Parlement Européen : l’industrie demande le rétablissement de l’intergroupe “Tourisme durable”

De nombreux acteurs et organes de représentation de l’industrie touristique en Europe réclament le rétablissement de l’intergroupe “Tourisme durable” au Parlement Européen. Initiée durant 5 ans, l’initiative a permis d’aborder les sujets de la durabilité, la numérisation, l’économie des plateformes, l’alimentation, la santé dans le tourisme, etc.

Le tourisme peine à trouver des échos au niveau des gouvernements.

Malgré son poids dans l’économie, que ce soit au niveau national et la France en est le bon exemple, le secteur du voyage n’est pas pris au sérieux par les élus.

Une nouvelle preuve de ce triste constat, la fin de l’intergroupe “Tourisme durable” au Parlement Européen. Après 5 ans d’activité, le groupe de travail des eurodéputés a pris fin, mais les organes de représentation de l’industrie réclament son retour.

De la CLIA à l’ECTAA, en passant par IAAPA, l’ensemble des acteurs souhaite une reprise de l’intergroupe.

 
Ce dernier a travaillé sur des multiples sujets : la gestion des visas et des frontières, la durabilité, la numérisation, l’économie des plateformes, l’alimentation, la santé, la protection des consommateurs, la taxe de tourisme, l’accessibilité, etc.

Le secteur compte sur “le soutien du commissaire désigné pour le marché intérieur, Thierry Breton” selon un communiqué de presse pour le rétablissement de l’intergroupe, afin de pouvoir traiter les nouveaux défis du toursime (tourisme de masse peu durable, l’émergence de nouveaux acteurs).

 
Source : Parlement Européen : l’industrie demande le rétablissement de l’intergroupe “Tourisme durable”

Le tourisme durable est (enfin) à la mode… pourvu que ça dure !

Après des années de disgrâce, le tourisme durable est (enfin) tendance. Mais ce n’est pas gagné pour autant. Il va falloir chasser les marchands du temple attirés par le nouvel Eldorador et l’envie de se mettre en “vert”. Autrefois ils détractaient, aujourd’hui ils encensent. Mais est-ce bien important ? selon la formule consacrée, “dites ce que vous voulez mais… parlez-en !”

 n’y a pas si longtemps, parler de tourisme durable ça saoulait tout le monde.

C’était un discours “bobo”, la tarte à la crème mélangée au tourisme vert. Le dernier sujet de conversation entre la poire et le fromage quand il n’y avait plus de fromage…

Pourquoi une telle disgrâce ? Parce que dans vert il y a “écolo”… et dans écolo il y a tout ce dont on a pas forcément envie, parce que les bons-pensants pensent que tout ça ramène à des contraintes, alors qu’on a autre chose à penser pendant les vacances, n’est-il pas ?

Bref, ça culpabilise, ça coûte plus cher, c’est probablement moins confortable et en plus, quand on compense la taxe carbone, on ne sait même pas où va son argent…

Allez “vendre” ça et emballer des entreprise sur le tourisme durable… Compliqué, non ?

Et comme on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif, les consommateurs n’en demandent pas et les professionnels du tourisme se disent qu’ils ont d’autres chats à fouetter.

Et qu’il sera toujours assez tôt pour investir dans les initiatives pour polluer moins et laisser une planète pas trop pourrie à nos enfants.

Et puis patatras !

La météo s’est détraquée, les ouragans sont devenus plus violents et plus fréquents, un continent de plastique, (notre mer des “Sargasses” moderne), flotte quelque part sur la grande bleue, une “Jeanne d’Arc” venue du froid a pointé du doigt les vilaines compagnies aériennes, des études plus ou moins sérieuses ont dit pis que pendre des croisiéristes…

Ben oui, parce que le pollueur, même s’il n’est pas toujours le payeur, c’est forcément l’autre !

Cerise sur le gâteau, le législateur s’est mis de la partie…

La nouvelle Responsabilité Sociétale des Entreprises, (RSE) également appelée Responsabilité Sociale des Entreprises fait désormais obligation à celles-ci de prendre en compte et de mettre en musique le développement durable au sein de l’entité.

Il y a quelque chose de positif dans ce grand “déballage” : on parle enfin du tourisme durable. Il ne se passe désormais pas un jour sans que les questions environnementales fassent le JT de 20h.

Les Compagnies de croisières se mettent au GNL, les transporteurs aériens s’engagent à compenser leurs émissions carbone, les destinations affichent leur plus beau profil durable et Clubs et forfaits se doivent désormais d’afficher le label vert qui va bien.

Alors tout va désormais pour le mieux dans le meilleurs des mondes ?

Pas exactement. Le défi du tourisme durable vient de commencer. Il va falloir chasser les marchands du temple qui veulent aussi se mettre au vert et surtout encourager les “purs et durs”, tous ceux qui depuis des années se décarcassent.

Ils croyaient prêcher dans le désert et découvrent désormais les vertes oasis…

Attention aux mirages quand même !

Source : Le tourisme durable est (enfin) à la mode… pourvu que ça dure !

La staycation, un axe de développement pour l’hôtellerie ?

France. De plus en plus d’hôtels surfent sur le concept de la staycation, qui consiste pour le client à s’offrir un break en séjournant à l’hôtel dans sa propre ville. Cette tendance permet aux établissements d’améliorer leur taux d’occupation notamment le dimanche soir et séduire une clientèle locale plus facile à fidéliser.

