Toursime spatial, réalité virtuelle, trip écoresponsable… à quoi ressembleront les vacances du futur?

Comment les avancées technologiques, mais aussi le réchauffement climatique et la surpopulation vont-ils influencer les manières d’envisager les vacances et les voyages à l’avenir ?

Un humain sur deux devrait partir en vacances à l’étranger d’ici à 2050, contre un sur sept actuellement. Avec une population estimée à 10 milliards d’âmes, «pas loin de 5 milliards d’individus» devraient donc être en vadrouille chaque année – il faudra penser à réserver à l’avance. Un tourisme de masse qui va obliger les citoyens du futur à adapter leurs modes de voyages, leurs envies, leurs champs des possibles.

Sur la base des travaux de futurologues, à commencer par l’ouvrage «2050 – Tomorrow’s Tourism», publié en 2012 par Channel View Publications, le quotidien britannique The Financial Times prédit ainsi des nouvelles tendances. Car, comme l’affirme l’un des auteurs, Ian Yeoman, «le tourisme est une affaire d’équilibre. Il existera toujours. La question sera : comment et sous quelle forme ?».

DES PÉRIPLES COURTS, LOINTAINS ET CITADINS

Les futurologues prévoient que les escapades seront de plus courte durée mais de plus en plus lointaines, du fait des avancées technologiques. Grâce aux avions de plus en plus rapides, voire supersoniques, mais également aux transports en commun de plus en plus sophistiqués, comme le projet Hyperloop imaginé par Elon Musk, il sera techniquement plus facile de partir loin – mais aussi de plus en plus cher en raison du boom des coûts énergétiques causé par la raréfaction des ressources.

De fait, les villes, qui accueillent les structures de transports, devraient donc devenir des destinations encore plus privilégiées qu’elles ne le sont aujourd’hui. «Une pause d’un week-end pourrait vouloir dire un vol Londres-Shanghai de quatre heures» ou «un train Londres-Rome en vingt minutes», illustre le Financial Times. D’autant plus que la mobilitéva devenir, avec la dématérialisation des métiers générée par Internet, un des principaux enjeux du futur.

DES VOYAGES PLUS ITINÉRANTS ET INSOLITES

Avec la disparition de plusieurs villes côtières et stations de ski, respectivement englouties par les océans ou boudées par la neige, les voyageurs de 2050 devraient gagner en mobilité, quitte à diversifier leurs destinations et emprunter de nouveaux chemins, tourisme de masse oblige. Les températures augmentant drastiquement, les régions des pôles, à commencer par le Groenland, pourraient notamment devenir de nouvelles destinations pour la randonnée ou des croisières. Ne parlons même pas de la Bretagne ou de la Normandie, dont le littoral devrait devenir des spots de choix pour les vacances – du moins si l’eau ne monte pas trop.

Dans un autre registre, «des hôtels sous-marins et des campements éphémères dans la jungle des forêts tropicales sont aujourd’hui de plus en plus envisageables, d’autant plus si les structures peuvent être fabriquées (et facilement démontables) de façon à respecter l’environnement», prédit le Financial Times. Les établissements pourraient même devenir mobiles et être déplacés d’une destination à une autre – une sorte de «pop-up hôtel» en somme – en fonction de leur popularité, mais aussi du contexte climatique, alors que les intempéries (canicules, inondations…) risquent de se multiplier.

DES EXPÉRIENCES EN RÉALITÉ VIRTUELLE

S’il est déjà possible aujourd’hui de «voler comme un oiseau» au-dessus des artères de New York avec l’expérience immersive «Birdly», la réalité virtuelle devrait permettre de s’évader sans bouger un orteil, quitte à remettre en question ce que l’on entend aujourd’hui par «voyage».

Selon les experts cités par le Financial Times, de nouveaux outils numériques pourraient même permettre de se connecter à notre cerveau afin que nous puissions non seulement «voir» et «se rendre» n’importe où, mais aussi «ressentir» l’endroit visité. De quoi présager une chute drastique du nombre de voyageurs «physiques» et une explosion du nombre de touristes sur canapé. Mais aussi une perception altérée de la réalité tout entière.

 

DES EXCURSIONS DANS L’ESPACE

C’est le nouveau dada de quelques multimillionnaires : effectuer une sortie dans l’espace, toujours grâce aux progrès des technologies de pointe. C’est ce que prévoit déjà de proposer Virgin Galactic, avec des vols suborbitaux incluant quelques minutes en apesanteur. D’ici à trente ans, assure le Financial Times, les plus aisés d’entre nous pourraient «entrer dans la stratosphère et avoir le plus beau panorama de leur vie»: la Terre entière.

Les futurologues vont même plus loin : la Lune elle-même pourrait devenir une destination des touristes de l’espace. Un «passe-temps qui sera réservé aux super-riches», nuance le quotidien.

Source : Toursime spatial, réalité virtuelle, trip écoresponsable… à quoi ressembleront les vacances du futur?

Laisser un commentaire