Marketing : les concepts hybrides

Du supermarché-restaurant à la boutique de vêtement où bruncher, de nouvelles enseignes jouent sur la multiplicité des expériences pour séduire le client. Cela ouvre de nouveaux horizons pour la restauration.

Toujours plus exigeants et de plus en plus informés, les clients cherchent de nouveaux concepts ou services au restaurant. Ils recherchent une expérience qui, si elle est satisfaisante, les fidélisera à la marque ou à l’établissement.

Conscients de ces attentes, les restaurateurs et commerçants innovent. Certains ont ainsi créé des lieux hybrides, ou pluriels, proposant différents services, parfois même sans lien direct avec la restauration. En jouant sur plusieurs moments de consommation, ou en proposants plusieurs services au même endroit, ils permettent de diversifier les sources de revenus et donc changent le modèle économique du restaurant traditionnel. L’amplitude horaire est souvent plus large, donc les espaces sont mieux rentabilisés. Ces concepts pluriels fleurissent partout en France.

Quelques catégories ont su tirer leur épingle du jeu :

Les supermarchés : proposer un espace de restauration dans un supermarché permet de rassurer les clients sur la provenance et la fraîcheur des produits. Cela invite également le client à rester plus longtemps sur place et donc à se laisser tenter par l’achat d’autres produits. En perte de vitesse depuis plusieurs années – au détriment commerce de moindre surface ou de petits producteurs -, les supermarchés qui mettent en place un restaurant captent à nouveau des clients et créent un sentiment de proximité avec eux.

Ainsi, chez Better Primeur à Villeneuve-d’Ascq (Nord), le client peut acheter ses produits de manière classique dans les rayons primeur, boulangerie, boucherie, charcuterie… puis aller s’attabler quelques mètres plus loin. Il est possible de consommer, à table ou à emporter, des produits frais cuisinés sur place.

Les épiceries et commerces de bouche : proposer de la restauration dans de tels établissements s’inscrit dans une volonté de rassurer le client et de créer un véritable lien avec lui. Très souvent associés à des produits de qualité, les commerces de bouche et épiceries ont une réelle légitimité à proposer une offre de restauration. Par ailleurs, la restauration permet à ces concepts de combler les moments de creux auxquels ils doivent faire face dans la journée. C’est donc une bonne occasion de capter la clientèle sur des moments de consommation variés, tout en lui faisant découvrir les produits vendus. Dans cette mouvance, de nombreux établissements se sont créés.

Paris-Bamako (Paris, Xe) est une épicerie fine africaine proposant de la restauration. Ce concept permet de valoriser la gastronomie et les produits venant d’Afrique.

Plus traditionnel, Beau & Fort (Paris, IXe) est une combinaison entre une fromagerie et un restaurant avec service à table. La disposition du concept met d’ailleurs les deux activités en avant, avec une entrée dédiée à la fromagerie, et une autre à la salle, tout en ayant un espace communiquant. Ce lieu hybride propose deux cartes, une pour la semaine et l’autre pour le brunch du dimanche. La thématisation est le mot d’ordre : tous les plats tournent autour du fromage, avec bien sûr de nombreux classiques revisités, tels que le burger, la salade au chèvre chaud, ou encore la fameuse planche de fromage à partager ! Comme dans une fromagerie traditionnelle, on retrouve des fromages mis en avant chaque mois, avec plus de 80 références, et un personnel qui transmet son savoir et son amour du produit.

Les halles et les marchés : Ces lieux de vie ont su perdurer dans le temps. Les consommateurs, soucieux du contenu de leurs assiettes, en raffolent, car ils restent pour eux un gage de qualité. Les produits y sont souvent de meilleure qualité qu’en grande surface et le fait de pouvoir avoir un lien direct avec les producteurs est un gage de sécurité. Cependant, les grandes surfaces prennent des parts de marché sur ces lieux de vie qui ne sont généralement pas ouverts tous les jours. Pour contrer cette concurrence, les halles et les marchés ont donc dû se réinventer. Ils proposent désormais des offres de restauration, directement sur les stands ou dans des espaces dédiés, et font appel à des acteurs spécialisés. Les Halles de Lyon – Paul Bocuse, qui sont ouvertes depuis 1971, comptent 50 commerces et une quinzaine de restaurants.

