France. Changement de date pour l’IFTM Top Resa qui aura lieu cette année du 17 au 20 novembre

A la demande des partenaires et exposants, le rendez-vous annuel du secteur est décalé de deux mois. D’autres changements sont également à prévoir.

La question commençait à se poser avec insistance. Au vu du contexte sanitaire actuel, le salon IFTM Top Resa aura-t-il bien lieu cette année ? La direction de Reed Expositions a tranché : l’événement B2B leader de l’industrie du tourisme en France est maintenu mais à de nouvelles dates.

Habituellement fin septembre, l’édition 2020 de l’IFTM Top Resa est décalée de deux mois et aura lieu du 17 au 20 novembre. Le lieu, lui, ne change pas. Le salon se déroulera dans le Hall 1 de la Porte de Versailles.

« La réglementation en France a évolué de jour en jour : les événements rassemblant plus de 5 000 personnes ont été interdits jusqu’au 15 juillet, puis jusque fin août. Maintenir IFTM Top Resa en septembre n’était plus réaliste mais l’annulation du salon n’a jamais été évoquée », indique Frédéric Lorin, Directeur du salon.

Le choix de fin novembre a été approuvé par 94% de la centaine de partenaires, institutionnels et fidèles exposants interrogés sur ce changement par la direction du salon, pour trois raisons principales : la plupart des producteurs et destinations touristiques avaient besoin de temps pour travailler leurs offres, nombre d’entre eux ayant été contraints au temps partiel, au confinement et à une activité très ralentie ; tous les acteurs de l’industrie souhaitaient des délais supplémentaires pour s’engager, d’un point de vue financier, sur leur participation ; et enfin, reporter le salon à novembre laissait aux offices de tourisme et visiteurs étrangers plus de certitude vis à vis de la réouverture des frontières de leurs pays respectifs.

10 zones et 10 villages

Le salon proposera cette année 10 zones distinctes (Afrique, Amériques, Asie & Pacifique, Caraïbes, Destination France, Europe & Méditerranée, Généralistes, Moyen-Orient, Océan Indien, Tech-Zone) et 10 villages thématiques (Autocaristes, Club Affaires, Croisière, Montagne, Parcs, Réseaux de Distribution, Tour-Opérateurs, Influenceurs, Innovation et Start Up, les trois derniers au sein de la Tech-Zone), soit l’équivalent de ce qui avait été développé l’an dernier.

Malgré le contexte inédit, plusieurs nouveautés seront au rendez-vous de l’édition 2020. IFTM Top Resa travaille depuis quelques mois à la création de nouvelles conférences autour des thèmes majeurs transversaux afin de couvrir avec expertise l’actualité du marché. Les grandes journées thématiques habituelles seront au rendez-vous, les CEO Talks, le Digital Day et les Journées Internationales du Voyages d’Affaires (JIVA) notamment. En partenariat avec les Acteurs du Tourisme Durable (ATD), le salon inaugurera en novembre prochain un programme exhaustif de conférences et workshops intitulé les Journées du Tourisme Durable.

Les agents de voyages seront aussi à l’honneur. Pour cette nouvelle édition, ITFM Top Resa, en partenariat avec les Entreprises du Voyage (Edv), leur proposera un programme de formations variées et qualifiantes dans le cadre de la formation professionnelle continue. De nombreuses autres nouveautés dédiées aux agents de voyages sont en cours d’élaboration et seront dévoilées prochainement.

Par ailleurs, comme chaque année, le salon aménage de nouveaux espaces. En 2020, le Village des Tour-Opérateurs et le Village de la Croisière bénéficieront tous deux d’un relooking complet. Ambiance plage et paillotte pour le premier, hublots et accastillage pour le second, une véritable invitation à voyager… et à travailler. Les Parcours de Visite s’enrichissent également cette année de deux thématiques supplémentaires, Montagne et Croisière.

