Environnement : “c’est un sujet qui va conditionner l’avenir de notre profession”, selon Michel Salaün

Le sur-tourisme, le transport aérien et maintenant la croisière sont montrés du doigt depuis quelques mois. En cause : leur impact sur l’environnement et leur implication dans le réchauffement climatique. Comment se positionnent les professionnels du tourisme et leur entreprise face à cette vague verte ? Nous leur avons posé la question. Aujourd’hui, la parole à Michel Salaün, PDG du Groupe Salaün.

TourMaG.com – Avec la montée en puissance de “l’avion bashing”, avez-vous honte de prendre l’avion cet été ?

Michel Salaün : Non je n’ai pas honte de prendre l’avion même si, concernant les déplacements en France, nous privilégions le train, quand cela est possible.

Il ne faut pas oublier que le transport aérien est absolument indispensable : à la bonne santé économique des territoires tout d’abord mais aussi indispensable à l’activité touristique. Or, le tourisme représente 12% en moyenne du PIB mondial, ce qui correspond à des millions d’emplois à travers le monde !

Ensuite, bien entendu, il est de la responsabilité de chacun, les professionnels du tourisme notamment, de prendre conscience de l’impact écologique généré par les vols et de trouver les solutions pour rendre les voyages neutres.

TourMaG.com – Sur-tourisme, pollution du transport aérien, des croisières… Le tourisme a été pointé du doigt cette année. Pensez-vous que 2019 est une année charnière en matière de prise de conscience du grand public et des professionnels ?

Michel Salaün : Il est clair qu’on sent aujourd’hui une sensibilité très accrue sur ces sujets et pas seulement dans le domaine du tourisme. Cette prise de conscience est une très bonne nouvelle pour la planète

Dans notre domaine, l’enjeu est surtout de bien informer les gens pour qu’ils voyagent en toute conscience, dans le respect de la planète et des populations. Je crois que les voyageurs sont de plus en plus attachés à cela : donner du sens à leur voyage.

TourMaG.com – En quoi le réchauffement climatique est-il un sujet majeur pour vous ?

Michel Salaün : C’est un sujet important car les solutions trouvées à cette menace conditionneront l’avenir de notre profession. Il est donc essentiel de mobiliser nos consciences et nos énergies dès à présent afin d’inverser ensemble le cours des choses.

TourMaG.com – Pensez-vous qu’il faille revoir la façon dont on consomme « le tourisme » ?

Michel Salaün : Certainement. La libéralisation sans limite du tourisme et l’émergence des nouveaux pays émetteurs de voyages ont provoqué des sur populations dans certaines régions et sur certains sites. Ce qui peut être catastrophique à long terme.

Pour notre part, nous travaillons sur ce sujet avec nos réceptifs et nos guides de manière à ce que, sur place, ils évitent les « pièges à touristes », qu’ils partagent avec nos voyageurs leur culture et leurs valeurs et qu’ils leur offrent une découverte plus originale et plus respectueuse.

Mais nous irons encore plus loin prochainement avec une nouvelle offre de circuits que nous avons déjà beaucoup de plaisir à imaginer et dans lesquels beaucoup de gens se retrouveront.

TourMaG.com – Et comment l’appliquez-vous ou qu’envisagez-vous pour votre entreprise ? 

Michel Salaün : Depuis longtemps déjà nous avons mis en place, dans plusieurs pays, des opérations solidaires permettant aux populations concernées de bénéficier et de maîtriser des projets culturels, écologiques ou économiques. Ces opérations sont visitées par nos voyageurs et très appréciées par eux car elles leur permettent une vraie rencontre avec la population.

Concernant notre empreinte carbone, nous avons commencé par réaliser en 2017 (sur la base de l’année 2016) un bilan carbone de Salaün Holidays pour faire le point sur nos émissions ; les émissions commerciales (générées par les vols principalement) représentant 97 % de nos émissions totales.

Nous envisageons d’absorber totalement nos émissions administratives d’ici fin 2020 et avons déjà commencé à le faire via des actions de reboisement en Bretagne avec Ecotree. Nous avons en effet déjà planté 2500 arbres dans notre région. C’est très bien mais encore insuffisant en terme d’absorption et nous devons donc aller plus loin !

