Environnement : “c’est un sujet qui va conditionner l’avenir de notre profession”, selon Michel Salaün

Le sur-tourisme, le transport aérien et maintenant la croisière sont montrés du doigt depuis quelques mois. En cause : leur impact sur l’environnement et leur implication dans le réchauffement climatique. Comment se positionnent les professionnels du tourisme et leur entreprise face à cette vague verte ? Nous leur avons posé la question. Aujourd’hui, la parole à Michel Salaün, PDG du Groupe Salaün.

TourMaG.com – Avec la montée en puissance de “l’avion bashing”, avez-vous honte de prendre l’avion cet été ?

Michel Salaün : Non je n’ai pas honte de prendre l’avion même si, concernant les déplacements en France, nous privilégions le train, quand cela est possible.

Il ne faut pas oublier que le transport aérien est absolument indispensable : à la bonne santé économique des territoires tout d’abord mais aussi indispensable à l’activité touristique. Or, le tourisme représente 12% en moyenne du PIB mondial, ce qui correspond à des millions d’emplois à travers le monde !

Ensuite, bien entendu, il est de la responsabilité de chacun, les professionnels du tourisme notamment, de prendre conscience de l’impact écologique généré par les vols et de trouver les solutions pour rendre les voyages neutres.

TourMaG.com – Sur-tourisme, pollution du transport aérien, des croisières… Le tourisme a été pointé du doigt cette année. Pensez-vous que 2019 est une année charnière en matière de prise de conscience du grand public et des professionnels ?

Michel Salaün : Il est clair qu’on sent aujourd’hui une sensibilité très accrue sur ces sujets et pas seulement dans le domaine du tourisme. Cette prise de conscience est une très bonne nouvelle pour la planète

Dans notre domaine, l’enjeu est surtout de bien informer les gens pour qu’ils voyagent en toute conscience, dans le respect de la planète et des populations. Je crois que les voyageurs sont de plus en plus attachés à cela : donner du sens à leur voyage.

TourMaG.com – En quoi le réchauffement climatique est-il un sujet majeur pour vous ?

Michel Salaün : C’est un sujet important car les solutions trouvées à cette menace conditionneront l’avenir de notre profession. Il est donc essentiel de mobiliser nos consciences et nos énergies dès à présent afin d’inverser ensemble le cours des choses.

TourMaG.com – Pensez-vous qu’il faille revoir la façon dont on consomme « le tourisme » ?

Michel Salaün : Certainement. La libéralisation sans limite du tourisme et l’émergence des nouveaux pays émetteurs de voyages ont provoqué des sur populations dans certaines régions et sur certains sites. Ce qui peut être catastrophique à long terme.

Pour notre part, nous travaillons sur ce sujet avec nos réceptifs et nos guides de manière à ce que, sur place, ils évitent les « pièges à touristes », qu’ils partagent avec nos voyageurs leur culture et leurs valeurs et qu’ils leur offrent une découverte plus originale et plus respectueuse.

Mais nous irons encore plus loin prochainement avec une nouvelle offre de circuits que nous avons déjà beaucoup de plaisir à imaginer et dans lesquels beaucoup de gens se retrouveront.

TourMaG.com – Et comment l’appliquez-vous ou qu’envisagez-vous pour votre entreprise ? 

Michel Salaün : Depuis longtemps déjà nous avons mis en place, dans plusieurs pays, des opérations solidaires permettant aux populations concernées de bénéficier et de maîtriser des projets culturels, écologiques ou économiques. Ces opérations sont visitées par nos voyageurs et très appréciées par eux car elles leur permettent une vraie rencontre avec la population.

Concernant notre empreinte carbone, nous avons commencé par réaliser en 2017 (sur la base de l’année 2016) un bilan carbone de Salaün Holidays pour faire le point sur nos émissions ; les émissions commerciales (générées par les vols principalement) représentant 97 % de nos émissions totales.