La moitié du salon remplie lors du confinement

Quatre événements phares sont également maintenus : le Startup Contest (les meilleures solutions innovantes dans le voyage), le mardi 17 novembre, l’Hackathon en partenariat avec CDS Groupe (course de 24h pendant laquelle les équipes doivent concevoir une solution novatrice pour le Business Travel et l’hôtellerie d’affaires), la finale le mercredi 18 novembre, Travel Agents Cup (élection des meilleurs agents de voyages de France), le jeudi 19 novembre, et Travel Agents Cup Junior (élection des meilleurs étudiants, vendeurs espoirs de la Destination France), le vendredi 20 novembre.

En 2019, IFTM Top Resa a accueilli 34 150 visiteurs, 1 700 marques dont près de 200 destinations (françaises et internationales) sur 33 000 m2 d’exposition et proposé près de 100 conférences thématiques « made by IFTM » ainsi que 100 événements organisés par les exposants.

« Il est trop tôt pour dire combien d’exposants seront présents cette année mais il n’y a aucune chance que le salon ne soit pas affecté car le tourisme est très durement touché par la crise sanitaire. Il sera probablement d’une plus petite taille et il y aura certainement moins de stands et de visiteurs à cause des nouvelles règles sanitaires. Cependant, le 16 mars, lors du confinement, la moitié du salon était déjà remplie. Nous allons reprendre contact avec l’ensemble de nos exposants et nous travaillons sur une campagne conjointe avec les Edv pour inciter les agents de voyages à venir », confie Frédéric Lorin.

Quid des exposants qui souhaiteraient finalement annuler leur participation ? « Le salon n’étant pas annulé mais simplement reporté, les CGV habituelles élaborées par le groupe s’appliquent. Pour autant, même si la réflexion n’est pas encore aboutie, nous nous devons en tant que salon référent du tourisme en France d’essayer d’accompagner au mieux nos clients dans les difficultés rencontrées. Des CGV moins drastiques pourraient s’appliquer en cas d’annulation. Un report pourrait, par exemple, est proposé sur l’édition 2021 », explique le directeur du salon.

Source : Changement de date pour l’IFTM Top Resa qui aura lieu cette année du 17 au 20 novembre

France. 7 pistes pour repenser son offre en restauration

Paris. Carte courte, respect de la saisonnalité, retour du plat du jour ou vente à emporter… : Bernard Boutboul, président de Gira, détaille les pistes à explorer pour donner un nouveau souffle à un restaurant.

Au lendemain de l’épisode du Covid-19, les concepts de restauration doivent évoluer pour s’adapter aux attentes des clients tout en respectant les consignes sanitaires. Bernard Boutboul, fondateur et président du cabinet Gira, identifie sept pistes qui peuvent être des amorces pour repositionner un restaurant dans cette sortie de confinement.

1 • Miser sur des cartes courtes, que l’on change plus souvent, “afin de créer une dynamique des produits proposés et ne  rien figer pendant des mois”.

2 • Axer sur “davantage de saisonnalité” sur cette même carte, “car les consommateurs sont sensibles au retour des produits de saison, gage de qualité et de fraîcheur dans l’assiette”.

3 • Développer une gamme à partager.

4 • Rendre à l’expression ‘plat du jour’ tout son sens. Bernard Boutboul incite à proposer un plat différent chaque jour, pour sortir de la monotonie et fidéliser plus facilement.

5 • Augmenter l’amplitude horaires des restaurants. “En France, celle-ci est encore trop étroite. Fermer une cuisine à 14 heures, c’est un peu tôt, surtout dans des villes touristiques. Par conséquent, il faut travailler sur d’autres moments de consommation, à l’instar du petit déjeuner, de l’heure du thé ou celle du goûter.”