Manque de temps, budget limité pour une escapade, refus de prendre l’avion pour des raisons écologiques ou simple envie de redécouvrir sa ville à travers un séjour cocooning à l’hôtel… Les raisons qui motivent les citadins à s’offrir une staycation le temps d’un week-end sont variées. Né aux États-Unis, le concept connaît un succès grandissant en France. Au point de devenir un argument commercial pour les hôtels.

C’est le cas de l’Intercontinental Lyon-Hôtel Dieu, un 5 étoiles de 144 chambres ouvert en juin dernier. Pour son ouverture, l’établissement a lancé une offre dédiée aux Lyonnais : une nuitée à 250 € (au lieu de 590 €) avec petit déjeuner pour deux et cocktails. “L’offre a tellement séduit que nous l’avons prolongée jusqu’au 31 décembre. Même si notre clientèle est essentiellement internationale, les locaux constituent aussi un marché clé, car ils représentent 80 % de la clientèle de notre bar et restaurant”, assure Marion Sardou, responsable marketing de l’établissement. Pour MiHotel, un concept de suites de luxe contemporaines, équipées high tech et réparties dans le centre de Lyon, les staycations font même partie de la stratégie initiale des deux fondatrices. “À travers nos suites, nous avons voulu offrir un moment de déconnexion et de détente afin de proposer à nos hôtes de vivre une véritable expérience. Et cela fonctionne. La clientèle locale représente 10 % de notre chiffre d’affaires et nous avons un très bon taux d’occupation le dimanche soir, avec des tarifs offrant des réductions jusqu’à 20 %. Tout cela a été possible grâce à une stratégie web dédiée notamment aux millennials, une cible majeure pour nous. Ces derniers aiment publier des photos de leur séjour sur Instagram, car nos suites font rêver”, analyse Nathalie Grynbaum, cofondatrice de Mihotel.

 L’hôtel, une destination en soi

Faire de l’hôtel une destination en soi, c’est d’ailleurs le concept sur lequel la start-up parisienne Staycation a construit son business. Chaque mercredi, elle propose sur son site web des promotions, sous forme de packages, dans des hôtels parisiens ou à moins de 3 heures de la capitale. Objectif : séduire les Parisiens en leur proposant des séjours dégriffés près de chez eux le week-end. Un concept qui a séduit le Ballu, un hôtel 4 étoiles ouvert en juillet dernier dans le IXe arrondissement de Paris. “L’adhésion à ce site nous a permis de nous faire connaître de la clientèle locale et de la fidéliser car nous répondons aux attentes des adeptes de la staycation. Ce public représente déjà 5 % de notre taux d’occupation et près de 10 % de notre chiffre d’affaires. Il nous permet de remplir les chambres le week-end, une période plutôt creuse à Paris, mais également de développer nos ventes additionnelles sur des prestations diverses”, explique Julia Vidalenc, la directrice de l’hôtel.

Un autre site web, Dayuse, propose, lui, des réservations de chambres d’hôtels en journée. Le Clos Saint-Éloi, hôtel 4 étoiles à Thiers (Puy-de-Dôme), est membre du site depuis un an et demi. “Ce système nous a surtout permis de développer la clientèle du restaurant et d’améliorer ainsi notre visibilité”, conclut Alain Beauvoir, le directeur. Preuve que la staycation peut se décliner sous toutes les formes.

Source : La staycation, un axe de développement pour l’hôtellerie ?

Tourisme durable : ce que les compagnies de croisières font déjà

Traçabilité des déchets, éducation des passagers… Les principales compagnies de croisières assurent travailler sérieusement sur la question de la préservation de l’environnement et tentent de mettre fin aux préjugés.

Après la prise de conscience, les actions. À l’occasion du dernier IFTM Top Resa, début octobre, quelques-unes des principales compagnies de croisières ont échangé autour de la question du tourisme durable. Un véritable enjeu pour l’ensemble des acteurs de ce secteur, souvent pointé du doigt au sujet de la pollution.

« Je crois que certains modes de croisière posent des problèmes environnementaux aujourd’hui, et le nier serait une erreur. La croisière est en danger mais il y a une vraie prise de conscience sur ce problème, d’ailleurs parois exagéré par les médias », a expliqué en préambule Lionel Rabiet, directeur de Croisières d’exception.

Un avis pas tout à fait partagé par Patrick Pourbaix, DG de MSC Croisières : « Cela ne fait pas très longtemps qu’existe le cruise bashing et nous n’avons pas réagi immédiatement. Nous avons été surpris de cette image erronée de notre impact sur l’environnement. La première fausse idée est de penser que les compagnies sont passées à côté de ces enjeux environnementaux ». Ce que constate aussi Costa Croisières France« La croisière est injustement montrée du doigt, elle est déjà très vertueuse sur les questions environnementales. L’environnement est au coeur de nos préoccupations depuis le début des années 2000 », rappelle son président, Georges Azouze.

Fuel léger et traçabilité des déchets

Passé ce constat, les professionnels du secteur ont en effet souhaité mettre en avant l’impact, plus mesuré qu’on ne le pense, de la croisière sur la planète. Sur 50 000 bateaux qui naviguent dans le monde pour des raisons commerciales, ce sont moins de 300 bateaux de croisières, petits et grands, qui sont dénombrés. Et les actions à bord de ces derniers se multiplient.

