MIT.MG : une plate-forme de consultants nationaux

Après un an de gestation, l’association Madagascar Ingénierie Touristique (Mit.mg) a été officiellement créée. Une sympathique soirée à l’invitation de l’Hôtel Le Louvre & Spa, le mercredi 22 mai, a permis à l’ensemble du bureau et quelques membres de se retrouver pour son véritable lancement officiel.

Ce groupement interprofessionnel des experts en développement du tourisme a pour objectif principal de mettre en œuvre toutes les expertises efficaces à l’harmonisation et à la contribution au développement du tourisme malgache. Sa mission est de valoriser et d’impliquer en priorité les compétences nationales pour favoriser un développement inclusif et durable du tourisme dans la grande île.

Le groupement entend ainsi veiller à ce que les politiques publiques touristiques et les stratégies de maîtres d’ouvrages privés tiennent bien compte des exigences du marché, soient respectueuses des attentes des populations résidentes et préservent les ressources pour les générations futures.

Mit.mg entend également participer activement à l’élaboration de toutes politiques ou stratégies concernant le secteur tourisme. Le groupement s’articule autour de trois collèges :

  • Spécialistes de la professionnalisation : spécialistes en ingénierie de formation et en ingénierie pédagogique, formateurs en secteurs proches du tourisme dont TIC, e-tourisme…
  • Accompagnateurs du développement : juristes, économistes, financiers mais aussi professionnels du marketing et de la communication.
  • Concepteurs de projets : développeurs, architectes, spécialistes en ingénierie culturelle…

Ces trois collèges vont être sollicités autour d’un projet d’aménagement et de développement touristique de la région Sofia (idéalement située sur les circuits nord / nord-ouest entre Mahajanga et Diego Suarez) qui va constituer un véritable cas d’école pour cette plateforme.

En ce mois de juin, différents organismes et institutions publics et privés vont recevoir les représentants de MIT.mg.

Des experts reconnus pour répondre aux besoins locaux

Mit.mg cherchera, en toutes occasions, à promouvoir la participation de consultants nationaux lors des appels d’offres internationaux, persuadé que leur apport ne peut que favoriser un développement harmonieux du tourisme qui tiendra compte des réalités et enjeux locaux.

Les membres doivent être résidents à Madagascar (sans considération de nationalité), intervenir de façon régulière dans le développement du tourisme à Madagascar et avoir au moins 12 ans d’expérience dans leurs domaines de compétences. Ils doivent être en situation régulière vis-à-vis de l’administration malgache.

Les membres sont cooptés après avis favorable du Conseil d’Administration.

Outre les cotisations versées par les membres, Mit.mg prélèvera un pourcentage sur les honoraires des missions effectuées par ses membres et obtenues à travers la plate-forme.

Régi par l’ordonnance portant régime général des associations, Mit.mg dispose des statuts s’y référant et a élu son premier bureau présidé par Andria Raharinosy

3 vice-présidents (un par collège) : Stefana Sbirkova, Henri Rabemanantsoa et Frédéric Faure

SG:  Nisa Rakotondravohitra – SG Adjoint: Marcel Rakotoseheno

Trésorière : Li Mirabelle Raharisoa

Trésorier adjoint : Haja Rarison

Conseillers : Richard Bohan (Responsable communication), Diary Henintsoa Andrianampoina (Référent tourisme), Irène Andréas (Référent marketing), Philippe-jean Arnou ( Référent HTR), Alain Rajaonah (Référent  tourisme durable & écotourisme).

Le site www.mit.mg est désormais opérationnel.

Source  : MIT.MG : une plate-forme de consultants nationaux

Philippe François : “Comme l’expérience client, il faut créer l’expérience étudiant”

Paris (75) Au lendemain des 50 ans de l’Association mondiale pour la formation hôtelière et touristique (Amforht), son président se penche sur les nouveaux profils d’étudiants et leurs attentes en matière de formation.

L’Hôtellerie Restauration : Comment appréhendez-vous cette rentrée 2019-2020 ?

