Le “voyageur conscient”, cible des professionnels du voyage de luxe

FRANCE – Cannes. Durant quatre jours, les décideurs du voyage de luxe se sont rencontrés lors de la 18e édition du salon International Luxury Travel Market . Les débats ont notamment porté sur le développement du tourisme responsable, respectueux de l’environnement et proche des populations locales.

Dormir confortablement  à l’hôtel ne suffit plus au ‘voyageur conscient’, qui souhaite donner du sens à son voyage, rencontrer les habitants du lieu qu’il visite, contribuer à la vie de la communauté locale, se recentrer sur des activités qui éveilleront ses sens. Cette tendance était au cœur des discussions du 18e salon International Luxury Travel Market (ILTM), qui a réuni plus de 3 000 personnes au palais des Festivals, début décembre à Cannes (Alpes-Maritimes).

Certaines marques surfent sur cette tendance. Pionnière d’une hôtellerie centrée sur les enjeux de développement durable, la marque Six Senses s’engage dans ses établissements et auprès de ses fournisseurs. “Nous avons déjà réalisé 58 % de notre plan sans plastique d’ici 2022 et nous venons de passer de l’utilisation de produits biodégradables à des produits compostables”, indique Neil Jacobs, PDG de Six Senses Hotels Resorts Spas. En parallèle d’un programme de restauration de la barrière de corail aux Seychelles, la prochaine étape pour Six Senses sera de “réduire [ses] émissions de carbone”.

De nouvelles offres à développer

Engagements auprès de communautés locales, formation et embauche de personnes habitant la région, sourcing proche des restaurants, rencontres avec les communautés et visites d’entreprises proposées aux clients, activité nettoyage des océans…. Autant d’offres tendance qui séduisent les clientèles de luxe et que les marques d’hôtellerie haut de gamme ont décidé de développer. Capella Hotels & Resorts a lancé une opération caritative pendant tout le mois de décembre. 1 % du montant des réservations sur le site de l’hôtel Capella Ubud  seront reversées à Trash Hero Indonesia, un réseau qui lutte pour la protection de l’environnement.

Capella a également lancé des offres plus simples et authentiques, comme ‘local life on wheels’ (la vie locale sur des roulettes) en accompagnant ses clients dans un tour à vélo à travers la destination. Une expérience hors des sentiers battus très appréciée des clients. “Le rôle social des hôteliers a augmenté envers leurs équipes, leurs actionnaires et leurs clients” a martelé Nicholas Clayton, CEO du groupe Capella.

“Chaque action compte”

Le soin apporté a“ux voyageurs de luxe dépasse désormais le bien-être, et les marques de luxe passent au ‘medi-wellnes’, qui allie médecine et programmes de bien-être personnalisés. C’est le cas chez Anantara qui a dévoilé un partenariat avec Verita Healthcare pour trois de ses établissements en Asie.

“Chaque petit geste doit aller dans le bon sens, on ne doit pas faire que de grandes annonces, chaque action compte”, a rappelé Neil Jacobs, pour rappeler que le voyageur conscient ne cherche pas les actions de communication, mais surtout un voyage authentique.

Source : Le ‘voyageur conscient’, cible des professionnels du voyage de luxe

Le bien-être dans l’hôtellerie : un secteur porteur

Le groupe Accor vient de publier un livre blanc qui explore la façon dont le secteur du bien-être évolue et impacte aujourd’hui l’hôtellerie, offrant des opportunités aux professionnels qui sauront adapter leurs offres.

Adopter un mode de vie plus sain et se sentir en bonne santé sont des préoccupations partagées par tous. Le rapport  ‘L’avènement du bien-être : la mutation internationale de notre activité’, que vient de publier le groupe Accor (titre original : ‘It’s a wellness world, the global shift shaking up our business’) préconise de prendre pleinement en compte le mieux-être sur la totalité du séjour du client à l’hôtel, afin que celui-ci puisse poursuivre ses activités ‘santé’ comme chez lui, voire en découvrir de nouvelles – ce dont il est friand.

