Écotourisme : les hébergements écologiques gagnent en popularité

Booking.com a mené une étude, courant février 2019, pour connaître les préoccupations des voyageurs internationaux en matière de tourisme éco-responsable.

Les enseignements de l’étude

  • 55 % des répondants sont enclins à mettre en place des actions plus respectueuses de l’environnement pendant leur congé, mais ils manquent cruellement de connaissances et d’options intéressantes lorsqu’ils tentent d’agir selon leurs convictions.
  • 72 % des voyageurs considèrent qu’une action immédiate est indispensable, et que les populations devraient opter pour des alternatives touristiques durables, afin de sauver la planète pour les générations futures. Si les résultats obtenus sont relativement homogènes pour toutes les tranches d’âge, les participants âgés de 46 à 55 ans (74 %) et les Millennials (71 %) sont ceux pour qui le besoin d’agir est le plus urgent.
  • Écolo-gements : les hébergements écologiques gagnent en popularité : en 2019, 73 % des voyageurs internationaux ont l’intention de séjourner au moins une fois dans un hébergement éco-responsable.
  • 70 % des sondés affirment que la mention éco-responsable pourrait les encourager à réserver un hébergement, même s’il ne s’agit pas de l’un des critères les plus recherchés sur la plateforme.
  • 72 % des voyageurs internationaux affirment ignorer l’existence de labels spécifiques décernés aux hébergements respectueux de l’environnement.
  • En France, près de la moitié des Français assurent ne pas avoir les moyens de payer les frais supplémentaires associés aux voyages éco-responsables.
  • Les agences de voyage ont aussi leur part de responsabilité : pour 71 % des sondés, ces dernières devraient proposer plus d’options de voyages écologiques aux consommateurs.
  • 46 % des sondés seraient plus enclins à voyager de manière écologique si cela leur permettait de profiter d’avantages économiques – tels qu’une réduction d’impôts.
  • Pour 45 % des voyageurs, la tâche serait plus aisée si les sites de voyages en ligne proposaient un filtre pour identifier les hébergements éco-responsables.
Source : Écotourisme : les hébergements écologiques gagnent en popularité

Disneyland Paris : l’écologie pour de vrai ?

À l’occasion du mois de la terre, Disneyland Paris a présenté ses engagements pour l’environnement en communicant sur sa politique de développement durable et d’en faire la promotion par une projection exceptionnelle célébrant la fragile beauté de la nature en première partie de son spectacle nocturne.

Alors, magie illusoire ou écoresponsabilité bien réelle ? Tour d’horizon des grandes actions de ce géant aux oreilles de Mickey qui influence tant d’enfants de plus en plus sensibles à l’environnement.

Disneyland Paris : 19.000 tonnes de déchets en 2018

Derrière le monde merveilleux de Disneyland Paris, s’entasse un volume de déchets équivalant à une ville de 40.000 habitants. Les ingénieurs de l’ « imaginaire » n’ont pas la tache facile lorsqu’il s’agit d’intégrer les 1.000 poubelles « standard et de tri » du parc sans écorner la féerie des princesses Disney.

Nicole Ouimet-Herter, Manager en charge de l’environnement à Disneyland Paris précise que « la moitié des déchets est recyclé et que le parc vise un taux de revalorisation des déchets opérationnels de 60 % d’ici 2020 ». La loi de transition énergétique de 2015 a fixé comme objectif la valorisation de 65 % des déchets en 2025.

Le 18 avril, Disneyland Paris va remplacer les pailles et touillettes en plastique par des pailles papier 100 % biodégradables pour les visiteurs qui en feront la demande. Il s’agit de l’application un peu plus rapide de la loi Alimentation et Agriculture prévue pour 2021.

La semaine suivante, les sacs plastiques ne seront plus systématiquement distribués, des sacs réutilisables vendus à partir de 1 euro et composés à 80 % de plastique recyclé, seront disponibles dans les très nombreuses boutiques du parc.

Des distributeurs de gels de bain, douche et shampoings rechargeables seront mis en place dans certains des établissements hôteliers de Disneyland Paris dès le mois de juin, réduisant ainsi de 80 % les flacons en plastique dans les chambres.

