© INSTITUT COSTARICIEN DU TOURISME
Le tourisme durable est un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil. Le Fonds Tourisme Durable, mis en place dans le cadre de France Relance et porté par l’Agence de la transition écologique, a pour objectif de soutenir via des aides financières, des opérateurs du tourisme dans leur démarche vers un tourisme durable. Il concerne principalement deux types d’activité : la restauration et les hébergements touristiques.

Le fonds tourisme durable consiste à accompagner des restaurants et des hébergements touristiques vers une résilience économique grâce à un positionnement centré sur la transition écologique. Il accompagnera des projets tournés vers des modèles d’affaires plus robustes face aux enjeux du changement climatique et de crises environnementales, et en phase avec les aspirations de notre temps. ll vise également à donner les moyens aux restaurants et hébergements touristiques de s’engager dans la transition écologique. Les entreprises engagées dans la démarche et bénéficiaires du fonds pourront être accompagnées dans leur transition et aidées à l’investissement.

– Le rôle de l’ADEME

L’agence de la transition écologique (Ademe) participe à la mise en œuvre des politiques publiques dans les domaines de l’environnement, de l’énergie et du développement durable et ce, afin d’accompagner la transition énergétique et écologique en France. Elle met ses capacités d’expertise et de conseil à disposition des entreprises, des collectivités locales, des pouvoirs publics et du grand public, afin de leur permettre de progresser dans leur démarche environnementale.  L’Agence intervient pour accompagner les acteurs du tourisme dans leur transition vers le tourisme durable. L’Ademe sensibilise et informe sur l’impact du tourisme sur le changement climatique, sur la pression sur les écosystèmes et sur l’utilisation des ressources mais également des impacts du changement climatique sur le secteur du tourisme. Elle finance des acteurs du tourisme dans le cadre d’appels à projet pour les accompagner à la transition écologique. L’Ademe intervient ici comme un des opérateurs de l’Etat pour le plan de relance, France Relance.

– Objectifs de cet Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI)

L’objectif de cet Appel à Manifestations d’Intérêt (AMI) est d’identifier les organisations qui seront partenaires de l’Ademe pour le déploiement du Fonds Tourisme Durable sur les territoires, aux échelles nationale, régionale ou infra-régionale.
Les organisations candidatant à l’AMI porteront un programme qui s’inscrit dans les objectifs poursuivis du Fonds Tourisme Durable. Si leur programme est retenu et qu’elles en font la demande, elles pourront bénéficier d’une subvention de l’Ademe pour les aider à conduire ce programme. Les organisations partenaires seront le relais local de l’opération.

Elles pourront notamment :
– Identifier, mobiliser, sur le territoire et/ou le domaine de compétence de l’organisation, au moins 20 structures touristiques (restaurants commerciaux et/ou hébergements touristiques) respectant les conditions d’éligibilité du Fonds Tourisme durable
– Déployer des moyens de support technique éligibles à une aide via le Fonds Tourisme Durable (réalisation par le partenaire ou en sous-traitance), pour accompagner les structures touristiques
– Assister les structures touristiques éligibles à une aide du Fonds Tourisme Durable pour la complétion de leur dossier sur la plateforme https://agirpourlatransition.ademe.fr/entreprises/
– Accompagner les restaurants et hébergements touristiques dans leurs démarches de tourisme durable, pendant l’ensemble du programme.
– Animer les structures touristiques engagées, en mettant en place une dynamique collective entre ces structures touristiques : partage d’expérience entre pairs, interventions externes, etc.
– S’appuyer sur les outils et actions de communication, d’animation et de formation mis à disposition par l’Ademe sur le Fonds Tourisme Durable.
– Si elles bénéficient d’une subvention de l’Ademe, tenir l’Ademe périodiquement informée de l’état d’avancement de la mise en œuvre du programme d’action au travers des outils de reporting fournis par l’Ademe et lui faire part des difficultés éventuellement rencontrées ;
s’impliquer dans les instances d’animation des partenaires et relais qui seront mises en place par l’Ademe au niveau régional et/ou national.

