Air Madagascar – Air Austral: Échec du partenariat stratégique selon des cadres de la compagnie nationale

Des cadres d’Air Madagascar  ne sont pas du tout contents de l’issue du partenariat stratégique avec la compagnie réunionnaise, qu’il qualifie d’échec . Dans  l’anonymat, certains parlent d’insultes envers leur compagnie et envers les Malgaches.

Les personnalités malgaches, qui avaient négocié le partenariat stratégique entre Air Madagascar et Air Austral, auraient-elles agi avant tout pour l’intérêt de la compagnie réunionnaise ? C’est la question que se posent des cadres de la compagnie en constatant qu’au final, ce partenariat a peu apporté à la compagnie malgache qui se trouve encore et toujours dans une situation catastrophique, aussi bien sur le plan financier que sur celui de l’exploitation.

Sans risque financier. Les retards et incessantes annulations des vols continuent de ternir l’image de la compagnie aérienne nationale, qui n’arrive toujours pas à retrouver son équilibre financier. La récente démission du désormais ancien directeur général d’Air Madagascar, Besoa Razafimaharo, constitue une des manifestations extérieures de la crise qui mine Air Madagascar, dont l’alliance avec Air Austral joue plutôt en faveur de ce dernier. Les propos tenus récemment par le DG d’Air Austral, Marie-Joseph Malé, dans une interview qu’il a donnée le 15 décembre 2019 au magazine Tourmag, témoignent justement de cette stratégie  d’Air Austral d’acquérir une partie d’Air Madagascar facilement, et sans aucun risque financier. À la question de Tourmag sur les risques financiers qu’Air Austral prend dans cette opération, Marie-Joseph Malé a en effet répondu que « tout le monde a l’impression qu’Air Austral a mis beaucoup d’argent. Mais pas tellement finalement ». Et d’ajouter que

« ce n’est pas un gros risque. Financièrement, il n’y a pas de risques. » Des propos considérés comme une insulte à un pays tout entier, selon des cadres d’Air Madagascar, qui en ont visiblement assez de cette domination de l’équipe d’Air Austral au niveau de l’instance dirigeante d’Air Madagascar.  Une domination des Réunionnais sur les Malgaches, confirmée d’ailleurs par le DG d’Air Austral dans son interview. En effet, Tourmag lui a demandé si les équipes d’Air Austral tenaient les rênes. Ce à quoi Marie-Joseph Malé a répondu par l’affirmatif : « Oui, nous avons le management. Par accord, Air Austral possède 45%, mais c’est aussi nous qui avons nommé le DG. Et tout se passe bien », a-t-il répondu. Effectivement, des directeurs généraux adjoints étrangers nommés par Air Austral font actuellement la pluie et le beau temps au sein d’Air Madagascar.

Argent de la CNaPS. Une compagnie aérienne nationale qui a toujours été considérée comme le porte-étendard de la Grande île, mais qu’une compagnie régionale est en train d’acquérir avec une facilité manifeste. Sous couvert d’anonymat, des cadres malgaches de la compagnie affirment que, dans cette opération, Air Austral aurait racheté 49% du capital d’Air Madagascar pour 15 millions de dollars avec les fonds que la CNaPS y aurait injecté sous forme de participation au capital. Quant aux 25 millions de dollars qu’Air Austral doit investir, il n’y en a pour l’instant aucune trace. Pire, Marie-Joseph Malé renvoie la balle au gouvernement malgache qu’il accuse de ne pas avoir respecté son engagement. ll le dit ouvertement dans son interview à Tourmag : « Avec les 15 millions de dollars que nous avons apporté en capital, et 25 millions que nous apporterons sous forme de prêt. Nous avons versé les 15 millions de dollars, c’est pour cette raison que nous avons 45% du capital, même un peu plus. Les 25 millions de dollars restants étaient conditionnés dans le temps par le respect des engagements pris par le gouvernement malgache. Et ils ne l’ont pas fait. » En somme, pour Air Austral,  c’est la partie malgache qui est défaillante dans cette affaire.

