Les jeux concours sur les réseaux sociaux

Faire gagner un repas, un soin au spa, un cocktail… les jeux concours proposés par les hôtels et restaurants fleurissent sur les réseaux sociaux. L’objectif n’est pourtant pas toujours bien défini.

Quelques bonnes pratiques doivent être respectées pour mettre en place un jeu concours sur les médias sociaux. Voici les principales :

  1. Comme pour toute campagne sur les réseaux sociaux, la première étape est de fixer un objectif prioritaire. Souhaitez-vous plus de visibilité, créer une animation ou récolter des contacts dans un cadre marketing ?
  2. Choisissez quel outil vous allez utiliser : Contest d’Agora Pulse, Social Shaker… une application externe ou native dans Facebook… Certaines fonctionnalités sont gratuites, d’autres proposent des options payantes.
  3. Réfléchissez aux lots à gagner et si les gains vous obligent à mettre en place des partenariats.
  4. Définissez les objectifs secondaires s’il y en a : profiter du concours pour diffuser une histoire ou annoncer un nouveau partenariat (dans le cadre d’un spa, par exemple).
  5. Mettez en œuvre la mécanique pure du concours : tirage au sort, vote avec un émoticône, calendrier de l’avent…
  6. Définissez un agenda : préférez un délai inférieur à un mois, relancez régulièrement l’annonce du concours sur vos différents canaux, rallongez la durée si c’est un flop.
  7. Créez un règlement (le dépôt chez huissier n’est plus obligatoire pour un jeu en ligne) et ajoutez à la publication du jeu concours un lien vers le PDF du règlement.
  8. Publiez le nom du/des gagnants.
  9. Exploitez les résultats, en utilisant une application pour l’extraction des e-mails. Si votre concours est sur Facebook, vous pouvez utiliser le bouton ‘contacter’ pour échanger avec les fans qui ont participé à la campagne.
  10.  Enfin, créez du storytelling sur vos différents réseaux sociaux en publiant lorsque le gagnant profitera de son gain.
Source :  Les jeux concours sur les réseaux sociaux

Destination Madagascar: des nouveaux brand ambassadors pour le marché allemand

Dans le cadre de ses activités de promotion, l’ONTM lance une campagne d’influence pour redorer l’e-réputation de la destination Madagascar. Ainsi, l’Office du Tourisme de Madagascar a invité deux couples d’influenceurs Instagram en provenance des pays émetteurs Allemagne et Royaume-Uni, pour venir expérimenter un séjour unique à Madagascar.

Laiza Souza, la désormais « brand ambassador » de Madagascar sur le marché allemand, a commencé son tour à partir du 19 et ce, jusqu’au 26 novembre 2019. Durant ces quelques jours, accompagnée d’un photographe professionnel, elle enchaînera la visite des destinations Morondava et Nosy Be, en passant par les spots immanquables de ces villes respectives dont la fameuse Allée des Baobab, la forêt de Kirindy, Nosy Komba, Nosy Tanikely et la célèbre Nosy Iranja.

A noter que sur le réseau social Instagram, Laiza Souza jouit d’une popularité exceptionnelle avec plus de 350 000 abonnés composés majoritairement d’Allemands. En prenant le statut de « Brand Ambassador » de la Grande île en Allemagne, elle a le rôle de promouvoir et de recommander activement la destination auprès de ses abonnés qui sont à la recherche d’inspiration voyage. Le tour du couple londonien Charlie et Lauren, prévu très prochainement, complètera cette activité de promotion.

Source : Destination Madagascar: des nouveaux brand ambassadors pour le marché allemand

Voyage : Instagram est-il devenu fou ?

La dimension « instagrammable » d’une destination est prise en compte par 4 voyageurs français sur 10. Est-ce bien raisonnable ?

