© GettyImages Maintenez l'activité, même réduite, et profitez-en pour initier vos clients – en livraison ou à emporter – à la cuisine vitalité, importante pour renforcer les défenses immunitaires.unitaires.

Certains ont fait le choix de fermer leur établissement, d’autres prévoient de le faire si la fréquentation continue à fléchir. Dans le même temps, des offres, des produits, des innovations apparaissent dont on ne connaît pas encore le bien-fondé pour l’avenir. Petit tour d’horizon.

Dans son restaurant La Scène, 2 étoiles Michelin, Stéphanie Le Quellec propose aux clients son grand menu en 8 actes à 235 euros au déjeuner. Elle ouvre néanmoins le soir, de 19 h à 20 h 30 et ne pourra offrir que son menu en 4 actes à 175 euros. Le bistrot reste ouvert le midi mais ferme le soir. La cheffe reprend aussi la vente à emporter et la livraison. En parallèle, Stéphanie Le Quellec peaufine MAM, une carte de plats de saison « dédiée à la cuisine de maison » qui seront en vente à emporter, en click and collect et en livraison grâce au site et à l’appli dédiés.

Le restaurant parisien Terra où officient Steven Som et Mathilde Guillerot revoit aussi sa proposition. Habituellement ouvert au dîner uniquement, Terra a décidé de concentrer son activité sur le week-end, mais en continu, de midi à 19 heures. Il proposera une version réduite de son menu habituel avec 2 entrées, 3 plats et 2 desserts.

Novotel a lancé dès le 17 octobre “les dîners avec les poules” dans son établissement de la Porte de Versailles à Paris : dîners à partir de 18 h 30 avec des règles d’hygiène renforcées et labellisées ALLSAFE. Cette offre sera suivie dans les restaurants de Novotel à Paris, Lille, Aix-Marseille, Lyon, Grenoble, Saint-Étienne, Toulouse, Montpellier et Rouen. « Nous lançons donc une formule à la fois sûre et divertissante, dans le respect des gestes barrière et avec une hygiène renforcée », dit Lucas Demetrescu, Directeur de la restauration d’Accor pour l’Europe du Sud.

Horaire beaucoup plus précoce pour Loiseau Rive Gauche qui reste ouvert le soir avec un service de 17 h 30 à 19 h maximum (départ client à 20 h). Le menu habituel est remplacé par une sélection à la carte, « eu égard au temps limité pour la dégustation ». Pour déguster le lièvre à la royale ou la tourte du menu gibier, il faut réserver.

A Table à Paris, Bruno Verjus une version « petit souper » de 18 h à 21 h les jeudis et vendredis, samedis et dimanches en journée continue depuis le déjeuner à partir de 12h. « Une nouvelle organisation flexible qui autorise aussi les arrivés tardifs à emporter chez eux, à leur table, la fin de leur dîner », précise le chef.

A Lyon, ouvert depuis un an, Maxime Laurenson, a eu un lancement sportif nécessitant de savoir s’adapter. Ainsi, à partir du mercredi 21 octobre, Rustique, qui n’était ouvert que le soir, recevra désormais ses convives à l’heure du déjeuner, du mercredi au dimanche. Ce sera menu unique pour l’ensemble de la table en 6 ou 10 services. Une semaine plus tard, le jeune chef reprendra ses paniers Rustique en vente à emporter qui recèlent des « plats inspirés de la cuisine du chef et une note explicative qui invite à réaliser quelques finitions ».

Chez Pouliche Paris, ouvert 7 jours sur 7, Amandine Chaignot se lance dans les dwichs et rolls briochés : Dwich Ris de veau au jus, noisettes torréfiées, champignons de Paris, chips à l’origan ou Roll Homard des côtes françaises, avocat et mayonnaise aux herbes, etc. Une offre qu’elle sert en take away, en livraison, et sur place entre 12 h et 14 h 30 en complément de la carte habituelle et de 18 h 30 à 21 h.

Le Top Chef Mory Sacko, qui vient d’ouvrir son restaurant Mosuke à Paris, renonce au service du soir qu’il remplace en click and collect uniquement le soir avec l’offre MosuGo où les menus changent chaque semaine (semaine 1 : Afrique / semaine 2 : Japon…).

