Les consommateurs sont connectés

Les nouvelles technologies influencent le comportement du client. Ce consommateur connecté passe énormément de temps sur son smartphone. Le marché de la consommation alimentaire hors domicile doit s’y adapter et tenter de répondre au mieux aux nouvelles attentes.

Un consommateur multicanal

De nombreux acteurs de la grande consommation cherchent à développer une relation client multicanal et à offrir une expérience client cohérente, afin de fidéliser mais aussi améliorer les ventes auprès de ces clients hyperconnectés. La commande en ligne devient de plus en plus courante, même si la restauration est un secteur moins concerné. Grâce aux réseaux sociaux, le client devient roi en accédant à différentes informations relatives au restaurant, lui permettant ainsi d’influencer sa décision d’achat (horaires, menus, avis, etc.)

L’impact du consommateur connecté

Le consommateur connecté maîtrise parfaitement les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Instagram, etc. Il peut donc facilement influencer un autre consommateur et le dissuader d’acheter une marque ou au contraire l’inciter à le faier. Il est important de bien communiquer sur son restaurant, et d’être à l’affût sur les réseaux sociaux. Le côté viral du phénomène peut le rendre rapidement incontrôlable.

Source : Un consommateur connecté

Volontourisme : attention casse-cou !

Le mercredi 17 juillet à 19h, le film « The voluntourist » sera projeté à l’Assemblée Nationale. Pourquoi à l’Assemblée ? Parce que la députée en charge des Français de l’étranger tenait à mettre en garde notre belle jeunesse…

Contre quoi ou qui ? Nos jeunes têtes brunes ne sont-elles pas déjà au fait que nous ne vivons pas dans un monde de Bisounours ? Sans doute, oui, bien sûr. Mais que leurs intentions les plus nobles puissent servir des causes beaucoup plus sombres, ils l’ignorent encore parfois.
Ainsi donc, une année durant, Chloé Sanguinetti a arpenté lez vaste monde et ausculté le microcosme du volontariat. Dans plusieurs pays d’Amérique latine et d’Asie, elle a rencontré quelques-uns de ces presque 2 millions de jeunes ayant entre 18 et 25 ans et qui, pour quelques jours ou quelques mois, travaillent en tant que volontaires dans un pays ou un autre ; au service des plus démunis…
Or, si leur intention de départ est toujours juste, le résultat, lui, ne l’est pas forcément. Pour quelles raisons ?… l’argent naturellement, en premier lieu. Car si la grande majorité de ces volontouristes est bénévole, pour accomplir leur mission (travailler gratuitement loin de chez eux) et participer à la sauvegarde du monde, eh bien le plus souvent, ils payent ! Et fort cher parfois. Résultat, cet élan spontané de générosité juvénile est aujourd’hui devenu un marché de plusieurs dizaines de millions d’euros dont les bénéfices seuls furent supérieurs à 3 millions d’euros l’an dernier ! Que se sont partagés une quantité d’ONG et d’organisme qui, exemplaires pour certains, n’ont parfois de charitable que le nom pour d’autres.
Le « scandale » de l’arnaque des volontouristes est d’ailleurs devenu tel que plusieurs personnalités médiatiques, telle J.K. Rowling (l’auteure d’Harry Potter, oui) ont fait des déclarations publiques à ce sujet, concernant en particulier certains orphelinats dont les effectifs étaient entretenus de manière plus ou moins artificielle… Brrr !
Bref, là encore, comme toujours, il s’agit de savoir où l’on met les pieds. Chloé Sanguinetti nous donne toutes les informations pour cela sur son site. A partir duquel il est, de plus, possible de visionner le film (en anglais).

Source : Volontourisme : attention casse-cou !

Le tourisme végane, une nouvelle flèche à l’arc du tourisme durable ?

Croisières, voyages organisés, locations d’appartements et autres city-trips vegan sont en train d’éclore çà et là à travers le monde. Comme une nouvelle branche poussée du tronc du tourisme durable, le tourisme végane répond à une demande croissante. Au-delà de l’esprit de voyage responsable qu’il incarne, il permet d’être certain pour les véganes de ne pas avoir à batailler pour trouver à manger, et de ne pas être jugé, questionné ou moqué durant un voyage où les autres participants aspirent aux mêmes idéaux… Alors, nouvelle tendance commerciale ou réponse logique à un mouvement international qui ne cesse de croître ?

