Les 10 défis de la restauration rapide

France. Avec une offre de plus en plus diverse, la restauration rapide doit relever le défi d’attirer un consommateur de plus en plus volatile. Voici les dix challenges du secteur selon CHD Expert.

 

1. Proposer de la qualité : des produits locaux, une offre sans gluten, l’affichage des valeurs nutritionnelles sont par exemple des éléments qui vont rassurer le client et montrer la volonté qualitative de l’établissement.

2. Proposer toutes les solutions de commande : commande au comptoir, à distance, sur mobile, à emporter ou en livraison…

3. La conquête du client : il faut constamment séduire le maximum de consommateurs avec une thématique affirmée et cohérente qui réponde à leurs attentes.

4. Répondre aux attentes : aujourd’hui, il est indispensable d’avoir une proposition saine, diététiquement équilibrée.

5. Briser les barrières du service fast-food : le client veut s’assoir, emporter, être livré… Il faut configurer son point de vente pour apporter toutes ces réponses. Demain, faire la queue n’existera plus !

6. Être loyal envers son client : il est difficile de fidéliser mais on peut miser sur la loyauté en s’interagissant dans le quotidien du client via les réseaux sociaux, la communication, l’accueil…

7. Multiplier les moyens pour inciter à acheter la formule ou un produit additionnel.

8. Rester abordable : la concurrence de la supérette ou de la boulangerie est forte. Le ticket moyen tourne autour de 10 €.

9. Prévoir des options finger food : tout ce que le client peut emporter ou partager est une tendance forte.

10. Être toujours plus accueillant et sympathique.

Source : Les 10 défis de la restauration rapide

Afficher sa démarche environnementale en hôtellerie : “le label ne fait pas tout”

Paris – France. Développement durable et RSE suscitent l’intérêt des hôteliers. Mais comment s’emparer de ces sujets ? Faut-il être forcément labellisé ? Réponse avec Jean-Denis Vaultier, fondateur du cabinet Impact Hôtel.

Pour un hôtelier, écologie rime avec économie – notamment d’énergie. Mais il ne faut pas s’arrêter à cela.” C’est l’un des messages que Jean-Denis Vaultier, fondateur du cabinet de conseil Impact Hôtel, a délivré lors d’un atelier organisé au Welcome City Lab, incubateur parisien ciblé sur le tourisme.

Le développement durable repose sur trois piliers : l’économie, l’environnement et le social”, a-t-il rappelé d’emblée. Autrement dit : il faut intégrer ces trois dimensions dans un nouveau modèle économique. “Un modèle calé sur de nouvelles formes de création de valeur ”, souligne le consultant. C’est le cas de la mise en place d’un espace de coworking dans un lobby, qui répond à un besoin pratique et crée du lien social, voire de nouvelles rencontres professionnelles. Une autre façon d’appréhender le durable, qui dépasse le cadre des critères requis par les écolabels hôteliers.

Des hôteliers impliqués dans la limitation des impacts environnementaux 

Un label ne fait pas tout. Il peut enfermer dans un cadre, alors que l’on peut aller plus loin en mettant en place une démarche globale RSE”, explique Jean-Denis Vaultier. Il cite en exemple l’expérimentation ‘étiquette environnementale’ menée par l’Ademe auprès d’une centaine d’hôteliers, impliqués dans la limitation des impacts environnementaux d’une nuit avec petit déjeuner.

À l’aide d’une note (de A à E), l’étiquette environnementale indique aux voyageurs les émissions de CO2, la consommation d’eau, celle de ressources non renouvelables et le pourcentage de produits certifiés bio ou écolabellisés utilisés. Cette note prend en compte toutes les étapes du cycle de vie des équipements de l’hôtel, des produits alimentaires pour le petit déjeuner, des produits d’hygiène et d’entretien, de leur fabrication jusqu’à leur fin de vie, en passant par leur transport : une “démarche globale”, donc.

Le label est un outil, il guide, ce qui aide l’hôtelier, reprend le fondateur d’Impact Hôtel. Mais ensuite, il faut communiquer, faire savoir à ses clients ce que l’on fait pour leur santé et pour le développement durable.” Et ce d’autant que l’obtention d’un écolabel n’apporte pas toujours de réservations en plus. Bien souvent, il n’est qu’un a priori positif en plus pour le client.

Résultat : Jean-Denis Vaultier prône aussi les initiatives personnelles. À l’instar du Zazie Hôtel, à Paris (XIIe). Non seulement il fait travailler des salariés en insertion, mais son petit déjeuner, facturé 9 € et garanti zéro plastique, propose pain sans gluten, lait végétal, fruits de saison… Le tout était à la carte sans aucun écolabel encore affiché sur la façade de l’établissement. Depuis 2018, le Zazie est labellisé Clef verte.

