Développement durable, éco-tourisme et tourisme éthique étaient au cœur du World Travel Market 2018. Cet événement de dimension mondiale pour le secteur du voyage donne lieu à un million de rencontres professionnelles et à la signature de près de trois milliards d’euros de contrats. On y échange des idées et on y explore des contrées parfois méconnues.

Le Guatemala, la région de Guangxi en Chine, le Japon et Nashville aux Etats-Unis font partie des destinations qui s’inscrivent dans les tendances du moment avec un client qui devient plus regardant sur les aspects environnementaux et éthiques de son voyage.

Protéger les communautés et l’environnement

Jorge Mario Chajón, ministre du tourisme (Instituto Guatemalteco de Turismo – INGUAT) indique à notre journaliste Jane Witherspoon, que “les voyageurs choisiront toujours une destination qui mise sur les pratiques durables et le tourisme éthique.” Puis il indique : “Au Guatemala, nous sommes affiliés à une organisation internationale qui lutte contre le trafic d’êtres humains, mais aussi qui protège les communautés contre le tourisme sexuel et les abus sexuels commis sur des mineurs.”

Autre concept en vogue : l’éco-tourisme. La région de Guangxi en Chine s’inscrit dans cette tendance avec ses montagnes recouvertes de forêt, ses cascades à couper le souffle et ses rivières sinueuses… La préservation de l’environnement est l’une des principales priorités de son Office du tourisme.

“On est en train de développer le tourisme durable en nous concentrant en particulier sur la protection de l’environnement,” affirme Li Guang Jun, directeur général de la Commission de développement du tourisme de Guangxi.

Trésors cachés

Nashville aux Etats-Unis passe elle aussi au vert : Butch Spyridon, PDG de Nashville convention and visitors Corporation, précise à notre reporter que la ville dispose du dernier centre de conférences qui a décroché la plus haute certification écologique et qu’elle mène des campagnes environnementales dans le but de soutenir le tourisme éthique. “Rien que l’an dernier,” indique Butch Spyridon, “chaque bar Honky Tonk a écoulé environ un million de bouteilles de bières – des bouteilles, pas des cannettes – et notre ville a mis en place une campagne de recyclage qui prévoit deux à trois passages par jour dans les bars pour collecter les bouteilles de verre et les recycler et nous avons aussi le premier éco-quartier certifié de tout le Sud-Est des Etats-Unis.”

Le Japon connaît actuellement un boom touristique qui se prolongera l’an prochain lors de la Coupe du monde de rugby. À cette occasion, les huit millions de visiteurs attendus seront encouragés à explorer quelques-uns des trésors cachés du Japon dans l’idée de miser sur le tourisme éthique et durable.

Source : World Travel Market : l’écotourisme vu par le Guatemala, la Chine, Nashville et le Japon

La 3e édition du safari des oiseaux a été organisée du 23 au 28 octobre à Mahajanga et à Ampitsopitsoka (delta de la rivière Mahavavy).

L’évènement a rassemblé une foule de passionnés autour de deux causes communes : l’amour des oiseaux et la préservation de la biodiversité exceptionnelle de Madagascar. Les organisateurs ont fait de leur mieux et les résultats ont été appréciés à leur juste valeur par les passionnés. Notons que ce Safari des Oiseaux a été co-organisé par « Asity Madagascar », gestionnaire de la NAP CMK (nouvelle aire protégée complexe des zones humides Mahavavy Kinkony (NAP CMK) ; l’Office régional du Tourisme de Boeny (ORT Boeny). L’intitulé « Ardeola idae » a été choisi pour se référer à l’espèce d’oiseau vedette de cette troisième édition (Le Héron Crabier blanc). Les touristes, notamment ceux qui sont intéressés par le « bird watching » et l’écotourisme n’ont pas boudé l’évènement. Ils ont, en plus, eu droit à une pension complète, avec divers types d’hébergements selon leur budget. Les tours opérateurs et les guides touristiques, ou encore les photographes spécialisés ; et enfin les passionnés d’Ornithologie ont également beaucoup apprécié ce Safari des oiseaux, surtout ceux qui opèrent dans l’Ecotourisme. En ce qui concerne l’Ornithologie justement, le Boeny et toute la région aux alentours de Majunga est la région phare du « bird watching » et tout ce qui a trait à l’avifaune. Pour mobiliser le grand nombre sur l’importance de la préservation de l’avifaune exceptionnelle de Madagascar, des conférences sur la « bio écologie » ont été organisées, en complément des circuits- découvertes déjà proposés. Voici la liste des oiseaux qui ont régalé les yeux des passionnés d’Ornithologie lors de ce « bird safari » : d’autres espèces de hérons (six), cigognes, ibis sacré, sternes, flamants roses, ou encore des canards sauvages. Les espèces endémiques n’ont pas été en reste : le Pluvier de Madagascar, Râle de Cuvier, ou encore le fascinant aigle de Pygargue ont fait leur spectacle et ébloui le public

