Ce matin, l’avant-première virtuelle du forum A World For Travel a rassemblé des intervenants de haut niveau. Une table-ronde dédiée au regard des jeunes sur la transformation du Tourisme a été l’occasion d’aborder la question du développement durable.

Le sujet de l’impact écologique du Tourisme a été au cœur des échanges lors de l’avant-première virtuelle du forum A World For Travel. Mike Horn, le célèbre aventurier, a notamment appelé la population à aller découvrir les contrées qui l’entourent. « Dream big, don’t dream small », a-t-il déclaré en visioconférence en s’adressant aux professionnels du Tourisme. Selon lui, il faut davantage investir dans l’économie locale. Il s’agit de voyager moins, mais de voyager mieux. Et cela passe par la réduction du Tourisme de masse.

Une idée reprise par le panel des Millennials lors d’une table-ronde sur le Tourisme de demain. « Il faut repenser le Tourisme en intégrant l’aspect écologique », a déclaré Isaure Delom, Activiste du voyage alternatif. Pour promouvoir le cyclotourisme, la jeune fille a enfourché son vélo dimanche 11 octobre pour 1790km jusqu’à Evora. Un voyage malheureusement écourté à cause du contexte sanitaire et du report du forum en mai 2021. Mais ses convictions restent, elles, bien présentes : « Il faut repenser les moyens de transport pour construire des expériences écologiques durables », a-t-elle ajouté. Avec son association portugaise Rota Vicentina, Marta Cabral veut avoir un impact positif en voyageant, pas négatif. Pour cela, les initiatives doivent être locales, mais aussi plus globales selon elle. « Innover est en effet un défi global », a complété Frédéric Lizée, spécialiste du Tourisme et Mobilisateur de jeunesse.

Le développement durable n’est pas une tendance

Comment créer un Tourisme plus durable ? En travaillant avec les territoires selon Marta Cabral. « Aujourd’hui, lorsque l’on parle de durable, on parle de local. Mais nous ne maîtrisons pas encore ce qui se passe localement dans les destinations », explique-t-elle. Autrement dit, il faut que la réorganisation vienne par le haut et non pas le bas pour créer un mouvement plus important. « Le secteur doit généraliser les offres durables jusqu’à ce que ça devienne la norme », a continué Isaure Delom. Le changement doit venir de trois entités selon Frédéric Lizée : des professionnels du Tourisme, des institutions et des clients eux-mêmes.

C’est donc un changement profond qu’il faut opérer, une réorganisation même du système en place. « Le développement durable n’est pas une tendance. Cela ne doit pas être un slogan marketing », a appuyé Marta Cabral. Qui mieux alors que la nouvelle génération pour fonder de nouvelles bases au Tourisme ? « Il faut écouter les Millennials car ce sont eux qui construiront le Tourisme de demain ». C’est pourquoi le mobilisateur de jeunesse a créé le #NewExplorerChallenge. Une initiative pour inviter les étudiants à réfléchir à l’évolution du voyage aventure durable tout en se dépassant sportivement.

Pour voir ou revoir l’évènement en ligne, vous pouvez accéder au replay ici

Source : « Il faut écouter les Millennials car ce sont eux qui construiront le Tourisme de demain »

Ce type d’installation peut permettre aux hôteliers de se démarquer via une offre personnalisée , de communiquer sur un sujet inédit et parfois aussi de limiter les contraintes techniques ou les coûts d’investissement.

Depuis vingt ans, le spa est la prestation bien-être numéro un pour un client d’hôtel, tout du moins en 4 et 5 étoiles (14 % du marché hôtelier français). Dans ces gammes, les trois quarts des clients estiment que la présence d’un spa est appréciable à indispensable (Source : étude exclusive Coach Omnium 2017 sur les attentes et comportements d’achat des clients d’hôtel – https://cutt.ly/nffjVlV ). En prenant de l’ampleur, y compris dans les gammes inférieures, le secteur se doit d’être dynamique pour répondre à une clientèle exigeante, informée et qui dispose surtout d’un choix de plus en plus étoffé en espaces bien-être.