Les lieux atypiques : des concepts plus insolites mixent une offre de restauration avec une activité qui n’a rien à voir avec l’alimentaire. Ainsi, le concept-store Scandle, à Paris (IXe), propose à la fois des vêtements, un restaurant et un studio radio. Ses créateurs ont souhaité faire vivre ce lieu avec un studio de radio et un restaurant caché en arrière du magasin, ouvert toute la journée pour le brunch, le déjeuner, le tea time ou juste pour boire un verre. Les produits sont simples, de qualité, en rotation et écoresponsables.

Pour les consommateurs, ces lieux sont idéaux ! Ils y voient praticité, transparence, expérience et proximité. C’est donc une combinaison gagnante, si cela est bien fait.

Source : Marketing : les concepts hybrides

Écotourisme : les hébergements écologiques gagnent en popularité

Booking.com a mené une étude, courant février 2019, pour connaître les préoccupations des voyageurs internationaux en matière de tourisme éco-responsable.

Les enseignements de l’étude

  • 55 % des répondants sont enclins à mettre en place des actions plus respectueuses de l’environnement pendant leur congé, mais ils manquent cruellement de connaissances et d’options intéressantes lorsqu’ils tentent d’agir selon leurs convictions.
  • 72 % des voyageurs considèrent qu’une action immédiate est indispensable, et que les populations devraient opter pour des alternatives touristiques durables, afin de sauver la planète pour les générations futures. Si les résultats obtenus sont relativement homogènes pour toutes les tranches d’âge, les participants âgés de 46 à 55 ans (74 %) et les Millennials (71 %) sont ceux pour qui le besoin d’agir est le plus urgent.
  • Écolo-gements : les hébergements écologiques gagnent en popularité : en 2019, 73 % des voyageurs internationaux ont l’intention de séjourner au moins une fois dans un hébergement éco-responsable.
  • 70 % des sondés affirment que la mention éco-responsable pourrait les encourager à réserver un hébergement, même s’il ne s’agit pas de l’un des critères les plus recherchés sur la plateforme.
  • 72 % des voyageurs internationaux affirment ignorer l’existence de labels spécifiques décernés aux hébergements respectueux de l’environnement.
  • En France, près de la moitié des Français assurent ne pas avoir les moyens de payer les frais supplémentaires associés aux voyages éco-responsables.
  • Les agences de voyage ont aussi leur part de responsabilité : pour 71 % des sondés, ces dernières devraient proposer plus d’options de voyages écologiques aux consommateurs.
  • 46 % des sondés seraient plus enclins à voyager de manière écologique si cela leur permettait de profiter d’avantages économiques – tels qu’une réduction d’impôts.
  • Pour 45 % des voyageurs, la tâche serait plus aisée si les sites de voyages en ligne proposaient un filtre pour identifier les hébergements éco-responsables.
Source : Écotourisme : les hébergements écologiques gagnent en popularité

Tendance : ces hôtels qui deviennent vegan

Le mini bar ? Vegan. Les articles de toilettes ? Vegan. Le lit et les oreillers ? Vegan aussi. Hilton a en effet rénové l’une des suites d’un de ses hôtels londoniens pour répondre aux attentes de certains de ses clients. Cette suite du Hilton Bankside a été créée en partenariat avec les experts en design multisensoriel Bompas & Parr et approuvée par The Vegan Society. Pas de cuir pour le mobilier, ni de plumes dans les oreillers, bien sûr. Tout a été pensé dans les moindres détails, pour une démarche englobant l’ensemble du séjour du voyageur : son arrivée à l’hôtel, mais aussi son sommeil, ses repas, et jusqu’à l’entretien de sa chambre. Les produits utilisés sont respectueux de l’environnement, non toxiques et non testés sur les animaux ; les draps sont lavés avec un détergent écologique. Si la démarche peut sembler marginale, elle pourrait malgré tout préfigurer de nouvelles attentes de la part d’un nombre croissant de voyageurs, à mesure que la consommation vegan se développe. Un chiffre pour donner un ordre d’idée : dans la grande distribution, le marché vegan et végétarien a augmenté de 24% en 2018, indique ainsi une étude de Xerfi.

