Hôtel à thème : bonne ou mauvaise idée ?

Décliner un établissement entier sur un même thème, c’est risqué. Parce que celui-ci peut se démoder. Parce que le client peut se lasser. Pour autant faut-il renoncer à l’hôtel thématique ? Eléments de réponse avec Youri Sawerschel, fondateur de Creative Supply.

Choisir un thème pour un hôtel, c’est un concept très fort ”, explique Youri Sawerschel. Trop fort même, parfois. “Que l’établissement se décline sur le thème de la mode, du champagne, de la littérature… il risque de se démoder. Pire : le client peut vite se lasser”, ajoute le fondateur de l’agence de marketing Creative Supply. Il s’interroge : “A-t-on envie de dormir plusieurs fois dans une chambre qui porte le nom de tel ou tel styliste ?” L’expérience est déjà vécue. L’effet de surprise est rompu. Surtout à l’heure d’Instagram, où tout est dévoilé avant même que l’on ne soit sur place. “En outre, une fois que la presse a parlé de l’hôtel à thème et de sa déco, elle n’a plus rien à dire sur le sujet”, souligne le consultant.

La variation sur un même thème a donc ses limites dans l’hôtellerie. “Sauf si on est moins radical, nuance Youri Sawerschel. Au lieu d’avoir un hôtel sur le thème du champagne, on peut décliner chambres et parties communes autour de l’artisanat français. Ce qui laisse plus de champ et de possibilités en terme de déco, décor, architecture d’intérieur.” Il suggère aussi d’opter pour “un concept à 360° .”

Créer des événements autour du thème choisi

À ce titre, il cite en exemple l’hôtel du BnA Alter Museum, à Kyoto. “Ses 31 chambres sont 31 expositions permanentes, grâce à un partenariat avec des artistes qui conçoivent le design de chaque chambre. L’hôtel, lui, est positionné comme un musée et une partie de son chiffre d’affaires est redistribué aux artistes. Ainsi chaque client se sent mécène ou sponsor de l’artiste qui a conçu la chambre où le client a séjourné”, détaille Youri Sawerschel. Certes, ici, le parti pris de l’hôtelier est fort, mais la démarche implique et valorise le client.

Enfin, le patron de Creative Supply donne une dernière piste à ceux qui veulent absolument un hôtel à thème : “Au lieu d’avoir tout son établissement sur une seule thématique, comme la littérature par exemple, mieux vaut proposer de l’événementiel autour de ce thème. À l’instar d’une semaine de la littérature, avec nouvelle déco, rencontres avec des écrivains, partage de livres avec les clients… C’est à la fois ponctuel et lié à de l’événementiel : un mix qui permet de créer une actualité et de communiquer, sans pour autant enfermer l’hôtel dans un cadre trop hermétique.

Source : Hôtel à thème : bonne ou mauvaise idée ?

Agents de voyages, comment booster vos ventes en 2020 !

Soldes, réseaux sociaux, revenus ancillaires… Pour bien démarrer l’année, voici quelques conseils pour développer les ventes de votre agence en 2020.

Recherchez les soldes et promotions

Soldes d’hiver oblige, pourquoi ne pas profiter de toutes les offres actuellement proposées par les voyagistes pour faire grimper vos ventes ? Les soldes sont en effet le moment parfait pour mettre en avant des voyages auxquels n’auraient peut-être pas osé imaginer vos clients, avec des tarifs pouvant aller jusqu’à -50%. À noter évidemment que la période des soldes n’est pas le seul moment de l’année pendant laquelle vous pourrez faire profiter vos clients de réductions. Surveillez régulièrement les produits des TO, compagnies aériennes et autres voyagistes, qui peuvent proposer tout au long de l’année des offres intéressantes.

Développez le web

Dans un guide publié l’année dernière, l’agence spécialiste du webmarketing e-tourisme Resaconseil apportait ses conseils pour améliorer ses performances sur le web, et par conséquent multiplier les dossiers. Parmi eux, le développement du référencement naturel (SEO), qui permettra à l’agence d’apparaître sur les premières pages d’un moteur de recherche, et ainsi de gagner en visibilité. Tout aussi important : la transparence des tarifs sur le web. L’internaute préfère connaître le prix réel de son voyage immédiatement. À éviter donc : le « à partir de », qui peut vite faire déchanter le potentiel voyageur !