Dans ce contexte concurrentiel, proposer une offre inédite, personnalisée, représente une valeur ajoutée pour renforcer l’identité de son spa. Il existe multiples manières de se démarquer : que ce soit à travers l’architecture, le décor, la thématique, le positionnement, le choix de la marque et des cosmétiques associées … Nous livrons ici un petit tour d’horizon des grandes tendances spas et idées innovantes, qui inspireront les hôteliers à la recherche de nouveaux concepts.

Des lieux improbables

Quoi de mieux pour rompre avec le quotidien et se dépayser, qu’un lieu original où faire une pause bien-être ? C’est possible avec le spa mobile ou nomade : dans des tentes, des igloos, des cabanes dans des arbres, des roulottes, des péniches… Comme cela a été le cas il y a quelques années dans l’hébergement, des spas ont élu domicile dans des lieux inédits, parfois même improbables, avec pour objectif de surprendre les clients, mais parfois aussi de limiter les contraintes techniques ou les coûts d’investissement.

Quelques exemples

  • le bain nordique du Domaine de Mieslot, en Franche-Comté : dans les arbres ou en roulotte, jacuzzi, sauna et bassin naturel chauffé pour profiter d’un moment spa en pleine nature ;
  • les cabanes sur pilotis au standing luxueux du domaine L’Haute en Couleur Cabanes & Spas  offrent un moment de bien-être au sein du parc naturel des Landes de Gascogne ;
  • la Grée des Landes, éco-hôtel spa Yves Rocher, dispose également d’une cabane dans les arbres en plus de ses 28 ‘chambres écologiques’ et de ses trois suites végétales.

D’autres spas sont implantés dans des lieux étonnants : caves, grottes ou encore coffre-fort de banque comme le Away Spa à l’hôtel W d’Amsterdam (Pays-Bas) qui a remporté le prix du meilleur spa d’expérience unique lors des World Luxury Spa Awards en 2018.

Le spa insolite peut donc permettre aux hôteliers de se démarquer via une offre personnalisée  pour mieux séduire la clientèle, communiquer sur un sujet inédit susceptible d’intéresser les médias, mais aussi pour simplifier l’installation et limiter le coût de création du spa.

Attention néanmoins, le caractère insolite ne doit pas être déployé au dépend de la qualité, du confort, des normes d’hygiène et de sécurité.

Source : Tendances spa : les spas nomades et insolites

France. S’il est recommandé de diminuer sa consommation de viande, il faut compenser par d’autres sources de protéines. Les alternatives sont nombreuses : légumineuses, tofu, quinoa, sarrasin…, pour répondre à la demande des clients, qu’ils soient végétariens ou non.

Le Plan national nutrition santé (PNNS 4, 2019-2023) préconise de diminuer les quantités et la fréquence des protéines animales : les volailles, le poisson et les œufs sont à privilégier et il est conseillé de ne pas dépasser 500 g par semaine pour les autres viandes. Pour compenser les apports en protéines, les légumes secs peuvent être mis au menu au moins deux fois par semaine, et d’autres substituts existent, pour varier et répondre à la demande des clients végétariens et végétaliens.

► Objectif protéines

Les protéines sont les constituants essentiels de toute cellule vivante. Elles permettent d’assurer les fonctions vitales du corps et le maintien de la masse musculaire. Une insuffisance d’apport entraîne une fonte musculaire, une fatigue intense et augmente le risque de carences en vitamines et minéraux. Une réduction de la consommation de viande doit être compensée par d’autres sources de protéines.