Bientôt un resort vegan en Thaïlande ?

Effet de mode ou tendance durable ? L’avenir le dira. En attendant, d’autres hôtels s’y sont en tout cas déjà mis. Ainsi du Shanklin’s Nightingale Hotel, lui aussi situé au Royaume-Uni, qui a décidé récemment de ne plus servir de viande ni de poisson dans son restaurant. En Espagne, Casa Albets, quatre étoiles implanté en Catalogne, propose un séjour vegan à ses hôtes. Ouvert en 2017, l’hôtel dispose de 7 chambres, mais devrait s’agrandir.

Mais pour voir le jour, l’hôtel doit encore lever des fonds. Une collecte a été lancée sur Indiegogo. Objectif : obtenir 870 000 dollars pour achever de financer la construction de l’établissement. Soit la plus grande campagne jamais lancée pour la construction d’un hôtel, indiquent les créateurs du concept… Si tout se passe comme prévu, l’hôtel ouvrira ses portes en juin 2020.

Source : Tendance : ces hôtels qui deviennent vegan

Ces grandes tendances qui ont bouleversé les métiers du tourisme

Dans le cadre de la convention des Entreprises du Voyage d’Ile-de-France qui s’est déroulée le week-end dernier en Suède, Laurent Queige, directeur du Welcome City Lab, a fait une présentation très remarquée sur les grandes tendances, anticipées ou non, qui ont transformé les métiers du tourisme.

Les tendances annoncées il y a 10 ans par le Welcome City Lab et confirmées :

  1. Le partage de l’usage plutôt que propriété (transports, hébergement)
  2. L’émergence du « fun » dans les expériences
  3. L’intelligence artificielle dans les stratégies CRM
  4. La stimulation des 5 sens dans les visites touristiques
  5. Le sans-couture comme enjeu majeur des destinations
  6. La perte de confiance en certains grands réseaux sociaux
  7. La quête de l’effet « waouh » dans les activités touristiques
  8. La généralisation des approches prédictives des clients
  9. L’apparition de lieux touristiques hybrides
  10. L’innovation dans les ressources humaines

Les tendances non identifiées et apparues :

  1. Les dysfonctionnements des robots humanoïdes
  2. Les manifestations anti-touristes de certains habitants

Les tendances prédites et non réalisées :

  1. La non-généralisation de la réalité virtuelle en tourisme
  2. La non-généralisation de modèles économiques de start-up relevant d’une logique de tourisme durable

Puis Laurent Queige s’est livré au même exercice mais en partant de publications de prospectives touristiques parues en 2010 (Le Tourisme des années 2010Touriscopie, et le Schéma régional du CRT Paris IdF).

Les tendances annoncées et confirmées :

  1. L’omniprésence du numérique (pratiques, transactions)
  2. L’essor des achats touristiques de dernière minute
  3. Le boom du tourisme urbain / city-breaks (expos, concerts)
  4. L’affirmation du marché touristique du bien-être
  5. La recherche de contacts directs habitants / touristes
  6. La quête d’authenticité dans les activités et visites
  7. Le renouveau du tourisme des jeunes
  8. L’essor des activités touristiques pour familles / enfants
  9. L’accroissement du marché des seniors
  10. La prise de conscience écologique dans le tourisme

Les tendances non identifiées et apparues :

  1. L’utilisation massive des réseaux sociaux
  2. L’hégémonie de quelques OTA en termes de commercialisation
  3. La généralisation de la consommation collaborative
  4. Le succès mondial des compagnies aériennes à bas coût
  5. L’essor d’hôtels non standardisés (boutiques-hôtels, auberges)
  6. L’émergence de nouvelles destinations (Allemagne, Scandinavie)
  7. Le boom international du tourisme des Chinois
  8. La multiplication des actes de terrorisme et problèmes sécuritaires
  9. Le fort développement du marché des croisières
  10. Le phénomène générationnel de l’entrepreneuriat/start-up

Les tendances prédites mais non apparues.