Nous envisageons d’absorber totalement nos émissions administratives d’ici fin 2020 et avons déjà commencé à le faire via des actions de reboisement en Bretagne avec Ecotree. Nous avons en effet déjà planté 2500 arbres dans notre région. C’est très bien mais encore insuffisant en terme d’absorption et nous devons donc aller plus loin !

Parallèlement, concernant nos émissions commerciales, nous avons entrepris un partenariat avec Air France concernant la plantation à Madagascar de 57 000 arbres. Une belle opération avec une compagnie qui nous est chère puisque la majorité de nos vols est assurée par Air France et que nous entretenons de très bonnes relations de partenariat.

Considérant que nous escomptons d’ici 2025, conformément aux exigences de notre label ATR , d’absorber la totalité des émissions commerciales de Salaün Holidays, nous envisageons de mener ensemble de nouvelles opérations de reforestation.

Source : Environnement : “c’est un sujet qui va conditionner l’avenir de notre profession”, selon Michel Salaün

Fleurs de courgettes farcies à la viande

Fleurs de courgettes farcies à la viande

Une recette de Alain Alexanian

INGRÉDIENTS POUR 2 PERSONNES

  • 6 fleurs de courgette
  • 1 oignon blanc moyen
  • 1 cuillère à soupe persil plat concassé
  • 1 cuillère à soupe d’aneth concassée
  • 2 yaourt au lait de chèvre
  • 1 demi-citron jaune
  • 100g de viande de boeuf hachée
  • 50g de riz rond
  • Huile d’olive
  • Sel, poivre du moulin

PROGRESSION

Préparation de l’oignon et de la farce

Peler et hacher finement 1 oignon blanc moyen. Chauffer 1 cuillère à soupe d’huile d’olive dans un poêlon, ajouter et faire suer sans coloration l’oignon haché, assaisonner de sel fin, bien remuer à l’aide d’une spatule en bois. Débarrasser l’oignon dans un saladier, le laisser refroidir à température ambiante.

Laver le riz à l’aide d’un chinois et réserver. Mélanger à la spatule en bois l’oignon froid avec 100 g de viande de bœuf hachée, incorporer ensuite successivement 50 g de riz rond égoutté, 1 cuillère à soupe de persil plat concassé et 1 cuillère à soupe d’aneth concassé, assaisonner à convenance de sel fin et poivre du moulin.

Préparation des fleurs de courgette

Nettoyer soigneusement 6 fleurs de courgette avec un linge humide, retirer le pédoncule et le pistil.

Écarter délicatement les pétales un à un, les farcir en introduisant la viande de bœuf agrémentée à l’intérieur, compter 1 cuillère à café par fleur, rabattre les pétales, plier leurs extrémités dessous en prévoyant un espace libre afin que le riz puisse gonfler à la cuisson.

Cuisson des fleurs de courgettes

Disposer ces fleurs farcies en les espaçant dans un poêlon. Les recouvrir à hauteur d’eau, ajouter 1 filet d’huile d’olive, couvrir d’un papier sulfurisé avec quelques encoches, amener à frémissement et laisser cuire 40 minutes sur feu doux.

Préparation de la sauce et dressage

Préparer une sauce d’accompagnement. Détendre 2 yaourts au lait de chèvre en les mélangeant avec une cuillère, assaisonner de sel fin et poivre du moulin, additionner le jus d’1/2 citron jaune.

Étaler un fond de sauce au yaourt sur 2 assiettes de service, répartir harmonieusement dessus les fleurs de courgette farcies et ajouter un cordon du jus de cuisson. Servir et déguster sans attendre.

Dans vos cuisines, pensez à l’environnement et à votre porte-monnaie :

  • Remplacez le charbon par du gaz
  • Utilisez des couvercles pour limiter les temps de cuisson
  • Dégivrez régulièrement vos réfrigérateurs et profitez-en pour faire changer les joints de porte défectueux
  • Préférez dès que possible les produits locaux (et sachez les valoriser sur vos cartes)
  • Evitez le gâchis : la mise en place d’un plat du jour créatif vous permettra d’écouler les restes de la veille (attention, pour des questions d’hygiène, tous les plats ne peuvent pas être re-cuisinés et/ou resservis : sachez faire le tri !)

