Nosy Be

Tous les acteurs concernés au développement du tourisme de Nosy-Be s’attellent à la préparation de l’ouverture de cette destination au reste du monde qui est prévue le 01er octobre 2020. 

Raison pour laquelle, les séances de formations des acteurs locaux sur les protocoles d’hygiènes post covid-19 ont démarré depuis hier. C’est organisé par le ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, en étroite collaboration avec l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM) et l’Office Régional du Tourisme de Nosy-Be (ORTNB). Ainsi, 51 formateurs issus des professionnels de ce secteur qualifié de stratégique poursuivront cette première séance de formation. A leur tour, ils assureront la formation de plus de 2.500  acteurs du tourisme, y compris les employés qui travaillent dans toutes les chaînes de valeur de ce secteur, à partir de 07 septembre 2020. On peut citer entre autres,  l’hôtellerie, la restauration, les tour-opérateurs, les agences de voyage et le transport local comme les bajajs, les taxis et les loueurs de voitures. Les guides touristiques et les gestionnaires des sites touristiques, ainsi que tous les autres acteurs qui seront en contact direct avec les clients aussi bien nationaux qu’étrangers, bénéficieront également de ces formations sur les protocoles d’hygiènes post covid-19.

Stratégie d’accompagnement. A part cela, il a été évoqué qu’environ 230 dirigeants et responsables d’encadrement seront également formés en la matière durant la période de 03 au 05 septembre 2020. Et ce n’est pas tout ! Le ministère de tutelle et l’ONTM qui est l’organe chargé de la promotion de la destination Madagascar sur le plan international, mettront en œuvre une stratégie d’accompagnement des  opérateurs touristiques de Nosy-Be. L’objectif consiste à optimiser l’appropriation de toutes les mesures inscrites dans ces protocoles d’hygiène afin de bien accueillir les touristes internationaux dans le respect strict des gestes barrières permettant de  lutter contre la covid-19. L’accueil chaleureux faisant la réputation de la population malagasy, n’est pas en reste. Ainsi, cette stratégie d’accompagnement comporte entre autres, les formations sur le terrain sur ces protocoles d’hygiène proprement dits, la mise à disposition des documents y afférents aux acteurs concernés et la distribution des affiches spécifiques au tourisme concernant les gestes barrières. Ces affiches qui sont financées par l’Union Européenne seront prévues être apposées dans les chambres d’hôtel et les espaces communs avant la fin de ce mois de septembre, a-t-on appris. En outre, des spots vidéo seront diffusés pour chaque métier du tourisme pour un meilleur apprentissage des protocoles d’hygiène. On peut citer, entre autres, les protocoles pour les serveurs et les femmes de chambre, ainsi que les guides touristiques.

Levier de développement économique. Par ailleurs, des formations en ligne ont également été organisées depuis les deux derniers mois pour l’ensemble du pays. Ces séances de formation toujours sur les protocoles d’hygiène vont se poursuivre ce mois de septembre. En effet, force est de reconnaître que Nosy-Be reste l’une des grandes destinations phares pour le tourisme à Madagascar. Elle a été affectée de plein fouet par cette crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19 qui a duré plus de cinq mois, étant donné que le tourisme constitue son principal levier de développement économique. Néanmoins, d’autres destinations régionales réclament également leur ouverture au tourisme international puisque plusieurs milliers de familles en dépendent.

Source : Ouverture de Nosy-Be : Plus de 2 500 acteurs à former sur les protocoles d’hygiènes post covid-19

Le Président Andry Rajoelina a annoncé lors de son allocution télévisuelle du dimanche 9 août 2020 que l’Ile de Nosy Be sera de nouveau ouverte pour le tourisme international à partir du 1er octobre prochain. Des mesures seront prises : un test PCR sera obligatoire à l’arrivée, un billet retour sera requis, aucune sortie en dehors de Nosy Be ne sera autorisée pour l’instant.

Par ailleurs, des protocoles sanitaires ont été élaborés par le Ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, en partenariat avec l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM) et de la Confédération du Tourisme de Madagascar (CTM).

Une série de spots éducatifs est en cours de tournage et les formations du personnel à Nosy Be sont prévues débuter à partir du 24 août.

Une charte sera signée par les opérateurs qui acceptent d’appliquer les protocoles, de suivre les formations et d’afficher les gestes barrières spécifiques du tourisme dans leurs établissements.

L’aéroport international de Nosy Be et les autorités de la région sont également déjà à pied d’œuvre pour préparer ce retour très attendu des visiteurs internationaux dans les meilleures conditions de sécurité sanitaire.

Source : Réouverture de l’Ile de Nosy Be

L’Office Régional du Tourisme de Nosy-Be (ORTNB) a déployé de nombreux efforts afin de maintenir l’île de Nosy-Be au rang de destination phare de Madagascar.