Source : Eco-tourisme et Ornithologie : Succès du 3e Safari des oiseaux à Majunga

L’Union des CCI de l’océan Indien (UCCIOI) en partenariat avec l’association des Îles Vanille et avec le soutien de l’Agence française de développement a réuni à Saint Gilles 11 agences réceptives de voyage des îles de l’océan Indien (Comores, Madagascar, Maurice, Mayotte, Réunion et Seychelles) dans le but de définir une offre régionale de circuits combinés inter-îles en matière d’écotourisme.

Les Îles Vanille verront leurs territoires couverts par 31 combinés inter-îles. Les circuits identifiés s’attachent à mettre en avant les richesses naturelles et patrimoniales de la sous-région, la complémentarité entre les îles de l’océan Indien et à favoriser la connaissance de l’authenticité des territoires ainsi que de ses populations.

L’objectif de cette initiative est de placer l’océan Indien parmi les destinations phares en matière d’écotourisme. C’est donc également dans la perspective de mettre en lumière les atouts de la sous-région que l’ensemble des parties prenantes du projet organise un éductour régional à partir du 24 mai 2018. A cette occasion 40 professionnels du tourisme (tours opérateurs et journalistes spécialisés), principalement des marchés francophones d’Europe, seront répartis dans chacune des îles afin de partager les richesses de chaque territoire.

L’expérience de ces professionnels du tourisme fera l’objet d’ateliers dans le cadre de la Foire internationale du tourisme de Madagascar début juin 2018. Un événement ayant réuni à Antananarivo près de 10 500 visiteurs lors de son édition de 2017. Ces retours d’expérience permettront d’affiner les offres proposées avant leur lancement en septembre 2018, dans le cadre d’un des salons internationaux majeurs des professionnels du tourisme : Top Résa.

Convaincues par la pertinence du segment écotouristique pour le développement de la sous-région, les agences de voyage locales ont aussi rédigé un projet de charte d’engagement autour des valeurs suivantes : respect des patrimoines et des habitants, partage entre les visiteurs et les habitants notamment pour favoriser les retombées du tourisme au niveau local, pédagogie pour renforcer la connaissance des territoires par les visiteurs et l’authenticité afin de faire connaitre et préserver les savoir-faire locaux et traditions. La signature de la charte d’engagement par ses premières parties se fera lors de la Foire internationale du tourisme de Madagascar.

Source : Ecotourisme océan Indien : l’émergence de 31 combinés inter îles présentés à Top Résa en septembre 2018

Des habitants du petit village reculé d’Andavadaoka, sur la côte sud-ouest de Madagascar, ont développé un petit projet d’écotourisme de base communautaire depuis 2016. « Hébergement Vezo » accueille aujourd’hui les touristes visitant l’Aire Marine Protégée de Velondriake.

Cette structure d’hébergement peut accueillir jusqu’à 50 personnes, à travers le concept vivre « chez l’habitant ». En effet, une centaine de famille compose l’association d’accueil dénommée « Hébergement Velondriake ». Ce type d’accueil offre aux touristes l’occasion de vivre un échange culturel avec cette communauté éloignée. Un appui également puisque qu’il s’agit d’un moyen de subsistance alternatif pour ces habitants qui dépendent de la pêche comme source de revenus et de nourriture.

Situé à 320km au nord Ouest de Toliara, Andavadoaka est l’un des sites d’attraction touristique de la région. Il renferme une importance biologique et des atouts autant pour la conservation de la biodiversité que pour ses services écologiques.