Pariez sur les réseaux sociaux

Qui dit web, dit bien évidemment réseaux sociaux. Oui, Instagram, Facebook ou LindedIn peuvent aussi vous aider à développer votre business. Facebook pourra tout d’abord vous permettre de mettre en avant des destinations, en partageant par exemple des vidéos, stories ou albums photos. Idem pour Instagram, qui peut également vous servir à promouvoir votre entreprise. Simple et efficace pour faire parler de vous ! Quant à LinkedIn, c’est l’outil parfait pour renforcer votre présence sur le web et nouer de nouvelles relations professionnelles.

Rendez vos agences plus attrayantes

Si l’image sur la toile est importante, elle l’est peut-être encore plus en agences. Et celles-ci doivent être attirantes ! C’est en effet ce que semblent attendre vos clients, à en croire le dernier baromètre Smart Retail de Samsung, dévoilé en septembre dernier. Selon l’étude, 73% des consommateurs finalisent leur achat en point de vente physique. Mais encore faut-il réussir à le rendre attractif. Cela passera notamment par la mise en avant des destinations ou TO préférés des clients, par un investissement ou rajeunissement de la décoration, par l’ambiance du magasin, mais aussi par la vitrine, première chose que le futur voyageur regardera avant d’entrer.

Misez sur les revenus ancillaires

Selon les compagnies aériennes, vous pourrez bénéficier de marges sur les revenus ancillaires. Bagages en soute, repas à bord, sélection du siège ou embarquement prioritaire sont autant de services facturés notamment par les compagnies low-cost. N’hésitez donc pas à proposer toutes ces options à vos clients pour faire grimper le panier. Autre idée : les assurances voyages. Si elles ne sont pas incluses dans le package, pourquoi ne pas les conseiller aux voyageurs. De quoi là aussi faire progresser un peu plus votre marge !

Source : Agents de voyages, comment booster vos ventes en 2020 !

Quels seront les contours de l’hôtel de demain ?

Est-ce seulement Airbnb qui a poussé les hôtels à évoluer ? Pas sûr. Le profil des clients aussi. Notamment ceux de l’hôtellerie de luxe : plus jeunes qu’avant, connectés, curieux de tout, tout le temps, tout de suite… À cela s’ajoute l’envie des voyageurs de vivre et se distraire comme les locaux, le nomadisme de la vie de bureau, les problématiques du développement durable…

C’est de tout cela dont ont parlé les trois invités au débat ‘Quel hôtel pour demain ?’, organisé en marge de l’exposition ‘Hôtel Métropole-depuis 1818’, qui prenait place début janvier au pavillon de l’Arsenal à Paris (IVe). Trois invités aux profils complémentaires qui ont brossé un portrait de l’hôtellerie du futur : Aurore Malpièce Bégué, directrice communication et marketing de TB Associés, Emmanuel Sauvage, cofondateur et directeur général du groupe Evok Hôtels Collection, et Ramy Fischler, designer belge et créateur de RF Studio.

  • Jouer un rôle dans la ville

On ne vient plus à l’hôtel juste pour dormir. C’est le premier constat qu’ont dressé les participants au débat. “L’hôtel est un lieu de curiosité, de rencontres, de travail… On ne peut donc plus le concevoir sans lui ajouter un vrai point de restauration : c’est-à-dire avec une offre de qualité, un service de qualité et une carte qui évolue de 7 heures du matin jusqu’à 2 heures du matin”, explique Emmanuel Sauvage. Le patron du groupe Evok assure que la restauration, ainsi appréhendée, peut représenter “plus de 50 % du chiffre d’affaires d’un hôtel. Autre conséquence : l’ouverture d’un hôtel avec restaurant, bar, salle de sport, spa… à l’image du Brach à Paris (XVIe), que le groupe Evok s’apprête à dupliquer à Rome et Madrid, “c’est 200 à 300 emplois créés et ça dynamise tout un quartier”.

Un avis partagé par Aurore Malpièce Bégué, qui rappelle l’importance du “vivre ensemble” , faisant allusion aux nuisances sonores qu’un hôtel peut générer. “À nous, professionnels, de mieux travailler cette problématique en amont”, dit-elle. Et ce que ce soit avec la mairie, les collectivités locales ou autres associations de riverains.

Quant à Ramy Fischler, impliqué dans l’ouverture prochaine d’un hôtel 5 étoiles sur les Champs-Élysées (VIIIe), il s’interroge sur l’impact que pourrait avoir son projet dans l’histoire et l’évolution de ce quartier “moins parisien qu’avant”.

  • S’ouvrir à tous les publics

“Les gens sortent de plus en plus pour boire et manger. À New York, il existe des programmes immobiliers où les appartements sont dépourvus de cuisine”, détaille Aurore Malpièce Bégué. Elle rejoint donc Emmanuel Sauvage quant aux plages horaires XXL des bars ou restaurants : “On doit pouvoir recevoir du matin jusqu’au soir, du café à 1 € jusqu’au caviar avec vodka.

