France. Lancement de GREAT, première association professionnelle des Activités de Tourisme

GREAT est la première association professionnelle des Activités de Tourisme.Elle a pour vocation de fédérer les milliers d’entreprises qui font vivre aux touristes des expériences inoubliables sur tout le territoire français, et qui pour beaucoup ont vocation à valoriser le patrimoine français.

REAT est né en juin 2020, au cœur de la crise du COVID-19. Les entreprises offrant des activités de tourisme, face à l’arrêt brutal et total de leur activité, se sont retrouvées démunies et isolées.

Démunies face au magma des aides publiques et des décrets. Isolées en constatant le peu d’attention consacrée aux activités de tourisme, alors que les autres secteurs du tourisme (aérien, hébergement, restauration) étaient très actifs via leursfédérations professionnelles.

Pourtant, les entreprises offrant des activités de tourisme représentent des dizaines de milliers d’emplois, et sont la vitrine du tourisme français.

L’ambition de l’Association est de structurer le secteur des Activités de Tourisme et fédérer des centaines d’acteurs, représentant des dizaine de milliers d’emplois sur tout le territoire français.

Objectifs : faire valoir ses intérêts et peser auprès des pouvoirs publics, accompagner les adhérents sur le passage du cap post COVID-19, promouvoir l’hospitalité à la française, et apporter des solutions aux adhérents sur des enjeux majeurs de la profession: digital, juridique, développement commercial, accueil des visiteurs, valorisation de l’offre

Le Bureau de GREAT France est constitué de :

Pierre-Jean ROMATET – Président
Fondateur & CEO A la Française!
[email protected]

Florent DARGNIES- Secrétaire
Fondateur & CEO 4 roues sous un Parapluie
[email protected]

Arnaud BARRE – Trésorier
Directeur Paris Trip
[email protected]

Source : Lancement de GREAT, première association professionnelle des Activités de Tourisme

France. Vers une interdiction des terrasses chauffées en 2021

Pour Barbara Pompili, ministre de la transition écologique, l’utilisation des chauffages en extérieur constituent une « aberration écologique ». Le gouvernement veut les interdire sur les terrasses.

A l’issue du Conseil de défense qui s’est tenu lundi 27 juillet, Barbara Pompili a présenté les mesures issues de la convention citoyenne pour le climat qui seront mises en œuvre en priorité.

« On va imposer de fermer les portes dans les espaces publics. C’est une pratique aberrante de climatiser la rue ou de chauffer des terrasses pour le simple plaisir de boire son café dehors quand il fait 0ºC », a indiqué Barbara Pompili.

La ministre affirme vouloir tenir compte des difficultés que les restaurateurs rencontrent à cause de la crise sanitaire : « Nous allons les voir pour qu’ils puissent s’organiser et nous rendrons ces mesures obligatoires à la fin de l’hiver prochain. » a-t-elle précisé.

Barbara Pompili s’est engagée à présenter une première version du projet de loi sur l’écologie « fin septembre ». Puis il sera présenté au conseil des ministres en novembre pour un examen au parlement en janvier 2021.

Source : Vers une interdiction des terrasses chauffées en 2021

France. Le label « Tourisme équitable » de l’ATES désormais ouvert à tous les pros du tourisme

Le label de l’Association pour le Tourisme Equitable et Solidaire (ATES), initialement réservé aux voyagistes, concerne désormais tous les acteurs du tourisme (hôteliers, réceptifs, …).

Créé en 2014, le label « Tourisme équitable » de l’ATES est désormais « accessible sans condition d’adhésion préalable à l’association aux professionnels engagés dans une démarche éthique, responsable et solidaire qui souhaitent valoriser leur offre de séjours, d’activité ou d’accueil », précise l’ATES.

Les voyagistes spécialisés et généralistes peuvent faire labéliser « tout ou une partie de leur offre et aux structures d’accueil touristique en France (hébergements, sites de loisirs, sites culturels, prestataires d’activité, évènements, restaurants, agences réceptives en France…) ». S’appuyant sur des référentiels « adaptés à chaque métier du tourisme », le label permet, à travers l’évaluation d’une cinquantaine de critères, de garantir « une gestion équitable des achats et des partenariats, une activité qui préserve l’environnement et les ressources naturelles, une gestion démocratique et juste de l’organisation, une activité ancrée dans son territoire et bénéfique aux habitants ».