Kit de survie du bon végane dans un monde d’omnis

Parfois moqués, souvent mal compris, les véganes (et végétariens) n’osent parfois même plus s’assumer comme tels tant leur image est souvent caricaturée et leur combat déformé ! Faute à un effet de mode qui dépasse souvent le message initial et fait passer les véganes au mieux pour des défenseurs-des-animaux-hippies-mangeurs-de-graines, au pire pour des bobos-écolos-dédaigneux. Alors que la cause défendue est, elle, difficile à ridiculiser : toute personne dotée d’un minimum de conscience morale souhaite voir disparaître la souffrance animale…
Mais trêve de plaisanteries et de chouinages.

Le fait est que, concrètement, il n’est pas toujours facile de manger végane quand on est loin de chez soi, ou alors c’est vite tristoune (surtout en mode pique-nique, où il faut souvent se contenter de pain, quelques crudités, un avocat pour les plus chanceux… et une pomme!)
Même si les véganes sont souvent forgés face à ce genre de situation, l’idée de créer des circuits et autres voyages adaptés paraît vite moins saugrenue.
D’autant que ceux-ci suivent naturellement la voie du tourisme durable et responsable, puisque qui dit véganisme dit, dans 99% des cas, respect de l’environnement et de la nature. On peut en effet devenir végane davantage par souci de l’environnement que par amour des animaux, même si les deux sont généralement liés – juste histoire de rappeler quelques chiffres : l’élevage engendre à l’échelle mondiale environ 14% des émissions de CO2 (plus que les transports), et produire un kilo de bœuf demande 15.000 litres d’eau.

Voyager végane sous-entend donc naturellement voyager plus léger, plus consciencieux, plus repectueux. Au-delà de la question de l’alimentation, on tend naturellement vers un tourisme localisé, qui interroge sur notre façon de consommer, de nous déplacer, sur nos rapports aux autres et sur toutes les alternatives qui existent aujourd’hui pour essayer de rendre ses faits et gestes un peu plus responsables.

Une offre touristique en émergence, mais déjà diversifiée

Depuis quelques années, les “végageurs” (contraction de “végane” et “voyageur” qui semble avoir été choisie pour désigner ces nouveaux globe-trotters) ont pris les devants en proposant souvent eux-mêmes d’aider les autres à voy

ager végane. Sont nés de ces envies des sites collaboratifs tels que vegantravel, sorte de communauté de voyageurs qui font profiter aux autres de leurs expériences (notamment à travers des blogs), proposent des rencontres ou des facilités de logement, ou encore deviennent des guides d’un jour.Ancré partout dans le monde, ce site permet à quelqu’un qui prépare son voyage d’entrer en contact avec des personnes qui sont prêtes à les rencontrer et à leur permettre une fois sur place de facilement voyager végane.

Chez nos voisins allemands, le réseau Veggie Hotels rassemble actuellement plus de 500 établissements (gîtes, chambres d’hôtes…) qui garantissent à leur visiteur une offre de restauration végétarienne au minimum.


Un peu plus loin, en Norvège, le croisiériste Hurtigruten propose depuis 2017 une offre de repas véganes au sein des navires qui longent les côtes norvégiennes, au départ de Bergen.

Par chez nous, l’offre commence également à naître, par exemple à travers la start-up Veganfoodtours, qui propose des parcours dans plusieurs grandes villes de France (Paris, Lyon, Bordeaux) axés aussi bien sur la gastronomie que l’artisanat ou la culture. Ces city-trips sont accompagnés par des guides qui mènent les participants dans des lieux célèbres mais aussi méconnus du grand public, et proposent des haltes dans des salons de thé ou restaurants véganes. L’offre de ne fait que commencer et la créatrice de Veganfoodtours, Alice Barousse, espère pouvoir bientôt élargir ses services à d’autres villes de France.

La demande est donc bien là : ne reste plus à l’offre qu’à s’élargir, se structurer, et bien saisir les enjeux du véganisme et du tourisme durable qui ont, par essence, tout pour être liés.

Source : Le tourisme végane, une nouvelle flèche à l’arc du tourisme durable ?

Première étude internationale sur les attentes des étudiants en hôtellerie et restauration

A l’initiative du groupe Vatel Bordeaux, une étude réalisée auprès de plus de 3000 étudiants dans le monde vient de révéler les attentes et les aspirations des futurs professionnels de l’hôtellerie et de la restauration. Si ses conclusions révèlent un enthousiasme des jeunes à entrer dans le métier, avec optimisme et ambition, la part du durable, à présent bien ancrée dans les consciences et les déclarations d’intention, ne reste toutefois pas une priorité absolue, puisqu’elle arrive bien derrière la satisfaction client, le besoin d’engranger des bénéfices mais aussi l’idée de faire mieux que ses concurrents et l’envie de grandir….