 « Nous avons trois axes de travail : l’utilisation à 100% de fuel léger – ce qui implique un véritable effort financier -, la traçabilité des déchets (avec aucun rejet en mer) et l’implication des populations locales dans la préparation des croisières », explique Wassin Daoud, responsable développement durable chez Ponant. Du côté de Costa Croisières, qui indique également utiliser un fuel léger pour les navires à quai, la préservation de l’environnement passe aussi par l’installation de nouveaux systèmes à bord des paquebots. « En cette fin d’année, l’ensemble de nos bateaux sont équipés de scrubbers. Il s’agit d’un système de lavage des fumées qui permet de réduire les émanations de 90 %. Costa est aussi très en avance sur la question du tri des déchets », ajoute Georges Azouze.

Même son de cloche chez MSC, qui a également mis en place une politique de traçabilité des déchets, avec l’élimination des plastiques jetables ou le recyclage. Sans oublier « l’éducation » des passagers, avec une communication sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire : ne pas jeter de déchet par dessus bord, réutiliser ses serviettes, signer une charte de bonne conduite à terre… Parce que la pollution peut également se faire pendant les escales. Encore plus sur des destinations touchées par le surtourisme.

Mais que faire, alors, face au tourisme de masse ? Là aussi, quelques rappels s’imposent, selon MSC. « Pour Venise, on accuse les bateaux de croisières, alors que sur les 31 millions de touristes estimés pour 2019, seuls un peu plus d’un million sont des croisiéristes », précise Patrick Pourbaix. Un avis nuancé par Lionel Rabiet, selon lequel « la croisière a tout de même un impact sur les surtourisme. Les grands bateaux ont besoin d’être remplis et vont sur les marchés qui y sont consacrés. Il y a donc une concentration sur les mêmes villes, à l’instar de Marseille ».

Mener une initiative commune ?

Un problème qui viendrait également des voyageurs. « Nous ne demandons pas mieux que de changer nos itinéraires et nos escales, mais il y a un effet marketing. Le client attache ses envies à ses connaissances et au fait que, si tout le monde se rend sur une destination, c’est qu’elle est bien », surenchérit Patrick Pourbaix.

De son côté, Ponant assure être dans une démarche plus globale. « Nous faisons une étude d’impact global et social avant un débarquement sur une destination. C’est un travail fait plusieurs années en amont. Quand une croisière se fait aujourd’hui, elle a été préparée il y a déjà 4 ou 5 ans », explique Wassin Daoud.

S’il existe encore des défis à relever, tous restent cependant optimistes sur l’avenir. « C’est déjà un moment historique, car c’est la première fois que nous dévoilons toutes les initiatives que nous mettons en place pour la protection de l’environnement », s’enthousiasme le DG de MSC Croisières. « Et pourquoi ne pas mener une initiative commune avec les Entreprises du voyage ? », lance Lionel Rabiet, président de la section Ile-de-France du syndicat. Avant de conclure : « Il faut que le voyageur puisse être fière d’avoir été passager d’une croisière !».

Source : Tourisme durable : ce que les compagnies de croisières font déjà

Le coworking est-il l’avenir de l’hôtellerie ?

Avec 2,8 millions d’indépendants en France, les travailleurs mobiles représentent un marché dynamique et attractif. Avec une clientèle souvent d’affaires, les hôtels peuvent facilement attirer des travailleurs mobiles et des coworkers de quartier, d’autant qu’ils disposent d’espaces pouvant les accueillir. Mais face à la concurrence, les établissements doivent également proposer des formules adaptées aux profils.

Après avoir intégré le secteur des locations saisonnières, de l’événementiel voire des croisières pour certains acteurs, l’hôtellerie se lance dans le coworking. Tendance du marché depuis ces cinq dernières années, le coworking n’est pas un secteur sans concurrence et sans risques. Cependant, les hôtels pourraient en tirer grandement partie en jouant sur le dynamisme et les atouts de leur marché pour s’imposer.

Le coworking est perçu comme une opportunité dans le secteur des services, car il permet permettant une stratégie de diversification en adéquation avec leur métier. C’est ce que l’on observe en particulier dans l’hôtellerie. Dans tous les établissements des grands groupes et enseignes hôteliers, dont Accor, Elegencia, Hilton et Marriott, fleurissent en effet des espaces communs de travail. L’entrepreneur, le cadre ou encore la PME peut désormais s’installer dans ces espaces réservés, souvent au sein des hôtels même, pour travailler.

Rentabiliser des espaces déjà disponibles

Ces choix stratégiques sont-ils un bon calcul ? Au vu du poids du marché, difficile pour l’hôtellerie de ne pas être alléchée par le potentiel offert par le coworking. En effet, avec 2,8 millions d’indépendants en France et la flexibilité géographique du travail permise par les nouvelles technologies et de plus en plus répandue dans les grandes entreprises, les travailleurs mobiles représentent un marché dynamique et attractif. 