Un label valable trois ans

Ce label « vise aussi à améliorer l’information du voyageur en lui garantissant que le voyage, le séjour ou l’activité choisi répond à son attente d’un tourisme plus éthique et plus respectueux ». Un label qui se veut donc dans l’air du temps, et qui compte déjà 14 membres labellisés pour trois ans (Terres des Andes, Wide Trip, Rencontres au bout du Monde, …).

Créée en 2016, l’ATES regroupe plus de 30 producteurs de voyages, des opérateurs de tourisme en France et des membres associés, tous engagés pour faire du voyage un levier de développement et de solidarité avec les populations et acteurs locaux. L’ATES est administratrice de Acteurs du Tourisme Durable (ATD), Commerce équitable France, ISTO (organisation internationale du tourisme social et solidaire) et membre de l’Union nationale des associations de tourisme (UNAT).

Dans l’industrie, d’autres labels certifient une activité plus durable. C’est notamment le cas du label ATR (Agir pour un tourisme responsable), qui fédère une quinzaine de voyagistes.

Source : Le label « Tourisme équitable » de l’ATES désormais ouvert à tous les pros du tourisme

FrancCoronavirus : Les premières conséquences de la crise pour l’industrie du tourisme

Les hôtels cinq étoiles sont les plus touchés par le mouvement des Gilets jaunes. (Photo d'illustration/Pexels).

Au lendemain de l’épisode de Covid-19 en France, le tableau ne serait pas si noir, selon Dominique Lecea. directeur associé du cabinet In Extenso tourisme, culture & hôtellerie. Il retient même quelques “bons aspects” de la crise. Revue de détail.

Il est encore trop tôt pour tirer un bilan de la crise dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration”, estime Dominique Lecea, directeur associé du cabinet In Extenso tourisme, culture & hôtellerie. Il évoque néanmoins “une avant-saison ratée et une saison qui se met en place de façon laborieuse”. Selon lui, en termes de taux d’occupation, le retour “à la normale” ne se fera pas avant 2021 pour la majorité des hôtels et pas avant 2023 pour les établissements de luxe. Toutefois, Dominique Lecea pointe “trois bons aspects de la crise actuelle”. Le premier : “On prend enfin conscience de l’importance du secteur du tourisme dans notre économie. Et pour maintenir une dynamique, tous les acteurs – publics et privés – de cet écosystème doivent être solidaires entre eux.” De quelle façon ? “En créant des interactions entre l’hôtellerie, la restauration et l’ensemble de la filière touristique, en vue d’une réponse collective face aux conséquences du coronavirus.” Ce qui engendre un deuxième aspect positif de la crise : à savoir “une volonté commune, dans la durée, pour impulser un processus collaboratif entre tous les acteurs du secteur touristique”. Troisième constat encourageant : la crise agit “comme un accélérateur de tendances”, souligne Dominique Lecea. Il fait état, ici, de l’intérêt croissant pour le développement durable, la transparence, la traçabilité des produits, la proximité des producteurs… “Ces trois bons aspects incitent à se remettre en question, se repositionner, se challenger. C’est aussi le moment d’avoir des idées, prendre des initiatives, innover, être dans un esprit de reconquête et d’adaptation”, poursuit l’associé du cabinet In Extenso. Une façon d’attirer de nouveaux clients et, surtout, de les fidéliser.

“Loin des foules, près des gens”

La crise force à trouver des solutions pour continuer d’accueillir les clients tout en respectant les contraintes sanitaires”, explique Dominique Lecea. L’occasion pour les professionnels de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme de “se réinventer”. L’associé du cabinet In Extenso cite en exemple le système de ventilation mis en place, à titre expérimental, par le chef étoilé Alain Ducasse dans son restaurant Allard à Paris (VIe). Un dispositif, conçu avec médecins, designer, architecte, et grâce auquel le risque d’infection est très limité. Parallèlement, certains territoires, comme la campagne ou la montagne, regagnent de l’attrait. “La recherche d’authenticité, de terroir, de naturalité, de proximité s’étend désormais à une part croissante de la population, conclut Dominique Lecea. Loin des foules, près des gens. La carte française des destinations va bouger avec une redistribution des flux de voyageurs.”