Quand on parle de modularité, mieux vaut cibler celle du public que celle de pièces de mobilier qui vont vite être fragilisées à force d’être manipulées”, commente Ramy Fischler. “Lorsqu’un lieu est trop modulable, il est moins beau, confirme Emmanuel Sauvage. C’est la clientèle qui fait le lieu et, même dans le luxe, il faut savoir s’adresser aux locaux.

Et ce, d’autant que les touristes veulent les rencontrer, les approcher, pour avoir la sensation de vivre au même rythme qu’eux. Le patron du groupe Evok fustige, ici, les hôtels de la capitale qui facturent leur café à plus de 10 € : “Là, c’est sûr, le Parisien ne vient pas !

  • Miser sur le durable

Enfin, l’hôtel de demain sera écologique. Chez Evok, une cellule a été mise en place pour aller au-delà des draps de bain que l’on ne change pas tous les jours. Emmanuel Sauvage parle d’une réflexion en cours pour diminuer, voire remplacer l’usage des vernis, encres, colles… Il cherche des fournisseurs de produits bio “qui peuvent travailler le volume”. “Quant aux clients de palaces ou hôtels équivalents, qui veulent des fraises en hiver, on en a encore, mais les mentalités évoluent”, assure-t-il.

“Le luxe doit être écologique, conclut Ramy Fischler, qui vient d’imaginer des assises pour la brasserie du chef étoilé Thierry Marx à la Tour Eiffel (VIIe), dont on peut garder 80 % de la structure si on souhaite les renouveler. “Demain, en allant à l’hôtel, il faudrait que le client puisse vivre une expérience écologique supérieure à celle qu’il peut avoir chez lui”, reprend-il. Le designer voit l’hôtel de demain “comme une machine qui pourrait donner envie au client de vivre autre chose. 

Source : Quels seront les contours de l’hôtel de demain ?

Le “voyageur conscient”, cible des professionnels du voyage de luxe

FRANCE – Cannes. Durant quatre jours, les décideurs du voyage de luxe se sont rencontrés lors de la 18e édition du salon International Luxury Travel Market . Les débats ont notamment porté sur le développement du tourisme responsable, respectueux de l’environnement et proche des populations locales.

Dormir confortablement  à l’hôtel ne suffit plus au ‘voyageur conscient’, qui souhaite donner du sens à son voyage, rencontrer les habitants du lieu qu’il visite, contribuer à la vie de la communauté locale, se recentrer sur des activités qui éveilleront ses sens. Cette tendance était au cœur des discussions du 18e salon International Luxury Travel Market (ILTM), qui a réuni plus de 3 000 personnes au palais des Festivals, début décembre à Cannes (Alpes-Maritimes).

Certaines marques surfent sur cette tendance. Pionnière d’une hôtellerie centrée sur les enjeux de développement durable, la marque Six Senses s’engage dans ses établissements et auprès de ses fournisseurs. “Nous avons déjà réalisé 58 % de notre plan sans plastique d’ici 2022 et nous venons de passer de l’utilisation de produits biodégradables à des produits compostables”, indique Neil Jacobs, PDG de Six Senses Hotels Resorts Spas. En parallèle d’un programme de restauration de la barrière de corail aux Seychelles, la prochaine étape pour Six Senses sera de “réduire [ses] émissions de carbone”.

De nouvelles offres à développer

Engagements auprès de communautés locales, formation et embauche de personnes habitant la région, sourcing proche des restaurants, rencontres avec les communautés et visites d’entreprises proposées aux clients, activité nettoyage des océans…. Autant d’offres tendance qui séduisent les clientèles de luxe et que les marques d’hôtellerie haut de gamme ont décidé de développer. Capella Hotels & Resorts a lancé une opération caritative pendant tout le mois de décembre. 1 % du montant des réservations sur le site de l’hôtel Capella Ubud  seront reversées à Trash Hero Indonesia, un réseau qui lutte pour la protection de l’environnement.

Capella a également lancé des offres plus simples et authentiques, comme ‘local life on wheels’ (la vie locale sur des roulettes) en accompagnant ses clients dans un tour à vélo à travers la destination. Une expérience hors des sentiers battus très appréciée des clients. “Le rôle social des hôteliers a augmenté envers leurs équipes, leurs actionnaires et leurs clients” a martelé Nicholas Clayton, CEO du groupe Capella.