Environ 42% des voyageurs réservent leur séjour en fonction, notamment, du potentiel “instagrammable” de la destination, selon une récente étude réalisée par One Poll pour le compte d’eDreams Odigeo. Florian Dragon est le directeur général de l’agence social media We Like Travel. Ce qui ne l’empêche pas d’être auto-critique à l’égard de l’usage des réseaux sociaux et de l’essor du tourisme. « Où va le monde, le tourisme, le digital ?, a-t-il lancé en ouverture de la récente conférence Travel to the Future à Nantes. On s’est tous battus pour faire croître le tourisme, ce qui a toujours été un critère (de performance, NDLR) pour un DMO ou un tour-opérateur. Certaines destinations sont si attractives, comme Venise, Barcelone, Amsterdam », qu’elles peuvent faire vivre l’équivalent du « métro à l’heure de pointe », avec son voisin dans la même rame… Florian Dragon s’est donc interrogé, à voix haute, sur les solutions, reconnaissant que nous n’avons pas de réponses immédiates, et que les réponses seront collectives.

Une réflexion sur les flux

« La culture du digital devient folle, et on y contribue. Instagram est devenu fou. Les générations qui arrivent ont instagrammé leur vie. Notre vitrine est notre expression d’être social », quitte à devenir « fake ». « Certains influenceurs louent une voiture de sport pendant une heure pour se montrer sur Instagram. Et tout le monde copie tout le monde, ce qui devient très inquiétant », ajoute Florian Dragon, évoquant de vraies « déviances ».

Parfois d’ailleurs, des personnes vont attendre quatre heures dans une file d’attente afin de capter une photo d’elles seules dans un décor de rêve. Cette situation amène encore plus à réfléchir sur les réseaux sociaux – dont le DG de We Like Travel reconnaît aussi les grandes qualités – et la gestion de flux toujours plus nombreux. D’ailleurs, espérons que les professionnels du secteur ne publient plus de top des destinations intagrammables…

Nos contradictions

Pour autant, il ne faut pas accuser les pros des perches à selfies de tous les maux, rappelle un récent article du Monde « Instagram : un bouc émissaire du tourisme de masse ? » : les Instagrammeurs sont accusés de dénaturer les lieux qu’ils visitent et de se comporter de façon indécente, mais parfois à tort. Difficile, rappelle le quotidien, d’attribuer à Instagram seul les chiffres impressionnants de fréquentation de la tour de Pise, de la grande muraille de Chine, ou du Machu Picchu – qui figurent pourtant tous les trois dans une liste des « dix destinations de vacances ruinées par Instagram », publiée par le quotidien britannique The Independent. « Ce que révèlent ces articles, c’est l’angoisse du voyageur cultivé devant l’appropriation des lieux et la répétition ad nauseam des esthétiques », déclare au journal Le Monde Saskia Cousin, anthropologue et maîtresse de conférences à l’université Paris-Descartes. Le réseau social racheté par Facebook révèle, et parfois amplifie les contradictions de l’espèce humaine : nous voulons aller là où aucun autre voyageur ne va. Mais si personne le le sait, c’est quand même moins intéressant.

Source : Voyage : Instagram est-il devenu fou ?

Les consommateurs sont connectés

Les nouvelles technologies influencent le comportement du client. Ce consommateur connecté passe énormément de temps sur son smartphone. Le marché de la consommation alimentaire hors domicile doit s’y adapter et tenter de répondre au mieux aux nouvelles attentes.

Un consommateur multicanal

De nombreux acteurs de la grande consommation cherchent à développer une relation client multicanal et à offrir une expérience client cohérente, afin de fidéliser mais aussi améliorer les ventes auprès de ces clients hyperconnectés. La commande en ligne devient de plus en plus courante, même si la restauration est un secteur moins concerné. Grâce aux réseaux sociaux, le client devient roi en accédant à différentes informations relatives au restaurant, lui permettant ainsi d’influencer sa décision d’achat (horaires, menus, avis, etc.)

L’impact du consommateur connecté

Le consommateur connecté maîtrise parfaitement les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Instagram, etc. Il peut donc facilement influencer un autre consommateur et le dissuader d’acheter une marque ou au contraire l’inciter à le faier. Il est important de bien communiquer sur son restaurant, et d’être à l’affût sur les réseaux sociaux. Le côté viral du phénomène peut le rendre rapidement incontrôlable.

Source : Un consommateur connecté

À quelle fréquence faut-il publier sur les réseaux sociaux?

La plupart des hôtels et restaurants ont ouvert des comptes sur les principaux réseaux sociaux, Facebook et Instagram en tête. À quelle fréquence faut-il y ajouter du contenu pour être plus performant ? Être présent sur ces réseaux nécessite une stratégie éditoriale. Si la régularité est indispensable, la pertinence du contenu est également un élément essentiel.