Source : Coronavirus : Les premières conséquences de la crise pour l’industrie du tourisme

France. Pour relancer l’activité, les hôtels se mobilisent

En raison de la crise sanitaire, les clients hésitent à séjourner à l’hôtel. Pour les attirer pendant la période estivale et même l’après saison, les établissements multiplient les offres commerciales et adaptent leur stratégie marketing.

Ouvert en juin 2019 dans l’ancien Hôtel-Dieu, monument historique et emblématique de Lyon (Rhône), le nouvel Intercontinental (5 étoiles) s’est rapidement imposé comme l’un des fleurons de l’hôtellerie de luxe lyonnaise. Ses 144 chambres et suites, son immense bar et restaurant gastronomique séduisent autant une clientèle de loisirs que d’affaires, et notamment les visiteurs internationaux – qui représentaient jusqu’alors 60 % de la clientèle. Reste qu’aujourd’hui, ces derniers font cruellement défaut en raison de la crise sanitaire qui sévit partout dans le monde. Face à cette situation inédite, l’hôtel Intercontinental a dû revoir sa stratégie marketing.

Nous avons lancé cinq nouvelles offres afin de séduire et fidéliser les touristes français qui représentent désormais 85 % de notre clientèle. L’objectif est de les inciter à faire étape dans la ville pendant leurs vacances, Lyon ayant une situation géographique idéale. Nous espérons qu’il en sera de même pour les touristes européens de proximité qui viendront dans le sud de la France”, explique Madelijn Vervoord, la directrice générale de l’Intercontinental Lyon Hôtel-Dieu. Pour séduire tous ces visiteurs et répondre à leurs attentes, l’hôtel a segmenté ses offres qui s’adressent ainsi soit aux familles, soit aux Lyonnais, soit aux vacanciers en route pour le Sud. À l’instar de l’offre ‘Route 69’, qui inclut une nuitée en surclassement avec petit déjeuner, le lavage de la voiture et une place de parking ! “La voiture sera le mode de déplacement le plus utilisé cet été. D’où l’idée de choyer nos visiteurs qui font étape”, complète la directrice. Avec son offre ‘Cap vers le Sud’, l’établissement a même créé, avec ses homologues, les hôtels Intercontinental de Bordeaux et de Marseille, une formule originale qui permet aux touristes de séjourner deux nuits dans l’un de ces établissements de luxe situés dans les trois capitales méridionales. Avec ses offres originales, l’Intercontinental lyonnais espère ainsi maintenir son activité cet été, son taux d’occupation avoisinant les 45 %.

Adapter l’offre à une nouvelle clientèle

Autre établissement lyonnais à innover cet été : le Mob Hôtel, situé dans le quartier de la Confluence, face à la Saône. Ce boutique-hôtel trendy joue notamment la carte de la staycation (séjour près de chez soi) et de l’humour, avec son offre ‘parents indignes’. Les enfants sont gardés et occupés par de nombreuses activités (ateliers potager, chasse au trésor, yoga…) jusqu’à 14 heures pour laisser les parents se reposer ou visiter la ville. De même, l’hôtel propose aux citadins un moment d’évasion le temps d’un week-end, avec son offre ‘Fuguer au Mob’ qui permet de profiter d’une chambre avec terrasse et d’une bouteille de champagne ! De quoi séduire la clientèle lyonnaise et régionale avide de s’accorder une parenthèse sans partir loin de chez elle.