Traitement et recyclage des eaux usées

Disneyland Paris est le premier parc à thèmes d’Europe à s’être équipé d’une station de recyclage pour réduire sa consommation d’eau potable.

Aux commandes, Marilya Chatzistamatiou, ingénieure en ressources naturelles pour Disneyland Paris et les équipes Environnement gèrent la production de 2.100 m3 d’eau par jour « limpide, mais non potable » qui sont utilisées pour l’appoint en eau des bassins d’agrément des parcs Disney et du Disney Village, l’arrosage des 250 hectares d’espaces verts du site ainsi que pour alimenter le système de refroidissement de la centrale énergétique.  Ces aménagements ont permis d’économiser  1,5 million de m3 en cinq ans soit l’équivalent de la consommation de 12.000 foyers.

Réduction des émissions de gaz à effet de serre

En 2018 Disneyland Paris  annonce une baisse de ses émissions de 13,5 % par rapport à l’année 2012 (année de référence). Une centrale géothermique implantée dans le Village Nature, le projet de tourisme durable en collaboration avec Pierre & Vacances, alimente le parc. Une énergie 100 % locale et renouvelable pour couvrir les besoins en chaleur (chauffage et eau chaude sanitaire) pour les parcs Disney et le Disneyland Hotel.

En matière de performance énergétique, les projecteurs LED ont remplacé les halogènes énergivores. Les chars de certaines parades sont désormais hybrides.
Des panneaux solaires seront bientôt installés afin d’augmenter le pourcentage d’utilisation des énergies renouvelables qui représente 10 % de la consommation totale du parc.

La mise en oeuvre de toutes ces actions au sein de la première destination touristique d’Europe a pour objectif de sensibiliser et encourager les enfants à la protection de la nature. « Un engagement durable visant à limiter notre impact sur l’environnement – une priorité inscrite dans notre vision stratégique pour l’avenir » déclare Natacha Rafalski, Présidente de Disneyland Paris.

Source : Disneyland Paris : l’écologie pour de vrai ?

Les tendances food 2019 selon LaFourchette

France.

2019 sera l’année de la cuisine saine mais yummy : revenir à des produits peu voire pas transformés, pour un meilleur équilibre alimentaire mêlant plaisir et santé, tout en respectant son corps et la planète. Le retour à la nature est mis en exergue par le “Fresh Foraged Feasting”, art culinaire basé sur la thématique du retour à la nature. Des produits d’origine biologique, frais, non transformés et locaux sont présentés de manière brute afin de renforcer leur aspect naturel et bénéfique pour la santé. Manger pour se soigner : les consommateurs souhaitent aussi déguster des plats énergétiques et sains, composés d’ingrédients connus pour leurs propriétés bénéfiques. Après le champagne pairing… Le vegan pairing ! La cuisine vegan, loin d’être fade, s’associe aux meilleurs vins, afin d’en faire ressortir toutes les saveurs et richesses.

Une transformation écologique pour séduire les consom’acteurs

Eco-emballage, gestion des invendus, les restaurants ne sont plus en reste pour témoigner de leur engagement face aux enjeux mondiaux. Pour lutter contre le plastique, de plus en plus de marquesproposent des contenants écologiques et/ou réutilisables, plus « eco-friendly » et des systèmes de consigne se développent pour fidéliser la clientèle. Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, des repas sont confectionnés avec des surplus de supermarchés locaux.

La digitalisation

 De nos jours, internet et les réseaux sociaux permettent une communication horizontale et une transparence de l’information, ainsi qu’une personnalisation toujours plus poussée. Certaines applications aident à reconnaître les ingrédients que l’on ne connaît pas forcément, sans avoir à demander au serveur… Lens par Pinterest a ainsi été une des premières à rebondir sur cette tendance. La tendance du “free-from” (gluten, lactose, régime vegan…) pousse les chefs à développer des recettes délicieuses, tout en jonglant avec ces différentes contraintes. De plus en plus d’établissements mettent ainsi en place des menus adaptés et où sont mentionnés les ingrédients pour faciliter le choix des consommateurs.

