Atout France lance un nouveau site de classement des hébergements touristiques

La nouvelle interface permet une dématérialisation des formalités et procédures de classement, suite à l’entrée en vigueur des nouveaux référentiels le 1er juillet 2019.

Un nouveau site dédié au classement des hébergements touristiques est à la disposition des professionnels du secteur (hôtels de tourisme, hôtellerie de plein air, résidences de tourisme et villages de vacances). Cette plate-forme a été mise en place suite à l’entrée en vigueur des nouveaux référentiels de classement de l’hôtellerie de plein air et des résidences de tourisme. “La nouvelle interface permet une dématérialisation totale des formalités et procédures de classement permettant ainsi de fiabiliser leur contrôle éventuel par Atout France et de faciliter le stockage des données du classement de chaque établissement”, précise Atout France dans un communiqué. Le nouveau site permet également aux hébergeurs de remplir leur pré-diagnostic directement en ligne. D’ici la fin de l’année, il leur sera en outre possible d’accéder à un outil d’autodiagnostic payant en vue de mieux préparer leur démarche de classement.

De nouvelles évolutions attendues

Le nouveau référentiel de classement pour l’hôtellerie de plein air et les résidences de tourisme est entré en vigueur le 1er juillet dernier, suite aux travaux de concertation menés par Atout France avec les organisations professionnelles. “Les prestations proposées par ces deux modes d’hébergement ont considérablement évolué ces dernières années, en particulier dans les catégories 4* et 5* avec une montée en gamme importante en matière d’équipements et de services qu’il convenait de prendre en compte”, explique Atout France. “Cette révision du classement, que les organismes d’inspection accrédités par le Cofrac mettront en oeuvre à chaque visite d’inspection, vise également à mieux différencier les catégories de classement (…) afin de les rendre plus parlantes pour les clientèles, notamment internationales, est-il ajouté. Comme pour l’hôtellerie il y a trois ans, un effort a notamment été demandé aux campings et résidences de tourisme concernant les moyens de communication : réservation en ligne, site internet, wifi, etc.”

Source : Atout France lance un nouveau site de classement des hébergements touristiques

France. Ils sont hôteliers, restaurateurs, et ont décidé de s’engager pour le durable…

Où en est-on côté durable dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration ? Quelles sont les avancées réelles ? Lors d’une table ronde organisée par l’Ecole française de gastronomie et de management hôtelier Ferrandi Paris, un panel de professionnels du tourisme, chercheurs et consultants ont détaillé les nombreuses mesures concrètes qu’ils ont mis en place pour aller au-delà des déclarations de bonne intention et montrer qu’ il est aujourd’hui possible de combiner rentabilité économique, professionnalisme, plaisir, et développement durable !

Le plaisir avant tout !

Il faut le répéter, le scander, le marteler, le plaisir avant tout – quand le durable n’est pas antinomique du bien être et du bien-manger. Restaurateurs engagés, François Pasteau (L’Epi dupin) et Simon Auscher (Tannat et Anna) n’ont cessé de le rappeler. C’est avant tout une belle assiette garnie concoctée avec de bons produits, frais, de saison, parfois venus d’un potage partenaire ou personnel, qui va garantir la fidélité du client. Quant au durable, on peut ou pas communiquer sur ses actions, mais ce n’est pas l’argument premier. Et certains ont plus la fibre que d’autres… François Pasteau : « J’avais ça dans mon ADN, une éducation, des valeurs familiales, mais il faut rappeler qu’en 1978, quand je suis entré dans le métier, de nombreux chefs travaillaient avec cet esprit, en respectant le produit. Je continue ainsi et je le transmets à mes équipes. Mais attention, je ne suis pas un intégriste du durable, on fait au mieux, avec nos propres contradictions. » Simon Auscher : « Je crois que ça a basculé le jour où on a reçu des oignons du Maroc, là on s’est dit stop, et on a décidé de travailler avec des produits locaux en choisissant la solution d’un potager bio partagé avec l’association Tomato & Co. Ils sont à moins d’une heure de Paris et on peut ainsi contrôler notre carte. » L’Epi Dupin aussi, avait fait le choix du potager Tomato & Co mais à la longue, cela s’est avéré trop cher et il a préféré se tourner vers d’autres fournisseurs.

Durable, oui, mais rentable, envers et contre tout !