Chez Paul Bocuse à Collonges-au-Mont d’Or, Vincent Le Roux innove avec Les Ephémères : une fois par mois, une création exclusive d’un des chefs du Restaurant Paul Bocuse sera proposée en quantité limitée lors d’une vente à emporter à l’Abbaye de Collonges. Les 24 et 25 Octobre 2020, le Restaurant Paul Bocuse met en vente 500 Tartes Praline signées Benoît Charvet, dans des écrins numérotés.

Source : Quand le couvre-feu booste l’imagination des restaurateurs

Jusqu’à présent le protocole sanitaire renforcé concernait uniquement les restaurants situés dans les zones d’alerte maximale. Le premier ministre Jean Castex vient d’annoncer lors de sa conférence de presse du jeudi 15 octobre, que le protocole sanitaire renforcé serait applicable à tous les restaurants du territoire français.

Tous les restaurants devront donc respecter les mesures suivantes :

  • Afficher à l’entrée du restaurant la capacité maximale d’accueil de l’établissement nécessaire au respect de l’ensemble des mesures de sécurité sanitaire.

  • Mettre en place dans les établissements un « cahier de rappel » afin de garder à disposition des autorités sanitaires les coordonnées des clients en cas de contamination et de les aider à remonter le fil des sujets contacts. Les clients laisseront leur nom et numéro de téléphone qui seront conservés pendant une durée de quatorze jours. Ils seront ainsi alertés par les autorités sanitaires en cas de suspicion de contamination de toute personne présente dans un établissement en même temps qu’eux.

  • Limiter l’activité à un service assis à table uniquement (interdiction de consommer debout en intérieur comme en extérieur).

  • Assurer une distance d’au minimum un mètre entre les chaises de tables différentes.

  • Limiter à six le nombre de convives à une même table (auparavant cette restriction était limitée à 10 personnes à une même table).

  • Respecter l’obligation du port du masque par les professionnels (interdiction stricte des seuls équipements non protecteurs type visières-menton) et par les clients, aussi bien à l’entrée et que lors de leurs déplacements au sein de l’établissement.

Quant aux restaurants situés en zone d’alerte maximale, ils devront en plus fermer leur établissement à 21 h 00 jusqu’à 6 h 00 du matin. Ils seront cependant autorisé à assurer un service de livraison après 21 h 00. Cette mesure entre en vigueur vendredi 16 octobre à minuit, pour une durée de 4 semaines qui sera ensuite prolongée jusqu’à la fin novembre après vote du parlement.

Source : Protocole sanitaire renforcé pour tous les restaurants de France

Paris. Fermeture d’établissements et licenciements pour les uns. Réouverture et repositionnement pour d’autres. La crise sanitaire a contraint les hôteliers et les restaurateurs à “se réinventer”. Facile à dire mais pas si facile à faire.

Certes, certains surfent sur la vague du take away, expérimenté durant le confinement. Mais comment faire revenir les touristes, quand les frontières se referment, les avions ne décollent plus et que les quarantaines sont de rigueur une fois arrivé à destination ? Les palaces parisiens souffrent, avec un taux d’occupation qui flirte avec les 10 %. Fini la queue au pied de la tour Eiffel ou pour entrer au Louvre. Le secteur du tourisme est l’une des premières victimes du coronavirus.

Le défi est de taille car les premiers bilans ont de quoi donner le vertige. Ainsi, pendant le confinement, 1 milliard de repas n’ont pas été pris hors domicile, soit 13 milliards d’euros de chiffre d’affaires qui se sont envolés. Conséquence : ce sont entre 45 000 et 48 000 établissements qui devraient disparaître dans le secteur de la restauration, selon le cabinet Gira.

Même bilan alarmant dans l’hôtellerie : selon l’Umih, 30 % des hôtels en France seraient menacés de fermeture. Si bien que de nombreux professionnels de l’hôtellerie-restauration se sont déjà mobilisés. Repas servis gratuitement aux soignants, dons de masques, nuitées offertes aux blouses blanches… sont quelques-unes des initiatives prises spontanément durant le confinement.

Face à cette crise brutale, les professionnels du secteur cherchent des solutions pour maintenir leur activité voire développer de nouveaux marchés, les architectes et designers planchent sur les nouvelles façons d’accueillir et servir dans un bar ou un restaurant, les experts en nouvelles technologies développent des solutions spécifiques, les spécialistes des ressources humaines tentent de redonner le moral aux équipes et les fidéliser…

Réinventer et se réinventer, c’est une sorte de nouveau départ, pour recréer une dynamique, bâtir, reconstruire, retrouver l’envie d’entreprendre, innover, recruter… En tout cas, une façon de penser l’hôtellerie et la restauration à l’heure du masque, du gel hydroalcoolique, de la distanciation sociale, tout en préservant art de recevoir et art de vivre.