– Calendrier

Compte tenu du contexte, il est attendu une très forte réactivité et mobilisation des organisations partenaires. L’objectif du Fonds Tourisme Durable est de réaliser les diagnostics et d’élaborer les plans d’actions à partir du mois de mars 2021, afin de notifier les premiers contrats
d’accompagnement au plus tard au 2ème trimestre 2021. Pour être alignés avec ce calendrier, les programmes seront mis en œuvre dès le 1er trimestre 2021.

Un volet “slow tourisme” est également intégré à ce fonds et fera l’objet d’un appel à projets distinct.

Source : Un “fonds tourisme durable” pour soutenir les opérateurs du tourisme

Les Français vont reprendre l’avion dès 2021, selon l’étude de la Chaire Pégase. En revanche, un certain attentisme est à craindre.

Une étude menée par des chercheurs spécialistes de l’économie aérienne de la chaire Pégase, à l’école Montpellier Business School, donne des raisons d’être -modérement- optimistes aux professionnels du tourisme, notamment de l’aérien. Selon cette recherche, effectuée auprès de 1 010 répondants, représentatifs de la population française*, les Français souhaitent voyager prochainement même si ils sont encore un peu frileux.

Au total, 61% comptent prendre l’avion au moins une fois dans les douze prochains mois, ce qui est quasi-équivalent à la part de 2019 (63%). Cependant, les Français ne devraient pas forcément se précipiter vers les aéroports, la majorité de ceux qui veulent prendre l’avion souhaitent attendre six mois ou plus avant de reprendre l’avion (55%).

« Concernant les destinations envisagées par les Français dans les 12 prochains mois, on note le retour de l’Europe comme destination principale (71%), suivie de la France métropolitaine (61%), indique le rapport. Contrairement à la période d’avant-crise, les Dom-Tom se positionnent comme la 3e destination préférée, car ces destinations apparaissent comme moins risquées, tant légalement que d’un point de vue sanitaire. »

La dernière minute

L’analyse de la chaire Pégase révèle aussi que la crise du COVID-19 a eu pour effet de raccourcir fortement les délais de réservation des billets. Depuis la fin du premier confinement, 36% des passagers aériens français déclarent avoir réservé en moyenne leur billet moins de 10 jours avant le vol (ils n’étaient que 13% à la faire en 2019).

Au cours des 5 mois qui ont suivi le premier confinement (mai à octobre 2020), seuls 20% des Français déclarent avoir pris l’avion au moins une fois. Parmi les 80% de Français qui n’ont pas pris l’avion, l’absence d’envie ou de besoin de prendre l’avion reste la raison principale (68%).

Mais contrairement à 2019, des motifs spécifiques liés au risque épidémique ou aux contraintes légales (comme la fermeture des frontières) sont clairement mis en avant. Par ailleurs, si les passagers aériens voyageant pour motif personnel demeurent majoritaires, la part des répondants qui ont déclaré voyager pour motif professionnel (exclusivement ou principalement) est de 19%, soit plus du double par rapport à la période d’avant-crise.

  • Cette étude a été réalisée par un questionnaire diffusé par le cabinet d’études Creatests/Panelabs42, sur un échantillon représentatif de la population française de 1.010 répondants, obtenu par la méthode des quotas. Interrogé entre le 12 et le 19 octobre, il respecte les proportions de la population en matière de genre, d’âge, de catégories socioprofessionnelles et de zones géographiques, indique le rapport.
Source : Étude : les Français sont prêts à reprendre l’avion, mais souvent pas avant 6 mois

Tribune libre de Dimitri Ruiz, président de l’association Les Clefs d’Or France

“On pensait que la plus grande menace pour un concierge d’hôtels Clefs d’or viendrait de la Covid et des contraintes sanitaires, avec les distanciations sociales à respecter. Eh bien non, pas seulement ! Le concierge d’hôtel est en grand danger, certes, mais la menace vient de la vaste vague de licenciements économiques qui s’abat en ce moment, en France, sur le secteur de l’hôtellerie. Et les premiers à en faire les frais sont, bien souvent, les concierges…

Le concierge Clefs d’or est celui ou celle qui permet à son établissement de réaliser l’impossible pour satisfaire son client.