Toutefois, « les acteurs économiques locaux ont rencontré divers problèmes ne permettant pas de bien développer leurs activités. Ce qui pourrait ainsi constituer un frein au développement du tourisme de Nosy-Be. De notre côté, nous assurons la promotion des sites terrestres et marins existants afin d’attirer non seulement des touristes étrangers mais aussi des touristes nationaux. Les opérateurs économiques ont également apporté leur contribution au développement local. En revanche, l’Etat doit en même temps prendre ses responsabilités afin de lever ces contraintes liées au développement du tourisme. On peut citer, entre autres, la recrudescence des bateaux de plaisance et des hôtels ainsi que des sites d’hébergement informels », a expliqué Samsidine Adolphe, le Président du Conseil d’Administration de l’ORTNB.

Pas de permis d’exploiter. Au niveau du port de Nosy-Be, « on recense au moins 70 bateaux de plaisance comme des bateaux à voile ou à moteur, voire des yachts, qui portent des immatriculations étrangères mais qui opèrent ici. A ma connaissance, la loi en vigueur n’autorise pas les navires battant pavillons étrangers à opérer dans nos eaux maritimes tant que ceux-ci ne seront pas immatriculés sous pavillon malgache. Ils ne disposent que d’un permis de circulation dans le port et non pas d’un permis d’exploiter. Cependant, on les identifie via des sites web promouvant la destination Nosy-Be. Et ils effectuent de nombreuses activités touristiques telles que le transfert ou l’excursion en mer ou la plongée sous marine, et ce, au détriment des navires formels. Ce sont notamment des bateaux de plaisance battant pavillons sud-africain, seychellois, mauricien et réunionnais. Par contre, les bateaux de croisière possèdent une autorisation internationale légale pour faire des touchées à notre port », a-t-il dénoncé.

Victime de sa popularité. Les établissements hôteliers informels sont également en nette recrudescence. « Ils n’ont pas une autorisation d’exploitation délivrée par le ministère de tutelle. Et ils ne sont pas non plus membres de l’ORTNB. Pourtant, ils sont au nombre d’une centaine qui s’affichent sur un site web hébergé à l’étranger afin d’attirer des touristes à choisir la destination Nosy-Be. Ces établissements hôteliers informels appartiennent à des Malgaches résidents ou aux étrangers de nationalité française ou italienne ou aux membres de la diaspora malgache à l’extérieur. D’autres infrastructures hôtelières informelles sont également en cours de construction », d’après toujours les explications de Samsidine Adolphe. Et il a enchaîné que des maisons ou villas appartenant aux particuliers sont transformées en site d’hébergement tout en échappant au contrôle de l’Etat. En fait, « la destination Nosy-Be est victime de sa popularité. En effet, durant la période de haute saison touristique ou bien les festivals organisés localement, tous les hôtels affichent complets. C’est pourquoi, bon nombre de maisons sont utilisées pour accueillir des touristes aussi bien nationaux qu’étrangers. Certains vacanciers dorment même dans les voitures faute d’hébergement », a-t-il soulevé.

Renforcer le contrôle. Force est pourtant de remarquer que la formalisation et la sanction des informels ne relèvent pas de la compétence de l’Office Régional du Tourisme. C’est pourquoi, « nous interpellons l’Etat face à cet état de fait. Il faut renforcer le contrôle car la recrudescence de l’informel contribue au développement du tourisme sexuel et à l’augmentation des trafics de drogues. Il y a plus de deux semaines, la gendarmerie a arrêté un trafiquant de drogue dure à Dzamandzar », a-t-il précisé. Par ailleurs, le non -respect de la loi sur la construction des infrastructures hôtelières pose un grand problème à Nosy-Be. « On se demande où sont déversées les eaux usées des hôtels installés au bord de la plage alors que nous avons des richesses marines à protéger comme les tortues de mer, les coraux et les requins baleines. Il y a actuellement un danger alarmant sur les espèces marines locales à cause de l’insalubrité des plages, sans compter les impacts du changement climatique selon une étude menée par le Centre National de la Recherche Océanographique », a révélé le PCA de l’Office Régional du Tourisme de Nosy-Be.