Les hôteliers ont donc une carte à jouer en adaptant leurs prestations et services. “Le mieux-être évolue au-delà des spas et des espaces de fitness, ce qui met le secteur hôtelier au défi d’intégrer, à ses activités quotidiennes, d’autres aspects liés à la santé, tels que la pleine conscience et le temps passé dans la nature, ainsi que les préoccupations environnementales – comme la réduction de la pollution intérieure et l’élimination des plastiques”, souligne Anne Dimon, PDG de la Wellness Tourism Association.

“En investissant dans des expériences bien-être holistiques qui aident nos clients à se sentir bien tout au long du séjour, nous établissons un modèle porteur de forte croissance du chiffre d’affaires, grâce au renouvellement des réservations, au bouche à oreille et aux retours positifs sur les réseaux sociaux”, souligne Emlyn Brown, directeur Bien-être, marques luxe et haut de gamme pour Accor. Les clients à la recherche du bien-être dépensent plus. Ces expériences boostent la satisfaction des clients, et peuvent les fidéliser.

Des offres plus pointues

Le rapport décrit quelques exemples mis en place dans les hôtels du groupe Accor. Ils se basent sur cinq piliers clés qui guident l’approche globale en matière de bien-être : nutrition active, design holistique, corps en mouvement, spa et pleine conscience. Ainsi, la marque Raffles utilise des techniques de Feng Shui pour équilibrer ses espaces intérieurs, crée des menus améliorant le sommeil, ou propose des rituels du sommeil (aromathérapie, masques de sommeil).

Dans les hôtels Fairmont, il est possible d’emprunter des vêtements et équipements sportifs. Les établissements Pullman mettent à disposition des studios ‘Power Fitness’, des exercices vidéo à la demande, ont conçu des ‘boot camps’ (entrainements à l’extérieur), des menus Power Up pour une nutrition optimale, ou encore un programme international de remise en forme…

Quant à la marque Swissôtel, elle développe son concept de chambre Vitalité. Ces suites personnalisées sont équipées de systèmes d’éclairage circadien, de tapis de yoga, de murs bien-être avec des modules de remise en forme, de stores occultants, de systèmes de purification de l’air, de barres vitalité et de super-aliments.

Source : Le bien-être dans l’hôtellerie : un secteur porteur

Davantage de slow tourisme en 2020, moins de tourisme de masse

Depuis plusieurs années déjà, des voix s’élèvent pour lutter contre le tourisme de masse. Un fléau qui met à mal de nombreuses villes et de nombreux sites. Alors que la riposte s’organise, le slow tourisme respectueux de l’environnement apparaît comme une alternative privilégiée par de plus en plus de voyageurs.

Les chiffres sont là. Implacables. Selon les données de l’OMT, nous sommes passés 700 millions de touristes en 2000 à plus de 1,5 milliard aujourd’hui. Un chiffre vertigineux qui a plus que doublé en à peine 20 ans. L’arrivée massive de nouveaux touristes, en provenance d’Asie notamment, la réduction du temps de travail et la multiplication des low-cost expliquent en partie cette croissance qui n’est pas prête de s’arrêter.

Conséquence de cet afflux massif de voyageurs, des villes et des sites se retrouvent vite saturés, pollués, endommagés et donc menacés. Qui n’a pas entendu parler de sur-tourisme à Venise, Split ou Barcelone. Les tombeaux d’Egypte, le Machu Picchu, chez nous le Mont Saint-Michel sont eux aussi mis à mal. Même la Suisse commence à se plaindre d’un phénomène de sur-tourisme.

Sous la pression médiatique et de l’opinion publique, les états, les municipalités sont contraintes de prendre des décisions. Les villes, comme à Venise ou à Dubrovnik, mettent en place des péages payants pour limiter l’afflux de visiteurs. Aux Etats-Unis dans le Colorado, un tirage au sort a été mis en place pour pouvoir visiter « The Wave », une vague de roches rouges. Seulement 20 places sont disponibles chaque jour. Les mesures sont parfois plus drastiques. Ainsi, Maya Bay, la baie thaïlandaise rendue célèbre par le film « La Plage » avec Leonardo DiCaprio sera fermée jusqu’en 2021. Autre exemple, face à la sur-fréquentation touristique, la ville de Kyoto au Japon interdit les photos des touristes visitant le quartier de Gion, lieu de vie de nombreuses geishas.