6 • Ne pas négliger la vente à emporter, qui s’est développée dans les restaurants traditionnels durant le confinement. Au contraire, “car il n’y a rien de péjoratif dans ce concept, qui n’est pas réservé à la restauration rapide”, souligne Bernard Boutboul. En outre, “la vente à emporter ne retire pas de chiffre d’affaires dans ce qui est consommé sur place. C’est une offre complémentaire, une vente supplémentaire et donc du chiffre d’affaires en plus. Avec une marge importante, car sans frais de personnel de salle.” Reste à savoir comment s’organiser pour gérer à la fois une salle et de la vente à emporter.

7 • Réflechir à mettre en place un service de livraison, “certes à marge dégradée”, mais cet investissement est à mettre en balance avec le chiffre d’affaires généré par le take away.

Source : 7 pistes pour repenser son offre en restauration

France. Manger mieux : ça veut dire quoi en 2020 ?

Paris. Bio, biodynamie, locavorisme et saisonnalité sont dans l’air du temps, suite aux crises sanitaires qui se sont succédé. Mais comment faire pour que ces mots ne se limitent pas uniquement à une sémantique marketing ?

Les consommateurs souhaitent retrouver du sens dans ce qu’ils mangent”, constate Bernard Boutboul, au lendemain de la crise sanitaire liée au Covid-19. Si bien que pour le fondateur et président du cabinet Gira, ‘manger mieux’ à l’orée des années 2020, cela passe par des cartes courtes, avec davantage de saisonnalité, de rotation des propositions et un plat du jour “vraiment du jour”. À cela s’ajoute une vigilance accrue sur “ce que l’on montre”, poursuit le consultant. À l’instar des cocktails préparés par les barmen ou des plats concoctés dans une cuisine à la vue des clients. Autrement dit : il faut rassurer et redonner confiance, comme cela a été le cas avec la traçabilité de la viande bovine suite à la crise de la vache folle.

Produits de saison et de ‘pleine saison’

Un bon aliment doit d’abord être bon pour celui qui l’a produit – et qu’il a vendu à un juste prix pour lui -, puis bon pour la planète, pour la santé de celui qui le mange – c’est-à-dire sans pesticides, pas transformé… – et, enfin, bon pour le palais”, explique Alexandre Marchon. Ce chef de 33 ans, qui s’apprête à ouvrir son premier restaurant – qui porte son nom – d’une cinquantaine de couverts avec terrasse, à Paris (XIe), fait même la nuance entre produits de saison et de “pleine saison”. “C’est à ce moment-là que le fruit ou le légume va exprimer tout son potentiel. Et cette pleine saison n’est pas la même d’une région à une autre”, explique-t-il.

Miser sur le local, la proximité, mais aussi sur les notions de terroirs et territoires, cela fait partie du manger mieux. “Cela devrait être une évidence pour tous les cuisiniers”, souligne encore Alexandre Marchon, qui fustige ceux qui n’en font qu’un argument marketing et “continuent de servir des fruits exotiques ou des anguilles, alors que celles-ci sont en voie de disparition”.

Cuisine faite ‘en direct’

La façon dont on se nourrit décide du monde dans lequel on vit.” Telle est la devise du chef étoilé Bruno Verjus. Médecin de formation, il a ouvert en 2013 le restaurant Table, à Paris (XIIe), désormais auréolé d’une étoile Michelin. Sa devise : “Dis-moi ce que tu manges et je te dirais quelle sera ta longévité”. Le chef parle de “se nourrir en conscience”, en préférant “aller chercher des carottes sur un marché plutôt qu’un hamburger dans un sac en plastique”.