L’expérientiel, réelle plus-value pour les restaurateurs

3 Millenials sur 4 préfèrent vivre une expérience plutôt qu’acheter un objet, selon une étude menée par Eventbrite pour Harris en 2016. Les restaurants deviennent multi-sensoriels : l’accent est mis sur la décoration, les arts de la table et le dressage des assiettes, afin de rendre toute la sortie au restaurant exceptionnelle. La saveur d’un plat est primordiale mais l’aspect esthétique est également de plus en plus plébiscité. L’objectif est de partager ensuite sur les réseaux sociaux des plats très esthétiques et originaux. Les consommateurs cherchent également au sein des restaurants une expertise et la découverte de saveurs dont ils n’avaient pas conscience. Pourquoi se focaliser uniquement sur le vin ou le café ? Les sommeliers du thé ont une place à prendre. Le concept des POP Up Store est réutilisé pour jouer sur l’instinct de découverte. Des endroits permanents mais avec des restaurateurs différents chaque semaine : les consommateurs peuvent ainsi revenir régulièrement dans l’objectif d’être en permanence surpris.

Source : Les tendances food 2019 selon LaFourchette

Parc national de Mikea : 12 hectares de forêt primaire défrichés

Des centaines d’arbres ont été abattus dans le parc.

Dix personnes ont été prises en flagrant délit en effectuant une exploitation illicite dans l’enceinte du parc national de Mikea.

En tout, 12 hectares de forêt primaire y ont été défrichés. A part des centaines d’arbres abattus qui s’éparpillaient en lot, 30 foyers de charbons, dont la dimension moyenne de chaque foyer est de 7 mètres de longueur, 3 mètres de largueur et1mètre 40 de hauteur, ont été découverts. En outre, 25 autres pré-foyers d’environ 8 mètres de longueur, 4 mètres de largeur et 1 mètre 50 de hauteur étaient également observés sur place. C’est suite à une mission effectuée dernièrement par la brigade mixte constituée par la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts (DREEF) Atsimo-Andrefana, la gendarmerie de Tsianisiha et l’équipe du Parc National Mikea.

Travaux forcés. Face à un tel désastre, la Direction du Parc National Mikea a aussitôt déposé une plainte auprès du Tribunal de Première Instance de Toliara. Conformément à la disposition dela loi 2015-005 du 22 janvier 2015 portant la refonte du code de gestion des Aires Protégées, le défrichement et le campement illicite dans une Aire Protégée sont des infractions punies par la loi. En parallèle, une plainte a été également déposée suite aux menaces proférées à l’endroit des Comités Locaux du Parc. Ces exploitants illicites ont été déférés au tribunal de première instance de Toliara. Selon la loi, ils pourront avoir une peine de travaux forcés avec un paiement d’amende atteignant jusqu’à 2 milliards Ar.

Campagnes de sensibilisation. Par ailleurs, les parties prenantes locales dont la Commune de Marofoty, la brigade de la gendarmerie de Tsianisiha, le Comité d’Orientation et de Soutien à l’Aire Protégée(COSAP), la structure de sécurité DINABE et l’équipe de Madagascar National Parks, se sont mis d’accord afin de prendre toutes les dispositions nécessaires. L’objectif est de stopper la dégradation massive du Parc via des campagnes de sensibilisation.  Ce qui a permis de réaliser une telle grosse capture des exploitants illicites provoquant des dégâts environnementaux.

Navalona R.

Source : Parc national de Mikea : 12 hectares de forêt primaire défrichés

A Madagascar, la conservation des espèces endémiques va de pair avec la production écologique

D’après une étude menée conjointement par des scientifiques malgaches et étrangers issus de la Société zoologique de Bristol et d’une Université britannique, les plantations de cacao et de vanille servent également d’habitat naturel  pour certaines espèces de lémuriens et autres animaux endémiques de Madagascar.

Financée par Conservation International, cette étude a mis en lumière une nouvelle habitude chez 5 espèces de lémuriens, observées dans 61 plantations de cacao de la région d’Ambanja, dans le nord de Madagascar. Durant les descentes sur terrain, ces animaux endémiques ont été aperçus en train de se reposer, se déplacer ou se nettoyer tranquillement sur les branches de cacao. D’autres ont été observées dans des plantations de vanille situées à  proximité d’importantes zones forestières naturelles.

