Air Madagascar soutient la conservation de la biodiversité des Aires Protégées

La compagnie aérienne nationale Malagasy Air Madagascar a décidé d’agir pour la conservation de la biodiversité unique de la destination et la préservation de ses Aires Protégées. Une action citoyenne grandement saluée par la Fondation pour les Aires  Protégées de Madagascar (FAPBM).

Préservation du capital naturel

Au-delà d’une simple action citoyenne, ce geste de Air Madagascar témoigne de l’importance de la préservation du capital naturel Malagasy et du fait que chacun peut agir à son niveau dans ce sens, indique Gérard Rambeloarisoa, Directeur Exécutif de la FAPBM. Cette contribution d’Air Madagascar s’inscrit dans le cadre de la campagne “Ensemble, préservons la Vie“, initiée par la Fondation pour les Aires Protégées et la Biodiversité de Madagascar et qui vise une mobilisation de tous les acteurs pour la protection des aires protégées qui abritent ces richesses naturelles de la Grande île.

Des vidéos sur Madagascar diffusées à bord d’Air Madagascar

A l’image de cette compagnie aérienne, les pages de la compagnie dans le magazine de voyage PRIME emmèneront le public en voyage au cœur de la biodiversité de Madagascar. Des images vidéos dévoilant la Grande île dans toute sa beauté seront par ailleurs bientôt disponibles en vidéos à bord des avions d’Air Madagascar. Ce partenariat entre la FAPBM et Air Madagascar signe les prémices de la conjugaison des efforts de toutes les parties prenantes pour préserver cet avatar de Madagascar qu’est son exceptionnelle biodiversité.

36 Aires Protégées financées en 2017

Créée en 2005, la FAPBM a pour mission de contribuer au développement humain durable, par la conservation et la valorisation de la biodiversité. Et pour mener à bien cette mission, la Fondation investit son capital sur les marchés financiers et utilise les revenus générés pour financer les aires protégées. Pour 2017, la FAPBM finance 3 275 348 ha ou 36 aires protégées. Ces sites qui couvrent le tiers de la surface du Système des Aires Protégées de Madagascar sont gérées par Madagascar National ParksAsity, WCS, Peregrine Fund, MBG, BCM, GERP, Fanamby, SAGE, MBG et le MEEF.

Source : Air Madagascar soutient la conservation de la biodiversité des Aires Protégées

Tourisme durable – Un concept encore à développer

Bien que la Grande île soit une destination reconnue pour sa biodiversité riche et authentique, y voyager sans nuire à l’environnement reste impossible.

Des efforts à déployer. À Madagascar, « le concept  commence à prendre place. Néanmoins, des efforts demeurent à entreprendre pour appuyer son développement », à en croire Sylviane Rajerison, secrétaire exécutif au Comité Sectoriel Partenarial de Pilotage et de Coordination (CS2PC). A preuve, «la persistance des feux de brousse, l’exploitation abusive des ressources naturelles, comme les forêts de Mangrove qui, pourtant, figurent parmi les éléments majeurs du tourisme à Madagascar», a t-elle poursuivi. Cette situation résulterait d’un manque de sensibilisation, d’après les explications de cette dernière. « Une prise de conscience de la richesse du patrimoine et des bonnes pratiques touristiques est de mise, particulièrement au niveau de la population. Ensuite, il appartient à l’administration de règlementer et d’appuyer les opérateurs dans la promotion du tourisme durable», préconise t-elle. L’année 2017 a été déclarée par l’ONU comme celle du « Tourisme durable pour le développement ».
La richesse et l’authenticité de la biodiversité de Madagascar font du pays une destination sans pareil. À cet effet, « La majorité de nos clients étrangers viennent au pays pour découvrir sa biodiversité naturelle. On a des touristes qui sont des  »birds watchers »», nous a confié un responsable d’une agence de voyage de la capitale.