Celui qui aime travailler “les petites séries” – il peut recevoir des langoustines encore vivantes quelques fois par an…- souhaite “redonner de la culture” sur la nourriture et “le sens de l’effort” pour aller jusqu’à elle. “Et ce n’est pas une question d’argent, insiste-t-il. Car cela coûte moins cher que des produits transformés, vendus en supermarché.” Résultat : chez lui, pas de menu, mais une carte qui change tous les jours et une cuisine faite “en direct”. Durant l’épisode du Covid-19, il a fait de la vente à emporter “pour ne pas céder le terrain à la grande distribution et aux fast food”. Une sorte de résistance qui fait écho chez Alexandre Marchon, dont les recettes mettent le légume “comme élément central de l’assiette” et dont les vins sont nature ou en biodynamie : “La génération de chefs au-dessus de la mienne a découvert la mondialisation. Elle y a vu un progrès en pouvant, tout à coup, travailler des produits nouveaux. Aujourd’hui, on se rend compte des limites de tout ça. Et je pense que les générations à venir en auront encore plus conscience.”

Source : Manger mieux : ça veut dire quoi en 2020 ?

Une réouverture sous le signe de l’humour pour les hôtels HappyCulture

Depuis le 15 juin, le groupe Honotel a rouvert ses 38 établissements 3 et 4 étoiles HappyCulture et a lancé une campagne de communication décalée pour annoncer leur réouverture. Afin de détourner avec humour l’obligation du port du masque dans les établissements, le groupe a choisi une nouvelle devise : “Rien ne masquera la joie d’accueillir nos clients”. Les équipes accueilleront les clients avec cet esprit ‘superhéros’ et afficheront sur leurs badges les répliques de Batman, Spiderman ou encore du Joker.

Un nouveau marquage au sol pour diriger les visiteurs et respecter les distanciations reprendra notamment les traces de pas de Catwoman, Zorro et The Mask.

Le groupe hôtelier lance également un concours photo sur les réseaux sociaux. Le principe ? Publier une photo de soi masqué dans son quotidien sur Instagram avec les hashtags #NosHerosMasques et #HappyCulture. Chaque semaine, le cliché le plus original et créatif sera sélectionné. Les gagnants remporteront un séjour de deux nuits, petit déjeuner inclus dans l’hôtel de leur choix, ainsi qu’un repas pour deux personnes.

Source : Une réouverture sous le signe de l’humour pour les hôtels HappyCulture

France. En room service ou en salle, comment repenser le service du petit déjeuner

Sécurité sanitaire oblige, on ne dresse plus de buffet dans une salle de petit déjeuner. Alors comment faire ? Les hôteliers imaginent de nouvelles offres ou mises en place pour fidéliser leurs clients pour le premier repas de la journée.

Fini de se servir seul et à volonté sur un buffet de petit déjeuner. Au lendemain de l’épisode du Covid-19, plus aucun ingrédient, produit ou plat n’est en libre-service dans un hôtel. Il faut donc imaginer d’autres organisations et mises en place, voire mises en scène, pour rassurer le consommateur et l’inciter, durant son séjour, à rester prendre son petit déjeuner dans l’établissement.

Certains hôteliers renoncent à tout service en salle du moindre café-croissant et privilégient le room service. C’est le cas du Domaine de Rochevilaine, Relais & Châteaux situé à Billiers (Morbihan), qui  propose l’ensemble de ses formules du matin, et même la totalité de la carte de son restaurant étoilé, en chambre. D’autres, en revanche, maintiennent le cap du service à table, à l’instar de l’hôtel 21 Foch à Angers (Maine-et-Loire) ou encore de Terre Blanche Hôtel Spa Golf Resort, à Tourrettes (Var), où les petits déjeuners se commandent à la carte, pour une personnalisation maximale, avec mise en avant des produits locaux et de leurs producteurs.

La fin du buffet au profit du meuble multifonction

Côté déco, l’absence de buffet permet de repenser à la fois l’agencement et le mobilier de la salle de petit déjeuner. L’architecte d’intérieur Dorothée Meilichzon prône des solutions “durables”, “intemporelles”, avec des matériaux “pérennes”, mais aussi des tonalités douces et chaleureuses. Pour Nicola Borella, également architecte d’intérieur, tout ce qui peut évoquer la nature (mobilier en bois, lumière naturelle…) va jouer sur l’aspect réconfortant de l’espace dédié au premier repas de la journée.