Parallèlement, concernant nos émissions commerciales, nous avons entrepris un partenariat avec Air France concernant la plantation à Madagascar de 57 000 arbres. Une belle opération avec une compagnie qui nous est chère puisque la majorité de nos vols est assurée par Air France et que nous entretenons de très bonnes relations de partenariat.

Considérant que nous escomptons d’ici 2025, conformément aux exigences de notre label ATR , d’absorber la totalité des émissions commerciales de Salaün Holidays, nous envisageons de mener ensemble de nouvelles opérations de reforestation.

Source : Environnement : “c’est un sujet qui va conditionner l’avenir de notre profession”, selon Michel Salaün

Philippe François : “Comme l’expérience client, il faut créer l’expérience étudiant”

Paris (75) Au lendemain des 50 ans de l’Association mondiale pour la formation hôtelière et touristique (Amforht), son président se penche sur les nouveaux profils d’étudiants et leurs attentes en matière de formation.

L’Hôtellerie Restauration : Comment appréhendez-vous cette rentrée 2019-2020 ?

Philippe François : Les rentrées dans les lycées hôteliers à travers le monde s’annoncent plutôt bien. Partout, les demandes d’inscription affluent et ce, aussi bien pour se former aux métiers de la cuisine qu’à ceux liés à la réception, par exemple. Si je prends le cas de notre CAP de cuisine française, il a beaucoup de valeur au niveau international : les étudiants étrangers viennent se former en France et les écoles françaises exportent leur savoir-faire au-delà de nos frontières. C’est bon signe. Ce modèle peut sans doute être développé davantage encore, en impliquant nos régions jusqu’aux ambassades de France à l’étranger. Et pour cause : le secteur de l’hôtellerie-restauration ne connaît pas de chômage.

Face à une telle dynamique, que pourrait-on améliorer encore ?

Nous devons mieux nous adapter aux nouveaux profils d’étudiants que nous recevons dans nos établissements. Car les jeunes nés en 2000 n’ont rien à voir avec ceux nés en 1990. Ceux des années 2000 zappent, ils n’ont plus la même notion de carrière, ils vivent plus spontanément et savent qu’ils vont avoir plusieurs vies professionnelles. Autrefois, une fois diplômé, on rêvait d’entrer dans un grand groupe hôtelier, puis de grimper les échelons pour devenir directeur. Aujourd’hui, on passe d’une entreprise à une autre… Les jeunes sont prêts à changer de vie, de métier, et les questions de biodiversité comme celles de développement durable les intéressent.

Faut-il repenser la façon de former les jeunes à l’aube de 2020 ?

Comme l’expérience client, je pense qu’il faut créer l’expérience étudiant. Les jeunes veulent autre chose que le professeur et son cours. Ils attendent une nouvelle façon d’enseigner et de transmettre. Le cours magistral a toujours du sens, mais ce n’est qu’un outil. Les Millennials n’ont pas de ‘maître’, mais ils veulent bien un ‘accompagnateur’. Il faut arriver à faire un lien entre l’école hôtelière et le ressenti du jeune, qui souhaite entrer dans une culture différente. Il faut créer de l’émotion, aller chercher de nouveaux points de contact entre l’école et l’étudiant.

Faut-il aussi revoir la façon d’évaluer l’étudiant ?

Il faut s’interroger sur l’efficacité du savoir appris à l’école, sur le service rendu à l’étudiant à l’issue d’une année de cours. Et je pousse ce parti pris jusqu’à avoir un retour du jeune sur sa notion de confort en classe, voire sa notion de plaisir en cours, de plaisir à apprendre. Si nous ne le faisons pas, nous les enseignants, ce sont les jeunes qui vont eux-mêmes le mettre en place : mais mieux vaut éviter ce scénario, faute d’en avoir la maîtrise. Nous devons donc agir dès maintenant, en impliquant les étudiants.

Quand aura lieu le prochain forum de l’ Amforht ?