Source : Covid 19 : les leçons d’une crise sans précédent

Le gouvernement a présenté jeudi un plan de relance économique de 100 milliards d’euros. Si plus de 10 milliards d’euros sont consacrés au transport, l’hôtellerie-restauration ne cache pas sa déception et réclame des mesures complémentaires.

On connaît désormais le détail du plan “France Relance”, le plan de relance économique présenté jeudi par le gouvernement. Doté d’une enveloppe de 100 milliards d’euros, dont 40 milliards issus de financements obtenus auprès de l’Union européenne, ce plan vise à permettre à l’Hexagone de retrouver le niveau économique d’avant-crise en deux ans, et à préparer la France de 2030. Une stratégie de relance structurée autour de trois priorités : l’écologie (30 milliards d’euros), la compétitivité (34 milliards d’euros) et la cohésion (36 milliards d’euros). Au niveau national, un comité de suivi, présidé par le Premier ministre, assurera le suivi de l’exécution du plan de relance et la tenue du calendrier d’engagement, qui sera complété par des comités de suivi régionaux.

4,7 milliards d’euros pour le ferroviaire

La SNCF récupère directement 4 milliards d’euros, dont 2,3 milliards pour la régénération du réseau, 1,5 milliard pour la sortie du glyphosate et l’entretien de ponts, 150 millions pour la reprogrammation des chantiers fret, 84 millions pour les passages à niveau… S’ajoutent 300 millions pour les petites lignes, et 50 millions pour l’accessibilité des gares et passages à niveau. Le plan ne prévoit pas d’accélérer la construction de lignes nouvelles. Le fret se voit attribuer 200 millions d’euros. Les trains de nuit auront 100 millions, destinés à la rénovation de 50 voitures et à la relance des liaisons Paris-Nice et Paris-Tarbes.

1,5 milliard d’euros pour l’avion vert de demain

L’Etat veut consacrer 1,5 milliard d’euros sur trois ans pour la mise au point de « l’avion vert de demain », une mesure déjà annoncée en juin dans le cadre du plan de soutien à l’aéronautique. Air France devrait être concerné. Reste à connaître à quelle échéance et avec quels engagements demandés.

1,2 milliards d’euros pour les mobilités du quotidien

Les mobilités du quotidien se voient attribuer 1,2 milliard d’euros, dont 673 millions pour accélérer des projets en Ile-de-France et 300 millions en province. 30 millions permettront aussi de mieux préparer le lancement de « RER métropolitain » à Bordeaux, Lille ou Strasbourg. Une enveloppe de 200 millions d’euros est réservée au vélo, afin notamment d’équiper 1.000 gares en stationnement sécurisées et de réaliser 600 projets de pistes cyclables en deux ans, dont 100 millions seront délégués aux régions.

« Les 11,5 milliards d’euros d’argent frais pour les transports (dans le plan de relance, NDLR) permettent de financer de nouvelles priorités, d’accélérer certains projets ou encore de financer des projets qui étaient devenus des arlésiennes », a dit le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari au Parisien.

614 millions d’euros pour le patrimoine

Deux milliards d’euros vont être alloués au secteur de la culture, lui aussi frappé de pleine fouet par la crise du Covid-19. Dans cette enveloppe, 334 millions d’euros seront mobilisés pour aider à “la reprise d’activité des établissements publics patrimoniaux soutenant l’attractivité et le rayonnement international de la France”. Des mesures qui visent à notamment à soutenir le musée du Louvre, le château de Versailles, le musée d’Orsay ou l’Orangerie. Des établissements dont la fréquentation s’est effondrée du fait de l’absence des touristes étrangers. 280 millions d’euros seront également affectés à une “relance par et pour le patrimoine, dans les territoires, valorisant les métiers d’art et les savoir-faire d’excellence”. Le secteur de la création artistique, composé du spectacle vivant et des arts visuels, sera également soutenu à hauteur de 426 millions d’euros. Un élément important pour la reprise des événements culturels qui jouent un rôle clef dans la fréquentation touristique et l’attractivité de certaines destinations, notamment via les festivals.