Car l’équation est complexe, hôteliers et restaurateurs sont en permanence sur un fil, pris entre le plaisir client, l’exigence économique, et l’envie de faire au mieux pour la planète. Et les chiffres sont là, rappelés par Ophélie Mugel, enseignante chercheuse à Ferrandi : le tourisme au niveau mondial représente  8% des GES (gaz à effet de serrre). Une nuit d’hôtel 10,5 kg de CO2… Il y a urgence. Mais comment faire ? General Manager du Marriott Renaissance Arc de Triomphe, Solveig Herth explique  que leur bête noire reste le plastique. « Nous n’avons pas encore trouvé d’alternative aux bouteilles d’eau en plastique, indispensables pour nos clients qui paient entre 400 et 700 € la nuitée. Mais, avec 7 000 hôtels dans le monde, près d’un million de chambres, je vous laisser imaginer le nombre de bouteilles. On réfléchit sérieusement à une autre solution, également recevable pour nos clients. » Et si le groupe hôtelier est aussi préoccupé, c’est qu’il a d’ores et déjà une politique proactiveen matière de développement durable, avec la valorisation de ses déchets alimentaire par Moulinot, un partenariat avec WWF autour de la pêche durable, la mise en place de l’étiquette environnementale avec Betterbly tourism et de nombreuses actions et mobilisations  de ses équipes internes (courses d’orientation autour de collectes de déchets, footing utiles, etc.). Solveig Herth : « La mise en place de l’étiquette environnementale implique une analyse poussée de nos chambres (15% !), de nos produits, de nos consommations. Nous avons ainsi identifié qu’au petit-déjeuner, 30% de nos coûts venaient des fruits frais, que nous avons choisi de présenter différemment. Surtout, grâce à cet investissement, nous avons gagné 33 000 € en énergie non dépensée. » Un chiffre confirmé par Hubert Vendeville, CEO de Betterfly tourisme, rappelant que l’intérêt de la démarche, au-delà de la note délivrée par l’étiquette (pas toujours flatteuse au départ), aide avant tout à optimiser ses coûts dans le sens du durable : « En moyenne, nous pouvons aider à optimiser les coûts à hauteur de 83 centimes par client, soit 1,66 € par chambre. Pour un groupe comme le Marriott où il est question d’un million de nuitées par an, on arrive effectivement à une échelle comprise entre 20 000 et 40 000 € d’économie. »

Labels ? Oui ou non ? Tout est possible !

Toutefois, le groupe Marriott a fait le choix de ne pas afficher ses labels. Il préfère se concentrer sur l’animation de ses équipes et des actions concrètes. C’est au-delà du client. A l’Epi Dupin, François Pasteau a quant à lui fait le choix de se passer des labels. « Je ne fais pas la course au label, mais j’opte pour des produits de saison, de proximité, et je l’utilise de A à Z. On préfère payer plus cher le produit mais mieux le valoriser. Par exemple, je vais récupérer le jus de cuisson de mes causses de petits pois pour faire un sorbet. Il faut être inventif ». Ce qui ne l’empêche pas d’être également très investi, notamment à travers la présidence d’Ethic Ocean, association qui a fait de la pêche durable le cœur de son action avec, chaque année, l’édition d’un guide des espèces. Simon Auscher, en revanche, a réalisé avec le label Ecotable qu’il y avait une clientèle sensible au durable qui venait aussi pour cela : « Les clients sont en attente du durable. On reçoit des personnes qui viennent pour le label et nous ont connu par Ecotable. Je n’avais jamais vu ça avant. » Et chez Tannat et Anna aussi, les actions concrètes sont nombreuses : réception de carcasses d’animaux ou de bêtes entières pour éviter la prolifération du plastique des emballages sous vide, recyclage des déchets en énergie, mise en place d’un menu végétarien, etc.

Et demain d’autres encore pour s’engager ?

Une chose est donc bien claire, les choses bougent dans l’hôtellerie et la restauration et ce, concrètement ! Les plus avant-gardistes ont bien compris que le client du moment apprécie ceux qui se démènent pour le développement durable. Évidemment, la route est encore longue, l’engagement demande du temps, n’exclut pas les contradictions, refuse l’intégrisme, s’envisage en paliers, en marges de progression. François Pasteau : « Il faut rester honnête. On a tous nos contraintes, nos contradictions. A l’inter saison, j’ai des radians sur ma terrasse, je n’ai pas le choix, même si ce n’est pas économe en électricité. En revanche, je trie mes biodéchets, et cela me coûte 250 € de taxe d’ordure ménagère par an à laquelle s’ajoutent 400 à 500 € par mois de valorisation. » Et puis, comme le rappelle Ophélie Mugel, il faut faire envie aux consommateurs, rendre l’alimentation durable sexy. Or, le client d’aujourd’hui est un être « fragmenté, pris entre recherche d’expériences, envie de bien-être mais courant toujours après le temps… Pas facile pour les professionnels de s’adapter à autant de paramètres. Dans la salle, une question fuse, une jeune fille travaille chez un traiteur et s’interroge sur comment trouver des fournisseurs responsables pour des produits calibrés quand les commandes arrivent du jour au lendemain. La contrainte de l’immédiateté complique la donne. Simon Auscher propose d’essayer un maraîcher bio à Rungis. François Pasteau relève avec la malice l’utilisation du mot « calibré » pour définir les produits. « Attention, précise-t-il, c’est à l’homme à s’adapter à la nature, pas l’inverse. » C’est si juste, même s’il faut se réjouir que toute la chaine jusqu’aux traiteurs comment à s’interroger et à trouver des solutions plus durables. Oui, la route est encore longue, mais déjà, les chemins de traverse se multiplient !

