Le premier incubateur du tourisme responsable voit le jour en France

Après l’initiative de Booking de lancer un programme d’accélération de start-up écolos, la France accueille son premier incubateur du tourisme durable, le Côte d’Azur Lab’. L’arrivée de ce lieu d’innovation doit répondre aux nouvelles attentes des touristes, de plus en plus soucieux de leur impact environnemental. 

La thématique manquait encore au large réseau des incubateurs et accélérateurs de tourisme français. L’écologie fera désormais partie des sujets de réflexion du premier incubateur du tourisme responsable en France, le Côte d’Azur Lab’ fraîchement sortie de terre. Sa spécialité ? Faire coexister tourisme d’affaires, tourisme de loisirs (hébergements, transports, activités, destinations) et respect de l’environnement. Basé au cœur de l’Agglomération Cannes – Pays de Lerins, il rejoint une pépinière déjà bien fournie en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Son implantation en pourtour Méditerranéen n’a rien du hasard, comme l’explique son président, Philippe Mojica, ancien directeur du Pôle Touristique du Pays de Grasse : « Beaucoup de problématiques environnementales peuvent être réglées grâce à l’innovation« , précise-t-il. En premier lieu, la pollution de déchets qui envahit cette zone maritime. Comme le soulignait François-Michel Lambert, député des Bouches-du-Rhône, mardi 5 mars sur franceinfo, « 50% des micro-plastiques dans les océans sont dans la Méditerranée« . Foyer de diversité sur mer et sur terre, ce bassin de 2,5 millions de km² qui court sur 24 pays est particulièrement menacé par les activités humaines, à commencer par le tourisme. « Chaque année, plus de 220 millions de vacanciers se pressent sur ses côtes et ce nombre devrait atteindre 630 millions en 2025, stimulant ainsi la construction de nouvelles infrastructures de tourisme de masse« , nous indique le site WWF. Les autorités commencent donc à prendre des décisions allant dans ce sens comme récemment cet arrêté de la préfecture maritime de la Méditerranée visant à réglementer le mouillage des grands navires de plaisance. Cette mesure doit ralentir l’érosion des herbiers de Posidonie, écosystème emblématique de la Méditerranée, qui ont perdu plus de 100 hectares sur certains secteurs.

7 Français sur 10 souhaitent partir en voyage responsable

La naissance de ce nouveau réseau professionnel euro-méditerranéen, le Côte d’Azur Lab’, s’inscrit dans cette tendance actuelle de concilier tourisme et développement durable. 7 Français sur 10 souhaitent en effet partir en voyage responsable et la progression annuelle du tourisme durable s’élève à 20% selon une étude OMT – Harris Interactive.

La structure doit ainsi regrouper universités, écoles de commerces, entreprises, associations, acteurs du tourisme et institutionnels autour de mêmes valeurs.  L’incubateur a d’ores et déjà lancé un premier appel à projets dont la date limite est fixée au 15 août 2019. Il s’adresse à toutes les start-up (personnes en reconversion, professionnels du tourisme, personnel désirant avoir une deuxième activité dans l’innovation, jeunes diplômés,…) qui rassemblent neuf priorités : la protection de l’environnement, la lutte contre le dérèglement climatique, la gestion des flux de visiteurs dans le temps et l’espace, la sensibilisation des touristes et des professionnels à l’économie circulaire, la répartition équitable des retombées économiques : professionnel du tourisme / locaux, la meilleure utilisation des ressources naturelles, la mise en œuvre et la promotion de déplacements doux ou moins carbonés, la préservation de la mer Méditerranée, ses côtes, ses plages et ses activités aquatiques, le développement d’un tourisme d’affaire & MICE responsable. Le tout en développant une politique basée à la fois sur l’humain et le numérique. Ces neuf fondamentaux recouvrent différents domaines allant de la gamification, à l’accessibilité, et à la gastronomie, en passant par l’économie sociale et solidaire