50 millions d’euros pour développer le tourisme durable

S’inscrivant dans le volet “cohésion” du plan de relance, ce fonds aura pour objectif de « soutenir via des aides financières (subventions) les porteurs des projets innovants/transformants et à fort ancrage territorial dans le tourisme durable ». Il mobilisera 50 millions d’euros de crédits budgétaires. Après une phase de lancement et de promotion en 2020, les premières subventions devraient être versées à partir de 2021. Au moins deux volets d’actions seront ciblés : le soutien au développement ou à l’adaptation d’activités de restauration durables (dispositif “1000 restaurants”), et l’accompagnement à la transition durable, et notamment à l’adaptation au changement climatique, des activités d’hébergements touristiques, en particulier dans les territoires ruraux. La prise en compte de l’offre de loisirs et de transports touristiques au sein de ce volet, via une intégration au cahier des charges des appels à projets ou via une action spécifique, sera précisée d’ici fin septembre.

D’autres mesures concernent également le tourisme, avec notamment des aides pour la transition écologique du parc des entreprisesTPE/PME ou des mesures transversales destinées aux PME (transition écologique, transformation numérique, formation…), qui bénéficieront à travers celles-ci de 40 milliards d’euros d’aides.

L’Umih fait part de sa déception

Si du côté de la SNCF, on estime que  le plan de relance « tape juste » en mettant l’accent sur la rénovation du réseau, d’après les propose du PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou, à l’Umih, la réaction est tout autre. « Nous tenons (…) à rappeler (au gouvernement)que la situation économique pour les hôtels, cafés, restaurants, traiteurs et discothèques est toujours extrêmement critique, et qu’à très court terme, c’est près de 15% de nos établissements qui sont menacés de fermeture, faute de trésorerie et de perspectives. Pour rétablir la confiance il faut donner de visibilité à nos entreprises. Avant que le plan ne commence à produire ses effets en 2021, la soudure à réaliser cet automne sera très difficile. C’est pourquoi, nous attendons des mesures complémentaires adaptées à notre industrie, le tourisme, qui représente 8% du PIB  lors du prochain comité interministériel du tourisme. » L’Umih réclame notamment la prolongation du dispositif de l’activité partielle « covid-19 » « au moins jusqu’au 31 mars 2021 et aussi longtemps que cela sera nécessaire pour accompagner la reprise d’activité du secteur, y compris pour les sièges sociaux et sous-traitants dépendant de la filière », mais aussi une exonération de charges patronales et salariales jusqu’à la fin de l’année 2020, une contribution des assureurs aux pertes d’exploitation du secteur ou un report des échéances bancaires de six mois supplémentaires.

Bientôt de nouvelles annonces

Jean-Baptiste Lemoyne, qui tient ce vendredi un séminaire avec les professionnels du tourisme, a par ailleurs annoncé jeudi soir, lors du Dîner des Décideurs organisé par L’Écho touristique, qu’Emmanuel Macron devrait faire prochainement de nouvelles annonces concernant le secteur du tourisme.

Source : Plan de relance : quelles mesures pour le transport et le tourisme ?

GREAT est la première association professionnelle des Activités de Tourisme.Elle a pour vocation de fédérer les milliers d’entreprises qui font vivre aux touristes des expériences inoubliables sur tout le territoire français, et qui pour beaucoup ont vocation à valoriser le patrimoine français.

REAT est né en juin 2020, au cœur de la crise du COVID-19. Les entreprises offrant des activités de tourisme, face à l’arrêt brutal et total de leur activité, se sont retrouvées démunies et isolées.

Démunies face au magma des aides publiques et des décrets. Isolées en constatant le peu d’attention consacrée aux activités de tourisme, alors que les autres secteurs du tourisme (aérien, hébergement, restauration) étaient très actifs via leursfédérations professionnelles.

Pourtant, les entreprises offrant des activités de tourisme représentent des dizaines de milliers d’emplois, et sont la vitrine du tourisme français.

L’ambition de l’Association est de structurer le secteur des Activités de Tourisme et fédérer des centaines d’acteurs, représentant des dizaine de milliers d’emplois sur tout le territoire français.