Par ailleurs, les hôtels ont l’avantage d’un actif disponible non utilisé. Avec un taux d’occupation estimé à 63 %, les établissements peuvent transformer une faiblesse en atout. L’espace est déjà disponible et nécessite peu d’investissement pour se lancer, puisqu’il suffit d’un lieu dédié et d’une connexion wifi pour entrer sur le marché. Évidemment, se contenter de cette proposition ne peut suffire face à la concurrence qui rivalise d’idées pour attirer les coworkers. C’est pourquoi de nombreux hôtels proposent des formules adaptées à tout type de profil : travailleur ponctuel ou habitué, entrepreneur seul ou encore PME. La typologie d’espace est également différente selon les besoins : on y trouve des salles de réunion ou des bureaux individuels, voire même des salles de créativité. Enfin, une gamme de services annexes est proposée : services de conciergerie, salle de sport…

Une stratégie de diversification

L’hôtellerie dispose d’un autre atout majeur par rapport à des acteurs purement spécialisés dans le coworking. Son cœur de métier différent mais complémentaire représente un cercle vertueux pour le marché de la nuitée et du coworking. Avec une clientèle souvent d’affaires, l’hôtel peut facilement attirer des travailleurs mobiles. Pour attirer des coworkers de quartier, donc ne réservant pas de nuitée, les grands groupes hôteliers peuvent compter sur leur localisation stratégique proche des centres d’affaires. L’hôtellerie propose d’ailleurs des programmes de fidélisation attractifs sous système de points et recoupant l’ensemble de leurs services, coworking comme nuitée.

Avec une croissance mondiale moyenne de 75 % par an de coworkers depuis 2010 selon le spécialiste immobilier d’entreprise Knight Frank, il est difficile de conclure que ce marché n’est pas intéressant, y compris pour les acteurs hôteliers. Cependant, le fragile business model du secteur montre qu’il peut être difficile de s’y spécialiser. En témoignent, les déboires de l’acteur spécialisé du coworking The We Company qui doit abandonner son entrée en bourse face à la défiance des marchés. Il donc sans doute plus sûr d’envisager ce marché comme une stratégie de diversification et en adéquation avec son cœur de métier. Cette complémentarité de marchés permet de s’appuyer sur les atouts existants et surtout de faire face à un retournement économique. Des résultats négatifs dans le coworking seraient compensés par les activités annexes à la différence des concurrents spécialisés qui n’auraient pas de matelas de sécurité pour résister sur le long terme. Ainsi, le coworking pourrait devenir une activité monopolisée par l’hôtellerie.

Source : Le coworking est-il l’avenir de l’hôtellerie ?

Le Bhoutan est désigné comme la meilleure destination de voyages pour 2020 par le guide Lonely Planet

Le Bhoutan a été désigné comme la meilleure destination de voyages pour l’an 2020 par Lonely Planet, dans sa liste des destinations à visiter en 2020, nouvellement rendue publique.

Le Bhoutan se trouve à la tête de la liste des dix meilleures destinations pour 2020, sélectionnées parmi 195 pays et régions dans le monde. Cette désignation intervient un an après que le Bhoutan a été récompensé comme destination du tourisme durable.

La politique du tourisme durable, la richesse de la culture et des traditions, ainsi que l’environnement vierge du Bhoutan ont été des caractéristiques ayant permis au pays de décrocher le titre de meilleure destination de voyages.

Le petit pays himalayen pratique une politique de tourisme stricte consistant à faire payer aux visiteurs des tarifs quotidiens élevés en vue d’une meilleure rentabilité tout en ayant moins de répercussions sur l’environnement. Avec une couverture forestière de plus de 75%, le Bhoutan est l’unique pays à carbone négatif dans le monde.

Source : Le Bhoutan est désigné comme la meilleure destination de voyages pour 2020 par le guide Lonely Planet

La transition durable sera aussi majeure que la transition numérique

Je l’admets, “transition durable” frise bon l’oxymore. Mais l’expression qualifie bien ce qui est en train de se jouer dans l’industrie touristique.

Comment amener les entreprises et les destinations touristiques à se transformer pour répondre aux enjeux de surfréquentation et de changement climatique?

A Pau, lors des dernières #ET15, cette question a été l’objet de la table ronde d’ouverture, dont le contenu a bien été retranscrit dans cet article d’aqui.fr.

Je voudrais revenir aujourd’hui sur la comparaison entre la transition numérique qu’a connu l’industrie touristique il y a quelques années et la transition durable, ou écologique que nous allons vivre.

Qu’est-ce qui a provoqué la transition numérique?

Le facteur qui a introduit le numérique dans le quotidien de l’industrie touristique a été la technologie : apparition d’Internet dès la fin des années 1990.

Mais si cette technologie n’avait pas été adoptée par les utilisateurs, on ne serait pas allé aussi loin. Or, c’est bien la modification de comportement des utilisateurs qui a provoqué l’adaptation : les restaurateurs se sont mis à réagir aux avis parce que les clients les ont écrit! les hôteliers se sont mis sur Booking parce que les clients utilisaient l’application!

L’autre facteur marquant aura été l’irruption de nouveaux acteurs dans le tourisme, acteurs venant au départ du numérique. Qui sont ces nouveaux acteurs? Je les appelle les GABIT (Google, AirBnB, Booking, Instagram et Tripadvisor). Certes, j’aurais pu en rajouter plein d’autres, mais l’acronyme est joli, non? N’empêche, ces services ont remodelé notre économie et se sont rendus indispensables. 10 ans après leur généralisation, on ne fait que courir après leur dernière innovation, et plus jamais, les acteurs du monde ancien, public comme privé, ne seront devant.