Notre prochain forum mondial et notre assemblée générale auront lieu du 17 au 20 mai 2020 à Séoul, en Corée du Sud. Il est encore trop tôt pour donner les thèmes de nos débats, mais nous évoquerons certainement le cas des nouveaux profils d’étudiants. D’ici là, nous avons prévu une conférence nationale en Fédération de Russie les 22 et 23 janvier 2020, en partenariat avec la RUDN University à Moscou.

Source : Philippe François : “Comme l’expérience client, il faut créer l’expérience étudiant”

Pour rappel, Philippe-Jean Arnou est membre du réseau d’experts internationaux et représentant du cabinet conseils François Tourisme Consultants, fondé par Philippe François.

Plus d’infos par ICI.

Tourisme durable, 125 établissement labellisés Clef Verte au Maroc

L’écolabel Clef verte gagne du terrain au Maroc! À fin juin dernier, la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement et ses partenaires du jury national Clef verte ont labellisé 38 établissements touristiques supplémentaires (hôtels, villages de vacances, maisons d’hôtes, auberges, gîtes, fermes d’hôtes, etc.), ce qui porte le nombre total d’établissements touristiques labellisés au Maroc à 125. Comparé à l’année dernière où le nombre d’attributions de nouveaux labels n’était que de 4, l’année 2019 est une très bonne année. En effet, en l’espace d’une année, le taux de labellisation a pratiquement été multiplié par 10, ce qui témoigne d’un intérêt grandissant des établissements touristiques pour cette distinction écologique.

Marrakech s’est encore distinguée

En attendant la publication officielle des statistiques sur les derniers établissements labellisés, il faut noter que «par région, c’est encore une fois Marrakech qui a enregistré le plus grand nombre de labellisés. Tandis que par catégorie d’établissement, ce sont les hôtels qui ont ravi la vedette aux autres», a déclaré une source proche du dossier qui explique qu’il y a encore du travail, beaucoup de travail à faire pour convaincre le plus grand nombre. Pour illustrer ses propos, celle-ci a notamment déclaré qu’au Maroc, il y a actuellement 2.120 hôtels toutes catégories confondues en service et que Marrakech compte à elle seule 1.300 maisons d’hôtes, dont 40% appartiennent à de grands groupes et 60% à des particuliers. «Ce sont ces particuliers-là qui posent problème. Ils refusent de jouer le jeu, parce que la plupart d’entre eux sont dans l’informel», affirme-t-elle. En tous cas, la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement et ses partenaires déploient plusieurs moyens pour pousser tous les propriétaires d’établissements touristiques, quels qu’ils soient, à intégrer la dimension environnementale dans leur gestion quotidienne. L’écolabel Clef verte a été a notamment été mis en place pour sensibiliser les acteurs de l’hébergement touristique à la réduction de l’impact de leurs activités sur l’environnement et sur leur territoire, ce qu’ils peuvent faire en accroissant l’utilisation des méthodes respectueuses de l’environnement et durables pendant la gestion quotidienne de leurs établissements et réduire ainsi l’utilisation globale des ressources, mais aussi en sensibilisant leurs clients, leurs personnel et fournisseurs chez qui ils peuvent également créer des changements de comportement.

Source : Tourisme durable, 125 établissement labellisés Clef Verte au Maroc

Finnair opère ses premiers vols à base de biocarburants

Finnair, la compagnie aérienne finlandaise, annonce le lancement de ses premiers vols opérés à base de biocarburants dès cette semaine. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de son programme « Push for Change » visant la réduction des émissions carbone. Aujourd’hui et mercredi prochain, le vol quotidien Finnair au départ de San Francisco et à destination du hub de la compagnie à Helsinki sera opéré grâce à un mélange de carburants comprenant 12% de biocarburants. Cela permettra la réduction des émissions totales de CO2 de ces deux vols d’environ 32 tonnes.

À San Francisco, Finnair s’est associée à SkyNRG et World Energy pour produire ce carburant ; Shell Aviation a également contribué au projet en fournissant un soutien logistique. Ce biocarburant durable est fabriqué à partir d’huile de cuisson usagée collectée en Californie, ce qui n’interfère donc pas avec la production alimentaire ou l’industrie agricole.