Délestage. Et ce n’est pas tout ! La dégradation des infrastructures routières dans cette première ville touristique constitue un autre obstacle au développement du tourisme à Nosy-Be. « Elle s’est empirée par l’envahissement des Bajaj incontrôlables. Ce qui crée des embouteillages monstres dans toute la ville. Du jamais-vu dans l’histoire de l’île aux Parfums. En effet, un trajet de 5 minutes ne peut plus être effectué qu’en une heure actuellement. Une perte de temps pour les touristes, surtout pour les croisiéristes. En outre, le délestage y règne encore. Or, nous vivons dans un climat très chaud presque tout au long de l’année. La population a ainsi besoin d’une climatisation. Les opérateurs touristiques sont, de ce fait, obligés de recourir aux groupes électrogènes. Ce qui entraîne une dépense supplémentaire surtout en matière d’achat de carburants. Du coup, ils investissent assez dans l’entretien périodique de leurs établissements hôteliers alors que c’est une nécessité », a-t-il soulevé. Notons que de nombreux établissements hôteliers de petite taille ne peuvent pas se permettre de se procurer des groupes électrogènes. D’autres en disposent mais ils informent bien leur clientèle que la climatisation ne peut pas fonctionner en cas de délestage pour éviter une surcharge. Les coupures de courant sont fréquentes et cela survient presque tous les jours. En plus, « le délestage peut durer une heure puis l’électricité revient et ensuite il y une autre coupure pendant une trentaine de minutes, et ce, dans la même journée », selon le gérant d’un hôtel à Nosy-Be.

Devis à 6 millions Ar. A part cela, « le problème d’adduction d’eau potable constitue un autre obstacle au développement du tourisme. Il n’y a qu’un seul quartier qui soit alimenté par l’eau potable fournie par la Jirama, seulement entre 5h et 6h du matin tous les jours. Les abonnés sont de moins en moins nombreux alors que Nosy-Be dispose d’une dizaine de lacs sacrés permettant d’alimenter en eau potable la population de la ville. Une borne fontaine est installée dans chaque quartier. Et l’eau qui y coule est payante. Par contre, certains hôteliers préfèrent exploiter de l’eau du puits étant donné que le devis permettant d’avoir un branchement en eau de la Jirama est coûteux, atteignant jusqu’à 6 millions d’ariary », a évoqué le PCA de l’Office Régional du Tourisme de Nosy-Be. Et enfin, la grogne des touristes monte constamment en raison de la mauvaise qualité des service offerts par la compagnie Tsaradia pour desservir Tanà et Nosy-Be. Le retard et le report, voire l’annulation de vols deviennent très fréquents depuis ces derniers temps.

Source : Destination Nosy-Be : Recrudescence des bateaux de plaisance et des hôtels informels

 

La compagnie aérienne Ethiopian Airlines a inauguré ce 27 mars sa nouvelle liaison Addis Abeba – Nosy-Be.

Il était 14h45, soit cinq minutes avant l’heure prévue pour son atterrissage quand le Boeing d’Ethiopian Airlines a mis le cap sur Nosy-Be Fascene, ce 27 mars. Comme elle l’a annoncé le mois précédent, la compagnie aérienne nationale de l’Éthiopie a inauguré sa nouvelle liaison Addis-Abeba – Nosy-Be. Autorités locales, opérateurs touristiques et habitants ont réservé un accueil chaleureux aux passagers débarqués de la flotte de cette compagnie de la Star Alliance.

Dans son hub à Addis-Abeba, la cérémonie officielle n’était pas également des moindres. À savoir que deux autres nouvelles liaisons vers Kisangani et Mbuji Mayi, en République Démocratique de Congo (RDC) ont été également lancées avec celle de Nosy-Be. Lors de la cérémonie inaugurale à laquelle a assisté le professeur Alain Tehindrazanarivelo, ambassadeur de Madagascar en Éthiopie, Tewolde GebreMariam, Directeur général d’Ethiopian Airlines a expliqué le choix de sa compagnie d’opérer sur les trois destinations. Il a même émis une remarque particulière à la destination Nosy-Be.

« La belle île de Nosy-Be est une destination touristique populaire pour les Européens. Depuis que nous avons annoncé que nous allions la connecter à notre réseau avec un vol direct, l’ambassade de Madagascar à Addis a été submergée par les demandes de visa. Cela montre que la tendance change; qu’ aujourd’hui, les Africains visitent d’autres pays africains pour le tourisme, ce qui est très encourageant pour le développement », a-t-il souligné.

Sauf changement de programme, Ethiopian Airlines prévoit trois vols par semaine entre son hub et Nosy-Be Fascene avec escale à Moroni, aux Comores. Les départs sont programmés les mardis, jeudis et samedis à 9h pour se poser à Moroni à 12h50. Puis, le vol repartira à 13h35 pour atterrir à Nosy-be à 14h50. Dans le sens inverse, l’avion quittera Nosy-be à 15h35 pour arriver à Addis-Abeba à 19h50. Selon son représentant à Nosy-Be, la compagnie opérera avec un Boeing 738 (737-800) disposant de 16 sièges en Business class et 138 en classe économie.

Source : Transport Aérien : Ethiopian Airlines débarque à Nosy-Be