France : VaoVert, la plateforme “éco-construite” qui se rêve en Booking du tourisme durable

Le tourisme durable est une problématique dont peine à s’emparer les géants de l’industrie. Mais si les acteurs traditionnels ne se soucient pour le moment que peu de la question, VaoVert souhaite devenir l’étendard français du tourisme durable. La plateforme met en relation client et hébergeur, et espère devenir l’équivalent de Booking orienté sur la question environnementale. Interview de Mélanie Mambré, la créatrice de VaoVert.

idée de VaoVert est venue d’un constat sans appel : “en France, nous sommes sacrément en retard sur la question du tourisme durable,” souffle Mélanie Mambré, fondatrice de Vaovert.

Pour remédier à cette lacune nationale, la jeune femme a tourné la page de ses 11 années d’expérience dans le secteur bancaire, pour se lancer dans le grand bain de l’entrepreneuriat.

Elle a créé ainsi son propre site qui a pour vocation “de recenser l’ensemble des établissements dans l’Hexagone qui valorisent le tourisme durable, par des gestes et une politique globale.”

Cette marketplace ne veut pas seulement se limiter à établir un lien entre un client et un hébergeur, mais surtout animer une communauté autour d’un intérêt commun.

Une année 2019 qui fera basculer l’avenir de la start-up ?

La start-uppeuse a identifié ce manque de tourisme durable après de nombreux voyages, notamment dans des pays en voie de développement.

“Ils sont généralement plus sensibles à leur environnement, car il est leur seule richesse. Je dormais le plus souvent chez l’habitant ou dans des écolodges,” se remémore la créatrice de la start-up.

“Sauf que dans notre pays, ce n’était pas, à l’époque, un axe de développement du tourisme.”

De retour derrière le guichet de la banque, et à la recherche d’évasion pour souffler après des longues semaines stressantes, Mélanie Mambré surfe sur Internet à la recherche d’un établissement répondant à la thématique du développement durable autour de chez elle.

Face à la complexité et au temps incroyablement long pour trouver la perle rare, la fondatrice de VaoVert décide alors de saisir l’opportunité de ce vide, en 2017.

La start-up prend forme au début de l’année suivante et le portail apparaît sur la toile en juillet 2018, avec plus de 50 établissements recensés uniquement en France.

Pour attirer l’attention du staff de VaoVert, l’hébergement doit répondre à différentes attentions, “sous peine d’être refusé”.

Ainsi un établissement doit remplir 4 critères : “il faut un réel engagement pour l’écologie, un tri des déchets, un accueil humain envers le visiteur, et le gérant doit partager ses bons plans écoresponsables avec les voyageurs.”

Pour valoriser le développement durable dans le tourisme, les établissements se voient remettre des petits badges selon leurs engagements.

Après six mois d’existence et plus de 100 établissements enregistrés, les réservations commencent à tomber, les commissions pour la start-up aussi. 

Après un premier exercice qui consistait à proposer une offre la plus conséquente possible, l’année 2019 sera primordiale. Elle est considérée comme étant celle “de la preuve de concept” par Mélanie Mambré.


Objectif : 3 000 réservations en 2019 ?

Pour Mélanie Mambré le développement durable ne s'arrête pas seulement à des mots mais se conjugue aussi au numérique - Crédit photo : VaoVert
Pour Mélanie Mambré le développement durable ne s’arrête pas seulement à des mots mais se conjugue aussi au numérique – Crédit photo : VaoVert
Si les réservations sont faites régulièrement sur le site, elles ne permettent pas de dégager un chiffre d’affaires suffisamment important pour faire vivre les trois employés de la start-up.

Ces embauches ont été permises par une première levée de fonds de 300 000 euros.

Pour le moment, celle-ci suffit à développer la start-up, même si l’une des principales problématiques de l’année 2019 sera d’accompagner la croissance et les projets.

Prochainement VaoVert devrait proposer le paiement des réservations directement sur la plateforme, qui a pour objectif de comptabiliser à la fin de l’exercice près de 400 établissements, contre la centaine actuelle.

La start-up va aussi devoir faire face à un problème de poids : celui d’exister, surtout pour amorcer les ventes au printemps, car l’objectif est de générer entre 10 et 15 réservations par hébergement.

Pour atteindre cet objectif, un premier CDI a été signé l’année dernière, pour nommer un responsable de la communication.

“Se lancer sur Internet, c’est un peu comme se lancer dans le vide sans parachute”, image Mélanie Mambré.

Les équipes consolidées, l’un des enjeux pour ce début d’année est de mener une importante campagne de communication, pour être fin prêts en mars et passer à la vitesse supérieure.