Les facteurs de la nécessaire transition durable sont-ils identiques?

On pourrait penser que les acteurs du tourisme seront responsables parce qu’ils auront compris que la planète va mal et qu’il faut changer de comportement. On pourrait penser que spontanément, l’industrie touristique se mettrait au durable… Laissez-moi en douter : si les rapports du GEIQ avaient fait bouger les compagnies low-cost ou les voyagistes internationaux, ça se saurait.

Non, ce qui va vraiment faire bouger les acteurs du tourisme, ce sont les consommateurs. Exactement comme pour les numériques.

Une étude G2A parue ces derniers jours sur la montagne face aux enjeux climatiques & environnementaux est intéressante sur les motivations des consommateurs : ils sont de plus en plus sensibles aux destinations et aux entreprises qui se préoccupent de l’environnement. Ils ne partiront pas moins souvent, mais ils partiront dans des “destinations respectueuses de l’environnement”.

C’est donc, comme dans le numérique, l’usager, le client, le consommateur, qui fera bouger l’industrie touristique. Et comme la prise de conscience va trés vite (en Europe notamment), les acteurs du tourisme sont maintenant convaincus “qu’il faut y aller” maintenant.

De nouveaux acteurs avec le durable?

C’était une discussion avec Guillaume Cromer à l’issue des rencontres de Pau. Est-ce que le durable va générer, comme le numérique, de nouveaux acteurs? Pour Guillaume, émergeront surtout de nouvelles gouvernances, plus que de nouveaux acteurs. (cf. son papier sur une utopie du tourisme).

La question sera surtout que ces nouveaux acteurs (militants, coopératifs, engagés) ne soient pas, comme ce fut très rapidement le cas avec la consommation collaborative, remplacés par des fonds d’investissement… J’ai quelques doutes la-dessus, quand je vois déjà comment la grande distribution s’approprie le bien-manger…

Indéniablement, la révolution durable fait émerger de nouveaux acteurs, et notamment les consommateurs eux-mêmes, habitants comme visiteurs, qui souhaitent être partie prenante de la construction de la destination. A nous, au sein des Organismes de Gestion de la Destination, à veiller à les prendre en compte. Ce qui implique une vraie révolution culturelle de nos offices de tourisme ou ADT.

Les équipes à la manoeuvre?

C’est dans l’implication des salariés que je vois une profonde différence entre la transition numérique et la transition écologique. Lorsque nous avons lancé en 2011 en Aquitaine l’Animation Numérique de Territoire, l’objectif était bien que les offices de tourisme deviennent les animateurs territoriaux de cette transition numérique, au profit des entreprises notamment.

Le résultat a été différent : l’ANT a surtout été le moteur de la transition numérique à l’intérieur même des équipes. Il a servi à convaincre les collègues, souvent le directeur, de changer de métier.

En 2019, avec le durable, la donne a changé. J’ai l’impression que la prise de conscience et l’envie des équipes est énorme. Parce que la société à changé et que les collaborateurs sont les témoins de cette évolution sociétale. La transition durable au sein des OGD ne sera pas difficile, elle est même déjà souhaitée par les équipes.

En préparant un prochain séminaire sur le thème du durable avec un office de tourisme, j’ai été, comme le directeur de l’OT, surpris par la maturité de l’équipe sur le sujet et par sa demande d’engagement sur le sujet! Les moteurs, ce seront eux, j’en suis persuadé. A tel point que je pense qu’un directeur d’OGD ne peut pas ignorer cette prise de conscience récente et rapide de ses collaborateurs. Il faut y aller!

Vers une animation durable de territoire?

Comment aujourd’hui, pour le réseau des OGD, structurer cette nouvelle donne écologique, durable? Comment progresser en interne en impliquant les équipes, comment accompagner les prestataires, sensibiliser les publics, mobiliser sa collectivité ?

Autrement dit, comment être, en tant qu’office de tourisme, l’animateur de la transition écologique de sa destination?

L’aventure de l’Animation Numérique de Territoire doit nous inspirer. Certains s’y mettent, comme l’office de tourisme de Béziers Méditerranée qui a recruté une animatrice écologique de territoire.

A la différence de l’ANT, qui ciblait une personne en particulier au sein de l’équipe, l’Animation Durable (ou écologique) de Territoire devra concerner toute la structure. En effet, chacun à son niveau sera engagé dans une composante de la transition durable du territoire.

Les grands engagements de l’Animation Durable de Territoire sont à mon sens les suivants :

  • engager la structure à être écoresponsable dans son quotidien : ce sont les écogestes, appliqués par toute l’équipe
  • engager la structure dans un marketing responsable, en maitrisant mieux les éditions et en ayant une consommation numérique responsable
  • engager la structure dans la sensibilisation des publics accueillis sur la destination
  • engager la structure dans l’accompagnement des prestataires touristiques à leur transition durable
  • engager la structure dans l’appui à la collectivité sur les questions d’aménagement : mobilité, accessibilité, itinérance douce, etc.
  • engager la structure dans un management soucieux de la parité hommes-femmes, de la qualité de vie au travail,

Demain, les structures engagées dans ce projet amibiteux auront à faire évoluer les métiers des collaborateurs. Il faudra adapter des formations spécifiques. Nous y travaillons avec plusieurs régions.

C’est au prix de cette adaptation fondamentale que nous gagnerons la transition durable, aussi majeure que fut la transition numérique!