D’après un expert de Conservation International, il s’agit de la première étude qui met en exergue le rôle crucial que peuvent jouer les plantations de cacao et de vanille, en matière de refuge naturel pour ces espèces endémiques. Mais plus important encore, cette étude a montré l’absence d’interaction négative entre ces espèces et la population locale. A aucun moment, les lémuriens ne se nourrissent de gousses de cacao ou d’autres produits de ces plantations.

Pour les experts ayant conduit l’étude, il s’agit de la première étape qui souligne l’importance et la nécessité de mettre en place des systèmes de productions durables et écologiques pour les producteurs de cacao et de vanille de Madagascar, à des fins de conservation de la faune et flore malgache.

Source : A Madagascar, la conservation des espèces endémiques va de pair avec la production écologique

Air Canada nommée “Transporteur écologique de l’année” par Air Transport World

La compagnie Air Canada vient de se voir décerner le titre de « Transporteur écologique de l’année 2018 » par le magazine Air Transport World à l’occasion de la 44e cérémonie des « Annual Airline Industry Achievement Awards ».

Air Transport World a notamment distingué l’engagement d’Air Canada à réduire ses émissions en encourageant la production de carburants de substitution. Sans oublier ses nombreux programmes et partenariats écologiques, notamment le fait qu’elle est le premier transporteur au monde à avoir rejoint la coalition pour la tarification du carbone de la Banque mondiale.

Comme l’a précisé Calin Rovinescu, Président et Chef de la direction d’Air Canada : « Air Canada a axé ses prises de décisions et ses processus commerciaux sur la durabilité, ce qui comprend la nécessité d’agir dans le respect de l’environnement. Nous avons augmenté notre efficience énergétique de 40% depuis 1990 et nous nous sommes fixés des objectifs en vue de continuellement améliorer notre performance environnementale. »

A travers le prix du transporteur écologique, Air Transport World cherche à récompenser un transporteur qui exerce des activités écologiques novatrices et exceptionnelles. Pour sélectionner le gagnant, les juges ont cherché un engagement inégalé à adopter des technologies et à déployer des efforts dans le but d’accroître l’efficience opérationnelle et de réduire les émissions et la dépendance au pétrole. Cela comprend les solutions d’avant-garde à des problèmes environnementaux, les mesures environnementales dans le cadre d’une implication dans les collectivités et les meilleures pratiques dans les aéroports.

Cette distinction est la 2ème remportée cette année par Air Canada pour ses programmes de développement durable. Son rapport de développement durable, Citoyens du monde, a été couronné meilleur rapport de développement durable dans la catégorie des transports par l’Initiative pour la finance durable (IFD).

Air Canada suit une stratégie qui repose sur quatre piliers : l’utilisation de nouvelles technologies, l’amélioration de l’exploitation, la modification de l’infrastructure et l’élaboration d’instruments économiques.

Elle a investi la somme de 10 milliards de dollars canadiens dans le renouvellement de ses appareils, grâce auquel elle a maintenant l’une des flottes les plus modernes et les plus éco-efficientes au monde.

Enfin, elle a adopté les objectifs ambitieux fixés par IATA pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, notamment :

  • accroître le rendement du carburant de 1,5% en moyenne par année de 2009 à 2020
  • limiter les émissions de CO2 à compter de 2020 (croissance neutre en carbone)
  • réduire les émissions de CO2 de 50% d’ici 2050 (par rapport aux niveaux de 2005).

Pour en savoir plus sur les programmes et les activités d’Air Canada en matière d’environnement, consulter le rapport Citoyens du monde le site laissezmoins.com, accessibles sur www.aircanada.com

A propos d’Air Canada

Air Canada est le plus important transporteur aérien du Canada à proposer des services intérieurs et internationaux, pour plus de 200 aéroports répartis sur six continents. Le transporteur national du Canada compte parmi les 20 plus importantes sociétés aériennes à l’échelle mondiale et a accueilli près de 45 millions de clients en 2016. Air Canada fournit des services passagers réguliers directs sur 64 aéroports au Canada, 60 aux États-Unis et 98 en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie, en Australie, dans les Antilles, au Mexique, en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Air Canada est un membre fondateur du réseau Star AllianceMD, le plus vaste regroupement de transporteurs aériens du monde, qui dessert 1.300 aéroports dans 191 pays. Air Canada est le seul transporteur nord-américain d’envergure internationale auquel sont conférées quatre étoiles, selon la firme de recherche indépendante britannique Skytrax.