Objectifs : faire valoir ses intérêts et peser auprès des pouvoirs publics, accompagner les adhérents sur le passage du cap post COVID-19, promouvoir l’hospitalité à la française, et apporter des solutions aux adhérents sur des enjeux majeurs de la profession: digital, juridique, développement commercial, accueil des visiteurs, valorisation de l’offre

Le Bureau de GREAT France est constitué de :

Pierre-Jean ROMATET – Président
Fondateur & CEO A la Française!
[email protected]

Florent DARGNIES- Secrétaire
Fondateur & CEO 4 roues sous un Parapluie
[email protected]

Arnaud BARRE – Trésorier
Directeur Paris Trip
[email protected]

Source : Lancement de GREAT, première association professionnelle des Activités de Tourisme

Pour Barbara Pompili, ministre de la transition écologique, l’utilisation des chauffages en extérieur constituent une « aberration écologique ». Le gouvernement veut les interdire sur les terrasses.

A l’issue du Conseil de défense qui s’est tenu lundi 27 juillet, Barbara Pompili a présenté les mesures issues de la convention citoyenne pour le climat qui seront mises en œuvre en priorité.

« On va imposer de fermer les portes dans les espaces publics. C’est une pratique aberrante de climatiser la rue ou de chauffer des terrasses pour le simple plaisir de boire son café dehors quand il fait 0ºC », a indiqué Barbara Pompili.

La ministre affirme vouloir tenir compte des difficultés que les restaurateurs rencontrent à cause de la crise sanitaire : « Nous allons les voir pour qu’ils puissent s’organiser et nous rendrons ces mesures obligatoires à la fin de l’hiver prochain. » a-t-elle précisé.

Barbara Pompili s’est engagée à présenter une première version du projet de loi sur l’écologie « fin septembre ». Puis il sera présenté au conseil des ministres en novembre pour un examen au parlement en janvier 2021.

Source : Vers une interdiction des terrasses chauffées en 2021

Le label de l’Association pour le Tourisme Equitable et Solidaire (ATES), initialement réservé aux voyagistes, concerne désormais tous les acteurs du tourisme (hôteliers, réceptifs, …).

Créé en 2014, le label « Tourisme équitable » de l’ATES est désormais « accessible sans condition d’adhésion préalable à l’association aux professionnels engagés dans une démarche éthique, responsable et solidaire qui souhaitent valoriser leur offre de séjours, d’activité ou d’accueil », précise l’ATES.

Les voyagistes spécialisés et généralistes peuvent faire labéliser « tout ou une partie de leur offre et aux structures d’accueil touristique en France (hébergements, sites de loisirs, sites culturels, prestataires d’activité, évènements, restaurants, agences réceptives en France…) ». S’appuyant sur des référentiels « adaptés à chaque métier du tourisme », le label permet, à travers l’évaluation d’une cinquantaine de critères, de garantir « une gestion équitable des achats et des partenariats, une activité qui préserve l’environnement et les ressources naturelles, une gestion démocratique et juste de l’organisation, une activité ancrée dans son territoire et bénéfique aux habitants ».

Un label valable trois ans

Ce label « vise aussi à améliorer l’information du voyageur en lui garantissant que le voyage, le séjour ou l’activité choisi répond à son attente d’un tourisme plus éthique et plus respectueux ». Un label qui se veut donc dans l’air du temps, et qui compte déjà 14 membres labellisés pour trois ans (Terres des Andes, Wide Trip, Rencontres au bout du Monde, …).

Créée en 2016, l’ATES regroupe plus de 30 producteurs de voyages, des opérateurs de tourisme en France et des membres associés, tous engagés pour faire du voyage un levier de développement et de solidarité avec les populations et acteurs locaux. L’ATES est administratrice de Acteurs du Tourisme Durable (ATD), Commerce équitable France, ISTO (organisation internationale du tourisme social et solidaire) et membre de l’Union nationale des associations de tourisme (UNAT).

Dans l’industrie, d’autres labels certifient une activité plus durable. C’est notamment le cas du label ATR (Agir pour un tourisme responsable), qui fédère une quinzaine de voyagistes.

Source : Le label « Tourisme équitable » de l’ATES désormais ouvert à tous les pros du tourisme
Les hôtels cinq étoiles sont les plus touchés par le mouvement des Gilets jaunes. (Photo d'illustration/Pexels).

Au lendemain de l’épisode de Covid-19 en France, le tableau ne serait pas si noir, selon Dominique Lecea. directeur associé du cabinet In Extenso tourisme, culture & hôtellerie. Il retient même quelques “bons aspects” de la crise. Revue de détail.