Source : La transition durable sera aussi majeure que la transition numérique

Agir pour un Tourisme Responsable (ATR) s’est penché sur la question des déchets

Après la lutte contre le changement climatique en 2018, l’édition 2019 du séminaire ATR était consacrée à la question des déchets, notamment ceux en plastiques qui menacent l’attractivité de nombreuses destinations tant en montagne que sur les littoraux.

En 2018, le séminaire de l’association Agir pour un Tourisme Responsable (ATR) s’était tenu sur les terres de Salaün Holidays en Bretagne avec pour thème la lutte contre le changement climatique, avec à la clé de nouveaux engagements du label ATR pour évaluer, réduire et compenser les émissions de CO2.

Cette année, ATR avait confié l’organisation de son séminaire à Grand Angle, entreprise familiale composée d’une équipe de quinzaine de professionnels, labellisée « Agir pour un Tourisme Responsable » depuis 2017. Grand Angle, qui organise depuis près de 40 ans des voyages à pied ou à vélo à travers l’Europe, est aussi agréée au titre du volet 3 de la Charte européenne du tourisme durable dans les espaces protégés.

Trente participants, représentants d’opérateurs de voyage membres de l’association, se sont retrouvés à Autrans Méaudre, commune du Parc Naturel Régional du Vercors, siège de Grand Angle où ils ont été accueillis par David Praire, directeur général de l’entreprise, accompagné de Lionel Flasseur, directeur général d’Auvergne Rhône Alpes Tourisme et artisan d’un tourisme « responsable et bienveillant » ainsi que d’autres représentants des institutions locales dont Valériane Janet, directrice du Pôle tourisme de la Communauté de Communes du Massif du Vercors.

Henri Bourgeois Costa, porte-parole d’Océans Sans Plastiques et grand voyageur, était l’invité d’honneur du séminaire et a ouvert les travaux par une présentation des enjeux globaux sur un sujet historique pour les voyagistes d’aventure.

Comment agir

Il est possible d’agir : par exemple, en proposant aux voyageurs des gourdes pour limiter l’usage des bouteilles en plastique. Il s’agit d’être également vigilant sur les déchets toxiques issus du tourisme et de recommander aux voyageurs de ramener et trier leurs piles, et de leur rappeler que le don de médicaments est interdit dans de nombreux pays. Un catalogue de bonnes pratiques et de ressources documentaires va être publié prochainement sur le site internet d’ATR, invitant tous les professionnels du voyage à sensibiliser leurs clients et ne pas sous-estimer les vertus pédagogiques des voyages, qui peuvent transformer notre rapport au monde, aux déchets et inviter à améliorer ses pratiques.

De nombreux intervenants

Pour éclairer les représentants des voyagistes membres d’ATR sur les enjeux et bonnes pratiques, d’autres intervenants sont venus enrichir le panel, tels que Camille Rey Gorrez, directrice de Mountain Riders, association pionnière du tourisme durable dans les Alpes et lauréate en 2018 de la palme du tourisme durable dans la catégorie territoire pour son label Flocon Vert, Dominique Bleichner, responsable du projet Fortune de Mer dans le parc national du Banc d’Arguin en Mauritanie et Candie Trier, co-créatrice d’un blog voyage, les Géonautrices, qui vient de réaliser une vidéo de sensibilisation sur les problèmes de gestion des déchets dans l’Himalaya intitulée « L’empreinte de l’homme » ou encore Emile Levy, représentante de Gifts For Change invitant à utiliser de étiquettes de voyage éco-conçues pour communiquer sur les engagements des membres d’ATR.

A noter la participation pour la première fois à ce séminaire annuel ATR de représentants de nouveaux adhérents de l’association comme Yannick Barde, directeur de production d’Asia, Vincent Sauron, directeur de Carpe Diem, Laëtitia Pascaud, responsable communication interne et RSE de TUI France. Ce séminaire de travail a été ponctué des pauses gourmandes et sportives : dîner chez le chef Guillaume Monjure et initiation au biathlon sur le stade de Corrençon en Vercors, terrain d’entraînement de Martin Fourcade, quintuple médaillé d’or aux jeux olympiques.

Source : Agir pour un Tourisme Responsable (ATR) s’est penché sur la question des déchets

Tourisme durable France : “je peux vous dire que nous allons embêter le gouvernement”

Interview de Guillaume Cromer, directeur du cabinet ID-Tourism

Emportée par la rage et les bons mots de Greta Thunberg, la problématique écologique s’est emparée de l’ensemble des piliers de l’économie en passant même par le tourisme. Nous avons profité des rencontres nationales du etourisme de Pau pour faire un point avec Guillaume Cromer, directeur du cabinet ID-Tourism, sur l’étude commandée par le gouvernement auprès de l’ADEME (Agence Environnement et Maîtrise Energie).

TourMaG.com – Comment percevez-vous les faillites actuelles dans la profession ?

Guillaume Cromer : Je ne ferai pas de raccourci direct par rapport à la transition nécessaire vers un tourisme durable. Ma vision est que Thomas Cook est une vieille maison qui n’a pas réussi à bien mener sa transition digitale, mais aussi de clientèle.

Quant aux compagnies aériennes, en ayant bien suivi le sujet, j’ai compris que la problématique n’était pas si simple et pas seulement liée à des questions de marché ou de honte de prendre l’avion.