Source : Afficher sa démarche environnementale en hôtellerie : “le label ne fait pas tout”

Les tendances de l’éco-tourisme pour 2019

L’écotourisme est une forme alternative de tourisme et l’une des tendances les plus importantes de l’hôtellerie qui peut profiter à l’environnement ainsi qu’à la rentabilité des hôtels. L’intention fondamentale de ce type de tourisme est de sensibiliser les voyageurs au cadre naturel ou aux lieux qu’ils visitent, de respecter la culture des communautés locales et en même temps de minimiser les effets négatifs de l’activité touristique sur l’environnement.

Les origines de l’écotourisme

L’idée de l’écotourisme est née et a évolué au cours des années 80. La nécessité de protéger l’environnement est devenue plus impérative, afin de protéger l’habitat naturel des interventions humaines pour les générations futures. Les caractéristiques de l’Ecotourisme, concernent principalement les destinations où le patrimoine culturel et environnemental est abondant, dans certaines parties de notre planète. La demande croissante pour d’autres types de tourisme, comme l’écotourisme, l’agrotourisme (ou l’agritourisme) et le tourisme responsable rend attrayantes certaines destinations.

L’importance croissante de l’environnement pour les touristes

Voici des chiffres provenant d’études et d’enquêtes diverses :

  • 35 % des voyageurs dans le monde sont intéressés à réserver des vacances écotouristiques.
  • 96 % des voyageurs pensent que les hôtels et les stations balnéaires devraient être responsables de la protection de l’environnement dans lequel ils opèrent. De plus, la plupart des voyageurs sont prêts à payer plus cher pour un hébergement écologique.
  • 74,5% des voyageurs déclarent que la politique environnementale d’un hôtel peut influencer leur décision d’y séjourner, car les touristes sont aujourd’hui plus enclins à soutenir des entreprises respectueuses de l’environnement.
  • 46% des Allemands pensent que c’est une valeur ajoutée de séjourner dans un logement respectueux de l’environnement.
  • 80% des Néerlandais veulent des informations sur les questions éthiques dans leurs informations de voyage.

Il est essentiel pour l’industrie hôtelière d’adopter ce type de tourisme en pleine expansion et d’intégrer dans sa philosophie tous les concepts essentiels de l’écotourisme. En adoptant les éléments fondamentaux de l’écotourisme, les hôtels verront leurs bénéfices augmenter de manière significative.

Les hôtels en mettant en œuvre les 3 composantes de base de l’écotourisme, la conservation, les communautés et l’éducation parviendront à devenir le pôle d’attraction des voyageurs respectueux de l’environnement. Le tourisme durable est la forme de tourisme qui répond aux besoins des régions touristiques et d’accueil actuelles tout en protégeant et en améliorant les opportunités pour le futur.

Les principaux points sur lesquels l’industrie touristique doit se concentrer

  1. Protection du patrimoine culturel ; ainsi, le patrimoine naturel ajoute de la valeur au patrimoine culturel. Ce mélange de produits crée le cadre idéal pour les hôtels afin de devenir le pôle d’attraction pour les voyageurs.
  2. Promotion de la culture et des traditions locales en fournissant aux hôtes des informations utiles, des conseils et des voyages.
  3. Offrir des incitations pour la reconstruction des monuments du patrimoine culturel et la préservation de l’environnement naturel, puisque le concept de bénévolat et d’offre à la communauté est très développé parmi les voyageurs.
  4. Promotion de souvenirs authentiques ; l’industrie de l’accueil pourrait promouvoir des souvenirs locaux authentiques fabriqués par des gens du pays.
    Coopération avec le secteur public afin de garantir que les hôtels respectent les normes élevées qu’ils ont fixées pour leurs voyageurs.

Les tendances 2019 du tourisme durable

Ces actions soulignent certains des grands principes de l’écotourisme et constituent un très bon point de départ pour ouvrir vos perspectives à l’hospitalité responsable et vous mettre sur la carte des destinations écologiques. En prenant en considération les chiffres susmentionnés, les faits et les tendances émergentes en matière d’écotourisme et de tourisme durable, l’industrie hôtelière peut réaliser un maximum de profits et de taux d’occupation.

Voici les grandes tendances écologiques !

Choisir des logements écologiques et durables

La première étape vers la durabilité consiste à choisir un logement écologique. En fait, 46 % des personnes interrogées associent le concept de tourisme durable au séjour dans un logement écologique. Mais quelles en sont les principales raisons ? 40% choisissent un logement durable parce qu’il contribuera à réduire l’impact négatif sur l’environnement, pour les 34% il représente l’occasion de vivre une expérience en contact avec la communauté locale, alors que les 33% entreprennent cette aventure pour se sentir mieux dans le choix écologique.