En tout cas, ce n’est pas avec sa  situation financière fragile actuelle qu’Air Austral va pouvoir débloquer cet investissement de 25 millions de dollars. On sait en effet que sur l’exercice 2018-2019, cette compagnie a accusé une perte – 4,51 millions d’euros. C’est justement pour tenter de résoudre ce déficit qu’Air Austral serait en train de prévoir une augmentation de son capital. Du coup, la CNaPS risque de perdre au change si elle n’est pas en mesure de suivre cette augmentation de capital. Un danger pour les retraités malgaches qui sont en fait les propriétaires des fonds gérés par la CNaPS. Par ailleurs, Air Austral semble actuellement lorgner sur  la partie qui reste encore rentable et prometteuse d’Air Madagascar : le réseau domestique. Le DG d’Air Austral le fait d’ailleurs entendre dans son interview accordée à Tourmag, qui évoque la filiale Tsaradia du réseau intérieur : « Oui à 100% [Tsaradia est à Air Madagascar]. Sans doute, dans le cadre des négociations que nous menons, nous souhaiterions éventuellement substituer une partie de ce que nous avons dans Air Madagascar vers la filiale. Mais, après tout, vous savez, nous avons fait le travail en les aidant, et nous sommes positionnés comme il faut. » Il reste à savoir si les autorités actuelles, qui ont aussi leurs idées pour faire… redécoller Air Madagascar, se laisseront faire face à ce diktat d’une compagnie régionale elle-même en difficulté. Il y va de la fierté nationale.

Source : Air Madagascar – Air Austral: Échec du partenariat stratégique selon des cadres de la compagnie nationale

Aéroport International d’Ivato : le cap d’un million de passagers franchi

Une grande première. L’aéroport international d’Antananarivo, géré par Ravinala Airports a franchi et dépassé le cap de 1 million de passagers en 2019. Une performance historique dans le domaine aéronautique malgache, depuis 20 ans.

Pour Ravinala Airports, l’année 2019 était donc sa consécration. Plus d’un million de passagers venus des quatre coins du monde, sont passés par le plus grand aéroport de la Grande île. C’est ce qui ressort du bilan de l’année 2019 du gestionnaire des principaux aéroports de Madagascar. La plateforme de Nosy Be, deuxième aéroport de Madagascar, a quant à elle atteint 216 000 passagers

En faisant accroître la fréquentation des deux principaux aéroports du pays, Ravinala Airports a permis à l’aéroport international d’Antananarivo de gagner les Routes Africa Award 2019. Ce prix récompense les efforts de développement et le marketing dans la gestion aéroportuaire. Et depuis 2016, année d’obtention de la gestion de  l’aéroport international d’Ivato, cette entité a créé près de mille emplois directs et indirects, notamment grâce à la construction d’un nouveau terminal qui sera normalement inauguré au courant de l’année 2020. Au programme également cette année, le lancement des démarches pour les certifications ISO 9001 et 14001 de l’aéroport international d’Antananarivo.

Source : Aéroport International d’Ivato : le cap d’un million de passagers franchi

Adema – Madagascar : de nouveaux partenaires pour le développement de 8 aéroports

Dans l’objectif d’augmenter le nombre de touristes à Madagascar en 5 ans, l’Etat malgache via le concessionnaire ADEMA, est actuellement à la recherche de partenaires pour développer 8 aéroports.

Ouverture du ciel malgache. De nouvelles compagnies aériennes viendront enrichir le nombre de compagnies déjà opérationnelles sur le réseau domestique et ceci dès cette année. Ensuite, pour une meilleure connectivité, d’ici l’année 2023 il est prévu la création de 2 hubs à Antsiranana et à Toliara pour compléter celui d’Antananarivo.

Par ailleurs, le réaménagement des autres aéroports afin d’accueillir des vols internationaux, est également prévu. L’ADEMA, gestionnaire des autres aéroports malgache, outre ceux d’Antananarivo et de Nosy-Be, et le Ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, a mis sur le marché des investissements 8 aéroports. Il s’agit de leur trouver des partenaires afin de développer l’accessibilité et la connectivité aérienne internationale.

Aux dernières nouvelles, l’appel à manifestation d’intérêt lancé au mois de juillet 2019 a porté ses fruits. 17 prétendants ont manifesté leur intérêt et 7 d’entre eux ont été présélectionnés. Les responsables seront fixés sur le ou les nom des nouveaux partenaires d’ici le mois de mars 2020.