► Les alternatives végétales

  • Les légumineuses comme les pois, les haricots rouges, les lentilles… sont le meilleur moyen de remplacer la viande, à moindre coût et tout en enrichissant l’alimentation en fibres, minéraux et vitamines. Seul bémol : elles ne contiennent pas tous les acides aminés, molécules permettant la synthèse des protéines, en quantité suffisante. Pour rééquilibrer les repas, il suffit d’associer les légumes secs avec des céréales. Exemples d’associations : maïs et haricots rouges, semoule et pois chiches, riz et lentilles, pain et houmous etc.
  • Le sarrasin et le quinoa sont également intéressants pour leurs teneurs en protéines et s’associent très bien avec des légumineuses et des légumes frais crus ou cuits.
  • Le tofu, frais ou fumé, fabriqué à partir de soja fermenté, peut intégrer de nombreuses préparations : plats en sauce, woks de légumes, salades composées…
  • Le seitan, constitué majoritairement de gluten de blé et de sauce soja, est une très bonne alternative à la viande car il est riche en protéines (20 g pour 100 g, comme la moyenne des viandes) et pauvre en matières grasses (moins de 3 %). Il s’adapte à de nombreux plats : tartes salées, parmentier, couscous, pot-au-feu… et peut se cuire indifféremment au four, à la vapeur ou poché.
  • Les substituts de la viande du commerce : ce sont des produits transformés à base de protéines végétales (souvent soja ou pois et blé). Vérifiez bien les étiquettes et optez pour des produits riches en protéines (au moins 15 g pour 100 g) et modérés en matières grasses (moins de 10 g pour 100 g). Ces préparations s’intègrent facilement dans les menus classiques avec des féculents et des légumes, mais également dans des burgers, des sandwichs, des salades composées.

Les alternatives à la viande sont donc nombreuses. Pour améliorer les qualités nutritionnelles des plats, n’hésitez pas à y ajouter des graines (lin, chia, courge, chanvre…), des algues ou de la spiruline, ou encore des fruits oléagineux (amandes, noisettes, noix…) qui, en plus des protéines et de tout un panel d’acides gras essentiels, de vitamines et de minéraux, apporteront du goût, de la couleur et du croquant à vos plats.

Source : Alternatives végétales à la viande : comment les intégrer dans un menu

La société Bacardi s’est intéressée aux aspirations des Français au lendemain du confinement, à la manière dont ils vont sociabiliser l’été. Les résultats de l’enquête.*

Un besoin grand d’être à l’extérieur

Les réunions entre amis se dérouleront cet été, dehors, et près de la moitié des personnes interrogées (48 %) disent qu’ils prévoient de prendre plus de temps cette année, pour boire un verre.

En moyenne, les personnes interrogées comptent passer 21 heures par semaine en extérieur avec leurs amis ou en famille, et la tranche des 30 à 44 ans prévoit de passer la majorité de ce temps dans des parcs ou des jardins (23 heures en moyenne).

Se retrouver en famille et entre amis est cité comme la priorité no 1 par près de deux tiers des participants (64 %), pour déguster un verre ensemble au soleil (41 %) et aller se restaurer à l’extérieur (35 %).

Montée en puissance du cocktail à emporter

Plus des trois quarts (77 %) indiquent que parmi leurs projets cet été, ils prévoient de siroter un cocktail (alcoolisé ou non) hors de chez eux, 30% prépareront eux-mêmes leurs cocktails… Cela dit, la consommation des cocktails à emporter est un nouveau segment qui s’est installé avec le confinement. 15 % des amateurs de plein air, comptent recourir au service à emporter d’un bar local pour se procurer des boissons ou cocktails. La facilité et la commodité (28 %), la dégustation d’un cocktail qu’ils ne savent pas faire (25 %) et le soutien à un bar local (24 %) sont les principales raisons citées pour commander cet été des cocktails à emporter.

Le constat de Jacob Briars, directeur de la promotion mondiale 

 « C’est rassurant de voir des gens soutenir leurs bars et restaurants locaux depuis la levée du confinement. Il a été inspirant de voir l’ingéniosité des bars et des restaurants à trouver de nouvelles façons de proposer de bons cocktails à leurs habitués – que ce soit par la livraison, les cocktails à emporter ou la transformation des espaces extérieurs en zones qui permettent aux gens de profiter de leur boisson, tout en étant physiquement distancié. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec les propriétaires de bars et les barmans pendant cette période difficile grâce à l’initiative RaiseYourSpirits de Bacardi et nous continuons de les aider à s’adapter à la « nouvelle normalité ». Les épauler à développer de délicieuses cartes cocktails à emporter pour profiter de cette nouvelle tendance a été la clé. C’est encourageant de voir les innovations créées par les barmans en matière de boissons pour que les gens puissent déguster de nouveaux cocktails, dans le cadre de leurs soirées à l’extérieur, cet été. »

*Enquête menée par i Perspectus Global auprès de 1027 Français de 25 ans ou plus en juillet 2020

Source : Cocktails à emporter, nouvelle tendance ?