Une étude internationale mais pas exhaustive

Si l’étude commanditée par le groupe Vatel a été menée bien au-delà du réseau de ses étudiants (9 000 étudiants dans le monde !), sur un panel de 96 pays, il faut toutefois relativiser certains de ses résultats puisque sur 3116 réponses exactement, 1505 ont été données par des étudiants français, 610 par des étudiants asiatiques alors que certains pays comme l’Amérique sont sous-représentés (137 réponses dont aucun répondant pour le Brésil par exemple). Toutefois, il ne faut pas enlever à cette première le mérite d’exister, et de donner non seulement de précieuses indications sur ce qui anime les étudiants en hôtelleries d’aujourd’hui, mais aussi de souligner parfois des différences culturelles d’un continent voire d’un pays à l’autre qui montrent par exemple que les Chinois sont ceux qui croient le plus à l’innovation voire à la robotisation du métier mais aussi au durable…. quand les Français sont souvent plus mesurés, voir timorés sur certains sujets, tels celui de l’entrepreneuriat personnel.

Une jeunesse ambitieuse

Sans revenir en détails sur les 32 questions posées visant à appréhender la vision des étudiants quant à leur carrière à la sortie des études, puis trois années après avoir commencé à travailler, revenons sur quelques enseignements intéressants. Déjà, les étudiants se révèlent ambitieux. Beaucoup se projettent facilement directeur général ou souhaitent obtenir rapidement des responsabilités dans l’entreprise, qu’il s’agisse de groupes hôteliers ou d’hôtels indépendants et ce, dès le commencement de leur étude, même si le réalisme reprend peu à peu le dessus avec la prise de conscience qu’il va falloir faire ses preuves. Autre constat, les métiers de l’évènementiel et de la communication sont ceux qui attirent le plus, quand l’opérationnel (pourtant 63% des premiers jobs) est moins tendance. En outre, beaucoup rêvent de voyage et d’expériences outre-mer, avec une attirance particulière pour les USA (36%), la France (27%), le Canada (19%), l’Australie (19%) et le Royaume Uni (13%), des souhaits plus ou moins réalisables…

Quelques autres enseignements à méditer

Autre constat intéressant, on aurait pu croire que la rémunération est le premier moteur pour choisir un employeur or l’étude révèle que c’est avant tout les rapports humains (l’ambiance) et les perspectives d’évolution qui priment. Dans l’ensemble, les étudiants ont toutefois une bonne opinion sur le monde de l’’hôtellerie et de restauration (à 79%) et pensent que travailler dans un groupe apporte des avantages, permet de s’expatrier et d’acquérir de bonnes expériences. Et si on leur demande s’ils préfèrent travailler dans un grand groupe ou plutôt dans un établissement indépendant, ils ne montrent pas de préférences marquées. Enfin, il est intéressant de constater qu’à la question portant sur la notoriété des groupes d’hôtellerie et de restauration, Marriott (62,6%) arrive en tête  devant Accor (60,2%) et Hilton (39%) pour l’ensemble des répondants quand dans le détail, les Français plébiscitent Accor à 80,7% et les autres nationalités Marriott à 67,8%, Accor passant alors à la troisième place (39,8%) derrière Hilton (40,4%). Quant à la restauration, MacDo est le premier cité quant à la restauration rapide (45,6%), le groupe Bertrand quant à la restauration à table (mais dû principalement aux réponses des étudiants français) et Bocuse, le « Chef des Chefs », est cité 157 fois, tant en France que dans les autres pays, une réelle reconnaissance internationale.