  1. La non-amélioration de l’accueil en France
  2. Le non-remplacement des congrès par des vidéoconférences
  3. La non-disparition des agences de voyages

Rappelons que les quatre objectifs du Welcome City Lab sont de repérer les futurs champions du tourisme international, de créer une culture de l’innovation chez les acteurs du tourisme, de favoriser les synergies entre les professionnels classiques et les start-up et de faire de Paris le leader mondial de l’innovation touristique. En 2018, le Welcome City Lab a incubé 100 start-up avec un taux de pérennité de 85% et levé 150 millions d’euros.

Source :Ces grandes tendances qui ont bouleversé les métiers du tourisme

Les 10 défis de la restauration rapide

France. Avec une offre de plus en plus diverse, la restauration rapide doit relever le défi d’attirer un consommateur de plus en plus volatile. Voici les dix challenges du secteur selon CHD Expert.

 

1. Proposer de la qualité : des produits locaux, une offre sans gluten, l’affichage des valeurs nutritionnelles sont par exemple des éléments qui vont rassurer le client et montrer la volonté qualitative de l’établissement.

2. Proposer toutes les solutions de commande : commande au comptoir, à distance, sur mobile, à emporter ou en livraison…

3. La conquête du client : il faut constamment séduire le maximum de consommateurs avec une thématique affirmée et cohérente qui réponde à leurs attentes.

4. Répondre aux attentes : aujourd’hui, il est indispensable d’avoir une proposition saine, diététiquement équilibrée.

5. Briser les barrières du service fast-food : le client veut s’assoir, emporter, être livré… Il faut configurer son point de vente pour apporter toutes ces réponses. Demain, faire la queue n’existera plus !

6. Être loyal envers son client : il est difficile de fidéliser mais on peut miser sur la loyauté en s’interagissant dans le quotidien du client via les réseaux sociaux, la communication, l’accueil…

7. Multiplier les moyens pour inciter à acheter la formule ou un produit additionnel.

8. Rester abordable : la concurrence de la supérette ou de la boulangerie est forte. Le ticket moyen tourne autour de 10 €.

9. Prévoir des options finger food : tout ce que le client peut emporter ou partager est une tendance forte.

10. Être toujours plus accueillant et sympathique.

Source : Les 10 défis de la restauration rapide

Réseaux sociaux : 4 tendances à suivre (de près) en 2019

Facebook, Instagram, Messenger… Comment gagner la bataille de l’attention sur les réseaux sociaux ?

Nicolas de Dianous, directeur associé de l’agence We Like Travel, fera un point complet sur les tendances en matière de social media lors de INTO Days à Cannes. C’est donc en avant-première qu’il partage les quatre fils conducteurs attendus en 2019 sur Facebook, Instagram et autres Messenger. Autant de signaux forts palpables en 2018, qui vont s’amplifier cette année.

1. 2019, année des Stories

« Les Stories sont et vont devenir un contenu narratif de plus en plus demandé », assure Nicolas de Dianous. Pourquoi ? « Les Stories sur Facebook et Instagram permettent de satisfaire les attentes, et s’intègrent dans le paysage technologique actuel de l’ultramobilité avec le smartphone. » Le mobile est utilisé 23 fois par jour à titre personnel, ce qui entraîne un morcellement de l’attention, et un essor naturel des formats verticaux. A travers les Stories, We Like Travel invite à toujours plus de fun. « Les marques doivent de moins en moins se prendre au sérieux, tout en restant professionnelles. » A noter, en parallèle un signal faible : le retour des formats longs, en horizontal comme en vertical (YouTube, IGTV…). « YouTube reste le deuxième réseau social au monde, avec deux milliards d’utilisateurs. » Des destinations l’ont bien compris, et s’en servent comme levier de promotion, reprenant parfois les codes des séries.