Il est la clef de voûte d’un service personnalisé et surtout incarné par l’excellence.

Cette plus value humaine dans un établissement de luxe offre la mémoire des lieux et des habitudes des clients ; ses connaissances toujours plus grandes permettent aujourd’hui à une nouvelle génération d’apprécier ses services.

L’électronique, il s’en sert comme un outil sympathique, mais ce sont bien des hommes et femmes qualifiés qui offrent ce supplément d’âme qui est recherché.

Le Clefs d’or est l’un de ces piliers indispensables du fameux service à la française, raffiné et de son temps.

L’association (loi 1901) des Clefs d’or, née en France grâce à son réseau d’amis concierges et de partenaires au [niveau] national mais aussi à l’international, donne une efficacité exemplaire aux attentes des clients.

Notre devise est ‘Le service dans l’amitié’ : ce réseau humain décuple nos possibilités, pour le plus grand bonheur de nos clients. On ne peut donc pas déshumaniser l’hôtellerie, l’échange et le partage. On peut penser qu’il y aura un avant et un après Covid, les clients des hôtels de luxe auront besoin d’ambassadeurs et pourront se tourner vers les hôtels qui ont un concierge Clefs d’or, vers un hôtel qui privilégie l’humain, car, après de longs mois d’isolement, nous aurons tous soif de contacts humains.

Le concierge d’hôtel Clefs d’or devrait donc non seulement être préservé, mais également intégré dans une stratégie de relance efficace, à l’image de ce travail qu’ils font pour promouvoir ces grands événements de notre pays, des lieux de visites chargés d’histoire, ils savent préserver notre patrimoine et ils donnent envie de goûter à cette gastronomie.

La richesse est là, avec cette passion qui les animent.

Notre pays a besoin de tous ses acteurs qui permettent de faire rayonner notre destination.

Mode, JO 2024, lieux de culture et de liberté, voilà autant de recommandations que les Clefs d’or aiment à proposer et s’investissent pour aider cette clientèle exigeante à réaliser ses rêves de France.

 Alors, Monsieur le président de la République, Mesdames et Messieurs les ministres, nous vous encourageons à promulguer vite les décrets de prolongation du chômage partiel, avant que notre profession soit totalement décimée.

 Mesdames et Messieurs qui dirigez des hôtels, n’ignorez pas le rôle essentiel de vos Clefs d’or et de notre belle association.

Bien cordialement”

Dimitri Ruiz, président Les Clefs d’or France

Source : “Concierge d’hôtels, un métier sacrifié”
Durement impactés par la crise du coronavirus, les hôtels se tiennent prêts à s'engager pour lutter contre l'épidémie. (Photo d'illustration/Pixabay).

Selon une enquête menée par MKG consulting et publiée par Hospitality On, l’annonce du deuxième confinement a contraint un grand nombre d’hôtels à fermer leurs portes en raison de l’absence de clients.

Au 1er octobre, le taux d’ouverture des hôtels en France avait atteint 93 %, un niveau surtout porté par la province, qui affichait 96 % contre 76 % à Paris. En novembre, ces taux ont perdu 20 points, pour atteindre respectivement 73 % et 76 %.

Paris souffre particulièrement de la crise sanitaire, avec un taux d’ouverture qui est retombé à 58 %, et l’Île-de-France à 74 %. La région parisienne est la plus touchée par la crise sanitaire, en l’absence de clientèle internationale.