“Chaque action compte”

Le soin apporté a“ux voyageurs de luxe dépasse désormais le bien-être, et les marques de luxe passent au ‘medi-wellnes’, qui allie médecine et programmes de bien-être personnalisés. C’est le cas chez Anantara qui a dévoilé un partenariat avec Verita Healthcare pour trois de ses établissements en Asie.

“Chaque petit geste doit aller dans le bon sens, on ne doit pas faire que de grandes annonces, chaque action compte”, a rappelé Neil Jacobs, pour rappeler que le voyageur conscient ne cherche pas les actions de communication, mais surtout un voyage authentique.

Source : Le ‘voyageur conscient’, cible des professionnels du voyage de luxe

Le bien-être dans l’hôtellerie : un secteur porteur

Le groupe Accor vient de publier un livre blanc qui explore la façon dont le secteur du bien-être évolue et impacte aujourd’hui l’hôtellerie, offrant des opportunités aux professionnels qui sauront adapter leurs offres.

Adopter un mode de vie plus sain et se sentir en bonne santé sont des préoccupations partagées par tous. Le rapport  ‘L’avènement du bien-être : la mutation internationale de notre activité’, que vient de publier le groupe Accor (titre original : ‘It’s a wellness world, the global shift shaking up our business’) préconise de prendre pleinement en compte le mieux-être sur la totalité du séjour du client à l’hôtel, afin que celui-ci puisse poursuivre ses activités ‘santé’ comme chez lui, voire en découvrir de nouvelles – ce dont il est friand.

Les hôteliers ont donc une carte à jouer en adaptant leurs prestations et services. “Le mieux-être évolue au-delà des spas et des espaces de fitness, ce qui met le secteur hôtelier au défi d’intégrer, à ses activités quotidiennes, d’autres aspects liés à la santé, tels que la pleine conscience et le temps passé dans la nature, ainsi que les préoccupations environnementales – comme la réduction de la pollution intérieure et l’élimination des plastiques”, souligne Anne Dimon, PDG de la Wellness Tourism Association.

“En investissant dans des expériences bien-être holistiques qui aident nos clients à se sentir bien tout au long du séjour, nous établissons un modèle porteur de forte croissance du chiffre d’affaires, grâce au renouvellement des réservations, au bouche à oreille et aux retours positifs sur les réseaux sociaux”, souligne Emlyn Brown, directeur Bien-être, marques luxe et haut de gamme pour Accor. Les clients à la recherche du bien-être dépensent plus. Ces expériences boostent la satisfaction des clients, et peuvent les fidéliser.

Des offres plus pointues

Le rapport décrit quelques exemples mis en place dans les hôtels du groupe Accor. Ils se basent sur cinq piliers clés qui guident l’approche globale en matière de bien-être : nutrition active, design holistique, corps en mouvement, spa et pleine conscience. Ainsi, la marque Raffles utilise des techniques de Feng Shui pour équilibrer ses espaces intérieurs, crée des menus améliorant le sommeil, ou propose des rituels du sommeil (aromathérapie, masques de sommeil).

Dans les hôtels Fairmont, il est possible d’emprunter des vêtements et équipements sportifs. Les établissements Pullman mettent à disposition des studios ‘Power Fitness’, des exercices vidéo à la demande, ont conçu des ‘boot camps’ (entrainements à l’extérieur), des menus Power Up pour une nutrition optimale, ou encore un programme international de remise en forme…

Quant à la marque Swissôtel, elle développe son concept de chambre Vitalité. Ces suites personnalisées sont équipées de systèmes d’éclairage circadien, de tapis de yoga, de murs bien-être avec des modules de remise en forme, de stores occultants, de systèmes de purification de l’air, de barres vitalité et de super-aliments.

Source : Le bien-être dans l’hôtellerie : un secteur porteur

Davantage de slow tourisme en 2020, moins de tourisme de masse

Depuis plusieurs années déjà, des voix s’élèvent pour lutter contre le tourisme de masse. Un fléau qui met à mal de nombreuses villes et de nombreux sites. Alors que la riposte s’organise, le slow tourisme respectueux de l’environnement apparaît comme une alternative privilégiée par de plus en plus de voyageurs.

Les chiffres sont là. Implacables. Selon les données de l’OMT, nous sommes passés 700 millions de touristes en 2000 à plus de 1,5 milliard aujourd’hui. Un chiffre vertigineux qui a plus que doublé en à peine 20 ans. L’arrivée massive de nouveaux touristes, en provenance d’Asie notamment, la réduction du temps de travail et la multiplication des low-cost expliquent en partie cette croissance qui n’est pas prête de s’arrêter.