Autrement dit : on accorde matières, luminaires, organisation et disposition. À l’image de l’îlot central en marbre et bois, conçu sur mesure par Kann Design. Cet îlot fait office de vaisselier, plan de travail et passe, au restaurant Clover Gordes, à la Bastide de Gordes (Vaucluse), où la carte est concoctée par le chef étoilé Jean-François Piège.

La fin du buffet pourrait donc amorcer l’apparition du meuble multifonction pour l’équipe de salle. L’objectif est de préparer et dresser à partir d’un même poste, à la vue des clients, tout en limitant leurs déplacements. Un parti pris qui fait écho au retour des chariots à fromages et à desserts, dans les salles de restaurants gastronomiques. Une façon de respecter la distanciation sociale tout en allant vers le consommateur pour le convaincre de se laisser tenter. Et pour y parvenir, Bernard Boutboul, président du cabinet Gira, est formel : “Il n’y a rien de mieux que de montrer les plats, les mets, le salé, le sucré.

Source : En room service ou en salle, comment repenser le service du petit déjeuner

Union européenne : les frontières extérieures pourraient rouvrir en juillet

La Commission plaide pour une levée progressive des restrictions aux frontières extérieures à partir du début du mois de juillet.

Les Français pourront a priori voyager au sein de l’Union européenne (UE) à partir du 15 juin. Au-delà des Etats membres, il faudra encore patienter. Les ministres européens de l’Intérieur sont convenus vendredi de se coordonner pour une réouverture progressive des frontières extérieures de l’UE et de l’espace Schengen le 1er juillet au plus tôt. C’est ce qu’a indiqué le Conseil, institution représentant les Etats membres.

L’interdiction des voyages non essentiels vers l’UE, en vigueur jusqu’au 15 juin, a été instaurée le 17 mars entre les Etats membres et la Commission européenne. Et prolongée à deux reprises. Objectif : lutter contre la propagation de la pandémie. Or une prolongation « a été proposée jusqu’à la fin juin pour permettre de bien préparer une ouverture progressive ensuite » de ces frontières extérieures, a déclaré la secrétaire d’Etat croate Terezija Gras, dont le pays exerce la présidence semestrielle de l’UE. Cette réouverture aux voyageurs venant de pays extérieurs à l’espace Schengen et à l’UE doit se faire de façon coordonnée, a-t-elle dit.

Une difficile coordination

« De nombreux Etats membres soutiennent l’idée d’une prolongation des restrictions aux frontières extérieures pendant deux semaines », a ajouté la commissaire aux Affaires intérieures Ylva Johansson. D’autres sont pressés d’entamer leur saison touristique. Ainsi, la Grèce rouvre à partir du 15 juin son ciel à plusieurs pays incluant l’Australie et la Chine.

Concernant les frontières entre pays européens, la majorité des Etats membres auront levé les contrôles et les restrictions de circulation au 15 juin, selon la présidence croate de l’UE. D’autres devraient suivre d’ici la fin juin.

Source : Union européenne : les frontières extérieures pourraient rouvrir en juillet

Expedia débloque 275 millions de dollars pour soutenir la reprise

Ce “plan de relance” prévoit notamment de financer des actions marketing et commerciales des partenaires d’Expedia… et une baisse des commissions.

Après plusieurs mois en mode “gestion de crise”, Expedia veut préparer l’après. “Nous avons été impactés significativement”, reconnaît Olivier Pernoud, Senior Director, Market Management Nothern Europe chez Expedia. Maintenant, on commence davantage à se projeter et nous comptons jouer notre rôle auprès de nos partenaires.” La plateforme américaine a décidé de verser 275 millions de dollars à ses partenaires, via un programme destiné à aider les partenaires indépendants et les petites chaînes à redémarrer leur activité. Une enveloppe de 250 millions de dollars lui permettra ainsi d’offrir des opérations marketing et des aides financières. Pour chaque partenaire participant au programme, Expedia réinvestira 25% de ses revenus de 2019 sous forme de promotion et de publicité sur le sites du groupe. Le groupe annonce aussi réduire les commissions prélevées sur toutes les nouvelles réservations effectuées, durant les 3 mois que dure le programme. Il prolonge également de 90 jours les délais de paiement applicables aux réservations Hotel Collect. « Des conditions minimales sont requises pour que les partenaires puissent participer au programme », précise un communiqué.