Source : Air Canada nommée “Transporteur écologique de l’année” par Air Transport World

Retour d’expérience : “J’ai concilié hôtellerie économique et écologie”

Concevoir un bâtiment écologique représente un surcoût. Pourtant, une marque comme EcoNuit, qui vient d’ouvrir son deuxième établissement à Saint-Nazaire, s’est fixé comme objectif de marier écologie et économie dans ses 2 étoiles. Explications.

Hôtellerie économique et écologie, l’insoluble équation ? C’est la question que s’est posée Grégory Portner, avant d’ouvrir son premier établissement “éconologique” à Guérande (Loire-Atlantique), en 2011. “En tant que citoyens, on était de plus en plus sensibilisés à l’écologie. Et pourtant, à l’exception des établissements haut de gamme, l’hôtellerie continuait à fonctionner de manière classique… On a fait des recherches, et on s’est rendu compte que c’était faisable“, raconte l’hôtelier. Ainsi est né EcoNuit.

Pour la structure de ses bâtiments, la marque n’a pas retenu le bois (“trop onéreux“), mais le Siporex – des briques de béton cellulaire qui possèdent un fort pouvoir isolant. “C’est une technique que l’on voit de plus en plus pour la construction de maisons, mais pas pour des immeubles de plusieurs étages, car c’est techniquement compliqué. La portance est moins importante que pour du béton. D’où le choix de bâtiments compacts et pas trop larges“, explique-t-il.

Une palette de solutions élargie

“À chaque étape, nous nous sommes posé la question des produits recyclés et recyclables, de l’écoresponsable et du bio”, poursuit-il. Les canalisations ont ainsi été isolées, l’eau chaude sanitaire est préchauffée par des panneaux solaires, tous les points d’eau disposent de robinets thermostatiques et de mousseurs, les WC sont équipés de systèmes double flux… Résultat : la consommation d’eau est réduite de 30 % par rapport à un hôtel classique, tandis que le chauffage de l’eau est 35 % moins gourmand en énergie. La marque utilise par ailleurs des peintures minérales naturelles, des éclairages électriques basse consommation avec boîtiers électriques économiseurs et des télévisions à LED. Les sols sont 100 % recyclables et issus, à 20 %, de composants recyclés. Les rideaux sont exempts d’additifs chimiques. Le mobilier, issu de forêts durablement gérées, provient d’entreprises implantées dans l’Ouest de la France. “L’aménagement a nécessité entre six mois et un an de recherche pour les fournisseurs et les différentes techniques. Mais pour notre deuxième adresse à Saint-Nazaire, on a eu beaucoup plus de choix qu’il y a six ou sept ans. Les fabricants sont plus engagés et certains produits sont moins chers“, note Grégory Portner.

“C’est l’avenir”

L’enseigne suit la même philosophie pour son exploitation, en adoptant des produits d’entretien biodégradables, une blanchisserie économe en eau, des distributeurs de gels douche et shampooings bio, ou encore un petit déjeuner buffet “à 90 % bio et local“. Pour respecter le rapport qualité-prix (les chambres sont proposées entre 39 et 79 € la nuit), des compromis ont toutefois été nécessaires. “Le coton bio est encore trop cher. Quant aux oreillers bio, ils n’ont pas encore un confort et une résistance suffisants. Nous avons également dû renoncer aux jus de fruits, au thé, au café et aux viennoiseries bio, pour pouvoir proposer notre petit déjeuner à 6,90 €“, glisse l’hôtelier.

D’après Grégory Portner, le surcoût (5 % supplémentaires par rapport à une construction conventionnelle, soit 150 000 €) doit être absorbé en cinq ou six années, en tablant sur un taux de remplissage de 60-65 %, trois ans après l’ouverture : “Le marché est mûr pour notre produit. Il y a six ans, 5 % environ de nos clients étaient sensibles à ces problématiques, contre 15 à 20 % aujourd’hui. Notre remise écologique de 5 €, accordée quand les clients décident de ne pas faire faire leur chambre tous les jours, est utilisée par 20 % de notre clientèle. L’écologie, c’est l’avenir. Cela deviendra incontournable, alors autant anticiper.”