D’autant que le développement durable n’attire pas seulement les plus jeunes, mais aussi et surtout “les jeunes retraités à la recherche d’authenticité, de valeurs et qui souhaitent redécouvrir leur territoire”.

Pour répondre à une clientèle aux profils aussi divers, il convient d’aménager sa communication.

Et pour le moment, la start-up n’a pas été contactée par les professionnels du voyage. “Les acteurs du tourisme, notamment durables, sont venus vers nous, mais pour les agences ou les tour-opérateurs, c’est encore trop tôt.

Les grandes plateformes ont tourné leur business vers le tourisme d’affaires et de masse, nous ne sommes pas dans leur ligne de mire”, se félicite presque la fondatrice de VaoVert.

Le vide laissé par les autres permet à la start-up de tracer son chemin.

Qu’est-ce qu’un site Internet éco-construit ?

Le développement et le tourisme durable ne s’arrêtent pas seulement à des mots, pour Mélanie Mambré la fondatrice de VaoVert.

Ainsi, pour promouvoir cette mouvance de l’industrie touristique, la marketplace devait impérativement répondre à la question de la limitation de la pollution numérique.

Pour limiter son impact sur l’environnement, le site Internet a été “éco-construit” par des développeurs spécialisés pour que “le projet soit écologique du début à la fin”.

Et Mélanie Mambré de détailler : “les sites sont de plus en plus lourds et nécessitent des ressources toujours plus importantes. Pour faire apparaître une photo d’une plateforme ou une application sur votre téléphone, il y a plusieurs allers-retours entre les serveurs et le terminal sur lequel est consulté le site. 

Ces images transférées mais surtout les vidéos, toujours plus présentes sur les sites, sollicitent des serveurs toujours plus nombreux qui ont besoin de climatisations pour les refroidir.

Un développeur sensible à la question m’avait confié que si nous supprimions tous les mails qui ne sont plus utilisés, cela pourrait éclairer la Tour Eiffel pendant 50 ans. A plus petite échelle, la suppression de 20 mails avec une pièce jointe permet d’alimenter une ampoule pendant une journée.”

Un site Internet, pour être éco-conçu, doit réduire “les allers-retours et les chargements. Pour cela, il faut utiliser des polices légères, ne pas mettre trop de couleurs, ni de vidéos et que les photographies soient réduites.”

Source : VaoVert : la plateforme “éco-construite” qui se rêve en Booking du tourisme durable

Finaliste du prix de l’OMT, Costa Croisières réduit son gaspillage alimentaire

La croisière s’amuse mais elle pollue et gaspille aussi ! Pour rectifier le tir ou plutôt le cap, la compagnie Costa Croisières a mis en place un programme innovant anti-gaspillage alimentaire. Gros plan sur un projet qui a déjà reçu plusieurs récompenses et est aujourd’hui finaliste de la quinzième édition des prix de l’OMT récompensant l’innovation et la durabilité dans le tourisme.

Une expérience culinaire axée sur le durable

C’est en 2016 que le projet 4GOODFOOD démarre. Première étape : repenser la nourriture servie à bord des paquebots de la flotte de Costa Croisières. Le géant de la croisière s’allie avec l’Università degli Studi di Scienze Gastronomiche pour remodeler l’expérience gastronomique à bord, avec une approche basée sur la durabilité. Il en sort une sélection rigoureuse de produits de qualité sourcés localement et l’introduction de plus de 500 plats de saison reflétant la richesse culinaire de l’Italie.

Réduire le gaspillage alimentaire et investir dans l’humanitaire

Deuxième étape : un partenariat avec la start-up Winnow. Son expertise permet d’aider Costa à réduire le gaspillage alimentaire. Il s’agit d’analyser et de quantifier la quantité d’aliments jetés pendant la préparation des repas dans le but de la réduire. L’équivalent des économies réalisées est ensuite reversé par Costa au Network of Food Gardens in Africa promu par la  Slow Food Foundation for Biodiversity.

Taste don’t waste

Parallèlement, Costa Croisières lance en 2017 une campagne de sensibilisation auprès de son personnel et de ses voyageurs. Une campagne qui porte le nom bien trouvé de “Taste don’t Waste” – Goûtez, ne jetez pas – et qui ne cherche pas à imposer mais à jouer sur la sensibilité des clients et de l’équipage, sur leurs valeurs et leurs émotions. En plus de cette campagne, le géant de la croisière multiplie les collaborations. En France, Costa a noué en mai 2018, un partenariat avec la Banque Alimentaire des Bouches du Rhône pour faire don des surplus alimentaires lors de ses escales dans le Port de Marseille.