Data et formations

Autre pilier de ce programme : la data. “Les hôteliers se demandent si c’est viable, économiquement, de rouvrir. Nous avons voulu faire preuve d’agilité techno en offrant l’accès à un outil qui permet de connaître les tendances de marché”, explique Olivier Pernoud. Concrètement, les hôteliers pourront grâce à cet outil prendre le pouls de la demande dans leur quartier, à certaines dates, en identifiant les marchés sources.

Une autre enveloppe, de 25 millions de dollars, est affectée aux destinations, avec l’objectif de soutenir la demande grâce à la publicité.

Par ailleurs, Expedia lance également un programme de formation pour les pros, le Expedia Group Learning Lab.

Le groupe fait également savoir que 70% des offres présentes sur le site sont remboursables, et qu’un nouveau filtre permettant de rechercher sur tous les sites du groupe des vols en fonction des options de remboursement des billets d’avion.

Des annonces qui arrivent dans un contexte particulier à plus d’un titre, puisqu’à plusieurs reprises pendant le confinement, les hôteliers avaient plaidé pour un “New Deal” avec les OTA, estimant que le moment était venu de “se remettre autour de la table”.

Source : Expedia débloque 275 millions de dollars pour soutenir la reprise

Enquête Tripadvisor : Tourisme et coronavirus

Tripadvisor publie les résultats d’une étude menée pendant plusieurs mois sur le tourisme, qui va au-delà de la crise sanitaire que nous connaissons. Si le rapport se veut très optimiste sur la reprise, il pointe du doigt néanmoins les nouveaux désirs des consommateurs comme la sécurité, la flexibilité et la transparence.

Tripadvisor vient de publier les résultats d’une étude de plusieurs mois pour analyser les sentiments et projets des consommateurs en matière de voyage au-delà du Covid 19 ainsi que les données comportementales liées à la pandémie actuelle. Le rapport décrit une reprise en cinq étapes pour l’industrie du voyage et de l’hôtellerie.

Pour les entreprises du secteur de l’hôtellerie et de la restauration, ce rapport offre de nombreuses raisons de faire preuve d’un optimisme prudent. Il y a des signes clairs qui démontrent de nombreux consommateurs avec un fort désir de dîner au restaurant et de voyager à nouveau lorsqu’ils seront autorisés à le faire, mais lorsqu’ils le feront, ils auront de nouvelles attentes, explique Martin Verdon-Roe, directeur général des solutions d’hospitalité, Tripadvisor. Les entreprises qui s’adapteront rapidement pour instaurer des mesures de sécurité, être flexible et transparent auront un avantage concurrentiel évident à communiquer aux consommateurs, et cela pourrait s’avérer crucial pour accélérer leur reprise“. Ainsi, d’après le rapport, dans l’ensemble, la sécurité, la flexibilité et la transparence sont essentielles pour rétablir la confiance des voyageurs et des restaurateurs.

Les marques peuvent aider les consommateurs à se sentir de nouveau en confiance pour voyager en se concentrant sur la propreté et les activités qui favorisent la distanciation physique – tout en maintenant un lien social avec leur public“, déclare Christine Maguire, vice-présidente des revenus publicitaires mondiaux de Tripadvisor, Inc.

Quelques résultats clés

– La Nouvelle-Zélande, l’Allemagne et la Suisse figurent parmi les premiers marchés à entrer dans la phase d’émergence. Les recherches de restaurants sur Tripadvisor ont fortement augmenté ces dernières semaines.