Arja Suominen, SVP Communications & Corporate Responsibility chez Finnair, a déclaré :

« Le lancement de l’initiative Push for Change a été une étape essentielle pour Finnair afin d’offrir à nos passagers la possibilité de compenser ou de réduire facilement les émissions carbone générées pendant leur voyage. Les premiers résultats de cette démarche ont été très concluants et nous sommes ravis d’aller encore plus loin avec ces deux vols utilisant du biocarburant, entièrement soutenus par les contributions « Push for Change ». Naturellement, nous espérons que les voyageurs utiliseront de plus en plus ce service à l‘avenir. »

Push for Change

Lancé par Finnair en janvier 2019, ce service est destiné à impliquer les voyageurs sur les effets des émissions de CO2, répondre aux problématiques environnementales mais également aux attentes des passagers désireux de s’engager dans une démarche éco-responsable. Pour cela, la compagnie propose à ses passagers – sur la base du volontariat – de régler une « taxe de compensation » lors de l’achat d’un billet, directement via son site internet.

La taxe de compensation s’élève à 1€ pour un vol aller-retour en Finlande, à 2€ pour un vol aller-retour en Europe et à 6€ pour un vol intercontinental. Le calcul de ces redevances est basé sur la moyenne des émissions générées lors d’un vol et sur le coût nécessaire à la réduction d’une tonne d’émission de CO2 dans le cadre du projet soutenu par Finnair.

Finnair propose ainsi à ses passagers de s’impliquer, aux côtés de la compagnie et s’ils le souhaitent, dans un projet écologique au Mozambique visant à réduire la consommation de charbon ou, au choix, soutenir le développement des vols utilisant des biocarburants.

Des informations complémentaires sur l’initiative « Push for Change » de Finnair, notamment sur les options d’achat de biocarburant pour de futurs vols ainsi que sur les projets certifiés permettant de compenser les émissions de carbone, sont disponibles sur le site « Push for Change » de Finnair.

Source : Finnair opère ses premiers vols à base de biocarburants

Costa créé une rubrique développement durable pour les agents de voyages

Face à la poussée du « cruise bashing » Costa a créé un nouvel onglet consacré au développement durable sur sa plateforme BtoB Costa Extra.

Cette rubrique a pour but de mettre en avant les principaux objectifs et projets concrets de développement durable, dérouler les résultats déjà obtenus et mettre en avant les efforts faits par la compagnie dans ce domaine. L’idée est de donner aux agents de voyages tous les arguments utiles pour continuer à vendre des croisières en soulignant aussi les initiatives vertueuses.

Promouvoir un tourisme responsable, repenser la question de l’alimentation de manière durable , expliquer la transition eco – énergétique des navires de croisière, présenter le Costa Smeralda, premier navire au gaz naturel liquéfié et expliquer le GNL, mettre en avant les programmes liés au recyclage à bord, etc. A chaque fois, un lien renvoie vers le dernier rapport DD sur la plateforme en ligne dédiée. Celui de 2018 vient d’être publié. Régulièrement mis à jour, il permet de suivre l’avancement des programmes et les initiatives en cours. « De plus en plus de clients font aujourd’hui le choix d’achats responsables. Montrer à nos partenaires et à nos clients notre engagement et notre réelle conscience des enjeux peut donc nous aider à faire la différence volet dans leur travail. Nous avons choisi de mettre au coeur de nos projets des valeurs en lesquelles nous croyons et de façonner notre compagnie en fonction de l’avenir de la planète. Pour nous, pour nos enfants et surtout pour les hôtes de nos navires. » a expliqué Stefania Lallai, directrice du développement durable de Costa.
Source : Costa créé une rubrique développement durable pour les agents de voyages

Tourisme durable : 10 hôtels labellisés Green Globe en Europe

Voyager est pour beaucoup d’individus une véritable passion. Malheureusement, il n’est pas toujours évident de l’accorder avec des principes écologiques. En effet, le tourisme est responsable d’une grande partie de la pollution mondiale et des dérèglements climatiques. Pour pallier à cela, certains organismes ont mis en place des labels qui permettent de connaître les campings et hôtels qui respectent l’environnement et qui s’engagent être durables. Green Globe est l’un d’entre eux. Découvrez 10 superbes hôtels labellisés Green Globe à travers l’Europe.