L’intérêt des résidents dans les hôtels portera sur:

  • Le refus de produits de nettoyage chimiques
  • La présence de papier hygiénique recyclé, de lumières LED et de meubles fabriqués localement.
  • La présence d’électricité solaire et de robinets à cellules photoélectriques pour minimiser le gaspillage d’énergie et d’eau.
  • La fourniture de vélos aux clients et la promotion du transport vert
  • Le recyclage

Environnement et beautés naturelles !

La raison la plus importante qui pousse les voyageurs à entreprendre un voyage vert est la sauvegarde de l’environnement et des beautés naturelles.

Après avoir constaté l’impact destructeur du tourisme sur certains sites naturels et l’impact positif du tourisme durable sur la population locale. Les voyageurs manifestent leur intention de sauvegarder les beautés naturelles et seulement une petite partie se sent coupable de l’impact négatif de ses vacances.

Ce n’est pas un problème de dépenser plus, si c’est pour l’environnement

L’un des obstacles au développement d’un tourisme durable peut être le prix plus élevé des voyages verts par rapport aux voyages plus traditionnels. En fait, ce n’est pas toujours le cas : deux tiers des voyageurs sont prêts à payer ou à dépenser au moins 5 % de plus pour assurer un impact moindre de leurs déplacements sur l’environnement.

De plus, les déplacements durables nécessitent des coûts plus élevés et plus de temps pour atteindre la destination, ce qui limite également le nombre de lieux à visiter. Mais cela ne semble pas empêcher les éco-voyageurs de prendre un sac à dos et de commencer une nouvelle aventure éco-durable !

Vivre des expériences authentiques

Adopter de nouvelles habitudes et vivre des expériences authentiques, en suivant la philosophie de « vivre et agir comme un local » est un facteur toujours plus important pour les voyageurs. Sortir de la zone de confort pour découvrir les différentes réalités est l’un des aspects les plus importants du tourisme durable.

Source : Les tendances de l’éco-tourisme pour 2019

Tendances : Les hôtels misent sur la gourmandise

Saucisse en Allemagne, chocolat en Grande-Bretagne, pâtes udon au Japon… Certains établissements thématiques ont choisi pour fil rouge un produit alimentaire pour se démarquer de la concurrence et attirer les curieux et les aficionados. Visite guidée.

Nom de code : BB&BB, comme Böbel Bratwurst (littéralement, saucisse grillée) Bed and Breakfast. Cet établissement bavarois, ouvert en septembre 2018 dans le bourg de Rittersbach, près de Nuremberg, affiche sa monomanie charcutière. Dans l’entrée, le mot saucisse est inscrit en plusieurs langues, de la soseji japonaise à la kolbasa russe, en passant par la loukaniko grecque. Des silhouettes de cochon s’invitent sur les murs, les têtes de lit ou les portes de salle de bain. La bratwurst fleurit sur les papiers peints, les savons de la douche et les coussins. Les porte-manteaux imitent même des couteaux de boucherie. Ici, la saucisse (au porc ou au bœuf) se dévore dès le petit déjeuner. Au restaurant, elle se décline dans ses versions les plus variées… y compris sous forme de crème glacée. Les convives peuvent participer à des cours de charcuterie ou passer à la boutique pour rapporter quelques souvenirs de ce séjour excentrique.

Si les adeptes du veganisme passeront leur chemin, le “premier et unique hôtel de la saucisse au monde” attire en revanche une clientèle venue des quatre coins de la planète. Amoureux de la saucisse et touristes en quête de folklore se retrouvent ainsi pour déguster ce plat allemand emblématique, arrosé de bière, et séjourner dans l’une des sept chambres de cette maison traditionnelle aux volets peints de vert.

La famille du fondateur, Claus Böbel, produit et vend des saucisses dans cette région d’Allemagne depuis le XIXe siècle. Si le charcutier s’est improvisé hôtelier et a investi 700 000 € dans ce projet, c’est pour atteindre un objectif précis, bien au-delà du buzz : maintenir en vie la boucherie-charcuterie locale. Ces petits commerces ont en effet périclité ces dernières années, en raison de la concurrence de la grande distribution, d’une consommation de viande en recul et de scandales alimentaires à répétition. Pour doper son commerce, l’artisan de bouche a également mis en place un site de vente sur internet, ainsi qu’un taxi-saucisse, destiné à livrer sa marchandise auprès des habitants de Rittersbach.