L’objectif final n’est bien entendu pas de tuer le tourisme mais de faire en sorte qu’il soit mieux régulé avec des voyageurs mieux répartis dans l’espace et dans le temps. Et parce que le tourisme de masse devient une pratique de plus en plus décriée dans le monde entier, se développe dans le même temps ce que l’on appelle l’éco-tourisme, un tourisme davantage respectueux de l’environnement. L’un des exemples récents est le tour-opérateur du groupe Marietton Voyamar qui programme des circuits éco-responsables favorisant notamment l’échange avec les locaux. TUI de son côté vient de dévoiler le top 7 des « villes green » à découvrir en 2020. A San Francisco, Reykjavik, Vancouver, Ljubljana, Hoi An, Copenhague, Flagstaff, ce sont à chaque fois des initiatives qui sont mises en avant en faveur de la planète. La start-up rennaise Ma Valise entend faire voyager les gens autrement et leur proposer une alternative au tourisme de masse. Après inscription, le candidat au voyage alimente une cagnotte. Parvenu à une certaine somme, le site lui garantit « une offre de voyage éthique et accessible répondant aux nouveaux enjeux du tourisme durable ».

L’an 2020 ne sera pas synonyme de grands changements dans le comportement du voyageur. Mais elle traduira un peu plus la volonté de fuir le tourisme de masse pour privilégier un tourisme alternatif. Un slow travel où l’on prend son temps et qui permet de bien s’immerger dans les lieux visités (expériences uniques, rencontre avec les populations locales, réduction de son empreinte carbone…). Une aubaine aussi pour certaines destinations, en retrait, souffrant d’une forme de désaffection, et qui devraient-là pouvoir tirer leur épingle du jeu. Respectueuses de l’environnement et bien loin du tourisme de masse.

Source : Davantage de slow tourisme en 2020, moins de tourisme de masse

Tourisme durable, authenticité – 2020 : la révolution du voyage

Notre façon de voyager est en constante évolution. Ces dernières années, l’idée d’un tourisme plus respectueux de l’environnement, plus durable et plus authentique s’est développée autour d’un constat simple : de plus en plus de personnes voyagent. Et cet essor touristique est aussi, malheureusement, synonyme de dérives. On parle ici de sites réputés envahis par les hordes de touristes, de récifs coralliens abîmés, de populations locales désabusées… Alors pour pallier ces conséquences, certains voyageurs ont décidé de voyager autrement, de privilégier un tourisme durable et éco-responsable, plus respectueux non seulement de l’environnement, mais aussi des habitants de chaque destination…

Le développement du « slow travel »

Aujourd’hui, plus encore que la destination, c’est le chemin qui compte ! De plus en plus de voyageurs privilégient la qualité à la quantité, c’est à dire qu’ils préfèrent voir moins mais mieux. Cela se traduit souvent par des itinéraires plus lents, des étapes plus longues, davantage de trajets à pied ou à vélo et des visites plus immersives. Prendre son temps en voyage est devenu une philosophie à part entière, la clé pour vivre la destination plutôt que la visiter.

Le choix de destinations alternatives

Plutôt que de découvrir les sites les plus connus au monde en compagnie de milliers d’autres visiteurs, bon nombre de voyageurs font désormais le choix de sortir des sentiers battus. Éviter le tourisme de masse est même devenu une priorité pour beaucoup, qui préféreront bouder les incontournables pour se focaliser sur une expérience plus authentique. De nouvelles destinations voient ainsi le jour comme le Rwanda ou le Panama.

L’envie de rencontrer les locaux

Il y a quelques années, c’était les resorts et les hôtels de luxe qui avaient le vent en poupe. Aujourd’hui, le voyageur troque volontiers son confort pour vivre une expérience plus simple et authentique, davantage axée sur les rencontres. Les logements chez l’habitant rencontrent un succès grandissant et pour cause, ils offrent la possibilité de s’immerger chez une famille locale et de partager d’incroyables instants ensemble autour de moments simples comme la préparation des repas.