Décliner un établissement entier sur un même thème, c’est risqué. Parce que celui-ci peut se démoder. Parce que le client peut se lasser. Pour autant faut-il renoncer à l’hôtel thématique ? Eléments de réponse avec Youri Sawerschel, fondateur de Creative Supply.

Choisir un thème pour un hôtel, c’est un concept très fort ”, explique Youri Sawerschel. Trop fort même, parfois. “Que l’établissement se décline sur le thème de la mode, du champagne, de la littérature… il risque de se démoder. Pire : le client peut vite se lasser”, ajoute le fondateur de l’agence de marketing Creative Supply. Il s’interroge : “A-t-on envie de dormir plusieurs fois dans une chambre qui porte le nom de tel ou tel styliste ?” L’expérience est déjà vécue. L’effet de surprise est rompu. Surtout à l’heure d’Instagram, où tout est dévoilé avant même que l’on ne soit sur place. “En outre, une fois que la presse a parlé de l’hôtel à thème et de sa déco, elle n’a plus rien à dire sur le sujet”, souligne le consultant.

La variation sur un même thème a donc ses limites dans l’hôtellerie. “Sauf si on est moins radical, nuance Youri Sawerschel. Au lieu d’avoir un hôtel sur le thème du champagne, on peut décliner chambres et parties communes autour de l’artisanat français. Ce qui laisse plus de champ et de possibilités en terme de déco, décor, architecture d’intérieur.” Il suggère aussi d’opter pour “un concept à 360° .”

Créer des événements autour du thème choisi

À ce titre, il cite en exemple l’hôtel du BnA Alter Museum, à Kyoto. “Ses 31 chambres sont 31 expositions permanentes, grâce à un partenariat avec des artistes qui conçoivent le design de chaque chambre. L’hôtel, lui, est positionné comme un musée et une partie de son chiffre d’affaires est redistribué aux artistes. Ainsi chaque client se sent mécène ou sponsor de l’artiste qui a conçu la chambre où le client a séjourné”, détaille Youri Sawerschel. Certes, ici, le parti pris de l’hôtelier est fort, mais la démarche implique et valorise le client.

Enfin, le patron de Creative Supply donne une dernière piste à ceux qui veulent absolument un hôtel à thème : “Au lieu d’avoir tout son établissement sur une seule thématique, comme la littérature par exemple, mieux vaut proposer de l’événementiel autour de ce thème. À l’instar d’une semaine de la littérature, avec nouvelle déco, rencontres avec des écrivains, partage de livres avec les clients… C’est à la fois ponctuel et lié à de l’événementiel : un mix qui permet de créer une actualité et de communiquer, sans pour autant enfermer l’hôtel dans un cadre trop hermétique.

Source : Hôtel à thème : bonne ou mauvaise idée ?

Soldes, réseaux sociaux, revenus ancillaires… Pour bien démarrer l’année, voici quelques conseils pour développer les ventes de votre agence en 2020.

Recherchez les soldes et promotions

Soldes d’hiver oblige, pourquoi ne pas profiter de toutes les offres actuellement proposées par les voyagistes pour faire grimper vos ventes ? Les soldes sont en effet le moment parfait pour mettre en avant des voyages auxquels n’auraient peut-être pas osé imaginer vos clients, avec des tarifs pouvant aller jusqu’à -50%. À noter évidemment que la période des soldes n’est pas le seul moment de l’année pendant laquelle vous pourrez faire profiter vos clients de réductions. Surveillez régulièrement les produits des TO, compagnies aériennes et autres voyagistes, qui peuvent proposer tout au long de l’année des offres intéressantes.

Développez le web

Dans un guide publié l’année dernière, l’agence spécialiste du webmarketing e-tourisme Resaconseil apportait ses conseils pour améliorer ses performances sur le web, et par conséquent multiplier les dossiers. Parmi eux, le développement du référencement naturel (SEO), qui permettra à l’agence d’apparaître sur les premières pages d’un moteur de recherche, et ainsi de gagner en visibilité. Tout aussi important : la transparence des tarifs sur le web. L’internaute préfère connaître le prix réel de son voyage immédiatement. À éviter donc : le « à partir de », qui peut vite faire déchanter le potentiel voyageur !