Tourisme culinaire

Direction Bournemouth, en Grande-Bretagne. Située dans le comté de Dorset, à deux heures de Londres, cette station balnéaire très prisée regorge d’hébergements. Pour se démarquer de la concurrence, deux établissements – Chocolate Box Hotel et Chocolate Boutique Hotel – ont décidé de tout miser sur le chocolat. Baptisées chocolat blanc, truffe ou moka, les chambres se déclinent dans des tons chocolat, aubergine et violet. Des photos de chocolats habillent les murs. Au petit déjeuner, la clientèle peut déguster du chocolat chaud et des pancakes au chocolat. Les aficionados apprécieront la boutique et le chocolat bar. Ce dernier, privatisable, propose différentes options : fontaine de chocolat, buffet tout chocolat… L’hôtel accueille régulièrement des événements spéciaux, y compris des ateliers de fabrication de chocolat et des week-ends cacaotés. Un concept qui séduit autant la clientèle d’entreprise que celle de loisir.

Enfin, au Japon, dans la préfecture de Kagawa, la Udon House permet de découvrir un plat typique de la région à base de nouilles : le sanuki udon. L’établissement concocte des packages : séjourner dans ses chambres partagées, participer à des ateliers de fabrication de nouilles et partir à la découverte des producteurs locaux. Japonais gourmands, touristes curieux et même restaurateurs européens répondent présents.

Source : Tendances : Les hôtels misent sur la gourmandise

Réchauffement climatique : quelle influence sur les vins ?

Nantes-France. Tout le monde parle du réchauffement climatique et de ses conséquences. En ce qui concerne le monde du vin, nos clients sont de plus en plus nombreux à nous poser des questions sur l’influence de ce réchauffement sur la qualité des vins.

Depuis plusieurs années, les vendanges sont de plus en plus précoces. Dans certaines régions, elles peuvent débuter quinze à vingt jours plus tôt qu’il y a quarante ans. La qualité des vins est très variable d’une année à l’autre, et leur teneur en alcool augmente sensiblement. À noter également, une perte de fraîcheur (diminution de l’acidité) et une influence sensible sur la palette aromatique.

Pour y remédier, il faut intervenir sur le cycle végétatif de la vigne. Comment ?

– Réduire la surface foliaire par effeuillage des jeunes vignes et un écimage sévère à mi-véraison : cette technique permet de diminuer le taux d’alcool de 0,6 à 0,7 degrés.  Des essais sont actuellement menés dans le Sud-Ouest ;

– limiter le ruissellement et l’évaporation, et favoriser un enracinement profond ;

– augmenter la capacité de rétention en eau du sol par l’apport d’éléments organiques ;

– irriguer de façon raisonnée pour préserver les ressources ;

– choisir des porte-greffes adaptés à la sécheresse ;

– introduire de nouvelles variétés, voire de nouveaux cépages. Sur plus de 1 000 cépages cultivés, 12 d’entre eux occupent jusqu’à 80 % des vignobles de certains pays. Le réchauffement implique un encépagement plus diversifié. On constate également le retour d’anciens cépages généralement plus résistants, mais moins productifs.

  

Où en est-on ?

Depuis plusieurs décennies l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) travaille sur des cépages résistant au mildiou et à l’oïdium (les deux principales maladies des vignes), mais aussi à la sécheresse. Quatre nouveaux cépages viennent d’être inscrits au catalogue officiel : floreal, vidoc, voltis et artaban.

L’Inra et l’université de Davis (États-Unis) suggère l’utilisation de cépages moins connus qui ont l’avantage d’être adaptés à des températures plus élevées. Toutefois, leur utilisation implique, notamment en Europe, de lever certaines réticences dues à la réglementation des appellations d’origine protégée (AOP). Ces hybrides résistants sont éligibles aux aides à la restructuration et autorisés dans le cadre européen des indication géographiques protégées (IGP).

Les vignerons du Buzet viennent, par exemple, de planter 17 hectares de ‘vigne du futur’, baptisée New Age,  le fruit de quinze ans d’expérimentation. Ce vignoble est “pensé et testé pour aboutir à un vignoble sans aucun intrant (même ceux autorisés en bio), auto-fertile, capable de se passer de l’intervention humaine”, expliquent-ils.

Source : Réchauffement climatique : quelle influence sur les vins ?

France : La pénibilité du service de chambre au coeur des réflexions des hôteliers

Paris. L’organisation du travail, les outils et équipements, la formation… Pour prévenir les pathologies musculo-squelettiques, et ainsi limiter le turnover de son personnel d’étage, les hôteliers sont de plus en plus nombreux à mener une réflexion approfondie sur le service en chambre et ses contraintes.