– Le désir de voyage chez les consommateurs reste intact. Ils sont deux sur cinq (41 %) à être optimistes quant au nombre de voyages qu’ils feront. Ils envisagent même de voyager autant voire plus que l’année dernière.

– Les voyages plus courts vers des destinations plus proches sont un sujet récurrent. En effet, près de la moitié (44 %) des consommateurs déclarent qu’ils sont plus enclins à se déplacer en voiture et deux tiers (61 %) se disent plus à l’aise pour faire un voyage de 3 à 5 jours.

– Suite à la pandémie, il y a une hausse de 218 % des intentions et des aspirations des consommateurs souhaitant privilégier les destinations orientées vers la détente et près des deux tiers (59 %) préféreraient aller dans un lieu hors des sentiers battus.

Les cinq étapes de la relance

Les équipes Tripadvisor en charge des études de marché ont défini cinq étapes distinctes de l’impact à la relance du tourisme :

  1. Le déclin : Les voyages diminuent fortement en raison de l’application de restrictions généralisées
  2. Le plateau : La forte baisse des réservations se stabilise, mais les voyageurs commencent à rêver de leur prochain voyage
  3. L’émergence : L’assouplissement des restrictions en lien avec le voyage commence et il y a des premiers signes de reprise dans le secteur de la restauration
  4. Les voyages intérieurs : Les voyageurs réservent leurs premiers voyages, mais restent près de chez eux
  5. Les voyages internationaux : Les restrictions aux frontières s’assouplissent et les voyages internationaux commencent à reprendre

Source : Enquête Tripadvisor : Tourisme et coronavirus

Aides de l’Etat : les compagnies concurrentes d’Air France en colère

Elles dénoncent une « distorsion de concurrence inacceptable » qui devrait accélérer « la disparition des compagnies aériennes françaises. »

« Nous décrétons l’état d’urgence pour sauver notre industrie aéronautique », a déclaré Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, mardi matin. 15 milliards d’euros au total ont été accordés par l’Etat pour soutenir un secteur touché de plein fouet par la chute du trafic aérien et qui emploie plus de 200 000 personnes en France. Sauf que cette annonce ne réjouit pas tout le monde. Certaines compagnies s’estiment lésées.

Selon le Syndicat des Compagnies Aériennes Autonomes (Scara), l’Etat français a décidé de « limiter son soutien aux seules industries du groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS) et à Air France ». Il abandonne ainsi « tout un pan de la chaîne de valeur du transport aérien allant des entreprises d’assistance en escale aux aéroports, des compagnies d’aviation d’affaires aux compagnies d’hélicoptère, des sociétés de maintenance aux sociétés de handling, des avitailleurs aux écoles de formation, sans oublier en premier lieu toutes les compagnies aériennes non Air France. »

L’Uncaf appelle à « sauver l’emploi »

Pour le syndicat, « ce choix assumé de l’État, de soutenir la seule compagnie Air France (désormais Air Austral ainsi que La Compagnie ont reçu un prêt, NDLR) au détriment des toutes les autres compagnies aériennes françaises conduit à une distorsion de concurrence inacceptable. Est-il compatible avec le règlement européen ? La question est ouverte… »Sur le même sujet

En début de semaine, l’Union des Compagnies Aériennes Françaises (Uncaf) faisait déjà le même constat. Demandant de toute urgence, via un communiqué « à Madame Pénicaud un changement de cap pour sauver l’emploi dans la filière du transport aérien ». Précisant par la suite : « En termes d’aides à la filière du transport aérien (hormis Air France) rien n’a été fait pour le compte de résultat des entreprises , à part l’activité partielle. Aucune subvention n’a été octroyée par le gouvernement aux petites et moyennes compagnies. Aucune écoute de la part de Bercy pour agir sur les postes de charges, – refus d’accorder l’aide financière à concurrence de 800 000 euro, pourtant acceptée par l’Europe… »

Pour le Scara, cette aide circonscrite à Air France va avoir deux conséquences immédiates. Elle va accélérer le mouvement de disparition des compagnies aériennes françaises. « Déjà sévèrement attaquées par une concurrence étrangère qui bénéficie d’un environnement social et fiscal bien moins contraignant dans leur pays de rattachement ». Mais également « accélérer la perte d’emplois qualifiés en France dans toute une branche industrielle essentielle au développement économique du pays et de ses régions ».