Après sélection, la première promotion fera sa rentrée en septembre 2019 pour une durée d’un an reconductible une fois et bénéficiera d’un suivi « classique » de start-up, à savoir, d’une aide d’étude de marché et de positionnement marketing, d’un accompagnement à la création de la start up, de conseils d’experts financiers, juridiques, numériques, RH et du développement durable, expérimentation, de prototypage jusqu’à l’aide à la commercialisation du produit ou service… L’initiative est par ailleurs soutenue par la Communauté d’Agglomération Cannes – Pays de Lerins (CACPL) et la Sustainable Design School (SDS).

Source : Le premier incubateur du tourisme responsable voit le jour en France

Ils ont entre 24 et 30 ans et vont intégrer le 1er incubateur pour restaurateur

Cinq projets, sur 80 dossiers reçus, ont été retenus pour participer au 1er programme d’incubation pour restaurateurs. Ils ont été dévoilés lundi 25 septembre.

La Frégate, porté par le distributeur et grossiste alimentaire Transgourmet et le spécialiste de la caisse enregistreuse digitale, Tiller, est un incubateur pour préparer et réussir son projet en restauration. En août, un appel à projets a été lancé sur la toile. Il proposait de participer à la première cession. 80 candidatures ont été déposées ; des candidats au profil jeune, issus pour plus de la moitié d’écoles de commerce ou de la finance. Les dossiers ont été retenus sur la motivation, l’envie de réussir, la pertinence et la cohérence indique Yves Cebron de Lisle, directeur commercial, marketing et communication de Transgourmet France. Le programme, qui dure trois mois, va se dérouler dans un espace dédié de plus de 1 200 m2 dans le 10ème arrondissement de Paris, siège de Tiller ; il comprend des volets business plan, financement, pricing, management, gestion, marketing, communication mais aussi du mentoring. Des experts et chefs reconnus vont partager leurs compétences comme l’étoilé Thomas Boullault (L’Arôme 75008) ou Marc Galais, responsable du Pôle culinaire de Transgourmet. Le lieu et le matériel à disposition vont permettre de tester concept et produit en live. « Avec la Frégate, résume Dimitri Farber, co-fondateur de Tiller, les futurs restaurateurs apprendront à mieux définir leur positionnement, leurs prix, calculer leurs coûts, planifier leur production… autant de réflexes et techniques indispensables pour devenir un restaurateur à succès ». 

 
Candidats retenus

Augustin et Emilie Neukirch (Cantine_Populaire) veulent ouvrir un établissement à petit prix, proposant des plats simples et gourmands, issus des circuits courts. Le plat du jour ne devrait pas dépasser 8 euros.

Adrien Massot (Buns Paris) a ouvert sur 14m2 un restaurant dédié au hamburger américain classique. Il a été désigné parmi les dix meilleurs ‘burgers’ de  Paris. Il souhaite désormais passer à la vitesse supérieure, se développer et pense à la franchise.

Sophie Phe, Pauline Iamurri et Vincent Bechet (Pancake Factory) ont décidé de servir le pancake dans ses multiples versions, notamment asiatique. Pour commencer, le concept prendra la forme d’un Food-Truck.

Alice Lamoureux et Marion Eynius (Paris Salsifis) souhaitent créer un restaurant responsable dont 100% des végétaux servis seront issus de l’agriculture urbaine. Paris compte actuellement trois hectares d’agriculture urbaine…

Adrien Léonard, Cédric Levassor et Pierre Margueray (Levain Restaurant) dirigent un restaurant à Boulogne (92) sur le thème du pain, du vin et de la convivialité ouvert il y a 10 mois. Objectif : se structurer pour pouvoir en ouvrir un autre, faire son propre pain…

Source : Sylvie Soubes – Ils ont entre 24 et 30 ans et vont intégrer le 1er incubateur pour restaurateur