Source : Ils sont hôteliers, restaurateurs, et ont décidé de s’engager pour le durable…

Volontourisme : attention casse-cou !

Le mercredi 17 juillet à 19h, le film « The voluntourist » sera projeté à l’Assemblée Nationale. Pourquoi à l’Assemblée ? Parce que la députée en charge des Français de l’étranger tenait à mettre en garde notre belle jeunesse…

Contre quoi ou qui ? Nos jeunes têtes brunes ne sont-elles pas déjà au fait que nous ne vivons pas dans un monde de Bisounours ? Sans doute, oui, bien sûr. Mais que leurs intentions les plus nobles puissent servir des causes beaucoup plus sombres, ils l’ignorent encore parfois.
Ainsi donc, une année durant, Chloé Sanguinetti a arpenté lez vaste monde et ausculté le microcosme du volontariat. Dans plusieurs pays d’Amérique latine et d’Asie, elle a rencontré quelques-uns de ces presque 2 millions de jeunes ayant entre 18 et 25 ans et qui, pour quelques jours ou quelques mois, travaillent en tant que volontaires dans un pays ou un autre ; au service des plus démunis…
Or, si leur intention de départ est toujours juste, le résultat, lui, ne l’est pas forcément. Pour quelles raisons ?… l’argent naturellement, en premier lieu. Car si la grande majorité de ces volontouristes est bénévole, pour accomplir leur mission (travailler gratuitement loin de chez eux) et participer à la sauvegarde du monde, eh bien le plus souvent, ils payent ! Et fort cher parfois. Résultat, cet élan spontané de générosité juvénile est aujourd’hui devenu un marché de plusieurs dizaines de millions d’euros dont les bénéfices seuls furent supérieurs à 3 millions d’euros l’an dernier ! Que se sont partagés une quantité d’ONG et d’organisme qui, exemplaires pour certains, n’ont parfois de charitable que le nom pour d’autres.
Le « scandale » de l’arnaque des volontouristes est d’ailleurs devenu tel que plusieurs personnalités médiatiques, telle J.K. Rowling (l’auteure d’Harry Potter, oui) ont fait des déclarations publiques à ce sujet, concernant en particulier certains orphelinats dont les effectifs étaient entretenus de manière plus ou moins artificielle… Brrr !
Bref, là encore, comme toujours, il s’agit de savoir où l’on met les pieds. Chloé Sanguinetti nous donne toutes les informations pour cela sur son site. A partir duquel il est, de plus, possible de visionner le film (en anglais).

Source : Volontourisme : attention casse-cou !

Développement durable, les CHR doivent davantage communiquer sur leurs bonnes pratiques

France

Le distributeur C10 vient de publier les résultats d’une étude IFOP sur les pratiques responsables en CHR et le regard des consommateurs. Seulement 1 Français sur 10 perçoit les efforts réalisés par les professionnels.

Plus d’un tiers des Français fréquente au moins une fois par mois un bar, un café ou un restaurant mais à peine 1 Français sur 10 perçoit le secteur comme ayant une politique de développement durable. Aux yeux des consommateurs, les secteurs les plus engagés sont l’agro-alimentaire (32%), les produits d’entretien de la maison (24%), la cosmétique et de la construction (ex-aequo avec 21%), l’hôtellerie et de la restauration n’arrivent qu’en 4ème position (14%). Alors que 90% des patrons d’établissement déclarent trier les déchets, 88% limiter la consommation en eau et d’électricité, 95% veiller à la traçabilité des produits qu’ils utilisent, 89% à privilégier des fournisseurs locaux… Des efforts qui mériteraient donc d’être mieux connus du grand public. Sachant que près d’un tiers des patrons  ne communique pas sur ses pratiques responsables et 44% pensent, à tort, que les consommateurs n’y sont pas sensibles.  Seulement 19% des restaurants de la restauration rapide et 31% des restaurateurs traditionnels communiquent sur leurs  bonnes pratiques. La marge est encore grande, surtout que 2/3 des Français se disent prêts à fréquenter davantage un établissement aux démarches responsables et que 66% seraient prêts à payer 1 à 3 euros supplémentaire.