Conséquence de cet afflux massif de voyageurs, des villes et des sites se retrouvent vite saturés, pollués, endommagés et donc menacés. Qui n’a pas entendu parler de sur-tourisme à Venise, Split ou Barcelone. Les tombeaux d’Egypte, le Machu Picchu, chez nous le Mont Saint-Michel sont eux aussi mis à mal. Même la Suisse commence à se plaindre d’un phénomène de sur-tourisme.

Sous la pression médiatique et de l’opinion publique, les états, les municipalités sont contraintes de prendre des décisions. Les villes, comme à Venise ou à Dubrovnik, mettent en place des péages payants pour limiter l’afflux de visiteurs. Aux Etats-Unis dans le Colorado, un tirage au sort a été mis en place pour pouvoir visiter « The Wave », une vague de roches rouges. Seulement 20 places sont disponibles chaque jour. Les mesures sont parfois plus drastiques. Ainsi, Maya Bay, la baie thaïlandaise rendue célèbre par le film « La Plage » avec Leonardo DiCaprio sera fermée jusqu’en 2021. Autre exemple, face à la sur-fréquentation touristique, la ville de Kyoto au Japon interdit les photos des touristes visitant le quartier de Gion, lieu de vie de nombreuses geishas.

L’objectif final n’est bien entendu pas de tuer le tourisme mais de faire en sorte qu’il soit mieux régulé avec des voyageurs mieux répartis dans l’espace et dans le temps. Et parce que le tourisme de masse devient une pratique de plus en plus décriée dans le monde entier, se développe dans le même temps ce que l’on appelle l’éco-tourisme, un tourisme davantage respectueux de l’environnement. L’un des exemples récents est le tour-opérateur du groupe Marietton Voyamar qui programme des circuits éco-responsables favorisant notamment l’échange avec les locaux. TUI de son côté vient de dévoiler le top 7 des « villes green » à découvrir en 2020. A San Francisco, Reykjavik, Vancouver, Ljubljana, Hoi An, Copenhague, Flagstaff, ce sont à chaque fois des initiatives qui sont mises en avant en faveur de la planète. La start-up rennaise Ma Valise entend faire voyager les gens autrement et leur proposer une alternative au tourisme de masse. Après inscription, le candidat au voyage alimente une cagnotte. Parvenu à une certaine somme, le site lui garantit « une offre de voyage éthique et accessible répondant aux nouveaux enjeux du tourisme durable ».

L’an 2020 ne sera pas synonyme de grands changements dans le comportement du voyageur. Mais elle traduira un peu plus la volonté de fuir le tourisme de masse pour privilégier un tourisme alternatif. Un slow travel où l’on prend son temps et qui permet de bien s’immerger dans les lieux visités (expériences uniques, rencontre avec les populations locales, réduction de son empreinte carbone…). Une aubaine aussi pour certaines destinations, en retrait, souffrant d’une forme de désaffection, et qui devraient-là pouvoir tirer leur épingle du jeu. Respectueuses de l’environnement et bien loin du tourisme de masse.

Source : Davantage de slow tourisme en 2020, moins de tourisme de masse

Tourisme durable, authenticité – 2020 : la révolution du voyage

Notre façon de voyager est en constante évolution. Ces dernières années, l’idée d’un tourisme plus respectueux de l’environnement, plus durable et plus authentique s’est développée autour d’un constat simple : de plus en plus de personnes voyagent. Et cet essor touristique est aussi, malheureusement, synonyme de dérives. On parle ici de sites réputés envahis par les hordes de touristes, de récifs coralliens abîmés, de populations locales désabusées… Alors pour pallier ces conséquences, certains voyageurs ont décidé de voyager autrement, de privilégier un tourisme durable et éco-responsable, plus respectueux non seulement de l’environnement, mais aussi des habitants de chaque destination…

Le développement du « slow travel »

Aujourd’hui, plus encore que la destination, c’est le chemin qui compte ! De plus en plus de voyageurs privilégient la qualité à la quantité, c’est à dire qu’ils préfèrent voir moins mais mieux. Cela se traduit souvent par des itinéraires plus lents, des étapes plus longues, davantage de trajets à pied ou à vélo et des visites plus immersives. Prendre son temps en voyage est devenu une philosophie à part entière, la clé pour vivre la destination plutôt que la visiter.

Le choix de destinations alternatives

Plutôt que de découvrir les sites les plus connus au monde en compagnie de milliers d’autres visiteurs, bon nombre de voyageurs font désormais le choix de sortir des sentiers battus. Éviter le tourisme de masse est même devenu une priorité pour beaucoup, qui préféreront bouder les incontournables pour se focaliser sur une expérience plus authentique. De nouvelles destinations voient ainsi le jour comme le Rwanda ou le Panama.