Le tourisme vert

Il est désormais impossible d’oublier sa conscience écologique en vacances ! Le voyageur d’aujourd’hui délaisse allègrement les activités polluantes pour préférer la randonnée, la découverte d’espaces naturels et les activités « vertes ». Même chose pour les hôtels puisque ceux labellisés pour un tourisme éco-responsable connaissent un succès grandissant. On remarque aussi que, pour moins polluer, les moyens de transport locaux sont privilégiés par rapport aux vols internes : une bonne nouvelle pour la planète !

Solidarité et équité

Projets humanitaires, tourisme collaboratif, séjours chez l’habitant… Les immerger chez une famille sont en plein boom avec l’éveil de la conscience collective. Aujourd’hui, voyager se fait en accord avec ses valeurs. On part à la rencontre des communautés, on privilégie les objets faits à la main plutôt que le « Made in China », on soutient les actions favorisant le développement des populations locales… Le voyage se fait désormais dans le respect des habitants et de leur culture.

La créativité en voyage

Plutôt que de simplement visiter des monuments et des sites naturels, le voyageur de 2020 préfère vivre des expériences inoubliables. L’immersion dans la culture locale est privilégiée à l’observation. On voit ainsi émerger des ateliers, des cours et autres stages permettant à chacun de développer sa créativité. Cours de cuisine lors d’un voyage en Thaïlande, initiation au tango en Colombie, stage de yoga ou de méditation en Inde… Aujourd’hui, le voyageur devient l’acteur principal de son aventure.

Source : Tourisme durable, authenticité – 2020 : la révolution du voyage

Le tourisme durable est (enfin) à la mode… pourvu que ça dure !

Après des années de disgrâce, le tourisme durable est (enfin) tendance. Mais ce n’est pas gagné pour autant. Il va falloir chasser les marchands du temple attirés par le nouvel Eldorador et l’envie de se mettre en “vert”. Autrefois ils détractaient, aujourd’hui ils encensent. Mais est-ce bien important ? selon la formule consacrée, “dites ce que vous voulez mais… parlez-en !”

 n’y a pas si longtemps, parler de tourisme durable ça saoulait tout le monde.

C’était un discours “bobo”, la tarte à la crème mélangée au tourisme vert. Le dernier sujet de conversation entre la poire et le fromage quand il n’y avait plus de fromage…

Pourquoi une telle disgrâce ? Parce que dans vert il y a “écolo”… et dans écolo il y a tout ce dont on a pas forcément envie, parce que les bons-pensants pensent que tout ça ramène à des contraintes, alors qu’on a autre chose à penser pendant les vacances, n’est-il pas ?

Bref, ça culpabilise, ça coûte plus cher, c’est probablement moins confortable et en plus, quand on compense la taxe carbone, on ne sait même pas où va son argent…

Allez “vendre” ça et emballer des entreprise sur le tourisme durable… Compliqué, non ?

Et comme on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif, les consommateurs n’en demandent pas et les professionnels du tourisme se disent qu’ils ont d’autres chats à fouetter.

Et qu’il sera toujours assez tôt pour investir dans les initiatives pour polluer moins et laisser une planète pas trop pourrie à nos enfants.

Et puis patatras !

La météo s’est détraquée, les ouragans sont devenus plus violents et plus fréquents, un continent de plastique, (notre mer des “Sargasses” moderne), flotte quelque part sur la grande bleue, une “Jeanne d’Arc” venue du froid a pointé du doigt les vilaines compagnies aériennes, des études plus ou moins sérieuses ont dit pis que pendre des croisiéristes…

Ben oui, parce que le pollueur, même s’il n’est pas toujours le payeur, c’est forcément l’autre !

Cerise sur le gâteau, le législateur s’est mis de la partie…

La nouvelle Responsabilité Sociétale des Entreprises, (RSE) également appelée Responsabilité Sociale des Entreprises fait désormais obligation à celles-ci de prendre en compte et de mettre en musique le développement durable au sein de l’entité.

Il y a quelque chose de positif dans ce grand “déballage” : on parle enfin du tourisme durable. Il ne se passe désormais pas un jour sans que les questions environnementales fassent le JT de 20h.