Les catégories d’hôtels sont inégalement impactées. Les segments budget et économique, ouverts respectivement à 98 % et 96 % au 1er octobre, affichent désormais  90 % et 73 %. Le milieu de gamme recule de 22 points entre le 1er octobre t le 1er novembre, passant de 91 % à 69 %. Les catégories haut de gamme et luxe sont les plus touchées : elles affichaient 74 % d’ouverture en octobre mais seulement 45 % au 1er novembre.

Source : En France, les hôtels referment leurs portes
© GettyImages Maintenez l'activité, même réduite, et profitez-en pour initier vos clients – en livraison ou à emporter – à la cuisine vitalité, importante pour renforcer les défenses immunitaires.unitaires.

Certains ont fait le choix de fermer leur établissement, d’autres prévoient de le faire si la fréquentation continue à fléchir. Dans le même temps, des offres, des produits, des innovations apparaissent dont on ne connaît pas encore le bien-fondé pour l’avenir. Petit tour d’horizon.

Dans son restaurant La Scène, 2 étoiles Michelin, Stéphanie Le Quellec propose aux clients son grand menu en 8 actes à 235 euros au déjeuner. Elle ouvre néanmoins le soir, de 19 h à 20 h 30 et ne pourra offrir que son menu en 4 actes à 175 euros. Le bistrot reste ouvert le midi mais ferme le soir. La cheffe reprend aussi la vente à emporter et la livraison. En parallèle, Stéphanie Le Quellec peaufine MAM, une carte de plats de saison « dédiée à la cuisine de maison » qui seront en vente à emporter, en click and collect et en livraison grâce au site et à l’appli dédiés.

Le restaurant parisien Terra où officient Steven Som et Mathilde Guillerot revoit aussi sa proposition. Habituellement ouvert au dîner uniquement, Terra a décidé de concentrer son activité sur le week-end, mais en continu, de midi à 19 heures. Il proposera une version réduite de son menu habituel avec 2 entrées, 3 plats et 2 desserts.

Novotel a lancé dès le 17 octobre “les dîners avec les poules” dans son établissement de la Porte de Versailles à Paris : dîners à partir de 18 h 30 avec des règles d’hygiène renforcées et labellisées ALLSAFE. Cette offre sera suivie dans les restaurants de Novotel à Paris, Lille, Aix-Marseille, Lyon, Grenoble, Saint-Étienne, Toulouse, Montpellier et Rouen. « Nous lançons donc une formule à la fois sûre et divertissante, dans le respect des gestes barrière et avec une hygiène renforcée », dit Lucas Demetrescu, Directeur de la restauration d’Accor pour l’Europe du Sud.

Horaire beaucoup plus précoce pour Loiseau Rive Gauche qui reste ouvert le soir avec un service de 17 h 30 à 19 h maximum (départ client à 20 h). Le menu habituel est remplacé par une sélection à la carte, « eu égard au temps limité pour la dégustation ». Pour déguster le lièvre à la royale ou la tourte du menu gibier, il faut réserver.

A Table à Paris, Bruno Verjus une version « petit souper » de 18 h à 21 h les jeudis et vendredis, samedis et dimanches en journée continue depuis le déjeuner à partir de 12h. « Une nouvelle organisation flexible qui autorise aussi les arrivés tardifs à emporter chez eux, à leur table, la fin de leur dîner », précise le chef.

A Lyon, ouvert depuis un an, Maxime Laurenson, a eu un lancement sportif nécessitant de savoir s’adapter. Ainsi, à partir du mercredi 21 octobre, Rustique, qui n’était ouvert que le soir, recevra désormais ses convives à l’heure du déjeuner, du mercredi au dimanche. Ce sera menu unique pour l’ensemble de la table en 6 ou 10 services. Une semaine plus tard, le jeune chef reprendra ses paniers Rustique en vente à emporter qui recèlent des « plats inspirés de la cuisine du chef et une note explicative qui invite à réaliser quelques finitions ».