Encore du travail pour le durable, le local et le bio

Et le durable dans tout cela ? L’un des derniers focus lui était consacré, visant à interroger les étudiants sur divers scénarios liés au développement durable dans les années futures. Le premier s’interrogeait sur les équipements et ustensiles des hôtels et restaurants et se demandait s’ils seraient tous recyclables dans le futur (à hauteur de + 25 ans). 36% de l’ensemble des étudiants interrogés en sont convaincus et 37% plutôt d’accord (73% en tout). Le deuxième portait sur l’autosuffisance des hôtels et restaurants en énergie, là aussi, les trois quart des étudiants y croient. Troisième point, les approvisionnements seront-ils issus du local dans le futur ? A peu près les tiers des étudiants le pensent. Enfin, dernier scénario, concernant la nourriture et les boissons bios à terme,  qui compte 59% de convaincus (tout à fait ou plutôt), ce qui semble relativement faible dans une projection aussi lointaine. Un résultat peut être aussi lié à la place encore trop peu importante du bio dans les grandes enseignes. A noter, d’après l’étude, les Chinois sont ceux qui croient le plus au durable, avec des résultats entre 7 et 20 points supérieurs à la moyenne, contrairement aux Français, plus dubitatifs…..

En guise de conclusion, nous avons interrogé Régis Glorieux, fondateur et directeur de Vatel Bordeaux, qui présentait cette étude au Marriott Champs-Elysées le 18 juin dernier, sur l’opportunité d’aider à mieux informer les étudiants en ajoutant cours et modules sur le développement durables puisqu’il faut encore et toujours convaincre et que l’étude montre que ce n’est pas encore une priorité première. La réponse s’est plutôt concentrée sur l’action des hôteliers, également importante bien sûr (nos nombreux articles en témoignent), avec le groupe Vatel pour exemple qui a lancé la RSEE (Responsabilité Social et Educative) et labellisé son nouveau campus Ecolabel européen, façon il est vrai d’interpeller les étudiants. Mr Glorieux a également précisé qu’il croyait au développement durable,  bien sûr, mais sous la contrainte des clients. Et c’est indéniable, dans l’hôtellerie et la restauration, si les choses bougent de plus en plus, le client reste roi…

Source : Première étude internationale sur les attentes des étudiants en hôtellerie et restauration

Hôtellerie : ce qui énerve les voyageurs français

Une étude menée par SiteMinder pointe les petites frustrations qui peuvent gâcher le séjour d’un voyageur… et nuire à l’image de l’établissement.

Exigeant, voire… capricieux, le voyageur peut vite montrer les dents quand quelque chose ne va pas… Et ça, les pros le savent bien (relire à ce sujet notre article : Le coup de gueule d’une hôtelière face aux clients invivables). Dans sa dernière étude*, SiteMinder a dressé la liste des petites contrariétés qui agacent le plus les clients français. Principale source de frustration : une connexion wifi instable (40%) et des cartes d’accès défectueuses (28%). Autre écueil à éviter pour éviter de s’attirer les foudres de ses clients : des délais trop longs à leur demandes ou de la part du service client (16%), l’attente au moment d’effectuer le check-out (10%) ou le fait de n’avoir accès qu’aux chaînes numériques (5%).

Autre enseignement de l’étude : les nouvelles technologies laissent les voyageurs français plutôt froids. Moins de 15% des sondés ont en effet manifesté un intérêt pour la réalité augmentée. Seulement 11% souhaiteraient avoir un outil d’intelligence artificielle leur offrant des informations locales et un calendrier d’activité. Et seulement 5% des participants au sondage affirment vouloir effectuer leur check-out à l’hôtel sans avoir à s’adresser à une personne. Conclusion : les voyageurs tiennent toujours à un service personnalisé, et à interagir avec une personne, plutôt qu’avec une machine souligne SiteMinder.

Parmi les voyageurs français interrogés, 41,43% basent leur choix sur un prix accessible, 22,48% prêtent une attention particulière à la qualité des services proposés et 12,86% estiment que la localisation de l’hôtel est importante. Arrive ensuite la réputation en ligne, importante pour un peu plus de 7% des sondés.

41% des voyageurs préfèrent réserver en direct

L’étude relève aussi que 39% des sondés apprécieraient de pouvoir choisir leur chambre. Quel est leur mode de réservation préféré ? Près de 41% des sondés affirment réserver directement sur le site web de l’hôtel – un taux qui paraît relativement élevé. 39% d’entre eux disent effectuer leurs réservations par le biais d’une agence de voyages en ligne (ou OTA) comme Booking ou Expedia.

A peine plus de 11% passent par une agence de voyages

Une minorité de voyageurs ont déclaré préférer recourir à une agence de voyages (un peu plus de 11%), un tour-opérateur (un peu plus de 4%) ou une appli mobile (un peu plus de 3%). Avoir un bon site web est donc primordial. « Afin de développer la relation avec le client et de fidéliser celui-ci dès le départ, les hôteliers doivent donc prendre conscience du rôle que joue leur site web. Celui-ci doit être attrayant, convivial et informatif, et doit s’accompagner d’un moteur de réservation spécialement conçu pour faciliter les réservations à partir de n’importe quel appareil, conclut Antoine Aubrun, Country Manager France chez SiteMinder.