8 milliards d’ariary de l’AFD pour le développement de l’INTH

L’Agence Française de Développement (AFD) et l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM) ont procédé ce 3 juillet à la signature d’une Convention de Financement portant sur le développement de l’Institut National du Tourisme et de l’Hôtellerie (INTH), sur une durée de cinq ans.

Ce Projet financé par la République Française via l’AFD, à hauteur de 2 millions d’euros (8 milliards d’ariary), prévoit la modernisation de l’offre de formation de l’INTH dans les métiers du tourisme, de l’hôtellerie et la restauration, et une meilleure adéquation de celle-ci avec les besoins des professionnels du secteur, en lien avec la nouvelle stratégie nationale de développement des compétences (SNDC-THR) établi par le Ministère de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, pour la période 2015 – 2020.

Cette stratégie confère à l’INTH un rôle de référence en matière d’amélioration des compétences dans le secteur Tourisme Hôtellerie Restauration (THR). Aussi, elle entend consolider l’INTH pour qu’il puisse assurer, en plus de ses activités de formation actuelles, la formation pédagogique initiale des enseignants, des formateurs, des maîtres d’apprentissages et la certification.

L’INTH assurera également la formation continue du personnel des établissements de formation, la formation continue des employeurs et travailleurs en exercice et la formation initiale par voie d’apprentissage.

Des travaux de réhabilitation, extension et aménagement des locaux, le renforcement en équipements et des appuis techniques et renforcements de capacité sont ainsi prévus dans le cadre de ce projet. Partenaire de longue date de l’AFD (programme PRCC – Programme pour le Renforcement des Capacités Commerciales), l’ONTM assurera la gestion du projet à travers la mise en place d’une Unité de Gestion du Projet (UGP).

Des besoins accrus en personnel qualifié, aux compétences très pointues, sont actuellement ressentis au sein du secteur touristique, pour être à même de répondre aux demandes de touristes de plus en plus exigeants. En tant qu’organisme en charge de la promotion du tourisme à Madagascar, ce projet est d’intérêt pour l’ONTM dans la mesure où l’appui à la formation dans le secteur du tourisme et de l’hôtellerie conduira inéluctablement à l’amélioration de la qualité de service dans le tourisme à Madagascar, ce qui facilitera les actions de promotion en renvoyant une image positive de la destination.

Source : 8 milliards d’ariary de l’AFD pour le développement de l’INTH

Barbue en raviole et lait de coco

Barbue en raviole et lait de coco

Une recette de Gael Orieux

INGRÉDIENTS POUR 4 PERSONNES

  • 4 morceaux de barbue de 140g environ en filet sans peau
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 4 pâtes à raviole (prêt à l’emploi)
  • 80g de céleri rave épluché
  • 80g de carotte jaune épluché
  • 80g de pois gourmand
  • 10g de gingembre
  • 20g de beurre
  • 1 bouillon de cube (crustacé)
  • 1dl de lait de coco
  • 60g de beurre
  • 20g de parmesan râpé

PROGRESSION

Préparation

  • Prendre les légumes et les tailler joliment en fines juliennes.
  • Dans une casserole mettre 1 dl d’eau, le bouillon de cube, le lait de coco et faire bouillir. Mettre le liquide dans un blendeur, ajouter le beurre, mixer fortement et rectifier l’assaisonnement.

Préparation du poisson

  • Dans un plat mettre les filets du barbue préalablement arrosé avec l’huile d’olive.
  • Mettre au four à 160° environ 5 à 6 minutes pour les cuire doucement.

Préparation des légumes

  • Dans une poêle mettre la julienne des légumes, le beurre et rouler les légumes pour les cuire pendant 2 minutes pour qu’ils restent croquant en assaisonnant légèrement.