Chez Pouliche Paris, ouvert 7 jours sur 7, Amandine Chaignot se lance dans les dwichs et rolls briochés : Dwich Ris de veau au jus, noisettes torréfiées, champignons de Paris, chips à l’origan ou Roll Homard des côtes françaises, avocat et mayonnaise aux herbes, etc. Une offre qu’elle sert en take away, en livraison, et sur place entre 12 h et 14 h 30 en complément de la carte habituelle et de 18 h 30 à 21 h.

Le Top Chef Mory Sacko, qui vient d’ouvrir son restaurant Mosuke à Paris, renonce au service du soir qu’il remplace en click and collect uniquement le soir avec l’offre MosuGo où les menus changent chaque semaine (semaine 1 : Afrique / semaine 2 : Japon…).

Chez Paul Bocuse à Collonges-au-Mont d’Or, Vincent Le Roux innove avec Les Ephémères : une fois par mois, une création exclusive d’un des chefs du Restaurant Paul Bocuse sera proposée en quantité limitée lors d’une vente à emporter à l’Abbaye de Collonges. Les 24 et 25 Octobre 2020, le Restaurant Paul Bocuse met en vente 500 Tartes Praline signées Benoît Charvet, dans des écrins numérotés.

Source : Quand le couvre-feu booste l’imagination des restaurateurs

Jusqu’à présent le protocole sanitaire renforcé concernait uniquement les restaurants situés dans les zones d’alerte maximale. Le premier ministre Jean Castex vient d’annoncer lors de sa conférence de presse du jeudi 15 octobre, que le protocole sanitaire renforcé serait applicable à tous les restaurants du territoire français.

Tous les restaurants devront donc respecter les mesures suivantes :

  • Afficher à l’entrée du restaurant la capacité maximale d’accueil de l’établissement nécessaire au respect de l’ensemble des mesures de sécurité sanitaire.

  • Mettre en place dans les établissements un « cahier de rappel » afin de garder à disposition des autorités sanitaires les coordonnées des clients en cas de contamination et de les aider à remonter le fil des sujets contacts. Les clients laisseront leur nom et numéro de téléphone qui seront conservés pendant une durée de quatorze jours. Ils seront ainsi alertés par les autorités sanitaires en cas de suspicion de contamination de toute personne présente dans un établissement en même temps qu’eux.

  • Limiter l’activité à un service assis à table uniquement (interdiction de consommer debout en intérieur comme en extérieur).

  • Assurer une distance d’au minimum un mètre entre les chaises de tables différentes.

  • Limiter à six le nombre de convives à une même table (auparavant cette restriction était limitée à 10 personnes à une même table).

  • Respecter l’obligation du port du masque par les professionnels (interdiction stricte des seuls équipements non protecteurs type visières-menton) et par les clients, aussi bien à l’entrée et que lors de leurs déplacements au sein de l’établissement.

Quant aux restaurants situés en zone d’alerte maximale, ils devront en plus fermer leur établissement à 21 h 00 jusqu’à 6 h 00 du matin. Ils seront cependant autorisé à assurer un service de livraison après 21 h 00. Cette mesure entre en vigueur vendredi 16 octobre à minuit, pour une durée de 4 semaines qui sera ensuite prolongée jusqu’à la fin novembre après vote du parlement.

Source : Protocole sanitaire renforcé pour tous les restaurants de France

Paris. Fermeture d’établissements et licenciements pour les uns. Réouverture et repositionnement pour d’autres. La crise sanitaire a contraint les hôteliers et les restaurateurs à “se réinventer”. Facile à dire mais pas si facile à faire.

Certes, certains surfent sur la vague du take away, expérimenté durant le confinement. Mais comment faire revenir les touristes, quand les frontières se referment, les avions ne décollent plus et que les quarantaines sont de rigueur une fois arrivé à destination ? Les palaces parisiens souffrent, avec un taux d’occupation qui flirte avec les 10 %. Fini la queue au pied de la tour Eiffel ou pour entrer au Louvre. Le secteur du tourisme est l’une des premières victimes du coronavirus.