*Le rapport publié par SiteMinder, a été réalisé à partir des réponses fournies par plus de 1 000 voyageurs français de toutes tranches d’âge, professions et catégories socioprofessionnelles. L’étude complète est disponible ici.

Source : Hôtellerie : ce qui énerve les voyageurs français

Literie à vendre : un atout marketing ?

Certaines marques hôtelières commercialisent leurs propres oreillers ou matelas. Argument publicitaire, véhicule de communication ou de fidélisation, revenus additionnels : cette démarche a fait ses preuves au sein des chaînes.

Après une nuit passée dans un établissement de luxe, les voyageurs peuvent avoir envie de revivre ce moment à domicile, avec un matelas ou un oreiller en tout point semblable. De nombreuses enseignes (Marriott, Hilton, W Hotels, Fairmont, Sofitel…) ont cerné cette attente, allant jusqu’à créer leur site dédié à la vente de literie, de linge de lit et autres accessoires estampillés.

Chez Accor, la démarche a été adoptée autant sur la catégorie luxe que sur les segments milieu de gamme et économique. Les clients peuvent ainsi prolonger chez eux l’expérience Sofitel, Novotel ou Ibis, en achetant par exemple un matelas simple Sofitel MyBed  (2 195€) ou Live N’ Dream Novotel (890 €). Plus de 55 000 ensembles de matelas et sommier Sofitel MyBed ont été vendus à ce jour. “Les avantages sont multiples, estime le porte-parole de Novotel. Le client profite de tarifs préférentiels, il retrouve le confort Novotel à domicile, il bénéficie d’une valeur sûre et de la qualité d’un produit professionnel hôtelier. Pour la marque, cela participe à son image et sa notoriété, cela fidélise les clients et offre une source de revenus.”

Un marqueur identitaire

De son côté, Kyriad (Louvre Hotels Group) a misé sur un oreiller à mémoire de forme, hypoallergénique et spécifiquement fabriqué en France. “Nous avons initié cette démarche en 2016, avec nos clients, afin de positionner la marque sur le confort et le plaisir du voyage. On a testé plusieurs produits dans dix hôtels, et deux sont sortis du lot : ces oreillers et des yaourts glacés avec des toppings exotiques. Ces petites attentions qui favorisent le voyage sensoriel et gustatif sont aujourd’hui les marqueurs de l’enseigne”, explique Gaëlle Vial, directrice marketing du groupe. Ces oreillers peuvent être testés en chambre. Proposés à 42,90 € pièce, ils sont également en vente à la réception, “afin de garder la proximité entre les clients et l’hôtelier”. “C’est un lien fort : aujourd’hui, 20 % des clients Kyriad sont exclusifs à la marque”, souligne-t-elle. L’opération a rencontré un franc succès : 3 500 oreillers ont été écoulés en 2018, via 200 hôtels participants. “Les clients rapportent un souvenir de leur voyage. C’est aussi une façon de casser les codes, en offrant un oreiller haut de gamme sur un segment midscale”, souligne-t-elle. Kyriad a d’ailleurs axé ses récentes campagnes médias autour de l’expérience client au sein de ses hôtels, et notamment de cet oreiller devenu un véritable argument publicitaire.

Gérer la logistique

Pour fonctionner, la démarche nécessite des investissements : création éventuelle d’un site marchand, communication (brochures ou flyers disponibles en chambre, par exemple), logistique… Chez Sofitel, la partie stock et logistique est sous-traitée. Novotel a basé son modèle économique sur un partage des bénéfices entre la marque et un spécialiste en charge de l’animation du site et de la logistique. D’autres chaînes, comme Kyriad, bénéficient de plateformes d’achat et d’économies d’échelle.

Dès lors, ce type d’opération est-il duplicable dans l’hôtellerie indépendante ? “Faire des efforts sur la qualité de ses oreillers est une façon simple d’apporter une plus-value pour un hôtelier. En revanche, vendre un oreiller n’a pas d’intérêt en soi pour un hôtelier indépendant, cela ne fait pas partie des priorités… à moins que cela ne s’intègre dans un positionnement plus global, axé sur le bien-être”, estime Youri Sawerschel, fondateur de l’agence Creative Supply. Mais attention au coût, au stock et à la logistique, prévient le consultant : “Il vaudrait sans doute mieux imaginer une opération de cobranding avec une marque d’oreiller ou de matelas. L’hôtel servirait alors de vitrine.”