Source : Violaine Brissart – Retour d’expérience : “J’ai concilié hôtellerie économique et écologie”

Retour d’expérience : “Je limite le gaspillage au maximum”

Paris – La lutte contre le gaspillage alimentaire est le credo de l’établissement parisien Simone Lemon. Sublimer des légumes moches et hors calibre, créer un buffet au kilo… Cette démarche engagée fait mouche.

Elodie Le Boucher et Shéhrazade Schneider sont toutes deux des mordues de cuisine. Le sujet les passionne, de la fourche à la fourchette, au point qu’elles consacreront leur mémoire d’école de commerce au gaspillage alimentaire. “On s’est rendu compte que, chaque année, en France, 30 % des fruits et légumes ne parvenaient pas jusqu’au consommateur. Ils sont jetés ou non récoltés, uniquement pour des questions esthétiques, de calibrage ou de surproduction“, s’indigne Elodie Le Boucher. Ces “chiffres effarants” guideront leur projet professionnel. Après s’être lancées comme traiteurs, elles ouvrent un restaurant à Paris (IXe), Simone Lemon, basé sur un “modèle d’approvisionnement inédit” inspiré du mouvement Slow Food. “Aujourd’hui, on travaille en direct avec une quinzaine de producteurs en Île-de-France – ce qui évite le gaspillage dû au transport ou au stockage -, et les produits déclassés représentent 95 % de notre approvisionnement en végétaux“, note la cofondatrice. Un choix dicté par des critères économiques ? La jeune femme répond par la négative : “Notre objectif n’est pas de négocier les prix à la baisse. Nous entendons plutôt impulser une dynamique nouvelle dans laquelle tout le monde s’y retrouve: les producteurs vendent l’intégralité de leur production et les consommateurs ont accès au super bon à moindre coût“. 

Viser le zéro déchet

Ce n’est donc pas sur les prix des fruits et légumes que la marge de Simone Lemon se joue, mais grâce à une démarche anti-gaspillage aboutie. Le tandem cherche en effet à réduire les pertes au maximum, en recourant à “des astuces de grand-mère” : “On essaie de tout cuisiner sur les produits, même les peaux. On fait des soupes avec les fanes de carottes, on intègre dans nos mousses au chocolat les orangettes réalisées avec les écorces d’orange…”

Autre initiative anti-gâchis : la mise en place d’un buffet au poids. Tous les plats sont ainsi proposés à 2,80 euros les 100 grammes. “Quand le client se sert trop, il retient généralement la leçon pour la fois suivante. Il y a du choix – six salades de saison, quatre plat chauds et six desserts -, mais tout est présenté dans des plats de petite taille et on fait du réassort au fil de la consommation pour éviter toute perte“, explique Elodie Le Boucher.

Si, malgré tout, le client a les yeux plus gros que le ventre, Simone Lemon propose des doggy bags. Ce qui arrive rarement… “On pensait donner nos invendus à des associations. Mais on en a tellement peu que, finalement, on offre plutôt nos plats de façon informelle aux SDF du quartier. Quant à nos poubelles organiques, elles sont vraiment très, très petites“, constate la restauratrice.

Un franc succès

L’enseigne, fondée en novembre 2015, rencontre un succès qui dépasse les espérances de ses créatrices. A l’heure du déjeuner, elle accueille 150 clients par jour en moyenne, pour un ticket moyen de 12 ou 13 €. “Ça a tout de suite bien fonctionné. Les gens s’intéressent à notre démarche, et nos recettes du monde, renouvelées chaque semaine, changent du traditionnel sandwich. Cela plaît à une cible d’actifs qui veut manger varié, sain. Le buffet permet de bien manger sans que ce soit clivant. Il y a des recettes pour les intolérants au lactose et au gluten, mais aussi des plats pour les amateurs de bonne viande“, poursuit-elle. La demande est telle que Simone Lemon développe désormais des brunchs, un service traiteur et des plateaux repas, et prévoit même l’ouverture d’une seconde adresse.

Source : Violaine Brissard – Retour d’expérience : “Je limite le gaspillage au maximum”