2. Une certaine désillusion envers les influenceurs

Le marketing d’influence a explosé dans la mode, la beauté, le sport et le voyage, sous deux formes, rappelle en préambule We Like Travel : le placement de produit sur les médias des influenceurs, et la production de contenus (vidéos, photos…) que les marques diffusent elles-mêmes ensuite. « Le placement de produit a légèrement abîmé le marketing d’influence, et a engendré une certaine lassitude des marques. Certains blogs sont devenus des sapins de noël », reconnait Nicolas de Dianous. Une désillusion d’autant plus marquée que certains Instagramers et autres YouTubers ont parfois triché sur leur audience, quitte à utiliser des méthodes douteuses. Du coup, nous observons un glissement vers la production de contenus, qui devrait s’accélérer en 2019. Car « les influenceurs sont de vrais talents créatifs, qui savent raconter une offre touristique en vidéo et en photo, souvent mieux que les marques et destinations. »

3. L’amélioration de la tactique publicitaire

« Les entreprises du voyage prennent de plus en plus en main leur visibilité publicitaire sur les réseaux sociaux, de manière tactique. Nous constatons une forte explosion des budgets sur Facebook et Instagram. Le retour sur investissement est réel. On remplit des avions et des hôtels grâce à Facebook et Instagram », assure Nicolas de Dianous. Et ce, de manière indirecte, par la promotion comme via le retargeting. Et demain ? « Avec le paiement sur Messenger, des prestations touristiques simples, à des prix faibles, pourront être vendues. » pour les produits plus complexes, les sites web des tour-opérateurs, des agences de voyages et des compagnies aériennes ont un bel avenir devant eux.

4. L’explosion du C2B

Grâce aux réseaux sociaux, les marques se rapprochent des clients, et réciproquement. Les consommateurs passent par Facebook et Twitter pour poser des questions et se plaindre. « C’est du C2B, soit du Consumer to Business, ce qui traduit une inversion complète de la relation entre les entreprises et le grand public. »  Le phénomène devrait s’amplifier cette année. Afin d’adresser cette demande, les marques doivent faciliter la prise de contacts via Messenger ou encore WhatsApp, et traiter les demandes de manière efficace, sans se contenter d’un simple « merci » ou d’un « désolé, nous ferons mieux la prochaine fois ». D’autant que les millennials détestent échanger à l’ancienne, via le téléphone ou les mails. « En 2019, les marques doivent brancher leurs équipes commerciales, SAV et satisfaction-client aux réseaux sociaux et à Messenger, et les former en conséquence. » En cas de crise (grève, attentat), tout le monde pourra ainsi se mobiliser, avec les réponse appropriées. Les plus grandes marques auront recours à des chatbots afin d’automatiser les réponses les plus simples.

Source : Réseaux sociaux : 4 tendances à suivre (de près) en 2019

Influenceurs : phénomène de mode ou vrai métier ?

Depuis quelques années, les influenceurs prennent de plus en plus de place dans le marché du tourisme. Que ce soit côté influenceur, voyagiste ou voyageur, quels sont les réels impacts de la pratique du marketing d’influence sur le tourisme ? Qui en profite et comment ? Enquête sur un nouveau métier d’avenir (ou pas).