Source : Literie à vendre : un atout marketing ?

Marketing : les concepts hybrides

Du supermarché-restaurant à la boutique de vêtement où bruncher, de nouvelles enseignes jouent sur la multiplicité des expériences pour séduire le client. Cela ouvre de nouveaux horizons pour la restauration.

Toujours plus exigeants et de plus en plus informés, les clients cherchent de nouveaux concepts ou services au restaurant. Ils recherchent une expérience qui, si elle est satisfaisante, les fidélisera à la marque ou à l’établissement.

Conscients de ces attentes, les restaurateurs et commerçants innovent. Certains ont ainsi créé des lieux hybrides, ou pluriels, proposant différents services, parfois même sans lien direct avec la restauration. En jouant sur plusieurs moments de consommation, ou en proposants plusieurs services au même endroit, ils permettent de diversifier les sources de revenus et donc changent le modèle économique du restaurant traditionnel. L’amplitude horaire est souvent plus large, donc les espaces sont mieux rentabilisés. Ces concepts pluriels fleurissent partout en France.

Quelques catégories ont su tirer leur épingle du jeu :

Les supermarchés : proposer un espace de restauration dans un supermarché permet de rassurer les clients sur la provenance et la fraîcheur des produits. Cela invite également le client à rester plus longtemps sur place et donc à se laisser tenter par l’achat d’autres produits. En perte de vitesse depuis plusieurs années – au détriment commerce de moindre surface ou de petits producteurs -, les supermarchés qui mettent en place un restaurant captent à nouveau des clients et créent un sentiment de proximité avec eux.

Ainsi, chez Better Primeur à Villeneuve-d’Ascq (Nord), le client peut acheter ses produits de manière classique dans les rayons primeur, boulangerie, boucherie, charcuterie… puis aller s’attabler quelques mètres plus loin. Il est possible de consommer, à table ou à emporter, des produits frais cuisinés sur place.

Les épiceries et commerces de bouche : proposer de la restauration dans de tels établissements s’inscrit dans une volonté de rassurer le client et de créer un véritable lien avec lui. Très souvent associés à des produits de qualité, les commerces de bouche et épiceries ont une réelle légitimité à proposer une offre de restauration. Par ailleurs, la restauration permet à ces concepts de combler les moments de creux auxquels ils doivent faire face dans la journée. C’est donc une bonne occasion de capter la clientèle sur des moments de consommation variés, tout en lui faisant découvrir les produits vendus. Dans cette mouvance, de nombreux établissements se sont créés.

Paris-Bamako (Paris, Xe) est une épicerie fine africaine proposant de la restauration. Ce concept permet de valoriser la gastronomie et les produits venant d’Afrique.

Plus traditionnel, Beau & Fort (Paris, IXe) est une combinaison entre une fromagerie et un restaurant avec service à table. La disposition du concept met d’ailleurs les deux activités en avant, avec une entrée dédiée à la fromagerie, et une autre à la salle, tout en ayant un espace communiquant. Ce lieu hybride propose deux cartes, une pour la semaine et l’autre pour le brunch du dimanche. La thématisation est le mot d’ordre : tous les plats tournent autour du fromage, avec bien sûr de nombreux classiques revisités, tels que le burger, la salade au chèvre chaud, ou encore la fameuse planche de fromage à partager ! Comme dans une fromagerie traditionnelle, on retrouve des fromages mis en avant chaque mois, avec plus de 80 références, et un personnel qui transmet son savoir et son amour du produit.

Les halles et les marchés : Ces lieux de vie ont su perdurer dans le temps. Les consommateurs, soucieux du contenu de leurs assiettes, en raffolent, car ils restent pour eux un gage de qualité. Les produits y sont souvent de meilleure qualité qu’en grande surface et le fait de pouvoir avoir un lien direct avec les producteurs est un gage de sécurité. Cependant, les grandes surfaces prennent des parts de marché sur ces lieux de vie qui ne sont généralement pas ouverts tous les jours. Pour contrer cette concurrence, les halles et les marchés ont donc dû se réinventer. Ils proposent désormais des offres de restauration, directement sur les stands ou dans des espaces dédiés, et font appel à des acteurs spécialisés. Les Halles de Lyon – Paul Bocuse, qui sont ouvertes depuis 1971, comptent 50 commerces et une quinzaine de restaurants.