Le défi est de taille car les premiers bilans ont de quoi donner le vertige. Ainsi, pendant le confinement, 1 milliard de repas n’ont pas été pris hors domicile, soit 13 milliards d’euros de chiffre d’affaires qui se sont envolés. Conséquence : ce sont entre 45 000 et 48 000 établissements qui devraient disparaître dans le secteur de la restauration, selon le cabinet Gira.

Même bilan alarmant dans l’hôtellerie : selon l’Umih, 30 % des hôtels en France seraient menacés de fermeture. Si bien que de nombreux professionnels de l’hôtellerie-restauration se sont déjà mobilisés. Repas servis gratuitement aux soignants, dons de masques, nuitées offertes aux blouses blanches… sont quelques-unes des initiatives prises spontanément durant le confinement.

Face à cette crise brutale, les professionnels du secteur cherchent des solutions pour maintenir leur activité voire développer de nouveaux marchés, les architectes et designers planchent sur les nouvelles façons d’accueillir et servir dans un bar ou un restaurant, les experts en nouvelles technologies développent des solutions spécifiques, les spécialistes des ressources humaines tentent de redonner le moral aux équipes et les fidéliser…

Réinventer et se réinventer, c’est une sorte de nouveau départ, pour recréer une dynamique, bâtir, reconstruire, retrouver l’envie d’entreprendre, innover, recruter… En tout cas, une façon de penser l’hôtellerie et la restauration à l’heure du masque, du gel hydroalcoolique, de la distanciation sociale, tout en préservant art de recevoir et art de vivre.

Source : Covid 19 : les leçons d’une crise sans précédent

Le gouvernement a présenté jeudi un plan de relance économique de 100 milliards d’euros. Si plus de 10 milliards d’euros sont consacrés au transport, l’hôtellerie-restauration ne cache pas sa déception et réclame des mesures complémentaires.

On connaît désormais le détail du plan “France Relance”, le plan de relance économique présenté jeudi par le gouvernement. Doté d’une enveloppe de 100 milliards d’euros, dont 40 milliards issus de financements obtenus auprès de l’Union européenne, ce plan vise à permettre à l’Hexagone de retrouver le niveau économique d’avant-crise en deux ans, et à préparer la France de 2030. Une stratégie de relance structurée autour de trois priorités : l’écologie (30 milliards d’euros), la compétitivité (34 milliards d’euros) et la cohésion (36 milliards d’euros). Au niveau national, un comité de suivi, présidé par le Premier ministre, assurera le suivi de l’exécution du plan de relance et la tenue du calendrier d’engagement, qui sera complété par des comités de suivi régionaux.

4,7 milliards d’euros pour le ferroviaire

La SNCF récupère directement 4 milliards d’euros, dont 2,3 milliards pour la régénération du réseau, 1,5 milliard pour la sortie du glyphosate et l’entretien de ponts, 150 millions pour la reprogrammation des chantiers fret, 84 millions pour les passages à niveau… S’ajoutent 300 millions pour les petites lignes, et 50 millions pour l’accessibilité des gares et passages à niveau. Le plan ne prévoit pas d’accélérer la construction de lignes nouvelles. Le fret se voit attribuer 200 millions d’euros. Les trains de nuit auront 100 millions, destinés à la rénovation de 50 voitures et à la relance des liaisons Paris-Nice et Paris-Tarbes.

1,5 milliard d’euros pour l’avion vert de demain

L’Etat veut consacrer 1,5 milliard d’euros sur trois ans pour la mise au point de « l’avion vert de demain », une mesure déjà annoncée en juin dans le cadre du plan de soutien à l’aéronautique. Air France devrait être concerné. Reste à connaître à quelle échéance et avec quels engagements demandés.