 

La première règle est de pratiquer le test & learn : vous devrez tester plusieurs fréquences avant de savoir quelle règle adopter. En revanche, vous aurez beau poster quatre fois par jour, si les posts ne sont pas pertinents ou si vous n’êtes pas régulier, vous perdrez toute crédibilité vis à vis de la communauté et des algorithmes.

 

En moyenne, quelle est la fréquence à adopter sur les réseaux ?

  • Sur Instagram, l’idéal est de poster une fois par jour. Si vous manquez de temps, vous pouvez réduire à deux à trois fois par semaine. Pensez à ajouter entre temps des stories, formats plus attractifs et plus spontanés.

 

  • Sur Facebook, les marques ayant plus de 10 000 followers et qui publient entre un et deux posts par jours obtiennent un meilleur taux de clics selon une étude Hubspot. Une moyenne de un post par jour est honorable.

  • Sur Twitter, selon Socialbakers, au-delà de trois tweets par jour, le taux d’engagement diminuerait. Attention à avoir un contenu suffisamment varié et régulier ou à pratiquer la curation (c’est-à-dire sélectionner du contenu pertinent avant de le partager) pour suivre la cadence.

  • Sur Youtube, la fréquence la plus performante serait une vidéo par semaine, mais c’est un format très intense. Dans le cas d’un hôtel, ne vous lancez que si vous pouvez financer une production vidéo régulièrement. Si vous pensez pouvoir produire une ou deux vidéos par an, faites-le, mais ne laissez pas passer une année sans publier. Les vidéos sur Youtube sont plus professionnelles que celles que l’on peut diffuser sur Instagram ou sur les autres réseaux. Une telle création est chronophage et très coûteuse.

 

  • Enfin, Linkedin conseille aux entreprises de ne pas poster plus de 20 fois par mois.

 

Source : À quelle fréquence faut-il publier sur les réseaux sociaux?

La part de responsabilité d’Instagram et Airbnb dans le tourisme de masse

Vos collègues et proches sont rentrés de leurs vacances en Grèce, en Italieou encore en Espagne et vous ont rapporté le même sentiment d’être un ou une touriste parmi tant d’autres. Il y a encore quelques années, il était possible d’être relativement tranquille en vacances, alors qu’aujourd’hui la chose paraît plus ardue, tant les technologies permettent de voyager différemment et à moindre coût.

Voyager est devenu un véritable loisir, largement partagé sur les réseaux sociaux. En Europe, le tourisme international a augmenté de 7% sur la période de janvier à mars 2018 comparé à 2017, selon les données de l’organisation mondiale du tourisme.

L’augmentation des touristes n’est plus que rarement accueillie comme une bonne nouvelle et les voyageurs et voyageuses sont de plus en plus accusées d’abimer les villes. «Le niveau de tourisme dégrade le plaisir des résidents mais aussi l’expérience des touristes, parce que le touriste qui fait en permanence la queue derrière les sacs à dos de centaines d’autres touristes ne découvre pas la réalité et l’authenticité du lieu», explique Justin Francis, le directeur de Responsible Travel, une entreprise qui organise des voyages «durables».

Internet et réseaux sociaux

Le coût des vols a diminué, des bateaux toujours plus gros embarquent toujours plus de touristes dans des croisières –obligeant par exemple Venise à les bannir de son centre. Et internet met à disposition la réservation en ligne, de nombreuses critiques, des plans détaillés, le partage ou l’échange de logements. Quasiment toutes les étapes d’un voyage sont accessibles et démocratisées.

Pour Justine Francis, «on ne peut plus parler de tourisme de masse sans mentionner Instagram et Facebook. Je pense que ce sont des grands facteurs de cette tendance». Si le tourisme a été un temps une recherche d’expérience, «maintenant, il est alimenté par la photographie et les réseaux sociaux pour se construire une marque personnelle. Dans un sens, pour beaucoup, les photos de voyages deviennent plus importantes que l’expérience en elle-même».