1. L’Apogée Courchevel, France

L’Apogée est un hôtel cinq étoiles situé au cœur des pistes de la fameuse station de ski Courchevel dans les Alpes. Il s’agit ainsi d’une destination privilégiée entre luxe et sport d’hiver, le tout dans une logique de durabilité écologique.

2. Eyja Guldsmeden Hotel, Islande

Cet hôtel de la ville de Reykjavík fait partie des plus beaux d’Islande ! Grâce à son style nordique et ses prestations exceptionnelles, il attire de nombreux touristes chaque jour. En plus de cela, il est labellisé par Greenglobe, ce qu’il signifie qu’il s’engage à être responsable vis-à-vis de l’environnement. Malheureusement, cette destination est très chère, elle mérite cependant le détour. Trouvez vos billets au meilleur prix en utilisant un comparateur de vols comme Easyvols. Il existe de nombreux comparateurs de prix des billets d’avion sur le web, mais Easyvols compare les tarifs de 770 compagnies différentes en temps réel, des plus petites aux plus importantes.

3. Lefay Resort & SPA Lago di Garda, Italie

Cet hôtel promet à ses clients des prestations de qualité grâce à ses équipements, son ambiance calme et sa dimension naturelle. Bien entendu Lefay Resort & SPA Lago di Garda accorde beaucoup d’importance à son environnement, qui est l’une des principales valeurs de l’entreprise.

4. Villa Dubrovnik, Croatie

Cet hôtel labellisé par Greenglobe est le plus remarquable dans la région de Dubrovnik en Croatie. Vous ne pourrez être qu’admiratif devant une architecture de la sorte dans un décor de rêve. Tout en étant un peu à l’écart de l’agitation touristique, cet hôtel avec accès direct à la mer est à seulement quelques minutes de la vieille ville à pied, en voiture ou encore en bateau.

5. InterContinental London Park Lane, Royaume-Uni

Cet hôtel de haut standing vous garantit une expérience luxueuse dans le centre-ville de Londres. Il est parfois difficile d’allier le très haut de gamme avec le respect de l’environnement, mais l’INterContinental London Park Lane le fait à merveille !

6. Manon les Suites, Danemark

Manon les Suites vous réserve de bien belles surprises. Grâce à un cadre intimiste et à une décoration chaleureuse, il y a tout pour se sentir bien dans cet hôtel de Copenhague. Pour sublimer encore plus le lieu grâce à ses principes, l’hôtel Manon les Suites s’engage à respecter les critères de durabilité pour l’environnement. Les vols pour les pays nordiques pouvant être chers, nous vous conseillons de consulter Easyvols afin de réaliser un maximum d’économies.

7. Club Med Gregolimano, Grèce

Vous connaissez certainement le Club Med qui est réputé pour ses hôtels et villages de vacances de qualité. On en retrouve à travers le monde et certains d’entre eux sont labellisés par Greenglobe. Nous avons sélectionné celui de Gregolimano en Grèce puisque son cadre est tout simplement à couper le souffle.

8. Monte Carlo Bay Hotel & Resort, Monaco

Les hôtels Monte Carlo sont réputés pour leur prestige. À Monaco, il est très difficile de passer à côté du luxe et de l’extravagance. Mais cela n’est pas toujours antonyme d’irrespectueux de la planète puisque certains hôtels de la principauté comme le Monte Carlo Bay Hotel & Spa ,arrivent très bien à respecter leur engagement de durabilité.

9. Grand Hotel Wien, Autriche

Cet hôtel labellisé du XIXe siècle mérite ses cinq étoiles puisqu’il est véritablement magique. Pour des nuits paisibles et un séjour inoubliable en Autriche, le Grand Hotel Wien saura vous satisfaire.

10. Bohinj ECO Hotel, Slovénie

Situé à proximité du parc national de Triglav, Bohinj ECO Hotel est très apprécié par ses visiteurs grâce à son standing, mais également pour son aspect durable. En effet, cet hôtel slovaque tente de faire des efforts pour préserver au maximum l’environnement et sensibiliser ses clients puisqu’il s’agit du premier hôtel écologique de Slovénie.