Les professionnels de l’hôtellerie-restauration ont plus de risques d’être victimes d’un accident du travail que la moyenne des autres salariés*. Les chutes, glissades et manutentions comptent parmi les principales causes d’accidents. Et dans ce domaine, le personnel d’étage est particulièrement exposé, car pour répondre à une clientèle de plus en plus exigeante, les qualités de ceux qui exercent le service en chambre doivent être plurielles : disponibilité, discrétion, sens de l’anticipation, rigueur ou encore capacité à intégrer de nouvelles techniques.

La mise en œuvre de ces compétences peut pourtant être facilitée grâce à l’organisation mise en place dans les hôtels. Mais quand tel n’est pas le cas, le quotidien d’une femme ou d’un valet de chambre peut tourner au cauchemar. Gestes répétitifs dans des positions contraignantes avec flexions du tronc, bras en l’air imposant l’élévation des épaules, charges soulevées, tirées, poussées, le tout dans un contexte de forte exigence de qualité de rapidité, aggravant le stress souvent déjà très présent dans les grands hôtels.

Aspirateurs à manches télescopiques

Selon un état des lieux de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), on constate en outre des atteintes à la santé du personnel d’étage, avec une très forte prévalence de pathologies de type troubles musculosquelettiques (TMS). Difficiles à obtenir, quelques témoignages anonymes issus de l’INRS prouvent, s’il le fallait encore, la dureté de la profession : “C’est un métier où la pression est énorme, comme un sportif au-delà du marathon. C’est parfois une exigence qu’on ne peut supporter.” Ou un autre :“Pour soulever les matelas, il faut se positionner d’une façon très précise, ni trop loin ni trop près du lit, et exécuter les gestes en respectant un protocole réglé au millimètre et à la seconde près. Si on s’écarte, c’est le lumbago assuré !”.

Pour améliorer les conditions de travail et – in fine – limiter les arrêts maladies et le turnover du personnel, une réflexion est souvent amorcée en premier lieu autour des outils et équipements en place. Ainsi, certains hôtels optent pour des aspirateurs plus légers, à manches télescopiques et inclinables pour accéder aux surfaces à dépoussiérer. D’autres se dotent de chariots adaptés à chaque fonction et à chaque circuit. On voit aussi se développer dans l’hôtellerie les lève-lits, afin d’éviter les positions contraignantes. Ou encore des systèmes d’évacuation et de récupération du linge sale, des ascenseurs et monte-charge pour limiter les manutentions entre différents niveaux, etc.

Réduire l’exposition à la pénibilité

Mais pour véritablement prévenir les TMS, l’introduction de ces nouveaux outils ne suffit pas. Idéalement, l’amélioration des gestes et postures doit être couplée à une réflexion en interne, participative et pluridisciplinaire. C’est elle qui pourra en effet apporter des réponses globales, en accord avec la réalité du travail. Dans ce contexte, certains hôteliers vont jusqu’à solliciter des consultants spécialisés dans la santé et la sécurité au travail. L’objectif est toujours le même : réduire l’exposition à la pénibilité, voire aménager les postes de travail les plus à risques.

Autre piste de réflexion: améliorer la conception et l’implantation des locaux. L’espace disponible, l’accessibilité, l’éclairage, la chaleur, les déplacements, autant d’éléments à penser en amont pour faire les choix les plus adaptés.

Originale enfin, cette proposition faite aux clients par le groupe Dubreuil (quatre établissement sous enseigne Accor en Vendée), de ne pas nettoyer leur chambre en échange d’une contrepartie, comme une boisson gratuite au bar. En plus d’alléger l’emploi du temps des femmes de chambre, c’est aussi un excellent moyen de respecter l’approche écologique et environnementale, à laquelle l’hôtelier comme le client sont sensibles.

* Jusqu’à 50 accidents pour 1 000 salariés par an, contre 33,8 pour 1 000 au niveau national (Source : Cnam, 2016)

Source : France : La pénibilité du service de chambre au coeur des réflexions des hôteliers

Au Chili, un lac très touristique rayé de la carte

Victime de la sécheresse et de la surconsommation d’eau, le lac d’Aculeo, principale attraction touristique des environs de Santiago, a laissé place à un terrain craquelé.

« Nous subissons la sécheresse depuis dix ans. Et maintenant le lac a disparu, il a emporté avec lui le tourisme, le camping, le business, tout », déplore Marcos Contreras, un employé du camping du village de Pintué, au Chili, situé sur les berges de l’étendue d’eau. Avec une superficie de près de 12 km2 et une profondeur d’environ six mètres, le lac d’Aculeo a été pendant des décennies l’une des principales attractions touristiques de la capitale chilienne, située à 70 km de là. Chaque été, les 10 000 habitants de la région attendaient avec impatience l’arrivée des vacanciers qui venaient y nager ou pratiquer des sports nautiques. Hôtels, campings et restaurants ne désemplissaient pas.