Après avoir reçu plusieurs prix de renommée internationale, dont le prestigieux Seatrade Awards dans la catégorie Responsabilité Sociale de l’Entreprise, Costa Croisières et son programme 4GOODFOOD attend de savoir s’il obtiendra ce mois-ci le prix de l’OMT aux entreprises.

Source : Finaliste du prix de l’OMT, Costa Croisières réduit son gaspillage alimentaire

Le Comité Martiniquais du Tourisme et Airbnb s’associent pour favoriser un tourisme centré sur l’humain.

Le Comité Martiniquais du Tourisme et Airbnb annoncent ce jour la signature d’un partenariat inédit afin de structurer conjointement le tourisme collaboratif en Martinique.

En 2018, 85 000 touristes ont visité la Martinique avec Airbnb : une croissance de 60 % par rapport à 2017. Parmi eux, 70 % venaient de France métropolitaine, 12% des Etats-Unis, 9% d’Amérique latine.

Avec plus de 5 000 annonces sur l’île, Airbnb apporte en Martinique une offre d’hébergement complémentaire et constitue un relai de croissance pour le secteur touristique du territoire.

Fort d’une communauté d’utilisateurs venant de plus de 191 pays, Airbnb offre une opportunité unique aux voyageurs du monde entier de découvrir la Martinique de manière authentique, notamment grâce aux nouvelles offres d’Expériences uniques (activités, gastronomie, bien-être …).

La Martinique dispose en effet d’un patrimoine matériel et immatériel immense et diversifié (montagne Pelée, richesse de son monde sous-marin, rhum agricole AOC, des plages de sable blanc ou noir …). Riche de ses traditions mêlant cultures française et créole, l’ile dispose également d’atouts à mettre en valeur comme les spots de surfs de classe mondiale du nord-est, une gastronomie fine, des cascades nichées au cœur d’une nature préservée et des fêtes uniques.

Ce premier partenariat entre Airbnb et un comité du tourisme d’un territoire français d’outre-mer s’appuie notamment sur :

  • Des investissements marketing communs pour valoriser la Martinique en tant que destination touristique attractive auprès des voyageurs du monde entier, et en particulier auprès des jeunes ;
  • L’accompagnement en matière de qualité et le développement de la communauté d’hôtes sur Airbnb ;
  • La croissance de l’offre d’Expériences sur Airbnb afin d’encourager des voyages authentiques grâce aux hôtes locaux.

A l’initiative du Comité Martiniquais du Tourisme, cet accord avec la Martinique s’inscrit dans la lignée de l’engagement d’Airbnb de travailler main dans la main avec les autorités de la région caribéenne. Ces dernières années, Airbnb a ainsi signé des accords de collaboration avec 16 pays de la région.

Airbnb continue par ailleurs de renforcer son partenariat de longue date avec l’Association du Tourisme aux Caraïbes (Caribbean Tourism Organization) afin de stimuler le tourisme authentique dans la région et de développer des opportunités économiques pour tous.

Source : Le Comité Martiniquais du Tourisme et Airbnb s’associent pour favoriser un tourisme centré sur l’humain.

Finnair lance un service de compensation des émissions carbone

Finnair lance un service de compensation des émissions carbone en incitant ses passagers à soutenir des projets éco-responsables. La compagnie aérienne finlandaise, première à être listée dans l’index du « Carbon Disclosure Project »*, lance un tout nouveau service permettant à ses passagers de compenser les émissions de CO2 générées lors de leurs vols à travers une démarche éco-responsable. Finnair propose ainsi à ses passagers de s’impliquer, aux côtés de la compagnie et s’ils le souhaitent, dans un projet écologique au Mozambique visant à réduire la consommation de charbon ou, au choix, soutenir le développement des vols utilisant des biocarburants.

Le concept « Push for Change »

Le service « Push for Change » est destiné à impliquer les voyageurs sur les effets des émissions de CO2, répondre aux problématiques environnementales mais également aux attentes des passagers désireux de s’engager dans une démarche eco-responsable. Pour cela, la compagnie propose à ses passagers – sur la base du volontariat – de régler une « taxe de compensation » lors de l’achat d’un billet, directement via son site internet.

La taxe de compensation s’élève à 1€ pour un vol aller-retour en Finlande, à 2€ pour un vol aller-retour en Europe et à 6€ pour un vol intercontinental. Le calcul de ces redevances est basé sur la moyenne des émissions générées lors d’un vol et sur le coût nécessaire à la réduction d’une tonne d’émission de CO2 dans le cadre du projet soutenu par la compagnie.