Dans le département voisin de l’Ain, le Jiva Hill, hôtel 5 étoiles situé au pied du Jura et à proximité de Genève, lance également de nouvelles offres à destination d’une clientèle qui sera cet été majoritairement franco-suisse et de proximité, à défaut des visiteurs du Moyen-Orient qui avaient l’habitude de séjourner dans l’établissement pendant l’été. “Pour rassurer la clientèle en ces temps incertains, nous avons par exemple assoupli notre politique d’annulation, avec la possibilité d’annuler son séjour la veille avant 16 heures. De même, nous encourageons les longs séjours car notre hôtel est une destination de vacances en soi avec de nombreuses activités d’extérieur proposées dans un cadre très ressourçant. Notre clientèle vient ici pour décompresser. Nous proposons ainsi une réduction de 20 % pour trois nuits, quatre nuits pour le prix de trois ou encore sept nuits pour le prix de cinq… Nous avons aussi étoffé nos packages et créé des stages de tennis couplés à des cours d’anglais pour les enfants”, explique Aurélie Daractz, directrice commerciale et communication du Jiva Hill. L’hôtel qui espère atteindre un taux d’occupation de 60 % cet été, a d’ailleurs renforcé sa communication sur les réseaux sociaux et lancé une campagne sur le tram de Genève pour séduire la clientèle locale.

Source : Pour relancer l’activité, les hôtels se mobilisent

France. Changement de date pour l’IFTM Top Resa qui aura lieu cette année du 17 au 20 novembre

A la demande des partenaires et exposants, le rendez-vous annuel du secteur est décalé de deux mois. D’autres changements sont également à prévoir.

La question commençait à se poser avec insistance. Au vu du contexte sanitaire actuel, le salon IFTM Top Resa aura-t-il bien lieu cette année ? La direction de Reed Expositions a tranché : l’événement B2B leader de l’industrie du tourisme en France est maintenu mais à de nouvelles dates.

Habituellement fin septembre, l’édition 2020 de l’IFTM Top Resa est décalée de deux mois et aura lieu du 17 au 20 novembre. Le lieu, lui, ne change pas. Le salon se déroulera dans le Hall 1 de la Porte de Versailles.

« La réglementation en France a évolué de jour en jour : les événements rassemblant plus de 5 000 personnes ont été interdits jusqu’au 15 juillet, puis jusque fin août. Maintenir IFTM Top Resa en septembre n’était plus réaliste mais l’annulation du salon n’a jamais été évoquée », indique Frédéric Lorin, Directeur du salon.

Le choix de fin novembre a été approuvé par 94% de la centaine de partenaires, institutionnels et fidèles exposants interrogés sur ce changement par la direction du salon, pour trois raisons principales : la plupart des producteurs et destinations touristiques avaient besoin de temps pour travailler leurs offres, nombre d’entre eux ayant été contraints au temps partiel, au confinement et à une activité très ralentie ; tous les acteurs de l’industrie souhaitaient des délais supplémentaires pour s’engager, d’un point de vue financier, sur leur participation ; et enfin, reporter le salon à novembre laissait aux offices de tourisme et visiteurs étrangers plus de certitude vis à vis de la réouverture des frontières de leurs pays respectifs.

10 zones et 10 villages

Le salon proposera cette année 10 zones distinctes (Afrique, Amériques, Asie & Pacifique, Caraïbes, Destination France, Europe & Méditerranée, Généralistes, Moyen-Orient, Océan Indien, Tech-Zone) et 10 villages thématiques (Autocaristes, Club Affaires, Croisière, Montagne, Parcs, Réseaux de Distribution, Tour-Opérateurs, Influenceurs, Innovation et Start Up, les trois derniers au sein de la Tech-Zone), soit l’équivalent de ce qui avait été développé l’an dernier.

Malgré le contexte inédit, plusieurs nouveautés seront au rendez-vous de l’édition 2020. IFTM Top Resa travaille depuis quelques mois à la création de nouvelles conférences autour des thèmes majeurs transversaux afin de couvrir avec expertise l’actualité du marché. Les grandes journées thématiques habituelles seront au rendez-vous, les CEO Talks, le Digital Day et les Journées Internationales du Voyages d’Affaires (JIVA) notamment. En partenariat avec les Acteurs du Tourisme Durable (ATD), le salon inaugurera en novembre prochain un programme exhaustif de conférences et workshops intitulé les Journées du Tourisme Durable.