Enjeux 

Même son de cloche de la part du Directeur régional du tourisme de la région Sava, Nadine Ibrahim Soavelo indique que «la grande majorité des touristes qui séjournent chez nous viennent pour des raisons bien précises, comme c’est le cas, notamment, des chercheurs qui séjournent en général à Marojejy et à Masoala pour y effectuer des travaux de recherches sur la biodiversité ». À Madagascar, des réserves naturelles ont été classées patrimoine mondiale par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).
«Nous ne sommes pas en mesure de concurrencer, par exemple, l’île Maurice en matière de qualité des infrastructures d’accueil, et ce, malgré les efforts entrepris en ce domaine. Par contre, la Grande île peut compter sur son capital naturel pour promouvoir la destination. C’est grâce à sa biodiversité importante que le pays pourra compéter avec les autres destinations touristiques », a souligné Sylviane Rajerison. Ainsi, des efforts sont à entreprendre pour conserver cet atout.

Source : Soa-Mihanta Andriamanantena – Tourisme durable – Un concept encore à développer

Madagascar: Ranomafana fait partie des fameux Jardins DIOR

Pour élaborer l’une de ses lignes de produits les plus célèbres, DIOR, le géant français du luxe, du parfum et de la mode, est allé jusqu’à Ranomafana, près de Fianarantsoa, pour dénicher des extraits végétaux exceptionnels, au pouvoir d’auto-régénération naturel spectaculaire.

Ces extraits, les chercheurs de DIOR l’ont trouvé dans une fleur Malagasy dénommée “longoza” ou maniguette, famille du gingembre. Ce sont surtout ses graines, une sorte de fruit rouge orangé, rond et allongé qui ont attiré l’un des ethnobotanistes de DIOR en 1994. Depuis, ses extraits ont servi, en plus de 9 autres actifs, à élaborer toute une ligne de soins anti-âge dénommé “Capture totale”.

Cette fleur se trouve sur la côte est de Madagascar, notamment à Ranomafana. En plus de préserver le visage de millions de femmes dans le monde, ses graines, lorsqu’elles sont moulues ou pilées servent à aromatiser des plats à base de poisson, de poulet ou de mouton, chez les habitants de la région. Grâce à ses multiples vertus et son goût acidulé voire citronné, elles entrent également dans la préparation de boissons, très efficaces pour calmer la toux.

Aujourd’hui plus que jamais, les fleurs inspirent la Science DIOR. Depuis la découverte des vertus du “longoza”, Ranomafana fait désormais partie de la liste très sélecte des Jardins DIOR. Une notoriété qui ne fait que confirmer le caractère exceptionnel et rarissime de la flore de Madagascar.

Source : Madagascar: Ranomafana fait partie des fameux Jardins DIOR

Trois nouvelles espèces de lémuriens découvertes

Microcebus ganzhorni
Microcebus ganzhorni

Trois nouvelles espèces de microcèbes- petits lémuriens nocturnes endémiques de Madagascar- ont été découvertes par des scientifiques de l’Université d’Antananarivo et du Centre allemand de Primatologie (Deutsches Primatenzentrum, DPZ).

Ainsi, cette découverte porte à 24 le nombre d’espèces connues de ce groupe de lémuriens.

Pour les plus curieux d’entre vous, petite présentation de ces nouvelles espèces :

  • Microcèbede Ganzhorn (Microcebus ganzhorni), découverte dans le sud-est de Madagascar et a été nommée d’après l´écologue de l’Université de Hambourg, le Pr Jörg Ganzhorn
  • La seconde espèce, également découverte dans le sud-est de la Grande Ile,a été nommée Microcebus Manitatra pour symboliser l’expansion d’un sous-groupe de microcèbe provenant de l’ouest de Madagascar.
  • La troisième espèce, Microcebus Boraha, a été nommée d’après l’île Sainte-Marie (en malgache Nosy Boraha) où l´animal a été découvert.
Source : Trois nouvelles espèces de lémuriens découvertes