Source : Aides de l’Etat : les compagnies concurrentes d’Air France en colère

Europe : Voyage : ces 10 chiffres qui fleurent bon la reprise

Nous avons sélectionné 10 chiffres qui remontent le moral, après des semaines d’une actualité plombée par la crise sanitaire.

  • 3 fois plus de réservations par jour dans les campings depuis une semaine, c’est ce que rapporte la Fédération de l’hôtellerie de plein air. Nous sommes dans « une phase de rattrapage, souligne son président Nicolas Dayot. On imagine peut-être avoir un niveau de fréquentation proche de la normale en juillet-août » pour la clientèle française. Les vacanciers étrangers restent pour l’heure moins nombreux que l’an passé, compte tenu de la fermeture probable des frontières dans l’Union européenne jusqu’au 15 juin.
  • 20% : sur l’Europe, les agences de voyages enregistrent cette semaine un rythme de réservations en ligne correspondant à 20% du niveau habituel, d’après les Entreprises du Voyage/EdV. C’est un « frémissement » encourageant, note le syndicat.
  • 5% à 10% : toujours sur l’Europe, la progression atteint 5% à 10% s’agissant des seules réservations offline, ajoute Valérie Boned, secrétaire général des EdV.
  • 40% : sur la destination France, « nous sommes à 40% des réservations » par rapport à l’an passé, complète-t-elle.
  • 1 agence de voyages sur 2 est désormais ouverte, d’après les EdV, après plusieurs semaines de fermeture forcée des points de vente.
  • 3 pays sur 4 des pays européens comptent lever les restrictions de circulation au sein des frontières de l’Union, selon Jean-Baptiste Lemoyne. Si le secrétaire d’Etat en charge du Tourisme parie sur un été bleu-blanc-rouge, il souhaite aussi que les pros du tourisme accueillent aussi des visiteurs étrangers. Pour mémoire, « la France sera favorable à une réouverture des frontières intérieures de l’Europe à compter du 15 juin si la situation sanitaire le permet, sans quatorzaine », avait annoncé Edouard Philippe le 28 mai.
  • 72% des membres du Think Tank Club Tourisme et Technologies (CTT), dont L’Echo touristique est partenaireanticipent la reprise au second semestre 2020.
  • Plus de 15%, c’est le volume de réservations cette semaine au sein de MisterFly, en comparaison avec l’année dernière, selon Frédéric Pilloud, directeur e-commerce de l’agence de voyages en ligne.
  • 84 euros correspond au montant de l’action de Voyageurs du Monde ce matin. Le titre était descendu à 48 euros au tout début du confinement en France.
  • + 32% de visites supplémentaires lors du lundi de Pentecôte, c’est ce qu’a observé la plate-forme Leboncoin, qui propose 220 000 locations de vacances.

Ces chiffres ne doivent toutefois pas occulter la violence de la crise. La Direction générale des entreprises (DGE) prévoit cette année une baisse de près des deux tiers des séjours des étrangers en hébergement marchand en France, et de 50% en hébergement non marchand. Ces pertes ne seront pas compensées par la clientèle domestique, précise-t-elle dans une publication du 3 juin. D’ailleurs, le nombre de voyages des Français en France devrait chuter de 41%, un recul plus prononcé encore dans les hébergements marchands.

Source : Voyage : ces 10 chiffres qui fleurent bon la reprise