Pariez sur les réseaux sociaux

Qui dit web, dit bien évidemment réseaux sociaux. Oui, Instagram, Facebook ou LindedIn peuvent aussi vous aider à développer votre business. Facebook pourra tout d’abord vous permettre de mettre en avant des destinations, en partageant par exemple des vidéos, stories ou albums photos. Idem pour Instagram, qui peut également vous servir à promouvoir votre entreprise. Simple et efficace pour faire parler de vous ! Quant à LinkedIn, c’est l’outil parfait pour renforcer votre présence sur le web et nouer de nouvelles relations professionnelles.

Rendez vos agences plus attrayantes

Si l’image sur la toile est importante, elle l’est peut-être encore plus en agences. Et celles-ci doivent être attirantes ! C’est en effet ce que semblent attendre vos clients, à en croire le dernier baromètre Smart Retail de Samsung, dévoilé en septembre dernier. Selon l’étude, 73% des consommateurs finalisent leur achat en point de vente physique. Mais encore faut-il réussir à le rendre attractif. Cela passera notamment par la mise en avant des destinations ou TO préférés des clients, par un investissement ou rajeunissement de la décoration, par l’ambiance du magasin, mais aussi par la vitrine, première chose que le futur voyageur regardera avant d’entrer.

Misez sur les revenus ancillaires

Selon les compagnies aériennes, vous pourrez bénéficier de marges sur les revenus ancillaires. Bagages en soute, repas à bord, sélection du siège ou embarquement prioritaire sont autant de services facturés notamment par les compagnies low-cost. N’hésitez donc pas à proposer toutes ces options à vos clients pour faire grimper le panier. Autre idée : les assurances voyages. Si elles ne sont pas incluses dans le package, pourquoi ne pas les conseiller aux voyageurs. De quoi là aussi faire progresser un peu plus votre marge !

Source : Agents de voyages, comment booster vos ventes en 2020 !

Est-ce seulement Airbnb qui a poussé les hôtels à évoluer ? Pas sûr. Le profil des clients aussi. Notamment ceux de l’hôtellerie de luxe : plus jeunes qu’avant, connectés, curieux de tout, tout le temps, tout de suite… À cela s’ajoute l’envie des voyageurs de vivre et se distraire comme les locaux, le nomadisme de la vie de bureau, les problématiques du développement durable…

C’est de tout cela dont ont parlé les trois invités au débat ‘Quel hôtel pour demain ?’, organisé en marge de l’exposition ‘Hôtel Métropole-depuis 1818’, qui prenait place début janvier au pavillon de l’Arsenal à Paris (IVe). Trois invités aux profils complémentaires qui ont brossé un portrait de l’hôtellerie du futur : Aurore Malpièce Bégué, directrice communication et marketing de TB Associés, Emmanuel Sauvage, cofondateur et directeur général du groupe Evok Hôtels Collection, et Ramy Fischler, designer belge et créateur de RF Studio.

  • Jouer un rôle dans la ville

On ne vient plus à l’hôtel juste pour dormir. C’est le premier constat qu’ont dressé les participants au débat. “L’hôtel est un lieu de curiosité, de rencontres, de travail… On ne peut donc plus le concevoir sans lui ajouter un vrai point de restauration : c’est-à-dire avec une offre de qualité, un service de qualité et une carte qui évolue de 7 heures du matin jusqu’à 2 heures du matin”, explique Emmanuel Sauvage. Le patron du groupe Evok assure que la restauration, ainsi appréhendée, peut représenter “plus de 50 % du chiffre d’affaires d’un hôtel. Autre conséquence : l’ouverture d’un hôtel avec restaurant, bar, salle de sport, spa… à l’image du Brach à Paris (XVIe), que le groupe Evok s’apprête à dupliquer à Rome et Madrid, “c’est 200 à 300 emplois créés et ça dynamise tout un quartier”.

Un avis partagé par Aurore Malpièce Bégué, qui rappelle l’importance du “vivre ensemble” , faisant allusion aux nuisances sonores qu’un hôtel peut générer. “À nous, professionnels, de mieux travailler cette problématique en amont”, dit-elle. Et ce que ce soit avec la mairie, les collectivités locales ou autres associations de riverains.