Les agents de voyages seront aussi à l’honneur. Pour cette nouvelle édition, ITFM Top Resa, en partenariat avec les Entreprises du Voyage (Edv), leur proposera un programme de formations variées et qualifiantes dans le cadre de la formation professionnelle continue. De nombreuses autres nouveautés dédiées aux agents de voyages sont en cours d’élaboration et seront dévoilées prochainement.

Par ailleurs, comme chaque année, le salon aménage de nouveaux espaces. En 2020, le Village des Tour-Opérateurs et le Village de la Croisière bénéficieront tous deux d’un relooking complet. Ambiance plage et paillotte pour le premier, hublots et accastillage pour le second, une véritable invitation à voyager… et à travailler. Les Parcours de Visite s’enrichissent également cette année de deux thématiques supplémentaires, Montagne et Croisière.

La moitié du salon remplie lors du confinement

Quatre événements phares sont également maintenus : le Startup Contest (les meilleures solutions innovantes dans le voyage), le mardi 17 novembre, l’Hackathon en partenariat avec CDS Groupe (course de 24h pendant laquelle les équipes doivent concevoir une solution novatrice pour le Business Travel et l’hôtellerie d’affaires), la finale le mercredi 18 novembre, Travel Agents Cup (élection des meilleurs agents de voyages de France), le jeudi 19 novembre, et Travel Agents Cup Junior (élection des meilleurs étudiants, vendeurs espoirs de la Destination France), le vendredi 20 novembre.

En 2019, IFTM Top Resa a accueilli 34 150 visiteurs, 1 700 marques dont près de 200 destinations (françaises et internationales) sur 33 000 m2 d’exposition et proposé près de 100 conférences thématiques « made by IFTM » ainsi que 100 événements organisés par les exposants.

« Il est trop tôt pour dire combien d’exposants seront présents cette année mais il n’y a aucune chance que le salon ne soit pas affecté car le tourisme est très durement touché par la crise sanitaire. Il sera probablement d’une plus petite taille et il y aura certainement moins de stands et de visiteurs à cause des nouvelles règles sanitaires. Cependant, le 16 mars, lors du confinement, la moitié du salon était déjà remplie. Nous allons reprendre contact avec l’ensemble de nos exposants et nous travaillons sur une campagne conjointe avec les Edv pour inciter les agents de voyages à venir », confie Frédéric Lorin.

Quid des exposants qui souhaiteraient finalement annuler leur participation ? « Le salon n’étant pas annulé mais simplement reporté, les CGV habituelles élaborées par le groupe s’appliquent. Pour autant, même si la réflexion n’est pas encore aboutie, nous nous devons en tant que salon référent du tourisme en France d’essayer d’accompagner au mieux nos clients dans les difficultés rencontrées. Des CGV moins drastiques pourraient s’appliquer en cas d’annulation. Un report pourrait, par exemple, est proposé sur l’édition 2021 », explique le directeur du salon.

Source : Changement de date pour l’IFTM Top Resa qui aura lieu cette année du 17 au 20 novembre

France : Loi Egalim : les restaurateurs devront afficher l’origine des viandes

L’Assemblée nationale a adopté le 27 mai dernier la proposition de loi relative à la transparence de l’information sur les produits alimentaires. Les professionnels  devront également indiquer la provenance des vins, bières, miels et gelées , et être vigilants quant aux noms qu’ils donnent à leurs plats végétariens ou végan, pour éviter toute confusion avec des plats carnés.

La proposition de loi relative à la transparence de l’information sur les produits alimentaires a été adoptée définitivement à l’Assemblée nationale le 27 mai dernier. Ce texte renforce les dispositions en vigueur et reprend les mesures votées en octobre 2018 dans la loi Egalim (pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous), censurées à l’époque par le Conseil constitutionnel, en raison de leur absence de lien avec le projet de loi initial.