Mais aujourd’hui, l’eau a disparu, et ne reste qu’un paysage de désolation. Des étendues de sol craquelé, des squelettes de chevaux et de vaches sur le sol, des bateaux abandonnés. Le niveau d’eau du lac a commencé à baisser graduellement à partir de 2011. Moins de dix ans après, en mai 2018, il s’est complètement asséché. Il n’y a pas d’explication unique à cette situation : habitants et experts citent la diminution drastique des précipitations, la surconsommation de l’agriculture et l’urbanisation anarchique des environs.

Des causes multiples

Près de 70% de la population chilienne vit dans des zones soumises à la sécheresse où les précipitations ont diminué de manière significative ces dernières années. Les spécialistes estiment que la température continuera d’augmenter jusqu’en 2030 et que les bassins hydrographiques du centre du pays verront leur niveau baisser jusqu’à 30 %.

Le manque de pluie n’est toutefois pas le seul responsable de cette catastrophe écologique. Quand le lac était encore rempli, le tourisme battait son plein, les lieux sont donc devenus attractifs pour la construction de commerces et de résidences secondaires, pour beaucoup avec piscines. Cela a eu pour conséquence une augmentation significative de la demande en eau sur un laps de temps très court. A cela s’ajoute l’agriculture, qui face à la sécheresse, a besoin de plus d’eau pour l’irrigation, entraînant une surexploitation des réserves d’eau.

Source : Au Chili, un lac très touristique rayé de la carte

Mondial du tourisme: Pourquoi l’Afrique est une destination en plein essor

  • Une quinzaine de destinations africaines sont représentées cette année au Mondial du tourisme, ce qui reflète l’intérêt des Français pour le continent.
  • D’ailleurs, selon le baromètre annuel de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), l’Afrique a accueilli 67 millions de visiteurs en 2018, soit 7 % de plus qu’en 2017.
  • La tendance de l’écotourisme bénéficie à l’Afrique, qui offre des parcs nationaux magnifiques, des safaris incroyables, des lieux de randonnées somptueux, des plages superbes…

Jeudi dernier, à l’ouverture du Mondial du tourisme, beaucoup de visiteurs se pressent devant les stands des pays africains. Et ils ont le choix car une quinzaine de destinations africaines sont représentées cette année : Botswana, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Ghana, Guinée-Bissau, Kenya, Madagascar, Maroc, Namibie, Sao Tome & Principe, Sénégal, Tanzanie, Tunisie.

« La présence de nombreux pays sur le salon est le reflet du marché. Car depuis deux ans, l’intérêt des touristes français pour ce continent grandit », constate Frédérique Ambrosino, responsable du continent Africain au Mondial du Tourisme.

Les touristes ont moins peur pour leur sécurité

Un regain d’intérêt qui succède à une période sombre pour le tourisme africain, pénalisé par l’épidémie Ebola en 2013-2014, divers attentats terroristes les années suivantes et par l’instabilité politique dans certains Etats. Mais le renforcement de la sécurité, la fin de la crise sanitaire et le développement des infrastructures (transports, hôtellerie..) ont contribué à ramener des touristes sur le continent. « Depuis 2015 nous avons renforcé les mesures de sécurité et nous avons pu constater peu de temps après un regain de touristes. Car ils étaient rassurés », témoigne ainsi Alassa Mfouapon, directeur de la promotion du tourisme du Cameroun.

« Et si les voyageurs français vont sur le site Ariane du ministère des affaires étrangères pour regarder si certains pays sont déconseillés aux touristes, ils ont compris avec les attentats qu’a connus la France, qu’aucun pays ne pouvait être sûr à 100 % », explique Frédérique Ambrosino.

L’engouement pour l’écotourisme joue à plein

D’ailleurs, selon le baromètre annuel de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), l’Afrique a accueilli 67 millions de visiteurs en 2018, soit 7 % qu’en 2017 (+ 10 % pour l’Afrique du Nord et +6 % pour l’Afrique subsaharienne). Parmi les pays les plus visités figurent « le Maroc, la Tunisie, le Gabon, le Sénégal, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, Madagascar, le Kenya, l’Afrique du Sud… Mais aussi l’Egypte, car les Français reviennent sur les bords du Nil et de la Mer Rouge », constate Frédérique Ambrosino.

Et les motivations des touristes sont variées : « Certains viennent pour profiter de nos 13 parcs naturels, d’autres font des randonnées, ou visitent la capitale et ses marchés animés, Libreville. Mais les séjours balnéaires fonctionnement aussi très bien pour certaines destinations », poursuit-il.