Il est encore trop tôt pour tirer un bilan de la crise dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration”, estime Dominique Lecea, directeur associé du cabinet In Extenso tourisme, culture & hôtellerie. Il évoque néanmoins “une avant-saison ratée et une saison qui se met en place de façon laborieuse”. Selon lui, en termes de taux d’occupation, le retour “à la normale” ne se fera pas avant 2021 pour la majorité des hôtels et pas avant 2023 pour les établissements de luxe. Toutefois, Dominique Lecea pointe “trois bons aspects de la crise actuelle”. Le premier : “On prend enfin conscience de l’importance du secteur du tourisme dans notre économie. Et pour maintenir une dynamique, tous les acteurs – publics et privés – de cet écosystème doivent être solidaires entre eux.” De quelle façon ? “En créant des interactions entre l’hôtellerie, la restauration et l’ensemble de la filière touristique, en vue d’une réponse collective face aux conséquences du coronavirus.” Ce qui engendre un deuxième aspect positif de la crise : à savoir “une volonté commune, dans la durée, pour impulser un processus collaboratif entre tous les acteurs du secteur touristique”. Troisième constat encourageant : la crise agit “comme un accélérateur de tendances”, souligne Dominique Lecea. Il fait état, ici, de l’intérêt croissant pour le développement durable, la transparence, la traçabilité des produits, la proximité des producteurs… “Ces trois bons aspects incitent à se remettre en question, se repositionner, se challenger. C’est aussi le moment d’avoir des idées, prendre des initiatives, innover, être dans un esprit de reconquête et d’adaptation”, poursuit l’associé du cabinet In Extenso. Une façon d’attirer de nouveaux clients et, surtout, de les fidéliser.

“Loin des foules, près des gens”

La crise force à trouver des solutions pour continuer d’accueillir les clients tout en respectant les contraintes sanitaires”, explique Dominique Lecea. L’occasion pour les professionnels de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme de “se réinventer”. L’associé du cabinet In Extenso cite en exemple le système de ventilation mis en place, à titre expérimental, par le chef étoilé Alain Ducasse dans son restaurant Allard à Paris (VIe). Un dispositif, conçu avec médecins, designer, architecte, et grâce auquel le risque d’infection est très limité. Parallèlement, certains territoires, comme la campagne ou la montagne, regagnent de l’attrait. “La recherche d’authenticité, de terroir, de naturalité, de proximité s’étend désormais à une part croissante de la population, conclut Dominique Lecea. Loin des foules, près des gens. La carte française des destinations va bouger avec une redistribution des flux de voyageurs.”

Source : Coronavirus : Les premières conséquences de la crise pour l’industrie du tourisme

En raison de la crise sanitaire, les clients hésitent à séjourner à l’hôtel. Pour les attirer pendant la période estivale et même l’après saison, les établissements multiplient les offres commerciales et adaptent leur stratégie marketing.

Ouvert en juin 2019 dans l’ancien Hôtel-Dieu, monument historique et emblématique de Lyon (Rhône), le nouvel Intercontinental (5 étoiles) s’est rapidement imposé comme l’un des fleurons de l’hôtellerie de luxe lyonnaise. Ses 144 chambres et suites, son immense bar et restaurant gastronomique séduisent autant une clientèle de loisirs que d’affaires, et notamment les visiteurs internationaux – qui représentaient jusqu’alors 60 % de la clientèle. Reste qu’aujourd’hui, ces derniers font cruellement défaut en raison de la crise sanitaire qui sévit partout dans le monde. Face à cette situation inédite, l’hôtel Intercontinental a dû revoir sa stratégie marketing.

Nous avons lancé cinq nouvelles offres afin de séduire et fidéliser les touristes français qui représentent désormais 85 % de notre clientèle. L’objectif est de les inciter à faire étape dans la ville pendant leurs vacances, Lyon ayant une situation géographique idéale. Nous espérons qu’il en sera de même pour les touristes européens de proximité qui viendront dans le sud de la France”, explique Madelijn Vervoord, la directrice générale de l’Intercontinental Lyon Hôtel-Dieu. Pour séduire tous ces visiteurs et répondre à leurs attentes, l’hôtel a segmenté ses offres qui s’adressent ainsi soit aux familles, soit aux Lyonnais, soit aux vacanciers en route pour le Sud. À l’instar de l’offre ‘Route 69’, qui inclut une nuitée en surclassement avec petit déjeuner, le lavage de la voiture et une place de parking ! “La voiture sera le mode de déplacement le plus utilisé cet été. D’où l’idée de choyer nos visiteurs qui font étape”, complète la directrice. Avec son offre ‘Cap vers le Sud’, l’établissement a même créé, avec ses homologues, les hôtels Intercontinental de Bordeaux et de Marseille, une formule originale qui permet aux touristes de séjourner deux nuits dans l’un de ces établissements de luxe situés dans les trois capitales méridionales. Avec ses offres originales, l’Intercontinental lyonnais espère ainsi maintenir son activité cet été, son taux d’occupation avoisinant les 45 %.