L’envie de rencontrer les locaux

Il y a quelques années, c’était les resorts et les hôtels de luxe qui avaient le vent en poupe. Aujourd’hui, le voyageur troque volontiers son confort pour vivre une expérience plus simple et authentique, davantage axée sur les rencontres. Les logements chez l’habitant rencontrent un succès grandissant et pour cause, ils offrent la possibilité de s’immerger chez une famille locale et de partager d’incroyables instants ensemble autour de moments simples comme la préparation des repas.

Le tourisme vert

Il est désormais impossible d’oublier sa conscience écologique en vacances ! Le voyageur d’aujourd’hui délaisse allègrement les activités polluantes pour préférer la randonnée, la découverte d’espaces naturels et les activités « vertes ». Même chose pour les hôtels puisque ceux labellisés pour un tourisme éco-responsable connaissent un succès grandissant. On remarque aussi que, pour moins polluer, les moyens de transport locaux sont privilégiés par rapport aux vols internes : une bonne nouvelle pour la planète !

Solidarité et équité

Projets humanitaires, tourisme collaboratif, séjours chez l’habitant… Les immerger chez une famille sont en plein boom avec l’éveil de la conscience collective. Aujourd’hui, voyager se fait en accord avec ses valeurs. On part à la rencontre des communautés, on privilégie les objets faits à la main plutôt que le « Made in China », on soutient les actions favorisant le développement des populations locales… Le voyage se fait désormais dans le respect des habitants et de leur culture.

La créativité en voyage

Plutôt que de simplement visiter des monuments et des sites naturels, le voyageur de 2020 préfère vivre des expériences inoubliables. L’immersion dans la culture locale est privilégiée à l’observation. On voit ainsi émerger des ateliers, des cours et autres stages permettant à chacun de développer sa créativité. Cours de cuisine lors d’un voyage en Thaïlande, initiation au tango en Colombie, stage de yoga ou de méditation en Inde… Aujourd’hui, le voyageur devient l’acteur principal de son aventure.

Source : Tourisme durable, authenticité – 2020 : la révolution du voyage

Le tourisme durable est (enfin) à la mode… pourvu que ça dure !

Après des années de disgrâce, le tourisme durable est (enfin) tendance. Mais ce n’est pas gagné pour autant. Il va falloir chasser les marchands du temple attirés par le nouvel Eldorador et l’envie de se mettre en “vert”. Autrefois ils détractaient, aujourd’hui ils encensent. Mais est-ce bien important ? selon la formule consacrée, “dites ce que vous voulez mais… parlez-en !”

 n’y a pas si longtemps, parler de tourisme durable ça saoulait tout le monde.

C’était un discours “bobo”, la tarte à la crème mélangée au tourisme vert. Le dernier sujet de conversation entre la poire et le fromage quand il n’y avait plus de fromage…

Pourquoi une telle disgrâce ? Parce que dans vert il y a “écolo”… et dans écolo il y a tout ce dont on a pas forcément envie, parce que les bons-pensants pensent que tout ça ramène à des contraintes, alors qu’on a autre chose à penser pendant les vacances, n’est-il pas ?

Bref, ça culpabilise, ça coûte plus cher, c’est probablement moins confortable et en plus, quand on compense la taxe carbone, on ne sait même pas où va son argent…

Allez “vendre” ça et emballer des entreprise sur le tourisme durable… Compliqué, non ?

Et comme on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif, les consommateurs n’en demandent pas et les professionnels du tourisme se disent qu’ils ont d’autres chats à fouetter.

Et qu’il sera toujours assez tôt pour investir dans les initiatives pour polluer moins et laisser une planète pas trop pourrie à nos enfants.

Et puis patatras !

La météo s’est détraquée, les ouragans sont devenus plus violents et plus fréquents, un continent de plastique, (notre mer des “Sargasses” moderne), flotte quelque part sur la grande bleue, une “Jeanne d’Arc” venue du froid a pointé du doigt les vilaines compagnies aériennes, des études plus ou moins sérieuses ont dit pis que pendre des croisiéristes…

Ben oui, parce que le pollueur, même s’il n’est pas toujours le payeur, c’est forcément l’autre !

Cerise sur le gâteau, le législateur s’est mis de la partie…

La nouvelle Responsabilité Sociétale des Entreprises, (RSE) également appelée Responsabilité Sociale des Entreprises fait désormais obligation à celles-ci de prendre en compte et de mettre en musique le développement durable au sein de l’entité.

