

Des fiches de conseils pratiques et de recettes « zéro gaspillage » à retrouver sur metro.fr

En 2010 déjà, METRO développait des fiches pratiques avec l’ADEME afin d’aider ses clients à diminuer les déchets et réduire le gaspillage dans les métiers de bouche. « Optimiser ses achats pour réduire la production de déchets », « Optimiser et réutiliser les produits alimentaires » … chacune de ces fiches propose des conseils et astuces pour accompagner le restaurateur et ainsi contribuer à faire baisser le gaspillage alimentaire, et des chefs y partagent leurs solutions.
METRO France a également développé des recettes « zéro gaspillage » pour aider ses clients restaurateurs à « cuisiner durable ». Intégrées dans la démarche « Mon restaurant passe au durable », ces recettes ont été développées avec le chef Olivier Pichot sous forme de vidéos à retrouver sur le site metro.fr, et des démonstrations sont régulièrement faites via la Cuisine des Chefs en entrepôt.

Source : Deux actions pour lutter contre le gaspillage alimentaire

Le Costa Rica joue la carte d’un tourisme durable

Le pays progresse sur le marché français, fort d’un positionnement de destination verte aux espaces naturels préservés, loin d’un tourisme de masse développé par certains de ses voisins d’Amérique latine.

A l’heure où les questions environnementales sont devenues si importantes au niveau mondial, avec des répercutions dans le secteur du voyage, le Costa Rica se positionne comme une destination nature et responsable depuis 25 ans. « Dès le début, notre pays s’est engagé sur la voie de l’écotourisme avec une protection forte de la nature. Nous avons choisi d’éviter un tourisme de masse avec, par exemple, 99% de nos hôtels ont moins de 40 chambres », soulignait María Amalia Revelo Raventós, la ministre du tourisme du Costa Rica sur le dernier salon IFTM Top Resa.

Le pays d’Amérique Centrale attire ainsi les chaînes haut de gamme à l’esprit durable à l’image de Six Senses qui a annoncé l’ouverture pour 2021 d’un établissement de 41 villas sur la péninsule Papagayo avec vue sur l’archipel de Guanacaste. Marriott développe également un resort de luxe pour son enseigne Ritz Carlton sur cette même péninsule. « La destination est de fait chère, mais les clients sont satisfaits de leur voyage et estiment en avoir pour leur argent », reconnait-elle.

Le marché français en progression en 2018

480 000 touristes européens

Et María Amalia Revelo Raventós de préciser : « La durée moyenne de séjour est de 17 nuits pour les 480 000 visiteurs européens avec de 5 à 7 lieux visités, ce qui entraîne d’importantes retombées économique pour les territoires ». L’amélioration de la qualité de vie des habitants grâce au tourisme est en effet l’une des préoccupations du gouvernement du président Carlos Alvarado Quesada.

Fort de ces bons résultats, le Costa Rica n’entend pas ralentir la cadence sur l’environnement avec la poursuite de son programme de reforestation. « Nous devons coller à cette image de pays vert qui attire les touristes. Les forêts couvrent désormais 52% de la superficie du pays, dont la moitié de réserves naturelles, contre 20% seulement il y a 20 ans », justifie María Amalia Revelo Raventós.

Une meilleure gestion des déchets, la suppression des plastiques jetables et le recours aux énergies vertes (hydroélectricité, solaire et géothermie) figurent également sur la feuille de route. Le Costa Rica s’est en effet engagé à être « carbon neutral » en 2050 dans le cadre des accords de Paris de la Cop21.

Source : Le Costa Rica joue la carte d’un tourisme durable

Palmes du Tourisme Durable : ouverture officielle des candidatures à la 3e édition !

Les candidatures à la 3e édition des Palmes du Tourisme Durable sont désormais ouvertes sur le site web dédié : www.palmesdutourismedurable.com. Cette année, en partenariat avec l’UMIH, nous ajoutons une nouvelle catégorie : la restauration.