Côté influenceurs

Le boulot d’influenceur fait rêver : on voyage, on poste, on influence et on est sponsorisé par une marque ou un acteur du tourisme… Ca paraît simple mais sachez que ce ne sont pas des vacances malgré le côté “hyper cool” de la “job description” : il faut travailler sur son contenu, la qualité de ses photos, agrandir sa communauté de followers etc. Sachez aussi que rares sont ceux qui percent et vivent de leur influence. On appelle ces derniers des major-influenceurs, un titre dont ils héritent à partir de 100 000 followers. En France, ils ne seraient qu’une dizaine. Les autres entrent dans la catégorie des micro-influenceurs – à partir de 10 000 followers – et se contentent pour la plupart de partenariats qui leur permettent au mieux de financer des voyages. Comment faire pour passer dans la catégorie “major” ? D’après Bruno Maltor, célèbre blogueur-influenceur de 27 ans – 2 millions de visiteurs uniques sur son blog Votre Tour du Monde et une communauté de 350 000 followers -, l’identité est capitale. Il faut la construire et la cultiver. Il est aussi nécessaire d’être libre par rapport à son contenu et d’établir une relation de confiance avec ses partenaires. Le rapport avec sa communauté de followers est aussi très importante. Bruno Maltor n’hésite pas à dire qu’ “il vit et interagit” avec la sienne. Vision et expériences personnelles du voyage, telles sont les clés de la réussite d’un influenceur. A vous de trouver votre recette magique pour attirer des followers et les fidéliser et bien sûr développer des collaborations fructueuses.

Côté influencés

Finalement, quand on y réfléchit, les influenceurs ont toujours existé… Depuis des siècles, des écrivains, des personnalités politiques, des stars de cinéma, des sportifs de haut niveau, des artistes du show business ont mis des destinations à la mode, mais aussi des coupes de cheveux, des types de vêtements et autres accessoires… Avec l’avènement des réseaux sociaux, chacun peut faire sa star de cinéma, avoir un compte instagram, une chaîne youtube etc… et se lancer dans le marketing de l’influence. Et ça marche puisque d’après une étude de l’entreprise d’études marketing Harris Interactive réalisée en 2018, 80% des Français déclarent avoir une idée de ce qu’est un influenceur et  50% des 18-24 ans certifient suivre au moins l’un d’eux sur les réseaux sociaux. D’autre part, tandis que 79% des  Français voient en eux des partenaires des marques, engagés dans des démarches de promotion, 41% des plus jeunes les considèrent plus comme des experts qui savent rester indépendants dans leurs conseils. Enfin un tiers des Français avouent avoir déjà été influencés dans leur comportement par un blogueur-influenceur. On comprend pourquoi les marques et les voyagistes ont vite saisi la manne…

Côté marques et voyagistes

La philanthropie n’est pas le but premier but d’une entreprise. Concrètement, que leur apporte donc un accoquinement avec un influenceur. D’abord une autre forme de publicité. Toujours selon la même étude de Harris Interactive, 41% des Français estiment que la communication d’influence est plus efficace que la publicité traditionnelle. De plus, recourir à des influenceurs permet de cibler le type de public que l’on veut toucher. Bien sûr, les acteurs du tourisme cherchent à collaborer avec des influenceurs pour vendre mais ils cherchent aussi à valoriser et à développer leur image de marque grâce à des contenus plus personnels, naturels et inspirants. Du coup, les conséquences se font sentir auprès des medias traditionnels : tandis que les voyages de presse se réduisent comme peau de chagrin, les influenceurs courent par monts et par vaux sur la planète… Les journalistes spécialisés dans le tourisme et le voyage sont-ils menacés pour autant ? Probablement pas car il s’agit de deux métiers totalement différents qui peuvent tout à fait coexister. Les premiers ont une règle : la liberté d’expression. Les seconds font partie d’un écosystème géré et contrôlé par les marques. Restent aux acteurs du tourisme à ne pas faire la confusion et ménager la chèvre et le chou en terme de budgets !

Nébuleuse économique

Il est encore difficile aujourd’hui de connaître le retour sur investissement des marques et des voyagistes qui se sont lancés dans des partenariats avec des influenceurs. Difficile de savoir aussi combien ces derniers touchent : les major-influenceurs sont très discrets sur leur chiffre d’affaire. Une chose est sûre, le nombre d’influenceurs augmente. Mais parmi eux, on voit aussi apparaître une vague de roublards qui ne cherchent qu’à se faire financer des voyages gratuits. Du coup, les acteurs du tourisme sont de plus en plus attentifs et réalisent un vrai travail en amont avant de s’engager. Autre tendance : une certaine lassitude des internautes devant des photos répétitives, filtrées façon selfie et redondantes – moi devant le Taj Mahal, le Mont-Saint-Michel, le London Eye, en combinaison de plongée etc etc -. Du coup, un nouveau genre d’influenceurs commence à avoir la côte : celle des nano-influenceurs dont les contenus sont de qualité et plus ciblés.  A suivre…

Source : Influenceurs : phénomène de mode ou vrai métier ?