Adapter l’offre à une nouvelle clientèle

Autre établissement lyonnais à innover cet été : le Mob Hôtel, situé dans le quartier de la Confluence, face à la Saône. Ce boutique-hôtel trendy joue notamment la carte de la staycation (séjour près de chez soi) et de l’humour, avec son offre ‘parents indignes’. Les enfants sont gardés et occupés par de nombreuses activités (ateliers potager, chasse au trésor, yoga…) jusqu’à 14 heures pour laisser les parents se reposer ou visiter la ville. De même, l’hôtel propose aux citadins un moment d’évasion le temps d’un week-end, avec son offre ‘Fuguer au Mob’ qui permet de profiter d’une chambre avec terrasse et d’une bouteille de champagne ! De quoi séduire la clientèle lyonnaise et régionale avide de s’accorder une parenthèse sans partir loin de chez elle.

Dans le département voisin de l’Ain, le Jiva Hill, hôtel 5 étoiles situé au pied du Jura et à proximité de Genève, lance également de nouvelles offres à destination d’une clientèle qui sera cet été majoritairement franco-suisse et de proximité, à défaut des visiteurs du Moyen-Orient qui avaient l’habitude de séjourner dans l’établissement pendant l’été. “Pour rassurer la clientèle en ces temps incertains, nous avons par exemple assoupli notre politique d’annulation, avec la possibilité d’annuler son séjour la veille avant 16 heures. De même, nous encourageons les longs séjours car notre hôtel est une destination de vacances en soi avec de nombreuses activités d’extérieur proposées dans un cadre très ressourçant. Notre clientèle vient ici pour décompresser. Nous proposons ainsi une réduction de 20 % pour trois nuits, quatre nuits pour le prix de trois ou encore sept nuits pour le prix de cinq… Nous avons aussi étoffé nos packages et créé des stages de tennis couplés à des cours d’anglais pour les enfants”, explique Aurélie Daractz, directrice commerciale et communication du Jiva Hill. L’hôtel qui espère atteindre un taux d’occupation de 60 % cet été, a d’ailleurs renforcé sa communication sur les réseaux sociaux et lancé une campagne sur le tram de Genève pour séduire la clientèle locale.

Source : Pour relancer l’activité, les hôtels se mobilisent

A la demande des partenaires et exposants, le rendez-vous annuel du secteur est décalé de deux mois. D’autres changements sont également à prévoir.

La question commençait à se poser avec insistance. Au vu du contexte sanitaire actuel, le salon IFTM Top Resa aura-t-il bien lieu cette année ? La direction de Reed Expositions a tranché : l’événement B2B leader de l’industrie du tourisme en France est maintenu mais à de nouvelles dates.

Habituellement fin septembre, l’édition 2020 de l’IFTM Top Resa est décalée de deux mois et aura lieu du 17 au 20 novembre. Le lieu, lui, ne change pas. Le salon se déroulera dans le Hall 1 de la Porte de Versailles.

« La réglementation en France a évolué de jour en jour : les événements rassemblant plus de 5 000 personnes ont été interdits jusqu’au 15 juillet, puis jusque fin août. Maintenir IFTM Top Resa en septembre n’était plus réaliste mais l’annulation du salon n’a jamais été évoquée », indique Frédéric Lorin, Directeur du salon.

Le choix de fin novembre a été approuvé par 94% de la centaine de partenaires, institutionnels et fidèles exposants interrogés sur ce changement par la direction du salon, pour trois raisons principales : la plupart des producteurs et destinations touristiques avaient besoin de temps pour travailler leurs offres, nombre d’entre eux ayant été contraints au temps partiel, au confinement et à une activité très ralentie ; tous les acteurs de l’industrie souhaitaient des délais supplémentaires pour s’engager, d’un point de vue financier, sur leur participation ; et enfin, reporter le salon à novembre laissait aux offices de tourisme et visiteurs étrangers plus de certitude vis à vis de la réouverture des frontières de leurs pays respectifs.