Ce que confirme Marie de Magdala Nkiyeme Engone, chargée d’études à l’Agence Gabonaise du Tourisme du Gabon : « Nous bénéficions de l’engouement pour le tourisme durable. Les touristes français viennent au Gabon pour faire des safaris en forêt, de la pêche sportive, pour visiter nos parcs nationaux, pour voir des baleines dans les parcs marins. Et parce qu’ils en ont assez du tourisme de masse et qu’ils veulent vivre une vraie aventure pendant leurs vacances ».

L’hébergement chez l’habitant se développe

Cet attrait pour l’éco tourisme bénéficie aussi à la Tanzanie, comme en témoigne Claudia Tenba, directrice de l’agence Zara Tour : « Les touristes apprécient la variété des activités qu’offre le pays autour de la nature car on visite les cultures de café ou de bananes, faire l’ascension du Kilimandjaro, se baigner dans des sources d’eau chaude, faire des safaris, se reposer sur une plage de Zanzibar… ».

Au Cameroun, la faune et flore sont aussi de vrais aimants à touristes : « Et à côté des circuits organisés par les voyagistes, on voit se développer aussi les hébergements chez l’habitant, ce qui permet d’attirer une clientèle plus jeune », constate Alassa Mfouapon. Reste un obstacle majeur pour le tourisme africain selon lui : « le prix des billets d’avion, qui empêche encore trop de Français de découvrir ce merveilleux continent ».

Source : Mondial du tourisme: Pourquoi l’Afrique est une destination en plein essor

Développement durable et nouvelles technologies au cœur du salon mondial du tourisme 2019

Avec près de 110 000 visiteurs, le Salon ITB de Berlin est le plus grand forum mondial des professionnels du tourisme. 10 000 exposants venus de 180 pays viennent y présenter les meilleures destinations de voyage de la planète. Cette année, l’accent est mis sur le tourisme durable et les destinations authentiques, très prisées des touristes. Les nouvelles technologies investissent également les stands des exposants.

Proximité avec les populations locales

Les touristes veulent de l’ “authentique” ! Certains Etats, comme les Philippines, l’ont compris. L’archipel asiatique composé de plus de 7000 îles essaie d’attirer les vacanciers russes et moyen-orientaux sur son territoire. Avec l’ouverture de nouvelles liaisons aériennes, l’Etat philippin met sa population au cœur de sa stratégie de séduction.

Comme les Philippines, l’Inde souhaite développer le tourisme de proximité, pour offrir à certains voyageurs la possibilité de “v_ivre une expérience de la vraie vie rurale indienne_”, nous confie Yogendra Tripathi, secrétaire au sein du ministère du tourisme indien. Des lieux ont été aménagés spécialement pour permettre aux touristes de s’imprégner de la vie indienne. Grâce à ce nouveau type de tourisme, “les populations locales voient leur niveau de vie augmenter, elles en tirent des bénéfices. Cette proximité leur permet de gagner de l’argent, et d’interagir avec les autres” poursuit-il.

Avec ce tourisme alternatif, l’Inde peut freiner le flux de touristes, et désengorger certains lieux, tels que le Taj Mahal, victime du tourisme de masse. D’après le professeur Roland Conrady, directeur scientifique à l’ITB Berlin, “le tourisme de masse est un problème majeur dans de nombreuses destinations, comme par exemple à Venise et Dubrovnik“. Il prône des mesures telles que la tarification afin de pousser les vacanciers à s’acquitter d’une taxe pour entrer dans certains lieux. Venise, qui accueille plus de 20 millions de visiteurs chaque année, a adopté une législation qui va dans ce sens.

Les considérations écologiques

Le tourisme écologique fait aussi son arrivée dans les mœurs. Dans ce domaine, les Seychelles sont en avance. L’archipel situé au large des côtes est-africaines limite le nombre de touristes et réglemente strictement les constructions de grands hôtels.

D’après Didier Dogley, ministre du tourisme des Seychelles, les hôtels sont encouragées “à adhérer au programme de label de développement durable” qui prévoit notamment une consommation d’énergie et d’eau raisonnable et prône l’utilisation de produits locaux.

Dans le même registre, la Géorgie souhaite faire perdurer un modèle touristique qui ne remette pas en cause la logique durable dans laquelle s’est inscrit le pays, qui est composé à 65% de montagne et de verdure.

L’Albanie, également, mise sur ses atouts naturels. Ses montagnes et ses plages paradisiaques ont attiré 6 millions de touristes étrangers en 2018, en hausse de 20% par rapport en 2017. Outre ses paysages de carte postale, le pays a adopté une stratégie digitale, qui vise à donner une image positive de l’Albanie, un pays “qui doit être visité au moins une fois dans sa vie“, d’après Blendi Klosi, ministre du tourisme et de l’environnement albanais.