Snacking du monde : aller simple sans additifs

Si le manque de temps est plus que jamais d’actualité dans notre société, le consommateur est devenu très exigent sur la nature et la qualité de son alimentation. De plus en plus touché par des intolérances alimentaires (gluten, lactose etc.) et concerné par des enjeux sanitaires et planétaires, il réclame la transparence et a besoin de faire davantage confiance. C’est en répondant à ces enjeux planétaires et sanitaires – produits frais, traçabilité, fait maison, moins de déchets, mise en œuvre à la minute…- que le snacking pourra reconquérir la confiance du consommateur.

Le sandwich, l’incontournable revisité

Le sandwich, pour son côté roboratif et pratique, demeure un modèle universel de snacking. Il existe probablement autant de sandwichs que de pains dans le monde. Au-delà de notre traditionnel pain levé, les pains plats ou galettes d’Orient, d’Inde ou d’Amérique latine élargissent la palette. Lorsque l’on évoque le snacking, on pense forcément au fast-food américain (burger, hot-dog), né de formules au tarif attractif, faciles à avaler et peu équilibrées, car contenant beaucoup de matières grasses et d’éléments trop transformés (sauces, viandes et fromages industriels) donc beaucoup d’additifs. Toutefois, de nombreuses enseignes ont su faire évoluer ces concepts vers des formules plus qualitatives, répondant aux souhaits du consommateur, quitte à y mettre le prix : repas plus sains et équilibrés, faits maison à partir de produits frais, bio ou issus de l’agriculture raisonnée. Face à l’immortel jambon-beurre parisien et l’éternel club sandwich (ou sa version italienne, le tramezzini), la tartine gagne du terrain, car elle permet d’inverser la proportion pain-garniture et se décline à l’envi. La tranche de pain devenue bio et moins raffinée (pain complet, noir ou aux graines), se garnit généreusement de rubans de légumes, de purée d’avocat, de rondelles de fruits, de copeaux de fromage ou de charcuterie fine AOP, d’herbes fraîches, de graines germées et d’oléagineux… Le bahn-mi vietnamien contient notamment de belles crudités marinées au vinaigre. Servis dans un pain pita, les falafels – boulettes typiques de la cuisine levantine à base de pois chiches ou de fèves -, remplacent la viande grillée. Une mini-calzone peut ainsi contenir davantage de garniture que la pizzette napolitaine, cuite également au feu de bois. Le pan bagnat niçois, pain rond creusé généreusement fourni de crudités et arrosé huile d’olive, demeure un bon modèle de praticité…

La cuisine du monde comme inspiration

La mondialisation et le tourisme ont permis d’importer des modèles de cuisine de rue ou à emporter du monde entier, rivalisant avec le fameux sandwich. Parfois, des plats qui se dégustent originellement à table à l’autre bout de la planète sont devenus chez nous des emblèmes du snacking, de la vente à emporter et de la livraison. C’est le cas des sushis, yakitoris et autres mets délicats japonais qui n’ont originellement rien à voir avec le fast-food, les préparations à la chaîne, ni même le fait de manger rapidement son repas… La cuisine chinoise, qui repose sur de multiples préparations – diverses selon les régions (vapeur, sautés, fritures) – et servies au même moment et en toute convivialité à table, se prête également bien au concept de bouchées nomades. La richesse des saveurs concentrées en de si petites préparations et les principes d’une alimentation équilibrée font le succès des cuisines asiatiques dans les concepts de snacking… Le consommateur est plus que jamais convaincu que sa santé passe par son alimentation. Et bien qu’il n’ait pas toujours le temps de s’installer à table, il ne renonce pas à sa quête d’une cuisine saine, sans additifs.

Source : Snacking du monde : aller simple sans additifs

Restauration : quelles tendances pour 2019 ?