Plusieurs points concernent les restaurateurs et débits de boissons, et l’ensemble de la restauration hors foyer, qui ont désormais l’obligation d’afficher l’origine de toutes les viandes servies dans leur établissement : viandes porcines, ovines, caprines, bovines (même hachées) et volailles. Jusqu’à présent, seul l’affichage de la provenance des viandes bovines était obligatoire. Cette information supplémentaire permettra de renseigner le consommateur et pourra être un argument de vente pour les restaurateurs, de plus en plus attentifs à privilégier les produits locaux et d’origine française.

Autre changement : la provenance ou la dénomination de l’AOP/IGP des vins vendus en bouteilles, en pichet ou au verre dans les restaurants, les bars et tous les établissements titulaires d’une licence de débit de boissons doit être indiquée aux clients ou consommateurs. Sur l’étiquetage des bières doivent désormais figurer le nom et l’adresse du producteur.

Autre point positif pour l’information du consommateur : l’origine des miels et de la gelée royale devra être précisée sur l’étiquette, par ordre pondéral décroissant, à partir du 1er janvier 2021.

En outre, les industriels mais également les restaurateurs qui proposent des préparations végétales en substituts de la viande devront se creuser la tête pour trouver d’autres noms à leurs plats végétariens ou végan : les dénominations steaks végétaux, saucisses de soja, escalopes de blé, pavé de céréales, etc. ont désormais interdites. L’objectif est d’éviter la confusion entre des produits végétaux (parfois fabriqués à partir d’ingrédients multiples dans le cas des préparations industrielles) et des produits animaux 100 % viande, qui n’ont pas les mêmes qualités nutritionnelles.

Les décrets d’applications de ces différentes mesures devraient paraître rapidement.

Source : Loi Egalim : les restaurateurs devront afficher l’origine des viandes

L’aéroport d’Orly rouvrira ses portes le 26 juin

L’aéroport parisien était fermé depuis le 31 mars. Il y a peu, ADP envisageait de prolonger la fermeture de la plateforme jusqu’à l’automne.

Le Groupe ADP a annoncé la reprise des vols commerciaux de passagers à l’aéroport de Paris-Orly dès le vendredi 26 juin 2020. Les vols étaient suspendus depuis le 31 mars 2020. La réouverture de l’aéroport parisien se fera progressivement en accompagnant la demande et en optimisant les infrastructures d’Orly. Les opérations débuteront par le secteur Orly 3.

Attention, la réouverture effective est conditionnée à la levée des principales restrictions, d’ici à la mi-juin, en particulier celles qui limitent la capacité des compagnies aériennes à voler au sein de l’espace Schengen.

Orly 3 sera équipé dès le 26 Juin de caméras thermiques afin que les passagers puissent bénéficier à leur arrivée à Paris d’une prise de température et être orientés, le cas échéant et s’ils le souhaitent, vers une prise en charge médicale à l’aéroport.

Toutes les précautions sont prises par Paris Aéroport, pour que les gestes barrières et la distanciation physique soient respectés tout au long du parcours du passager avec entre autres :

–  le port du masque obligatoire ;
–  une signalétique pour faire respecter la distanciation physique ;
–  des distributeurs automatiques de gel hydroalcoolique ;
–  un renforcement des procédures de désinfection et nettoyage avec un produit virucide ;
–  une adaptation des procédures au contrôle de sûreté pour limiter les contacts physiques.

À cela s’ajoutent des modalités de contrôles au départ, déployées par les compagnies aériennes comme par exemple la prise de température à l’embarquement, et la déclaration d’absence de symptômes du Covid-19.

Source : L’aéroport d’Orly rouvrira ses portes le 26 juin

France. Covid-Free, le label de sécurité sanitaire indépendant et collaboratif

Covid-Free est le premier label de sécurité sanitaire indépendant et collaboratif dédié au secteur du tourisme et des établissements recevant du public. Les clients sont impliqués et peuvent signaler à l’établissement, à l’aide d’un QR Code, tout manquement dans l’application de ses engagements sanitaires. Les messages sont confidentiels et ne sont communiqués qu’aux personnes dédiées. Ce label a été mis en place pour freiner la propagation et la transmission du virus et pour garantir la sécurité et la sérénité de tous.