Les raisons du tourisme de masse sont si nombreuses et variées qu’elles deviennent plus difficiles à réguler. Finalement, la gestion d’une région touristique est semblable à celle d’une ressource naturelle: il faut réussir à maintenir un nombre de touristes raisonnable pour la survie de l’économie locale, sans adopter de réformes trop décourageants pour l’ensemble des voyageurs et voyageuses, mais sans non plus faire exploser ce nombre.

Comment réguler?

C’est pour cela que le combat pour la régulation d’Airbnb est complexe, explique le New York Times. En Hollande, les autorités tentent de limiter le nombre de nuits par résidence de soixante à trente par année. D’autres villes comme Londres et Barcelone ont institué des régulations semblables. En 2017, 12% des réservations de chambre dans le monde ont été effectuées grâce au site (18% pour Barcelone).

Mais l’entreprise se défend en attestant que son service permet de produire des expériences de voyage plus authentiques que celles via les hôtels, car les logements seraient mieux répartis dans les villes. Chris Lehane, vice-président des relations publiques d’Airbnb, estime que «les hôtes restent plus longtemps que ceux qui vont à l’hôtel et ils contribuent plus largement à l’économie». Il assure que les relations avec les villes les plus visitées s’améliorent. L’entreprise a accepté de retirer des milliers d’annonces et de mettre en place un système de taxe à Barcelone.

Mais pour Jonathan Tourtellot, fondateur du Centre de gérance environnementale, association qui milite pour la promotion du tourisme durable, le problème avec Airbnb réside dans «les annonces qui ne sont pas du partage, celles de personnes qui achètent des appartements et les louent tous comme cela. […] Les villes font toujours la même taille qu’en 1959», mais au lieu de vingt-cinq millions de voyages à l’international par an, on en compte aujourd’hui 1,3 milliard.

Source : La part de responsabilité d’Instagram et Airbnb dans le tourisme de masse

Comment gérer une crise sur les réseaux sociaux

Tous les hôteliers s’inquiètent de leur impact médiatique, mais les médias sociaux sont pires que les médias traditionnels pour diffuser et détruire une réputation, car ils disposent d’un effet viral foudroyant.

Depuis l’essor des réseaux sociaux, les hôtels sont plus que jamais vulnérables en matière d’e-réputation : boycott, attaques personnelles envers les employés, diffamation… Les crises peuvent avoir des conséquences variées. Savoir les anticiper est essentiel pour réagir rapidement, de manière adéquate, et avant qu’elles ne se propagent à d’autres médias.

• Désignez un responsable

Commencez par désigner un responsable et un remplaçant pour gérer la crise. Il est intéressant d’utiliser les outils de veille de votre e-réputation si vous n’avez pas de Community Manager désigné.

• Anticipez

La rapidité est la première exigence lors d’une crise. Il faut analyser la situation en urgence, et éventuellement faire appel à un conseil juridique si l’attaque est diffamatoire. Les médias sociaux ne connaissent pas le week-end : n’attendez pas le retour des administratifs le lundi pour réagir. Le mieux est de répondre directement à la première source du ‘bad buzz’, afin de stopper plus rapidement la propagation de la crise.

• Restez calme

 
En cas d’attaque par un client, restez courtois, ne vous montrez pas familier avec lui, prenez en compte son point de vue, ne l’attaquez pas directement, vous risqueriez d’en faire une victime. Vos employés sont impliqués dans cette crise : prévoyez une procédure pour éviter qu’ils ne répondent de façon inappropriée.

Les grandes sociétés font souvent le choix du communiqué officiel. Pour répondre au nom de votre établissement, vous pouvez préparer des réponses adaptées à différents types de crise et aux différents médias sociaux sur lesquels celle-ci peut se propager. Cela vous permettra d’y répondre rapidement et avec sang-froid.

Comptez sur votre communauté

L’une des méthodes les plus efficaces est de se bâtir une communauté de fans engagés, qui pourront prendre votre défense dès lors que vous serez attaqué : ils seront vos ambassadeurs. La voix de vos fans compte plus que la vôtre, car elle est plus crédible aux yeux des autres clients. C’est la règle de la communication de consommateur à consommateur.

Créez du contenu positif

Enfin, rien n’est plus efficace pour contrer une publicité négative que de créer un maximum de contenu positif.

