40% des Européens intéressés par la cuisine vegan

A l’occasion de la journée mondiale du vegan qui aura lieu ce vendredi 1er novembre, La Fourchette by The Fork dévoile une étude sur les européens face à cette tendance.

Saine, bénéfique pour le corps et l’esprit, la cuisine vegan s’impose au menu. Mais de quoi est constitué un repas vegan ? Un repas vegan est un repas sans viande, sans oeufs, sans lait, sans aucun aliment d’origine animale. Selon cette étude, 85% des Européens sont aujourd’hui capables de définir le veganisme et 40% d’entre eux se déclarent même intéressés par le phénomène. 50% des Européens sont prêts à consommer moins de viande dans les années à venir. Et ce chiffre grimpe à 63% pour les Français qui y voient un véritable engagement pour l’environnement (étude réalisée en octobre 2019 sur 2 275 clients LaFourchette by TheFork)

En Europe, entre 2016 et 2019, l’Italie est le pays qui connait la plus forte croissance de réservations de restaurants vegan ou proposant des alternatives vegan (x 26), suivi par la Belgique (x 12) et la France (x 10). Mais c’est Paris qui s’impose à l’échelle des villes européennes avec près de 300 restaurants vegan au compteur, devant Rome et Barcelone (analyse réalisée sur une base de 65 000 restaurants partenaires de LaFourchette by The Fork, identifiés comme vegan ou proposant une alternative vegan au menu).

Source : 40% des Européens intéressés par la cuisine vegan

Tendance : ces hôtels qui deviennent vegan

Le mini bar ? Vegan. Les articles de toilettes ? Vegan. Le lit et les oreillers ? Vegan aussi. Hilton a en effet rénové l’une des suites d’un de ses hôtels londoniens pour répondre aux attentes de certains de ses clients. Cette suite du Hilton Bankside a été créée en partenariat avec les experts en design multisensoriel Bompas & Parr et approuvée par The Vegan Society. Pas de cuir pour le mobilier, ni de plumes dans les oreillers, bien sûr. Tout a été pensé dans les moindres détails, pour une démarche englobant l’ensemble du séjour du voyageur : son arrivée à l’hôtel, mais aussi son sommeil, ses repas, et jusqu’à l’entretien de sa chambre. Les produits utilisés sont respectueux de l’environnement, non toxiques et non testés sur les animaux ; les draps sont lavés avec un détergent écologique. Si la démarche peut sembler marginale, elle pourrait malgré tout préfigurer de nouvelles attentes de la part d’un nombre croissant de voyageurs, à mesure que la consommation vegan se développe. Un chiffre pour donner un ordre d’idée : dans la grande distribution, le marché vegan et végétarien a augmenté de 24% en 2018, indique ainsi une étude de Xerfi.

Bientôt un resort vegan en Thaïlande ?

Effet de mode ou tendance durable ? L’avenir le dira. En attendant, d’autres hôtels s’y sont en tout cas déjà mis. Ainsi du Shanklin’s Nightingale Hotel, lui aussi situé au Royaume-Uni, qui a décidé récemment de ne plus servir de viande ni de poisson dans son restaurant. En Espagne, Casa Albets, quatre étoiles implanté en Catalogne, propose un séjour vegan à ses hôtes. Ouvert en 2017, l’hôtel dispose de 7 chambres, mais devrait s’agrandir.

Mais pour voir le jour, l’hôtel doit encore lever des fonds. Une collecte a été lancée sur Indiegogo. Objectif : obtenir 870 000 dollars pour achever de financer la construction de l’établissement. Soit la plus grande campagne jamais lancée pour la construction d’un hôtel, indiquent les créateurs du concept… Si tout se passe comme prévu, l’hôtel ouvrira ses portes en juin 2020.

Source : Tendance : ces hôtels qui deviennent vegan

Les tendances food 2019 selon LaFourchette

France.