Source : Tourisme durable : 10 hôtels labellisés Green Globe en Europe

 

Plus d’informations sur Green Globe à Madagascar en cliquant ICI

L’hôtellerie de luxe gagne du terrain à La Havane

La Havane (CUBA) La capitale cubaine, qui fête cette année ses 500 ans, attire des hôtels -et une nouvelle clientèle – très haut de gamme. Le Gran Hotel Manzana Kempinski a ouvert la voie en 2017, et d’autres opérateurs veulent occuper ce nouveau créneau du cinq étoiles grand luxe.

À Cuba, face au Capitole de La Havane fraîchement et entièrement rénové, dont l’intérieur du dôme culminant à 91 mètres a retrouvé ses lamelles d’or originelles, un grand bâtiment est encore en travaux. C’est l’ancien cinéma Payret, lieu mythique pour son architecture comme sa scène ayant accueilli notamment Sarah Bernhardt ; le bâtiment de 1877 va être remis à neuf pour devenir un hôtel de luxe, et les murs sont convoités par le groupe Barrière qui envisage d’y aménager l’an prochain son premier palace des Caraïbes ! “Ce sera un hôtel avec cinéma”, précise l’historien de la ville Eusebio Leal, qui s’est engagé à ce que le Payret conserve sa légendaire salle de projection.

Cela en ajouterait encore au faste pré-révolutionnaire que la capitale cubaine retrouve à travers son hôtellerie depuis que le Gran Hotel Manzana Kempinski a ouvert ses portes en 2017, face au Floridida (où Ernest Hemingway dégustait ses daïquiris). De la réception jusqu’à la piscine panoramique à débordement, tout est fait pour satisfaire la clientèle la plus exigeante. L’hôtel ‘cinq étoiles grand luxe’ dispose de 246 chambres (chacune de minimum 40 m²) commercialisées entre 420 et 1 200 € la nuit, et jusqu’à 4 500 € pour la suite présidentielle. L’équipe de 400 personnes est conduite par le directeur Xavier Destribats, qui se vante de proposer “le plus beau buffet de La Havane, digne des meilleurs palaces parisiens”. Pourtant, la tâche est difficile dans le contexte d’isolement de Cuba (lire ci-dessous) : “Nous importons l’essentiel à travers notre centrale d’achats, à l’exception des produits de grande qualité que l’on trouve sur l’île, notamment les fruits et légumes.” Tous les matériaux et le mobilier ont également été importés d’Europe pour pallier à l’embargo des États-Unis et la pénurie qui sévit sur l’île.

Un taux d’occupation de 60 % à l’année

Mais la clientèle est au rendez-vous, puisque le taux d’occupation atteint déjà 60 % à l’année. “C’est une nouvelle clientèle très haut de gamme qui ne venait pas auparavant à Cuba, parce qu’elle n’y trouvait pas les hôtels adaptés à ses exigences”, explique José Dosreis, patron de l’agence réceptive française Cubacolor, et présent sur l’île depuis vingt ans. Une clientèle en provenance – paradoxalement – des États-Unis, de Chine, d’Australie, mais également de France (8 % des clients du Kempinski). De fait, d’autres opérateurs ont investi sur ce segment du très haut de gamme, dont Iberostar, avec ses hôtels Parque Central et le Grand Packard. Avec ses 321 luxueuses chambres et suites au dessus du Prado, ce dernier établissement offre depuis sa terrasse une très belle vue panoramique sur le Malecon (le boulevard du front de mer) et la forteresse du Morro, mais aussi sur le futur So by Sofitel, qui enrichira l’offre hôtelière haut de gamme à partir de cet automne. Kempinski annonce également un deuxième hôtel identique de 162 chambres à La Havane cette année, et un autre cinq étoiles grand luxe près des plages de Cayo Guillermo, avec 245 chambres et des maisons sur pilotis.

Source : L’hôtellerie de luxe gagne du terrain à La Havane

Le e-learning du Pérou fait peau neuve

La nouvelle version du module de formation dédié aux agents de voyages est d’ores et déjà en ligne. A la clé : un voyage au Pérou à gagner.