Source : Comment gérer une crise sur les réseaux sociaux

La part de responsabilité d’Instagram et Airbnb dans le tourisme de masse

La part de responsabilité d’Instagram et Airbnb dans le tourisme de masse

Pour le meilleur et pour le pire.

Vos collègues et proches sont rentrés de leurs vacances en Grèce, en Italieou encore en Espagne et vous ont rapporté le même sentiment d’être un ou une touriste parmi tant d’autres. Il y a encore quelques années, il était possible d’être relativement tranquille en vacances, alors qu’aujourd’hui la chose paraît plus ardue, tant les technologies permettent de voyager différemment et à moindre coût.

Voyager est devenu un véritable loisir, largement partagé sur les réseaux sociaux. En Europe, le tourisme international a augmenté de 7% sur la période de janvier à mars 2018 comparé à 2017, selon les données de l’organisation mondiale du tourisme.

L’augmentation des touristes n’est plus que rarement accueillie comme une bonne nouvelle et les voyageurs et voyageuses sont de plus en plus accusées d’abimer les villes. «Le niveau de tourisme dégrade le plaisir des résidents mais aussi l’expérience des touristes, parce que le touriste qui fait en permanence la queue derrière les sacs à dos de centaines d’autres touristes ne découvre pas la réalité et l’authenticité du lieu», explique Justin Francis, le directeur de Responsible Travel, une entreprise qui organise des voyages «durables».

Source : La part de responsabilité d’Instagram et Airbnb dans le tourisme de masse

Réseaux sociaux : comment renvoyer une bonne image de son établissement ?

Instagram et Facebook permettent aux hôtels et aux restaurants de se positionner, se faire connaître. Encore faut-il ‘poster’ des images et des messages efficaces, à la fois qualitatifs et incitatifs. Démonstration.

Ils se font rares aujourd’hui les hôtels ou les restaurants qui n’apparaissent pas sur le web. À l’heure de l’envie de donner son avis sur une chambre, une vue, un plat, une façon d’accueillir, difficile voire impossible pour un établissement de négliger sa e-réputation. Celle-ci est même devenue une clé pour fidéliser et attirer à la fois clients et salariés. Plus un hôtel ou un restaurant s’affiche sur Instagram ou Facebook, plus il accumule les ‘like’, plus il suscite intérêt et curiosité des voyageurs, des gourmands, mais aussi des professionnels du secteur, à commencer par celles et ceux qui cherchent du travail. Face à ce constat, pas question de gérer à la légère ses réseaux sociaux, au risque de faire baisser son chiffre d’affaires. Mais que faut-il ‘poster’ ? Que faut-il montrer pour donner envie de venir dans un hôtel ou un restaurant ? Et faut-il solliciter des professionnels ou peut-on s’improviser photographe ? Ces questions ont été posées dans le cadre du salon Food Hotel Tech, qui s’est tenu les 4 et 5 juin à Paris. Pour y répondre : un trio d’experts en terme de e-réputation : Mathilde Di Giovanni, responsable communication de Columbus Café, Nicolas Deschaumes, en charge des affaires juridiques et commerciales de Supervise Me, et Vincent Boccara, à la tête de Goku Asian Canteen et W for Wok.

“Poster du qualitatif pour donner envie”

Aujourd’hui, 9 internautes sur 10 vont voir des avis en ligne avant de choisir un établissement.” Le ton a été donné d’emblée par Nicolas Deschaumes, dont la société aide à gérer des e-réputations. Réaction de Vincent Boccara : “Il faut donc poster du qualitatif sur les réseaux sociaux pour donner envie…” Que se cache-t-il derrière ce “qualitatif” ? Pour Mathilde Di Giovanni, c’est d’un côté “le quotidien d’un établissement, avec ses acteurs, ses personnalités” et, de l’autre, “les focus sur les produits proposés“. À cela s’ajoute une qualité de l’image postée : un cadrage et un éclairage, ça se maîtrise, sinon mieux vaut faire appel à un photographe. Surtout lorsque “40 % des millenials sont influencés par une photo sur Instagram avant de choisir d’aller dans un hôtel ou un restaurant“, rappelle Nicolas Deschaumes. Un pourcentage qui n’est sans doute pas pour rien dans le travail des designers de l’Etendart Studio et d’Alnoor pour le prochain salon EquipHotel, en novembre : ils ont imaginé un Espace Signature avec un bar qui mettra en scène les créations d’une sélection d’éditeurs de tissus, pour que celui-ci soit “bien instagrammable“.