Afficher, expliquer, faire savoir

Aujourd’hui, pour choisir un café, un bar ou un restaurant, 67% des consommateurs s’attachent à la qualité des plats et des boissons, 61% au prix et 46% au service de proximité qu’il représente. Même si le développement durable n’est pas le premier critère de sélection, 94% des consommateurs pensent qu’il est important de veiller au bien-être des employés, 93% au tri des déchets et 92% à la traçabilité des produits. Les Français voudraient pouvoir identifier ces bonnes pratiques par un label (54%), un affichage sur la devanture (53%) et un affichage à l’intérieur (27%). Les patrons qui sont engagés dans le développement durable et le font savoir informent leurs clients par un affichage intérieur (54%), par les réseaux sociaux (32%) et sur un site internet (29%)… 91% des Français et 87% des patrons de bar sont favorables à l’arrêt des pailles et autres objets en plastique à usage unique. Mais les retirer ne coulent pas de source au coin du zinc, d’où, par exemple, la PLV Bye Bye les Pailles développée par le distributeur et destinée à favoriser le dialogue entre patrons de CHR et consommateurs en proposant un kit de visibilité à la clientèle. Ce dernier permet d’expliquer aux enfants pourquoi l’établissement dans lequel ils se trouvent a fait le choix d’arrêter les pailles…

Source : Développement durable : les CHR doivent davantage communiquer sur leurs bonnes pratiques

Le premier incubateur du tourisme responsable voit le jour en France

Après l’initiative de Booking de lancer un programme d’accélération de start-up écolos, la France accueille son premier incubateur du tourisme durable, le Côte d’Azur Lab’. L’arrivée de ce lieu d’innovation doit répondre aux nouvelles attentes des touristes, de plus en plus soucieux de leur impact environnemental. 

La thématique manquait encore au large réseau des incubateurs et accélérateurs de tourisme français. L’écologie fera désormais partie des sujets de réflexion du premier incubateur du tourisme responsable en France, le Côte d’Azur Lab’ fraîchement sortie de terre. Sa spécialité ? Faire coexister tourisme d’affaires, tourisme de loisirs (hébergements, transports, activités, destinations) et respect de l’environnement. Basé au cœur de l’Agglomération Cannes – Pays de Lerins, il rejoint une pépinière déjà bien fournie en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Son implantation en pourtour Méditerranéen n’a rien du hasard, comme l’explique son président, Philippe Mojica, ancien directeur du Pôle Touristique du Pays de Grasse : « Beaucoup de problématiques environnementales peuvent être réglées grâce à l’innovation« , précise-t-il. En premier lieu, la pollution de déchets qui envahit cette zone maritime. Comme le soulignait François-Michel Lambert, député des Bouches-du-Rhône, mardi 5 mars sur franceinfo, « 50% des micro-plastiques dans les océans sont dans la Méditerranée« . Foyer de diversité sur mer et sur terre, ce bassin de 2,5 millions de km² qui court sur 24 pays est particulièrement menacé par les activités humaines, à commencer par le tourisme. « Chaque année, plus de 220 millions de vacanciers se pressent sur ses côtes et ce nombre devrait atteindre 630 millions en 2025, stimulant ainsi la construction de nouvelles infrastructures de tourisme de masse« , nous indique le site WWF. Les autorités commencent donc à prendre des décisions allant dans ce sens comme récemment cet arrêté de la préfecture maritime de la Méditerranée visant à réglementer le mouillage des grands navires de plaisance. Cette mesure doit ralentir l’érosion des herbiers de Posidonie, écosystème emblématique de la Méditerranée, qui ont perdu plus de 100 hectares sur certains secteurs.

7 Français sur 10 souhaitent partir en voyage responsable

La naissance de ce nouveau réseau professionnel euro-méditerranéen, le Côte d’Azur Lab’, s’inscrit dans cette tendance actuelle de concilier tourisme et développement durable. 7 Français sur 10 souhaitent en effet partir en voyage responsable et la progression annuelle du tourisme durable s’élève à 20% selon une étude OMT – Harris Interactive.

La structure doit ainsi regrouper universités, écoles de commerces, entreprises, associations, acteurs du tourisme et institutionnels autour de mêmes valeurs.  L’incubateur a d’ores et déjà lancé un premier appel à projets dont la date limite est fixée au 15 août 2019. Il s’adresse à toutes les start-up (personnes en reconversion, professionnels du tourisme, personnel désirant avoir une deuxième activité dans l’innovation, jeunes diplômés,…) qui rassemblent neuf priorités : la protection de l’environnement, la lutte contre le dérèglement climatique, la gestion des flux de visiteurs dans le temps et l’espace, la sensibilisation des touristes et des professionnels à l’économie circulaire, la répartition équitable des retombées économiques : professionnel du tourisme / locaux, la meilleure utilisation des ressources naturelles, la mise en œuvre et la promotion de déplacements doux ou moins carbonés, la préservation de la mer Méditerranée, ses côtes, ses plages et ses activités aquatiques, le développement d’un tourisme d’affaire & MICE responsable. Le tout en développant une politique basée à la fois sur l’humain et le numérique. Ces neuf fondamentaux recouvrent différents domaines allant de la gamification, à l’accessibilité, et à la gastronomie, en passant par l’économie sociale et solidaire