“Peru Agent”, le programme de formation en ligne du Pérou vient d’être actualisé. Il est composé de cinq modules de formation en ligne, associant vidéos, infographies, conseils et suggestions d’itinéraires, et les dernières actualités concernant la destination. Les modules sont répartis en plusieurs thèmes – « Introduction au Pérou », « Culture », « Ville Gastronomique », « Luxe », et « Aventure ». Disponible en quatre langues dont le français, cet e-learning est accessible 24h/24, 7 jours/7 sur ordinateur portable et fixe, iPad, tablette Android et smartphones. Lorsqu’un agent termine les cinq modules d’apprentissage, il obtient un diplôme virtuel de spécialiste de la destination Pérou, « Peru Agent ».

Un challenge de ventes

En 2018, 300 agents de voyages ont suivi le e-learning proposé par la destination. Un challenge de ventes est également organisé sur la plate-forme. Les agents sont en ce sens invités à enregistrer leurs ventes de voyage sur le Pérou, en ajustant les justificatifs de réservation, dans la rubrique “programme d’encouragement”. Les agents ayant réalisé les meilleures ventes participeront à un tirage au sort pour une place dans l’éductour de 2020.

Source : Le e-learning du Pérou fait peau neuve

Voyage : Instagram est-il devenu fou ?

La dimension « instagrammable » d’une destination est prise en compte par 4 voyageurs français sur 10. Est-ce bien raisonnable ?

Environ 42% des voyageurs réservent leur séjour en fonction, notamment, du potentiel “instagrammable” de la destination, selon une récente étude réalisée par One Poll pour le compte d’eDreams Odigeo. Florian Dragon est le directeur général de l’agence social media We Like Travel. Ce qui ne l’empêche pas d’être auto-critique à l’égard de l’usage des réseaux sociaux et de l’essor du tourisme. « Où va le monde, le tourisme, le digital ?, a-t-il lancé en ouverture de la récente conférence Travel to the Future à Nantes. On s’est tous battus pour faire croître le tourisme, ce qui a toujours été un critère (de performance, NDLR) pour un DMO ou un tour-opérateur. Certaines destinations sont si attractives, comme Venise, Barcelone, Amsterdam », qu’elles peuvent faire vivre l’équivalent du « métro à l’heure de pointe », avec son voisin dans la même rame… Florian Dragon s’est donc interrogé, à voix haute, sur les solutions, reconnaissant que nous n’avons pas de réponses immédiates, et que les réponses seront collectives.

Une réflexion sur les flux

« La culture du digital devient folle, et on y contribue. Instagram est devenu fou. Les générations qui arrivent ont instagrammé leur vie. Notre vitrine est notre expression d’être social », quitte à devenir « fake ». « Certains influenceurs louent une voiture de sport pendant une heure pour se montrer sur Instagram. Et tout le monde copie tout le monde, ce qui devient très inquiétant », ajoute Florian Dragon, évoquant de vraies « déviances ».

Parfois d’ailleurs, des personnes vont attendre quatre heures dans une file d’attente afin de capter une photo d’elles seules dans un décor de rêve. Cette situation amène encore plus à réfléchir sur les réseaux sociaux – dont le DG de We Like Travel reconnaît aussi les grandes qualités – et la gestion de flux toujours plus nombreux. D’ailleurs, espérons que les professionnels du secteur ne publient plus de top des destinations intagrammables…

Nos contradictions

Pour autant, il ne faut pas accuser les pros des perches à selfies de tous les maux, rappelle un récent article du Monde « Instagram : un bouc émissaire du tourisme de masse ? » : les Instagrammeurs sont accusés de dénaturer les lieux qu’ils visitent et de se comporter de façon indécente, mais parfois à tort. Difficile, rappelle le quotidien, d’attribuer à Instagram seul les chiffres impressionnants de fréquentation de la tour de Pise, de la grande muraille de Chine, ou du Machu Picchu – qui figurent pourtant tous les trois dans une liste des « dix destinations de vacances ruinées par Instagram », publiée par le quotidien britannique The Independent. « Ce que révèlent ces articles, c’est l’angoisse du voyageur cultivé devant l’appropriation des lieux et la répétition ad nauseam des esthétiques », déclare au journal Le Monde Saskia Cousin, anthropologue et maîtresse de conférences à l’université Paris-Descartes. Le réseau social racheté par Facebook révèle, et parfois amplifie les contradictions de l’espèce humaine : nous voulons aller là où aucun autre voyageur ne va. Mais si personne le le sait, c’est quand même moins intéressant.