Les lieux atypiques : des concepts plus insolites mixent une offre de restauration avec une activité qui n’a rien à voir avec l’alimentaire. Ainsi, le concept-store Scandle, à Paris (IXe), propose à la fois des vêtements, un restaurant et un studio radio. Ses créateurs ont souhaité faire vivre ce lieu avec un studio de radio et un restaurant caché en arrière du magasin, ouvert toute la journée pour le brunch, le déjeuner, le tea time ou juste pour boire un verre. Les produits sont simples, de qualité, en rotation et écoresponsables.

Pour les consommateurs, ces lieux sont idéaux ! Ils y voient praticité, transparence, expérience et proximité. C’est donc une combinaison gagnante, si cela est bien fait.

Source : Marketing : les concepts hybrides

Écotourisme : les hébergements écologiques gagnent en popularité

Booking.com a mené une étude, courant février 2019, pour connaître les préoccupations des voyageurs internationaux en matière de tourisme éco-responsable.

Les enseignements de l’étude

  • 55 % des répondants sont enclins à mettre en place des actions plus respectueuses de l’environnement pendant leur congé, mais ils manquent cruellement de connaissances et d’options intéressantes lorsqu’ils tentent d’agir selon leurs convictions.
  • 72 % des voyageurs considèrent qu’une action immédiate est indispensable, et que les populations devraient opter pour des alternatives touristiques durables, afin de sauver la planète pour les générations futures. Si les résultats obtenus sont relativement homogènes pour toutes les tranches d’âge, les participants âgés de 46 à 55 ans (74 %) et les Millennials (71 %) sont ceux pour qui le besoin d’agir est le plus urgent.
  • Écolo-gements : les hébergements écologiques gagnent en popularité : en 2019, 73 % des voyageurs internationaux ont l’intention de séjourner au moins une fois dans un hébergement éco-responsable.
  • 70 % des sondés affirment que la mention éco-responsable pourrait les encourager à réserver un hébergement, même s’il ne s’agit pas de l’un des critères les plus recherchés sur la plateforme.
  • 72 % des voyageurs internationaux affirment ignorer l’existence de labels spécifiques décernés aux hébergements respectueux de l’environnement.
  • En France, près de la moitié des Français assurent ne pas avoir les moyens de payer les frais supplémentaires associés aux voyages éco-responsables.
  • Les agences de voyage ont aussi leur part de responsabilité : pour 71 % des sondés, ces dernières devraient proposer plus d’options de voyages écologiques aux consommateurs.
  • 46 % des sondés seraient plus enclins à voyager de manière écologique si cela leur permettait de profiter d’avantages économiques – tels qu’une réduction d’impôts.
  • Pour 45 % des voyageurs, la tâche serait plus aisée si les sites de voyages en ligne proposaient un filtre pour identifier les hébergements éco-responsables.
Source : Écotourisme : les hébergements écologiques gagnent en popularité

Tendance : ces hôtels qui deviennent vegan

Le mini bar ? Vegan. Les articles de toilettes ? Vegan. Le lit et les oreillers ? Vegan aussi. Hilton a en effet rénové l’une des suites d’un de ses hôtels londoniens pour répondre aux attentes de certains de ses clients. Cette suite du Hilton Bankside a été créée en partenariat avec les experts en design multisensoriel Bompas & Parr et approuvée par The Vegan Society. Pas de cuir pour le mobilier, ni de plumes dans les oreillers, bien sûr. Tout a été pensé dans les moindres détails, pour une démarche englobant l’ensemble du séjour du voyageur : son arrivée à l’hôtel, mais aussi son sommeil, ses repas, et jusqu’à l’entretien de sa chambre. Les produits utilisés sont respectueux de l’environnement, non toxiques et non testés sur les animaux ; les draps sont lavés avec un détergent écologique. Si la démarche peut sembler marginale, elle pourrait malgré tout préfigurer de nouvelles attentes de la part d’un nombre croissant de voyageurs, à mesure que la consommation vegan se développe. Un chiffre pour donner un ordre d’idée : dans la grande distribution, le marché vegan et végétarien a augmenté de 24% en 2018, indique ainsi une étude de Xerfi.

Bientôt un resort vegan en Thaïlande ?