Le service « Push for Change » est disponible directement sur le site internet de Finnair permettant aux passagers de la compagnie d’utiliser leurs points Finnair Plus pour régler cette redevance.

Quelles sont les raisons qui ont poussé Finnair à développer ce service ?

Cette taxe, que l’on pourrait aussi appeler « redevance écologique », permet à Finnair de soutenir un projet écologique au Mozambique pour réduire l’exploitation des fourneaux à charbons. L’installation de foyers plus éco-efficients réduirait considérablement la consommation de charbon et de bois et permettrait ainsi d’endiguer la déforestation. Les fonds récoltés seront intégralement reversés en faveur du financement de ce projet par l’intermédiaire de NEFCO, The Nordic Environment Finance Corporation.

Finnair propose également à ses passagers de soutenir l’utilisation de biocarburants

Ceux qui le souhaitent peuvent choisir d’acheter du biocarburant** à 10, 20 ou 65 euros afin de réduire l’empreinte carbone de leurs vols domestiques, européens ou intercontinentaux. Rappelons que l’utilisation de biocarburants réduit les émissions de CO2 de 60 à 80% en fonction de la matière première utilisée.

Topi Manner, CEO de Finnair, déclare :

« Nous souhaitons offrir les meilleures solutions possibles à nos passagers. L’aviation a plusieurs impacts économiques et sociaux positifs, il est important que nous travaillions à la création d’un monde aérien plus responsable. De nombreux produits de première nécessité sont acheminés par fret aérien, les liaisons aériennes contribuent au commerce international et permettent d’entretenir les relations entre les hommes. L’industrie du voyage est une source essentielle de revenus et d’emplois pour de nombreux pays. »

Le petit + des engagements de la compagnie

Finnair compense les émissions de CO2 liées aux déplacements de son personnel par le biais de financements de projets éco-responsables. À terme, le service « Push for Change » permettra le soutien d’un plus grand nombre de projets éco-responsables dans le monde entier.

Page dédiée au service « Push for change » sur le site de la compagnie : http://www.finnair.com/pushforchange

Source : Finnair lance un service de compensation des émissions carbone

Le Sénégal s’oriente de plus en plus vers le tourisme durable.

Lors de la 27 édition de la Foire internationale de Dakar, le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang a affirmé que le tourisme durable occupe une place prépondérante dans la stratégie touristique du Sénégal car elle a contribué à la relance du secteur tout en permettant de préserver les ressources naturelles, culturelles et sociales.

Selon le ministre ce thème « revêt une importance capitale », soulignant « l’impact des PME dans le tourisme en général et le tourisme durable en particulier ».

Il a rappelé également que l’enjeu de cette préservation des ressources patrimoniales, c’est de satisfaire à la fois, les besoins des touristes et des régions d’accueil, mais également de faire en sorte que le tourisme ne détruise pas le lieu touristique, mais, au contraire, le préserve et l’embellisse.

Selon le ministre du tourisme, le Sénégal a mis en place un cadre réglementaire ainsi que des outils et programmes d’investissement tels que le crédit hôtelier et touristique, les incubateurs, la défiscalisation des investissements touristiques.

Source : Le Sénégal s’oriente de plus en plus vers le tourisme durable.

France : L’hôtel Martinez à Cannes obtient le label Green Globe

Membre du groupe Concorde Hotels & Resorts, l’établissement se voit récompensé pour sa démarche environnementale qui s’inscrit dans la stratégie de responsabilité sociale globale lancée par le groupe le 1er juin 2010. 12 hôtels au total sur un portefeuille de 27 établissements ont été engagés de la même façon dans ce programme qui doit s’achever à la fin de l’année 2011. Le Martinez est le premier à recevoir cette récompense.

Green Globe est un label international créé en 1999 en Australie, qui accompagne toutes les organisations touristiques dont les hébergements sont impliqués dans une démarche d’amélioration de la gestion environnementale et sociétale de leurs activités.

Source : L’hôtel Martinez à Cannes obtient le label Green Globe

 

Green Globe à Madagascar, c’est possible! Plusieurs établissements sont déjà certifiés!

Membre du réseau d’experts internationaux François Tourisme Consultants (le cabinet conseil en charge du développement de Green Globe en France, en Algérie, en Tunisie, au Maroc et sur l’ensemble des pays francophones) nous pouvons vous accompagner pour mettre en place une démarche environnementale dans votre établissement.