Les Compagnies de croisières se mettent au GNL, les transporteurs aériens s’engagent à compenser leurs émissions carbone, les destinations affichent leur plus beau profil durable et Clubs et forfaits se doivent désormais d’afficher le label vert qui va bien.

Alors tout va désormais pour le mieux dans le meilleurs des mondes ?

Pas exactement. Le défi du tourisme durable vient de commencer. Il va falloir chasser les marchands du temple qui veulent aussi se mettre au vert et surtout encourager les “purs et durs”, tous ceux qui depuis des années se décarcassent.

Ils croyaient prêcher dans le désert et découvrent désormais les vertes oasis…

Attention aux mirages quand même !

Source : Le tourisme durable est (enfin) à la mode… pourvu que ça dure !

La staycation, un axe de développement pour l’hôtellerie ?

France. De plus en plus d’hôtels surfent sur le concept de la staycation, qui consiste pour le client à s’offrir un break en séjournant à l’hôtel dans sa propre ville. Cette tendance permet aux établissements d’améliorer leur taux d’occupation notamment le dimanche soir et séduire une clientèle locale plus facile à fidéliser.

Manque de temps, budget limité pour une escapade, refus de prendre l’avion pour des raisons écologiques ou simple envie de redécouvrir sa ville à travers un séjour cocooning à l’hôtel… Les raisons qui motivent les citadins à s’offrir une staycation le temps d’un week-end sont variées. Né aux États-Unis, le concept connaît un succès grandissant en France. Au point de devenir un argument commercial pour les hôtels.

C’est le cas de l’Intercontinental Lyon-Hôtel Dieu, un 5 étoiles de 144 chambres ouvert en juin dernier. Pour son ouverture, l’établissement a lancé une offre dédiée aux Lyonnais : une nuitée à 250 € (au lieu de 590 €) avec petit déjeuner pour deux et cocktails. “L’offre a tellement séduit que nous l’avons prolongée jusqu’au 31 décembre. Même si notre clientèle est essentiellement internationale, les locaux constituent aussi un marché clé, car ils représentent 80 % de la clientèle de notre bar et restaurant”, assure Marion Sardou, responsable marketing de l’établissement. Pour MiHotel, un concept de suites de luxe contemporaines, équipées high tech et réparties dans le centre de Lyon, les staycations font même partie de la stratégie initiale des deux fondatrices. “À travers nos suites, nous avons voulu offrir un moment de déconnexion et de détente afin de proposer à nos hôtes de vivre une véritable expérience. Et cela fonctionne. La clientèle locale représente 10 % de notre chiffre d’affaires et nous avons un très bon taux d’occupation le dimanche soir, avec des tarifs offrant des réductions jusqu’à 20 %. Tout cela a été possible grâce à une stratégie web dédiée notamment aux millennials, une cible majeure pour nous. Ces derniers aiment publier des photos de leur séjour sur Instagram, car nos suites font rêver”, analyse Nathalie Grynbaum, cofondatrice de Mihotel.

 L’hôtel, une destination en soi

Faire de l’hôtel une destination en soi, c’est d’ailleurs le concept sur lequel la start-up parisienne Staycation a construit son business. Chaque mercredi, elle propose sur son site web des promotions, sous forme de packages, dans des hôtels parisiens ou à moins de 3 heures de la capitale. Objectif : séduire les Parisiens en leur proposant des séjours dégriffés près de chez eux le week-end. Un concept qui a séduit le Ballu, un hôtel 4 étoiles ouvert en juillet dernier dans le IXe arrondissement de Paris. “L’adhésion à ce site nous a permis de nous faire connaître de la clientèle locale et de la fidéliser car nous répondons aux attentes des adeptes de la staycation. Ce public représente déjà 5 % de notre taux d’occupation et près de 10 % de notre chiffre d’affaires. Il nous permet de remplir les chambres le week-end, une période plutôt creuse à Paris, mais également de développer nos ventes additionnelles sur des prestations diverses”, explique Julia Vidalenc, la directrice de l’hôtel.