Il y a quelque chose de positif dans ce grand “déballage” : on parle enfin du tourisme durable. Il ne se passe désormais pas un jour sans que les questions environnementales fassent le JT de 20h.

Les Compagnies de croisières se mettent au GNL, les transporteurs aériens s’engagent à compenser leurs émissions carbone, les destinations affichent leur plus beau profil durable et Clubs et forfaits se doivent désormais d’afficher le label vert qui va bien.

Alors tout va désormais pour le mieux dans le meilleurs des mondes ?

Pas exactement. Le défi du tourisme durable vient de commencer. Il va falloir chasser les marchands du temple qui veulent aussi se mettre au vert et surtout encourager les “purs et durs”, tous ceux qui depuis des années se décarcassent.

Ils croyaient prêcher dans le désert et découvrent désormais les vertes oasis…

Attention aux mirages quand même !

Source : Le tourisme durable est (enfin) à la mode… pourvu que ça dure !

La staycation, un axe de développement pour l’hôtellerie ?

France. De plus en plus d’hôtels surfent sur le concept de la staycation, qui consiste pour le client à s’offrir un break en séjournant à l’hôtel dans sa propre ville. Cette tendance permet aux établissements d’améliorer leur taux d’occupation notamment le dimanche soir et séduire une clientèle locale plus facile à fidéliser.

Manque de temps, budget limité pour une escapade, refus de prendre l’avion pour des raisons écologiques ou simple envie de redécouvrir sa ville à travers un séjour cocooning à l’hôtel… Les raisons qui motivent les citadins à s’offrir une staycation le temps d’un week-end sont variées. Né aux États-Unis, le concept connaît un succès grandissant en France. Au point de devenir un argument commercial pour les hôtels.

C’est le cas de l’Intercontinental Lyon-Hôtel Dieu, un 5 étoiles de 144 chambres ouvert en juin dernier. Pour son ouverture, l’établissement a lancé une offre dédiée aux Lyonnais : une nuitée à 250 € (au lieu de 590 €) avec petit déjeuner pour deux et cocktails. “L’offre a tellement séduit que nous l’avons prolongée jusqu’au 31 décembre. Même si notre clientèle est essentiellement internationale, les locaux constituent aussi un marché clé, car ils représentent 80 % de la clientèle de notre bar et restaurant”, assure Marion Sardou, responsable marketing de l’établissement. Pour MiHotel, un concept de suites de luxe contemporaines, équipées high tech et réparties dans le centre de Lyon, les staycations font même partie de la stratégie initiale des deux fondatrices. “À travers nos suites, nous avons voulu offrir un moment de déconnexion et de détente afin de proposer à nos hôtes de vivre une véritable expérience. Et cela fonctionne. La clientèle locale représente 10 % de notre chiffre d’affaires et nous avons un très bon taux d’occupation le dimanche soir, avec des tarifs offrant des réductions jusqu’à 20 %. Tout cela a été possible grâce à une stratégie web dédiée notamment aux millennials, une cible majeure pour nous. Ces derniers aiment publier des photos de leur séjour sur Instagram, car nos suites font rêver”, analyse Nathalie Grynbaum, cofondatrice de Mihotel.

 L’hôtel, une destination en soi

Faire de l’hôtel une destination en soi, c’est d’ailleurs le concept sur lequel la start-up parisienne Staycation a construit son business. Chaque mercredi, elle propose sur son site web des promotions, sous forme de packages, dans des hôtels parisiens ou à moins de 3 heures de la capitale. Objectif : séduire les Parisiens en leur proposant des séjours dégriffés près de chez eux le week-end. Un concept qui a séduit le Ballu, un hôtel 4 étoiles ouvert en juillet dernier dans le IXe arrondissement de Paris. “L’adhésion à ce site nous a permis de nous faire connaître de la clientèle locale et de la fidéliser car nous répondons aux attentes des adeptes de la staycation. Ce public représente déjà 5 % de notre taux d’occupation et près de 10 % de notre chiffre d’affaires. Il nous permet de remplir les chambres le week-end, une période plutôt creuse à Paris, mais également de développer nos ventes additionnelles sur des prestations diverses”, explique Julia Vidalenc, la directrice de l’hôtel.

Un autre site web, Dayuse, propose, lui, des réservations de chambres d’hôtels en journée. Le Clos Saint-Éloi, hôtel 4 étoiles à Thiers (Puy-de-Dôme), est membre du site depuis un an et demi. “Ce système nous a surtout permis de développer la clientèle du restaurant et d’améliorer ainsi notre visibilité”, conclut Alain Beauvoir, le directeur. Preuve que la staycation peut se décliner sous toutes les formes.