Finition

  • Faire chauffer de l’eau salée et cuire la raviole 30 secondes à l’eau, égoutter.
  • Dans une assiette mettre la julienne des légumes, les poissons, la raviole dessus, le parmesan, la sauce et servir.

Dans vos cuisines, pensez à l’environnement et à votre porte-monnaie :

  • Remplacez le charbon par du gaz
  • Utilisez des couvercles pour limiter les temps de cuisson
  • Dégivrez régulièrement vos réfrigérateurs et profitez-en pour faire changer les joints de porte défectueux
  • Préférez dès que possible les produits locaux (et sachez les valoriser sur vos cartes)
  • Evitez le gâchis : la mise en place d’un plat du jour créatif vous permettra d’écouler les restes de la veille (attention, pour des questions d’hygiène, tous les plats ne peuvent pas être re-cuisinés et/ou resservis : sachez faire le tri !)

Salon ITM 2019 : L’Indonésie, pays invité d’honneur

L’Indonésie a répondu favorablement à l’invitation de Madagascar, en tant que pays invité d’honneur du salon International Tourism Fair –Madagascar ou ITM 2019 qui aura lieu du 13 au 16 juin 2019 au CCI Ivato.

« Ce projet a eu lieu grâce à l’initiative de l’Association des Agences de Voyages à Madagascar (AAVM) qui a effectué des éductours organisés par l’Ambassade de l’Indonésie à Madagascar à Bali », a déclaré Boda Narijao, le PCA de l’ONTM lors d’une conférence de presse qui s’est tenue hier au ministère du Tourisme, des Transports et de la Météorologie. De son côté, le Chargé d’Affaires de l’Indonésie à Madagascar, SEM Heru Wicaksono, se sent honoré d’être au cœur de ce salon ITM. En effet, « il y a de multitudes similitudes entre les deux pays de par leurs histoires, leurs génétiques, leurs cultures et leurs langues, influencées par les vagues d’immigration de l’Asie du Sud Est, en particulier l’Indonésie », a-t-il expliqué.

Délégation de 50 personnes. Notons que la participation de l’Indonésie à cet événement d’envergure internationale sera marquée par la présence d’une forte délégation de 50 personnes composées de professionnels du tourisme et d’acteurs culturels. Cette délégation sera conduite par des officiels issus du ministère du Tourisme indonésien. En fait, ce pays invité d’honneur disposera d’un pavillon s’étalant sur une surpercificie de 300m² durant le salon ITM 2019. A cette occasion, il y partagera les clés et l’histoire de toutes ses réussites en organisant, entre autres, une exposition d’objets et de look indonésien, une conférence sur la politique de développement du tourisme dédiée aux professionnels et un atelier de danse indonésienne avec des artistes de l’université de l’UNS. En outre, une rencontre B2B sur les produits, les destinations et prestations touristiques, un atelier de batik dédié aux artisans malgaches accompagné d’un défilé de mode en batik et costumes traditionnels ainsi que des animations sur la gastronomie indonésienne et une démonstration de la danse traditionnelle REOG, aura également lieu.

Opportunités d’affaires. Il faut savoir que des sites touristiques indonésiens sont reconnus dans la liste du patrimoine mondial. Ce pays a accueilli plus de 14 390 000 de touristes étrangers l’an dernier. Ce qui a engendré des revenus conséquents atteignant les 17,6 milliards USD. Dans l’objectif de soutenir Madagascar dans la réalisation de son projet d’émergence, l’Indonésie affiche sa volonté de partager ses expériences en matière de gestion durable du secteur touristique. Pour sa part, l’ONTM invitera en éductour des Tours Opérateurs indonésiens pour découvrir les plus belles destinations de Madagascar dans le but d’augmenter la visibilité du pays auprès des professionnels indonésiens. « On peut saisir de nombreuses opportunités d’affaires grâce à la convention de partenariat entre les deux pays. En effet, à part le développement du tourisme à Madagasar, de nombreux articles et produits comme les habillements et les meubles provenant de ce pays, sont à la portée de la population malgache y. D’autant plus, on ne paie aucun frais de visa pour y aller », a fait savoir Bakomalala Nirinalijao, la présidente de l’AAVM.