Un autre site web, Dayuse, propose, lui, des réservations de chambres d’hôtels en journée. Le Clos Saint-Éloi, hôtel 4 étoiles à Thiers (Puy-de-Dôme), est membre du site depuis un an et demi. “Ce système nous a surtout permis de développer la clientèle du restaurant et d’améliorer ainsi notre visibilité”, conclut Alain Beauvoir, le directeur. Preuve que la staycation peut se décliner sous toutes les formes.

Source : La staycation, un axe de développement pour l’hôtellerie ?

Le coworking est-il l’avenir de l’hôtellerie ?

Avec 2,8 millions d’indépendants en France, les travailleurs mobiles représentent un marché dynamique et attractif. Avec une clientèle souvent d’affaires, les hôtels peuvent facilement attirer des travailleurs mobiles et des coworkers de quartier, d’autant qu’ils disposent d’espaces pouvant les accueillir. Mais face à la concurrence, les établissements doivent également proposer des formules adaptées aux profils.

Après avoir intégré le secteur des locations saisonnières, de l’événementiel voire des croisières pour certains acteurs, l’hôtellerie se lance dans le coworking. Tendance du marché depuis ces cinq dernières années, le coworking n’est pas un secteur sans concurrence et sans risques. Cependant, les hôtels pourraient en tirer grandement partie en jouant sur le dynamisme et les atouts de leur marché pour s’imposer.

Le coworking est perçu comme une opportunité dans le secteur des services, car il permet permettant une stratégie de diversification en adéquation avec leur métier. C’est ce que l’on observe en particulier dans l’hôtellerie. Dans tous les établissements des grands groupes et enseignes hôteliers, dont Accor, Elegencia, Hilton et Marriott, fleurissent en effet des espaces communs de travail. L’entrepreneur, le cadre ou encore la PME peut désormais s’installer dans ces espaces réservés, souvent au sein des hôtels même, pour travailler.

Rentabiliser des espaces déjà disponibles

Ces choix stratégiques sont-ils un bon calcul ? Au vu du poids du marché, difficile pour l’hôtellerie de ne pas être alléchée par le potentiel offert par le coworking. En effet, avec 2,8 millions d’indépendants en France et la flexibilité géographique du travail permise par les nouvelles technologies et de plus en plus répandue dans les grandes entreprises, les travailleurs mobiles représentent un marché dynamique et attractif. 

Par ailleurs, les hôtels ont l’avantage d’un actif disponible non utilisé. Avec un taux d’occupation estimé à 63 %, les établissements peuvent transformer une faiblesse en atout. L’espace est déjà disponible et nécessite peu d’investissement pour se lancer, puisqu’il suffit d’un lieu dédié et d’une connexion wifi pour entrer sur le marché. Évidemment, se contenter de cette proposition ne peut suffire face à la concurrence qui rivalise d’idées pour attirer les coworkers. C’est pourquoi de nombreux hôtels proposent des formules adaptées à tout type de profil : travailleur ponctuel ou habitué, entrepreneur seul ou encore PME. La typologie d’espace est également différente selon les besoins : on y trouve des salles de réunion ou des bureaux individuels, voire même des salles de créativité. Enfin, une gamme de services annexes est proposée : services de conciergerie, salle de sport…

Une stratégie de diversification

L’hôtellerie dispose d’un autre atout majeur par rapport à des acteurs purement spécialisés dans le coworking. Son cœur de métier différent mais complémentaire représente un cercle vertueux pour le marché de la nuitée et du coworking. Avec une clientèle souvent d’affaires, l’hôtel peut facilement attirer des travailleurs mobiles. Pour attirer des coworkers de quartier, donc ne réservant pas de nuitée, les grands groupes hôteliers peuvent compter sur leur localisation stratégique proche des centres d’affaires. L’hôtellerie propose d’ailleurs des programmes de fidélisation attractifs sous système de points et recoupant l’ensemble de leurs services, coworking comme nuitée.