Source : Covid-Free, le label de sécurité sanitaire indépendant et collaboratif

Gants, masques, distanciation : Accor prépare un standard sanitaire certifié pour tous les hôtels

Crise, reprise, franchise… Nous avons interviewé Franck Gervais, directeur général Europe d’Accor, sur sa vision de la reprise et de l’évolution des comportements.

L’Echo touristique : Les deux tiers des hôtels Accor dans le monde sont-ils toujours fermés ? Avez-vous rouvert la Chine ?

Franck Gervais : 40% des hôtels Accor sont ouverts dans le monde. Nous avons rouvert 80% à 90% des établissements situés en Chine. En termes de réservations, l’économique et le business travel domestiques redémarrent en Chine, même si nous ne sommes pas au niveau d’avant la crise bien sûr. Cette reprise nous éclaire un peu sur ce qui pourrait se produire en Europe en général, et en France en particulier.

Quelles normes sanitaires mettrez-vous en place en France après le début du déconfinement, le 11 mai ?

Franck Gervais : Nous élaborons des procédures standards d’accueil selon de nouvelles modalités afin de rassurer les employés, les clients, les fournisseurs sous-traitants incluant les personnels de nettoyage, de maintenance, de sécurité. Nous travaillons avec un organisme de certification (Bureau Veritas, Ndlr) pour co-créer ces standards applicables aux hôtels et aux restaurants en France et en Europe. Ces nouveaux standards ont pour vertu de pouvoir s’appliquer à toute la profession, et d’inspirer d’autres catégories d’hébergement.

Vous allez les proposer à Jean-Baptiste Lemoyne ? Le secrétaire d’Etat en charge du Tourisme a justement évoqué cette semaine l’urgence d’une nouvelle norme sanitaire

Franck Gervais : Dès mardi prochain, nous allons effectivement proposer à Jean-Baptiste Lemoyne ce projet de standards qui pourraient être applicables à tous les hôtels, avec un volet restauration. Nous allons l’aborder lors du prochain Comité de filière du tourisme qui se réunit chaque mardi. Nous nous sommes déjà rapprochés de l’association France Tourisme pour que chaque leader dans son secteur -les Galeries Lafayette, ADP, Pierre & Vacances…-  établisse des propositions opérationnelles très concrètes. Plus globalement, nous voulons être force de proposition en vue de la reprise, et parler d’une seule voix au niveau du tourisme. C’est important pour ensuite pouvoir communiquer de manière homogène, sans dissonance, ce qui sera de nature à rassurer les clients.

Nous allons leur offrir des nuitées gratuites aux personnels soignants lors du déconfinement.

Quels sont les points saillants de ces standards sanitaires pour Accor ?

Franck Gervais : Nous devons prévoir et organiser la distanciation sociale pour limiter le risque de propagation. Ces standards prévus pour la reprise prévoient le port de masques pour nos personnels, l’équipement en gel hydroalcoolique et en gants, des nettoyages renforcés. Il faut tout revoir au niveau des points fréquents d’empreintes des clients, jusqu’au nettoyage fréquent des boutons d’ascenseur, et au service du petit-déjeuner et des buffets.

Tout le personnel porterait des masques ? Nous ne pourrons pas en faire l’économie, même si la France en manque aujourd’hui ?

Franck Gervais : C’est l’hypothèse la plus probable à ce jour.

Quel sera le manque à gagner dû à cette crise ?

Franck Gervais : Nos chiffres seront communiqués le 22 avril, lors de la présentation des résultats du premier trimestre. Au niveau de notre situation économique, nous avions la chance d’avoir trois milliards de cash en début d’année. Désormais, nous sommes un groupe totalement « asset light ». Nous avons moins d’effets de levier négatifs de cette crise que d’autres opérateurs qui possèdent des murs ou une flotte d’avion.

Nous sommes là pour aider les hôteliers, notre sort en dépend.

L’Echo touristique : Vous avez créé un fonds de solidarité de 70 millions d’euros. Quel est l’objectif ?