Selon les projections de The NPD Group, cinq tendances clés devraient influencer l’offre du secteur en 2019.

L’offensive du retail : le développement de cette offre adaptée à la consommation «sur le pouce» au sein d’une structure «point de vente» devrait continuer en 2019. FranprixDarwin, BonApp de Carrefour et Picard font partie des enseignes qui prennent le virage de cette cantine d’un nouveau genre.

La montée en force du snacking : cette réponse à l’attente de nouveaux «micro-moments» de consommation (pause-café, en-cas) marque une étape de plus vers la déstructuration des repas.

La livraison portée par les nouvelles technologies et les applications : ce secteur niche, mais toujours en forte croissance (+ 20% en visites en 2018), reflète les mutations des habitudes de consommation au travail et à domicile.

Le bien-être revisité : du«sain» oui, mais avec du goût et de l’originalité ! Les graines anciennes, les produits et les recettes d’antan (légumes, etc.) reviennent sur le devant de la scène avec un «twist» de modernité.

Le «fast casual» généralisé : les préceptes fondateurs du fast casual influencent les autres segments. La transparence concernant les ingrédients, la préparation en cuisine sur place et la personnalisation des plats se généralisent. Un positionnement fort devient nécessaire pour se distinguer de la concurrence.

Source : Restauration : quelles tendances pour 2019 ?

Les millennials chinois à la recherche d’expériences de voyage personnalisées et innovantes

Selon l’Organisation mondiale du tourisme, les dépenses des touristes chinois à l’étranger représentent 21% de l’ensemble des recettes du secteur touristique. L’impact de ces voyageurs sur le tourisme n’est donc pas négligeable. Afin de mieux les cibler, il est essentiel d’aller au-delà des simples chiffres et d’analyser leurs habitudes et préférences, notamment afin de répondre aux attentes des Free Independent Traveler, ces millennials chinois à la recherche d’expériences personnalisées et innovantes.

L’innovation digitale

Alors que les anciennes générations continuent de faire appel à des tour operators, essentiellement pour des questions de barrière de la langue, les millennials chinois (414 millions de personnes, soit 31 % de la population) sont quant à eux libres, indépendants et utilisent les nouvelles technologies pour planifier leurs voyages, réserver, chercher des recommandations et payer. Ce sont des voyageurs qui ont tendance à se concentrer davantage sur la rapidité et la commodité des services hôteliers. Ils sont ainsi 87 % à déclarer avoir vécu une expérience unique et innovante grâce à l’innovation digitale et 75 % à être influencés positivement dans la décision d’achat par les services reposant sur l’intelligence artificielle.

Les moyens de paiement

En Chine, le poids des réseaux sociaux est très fortement ancré avec WeChat comme premier canal d’information et de réservation en ce qui concerne les voyages. Les hôteliers sont nombreux à construire des partenariats pour proposer des programmes de fidélité, de recommandation ou même de contrôle à distance de sa chambre d’hôtel. La capacité à prendre en charge les services de paiements tels que UnionPay ou Alipay sont également déterminants. Enfin, quand les touristes occidentaux attendent du déploiement de l’intelligence artificielle des recommandations sur les activités et les loisirs autour de l’hôtel, les touristes chinois sont beaucoup plus intéressés par une approche individuelle sur mesure et innovante avec le contrôle à distance de la chambre par des outils connectés comme priorité.

97 % des voyageurs chinois (contre 80 % des occidentaux), sont prêts à partager au moins une information personnelle pour pouvoir accéder à des services d’intelligence artificielle dans leur hôtel : leurs hobbies, leur métier, leur profil utilisé sur les réseaux sociaux (24 % pour les touristes chinois contre 9 % pour les occidentaux), l’accès à leurs applications mobiles et à leurs photos personnelles (11 % pour les chinois contre 5% pour les occidentaux).

Cette analyse est issue de l’étude Mazars “Artificial Intelligence : A Game Changer in the Hospitality Industry”.

Source : Les millennials chinois à la recherche d’expériences de voyage personnalisées et innovantes