Effet de mode ou tendance durable ? L’avenir le dira. En attendant, d’autres hôtels s’y sont en tout cas déjà mis. Ainsi du Shanklin’s Nightingale Hotel, lui aussi situé au Royaume-Uni, qui a décidé récemment de ne plus servir de viande ni de poisson dans son restaurant. En Espagne, Casa Albets, quatre étoiles implanté en Catalogne, propose un séjour vegan à ses hôtes. Ouvert en 2017, l’hôtel dispose de 7 chambres, mais devrait s’agrandir.

Mais pour voir le jour, l’hôtel doit encore lever des fonds. Une collecte a été lancée sur Indiegogo. Objectif : obtenir 870 000 dollars pour achever de financer la construction de l’établissement. Soit la plus grande campagne jamais lancée pour la construction d’un hôtel, indiquent les créateurs du concept… Si tout se passe comme prévu, l’hôtel ouvrira ses portes en juin 2020.

Source : Tendance : ces hôtels qui deviennent vegan

Ces grandes tendances qui ont bouleversé les métiers du tourisme

Dans le cadre de la convention des Entreprises du Voyage d’Ile-de-France qui s’est déroulée le week-end dernier en Suède, Laurent Queige, directeur du Welcome City Lab, a fait une présentation très remarquée sur les grandes tendances, anticipées ou non, qui ont transformé les métiers du tourisme.

Les tendances annoncées il y a 10 ans par le Welcome City Lab et confirmées :

  1. Le partage de l’usage plutôt que propriété (transports, hébergement)
  2. L’émergence du « fun » dans les expériences
  3. L’intelligence artificielle dans les stratégies CRM
  4. La stimulation des 5 sens dans les visites touristiques
  5. Le sans-couture comme enjeu majeur des destinations
  6. La perte de confiance en certains grands réseaux sociaux
  7. La quête de l’effet « waouh » dans les activités touristiques
  8. La généralisation des approches prédictives des clients
  9. L’apparition de lieux touristiques hybrides
  10. L’innovation dans les ressources humaines

Les tendances non identifiées et apparues :

  1. Les dysfonctionnements des robots humanoïdes
  2. Les manifestations anti-touristes de certains habitants

Les tendances prédites et non réalisées :

  1. La non-généralisation de la réalité virtuelle en tourisme
  2. La non-généralisation de modèles économiques de start-up relevant d’une logique de tourisme durable

Puis Laurent Queige s’est livré au même exercice mais en partant de publications de prospectives touristiques parues en 2010 (Le Tourisme des années 2010Touriscopie, et le Schéma régional du CRT Paris IdF).

Les tendances annoncées et confirmées :

  1. L’omniprésence du numérique (pratiques, transactions)
  2. L’essor des achats touristiques de dernière minute
  3. Le boom du tourisme urbain / city-breaks (expos, concerts)
  4. L’affirmation du marché touristique du bien-être
  5. La recherche de contacts directs habitants / touristes
  6. La quête d’authenticité dans les activités et visites
  7. Le renouveau du tourisme des jeunes
  8. L’essor des activités touristiques pour familles / enfants
  9. L’accroissement du marché des seniors
  10. La prise de conscience écologique dans le tourisme

Les tendances non identifiées et apparues :

  1. L’utilisation massive des réseaux sociaux
  2. L’hégémonie de quelques OTA en termes de commercialisation
  3. La généralisation de la consommation collaborative
  4. Le succès mondial des compagnies aériennes à bas coût
  5. L’essor d’hôtels non standardisés (boutiques-hôtels, auberges)
  6. L’émergence de nouvelles destinations (Allemagne, Scandinavie)
  7. Le boom international du tourisme des Chinois
  8. La multiplication des actes de terrorisme et problèmes sécuritaires
  9. Le fort développement du marché des croisières
  10. Le phénomène générationnel de l’entrepreneuriat/start-up

Les tendances prédites mais non apparues.

  1. La non-amélioration de l’accueil en France
  2. Le non-remplacement des congrès par des vidéoconférences
  3. La non-disparition des agences de voyages

Rappelons que les quatre objectifs du Welcome City Lab sont de repérer les futurs champions du tourisme international, de créer une culture de l’innovation chez les acteurs du tourisme, de favoriser les synergies entre les professionnels classiques et les start-up et de faire de Paris le leader mondial de l’innovation touristique. En 2018, le Welcome City Lab a incubé 100 start-up avec un taux de pérennité de 85% et levé 150 millions d’euros.

Source :Ces grandes tendances qui ont bouleversé les métiers du tourisme