Philippe François : Les rentrées dans les lycées hôteliers à travers le monde s’annoncent plutôt bien. Partout, les demandes d’inscription affluent et ce, aussi bien pour se former aux métiers de la cuisine qu’à ceux liés à la réception, par exemple. Si je prends le cas de notre CAP de cuisine française, il a beaucoup de valeur au niveau international : les étudiants étrangers viennent se former en France et les écoles françaises exportent leur savoir-faire au-delà de nos frontières. C’est bon signe. Ce modèle peut sans doute être développé davantage encore, en impliquant nos régions jusqu’aux ambassades de France à l’étranger. Et pour cause : le secteur de l’hôtellerie-restauration ne connaît pas de chômage.

Face à une telle dynamique, que pourrait-on améliorer encore ?

Nous devons mieux nous adapter aux nouveaux profils d’étudiants que nous recevons dans nos établissements. Car les jeunes nés en 2000 n’ont rien à voir avec ceux nés en 1990. Ceux des années 2000 zappent, ils n’ont plus la même notion de carrière, ils vivent plus spontanément et savent qu’ils vont avoir plusieurs vies professionnelles. Autrefois, une fois diplômé, on rêvait d’entrer dans un grand groupe hôtelier, puis de grimper les échelons pour devenir directeur. Aujourd’hui, on passe d’une entreprise à une autre… Les jeunes sont prêts à changer de vie, de métier, et les questions de biodiversité comme celles de développement durable les intéressent.

Faut-il repenser la façon de former les jeunes à l’aube de 2020 ?

Comme l’expérience client, je pense qu’il faut créer l’expérience étudiant. Les jeunes veulent autre chose que le professeur et son cours. Ils attendent une nouvelle façon d’enseigner et de transmettre. Le cours magistral a toujours du sens, mais ce n’est qu’un outil. Les Millennials n’ont pas de ‘maître’, mais ils veulent bien un ‘accompagnateur’. Il faut arriver à faire un lien entre l’école hôtelière et le ressenti du jeune, qui souhaite entrer dans une culture différente. Il faut créer de l’émotion, aller chercher de nouveaux points de contact entre l’école et l’étudiant.

Faut-il aussi revoir la façon d’évaluer l’étudiant ?

Il faut s’interroger sur l’efficacité du savoir appris à l’école, sur le service rendu à l’étudiant à l’issue d’une année de cours. Et je pousse ce parti pris jusqu’à avoir un retour du jeune sur sa notion de confort en classe, voire sa notion de plaisir en cours, de plaisir à apprendre. Si nous ne le faisons pas, nous les enseignants, ce sont les jeunes qui vont eux-mêmes le mettre en place : mais mieux vaut éviter ce scénario, faute d’en avoir la maîtrise. Nous devons donc agir dès maintenant, en impliquant les étudiants.

Quand aura lieu le prochain forum de l’ Amforht ?

Notre prochain forum mondial et notre assemblée générale auront lieu du 17 au 20 mai 2020 à Séoul, en Corée du Sud. Il est encore trop tôt pour donner les thèmes de nos débats, mais nous évoquerons certainement le cas des nouveaux profils d’étudiants. D’ici là, nous avons prévu une conférence nationale en Fédération de Russie les 22 et 23 janvier 2020, en partenariat avec la RUDN University à Moscou.

Source : Philippe François : “Comme l’expérience client, il faut créer l’expérience étudiant”

Pour rappel, Philippe-Jean Arnou est membre du réseau d’experts internationaux et représentant du cabinet conseils François Tourisme Consultants, fondé par Philippe François.

Plus d’infos par ICI.

INTH: une mutation pour une nouvelle stratégie de formation

L’INTH (Institut National du Tourisme et d’Hôtellerie) se trouve au coeur de la Stratégie Nationale du Développement des Compétences pour les métiers du Tourisme, de l’Hôtellerie et de la Restauration (SNDCTHR). Cette stratégie sectorielle vise à promouvoir l’évolution d’un système de formation, le développement de compétences et la reconnaissance des acquis. L’objectif étant que 30% des employés du secteur THR soient qualifiés et certifiés. L’INTH devenant le centre d’ingénierie sectoriel.

Les principales actions prioritaires s’orientent vers la mise en place d’un Cadre Sectoriel de Qualification (CSQ), l’amélioration des ressources pédagogiques, la sensibilisation de tous les acteurs impliqués dans l’industrie de la formation touristique, l’extension de l’offre de formation et de développement des compétences à travers le territoire selon les normes établies par le CSQ, la promotion des métiers du tourisme ainsi que l’amélioration des conditions de travail dans le secteur.