Franck Gervais : Au titre des résultats 2019, Accor avait 280 millions d’euros de dividende, qui a été annulé en raison de la crise. Dans le même temps, le conseil d’administration a décidé de créer un fonds pour un quart de ce montant, dans un bel élan de générosité. L’objectif est d’aider nos 280 000 employés dans le monde, soit pour des couvertures médicales ou des situations financières compliquées suite à des mises en chômage partiel. Nous sommes présents dans 110 pays, dans lesquels les protections sociales sont parfois difficiles et engendrent des baisses de salaire supérieures à 30%. Nous voulons aussi venir en aide à nos partenaires propriétaires, essentiellement nos franchisés en France, et au personnel soignant. Nous logeons aujourd’hui des soignants dans nos hôtels, et nous allons leur offrir des nuitées gratuites lors du déconfinement, dans le monde entier. Nous sommes en contact avec les hôpitaux afin d’établir des critères d’éligibilité. Le dispositif devrait être bientôt finalisé.

Quelle est la situation des franchisés ?

Franck Gervais : En France, nous avons 380 franchisés pour 1200 hôtels. Ce sont souvent de petites entreprises qui ont dû mettre en place des mesures de chômage partiel et des prêts bancaires garantis. Le secteur va être durablement affecté. Les hôtels ont besoin d’aides structurelles qui s’inscrivent dans le temps. Nous prônons des crédits d’investissement afin d’aider les propriétaires pris à la gorge, pour les aider à réinvestir dans leur outil. En étant le leader en Europe et en France, nous préconisons toutes ces mesures auprès des différents ministères et lors du Comité de filière du tourisme. Nous sommes là pour aider les hôteliers, notre sort en dépend. Et nous avons aussi besoin d’un signal fort de reprise du business et de retour des clients. 36,7 millions de téléspectateurs ont entendu l’allocution d’Emmanuel Macron du 13 avril, où le président indiquait que les restaurants, cafés et hôtels ne rouvriraient pas le 11 mai. Or les hôtels sont ouverts, contrairement aux cafés et restaurants qui sont fermés par un arrêté du 14 mars ! En France, nos 380 établissement sont ouverts, tout comme nos canaux de vente, même si tout est endormi en cette période de confinement.

Nous devons recréer un choc de confiance, avec de nouvelles normes.

Comme d’autres acteurs de l’industrie tels que les agences et les TO, vous n’enregistrez aucune réservation ?

Franck Gervais : Nous avons enregistré 25 000 nuitées depuis trois semaines, qui viennent presque exclusivement des personnels soignants, des personnes sans-abris, des travailleurs du BTP et des militaires. Mais presque aucune réservation ne vient du grand public. C’est pourquoi nous devons recréer un choc de confiance, avec de nouvelles normes d’exploitation et d’accueil qui prenant en compte le risque de contamination du coronavirus : des mesures d’hygiène, de nettoyage, de distanciation sociale.

Comment vont évoluer les attentes des voyageurs ?

Franck Gervais : Cette crise était imprévisible, même dans les pires des scenarii. C’est du jamais-vu, j’espère que nous ne reverrons plus jamais cela. La crise sanitaire va changer pas mal de choses. Demain, les voyageurs vont avoir de fortes attentes en termes de sécurité sanitaire. De plus, après cette crise, l’individu va être au moins autant citoyen que consommateur : il voudra savoir qui est -derrière le produit ou service- cette marque, ses employés, ses prestataires, ses engagements… Il se demandera si la marque est responsable, ce qui sera fondamental. Le réflexe sera plus local, authentique, small plutôt que worldwide. C’est ce que nous observons dans tous les secteurs d’activité, au niveau de L’Union des marques que je préside.

Justement, Accor est plutôt worldwide, non ?

Franck Gervais : Nous nous sommes adaptés depuis quelques années. Nos marques sont présentes partout dans le monde, mais aussi très ancrées localement. Les hôtels Ibis sont ouverts, avec des concerts, des brunchs et des activités pour les clients comme pour les locaux. Les hôtels Mercure s’approvisionnent de tous leurs produits localement, et présentent tout ce qui existe autour comme lieux de visite. Enfin, notre jeune marque (lifestyle) Greet est nativement responsable.

Source : Gants, masques, distanciation : Accor prépare un standard sanitaire certifié pour tous les hôtels