Corruption à l’aéroport d’Ivato : Andry Rajoelina préconise des mesures sévères

Andry Rajoelina n’a pas manqué de féliciter le Brigadier Patricia qui a eu le bon réflexe de décrocher tout de suite le numéro vert.

Comme il l’a annoncé lors de son émission spéciale de dimanche soir, le président Andry Rajoelina a effectué une descente à l’aéroport d’Ivato hier. Une initiative prise à la suite des polémiques autour des rumeurs sur une éventuelle restriction des femmes non mariées pour les voyages à l’extérieur. Accompagné du ministre de la Sécurité publique, le Contrôleur Général de Police, Rafanomezantsoa Roger, le Chef de l’Etat a constaté de visu tout le circuit auquel les passagers doivent se soumettre pour le contrôle et les formalités avant embarquement. D’emblée, Andry Rajoelina a demandé à l’équipe de la Police de l’Air et des Frontières d’alléger la procédure de contrôle. « Les formalités font perdre beaucoup trop de temps aux passagers. Beaucoup d’entre eux se plaignent pour les longs moments d’enquête et/ou de fouilles dans les locaux de la PAF alors que leurs documents de voyage sont complets et normaux », constate-t-il, avant de faire savoir que de nombreuses doléances ont été reçues à propos de la qualité des services à l’aéroport d’Ivato. Il convient donc d’améliorer la situation. Andry Rajoelina a encouragé les responsables de la PAF à alléger les formalités à l’exception des voyageurs en partance pour les pays à risques. Faut-il rappeler qu’une mesure restrictive a été prise pour éviter les risques pour les femmes malgaches qui quittent la Grande Ile pour chercher du travail dans des pays considérés comme « à risques » en l’occurrence le Koweït, l’Arabie Saoudite ou la Chine.

Corporatisme. Lors de cette descente, le numéro Un d’Iavoloha a convoqué tous les responsables au niveau de la Police de l’Air et des Frontières pour leur donner des consignes strictes, tout en dénonçant la pratique de certains agents de l’aéroport international d’Ivato, qui continuent de favoriser la corruption. « Nous avons reçu de nombreuses doléances dans ce sens. Je ne veux plus entendre cela. Cessez de soutirer de l’argent aux gens. Arrêtez cette pratique. Etre responsable ne signifie pas qu’on a le droit d’intimider les gens », a-t-il lancé avec fermeté. Dans la foulée, le président Andry Rajoelina a donné un ordre formel au ministre de la Sécurité publique, Rafanomezantsoa Roger. « Il faut prendre des mesures sévères contre les responsables des corruptions ». Il a aussi touché mot du numéro vert que la Police de l’Air et des Frontières a mis en place pour les passagers en cas de réclamations ou de doléances. « Ce numéro vert ne devrait pas être dirigé par des policiers afin d’éviter le corporatisme », exige le président de la République. Avant de quitter Ivato, le président de la République a testé le numéro vert de la PAF. Il n’a pas manqué de féliciter le Brigadier Patricia, le Chef de poste qui a eu le bon réflexe de décrocher tout de suite le téléphone. Lors de cette descente, de nombreux personnes se trouvant à l’extérieur de l’aéroport se sont plaintes auprès d’Andry Rajoelina à propos de la mesure d’interdiction d’entrée dans le hall du bâtiment pour les proches des passagers. En bref, cette visite du président à l’aéroport international d’Ivato peut se résumer en un moment de rappel à l’ordre et de demande d’explications auprès des responsables.

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