Quant à Ramy Fischler, impliqué dans l’ouverture prochaine d’un hôtel 5 étoiles sur les Champs-Élysées (VIIIe), il s’interroge sur l’impact que pourrait avoir son projet dans l’histoire et l’évolution de ce quartier “moins parisien qu’avant”.

  • S’ouvrir à tous les publics

“Les gens sortent de plus en plus pour boire et manger. À New York, il existe des programmes immobiliers où les appartements sont dépourvus de cuisine”, détaille Aurore Malpièce Bégué. Elle rejoint donc Emmanuel Sauvage quant aux plages horaires XXL des bars ou restaurants : “On doit pouvoir recevoir du matin jusqu’au soir, du café à 1 € jusqu’au caviar avec vodka.

Quand on parle de modularité, mieux vaut cibler celle du public que celle de pièces de mobilier qui vont vite être fragilisées à force d’être manipulées”, commente Ramy Fischler. “Lorsqu’un lieu est trop modulable, il est moins beau, confirme Emmanuel Sauvage. C’est la clientèle qui fait le lieu et, même dans le luxe, il faut savoir s’adresser aux locaux.

Et ce, d’autant que les touristes veulent les rencontrer, les approcher, pour avoir la sensation de vivre au même rythme qu’eux. Le patron du groupe Evok fustige, ici, les hôtels de la capitale qui facturent leur café à plus de 10 € : “Là, c’est sûr, le Parisien ne vient pas !

  • Miser sur le durable

Enfin, l’hôtel de demain sera écologique. Chez Evok, une cellule a été mise en place pour aller au-delà des draps de bain que l’on ne change pas tous les jours. Emmanuel Sauvage parle d’une réflexion en cours pour diminuer, voire remplacer l’usage des vernis, encres, colles… Il cherche des fournisseurs de produits bio “qui peuvent travailler le volume”. “Quant aux clients de palaces ou hôtels équivalents, qui veulent des fraises en hiver, on en a encore, mais les mentalités évoluent”, assure-t-il.

“Le luxe doit être écologique, conclut Ramy Fischler, qui vient d’imaginer des assises pour la brasserie du chef étoilé Thierry Marx à la Tour Eiffel (VIIe), dont on peut garder 80 % de la structure si on souhaite les renouveler. “Demain, en allant à l’hôtel, il faudrait que le client puisse vivre une expérience écologique supérieure à celle qu’il peut avoir chez lui”, reprend-il. Le designer voit l’hôtel de demain “comme une machine qui pourrait donner envie au client de vivre autre chose. 

Source : Quels seront les contours de l’hôtel de demain ?

FRANCE – Cannes. Durant quatre jours, les décideurs du voyage de luxe se sont rencontrés lors de la 18e édition du salon International Luxury Travel Market . Les débats ont notamment porté sur le développement du tourisme responsable, respectueux de l’environnement et proche des populations locales.

Dormir confortablement  à l’hôtel ne suffit plus au ‘voyageur conscient’, qui souhaite donner du sens à son voyage, rencontrer les habitants du lieu qu’il visite, contribuer à la vie de la communauté locale, se recentrer sur des activités qui éveilleront ses sens. Cette tendance était au cœur des discussions du 18e salon International Luxury Travel Market (ILTM), qui a réuni plus de 3 000 personnes au palais des Festivals, début décembre à Cannes (Alpes-Maritimes).

Certaines marques surfent sur cette tendance. Pionnière d’une hôtellerie centrée sur les enjeux de développement durable, la marque Six Senses s’engage dans ses établissements et auprès de ses fournisseurs. “Nous avons déjà réalisé 58 % de notre plan sans plastique d’ici 2022 et nous venons de passer de l’utilisation de produits biodégradables à des produits compostables”, indique Neil Jacobs, PDG de Six Senses Hotels Resorts Spas. En parallèle d’un programme de restauration de la barrière de corail aux Seychelles, la prochaine étape pour Six Senses sera de “réduire [ses] émissions de carbone”.