Source : Voyage : Instagram est-il devenu fou ?

France, écotaxe sur les billets d’avion : pourquoi les pros du tourisme sont en colère

Compagnies aériennes et autres acteurs du voyage sont vent debout contre l’écotaxe. Les raisons de leur colère sont nombreuses.

A l’issue du Conseil de défense écologique, mardi, le gouvernement a annoncé qu’il allait mettre en place dès 2020 une écotaxe de 1,50 à 18 euros sur les vols au départ de la France et réduire l’avantage fiscal accordé aux transporteurs routiers sur le gazole. L’écocontribution concernera tous les vols au départ de la France, sauf vers la Corse et l’Outre Mer et sauf les vols en correspondance, a annoncé le ministre des Transports Elisabeth Borne.

Cette écotaxe, qui ne s’appliquera qu’aux vols au départ de France et non à ceux y arrivant, variera entre 1,50 euro et 18 euros. Elle sera intégrée au projet de loi de finances 2020 et s’appliquera à toutes les compagnies aériennes, « car il n’est pas question que notre pavillon national s’en trouve désavantagé », a précisé la ministre. Du côté des professionnels du tourisme, les réactions n’ont pas tardé à tomber.

L’aérien fait déjà beaucoup

Regrettant que le gouvernement ait été « sensible aux agitations d’une opinion désinformée », Jean Pierre Sauvage, le président du Bar France (Board of Airlines Representatives) souligne que le transport aérien est « le plus petit contributeur aux émissions de GES (2 à 3% au niveau mondial). Il est la seule industrie qui fasse des progrès constants pour réduire ses nuisances. La seule à s’engager sur un plan mondial dans un accord international auquel sont parties les USA et la Chine, l’accord CORSIA qui prévoit une réduction de 50% des émissions à l’horizon 2050. »

Même son de cloche du côté de la Fnam, qui se demande si « le gouvernent veut la mort du transport aérien français avec toujours plus de taxes contrairement à son engagement, pris par Mme la Ministre Borne et M. le Ministre d’Etat De Rugy, en juin dernier, d’instaurer une taxation européenne afin d’éviter des distorsions de concurrence intra-européenne trop importantes. »

La France sera pénalisée

Pour les compagnies, cette mesure s’avère totalement improductive. « Cette nouvelle taxe pénaliserait fortement la compétitivité d’Air France, alors que la compagnie a besoin de renforcer ses capacités d’investissement pour accélérer la réduction son empreinte environnementale, notamment dans le cadre du renouvellement de sa flotte, regrette la compagnie tricolore. La décision du gouvernement est d’autant plus incompréhensible que cette nouvelle taxe sur le transport aérien devrait financer des modes de transport concurrents dont le transport routier et non la transition énergétique dans le domaine aérien. Une telle transition aurait pu être favorisée par le soutien à la mise en place de filières biocarburants durables ou d’innovations de rupture. »

Au final, c’est la France entière qui risque d’être pénalisée comme le rappelle l’Union des aéroports français : « Cette nouvelle fiscalité nuira principalement à la connectivité aérienne de la France alors même qu’en Europe, selon l’indice de connectivité de l’ACI EUROPE, la France se traîne en 4ème position derrière l’Espagne, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Or, 10% de connectivité supplémentaire, c’est 0,5% de PIB en plus. »

Unanime, le monde du tourisme regrette que le gouvernement ait cédé à la démagogie d’un mouvement de haine de l’avion. Et les entreprises du voyage de conclure « Les professionnels français du tourisme militent pour une ‘contribution planète’ basée sur la production de CO2 du vol considéré (type d’avion, durée du vol…) et directement affectée à des projets certifiés d’absorption du CO2. »

Source : Ecotaxe sur les billets d’avion : pourquoi les pros du tourisme sont en colère