Après sélection, la première promotion fera sa rentrée en septembre 2019 pour une durée d’un an reconductible une fois et bénéficiera d’un suivi « classique » de start-up, à savoir, d’une aide d’étude de marché et de positionnement marketing, d’un accompagnement à la création de la start up, de conseils d’experts financiers, juridiques, numériques, RH et du développement durable, expérimentation, de prototypage jusqu’à l’aide à la commercialisation du produit ou service… L’initiative est par ailleurs soutenue par la Communauté d’Agglomération Cannes – Pays de Lerins (CACPL) et la Sustainable Design School (SDS).

Source : Le premier incubateur du tourisme responsable voit le jour en France

Quatre têtes de réseau du tourisme durable auditionnées à l’Assemblée Nationale Française

Guillaume Cromer, président d’ATD (Acteur du Tourisme Durable), Lionel Habasque, représentant d’ATR (Agir pour un Tourisme Responsable), Caroline Mignon et Gilles Béville, respectivement directrice et président de l’ATES (Association pour le Tourisme Equitable et Solidaire), quatre têtes de réseau du tourisme durable depuis longtemps impliqués dans son déploiement, ont été convoquées par la Commission des Affaires Economiques de l’Assemblée Nationale le 2 mai dernier pour répondre aux différentes questions que se posent les députés afin de mettre en place, on l’espère, une stratégie plus lisible sur ces enjeux cruciaux.

Pourquoi une telle audition ?

Dans un premier temps, l’objectif affiché des parlementaires est de faire un cadrage général sur les données et les grands enjeux du tourisme durable. La demande, issue de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale portait sur une mission d’information relative au tourisme présidée par M. Vincent Rolland, député de Savoie, et dont les rapporteurs sont Mme Marguerite Deprez-Audebert, députée du Pas de Calais et M. Didier Martin, député de Côte d’Or étaient également présents.

Il est intéressant de noter que cette demande d’audition a permis de relier deux études actuellement en cours sur le même sujet qui n’était pas au fait l’une de l’autre, puisque l’ADEME vient de réunir, à la demande du comité interministériel du tourisme, un groupe de travail sur les préconisations stratégiques en matière de tourisme durable à intégrer pour la France, avec pour objectif d’en faire un rapport  qui sera remis à l’automne et présenté au comité prédié par le Premier Ministre. La convocation des têtes de réseaux bien informés d’ATD, de l’ATR et de l’ATES a donc permis d’informer et l’Assemblée Nationale et l’ADEME de leurs études respectives, comme quoi le lobbying pour le tourisme durable a aussi pour résultat de décloisonner le mille-feuille français qui multiplie les études et prospectives parallèles sans toujours trop regarder ce qui se fait chez le voisin…..

Comment a-t-elle été préparée ?

Deux semaines avant l’audition, la commission a envoyé une liste de 24 questions à ATD, l’ATES et ATR, qui se sont réunis pour faire un point et présenter un positionnement cohérent face aux enjeux du tourisme durable en France. Guillaume Cromer précise : « Quelques questions étaient assez orientées, par exemple les députés percevaient le tourisme durable comme un marché spécifique (quels atouts pour la France, quels concurrents, quelle taille du marché, etc.), il a alors été décidé de leur faire comprendre clairement que l’enjeu n’était pas là, mais bien de travailler à l’échelle d’une vraie stratégie de développement durable du tourisme en France et ainsi montrer que la destination France était pionnière dans le monde sur ce sujet. » Chaque réseau a également travaillé de son côté pour tenter de défendre ses sujets avec sa sensibilité propre. ATR qui représente les voyagistes, a ainsi proposé de mettre sur la table le sujet du tourisme émetteur (outgoing), l’enjeu climatique et l’importance de l’évaluation rigoureuse des pratiques. Guillaume Cromer s’est emparé des réseaux sociaux pour faire un appel à témoignage et expliquer le contexte en précisant les points cruciaux qu’ATD s’engageait à défendre (« décarboner » le tourisme, réorienter la pression fiscale sur les activités et produits ayant un impact sur la biodiversité, etc.) et le besoin d’objectifs sociaux et économiques à atteindre pour avoir une véritable stratégie écrite sur ce sujet. Il a notamment été choqué de ne pas voir apparaitre les mots « Climat, biodiversité et train ». L’ATES a établi un parallèle entre l’évolution de la grande consommation et les tendances observées dans le tourisme de rechercher plus de responsabilité et d’équitable dans les choix opérés.