Source : Salon ITM 2019 : L’Indonésie, pays invité d’honneur

Calamars aux légumes d’hiver

Calamars aux légumes d'hiver

Une recette de Jean-Marie Baudic

INGRÉDIENTS POUR 4 PERSONNES

  • 5cl de jus d’étrilles
  • 3 branches de thym citron
  • 2cl d’huile d’olive
  • 5g de sel
  • 2 pincées de piment d’Espelette

PROGRESSION

Préparation des calamars

Laver, vider et trancher les calamars. Les réserver au frais.

Cuisson des légumes

Faire revenir à l’huile d’olive sur feu vif dans une sauteuse les champignons de Paris, les tranches de patidou, les morceaux de butternut et les tranches de courge musquée jusqu’à coloration.

Finitions

Ajouter les calamars, saupoudrer de sel et de piment d’Espelette. 
Laisser colorer 1 minute, puis mouiller avec le jus d’étrilles, parsemer de thym citron, laisser réduire le jus de moitié.

Dans vos cuisines, pensez à l’environnement et à votre porte-monnaie :

  • Remplacez le charbon par du gaz
  • Utilisez des couvercles pour limiter les temps de cuisson
  • Dégivrez régulièrement vos réfrigérateurs et profitez-en pour faire changer les joints de porte défectueux
  • Préférez dès que possible les produits locaux (et sachez les valoriser sur vos cartes)
  • Evitez le gâchis : la mise en place d’un plat du jour créatif vous permettra d’écouler les restes de la veille (attention, pour des questions d’hygiène, tous les plats ne peuvent pas être re-cuisinés et/ou resservis : sachez faire le tri !)

Madagascar : concept « paysages durables » : Une priorité pour Conservation International

Le concept de « Paysage durable » figure parmi les priorités institutionnelles de Conservation International (CI).

Il se définit comme un espace où le capital naturel est géré en association avec des systèmes de productions durables à une échelle qui englobe de multiples niveaux de gouvernance, dans un but d’améliorer le bien-être humain. Du fait de l’importance en biodiversité, des actions de développement menées avec les populations locales et les systèmes de gouvernance instaurés, les corridors CAZ (corridor Ankeniheny-Zahamena) et COFAV (Corridor Forestier Ambositra-Vondrozo) figurent parmi les seize « paysages durables » de CI au niveau mondial. Ils font l’objet d’un suivi à travers un tableau de bord spécifique. L’approche adoptée débute par une analyse des pressions et des menaces dans le paysage, suivie de la définition de stratégies, de chaînes de résultats et d’actions adressant ces menaces ainsi que de la cartographie des interventions

Modèles commerciaux. La durabilité financière de ce paysage est adressée dans un plan financier à long terme qui repose essentiellement sur des activités économiques. Cela passe par l’identification et le développement de modèles commerciaux basés sur des chaînes de valeurs prometteuses, liée aux actions de conservation à travers la concrétisation des « accords de conservation » avec les communautés locales. Rappelons que le projet « Paysages durables dans l’Est de Madagascar » a été lancé le 15 juin 2018 à Antananarivo. Il y a eu ensuite des lancements au niveau régional, notamment à Ranomafana et à Ambalavao pour le COFAV, puis à Ambatondrazaka et à Toamasina pour le CAZ. Les autorités étatiques dans la région Atsimo-Atsinanana ont encouragé toutes les parties prenantes à travailler ensemble. Ils ont réitéré leur volonté à appuyer la préservation des ressources naturelles. Notons que ce projet est financé par le Fonds Vert pour le Climat ou Green Climate Fund. C’est caractérisé par le partenariat public -privé. L’objectif consiste à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la vulnérabilité des populations face au changement climatique.