2019 sera l’année de la cuisine saine mais yummy : revenir à des produits peu voire pas transformés, pour un meilleur équilibre alimentaire mêlant plaisir et santé, tout en respectant son corps et la planète. Le retour à la nature est mis en exergue par le “Fresh Foraged Feasting”, art culinaire basé sur la thématique du retour à la nature. Des produits d’origine biologique, frais, non transformés et locaux sont présentés de manière brute afin de renforcer leur aspect naturel et bénéfique pour la santé. Manger pour se soigner : les consommateurs souhaitent aussi déguster des plats énergétiques et sains, composés d’ingrédients connus pour leurs propriétés bénéfiques. Après le champagne pairing… Le vegan pairing ! La cuisine vegan, loin d’être fade, s’associe aux meilleurs vins, afin d’en faire ressortir toutes les saveurs et richesses.

Une transformation écologique pour séduire les consom’acteurs

Eco-emballage, gestion des invendus, les restaurants ne sont plus en reste pour témoigner de leur engagement face aux enjeux mondiaux. Pour lutter contre le plastique, de plus en plus de marquesproposent des contenants écologiques et/ou réutilisables, plus « eco-friendly » et des systèmes de consigne se développent pour fidéliser la clientèle. Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, des repas sont confectionnés avec des surplus de supermarchés locaux.

La digitalisation

 De nos jours, internet et les réseaux sociaux permettent une communication horizontale et une transparence de l’information, ainsi qu’une personnalisation toujours plus poussée. Certaines applications aident à reconnaître les ingrédients que l’on ne connaît pas forcément, sans avoir à demander au serveur… Lens par Pinterest a ainsi été une des premières à rebondir sur cette tendance. La tendance du “free-from” (gluten, lactose, régime vegan…) pousse les chefs à développer des recettes délicieuses, tout en jonglant avec ces différentes contraintes. De plus en plus d’établissements mettent ainsi en place des menus adaptés et où sont mentionnés les ingrédients pour faciliter le choix des consommateurs.

L’expérientiel, réelle plus-value pour les restaurateurs

3 Millenials sur 4 préfèrent vivre une expérience plutôt qu’acheter un objet, selon une étude menée par Eventbrite pour Harris en 2016. Les restaurants deviennent multi-sensoriels : l’accent est mis sur la décoration, les arts de la table et le dressage des assiettes, afin de rendre toute la sortie au restaurant exceptionnelle. La saveur d’un plat est primordiale mais l’aspect esthétique est également de plus en plus plébiscité. L’objectif est de partager ensuite sur les réseaux sociaux des plats très esthétiques et originaux. Les consommateurs cherchent également au sein des restaurants une expertise et la découverte de saveurs dont ils n’avaient pas conscience. Pourquoi se focaliser uniquement sur le vin ou le café ? Les sommeliers du thé ont une place à prendre. Le concept des POP Up Store est réutilisé pour jouer sur l’instinct de découverte. Des endroits permanents mais avec des restaurateurs différents chaque semaine : les consommateurs peuvent ainsi revenir régulièrement dans l’objectif d’être en permanence surpris.

Source : Les tendances food 2019 selon LaFourchette

Végétariens, végétaliens, vegans : mieux connaître cette demande pour s’adapter au mieux

Les consommateurs recherchent de plus en plus une alimentation alternative, pour des raisons de santé ou pour préserver le bien-être animal. S’adapter et répondre à cette demande permet de diversifier la clientèle et, si vos choix sont pertinents, de la fidéliser. Pour cela, comprendre ces modes alimentaires est essentiel. Tour d’horizon.

Les végétariens : la santé dans l’assiette

Les végétariens privilégient les aliments végétaux mais, selon les cas, consomment de temps en temps des produits issus des animaux : lait et produits laitiers et oeufs. Ils représentent environ 5 % de la population française. Cette alimentation présente peu de risques de carences, car les apports en protéines et en calcium sont couverts par les produits animaux et complétés par les protéines végétales.