S’il est certain que c’est une situation triste pour les salariés, je combats la vision low cost du tourisme.

Je ne me réjouis pas, mais ce sont des modèles économiques tellement fragiles que je préfère que les entreprises adoptent d’autres modèles plus solides, dans l’anticipation des nouveaux besoins, comme l’environnement.

TourMaG.com – Pensez-vous que les modèles low cost ont atteint un point de bascule ?

Guillaume Cromer : Ces entreprises pour perdurer s’appuient sur un important travail de cost-killer, mais sont largement dépendantes des bouleversements, quand par exemple les externalités ne sont plus favorables.

Il est certain que si le prix du baril explose, et que des problématiques liées à ces sujets-là s’ajoutent, il sera plus compliqué d’alimenter leur modèle de croissance.

Ces entreprises ne survivent que par la croissance.


“il n’y a pas de solution alternative à la propulsion d’avion par le pétrole…”

 

TourMaG.com – Pour en revenir au carburant, l’alternative au tout pétrole dans l’aérien n’existe pas et n’est pas près d’arriver…

Guillaume Cromer : Exactement, nous avons eu ce débat à Top Resa, avec Marc Rochet et Gérard Feldzer. Il est amusant de noter le changement de regard de Gérard Feldzer sur la question en seulement 10 ans.

En 2019, il reconnaît qu’il n’y a pas de solution alternative à la propulsion d’avion par le pétrole avant au minimum 40 ans. Les innovations n’avancent pas beaucoup sur le sujet.

D’ailleurs il y a dix ans, Gérard Feldzer avançait déjà ce laps de temps de quatre décennies comme point de rupture. Il était plus optimiste par le passé, son opinion a évolué.

A Top Resa, je l’ai senti plus pessimiste et alertant sur le fait qu’il risque d’y avoir un problème à un moment donné.


Une étude auprès de l’ADEME

TourMaG.com – Pourtant nous sentons un frémissement du côté de l’Etat pour avancer sur la question du tourisme durable. Les rapports s’enchaînent sur les bureaux du gouvernement…

Guillaume Cromer : Il y a un climat positif autour de la question. Un autre rapport a été remis par les députés sur la question du tourisme en France dans son ensemble, en traitant énormément de la question du tourisme durable.

Les élus ont, dans le même temps, abordé des points qui ne vont pas dans le bon sens, comme le développement des aéroports de province.

Pour revenir à votre observation, Jean-Yves Le Drian et Jean-baptiste Lemoyne ont commandé une étude auprès de l’ADEME (Agence Environnement et Maîtrise Energie), pour établir des préconisations concrètes pour soutenir le tourisme durable.

Avec Acteurs du Tourisme Durable (ATD) et d’autres collectifs, nous avons été auditionnés. Nous avons participé à des travaux de groupes et de construction de ce plan.

Ce rapport sera remis au ministère prochainement. La question que nous nous posons tous : que va faire le gouvernement de ces recommandations ? Sera-t-il un énième rapport à finir aux oubliettes ?


“Le gouvernement ouvre des portes, nous entrons dedans, à lui d’assumer”

TourMaG.com – D’autant plus que nous parlons d’un gouvernement n’ayant pas de ministre du Tourisme et qui semble peu se soucier du secteur. Les signaux laissent peu de place à l’optimisme…

Guillaume Cromer : Oui, nous entendons trop peu le gouvernement sur la question du tourisme malheureusement.

Mais le rapport a quand même été commandé par les ministres eux-mêmes, donc la volonté est réelle. J’espère juste qu’ils ont envie d’apporter des solutions.

En tant qu’Acteurs du Tourisme Durable, nous savons quelles recommandations nous avons faites et nous allons suivre les propositions et réalisations du gouvernement.

Il nous sera possible de donner une note tous les six mois, d’établir un monitoring des engagements de l’Etat, avec ce qui a été fait ou non. Je peux vous dire que nous allons embêter le gouvernement.

Il existe un contrepoids mené par la société civile et les professionnels. Le gouvernement ouvre des portes, nous entrons dedans, à lui d’assumer.

TourMaG.com – Quelles sont vos préconisations ?

Guillaume Cromer : La première est basique : nous devons avoir une stratégie de développement du tourisme durable en France.

Notre pays doit avoir rédigé à horizon 2024, un plan avec des objectifs précis sur les questions de la mobilité, ou pour réduire notre bilan carbone touristique, mais aussi pour booster les hébergements engagés en France, etc.

Ensuite, il y a toute une gouvernance nécessaire à mettre en place afin d’assurer la bonne conduite des missions et réaliser les objectifs. Si le gouvernement se dote d’une stratégie sur les 5 prochaines années, ce serait déjà pas mal.


“Avec ATD, nous devons aller chercher le mainstream…”

TourMaG.com – Aux rencontres nationales etourisme de Pau, nous avons pu nous rendre compte que les territoires sont très sensibles à la question. Les institutionnels semblent-ils réellement prêts à effectuer cette transition ?

Guillaume Cromer : Je pense que tout le monde doit faire sa part des choses. Il faut reconnaître que les territoires (Offices de tourisme, CRT, CDT, etc.) ont pris conscience de l’urgence de la situation et qu’ils sont prêts à se bouger.

L’engagement est réel, même s’ils se demandent beaucoup comment faire et se limitent bien souvent à des petites actions, sans rentrer réellement dans le dur de la question.