Toutes ces actions vont reposer sur une meilleure gouvernance de la formation aux métiers du THR, la qualité des informations sur le marché du travail et la connaissance approfondie des réels besoins en compétences du secteur. Au cours de ces dernières années et malgré les difficultés financières, l’INTH a continué d’assumer ses rôles. Une de ses jeunes diplômées, Felanirina Rabalijaona, agent-ticketing chez Go Travel, a ainsi récemment obtenu un award «Best Performer» de la part du GDS Amadeus. À noter que l’INTH, en pleine étude de consolidation, dispose d’un nouveau Conseil d’Administration, présidé par Olivia Madhow Rasoamanarivo, en place depuis décembre 2018 et qui, outre le rôle majeur tenu au sein du projet SNDC-THR, entend améliorer l’image de l’Institut et sa visibilité à travers des communications institutionnelles ciblées.

Source : INTH: une mutation pour une nouvelle stratégie de formation

Philippe-Jean ARNOU était d’ailleurs membre du projet de restructuration de l’INTH, en tant qu’expert international THR.

Développement durable, les CHR doivent davantage communiquer sur leurs bonnes pratiques

France

Le distributeur C10 vient de publier les résultats d’une étude IFOP sur les pratiques responsables en CHR et le regard des consommateurs. Seulement 1 Français sur 10 perçoit les efforts réalisés par les professionnels.

Plus d’un tiers des Français fréquente au moins une fois par mois un bar, un café ou un restaurant mais à peine 1 Français sur 10 perçoit le secteur comme ayant une politique de développement durable. Aux yeux des consommateurs, les secteurs les plus engagés sont l’agro-alimentaire (32%), les produits d’entretien de la maison (24%), la cosmétique et de la construction (ex-aequo avec 21%), l’hôtellerie et de la restauration n’arrivent qu’en 4ème position (14%). Alors que 90% des patrons d’établissement déclarent trier les déchets, 88% limiter la consommation en eau et d’électricité, 95% veiller à la traçabilité des produits qu’ils utilisent, 89% à privilégier des fournisseurs locaux… Des efforts qui mériteraient donc d’être mieux connus du grand public. Sachant que près d’un tiers des patrons  ne communique pas sur ses pratiques responsables et 44% pensent, à tort, que les consommateurs n’y sont pas sensibles.  Seulement 19% des restaurants de la restauration rapide et 31% des restaurateurs traditionnels communiquent sur leurs  bonnes pratiques. La marge est encore grande, surtout que 2/3 des Français se disent prêts à fréquenter davantage un établissement aux démarches responsables et que 66% seraient prêts à payer 1 à 3 euros supplémentaire.

Afficher, expliquer, faire savoir

Aujourd’hui, pour choisir un café, un bar ou un restaurant, 67% des consommateurs s’attachent à la qualité des plats et des boissons, 61% au prix et 46% au service de proximité qu’il représente. Même si le développement durable n’est pas le premier critère de sélection, 94% des consommateurs pensent qu’il est important de veiller au bien-être des employés, 93% au tri des déchets et 92% à la traçabilité des produits. Les Français voudraient pouvoir identifier ces bonnes pratiques par un label (54%), un affichage sur la devanture (53%) et un affichage à l’intérieur (27%). Les patrons qui sont engagés dans le développement durable et le font savoir informent leurs clients par un affichage intérieur (54%), par les réseaux sociaux (32%) et sur un site internet (29%)… 91% des Français et 87% des patrons de bar sont favorables à l’arrêt des pailles et autres objets en plastique à usage unique. Mais les retirer ne coulent pas de source au coin du zinc, d’où, par exemple, la PLV Bye Bye les Pailles développée par le distributeur et destinée à favoriser le dialogue entre patrons de CHR et consommateurs en proposant un kit de visibilité à la clientèle. Ce dernier permet d’expliquer aux enfants pourquoi l’établissement dans lequel ils se trouvent a fait le choix d’arrêter les pailles…

Source : Développement durable : les CHR doivent davantage communiquer sur leurs bonnes pratiques