Avec une croissance mondiale moyenne de 75 % par an de coworkers depuis 2010 selon le spécialiste immobilier d’entreprise Knight Frank, il est difficile de conclure que ce marché n’est pas intéressant, y compris pour les acteurs hôteliers. Cependant, le fragile business model du secteur montre qu’il peut être difficile de s’y spécialiser. En témoignent, les déboires de l’acteur spécialisé du coworking The We Company qui doit abandonner son entrée en bourse face à la défiance des marchés. Il donc sans doute plus sûr d’envisager ce marché comme une stratégie de diversification et en adéquation avec son cœur de métier. Cette complémentarité de marchés permet de s’appuyer sur les atouts existants et surtout de faire face à un retournement économique. Des résultats négatifs dans le coworking seraient compensés par les activités annexes à la différence des concurrents spécialisés qui n’auraient pas de matelas de sécurité pour résister sur le long terme. Ainsi, le coworking pourrait devenir une activité monopolisée par l’hôtellerie.

Source : Le coworking est-il l’avenir de l’hôtellerie ?

40% des Européens intéressés par la cuisine vegan

A l’occasion de la journée mondiale du vegan qui aura lieu ce vendredi 1er novembre, La Fourchette by The Fork dévoile une étude sur les européens face à cette tendance.

Saine, bénéfique pour le corps et l’esprit, la cuisine vegan s’impose au menu. Mais de quoi est constitué un repas vegan ? Un repas vegan est un repas sans viande, sans oeufs, sans lait, sans aucun aliment d’origine animale. Selon cette étude, 85% des Européens sont aujourd’hui capables de définir le veganisme et 40% d’entre eux se déclarent même intéressés par le phénomène. 50% des Européens sont prêts à consommer moins de viande dans les années à venir. Et ce chiffre grimpe à 63% pour les Français qui y voient un véritable engagement pour l’environnement (étude réalisée en octobre 2019 sur 2 275 clients LaFourchette by TheFork)

En Europe, entre 2016 et 2019, l’Italie est le pays qui connait la plus forte croissance de réservations de restaurants vegan ou proposant des alternatives vegan (x 26), suivi par la Belgique (x 12) et la France (x 10). Mais c’est Paris qui s’impose à l’échelle des villes européennes avec près de 300 restaurants vegan au compteur, devant Rome et Barcelone (analyse réalisée sur une base de 65 000 restaurants partenaires de LaFourchette by The Fork, identifiés comme vegan ou proposant une alternative vegan au menu).

Source : 40% des Européens intéressés par la cuisine vegan

Toursime spatial, réalité virtuelle, trip écoresponsable… à quoi ressembleront les vacances du futur?

Comment les avancées technologiques, mais aussi le réchauffement climatique et la surpopulation vont-ils influencer les manières d’envisager les vacances et les voyages à l’avenir ?

Un humain sur deux devrait partir en vacances à l’étranger d’ici à 2050, contre un sur sept actuellement. Avec une population estimée à 10 milliards d’âmes, «pas loin de 5 milliards d’individus» devraient donc être en vadrouille chaque année – il faudra penser à réserver à l’avance. Un tourisme de masse qui va obliger les citoyens du futur à adapter leurs modes de voyages, leurs envies, leurs champs des possibles.

Sur la base des travaux de futurologues, à commencer par l’ouvrage «2050 – Tomorrow’s Tourism», publié en 2012 par Channel View Publications, le quotidien britannique The Financial Times prédit ainsi des nouvelles tendances. Car, comme l’affirme l’un des auteurs, Ian Yeoman, «le tourisme est une affaire d’équilibre. Il existera toujours. La question sera : comment et sous quelle forme ?».

DES PÉRIPLES COURTS, LOINTAINS ET CITADINS

Les futurologues prévoient que les escapades seront de plus courte durée mais de plus en plus lointaines, du fait des avancées technologiques. Grâce aux avions de plus en plus rapides, voire supersoniques, mais également aux transports en commun de plus en plus sophistiqués, comme le projet Hyperloop imaginé par Elon Musk, il sera techniquement plus facile de partir loin – mais aussi de plus en plus cher en raison du boom des coûts énergétiques causé par la raréfaction des ressources.

De fait, les villes, qui accueillent les structures de transports, devraient donc devenir des destinations encore plus privilégiées qu’elles ne le sont aujourd’hui. «Une pause d’un week-end pourrait vouloir dire un vol Londres-Shanghai de quatre heures» ou «un train Londres-Rome en vingt minutes», illustre le Financial Times. D’autant plus que la mobilitéva devenir, avec la dématérialisation des métiers générée par Internet, un des principaux enjeux du futur.