De plus, Philippe-Jean Arnou, auditeur certifié, est présent à Madagascar, il pourra répondre à toutes vos questions et vous offrir un accompagnement professionnel et personnalisé.

Dès à présent, engagez votre établissement dans cette démarche de développement durable!

Contactez-nous au +261 33 68 481 14 ou par mail à [email protected]

Les tendances food 2019 selon LaFourchette

France.

2019 sera l’année de la cuisine saine mais yummy : revenir à des produits peu voire pas transformés, pour un meilleur équilibre alimentaire mêlant plaisir et santé, tout en respectant son corps et la planète. Le retour à la nature est mis en exergue par le “Fresh Foraged Feasting”, art culinaire basé sur la thématique du retour à la nature. Des produits d’origine biologique, frais, non transformés et locaux sont présentés de manière brute afin de renforcer leur aspect naturel et bénéfique pour la santé. Manger pour se soigner : les consommateurs souhaitent aussi déguster des plats énergétiques et sains, composés d’ingrédients connus pour leurs propriétés bénéfiques. Après le champagne pairing… Le vegan pairing ! La cuisine vegan, loin d’être fade, s’associe aux meilleurs vins, afin d’en faire ressortir toutes les saveurs et richesses.

Une transformation écologique pour séduire les consom’acteurs

Eco-emballage, gestion des invendus, les restaurants ne sont plus en reste pour témoigner de leur engagement face aux enjeux mondiaux. Pour lutter contre le plastique, de plus en plus de marquesproposent des contenants écologiques et/ou réutilisables, plus « eco-friendly » et des systèmes de consigne se développent pour fidéliser la clientèle. Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, des repas sont confectionnés avec des surplus de supermarchés locaux.

La digitalisation

 De nos jours, internet et les réseaux sociaux permettent une communication horizontale et une transparence de l’information, ainsi qu’une personnalisation toujours plus poussée. Certaines applications aident à reconnaître les ingrédients que l’on ne connaît pas forcément, sans avoir à demander au serveur… Lens par Pinterest a ainsi été une des premières à rebondir sur cette tendance. La tendance du “free-from” (gluten, lactose, régime vegan…) pousse les chefs à développer des recettes délicieuses, tout en jonglant avec ces différentes contraintes. De plus en plus d’établissements mettent ainsi en place des menus adaptés et où sont mentionnés les ingrédients pour faciliter le choix des consommateurs.

L’expérientiel, réelle plus-value pour les restaurateurs

3 Millenials sur 4 préfèrent vivre une expérience plutôt qu’acheter un objet, selon une étude menée par Eventbrite pour Harris en 2016. Les restaurants deviennent multi-sensoriels : l’accent est mis sur la décoration, les arts de la table et le dressage des assiettes, afin de rendre toute la sortie au restaurant exceptionnelle. La saveur d’un plat est primordiale mais l’aspect esthétique est également de plus en plus plébiscité. L’objectif est de partager ensuite sur les réseaux sociaux des plats très esthétiques et originaux. Les consommateurs cherchent également au sein des restaurants une expertise et la découverte de saveurs dont ils n’avaient pas conscience. Pourquoi se focaliser uniquement sur le vin ou le café ? Les sommeliers du thé ont une place à prendre. Le concept des POP Up Store est réutilisé pour jouer sur l’instinct de découverte. Des endroits permanents mais avec des restaurateurs différents chaque semaine : les consommateurs peuvent ainsi revenir régulièrement dans l’objectif d’être en permanence surpris.

Source : Les tendances food 2019 selon LaFourchette

“Le tourisme, une industrie qui tue ce dont elle vit”

Que fait le tourisme aux territoires qu’il investit ? Du mal ! Le touriste ne cherche plus la diversité, mais le divertissement. Dans « Manuel de l’anti-tourisme », le sociologue Rodolphe Christin montre comment cette industrie mondiale met en productivité la planète entière.

Touristes partout ? Le 4e arrondissement de Paris perd des habitants, mais gagne des touristes ! À Barcelone, sur les Ramblas, des affiches les appellent « à rentrer chez eux ». À Lisbonne, les autochtones se rebiffent contre le tourisme de masse qui les chasse du centre-ville. Partout, le secteur transforme « la vie quotidienne des habitants en cirque », comme l’écrit le sociologue et voyageur Rodolphe Christin dans « Manuel de l’anti-tourisme ». Le chercheur indépendant poursuit sa critique de cette industrie, la première de la planète, qui a bénéficié pendant longtemps de l’assentiment général, une évidence. La « face heureuse » de la mondialisation qui devait permettre « paix et développement » se fracasse contre un tourisme qui uniformise la planète.