10 zones et 10 villages

Le salon proposera cette année 10 zones distinctes (Afrique, Amériques, Asie & Pacifique, Caraïbes, Destination France, Europe & Méditerranée, Généralistes, Moyen-Orient, Océan Indien, Tech-Zone) et 10 villages thématiques (Autocaristes, Club Affaires, Croisière, Montagne, Parcs, Réseaux de Distribution, Tour-Opérateurs, Influenceurs, Innovation et Start Up, les trois derniers au sein de la Tech-Zone), soit l’équivalent de ce qui avait été développé l’an dernier.

Malgré le contexte inédit, plusieurs nouveautés seront au rendez-vous de l’édition 2020. IFTM Top Resa travaille depuis quelques mois à la création de nouvelles conférences autour des thèmes majeurs transversaux afin de couvrir avec expertise l’actualité du marché. Les grandes journées thématiques habituelles seront au rendez-vous, les CEO Talks, le Digital Day et les Journées Internationales du Voyages d’Affaires (JIVA) notamment. En partenariat avec les Acteurs du Tourisme Durable (ATD), le salon inaugurera en novembre prochain un programme exhaustif de conférences et workshops intitulé les Journées du Tourisme Durable.

Les agents de voyages seront aussi à l’honneur. Pour cette nouvelle édition, ITFM Top Resa, en partenariat avec les Entreprises du Voyage (Edv), leur proposera un programme de formations variées et qualifiantes dans le cadre de la formation professionnelle continue. De nombreuses autres nouveautés dédiées aux agents de voyages sont en cours d’élaboration et seront dévoilées prochainement.

Par ailleurs, comme chaque année, le salon aménage de nouveaux espaces. En 2020, le Village des Tour-Opérateurs et le Village de la Croisière bénéficieront tous deux d’un relooking complet. Ambiance plage et paillotte pour le premier, hublots et accastillage pour le second, une véritable invitation à voyager… et à travailler. Les Parcours de Visite s’enrichissent également cette année de deux thématiques supplémentaires, Montagne et Croisière.

La moitié du salon remplie lors du confinement

Quatre événements phares sont également maintenus : le Startup Contest (les meilleures solutions innovantes dans le voyage), le mardi 17 novembre, l’Hackathon en partenariat avec CDS Groupe (course de 24h pendant laquelle les équipes doivent concevoir une solution novatrice pour le Business Travel et l’hôtellerie d’affaires), la finale le mercredi 18 novembre, Travel Agents Cup (élection des meilleurs agents de voyages de France), le jeudi 19 novembre, et Travel Agents Cup Junior (élection des meilleurs étudiants, vendeurs espoirs de la Destination France), le vendredi 20 novembre.

En 2019, IFTM Top Resa a accueilli 34 150 visiteurs, 1 700 marques dont près de 200 destinations (françaises et internationales) sur 33 000 m2 d’exposition et proposé près de 100 conférences thématiques « made by IFTM » ainsi que 100 événements organisés par les exposants.

« Il est trop tôt pour dire combien d’exposants seront présents cette année mais il n’y a aucune chance que le salon ne soit pas affecté car le tourisme est très durement touché par la crise sanitaire. Il sera probablement d’une plus petite taille et il y aura certainement moins de stands et de visiteurs à cause des nouvelles règles sanitaires. Cependant, le 16 mars, lors du confinement, la moitié du salon était déjà remplie. Nous allons reprendre contact avec l’ensemble de nos exposants et nous travaillons sur une campagne conjointe avec les Edv pour inciter les agents de voyages à venir », confie Frédéric Lorin.

Quid des exposants qui souhaiteraient finalement annuler leur participation ? « Le salon n’étant pas annulé mais simplement reporté, les CGV habituelles élaborées par le groupe s’appliquent. Pour autant, même si la réflexion n’est pas encore aboutie, nous nous devons en tant que salon référent du tourisme en France d’essayer d’accompagner au mieux nos clients dans les difficultés rencontrées. Des CGV moins drastiques pourraient s’appliquer en cas d’annulation. Un report pourrait, par exemple, est proposé sur l’édition 2021 », explique le directeur du salon.

Source : Changement de date pour l’IFTM Top Resa qui aura lieu cette année du 17 au 20 novembre