Source : La staycation, un axe de développement pour l’hôtellerie ?

Le coworking est-il l’avenir de l’hôtellerie ?

Avec 2,8 millions d’indépendants en France, les travailleurs mobiles représentent un marché dynamique et attractif. Avec une clientèle souvent d’affaires, les hôtels peuvent facilement attirer des travailleurs mobiles et des coworkers de quartier, d’autant qu’ils disposent d’espaces pouvant les accueillir. Mais face à la concurrence, les établissements doivent également proposer des formules adaptées aux profils.

Après avoir intégré le secteur des locations saisonnières, de l’événementiel voire des croisières pour certains acteurs, l’hôtellerie se lance dans le coworking. Tendance du marché depuis ces cinq dernières années, le coworking n’est pas un secteur sans concurrence et sans risques. Cependant, les hôtels pourraient en tirer grandement partie en jouant sur le dynamisme et les atouts de leur marché pour s’imposer.

Le coworking est perçu comme une opportunité dans le secteur des services, car il permet permettant une stratégie de diversification en adéquation avec leur métier. C’est ce que l’on observe en particulier dans l’hôtellerie. Dans tous les établissements des grands groupes et enseignes hôteliers, dont Accor, Elegencia, Hilton et Marriott, fleurissent en effet des espaces communs de travail. L’entrepreneur, le cadre ou encore la PME peut désormais s’installer dans ces espaces réservés, souvent au sein des hôtels même, pour travailler.

Rentabiliser des espaces déjà disponibles

Ces choix stratégiques sont-ils un bon calcul ? Au vu du poids du marché, difficile pour l’hôtellerie de ne pas être alléchée par le potentiel offert par le coworking. En effet, avec 2,8 millions d’indépendants en France et la flexibilité géographique du travail permise par les nouvelles technologies et de plus en plus répandue dans les grandes entreprises, les travailleurs mobiles représentent un marché dynamique et attractif. 

Par ailleurs, les hôtels ont l’avantage d’un actif disponible non utilisé. Avec un taux d’occupation estimé à 63 %, les établissements peuvent transformer une faiblesse en atout. L’espace est déjà disponible et nécessite peu d’investissement pour se lancer, puisqu’il suffit d’un lieu dédié et d’une connexion wifi pour entrer sur le marché. Évidemment, se contenter de cette proposition ne peut suffire face à la concurrence qui rivalise d’idées pour attirer les coworkers. C’est pourquoi de nombreux hôtels proposent des formules adaptées à tout type de profil : travailleur ponctuel ou habitué, entrepreneur seul ou encore PME. La typologie d’espace est également différente selon les besoins : on y trouve des salles de réunion ou des bureaux individuels, voire même des salles de créativité. Enfin, une gamme de services annexes est proposée : services de conciergerie, salle de sport…

Une stratégie de diversification

L’hôtellerie dispose d’un autre atout majeur par rapport à des acteurs purement spécialisés dans le coworking. Son cœur de métier différent mais complémentaire représente un cercle vertueux pour le marché de la nuitée et du coworking. Avec une clientèle souvent d’affaires, l’hôtel peut facilement attirer des travailleurs mobiles. Pour attirer des coworkers de quartier, donc ne réservant pas de nuitée, les grands groupes hôteliers peuvent compter sur leur localisation stratégique proche des centres d’affaires. L’hôtellerie propose d’ailleurs des programmes de fidélisation attractifs sous système de points et recoupant l’ensemble de leurs services, coworking comme nuitée.

Avec une croissance mondiale moyenne de 75 % par an de coworkers depuis 2010 selon le spécialiste immobilier d’entreprise Knight Frank, il est difficile de conclure que ce marché n’est pas intéressant, y compris pour les acteurs hôteliers. Cependant, le fragile business model du secteur montre qu’il peut être difficile de s’y spécialiser. En témoignent, les déboires de l’acteur spécialisé du coworking The We Company qui doit abandonner son entrée en bourse face à la défiance des marchés. Il donc sans doute plus sûr d’envisager ce marché comme une stratégie de diversification et en adéquation avec son cœur de métier. Cette complémentarité de marchés permet de s’appuyer sur les atouts existants et surtout de faire face à un retournement économique. Des résultats négatifs dans le coworking seraient compensés par les activités annexes à la différence des concurrents spécialisés qui n’auraient pas de matelas de sécurité pour résister sur le long terme. Ainsi, le coworking pourrait devenir une activité monopolisée par l’hôtellerie.

Source : Le coworking est-il l’avenir de l’hôtellerie ?