Que reprochez-vous au tourisme ?

Aujourd’hui, il tue ce dont il vit. L’industrie touristique modélise le monde pour qu’il réponde aux besoins des touristes. Mais à force, elle contribue à l’uniformiser et à détruire sa diversité. Et souvent au nom du divertissement !

Comment organise-t-elle le monde ?

Elle le quadrille par des itinéraires, des infrastructures de plus en plus standardisés. Elle le met au « bon format », le met en scène pour le plaisir du consommateur-spectateur. Les lieux touristiques organisés tendent à chasser « l’autochtone ». Les prix de l’immobilier y explosent, les pratiques touristiques de fêtes, d’ivresse et de dégradations empêchent les locaux d’y vivre normalement, sans compter les embouteillages, les déchets et la pression sur les ressources. Dans ce contexte, où est passée l’envie de découvrir l’autre ? Comme si l’habitant du lieu devenait un intrus. Pour réintégrer l’économie touristique, il doit devenir un prestataire au service du touriste, et non plus un sujet à part entière.

Quand a commencé cette déraison touristique ?

Il s’agit d’un long processus. Au départ, le tourisme, c’est quoi ? Au XVIIIe siècle, une pratique élitiste réservée à l’aristocratie. La bourgeoisie s’en empare, la pratique se diffuse et finit par faire rêver l’ensemble de la population. En France, en 1936, la création des congés payés fait du tourisme un vecteur d’éducation populaire. La demande se développe, progressivement ; le tourisme, d’abord promu par des associations et syndicats, devient un marché lucratif auquel les opérateurs privés vont s’intéresser. Jusqu’à devenir une véritable industrie. Comme toutes les industries, elle a en ligne de mire le profit. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, la croissance du secteur n’est pas près de s’arrêter. En 1950, il y avait 25 millions de touristes, 279 millions en 1980 et un milliard en 2015, pour un chiffre d’affaires de 1 260 milliards de dollars.

Et pourtant, c’est encore une minorité qui part…

Oui, une faible proportion de personnes dans le monde dispose de suffisamment de ressources économiques pour jouir du monde sans entraves. Les populations du Nord partent le plus et, parmi les plus dépensières, on retrouve l’Allemagne, les États-Unis, l’Angleterre, le Japon… Les pays les plus visités se retrouvent aussi au Nord, ce sont donc eux qui en tirent le plus de profits.

Le tourisme est-il une promesse du capitalisme ?

C’en est un pur produit. Tous les secteurs y convergent : hôtellerie, restauration, bâtiment, travaux publics… Pendant longtemps, l’industrie touristique a bénéficié d’une sorte de consensus, y compris dans les milieux militants ou alternatifs. On pouvait critiquer toutes les industries de la planète, sauf celle-ci. On la parait de toutes les vertus : le développement, la fin de la pauvreté, la compréhension entre les cultures différentes. Elle est devenue un élément à part entière de cette mythologie qui fait de la production la clé du bonheur des nations. On se rend bien compte aujourd’hui qu’il n’en est rien.

Vous pensez donc qu’on se trompe en promouvant les départs en vacances comme vecteur d’éducation populaire ?

Partir est devenu une norme qui contribuerait au bien-être individuel. C’est un fait social total qu’on ne remet pas en cause, comme disait le sociologue Marcel Mauss. La norme n’est plus interrogée, c’est un point aveugle de la critique sociale. Mais renversons la perspective : si quitter son quotidien s’est imposé, n’est-ce pas parce qu’il est devenu invivable pour beaucoup ? Et alors comment le rend-on plus vivable ? Là, est la véritable question. Ce rapport à « l’ailleurs » doit nous ramener à une réflexion sur « l’ici ». La vraie vie n’est pas là-bas, elle est ici !

Mais il est encore perçu comme la « face heureuse » de la mondialisation.

Oui, pour les touristes, c’est-à-dire pour ceux qui ont les moyens de partir ! Partir en vacances est une expérience connotée positivement. Cette injonction à la mobilité opère pour le touriste, qui voyage pour le plaisir, comme pour le professionnel, ce cadre qui va de multinationale en multinationale. L’autre versant, moins heureux, de la mondialisation, c’est le migrant. N’est-il pas le dernier voyageur ? Quand l’écrivain Jack London part chercher de l’or en Alaska (en 1897 – NDLR), il veut améliorer son quotidien. Il est davantage dans une logique migratoire que touristique. Un vrai héros de l’aventure !