De nouvelles offres à développer

Engagements auprès de communautés locales, formation et embauche de personnes habitant la région, sourcing proche des restaurants, rencontres avec les communautés et visites d’entreprises proposées aux clients, activité nettoyage des océans…. Autant d’offres tendance qui séduisent les clientèles de luxe et que les marques d’hôtellerie haut de gamme ont décidé de développer. Capella Hotels & Resorts a lancé une opération caritative pendant tout le mois de décembre. 1 % du montant des réservations sur le site de l’hôtel Capella Ubud  seront reversées à Trash Hero Indonesia, un réseau qui lutte pour la protection de l’environnement.

Capella a également lancé des offres plus simples et authentiques, comme ‘local life on wheels’ (la vie locale sur des roulettes) en accompagnant ses clients dans un tour à vélo à travers la destination. Une expérience hors des sentiers battus très appréciée des clients. “Le rôle social des hôteliers a augmenté envers leurs équipes, leurs actionnaires et leurs clients” a martelé Nicholas Clayton, CEO du groupe Capella.

“Chaque action compte”

Le soin apporté a“ux voyageurs de luxe dépasse désormais le bien-être, et les marques de luxe passent au ‘medi-wellnes’, qui allie médecine et programmes de bien-être personnalisés. C’est le cas chez Anantara qui a dévoilé un partenariat avec Verita Healthcare pour trois de ses établissements en Asie.

“Chaque petit geste doit aller dans le bon sens, on ne doit pas faire que de grandes annonces, chaque action compte”, a rappelé Neil Jacobs, pour rappeler que le voyageur conscient ne cherche pas les actions de communication, mais surtout un voyage authentique.

Source : Le ‘voyageur conscient’, cible des professionnels du voyage de luxe

Le groupe Accor vient de publier un livre blanc qui explore la façon dont le secteur du bien-être évolue et impacte aujourd’hui l’hôtellerie, offrant des opportunités aux professionnels qui sauront adapter leurs offres.

Adopter un mode de vie plus sain et se sentir en bonne santé sont des préoccupations partagées par tous. Le rapport  ‘L’avènement du bien-être : la mutation internationale de notre activité’, que vient de publier le groupe Accor (titre original : ‘It’s a wellness world, the global shift shaking up our business’) préconise de prendre pleinement en compte le mieux-être sur la totalité du séjour du client à l’hôtel, afin que celui-ci puisse poursuivre ses activités ‘santé’ comme chez lui, voire en découvrir de nouvelles – ce dont il est friand.

Les hôteliers ont donc une carte à jouer en adaptant leurs prestations et services. “Le mieux-être évolue au-delà des spas et des espaces de fitness, ce qui met le secteur hôtelier au défi d’intégrer, à ses activités quotidiennes, d’autres aspects liés à la santé, tels que la pleine conscience et le temps passé dans la nature, ainsi que les préoccupations environnementales – comme la réduction de la pollution intérieure et l’élimination des plastiques”, souligne Anne Dimon, PDG de la Wellness Tourism Association.

“En investissant dans des expériences bien-être holistiques qui aident nos clients à se sentir bien tout au long du séjour, nous établissons un modèle porteur de forte croissance du chiffre d’affaires, grâce au renouvellement des réservations, au bouche à oreille et aux retours positifs sur les réseaux sociaux”, souligne Emlyn Brown, directeur Bien-être, marques luxe et haut de gamme pour Accor. Les clients à la recherche du bien-être dépensent plus. Ces expériences boostent la satisfaction des clients, et peuvent les fidéliser.

Des offres plus pointues

Le rapport décrit quelques exemples mis en place dans les hôtels du groupe Accor. Ils se basent sur cinq piliers clés qui guident l’approche globale en matière de bien-être : nutrition active, design holistique, corps en mouvement, spa et pleine conscience. Ainsi, la marque Raffles utilise des techniques de Feng Shui pour équilibrer ses espaces intérieurs, crée des menus améliorant le sommeil, ou propose des rituels du sommeil (aromathérapie, masques de sommeil).

Dans les hôtels Fairmont, il est possible d’emprunter des vêtements et équipements sportifs. Les établissements Pullman mettent à disposition des studios ‘Power Fitness’, des exercices vidéo à la demande, ont conçu des ‘boot camps’ (entrainements à l’extérieur), des menus Power Up pour une nutrition optimale, ou encore un programme international de remise en forme…

Quant à la marque Swissôtel, elle développe son concept de chambre Vitalité. Ces suites personnalisées sont équipées de systèmes d’éclairage circadien, de tapis de yoga, de murs bien-être avec des modules de remise en forme, de stores occultants, de systèmes de purification de l’air, de barres vitalité et de super-aliments.