DES VOYAGES PLUS ITINÉRANTS ET INSOLITES

Avec la disparition de plusieurs villes côtières et stations de ski, respectivement englouties par les océans ou boudées par la neige, les voyageurs de 2050 devraient gagner en mobilité, quitte à diversifier leurs destinations et emprunter de nouveaux chemins, tourisme de masse oblige. Les températures augmentant drastiquement, les régions des pôles, à commencer par le Groenland, pourraient notamment devenir de nouvelles destinations pour la randonnée ou des croisières. Ne parlons même pas de la Bretagne ou de la Normandie, dont le littoral devrait devenir des spots de choix pour les vacances – du moins si l’eau ne monte pas trop.

Dans un autre registre, «des hôtels sous-marins et des campements éphémères dans la jungle des forêts tropicales sont aujourd’hui de plus en plus envisageables, d’autant plus si les structures peuvent être fabriquées (et facilement démontables) de façon à respecter l’environnement», prédit le Financial Times. Les établissements pourraient même devenir mobiles et être déplacés d’une destination à une autre – une sorte de «pop-up hôtel» en somme – en fonction de leur popularité, mais aussi du contexte climatique, alors que les intempéries (canicules, inondations…) risquent de se multiplier.

DES EXPÉRIENCES EN RÉALITÉ VIRTUELLE

S’il est déjà possible aujourd’hui de «voler comme un oiseau» au-dessus des artères de New York avec l’expérience immersive «Birdly», la réalité virtuelle devrait permettre de s’évader sans bouger un orteil, quitte à remettre en question ce que l’on entend aujourd’hui par «voyage».

Selon les experts cités par le Financial Times, de nouveaux outils numériques pourraient même permettre de se connecter à notre cerveau afin que nous puissions non seulement «voir» et «se rendre» n’importe où, mais aussi «ressentir» l’endroit visité. De quoi présager une chute drastique du nombre de voyageurs «physiques» et une explosion du nombre de touristes sur canapé. Mais aussi une perception altérée de la réalité tout entière.

 

DES EXCURSIONS DANS L’ESPACE

C’est le nouveau dada de quelques multimillionnaires : effectuer une sortie dans l’espace, toujours grâce aux progrès des technologies de pointe. C’est ce que prévoit déjà de proposer Virgin Galactic, avec des vols suborbitaux incluant quelques minutes en apesanteur. D’ici à trente ans, assure le Financial Times, les plus aisés d’entre nous pourraient «entrer dans la stratosphère et avoir le plus beau panorama de leur vie»: la Terre entière.

Les futurologues vont même plus loin : la Lune elle-même pourrait devenir une destination des touristes de l’espace. Un «passe-temps qui sera réservé aux super-riches», nuance le quotidien.

Source : Toursime spatial, réalité virtuelle, trip écoresponsable… à quoi ressembleront les vacances du futur?

Les consommateurs sont connectés

Les nouvelles technologies influencent le comportement du client. Ce consommateur connecté passe énormément de temps sur son smartphone. Le marché de la consommation alimentaire hors domicile doit s’y adapter et tenter de répondre au mieux aux nouvelles attentes.

Un consommateur multicanal

De nombreux acteurs de la grande consommation cherchent à développer une relation client multicanal et à offrir une expérience client cohérente, afin de fidéliser mais aussi améliorer les ventes auprès de ces clients hyperconnectés. La commande en ligne devient de plus en plus courante, même si la restauration est un secteur moins concerné. Grâce aux réseaux sociaux, le client devient roi en accédant à différentes informations relatives au restaurant, lui permettant ainsi d’influencer sa décision d’achat (horaires, menus, avis, etc.)

L’impact du consommateur connecté

Le consommateur connecté maîtrise parfaitement les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Instagram, etc. Il peut donc facilement influencer un autre consommateur et le dissuader d’acheter une marque ou au contraire l’inciter à le faier. Il est important de bien communiquer sur son restaurant, et d’être à l’affût sur les réseaux sociaux. Le côté viral du phénomène peut le rendre rapidement incontrôlable.

Source : Un consommateur connecté