Vous différenciez tourisme et voyage. Pourquoi ?

L’homme a toujours voyagé. Et pas forcément pour le plaisir. Se déplacer dans l’espace, parmi des cultures différentes, engendre une expérience significative. Il y a toujours dans le voyage ce caractère initiatique qui me semble intéressant à cultiver. Il demeure une forme d’échappatoire, d’évasion. Il nous sort d’une routine, tout en permettant une vision plus transgressive de la connaissance, la découverte d’autres choses, d’autres réalités. Mais cette dimension devient de plus en plus compliquée. La consommation de la planète a pris le pas sur son exploration.

Pourtant, les récits de voyage, eux, sont omniprésents : livres, blogs…

Oui, ça finit même par être assez commun. Des voyageurs ont pu produire des livres magnifiques. Un Nicolas Bouvier (photographe et écrivain suisse mort en 1998 – NDLR) a voué sa vie au voyage. Il révèle dans ses ouvrages un mode de vie, de pensée. Aujourd’hui, chacun produit son récit, c’est un business comme un autre. Le voyage se met en scène. Chez ces « nouveaux aventuriers », il y a comme une surenchère. Celui qui ira le plus loin en utilisant les modes de locomotion les plus extravagants. En parapente dans l’Himalaya, ou bien en train de « faire » l’Équateur sur un fil, ou le pôle Nord à genoux…

Justement, cette expression « faire un pays », que dit-elle ?

C’est révélateur d’une forme de consommation du monde. Une boulimie géographique de la planète où on revendique : « Là, j’y suis allé ; là, aussi. »

Dans les guides de voyage, le mot « authentique » revient à toutes les pages. Au final, tout le monde finit par le rechercher ?

Il y a là une contradiction majeure : plus on est nombreux à rechercher le « typique », plus on contribue à transformer les réalités locales. Qu’est-ce que l’authenticité ? Est-ce voir un Indien d’Amazonie en pagne dans la jungle comme s’il n’avait jamais rencontré un Occidental ? Ou, au contraire, est-ce un Indien d’Amazonie en jean en périphérie d’une ville d’Amérique du Sud ? On ne peut pas enfermer les gens dans un cliché exotique en les empêchant de changer culturellement au risque de contredire l’image que le touriste se fait de lui.

Les réseaux sociaux participent à ce mouvement. Quiconque trouve un bon « spot » en publie les photos dans la seconde qui suit. Il y a une surenchère dans cette recherche. On a vite fait de rendre un lieu extraordinaire assez commun.

En quoi la facilité du déplacement a-t-elle contribué à cela ?

Avant l’invention du moteur, le déplacement était une épreuve psychologique – on s’isolait des siens –, mais aussi physique. En calèche, en bateau à voiles, le trajet prenait des journées, voire des mois. On s’exposait aux intempéries, on ne savait pas ce qui allait arriver. Il y avait une vulnérabilité. L’aventure était inhérente au déplacement. Étymologiquement, l’aventure vient de advenere, c’est-à-dire s’exposer à ce qui advient. Aujourd’hui, on peut partir à l’autre bout du monde, tout en restant connecté à ses amis.

Il devient de plus en plus difficile de sortir de ses repères. Le touriste le veut-il encore ? Un fait représentatif de la manière de découvrir le monde aujourd’hui : on se prend en photo, on se filme… et on tourne le dos au monde pour se regarder dans le miroir de son téléphone. Exit la dimension « sortir de soi et de sa culture ». C’est l’inverse qui se produit, on se projette soi-même, sur tous les lieux de la planète.

C’est le low cost, notamment dans l’aérien, qui permet de partir aussi souvent ?

Partir un week-end n’importe où tant que ce n’est pas cher est discutable. Les dernières tendances du tourisme reposent sur des destinations lointaines, avec des séjours de plus en plus courts, mais plus fréquents. Si l’avion est moins cher, c’est aussi parce que le kérosène n’est pas taxé ! Or, le tourisme contribue à hauteur de 8 % des émissions de gaz à effet de serre.

Peut-on échapper à l’industrie touristique ?

C’est très compliqué. Certains parlent de rendre le tourisme durable. Il ne représente qu’un très faible pourcentage dans l’industrie touristique. Si tous les flux de touristes devaient s’y convertir, il n’aurait plus rien de durable. Finalement, ce ne sont pas des alternatives, mais des segments commerciaux qui s’ajoutent au tourisme existant.

Vous insistez sur le fait de critiquer le tourisme, pas les touristes. Pourquoi cette distinction ?