Ce qui en ressort :

Le jour J, lors de l’audition, Guillaume Cromer (ATD), Lionel Habasque (ATR), Caroline Mignon et Gilles Béville (ATES) ont présenté l’historique des enjeux à l’échelle internationale, nationale et plus locale en appuyant sur quelques points importants (les enjeux face à l’urgence climatique, l’enjeu prioritaire de la mobilité intérieure en France, plus d’investissement dans le train, réduire le pouvoir donné au low cost, etc.). Bien que peu nombreux, les députés se sont montrés attentifs aux différentes problématiques exposées malgré des visions différentes liées leurs sensibilités politiques.  Il revient à présent à ATD, ATR et l’ATES de rédiger une note de synthèse pour préciser les positions exposées lors de l’audition sur les enjeux du tourisme durable en France et de les partager massivement dans la profession, au-delà de leurs membres respectifs. Cette synthèse permettra également d’engager les professionnels et de faire du bruit auprès des décideurs et sera validée en amont par des experts clés de la profession.

Un réel pas en avant pour le tourisme durable ?

Engagés depuis toujours pour le tourisme durable, Guillaume Cromer (ATD), Julien Buot, coordinateur ATR et Caroline Mignon (ATES), nous répondent :

Guillaume Cromer (ATD) : «  Pour l’instant, on ne peut pas dire qu’il en ressort des choses impactantes pour notre sujet. Il y a un intérêt et des questions sur le sujet de la part de l’Assemblée nationale, c’est plutôt positif dans ce sens. Après, je ne pense pas que les solutions passeront par là. Il faut former un vrai lobbying citoyen autour de ces sujets pour mettre la pression sur les décideurs à l’échelle nationale ou régionale afin que des décisions courageuses soient prises et fassent effet boule de neige… Les réactions aux publications sur le sujet sur Facebook, Twitter, LinkedIn sont positives car les gens sont bien d’accord qu’il faut opérer une vraie transition du tourisme et que la manière dont on développe aujourd’hui cette industrie nous envoie dans le mur. »

Julien Buot (ATR) : C’était bien que ce soit un opérateur qui échange avec les députés de la commission des affaires économiques. Lionel HABASQUE, membre du comité exécutif d’ATR, est Directeur Général délégué de Voyageurs du Monde. Il a pu témoigner des engagements d’une grande entreprise dans la lutte contre le changement climatique, et préciser que la France est l’une des principales destinations des clients de Voyageurs d Monde. Cette audition permet de nous mettre le pied à  l’étrier en perspective du groupe de travail animé par l’ADEME à la demande du Comité Interministériel du Tourisme. La note que nous allons produire dans ce cadre est aussi une occasion à saisir pour présenter l’écosystème du tourisme durable en France et la complémentarité des actions depuis de longues années par ATD, ATR, ATES, et les membres de plus en plus nombreux de ces trois réseaux. Si l’Etat français a pu être pionner à la fin des années 1990, il a désormais du retard à rattraper sur de nombreux pays. Il pourrait commencer par reconnaître et encourager l’action des acteurs privés et des collectivités locales et coordonner une stratégie nationale ambitieuse de développement durable du tourisme, des loisirs, et des voyages.

Caroline Mignon (ATES) : Réjouissons-nous que ce sujet intéresse nos députées et ministères mais ne crions pas victoire. Les décisions qu’il faudrait prendre peuvent entrer en contradiction avec certains intérêts économiques, aussi ne faut-il pas compter uniquement sur les décideurs politiques mais bien mener une sensibilisation des professionnels et des consommateurs à grande échelle pour favoriser une autre manière d’aborder les vacances et le voyage. En aucun cas, nous ne pourrons nous contenter de mesures à la marge ; nous avons besoin d’une stratégie nationale ambitieuse, en incoming (tourisme réceptif) comme en outgoing (tourisme émetteur), pour que, ici comme ailleurs, la France soit le porte-drapeau d’un tourisme respectueux des cultures, du vivant et du territoire, qui constitue un levier de développement local équilibré et pérenne. Le chemin est encore long !

Le portail voyageons-autrement.com qui, depuis plus de dix ans a également engagé une action de lobbying éditorial, s’engage également à suivre et à relayer la suite de cette audition à l’Assemblée nationale mais aussi les suites du groupe de travail animé par l’ADEME pour le comité interministériel du tourisme sur les préconisations stratégiques en matière de tourisme durable à intégrer pour la France dont le premier groupe de travail s’est réuni le 13 mai. A suivre donc…

Source : Quatre têtes de réseau du tourisme durable auditionnées à l’Assemblée Nationale 

Ecotourisme : selon Booking, les Français en veulent plus !