« Interdits » et « opportunités ». En fait, Conservation International s’engage à protéger la nature qui va garantir la nourriture, l’eau douce et les moyens de subsistance à la population. L’importance de l’implication des communautés dans la gestion et la conservation des écosystèmes naturels a été mise en évidence. Force est également de reconnaître que le développement d’un pays et la réduction de la pauvreté ne peuvent se concevoir sans la préservation des services essentiels qu’apportent la biodiversité et plus généralement les écosystèmes. A titre d’illustration, c’est par la protection des forêts, que l’on pourra réduire les émissions de gaz à effet de serre et atténuer par la suite les effets du changement climatique. On pourra également préserver les sources d’eau douce, par le biais de l’aménagement des bassins versants. En outre, c’est la préservation des écosystèmes en amont qui assure la productivité des zones agricoles en aval. Ce qui va garantir la sécurité alimentaire. Par ailleurs, c’est de la bioprospection en milieu naturel qu’on attend les progrès les plus significatifs en matière de recherche pharmaceutique, une condition essentielle pour la sécurité sanitaire. Bref, On est donc passé d’une conception de la conservation fondée sur les « interdits» à une conception fondée sur les «opportunités».

Source : Concept « paysages durables » : Une priorité pour Conservation International

World Travel Market : l’écotourisme vu par le Guatemala, la Chine, Nashville et le Japon

Développement durable, éco-tourisme et tourisme éthique étaient au cœur du World Travel Market 2018. Cet événement de dimension mondiale pour le secteur du voyage donne lieu à un million de rencontres professionnelles et à la signature de près de trois milliards d’euros de contrats. On y échange des idées et on y explore des contrées parfois méconnues.

Le Guatemala, la région de Guangxi en Chine, le Japon et Nashville aux Etats-Unis font partie des destinations qui s’inscrivent dans les tendances du moment avec un client qui devient plus regardant sur les aspects environnementaux et éthiques de son voyage.

Protéger les communautés et l’environnement

Jorge Mario Chajón, ministre du tourisme (Instituto Guatemalteco de Turismo – INGUAT) indique à notre journaliste Jane Witherspoon, que “les voyageurs choisiront toujours une destination qui mise sur les pratiques durables et le tourisme éthique.” Puis il indique : “Au Guatemala, nous sommes affiliés à une organisation internationale qui lutte contre le trafic d’êtres humains, mais aussi qui protège les communautés contre le tourisme sexuel et les abus sexuels commis sur des mineurs.”

Autre concept en vogue : l’éco-tourisme. La région de Guangxi en Chine s’inscrit dans cette tendance avec ses montagnes recouvertes de forêt, ses cascades à couper le souffle et ses rivières sinueuses… La préservation de l’environnement est l’une des principales priorités de son Office du tourisme.

“On est en train de développer le tourisme durable en nous concentrant en particulier sur la protection de l’environnement,” affirme Li Guang Jun, directeur général de la Commission de développement du tourisme de Guangxi.

Trésors cachés

Nashville aux Etats-Unis passe elle aussi au vert : Butch Spyridon, PDG de Nashville convention and visitors Corporation, précise à notre reporter que la ville dispose du dernier centre de conférences qui a décroché la plus haute certification écologique et qu’elle mène des campagnes environnementales dans le but de soutenir le tourisme éthique. “Rien que l’an dernier,” indique Butch Spyridon, “chaque bar Honky Tonk a écoulé environ un million de bouteilles de bières – des bouteilles, pas des cannettes – et notre ville a mis en place une campagne de recyclage qui prévoit deux à trois passages par jour dans les bars pour collecter les bouteilles de verre et les recycler et nous avons aussi le premier éco-quartier certifié de tout le Sud-Est des Etats-Unis.”

Le Japon connaît actuellement un boom touristique qui se prolongera l’an prochain lors de la Coupe du monde de rugby. À cette occasion, les huit millions de visiteurs attendus seront encouragés à explorer quelques-uns des trésors cachés du Japon dans l’idée de miser sur le tourisme éthique et durable.