Des excursions pour découvrir les baobabs ou la mangrove sont au programme d’une visite à Andavadaoka. Sans oublier les sorties balnéaires sur son superbe littoral et dans les eaux bleues et turquoises de son immense lagon.

Source : Madagascar – “Hébergement Zezo” : un bel exemple de tourisme communautaire

Afin de célébrer la journée internationale de la terre le 22 avril, Booking.com a publié les résultats de sa dernière étude mondiale portant sur l’écotourisme.

68 % des voyageurs comptent séjourner dans un hébergement écoresponsable

Les résultats indiquent que la tendance du tourisme durable continue de prendre de l’ampleur. En effet, parmi les 12 marchés interrogés, la grande majorité des voyageurs (87 %) déclarent souhaiter voyager en limitant leur impact sur l’environnement, et 39 % des voyageurs affirment réussir. Si le tourisme durable gagne en popularité, les voyageurs sont toujours à la recherche d’options leur permettant de trouver facilement des hébergements écoresponsables. Pas moins de 40 % des interrogés ont déclaré qu’un filtre « écoresponsable » sur les sites de réservation les aiderait dans leurs recherches.

Pour près de la moitié des voyageurs interrogés sur le terme de « tourisme responsable », la notion d’hébergement vert ou écoresponsable arrive en tête de liste. Ils choisissent de se ressourcer dans des hébergements écoresponsables pour plusieurs raisons : réduire leur impact sur l’environnement (40 %), connaître une expérience authentique avec les locaux (34 %), se sentir en adéquation avec le choix de l’hébergement (33 %).

En 2018, 68 % des voyageurs comptent séjourner dans un hébergement écoresponsable, contre 65 % en 2017 et 62 % en 2016. 60 % des voyageurs ont affirmé que la beauté des paysages contemplés lors de leurs précédents séjours les a motivés à se tourner vers un tourisme plus vert. De plus, 54 % des interrogés ont répondu qu’être confrontés à l’impact du tourisme sur une destination leur a donné envie de voyager de façon plus écologique.

Si l’obstacle principal au tourisme écoresponsable reste son coût plus élevé, 67 % des voyageurs seraient prêts à payer leur séjour au moins 5 % plus cher si cela leur assurait un impact sur l’environnement aussi faible que possible. L’étude dévoile également que le manque d’informations et d’une certification crédible sont des obstacles importants au tourisme durable (32 %).

Source : Etude Booking : 87 % des touristes souhaitent voyager en limitant leur impact sur l’environnement

D’une superficie de plus de 70 000 Ha, l’Aire protégée de Loky Manambato au nord est de Madagascar dans la région SAVA, recèle une incroyable biodiversité avec un taux d’endémisme frôlant les 84%. A l’exemple du fameux lémurien à couronne dorée propithèque (Propithecus tattersalli), une espèce rare et endémique à la Grande île.

Dans ce camp, on recense 1 273 espèces végétales, 74 espèces de reptiles et au moins 11 espèces de lémurien. En visitant ce parc un peu reculé, vous plongez dans une nature préservée, au contact de la population locale.

L’Aire Protégée de Loky Manambato est accessible depuis Daraina, à 53 km de Vohémar. L’ensemble de la zone est gérée par l’Association Fanamby. Pour accompagner les touristes dans le parc, elle propose des guides touristiques ainsi que 5 tentes aménagées avec sanitaires privés, pour passer la nuit sur place.

L’association FANAMBY a pour principale mission de préserver les ressources naturelles en impliquant les communautés de base, dans tout processus de gestion durable. En juillet 2017, elle a inauguré un centre de formation et d’information sur la pêche pour le village d’Ambavarano dans la Nouvelle Aire Protégée de Loky Manambato.

Grâce à cette structure, les pêcheurs locaux détenant un permis de pêche pourront vendre à un meilleur prix leurs produits sur le marché de Diégo. Cela les incitera à mieux respecter l’environnement et de maintenir la pression de pêche à un niveau raisonnable.

Source : Madagascar -Ecotourisme: une faune et une flore exceptionnelles dans l’ Aire Protégée de Loky Manambato