Selon une étude Booking.com, les Français sont de plus en plus en attente de solutions écologiques pour leurs vacances.

Le durable, une mode de bobo, une tendance de fond, une nécessité ? Choisissez votre camp, mais soyez prêts, car les clients sont de plus en plus en attente de solutions durables.

C’est du moins ce que révèle le rapport annule sur l’ecotourisme menée par la plateforme Booking.com auprès d’un échantillon d’un peu plus de 18 000 voyageurs dans 18 marchés différents, dont plus de 1000 en France.

Pour les voyageurs internationaux, la démarche écoresponsable est un vrai critère, et “72% des voyageurs considèrent qu’une action immédiate est indispensable , et que les populations devraient opter pour des alternatives touristiques durables”.

Des hébergements écologiques

73% d’entre eux souhaitent séjourner dans au moins un logement écoresponsable en 2019. Un chiffre en progression constante si on le compare aux études précédentes.

mais ils regrettent le manque d’informations. “Il n’est pas toujours facile d’identifier les établissements verts puisque 72% des voyageurs internationaux affirment ignorer l’existence de labels spécifiques” assure booking.com.

Autre critère : l’économie sociale et solidaire. Ainsi, 68% des touristes internationaux préfèrent que leurs dépenses profitent en priorité aux populations locales.

Problème : le coût. De nombreux sondés, comme c’est le cas pour 49% des français estiment que le surcoût pourrait être un frein à une action écoresponsable.

Réduire cette dépense supplémentaire pourrait donc, pour le voyagiste, l’hôtelier ou le restaurateur devenir un énorme avantage concurrentiel.

Source : Ecotourisme : selon Booking, les Français en veulent plus !

Afficher sa démarche environnementale en hôtellerie : “le label ne fait pas tout”

Paris – France. Développement durable et RSE suscitent l’intérêt des hôteliers. Mais comment s’emparer de ces sujets ? Faut-il être forcément labellisé ? Réponse avec Jean-Denis Vaultier, fondateur du cabinet Impact Hôtel.

Pour un hôtelier, écologie rime avec économie – notamment d’énergie. Mais il ne faut pas s’arrêter à cela.” C’est l’un des messages que Jean-Denis Vaultier, fondateur du cabinet de conseil Impact Hôtel, a délivré lors d’un atelier organisé au Welcome City Lab, incubateur parisien ciblé sur le tourisme.

Le développement durable repose sur trois piliers : l’économie, l’environnement et le social”, a-t-il rappelé d’emblée. Autrement dit : il faut intégrer ces trois dimensions dans un nouveau modèle économique. “Un modèle calé sur de nouvelles formes de création de valeur ”, souligne le consultant. C’est le cas de la mise en place d’un espace de coworking dans un lobby, qui répond à un besoin pratique et crée du lien social, voire de nouvelles rencontres professionnelles. Une autre façon d’appréhender le durable, qui dépasse le cadre des critères requis par les écolabels hôteliers.

Des hôteliers impliqués dans la limitation des impacts environnementaux 

Un label ne fait pas tout. Il peut enfermer dans un cadre, alors que l’on peut aller plus loin en mettant en place une démarche globale RSE”, explique Jean-Denis Vaultier. Il cite en exemple l’expérimentation ‘étiquette environnementale’ menée par l’Ademe auprès d’une centaine d’hôteliers, impliqués dans la limitation des impacts environnementaux d’une nuit avec petit déjeuner.

À l’aide d’une note (de A à E), l’étiquette environnementale indique aux voyageurs les émissions de CO2, la consommation d’eau, celle de ressources non renouvelables et le pourcentage de produits certifiés bio ou écolabellisés utilisés. Cette note prend en compte toutes les étapes du cycle de vie des équipements de l’hôtel, des produits alimentaires pour le petit déjeuner, des produits d’hygiène et d’entretien, de leur fabrication jusqu’à leur fin de vie, en passant par leur transport : une “démarche globale”, donc.

Le label est un outil, il guide, ce qui aide l’hôtelier, reprend le fondateur d’Impact Hôtel. Mais ensuite, il faut communiquer, faire savoir à ses clients ce que l’on fait pour leur santé et pour le développement durable.” Et ce d’autant que l’obtention d’un écolabel n’apporte pas toujours de réservations en plus. Bien souvent, il n’est qu’un a priori positif en plus pour le client.

Résultat : Jean-Denis Vaultier prône aussi les initiatives personnelles. À l’instar du Zazie Hôtel, à Paris (XIIe). Non seulement il fait travailler des salariés en insertion, mais son petit déjeuner, facturé 9 € et garanti zéro plastique, propose pain sans gluten, lait végétal, fruits de saison… Le tout était à la carte sans aucun écolabel encore affiché sur la façade de l’établissement. Depuis 2018, le Zazie est labellisé Clef verte.