Source : World Travel Market : l’écotourisme vu par le Guatemala, la Chine, Nashville et le Japon

Connaître vos collaborateurs : les millennials

Les jeunes nés entre 1980 et 2000 (communément appelés millennials ou génération Y), ont un comportement qui échappe bien souvent à leurs aînés. Pour limiter un trop fort turnover, il est indispensable de comprendre leurs motivations.

Pour impliquer vos jeunes collaborateurs, faites-les participer à l’analyse de problèmes et à la recherche de solutions.

La majorité des actifs dans la restauration sont nés entre 1980 et 1995. Ils font donc partie de cette génération que les sociologues ont baptisée Y ou millennials. Ces jeunes ont grandi au milieu des nouvelles technologies, dans une culture de l’immédiateté, et ont des difficultés à accepter un management trop directif au sein de l’entreprise. Voici quelques situations couramment observées et des propositions de solutions.

► Un zapping continuel

Par zapping, il faut entendre le passage rapide d’une idée à une autre, la gestion de plusieurs sujets en même temps. De fait, ces jeunes se contentent de données superficielles, sans aller au fond des choses.

  • Solutions

– Développer l’accompagnement, le tutorat, animer des briefings très interactifs, incluant des micro-formations sur des bases du métier ;

– donner des consignes claires et simples ;

– faciliter l’accès à l’information (tablette contenant les procédures, par exemple)

– inciter à utiliser les personnes qualifiés comme ressources ;

– faire un suivi sur le terrain.

► L’importance de l’instant présent

Les informations diffusées par les médias et les réseaux sociaux sont souvent pessimistes. Les millennials veulent donc profiter au maximum de l’instant présent. De plus, ces jeunes écoutent peu les personnes expérimentées, qui pourraient leur expliquer que les plus belles réussites se produisent dans les périodes difficiles.

  • Solutions

– Ne pas leur parler de votre propre réussite, vous n’êtes peut-être pas la personne à laquelle ils veulent ressembler ;

– vous gérez une équipe qui s’occupe d’une clientèle présente à l’instant T dans l’entreprise. Lorsque vous partagez leur travail, concentrez-vous, comme eux, sur le présent. Vous aurez toujours le temps, en d’autres lieux et avec vos responsables, de vous projeter.

► Une constante décontraction

Ces jeunes trouvent souvent que leurs responsables prennent trop au sérieux les situations difficiles, alors qu’ils ne se sentent pas concernés par les problèmes des manageurs ou de l’entreprise. En revanche, pour eux, le jeu est source de performance.

  • Solutions

– Trouver des arguments qui les impliquent : plutôt que de parler du maintien du ticket moyen, favoriser le challenge entre eux, en présentant l’objectif à atteindre comme un jeu ;

– veiller constamment à ce que les tenues vestimentaires soient respectées. Vos collaborateurs sont comme des acteurs qui doivent intégrer, au restaurant, un comportement et des messages adéquats.

► Une franchise déconcertante

L’habitude est prise sur les réseaux sociaux, où l’on parle sans détour. Ces jeunes ont également appris à exprimer clairement leurs attentes.

  • Solutions

– Quand ils vous demandent le pourquoi d’une situation, expliquez-leur comment l’entreprise a pris cette décision, afin de leur donner les clés pour comprendre ;

– soyez clair dans une négociation d’embauche : définissez ensemble et dans le détail le contenu du contrat. Ensuite, chacun applique les règles fixées dans la négociation.

► Peu d’efforts de mémorisation

Toutes les informations étant disponibles à tout moment sur internet, il leur semble inutile de les mémoriser.

  • Solutions

– Dans les échanges, favoriser la reformulation pour être sûr que le collaborateur a retenu l’information.

► De nombreuses questions

L’accès direct à l’information rend les millennials moins crédules. Vous ne pouvez pas raconter n’importe quoi ou juste dire : “Fais cela et tais-toi.” Poser des questions devient un réflexe, un comportement. L’instantanéité est dans leur quotidien, ils veulent des réponses immédiates.