Depuis quelques années, les populations se rebellent ! Une fronde anti-tourisme est en train de se lever. Il y a un danger que l’anti-tourisme se transforme en anti-touristes. Et que cette fronde ne devienne une forme de xénophobie. Le cœur du problème n’est pas le touriste, mais le système touristique local et mondial qui s’est mis en place. Car, finalement, nous sommes tous des touristes dès lors qu’on voyage pour le plaisir.

Rodolphe Christin
Source : “Le tourisme, une industrie qui tue ce dont elle vit”

Zanzibar. Perle authentique de l’Indien

Indépendant depuis 1964 et la création de la Tanzanie, l’archipel de Zanzibar bouscule sa quiétude légendaire avec un nouvel essor touristique.

Tendance de fond ou simple effet de mode ? Longtemps écarté de l’autoroute du développement touristique emprunté à pleine vitesse par des voisins comme l’île Maurice ou les Seychelles, l’archipel de Zanzibar, partie insulaire de la Tanzanie baignant dans l’océan Indien, se met à la page. Rafraîchissement d’infrastructures hôtelières ridées par les années, amélioration d’un réseau routier encore sommaire, projet de construction d’un nouvel aéroport : les autorités locales semblent vouloir prendre en marche le train du développement touristique. Et tenter de renouer avec un passé, entre route des épices et commerce triangulaire, aussi glorieux que tourmenté.

Source : Zanzibar. Perle authentique de l’Indien

Le 19e Forum mondial du tourisme culturel à Beijing

Les 27 et 28 décembre 2018, le Forum d’investissement immobilier et hôtelier, organisé sous la direction de la Chambre de commerce générale de Chine (CGCC) et de la Chambre de commerce de l’immobilier de Chine (CRECC), s’est tenu au Renaissance Hotel de Beijing. L’événement a fait le bilan de l’année 2018 dans les domaines de l’immobilier, de l’hôtellerie, du tourisme et des industries connexes, et a exploré leurs perspectives de développement, les tendances et l’innovation nécessaire à la modernisation et la montée en gamme de ces secteurs.

Plus d’un millier de personnes, dont le vice-président de la Chambre de commerce générale de Chine Lu Yong, des économistes de renom, des experts de l’immobilier, des investisseurs dans l’hôtellerie, des dirigeants d’entreprises de tourisme culturel et des représentants de la chaîne industrielle en amont et en aval de ces secteurs, ont assisté à l’événement.

Ces leaders de l’immobilier, de l’hôtellerie et du tourisme ont échangé sur des sujets tels que la responsabilité, l’architecture de qualité, l’immobilier pour le troisième âge, les résidences locatives à long terme, le développement et le renouvellement des zones urbaines, les investissements dans des projets hôteliers et dans le tourisme culturel, puis ont analysé les nouvelles trajectoires de développement de l’immobilier dans de multiples dimensions. Les conférences de presse organisées le 27 décembre après-midi sur le 19e Forum international du tourisme culturel et sur la Foire commerciale des fournisseurs du secteur hôtelier pour l’année 2019 ont suscité un fort intérêt des participants et des médias.

La nouvelle ère du tourisme culturel

Au cours des quarante années de réforme et d’ouverture, le tourisme culturel a connu de profonds changements et représente aujourd’hui un segment important du secteur : le nombre de voyageurs internationaux et le montant de leurs dépenses ont considérablement augmenté. Le Forum global du tourisme culturel a déjà dix-huit ans de développement à son actif. Durant la conférence de presse, le porte-parole du comité d’organisation et vice-directeur de China.org.cn Li Fugen a annoncé que la 19e édition du forum et la Foire commerciale des fournisseurs du secteur hôtelier se dérouleraient du 26 au 29 mars 2019 à Sanya, sur l’île de Hainan.

Une tendance durable

Avec l’intégration progressive de la culture et du tourisme, ce segment occupe une place de plus en plus importante en tant que pilier de l’économie nationale. La grande industrie du tourisme n’avait jamais eu l’aura dont elle dispose aujourd’hui.

Yang Honghao, chercheur adjoint au Centre de données sur la culture et le tourisme et directeur adjoint du département immobilier de l’Institut de recherche sur le tourisme de Chine, a publié le Rapport sur le développement de l’hôtellerie touristique en Chine en 2018 et a souligné que ce secteur est en train de passer d’une croissance rapide à un développement de haute qualité et à davantage d’innovation. L’accent mis auparavant sur les terrains et le capital se déplace désormais vers un intérêt accru envers le personnel, la technologie et la créativité.

Source : Le 19e Forum mondial du tourisme culturel se clôture à Beijing