1,2 milliards d’euros pour les mobilités du quotidien

Les mobilités du quotidien se voient attribuer 1,2 milliard d’euros, dont 673 millions pour accélérer des projets en Ile-de-France et 300 millions en province. 30 millions permettront aussi de mieux préparer le lancement de « RER métropolitain » à Bordeaux, Lille ou Strasbourg. Une enveloppe de 200 millions d’euros est réservée au vélo, afin notamment d’équiper 1.000 gares en stationnement sécurisées et de réaliser 600 projets de pistes cyclables en deux ans, dont 100 millions seront délégués aux régions.

« Les 11,5 milliards d’euros d’argent frais pour les transports (dans le plan de relance, NDLR) permettent de financer de nouvelles priorités, d’accélérer certains projets ou encore de financer des projets qui étaient devenus des arlésiennes », a dit le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari au Parisien.

614 millions d’euros pour le patrimoine

Deux milliards d’euros vont être alloués au secteur de la culture, lui aussi frappé de pleine fouet par la crise du Covid-19. Dans cette enveloppe, 334 millions d’euros seront mobilisés pour aider à “la reprise d’activité des établissements publics patrimoniaux soutenant l’attractivité et le rayonnement international de la France”. Des mesures qui visent à notamment à soutenir le musée du Louvre, le château de Versailles, le musée d’Orsay ou l’Orangerie. Des établissements dont la fréquentation s’est effondrée du fait de l’absence des touristes étrangers. 280 millions d’euros seront également affectés à une “relance par et pour le patrimoine, dans les territoires, valorisant les métiers d’art et les savoir-faire d’excellence”. Le secteur de la création artistique, composé du spectacle vivant et des arts visuels, sera également soutenu à hauteur de 426 millions d’euros. Un élément important pour la reprise des événements culturels qui jouent un rôle clef dans la fréquentation touristique et l’attractivité de certaines destinations, notamment via les festivals.

50 millions d’euros pour développer le tourisme durable

S’inscrivant dans le volet “cohésion” du plan de relance, ce fonds aura pour objectif de « soutenir via des aides financières (subventions) les porteurs des projets innovants/transformants et à fort ancrage territorial dans le tourisme durable ». Il mobilisera 50 millions d’euros de crédits budgétaires. Après une phase de lancement et de promotion en 2020, les premières subventions devraient être versées à partir de 2021. Au moins deux volets d’actions seront ciblés : le soutien au développement ou à l’adaptation d’activités de restauration durables (dispositif “1000 restaurants”), et l’accompagnement à la transition durable, et notamment à l’adaptation au changement climatique, des activités d’hébergements touristiques, en particulier dans les territoires ruraux. La prise en compte de l’offre de loisirs et de transports touristiques au sein de ce volet, via une intégration au cahier des charges des appels à projets ou via une action spécifique, sera précisée d’ici fin septembre.

D’autres mesures concernent également le tourisme, avec notamment des aides pour la transition écologique du parc des entreprisesTPE/PME ou des mesures transversales destinées aux PME (transition écologique, transformation numérique, formation…), qui bénéficieront à travers celles-ci de 40 milliards d’euros d’aides.

L’Umih fait part de sa déception

Si du côté de la SNCF, on estime que  le plan de relance « tape juste » en mettant l’accent sur la rénovation du réseau, d’après les propose du PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou, à l’Umih, la réaction est tout autre. « Nous tenons (…) à rappeler (au gouvernement)que la situation économique pour les hôtels, cafés, restaurants, traiteurs et discothèques est toujours extrêmement critique, et qu’à très court terme, c’est près de 15% de nos établissements qui sont menacés de fermeture, faute de trésorerie et de perspectives. Pour rétablir la confiance il faut donner de visibilité à nos entreprises. Avant que le plan ne commence à produire ses effets en 2021, la soudure à réaliser cet automne sera très difficile. C’est pourquoi, nous attendons des mesures complémentaires adaptées à notre industrie, le tourisme, qui représente 8% du PIB  lors du prochain comité interministériel du tourisme. » L’Umih réclame notamment la prolongation du dispositif de l’activité partielle « covid-19 » « au moins jusqu’au 31 mars 2021 et aussi longtemps que cela sera nécessaire pour accompagner la reprise d’activité du secteur, y compris pour les sièges sociaux et sous-traitants dépendant de la filière », mais aussi une exonération de charges patronales et salariales jusqu’à la fin de l’année 2020, une contribution des assureurs aux pertes d’exploitation du secteur ou un report des échéances bancaires de six mois supplémentaires.