  • Solutions

– Lorsqu’il y a peu d’activité, expliquez les raisons des consignes que vous donnez ;

– pendant le rush, dites-leur : “Fais ce que je te demande et je t’expliquerai pourquoi à un moment plus calme.”

► Un manque de confiance dans les systèmes établis

Les millennials ont tendance à ne pas reconnaître l’autorité par le titre, la fonction de leur hiérarchie. Ces salariés sont souvent allergiques à l’ordre établi.

  • Solutions

– Trouver des occasions pour les faire participer à l’analyse de problèmes et à la recherche de solutions ;

– ne pas faire valoir son titre hiérarchique pour s’affirmer ;

– démontrer la compétence par l’action ;

– savoir mobiliser en qualité de leader ;

– développer le profil qui est en vous, celui qui donne du sens au travail ;

– développer le charisme dans le travail, la rigueur.

► Le besoin de liant

Bien qu’ils aient accès à de nombreux amis sur les réseaux sociaux, le para-verbal n’est pas utilisé. Or, dans les relations, l’écrit est important, mais le para-verbal occupe 90 % du contenu du message. Apparaît un important besoin de lien direct et de prise de parole, y compris dans le domaine personnel, et une tendance à rejeter les profils qui ne leur ressemblent pas a priori. Pourtant, ces jeunes se reconnaissent plus dans le profil d’un chef qui donne du sens au travail que dans l’enseigne proprement dite, même si les valeurs de l’entreprise sont indispensables comme points de repères.

  • Solutions

– Intégrer plus d’humanité dans les contacts ;

– S’intéresser à leurs centres d’intérêt et à ce qui est important pour eux, sans se détourner des objectifs de votre mission et de ceux de l’entreprise.

Source : Connaître vos collaborateurs : les millennials

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Tourisme : Toliara en fête

Le Ministre du Tourisme, Monsieur Jean Brunelle Razafintsiandraofa a honoré de sa présence l’ouverture officielle de la célébration nationale de la Journée Mondiale du Tourisme qui s’est tenue ce vendredi 19 octobre 2018 au Jardin de la Mer à Toliara.

Le carnaval a débuté les festivités. Ensuite au programme des danses folkloriques typiques du sud (Tanosy, Tagnala, Bara, Sakalava du Menabe, de l’Androy….),  et suivi de séries de discours.

Pour cette année 2018, la Journée Mondiale du Tourisme qui a pour thème : « le Tourisme et la transformation numérique », met en lumière, dans le contexte du développement durable, les possibilités offertes par les progrès technologiques et notamment les méga données, l’intelligence artificielle et les plateformes numériques…

Ce qui rejoint le message de Monsieur le Secrétaire Général de l’Organisation Mondiale du Tourisme – OMT, Zurab Pololikashvili : « Un tourisme qui s’appuie sur l’innovation et sur les progrès numériques aura plus de possibilités d’améliorer l’inclusivité, l’autonomisation des populations locales et l’utilisation rationnelle des ressources, à savoir les objectifs resitués dans le contexte plus large du processus de développement durable. »

 En plus, Monsieur le Ministre a insisté sur ce fait dans son discours : « il faut que le tourisme pratiqué soit durable, responsable et équitable en ce sens qu’il doit aussi profiter aux communautés et à la population locale …» et a ajouté «… produisons alors des systèmes d’informations touristiques de qualités, de valeurs et agrées et travaillons pour le réseautage dans le secteur, sans préjudice de la mise en place de big data, ainsi que des good practices en la matière». Monsieur le Ministre n’a pas manqué de remercier tous ceux qui ont contribué de loin ou de près à la réussite de cet événement.

Une coupure de ruban suivie du vernissage des stands a également eu lieu, après les séries de discours proclamées par les autorités.

A titre de rappel, la célébration durera trois jours : les 19,20 et 21 octobre 2018 avec diverses animations et des conférences. Venez nombreux…

Source : Tourisme : Toliara en fête