Par exemple, certains Offices de tourisme pourraient arrêter de draguer les touristes de marchés lointains, pour éviter les bilans carbone désastreux des visiteurs.

Au départ, le tour-operating était très engagé sur la question, avec notamment les TO d’aventure comme Voyageurs du Monde et d’autres, mais il faut que l’industrie aille plus loin.

Avec ATD, nous devons aller chercher le mainstream, par exemple nous accompagnons Kappa Club dans leur stratégie de développement durable et nous devons multiplier ces conversions.

Je pense que de plus en plus de responsables ont compris que le développement durable devait rentrer dans l’ADN des entreprises et dans le business de la boîte.

TourMaG.com – Bien souvent l’écologie est vue comme un frein pour le business, mais si les acteurs s’y prennent maintenant, elle peut devenir une opportunité de business ?

Guillaume Cromer : Bien sûr, l’écologie représente des opportunités et elle évite de se faire lyncher sur la scène médiatique et dans la société civile.

Prenez les compagnies aériennes, l’industrie est au cœur du cyclone. Les transporteurs ne sont pas prêts et ne se sont pas posé la question.

Si un tour-opérateur s’intéresse à la problématique environnementale et mène des actions via une stratégie RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises), quand des gens tendent le micro, les patrons ont des choses à dire. Dans le cas contraire, les responsables improvisent et répondent à côté de la plaque.

Et je peux vous dire que la pression médiatique de Greta Thunberg va faire que le soufflet ne va pas retomber.

TourMaG.com – Justement, comment analysez-vous le traitement médiatique négatif pesant sur Greta Thunberg en France ?

Guillaume Cromer : Je ne pense pas que les médias lui fassent un traitement médiatique si négatif, mais ce sont plutôt les Laurent Alexandre et consorts qui lui crachent dessus avec un écho extraordinaire.

Personnellement, je suis fan de ses arguments et ce qu’elle dit est simple : lisez les rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et des scientifiques. Elle ne propose pas de solution, mais simplement d’écouter ceux qui savent.

J’invite juste tous les scientifiques à lire les rapports du GIEC et écouter les scientifiques. A partir de là, il sera possible de faire évoluer les choses.

Les impacts du changement climatique dans les 5 ou 10 ans à venir vont faire des dégâts énormes dans notre secteur. En adaptant les offres, les séjours et en arrêtant des destinations, ce sera compliqué.

Source : Tourisme durable : “je peux vous dire que nous allons embêter le gouvernement”

Club Med : un nouveau projet d’implantation en Malaisie

D’après le site Travel Weekly, le Club Med ouvrira un nouveau village en Malaisie, d’ici la fin de 2022. Un projet d’envergure, construit de manière durable, venant appuyer le développement touristique de la destination qui se veut très axé sur l’écotourisme.

Club med poursuit son développement en Asie. D’après une information publiée par Travel Weekly, la marque au trident prévoit en effet d’ouvrir un nouveau village en Malaisie, sur la côte nord de Bornéo. Il sera situé près de Kota Kinabalu, dans l’État de Sabah,  entre la forêt tropicale et la plage de Kuala Penyu, à une heure et demie de route de l’aéroport international de Kota Kinabalu. Pour créer ce nouveau village, le Club Med collabore avec les propriétaires du Golden Sach Beach Resorts City, rapporte Travel Weekly, qui présente ce projet comme “le premier complexe balnéaire de grande envergure construit de manière durable dans la région Asie-Pacifique”. D’après les informations de Travel Week Asia, le complexe comptera 400 chambres, dont 40 suites de luxe. «L’ouverture à Kuala Penyu nous permet de mettre en valeur le magnifique cadre de Sabah dans une partie du monde relativement peu découverte », a déclaré Henri Giscard d’Estaing, le pdg du Club Med. «Ce sera notre deuxième complexe hôtelier en Malaisie dans une destination qui connaît une augmentation du transport aérien et de l’intérêt des voyageurs du monde entier, notamment de la Chine, de la Corée, de l’Asie du Sud-Est et de l’Australie.”

Objectif : 30 millions de touristes pour la Malaisie

L’arrivée de ce nouveau complexe du Club Med ne manquera pas d’envoyer un signal positif pour la destination, qui a pour objectif d’atteindre les 30 millions de visiteurs et 21,2 milliards d’euros de recettes touristiques. Pour y parvenir, la destination ambitionne de mettre l’accent sur l’écotourisme, la culture et les arts. La Malaisie a accueilli 15.8 millions de touristes de janvier à juillet 2019, soit une augmentation de 4,9% comparée aux 15 millions d’arrivées sur la même période l’année précédente. Pour le marché français l’augmentation a été de 1,3%, de janvier à juillet 2019, avec 86,443 visiteurs contre 85,352 en 2018. La France est le deuxième marché européen du pays après le Royaume-Uni.

La destination entend aussi valoriser ses atouts pour le MICE. Le Malaysia International Trade and Exhibition Centre (MITEC) a ouvert il y a un an. A Kuala Lumpur, le Kuala Lumpur Convention Centre s’est agrandi de 10 000 m2, tandis qu’un International Convention Centre doit ouvrir sur quelque 92000 mètres carrés à Kota Kinabalu.

Source : Club Med : un nouveau projet d’implantation en Malaisie