Après le succès de la 2e édition en 2018, TourMaG.com et ATD, avec leurs partenaires ATR et leurs sponsors, mettent en route la 3e édition des Palmes du Tourisme Durable.
Les candidatures sont d’ores et déjà ouvertes sur le site “Palmes du Tourisme Durable (cliquez) et le concours se partage en 3 grandes catégories avec, cette année une nouveauté : la création de la sous-catégorie “Restauration”.

Comment cela se présente-t-il ? Trois catégories :

– DESTINATION, qui met en avant les projets d’une destination étrangère

– TERRITOIRE FRANÇAIS, qui met en avant les projets d’une destination en France

– OPEN.


Cette dernière catégorie est ouverte à tous les professionnels du tourisme et répartie en 7 sous-familles :

Hébergement : La palme remise dans cette catégorie récompensera la meilleure initiative tourisme durable mise en place par un hébergeur (chaîne hôtelière, hôtel, résidence hôtelière, hôtel club, villages vacances, meublés de tourisme, village d’hôte…)

Restauration : La palme remise dans cette catégorie récompensera la meilleure initiative tourisme durable mise en place par un service de restauration.

Transport : La palme remise dans cette catégorie récompensera la meilleure initiative tourisme durable mise en place par un transporteur (autocaristes, compagnie aérienne, compagnie ferroviaire, solution de mobilité douce…)

Voyage : La palme remise dans cette catégorie récompensera la meilleure initiative de tourisme durable mise en place par un voyagiste (tour opérateur en ligne et physique, agence de voyage en ligne et physique, réceptif français ou intégré, compagnie de croisière,…)

Loisir : La palme remise dans cette catégorie récompensera la meilleure initiative de tourisme durable mise en place par un prestataire de loisirs (parc de loisirs, musée, site de visite, activités touristiques…)

Territoire & destination : La palme remise dans cette catégorie récompensera la meilleure initiative de tourisme durable mise en place par une collectivité (office de tourisme français, CRT, CDT, CCI, offices de tourisme étrangers représentés en France…)

Information : La palme remise dans cette catégorie récompensera la meilleure initiative de tourisme durable mise en place par un média ou un organisme de formation (guide de voyage, blogs, magazine, émission…)

Start-up : La palme remise dans cette catégorie récompensera la meilleure initiative de tourisme durable mise en place par une start-up.

Source : Palmes du Tourisme Durable : ouverture officielle des candidatures à la 3e édition !

Maurice : l’Europe accompagne le développement éco-touristique de Rodrigues

L’Union européenne et la MTA (Mauritius Tourism Authority) ont signé un accord pour le financement de plusieurs projets touristiques. Ils s’inscrivent dans une charte pour le respect de l’environnement, à Rodrigues. La Réunion est associée à l’avenir de l’écotourisme sur la petite île mauricienne.

L’Europe s’engage financièrement à accompagner le développement éco-touristique de l’île Rodrigues. L’assemblée régionale locale a signé le protocole conclu par la Tourism Authority avec l’Union européenne pour faire de cette petite île une destination verte.

Les Rodriguais, comme la population mondiale, s’inquiète du changement climatique et de son incidence sur le tourisme dans l’avenir. L’écotourisme permettra à l’île située à 836 km à l’Est de sa mère patrie de préserver son authenticité.

La Réunion associée à ce projet

Pour relever ce défi, un millier d’opérateurs touristiques vont suivre les cours du Pôle formation Vatel, spécialisé dans le tourisme durable. L’île de La Réunion aura également sa carte à jouer dans ce projet a souligné Anil Gayan, ministre du tourisme de l’île Maurice.

Le nouvel ambassadeur de l’Union européenne à l’île Maurice, Vincent Degert a conclu en soulignant : “des questions de développement durable, d’environnement et de changement climatique sont au cœur des relations extérieures de l’Union européenne. Nous avons choisi d’appuyer la MTA dans sa démarche de faire de Maurice et de Rodrigues des destinations vertes, car elle est en ligne avec notre politique sur le tourisme durable” écrit Le Mauricien.

Source : Maurice : l’Europe accompagne le développement éco-touristique de Rodrigues