Source : Le bien-être dans l’hôtellerie : un secteur porteur

Depuis plusieurs années déjà, des voix s’élèvent pour lutter contre le tourisme de masse. Un fléau qui met à mal de nombreuses villes et de nombreux sites. Alors que la riposte s’organise, le slow tourisme respectueux de l’environnement apparaît comme une alternative privilégiée par de plus en plus de voyageurs.

Les chiffres sont là. Implacables. Selon les données de l’OMT, nous sommes passés 700 millions de touristes en 2000 à plus de 1,5 milliard aujourd’hui. Un chiffre vertigineux qui a plus que doublé en à peine 20 ans. L’arrivée massive de nouveaux touristes, en provenance d’Asie notamment, la réduction du temps de travail et la multiplication des low-cost expliquent en partie cette croissance qui n’est pas prête de s’arrêter.

Conséquence de cet afflux massif de voyageurs, des villes et des sites se retrouvent vite saturés, pollués, endommagés et donc menacés. Qui n’a pas entendu parler de sur-tourisme à Venise, Split ou Barcelone. Les tombeaux d’Egypte, le Machu Picchu, chez nous le Mont Saint-Michel sont eux aussi mis à mal. Même la Suisse commence à se plaindre d’un phénomène de sur-tourisme.

Sous la pression médiatique et de l’opinion publique, les états, les municipalités sont contraintes de prendre des décisions. Les villes, comme à Venise ou à Dubrovnik, mettent en place des péages payants pour limiter l’afflux de visiteurs. Aux Etats-Unis dans le Colorado, un tirage au sort a été mis en place pour pouvoir visiter « The Wave », une vague de roches rouges. Seulement 20 places sont disponibles chaque jour. Les mesures sont parfois plus drastiques. Ainsi, Maya Bay, la baie thaïlandaise rendue célèbre par le film « La Plage » avec Leonardo DiCaprio sera fermée jusqu’en 2021. Autre exemple, face à la sur-fréquentation touristique, la ville de Kyoto au Japon interdit les photos des touristes visitant le quartier de Gion, lieu de vie de nombreuses geishas.

L’objectif final n’est bien entendu pas de tuer le tourisme mais de faire en sorte qu’il soit mieux régulé avec des voyageurs mieux répartis dans l’espace et dans le temps. Et parce que le tourisme de masse devient une pratique de plus en plus décriée dans le monde entier, se développe dans le même temps ce que l’on appelle l’éco-tourisme, un tourisme davantage respectueux de l’environnement. L’un des exemples récents est le tour-opérateur du groupe Marietton Voyamar qui programme des circuits éco-responsables favorisant notamment l’échange avec les locaux. TUI de son côté vient de dévoiler le top 7 des « villes green » à découvrir en 2020. A San Francisco, Reykjavik, Vancouver, Ljubljana, Hoi An, Copenhague, Flagstaff, ce sont à chaque fois des initiatives qui sont mises en avant en faveur de la planète. La start-up rennaise Ma Valise entend faire voyager les gens autrement et leur proposer une alternative au tourisme de masse. Après inscription, le candidat au voyage alimente une cagnotte. Parvenu à une certaine somme, le site lui garantit « une offre de voyage éthique et accessible répondant aux nouveaux enjeux du tourisme durable ».

L’an 2020 ne sera pas synonyme de grands changements dans le comportement du voyageur. Mais elle traduira un peu plus la volonté de fuir le tourisme de masse pour privilégier un tourisme alternatif. Un slow travel où l’on prend son temps et qui permet de bien s’immerger dans les lieux visités (expériences uniques, rencontre avec les populations locales, réduction de son empreinte carbone…). Une aubaine aussi pour certaines destinations, en retrait, souffrant d’une forme de désaffection, et qui devraient-là pouvoir tirer leur épingle du jeu. Respectueuses de l’environnement et bien loin du tourisme de masse.

Source : Davantage de slow tourisme en 2020, moins de tourisme de masse