Les végétaliens : aucun produit animal

La réalisation des menus se complique pour les végétaliens qui n’acceptent aucun produit animal ou issu du monde animal. Même le miel est proscrit. Les protéines, molécules indispensables à la vie, sont alors apportées par les légumineuses (lentilles, haricots secs, soja, pois…) et les céréales (blé, maïs, riz…). Les fruits, les légumes et éventuellement les algues permettent de couvrir les besoins en vitamines et minéraux.

Les végétaliens doivent surveiller leur alimentation pour éviter les carences, notamment en vitamine B12. Cette vitamine, présente uniquement dans les produits animaux, permet la fabrication des globules rouges. Les carences, souvent liées à des apports insuffisants pendant plusieurs années, se traduisent par une grande fatigue et des troubles nerveux ou psychiques. Des compléments nutritionnels adaptés permettent d’y pallier.

Les vegans : tout un mode de vie

Estimés à environ 2 % de la population française mais en croissance régulière, ils font désormais partie du paysage culinaire. Certains chefs étoilés défendent ces valeurs : aucun produit animal ni issu des animaux. Selon une étude CHD Expert 2016, près de 46 % des Français souhaiteraient que les restaurants classiques proposent un ou plusieurs plats vegan. Le véganisme dépasse le cadre de l’alimentation et concerne également les vêtements (pas de cuir, de soie, de laine…) et toute la vie quotidienne (pas de cosmétiques contenant des produits animaux ou testés sur des animaux, par exemple).

Il est important de souligner que ces modes alimentaires sont déconseillés pour les enfants, car ils ne permettent pas de couvrir les besoins nécessaires à la croissance. Seuls les adultes peuvent les respecter sans danger s’ils surveillent leur alimentation.

Les flexitariens : la qualité avant tout 

Selon une étude Harris Interactive de 2017, 6 % des consommateurs seraient flexitariens : ils privilégient les aliments végétaux mais consomment parfois de la viande ou du poisson, en vérifiant leur qualité et leur provenance. C’est un bon compromis, qui n’entraîne aucun risque de carence alimentaire, et participe à la prévention des problèmes de santé.

L’adaptation des menus

Pour proposer un menu végétarien ou végétalien, il ne suffit pas d’enlever la viande des préparations, le repas doit être pensé et équilibré. C’est l’occasion de mettre au point de nouvelles recettes. La viande peut être remplacée par des protéines végétales, et notamment le soja, que ce soit sous forme de tofu (lait de soja caillé), de tempeh (graines de soja broyées) ou de protéines de soja texturées qui permettent d’obtenir des préparations ressemblant à des produits carnés (steaks hachés, saucisses…). Le seitan (à base de gluten de blé) et toutes les préparations à base de légumineuses (lentilles, haricots secs, pois chiches…) complètent ce panel. Toutes les céréales contiennent également des protéines et leur association avec des légumineuses optimise leur absorption.

Les produits laitiers peuvent être remplacés par des préparations végétales : soja, coco, amande, avoine, noisette, épeautre… Vérifiez cependant leurs valeurs nutritionnelles car ils sont parfois pauvres en protéines et additionnés de sucre.

Les crèmes végétales de soja, de riz, de coco… remplaceront la crème fraîche dans vos préparations. La crème de soja peut être montée en chantilly. Dans les gâteaux, les oeufs peuvent être remplacés par des fruits ou des légumes qui apporteront une texture moelleuse au plat : banane, purée de pommes, courges. Certains jus de légumineuses (pois chiches par exemple) peuvent même être montés en neige comme des blancs d’oeufs.

Le beurre, dans les préparations et les pâtisseries, peut être remplacé par de l’huile, bien sûr, mais également par des purées de fruits oléagineux : purée de noix de cajou, d’amandes, de sésame, de noisettes…

Avec de bons produits, de l’imagination et du savoir-faire, adapter les menus est finalement assez facile. Les préparations sans produits animaux peuvent être très savoureuses, parfumées, rassasiantes et très variées. De plus, les aliments végétaux sont souvent moins onéreux que la viande ou équivalent. Concilier économie et santé, que demander de mieux ?

Source : Laurence Le Bouquin – Végétariens, végétaliens, vegans : mieux connaître cette demande pour s’adapter au mieux