Les nouvelles technologies, au service des tours operators

Qu’il s’agisse des réseaux sociaux, ou de la facilité à réserver un billet d’avion, les nouvelles technologies de l’information poussent les touristes à parcourir le monde. Les jeunes, particulièrement sensibles aux voyages réalisés par les blogueurs et les célébrités des réseaux sociaux, franchissent de plus en plus facilement le cap. Les nouvelles technologies permettent par ailleurs de capter les envies des touristes grâce à la collecte de données. Cela permet de “_répondre aux attentes de chaque tourist_e”, nous confir Sisa Ntshona, patron de South African Tourism.

Empreinte carbone

Le défi du développement durable se joue aussi dans les airs. Des compagnies aériennes telles que Thai Airways investissent dans de nouveaux avions plus écologiques et plus économes en carburant. Les nouvelles technologies transforment notre manière de voyager et l’empreinte carbone que nous laissons derrière nous.

D’après Kittiphong Sansomboon, directeur Marketing et Communication de Thai Airways, le groupe tient à “mettre la technologie verte et l’environnement au premier plan“. La compagnie tend à renouveler sa flotte pour acquérir des avions moins polluants, et limiter ses rejets de C02 dans l’atmosphère.

Le Hawaii de l’Est

Présente au salon de Berlin, la Chine encourage les touristes à visiter la ville de Sanya, dans la province de Hainan, située dans le sud du pays, à la même latitude que Hawaï et Phuket.

“La première impression que les gens retiendront de Hainan sera le soleil et les plages” d’après Fenghua Fu, directeur adjoint de la division Marketing de la province chinoise. “Nous avons aussi des ressources naturelles plus authentiques à offrir : près de 2000 kilomètres de côtes, 61 baies magnifiques, plus de 70 sources thermales naturelles et 81 montagnes de plus de 1 000 mètres d’altitude“.

La Chine a d’ailleurs mis en place un régime allégé d’obtention de visa. 59 pays, dont l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France en sont exemptés.

Source : Développement durable et nouvelles technologies au cœur du salon mondial du tourisme 2019

Hôtellerie-Tourisme et Formation : une priorité mondiale mais une révolution à faire pour le président de l’AMFORHT

Paris. L’AMFORHT, l’ONG reconnue par les Nations Unies pour les questions de formation en hôtellerie, gastronomie et tourisme a choisi Paris et la France pour fêter son 50è anniversaire – le président Philippe François annonce la couleur : « la formation hôtelière doit mener sa révolution pédagogique » !

Créée en 1969 par l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), et reconnue depuis 2017 comme l’interlocuteur de l’Organisation des Nations Unies pour les questions de formation hôtelière et touristique, l’AMFORHT vient de réunir à Paris quelques 160 personnalités venues de 31 pays pour son 50è anniversaire.

L’Assemblée Nationale, représentée par la Députée Pascale Fontenel-Personne, Présidente du Groupe Tourisme, a souhaité s’associer à cet évènement, non seulement en ouvrant l’Hôtel de Lassay aux invités, mais également en participant personnellement aux débats en collaboration avec l’OMT, l’IH&RA, ACCORHOTELS, le GNI-SYNHORCAT, et les Ministres, Ambassadeurs, Présidents et personnalités internationales présentes.

Les Ministres français, Jean-Baptiste LemoyneJean-Michel Blanquier et Muriel Penicaud ont accueilli les congressistes en rappelant le rôle fondamental de la formation dans les métiers du tourisme et des services et soulignant l’excellence du savoir-faire français en ce domaine.

Philippe François, a quant à lui mis les personnalités et directeurs d’écoles hôtelières et d’universités, membres de l’ONG, devant un fait :   « la génération des millennials et la mondialisation des métiers de l’hôtellerie et du tourisme doit nous contraindre à repenser assez fondamentalement la formation dans nos métiers ».

« Notre façon, nos outils, nos méthodes, nos rythmes pédagogiques deviennent obsolètes face non seulement à une industrie en pleine effervescence, mais aussi face à un marché de la formation en croissance mondiale exponentielle et, enfin, face à des étudiants qui ne sont plus du tout les mêmes personnes qu’il y a 10 ans ! Remettons-nous fondamentalement en cause » appelle Philippe François !

Cet « appel de Paris » sera-t-il entendu ?

Source : Hôtellerie-Tourisme et Formation : une priorité mondiale mais une révolution à faire pour le président de l’AMFORHT

Pour rappel, Madagascar Hôtel Consultant est représentant de l’AMFORHT dans l’Océan Indien.

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