Source : Afficher sa démarche environnementale en hôtellerie : “le label ne fait pas tout”

Réchauffement climatique : quelle influence sur les vins ?

Nantes-France. Tout le monde parle du réchauffement climatique et de ses conséquences. En ce qui concerne le monde du vin, nos clients sont de plus en plus nombreux à nous poser des questions sur l’influence de ce réchauffement sur la qualité des vins.

Depuis plusieurs années, les vendanges sont de plus en plus précoces. Dans certaines régions, elles peuvent débuter quinze à vingt jours plus tôt qu’il y a quarante ans. La qualité des vins est très variable d’une année à l’autre, et leur teneur en alcool augmente sensiblement. À noter également, une perte de fraîcheur (diminution de l’acidité) et une influence sensible sur la palette aromatique.

Pour y remédier, il faut intervenir sur le cycle végétatif de la vigne. Comment ?

– Réduire la surface foliaire par effeuillage des jeunes vignes et un écimage sévère à mi-véraison : cette technique permet de diminuer le taux d’alcool de 0,6 à 0,7 degrés.  Des essais sont actuellement menés dans le Sud-Ouest ;

– limiter le ruissellement et l’évaporation, et favoriser un enracinement profond ;

– augmenter la capacité de rétention en eau du sol par l’apport d’éléments organiques ;

– irriguer de façon raisonnée pour préserver les ressources ;

– choisir des porte-greffes adaptés à la sécheresse ;

– introduire de nouvelles variétés, voire de nouveaux cépages. Sur plus de 1 000 cépages cultivés, 12 d’entre eux occupent jusqu’à 80 % des vignobles de certains pays. Le réchauffement implique un encépagement plus diversifié. On constate également le retour d’anciens cépages généralement plus résistants, mais moins productifs.

  

Où en est-on ?

Depuis plusieurs décennies l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) travaille sur des cépages résistant au mildiou et à l’oïdium (les deux principales maladies des vignes), mais aussi à la sécheresse. Quatre nouveaux cépages viennent d’être inscrits au catalogue officiel : floreal, vidoc, voltis et artaban.

L’Inra et l’université de Davis (États-Unis) suggère l’utilisation de cépages moins connus qui ont l’avantage d’être adaptés à des températures plus élevées. Toutefois, leur utilisation implique, notamment en Europe, de lever certaines réticences dues à la réglementation des appellations d’origine protégée (AOP). Ces hybrides résistants sont éligibles aux aides à la restructuration et autorisés dans le cadre européen des indication géographiques protégées (IGP).

Les vignerons du Buzet viennent, par exemple, de planter 17 hectares de ‘vigne du futur’, baptisée New Age,  le fruit de quinze ans d’expérimentation. Ce vignoble est “pensé et testé pour aboutir à un vignoble sans aucun intrant (même ceux autorisés en bio), auto-fertile, capable de se passer de l’intervention humaine”, expliquent-ils.

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Du 21 au 24 Mars, Goût de / Good France mettra à l’honneur la cuisine responsable

La 5e édition de Goût de/Good France, qui célèbrera dans plus de 150 pays la gastronomie française du 21 au 24 mars, a choisi la thématique de la cuisine responsable. Sur les 5 continents et dans plus de 150 ambassades et consulats de France, les chefs proposeront, le 21 mars,  un « menu pour la planète » lors d’un « dîner à la française. Mot d’ordre : moins de sel, de sucre, de gras, plus de légumes et de céréales et mise en avant du “bien manger”.  «Cuisiner c’est s’engager pour la santé des mangeurs et pour la santé de la planète,  a souligné Alain Ducasse lors la présentation de l’événement au Quai d’Orsay le 21 février dernier. La planète qui nous nourrit est en danger, c’est le moment d’agir ensemble.»

Vous êtes restaurateurs et vous souhaitez participer à l’événement et servir à vos clients un menu (entrée, plat, fromage, dessert) respectueux de  l’environnement,  inscrivez-vous sur ce lien.

Goût de/Good France soutient la Fondation « No More Plastic », représentée par Alexandra Cousteau qui animera une table ronde « Good Impact », le 22 mars à Paris sur les problématiques de la préservation de l’environnement et des ressources en présence de cuisiniers, de scientifiques et de chefs d’entreprise. Ce même jour, un colloque international intitulé « Le goût au service de la santé des consommateurs et du développement territorial durable » abordera les liens entre culture, éducation et alimentation et l’intérêt de mieux prendre en compte ces liens pour lutter contre l’obésité, contre le gaspillage alimentaire et pour répondre aux attentes sociétales. Un livre blanc sur la gastronomie responsable, réalisé à l’initiative du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et d’Alain Ducasse, sera téléchargeable sur le site www.goodfrance.com à partir su 21 mars.

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