Bientôt de nouvelles annonces

Jean-Baptiste Lemoyne, qui tient ce vendredi un séminaire avec les professionnels du tourisme, a par ailleurs annoncé jeudi soir, lors du Dîner des Décideurs organisé par L’Écho touristique, qu’Emmanuel Macron devrait faire prochainement de nouvelles annonces concernant le secteur du tourisme.

Source : Plan de relance : quelles mesures pour le transport et le tourisme ?

GREAT est la première association professionnelle des Activités de Tourisme.Elle a pour vocation de fédérer les milliers d’entreprises qui font vivre aux touristes des expériences inoubliables sur tout le territoire français, et qui pour beaucoup ont vocation à valoriser le patrimoine français.

REAT est né en juin 2020, au cœur de la crise du COVID-19. Les entreprises offrant des activités de tourisme, face à l’arrêt brutal et total de leur activité, se sont retrouvées démunies et isolées.

Démunies face au magma des aides publiques et des décrets. Isolées en constatant le peu d’attention consacrée aux activités de tourisme, alors que les autres secteurs du tourisme (aérien, hébergement, restauration) étaient très actifs via leursfédérations professionnelles.

Pourtant, les entreprises offrant des activités de tourisme représentent des dizaines de milliers d’emplois, et sont la vitrine du tourisme français.

L’ambition de l’Association est de structurer le secteur des Activités de Tourisme et fédérer des centaines d’acteurs, représentant des dizaine de milliers d’emplois sur tout le territoire français.

Objectifs : faire valoir ses intérêts et peser auprès des pouvoirs publics, accompagner les adhérents sur le passage du cap post COVID-19, promouvoir l’hospitalité à la française, et apporter des solutions aux adhérents sur des enjeux majeurs de la profession: digital, juridique, développement commercial, accueil des visiteurs, valorisation de l’offre

Le Bureau de GREAT France est constitué de :

Pierre-Jean ROMATET – Président
Fondateur & CEO A la Française!
[email protected]

Florent DARGNIES- Secrétaire
Fondateur & CEO 4 roues sous un Parapluie
[email protected]

Arnaud BARRE – Trésorier
Directeur Paris Trip
[email protected]

Source : Lancement de GREAT, première association professionnelle des Activités de Tourisme

Pour Barbara Pompili, ministre de la transition écologique, l’utilisation des chauffages en extérieur constituent une « aberration écologique ». Le gouvernement veut les interdire sur les terrasses.

A l’issue du Conseil de défense qui s’est tenu lundi 27 juillet, Barbara Pompili a présenté les mesures issues de la convention citoyenne pour le climat qui seront mises en œuvre en priorité.

« On va imposer de fermer les portes dans les espaces publics. C’est une pratique aberrante de climatiser la rue ou de chauffer des terrasses pour le simple plaisir de boire son café dehors quand il fait 0ºC », a indiqué Barbara Pompili.

La ministre affirme vouloir tenir compte des difficultés que les restaurateurs rencontrent à cause de la crise sanitaire : « Nous allons les voir pour qu’ils puissent s’organiser et nous rendrons ces mesures obligatoires à la fin de l’hiver prochain. » a-t-elle précisé.

Barbara Pompili s’est engagée à présenter une première version du projet de loi sur l’écologie « fin septembre ». Puis il sera présenté au conseil des ministres en novembre pour un examen au parlement en janvier 2021.

Source : Vers une interdiction des terrasses chauffées en 2021