“Un avis négatif peut toujours être retiré de la Toile”

Enfin, concernant les avis négatifs sur les réseaux sociaux, Vincent Boccara les ignore. Mais Mathilde Di Giovanni et Nicolas Deschaumes se veulent plus nuancés sur le sujet. “Quand un franchisé est mal noté, on va le conseiller, l’accompagner et le coacher sur ce qu’il peut répondre“, explique la première. Le second invite, lui aussi, à prendre le temps de rédiger une réponse, “en racontant une anecdote, en suscitant de l’empathie, tout en faisant du référencement dans sa formulation“. “Le client se sent alors unique et cela montre que l’on tient compte de ce qu’il est“, ajoute-t-il. Le fondateur de Supervise Me conclut sur une note rassurante : “Un avis négatif peut toujours être retiré de la Toile.” Mais, comme les bonnes photos, c’est un savoir-faire qui occasionne un coût supplémentaire.

Source : Réseaux sociaux : comment renvoyer une bonne image de son établissement ?

Qu’est-ce qu’une expérience client réussie au restaurant ?

Paris. Pour certains clients, partager sur les réseaux sociaux des photos d’un repas au restaurant est devenu aussi important que le repas lui-même, affirme l’agence Depur. Cependant, l’authenticité du restaurateur et la qualité des produits feront toujours la différence auprès des consommateurs.

L’agence Depur, qui travaille à repositionner et à créer des concepts, organisait le 14 juin à Paris la conférence ‘Vivre une expérience au restaurant : bien manger est-il suffisant ?’ Autour de l’équipe de Dan Cebula (Depur), la conférence a débuté par la diffusion d’une chronique de l’humoriste Marina Rollman qui fait défiler avec une pointe d’ironie des noms de concepts réels ou supposés : cave à manger, atelier de salade, artisan du burger… “Quand est-ce qu’on est passé d’un modèle simple de bistrot et de brasserie à un monde si compliqué ?“, attaque l’équipe, avant de se risquer à une explication : “À force de créer des concepts pour nos clients, on en a oublié ce que c’était d’aller au restaurant.

Le restaurant en tant que marque 

La food, c’est le nouveau vêtement. Et la food sur les réseaux, ça paie plus que la mode“, commente un directeur marketing. Auprès de la jeune génération qui va de plus en plus au restaurant, la marque serait donc un atout. Et être dans une file d’attente devant le restaurant, un signe de réussite… “Pour certains clients, c’est devenu un marqueur social. Le partager ensuite sur les réseaux sociaux compte presque plus que l’expérience”, ajoute le directeur. Une belle photo ne veut pas dire que l’expérience soit réussie pour autant.

L’indispensable ‘story telling’, à condition qu’il y ait de l’humain

Selon Depur, raconter l’histoire de ses origines ou de ses produits, incarner son lieu et impliquer son équipe semble être pour un restaurateur l’une des clés pour une expérience réussie. Originaire d’une famille de pizzaïolos napolitains et installé depuis trois mois chez lui (Paris XVe), Guillaume Grasso fait partie des rares pizzaïolos en France à bénéficier de l’attestation Vera pizza napoletana. Plus que le concept, les pizzas reflètent la tradition familiale et l’authenticité.

On ne peut pas mentir sur la passion

Créer un lien spécial et donner de l’émotion grâce à un petit ou à un grand moment permet de marquer l’esprit d’un client, explique un expert de Depur. Il illustre cette réflexion avec  l’exemple du cuisinier paysan Patrick Duler, du Domaine de Saint-Géry, dans le Lot. “Il élève ses animaux, cultive son potager et cuisine, c’est un vrai passionné“.

Le juste prix

Les consommateurs sont de plus en plus aguerris, et sont désormais à la recherche du produit, “la vraie star“, parfois accompagné d’un rapport ‘émotion prix’ assez élevé. “L’avocado toast à 16 € ou la limonade maison à 5 € dans un café, ça a du mal à passer” prévient toutefois un intervenant.

Source : Qu’est-ce qu’une expérience client réussie au restaurant ?