Enfin, de nouveaux aéroport secondaires, menant directement à des sites hautement touristiques seront également opérationnels. A l’instar des aéroports de Bekopaka menant au Tsingy de Bemaraha et Ranohira donnant l’accès au parc national de l’Isalo. Ceux-ci s’ajouteront ainsi aux 44 aérodromes secondaires, déjà existants et qui assurent le réseau domestique.

Source : Adema – Madagascar : de nouveaux partenaires pour le développement de 8 aéroports

Air Madagascar : Besoin impératif de 7 millions USD

La compagnie Air Madagascar n’arrive plus à faire face à ses dépenses courantes et commence à reconstituer de nouvelles dettes qui s’élèvent aujourd’hui à 29 millions USD. En outre, son partenaire stratégique Air Austral n’a pas honoré ses engagements.

L’heure est grave. La compagnie nationale malgache est au bord de la situation de cessation de paiement. Selon les informations recueillies, Air Madagascar manque actuellement de fonds de roulement et n’arrive plus à faire face à ses dépenses courantes. Bien que le taux de remplissage soit à 95% jusqu’à la fin de l’année, cela n’arrange pas la situation de la compagnie qui exploite deux avions budgétivores à rentabilité négative. Un déclin qui tombe au mauvais moment, car la compagnie vient également de perdre son procès contre Air France, ce qui a engendré des condamnations de payer 19.634.305,12 Euros assortis d’intérêts légaux à compter du 6 juin 2018 avec anatocisme, ainsi qu’une somme de 60.000Euros au titre de l’article 700CPC. Tout cela, en sus de l’énorme montant du prix total des deux Airbus A340-300.

Défaut d’Air Austral. Selon les informations, les difficultés d’Air Madagascar sont surtout accentuées par l’absence de fonds de roulement qu’Air Austral aurait dû verser depuis fin 2018, d’un montant total de 25,2 millions USD. En urgence, les actionnaires principaux doivent débloquer la situation pour éviter qu’Air Madagascar tombe en faillite. Ce qui ferait le bonheur d’Air Australe. En effet, l’actuel régime doit trouver des solutions, bien qu’on puisse imputer le souci et la faute aux anciens dirigeants qui ont conclu un contrat opaque et plein de vices cachés avec Air Austral. Cette dernière est d’ailleurs pointée du doigt par la cour de compte français, pour certaines affaires.

Urgent. Face à la situation, il est impératif qu’Air Madagascar trouve 7 millions USD pour renflouer temporairement sa caisse et faire face à ses dépenses courantes. Air Austral doit injecter les 25,2 millions USD en plus des 7 millions USD, une somme qui correspond à des dettes cachées qu’Air Madagascar a du avancer et que l’Etat Malagasy de 2017  a accepté de payer, sans résultat jusqu’à ce jour.

Source : Air Madagascar : Besoin impératif de 7 millions USD

Air France et Ubisoft signent un accord de coopération en faveur du climat

Le dérèglement climatique s’invite comme l’une des problématiques les plus aiguës auxquelles les entreprises sont confrontées actuellement. Lorsqu’il s’agit de protéger la planète, tous les acteurs qu’ils soient publics ou privés doivent se sentir concernés. À l’échelle mondiale, les investissements dans le développement durable explosent au point de dépasser les 30 000 milliards de dollars en 2018, soit une hausse de 34 % en deux ans. Cette année, les dirigeants d’entreprise citent le bouleversement climatique parmi les principaux risques menaçant la croissance de leur organisation.

Les préoccupations relatives au climat remontent de façon spectaculaire dans la dernière étude de Raffour interactif pour atteindre la 7 éme place de son baromètre. Médiamétrie vient se sortir une enquête démontrant que les questions environnementales s’installent prioritairement dans les choix de consommation.

Le secteur du tourisme, très attaqué sur ces questions, commence à se faire entendre. Anne Rigail, directrice générale d’Air France, vient d’affirmer à l’occasion du salon IFTM Top Résa que : « Dès 2020 nous émissions de CO2 seront compensées à 100% sur nos vols domestiques ».

 Manuel Fralhaut, directeur des ventes entreprises Air France ne cache pas sa satisfaction d’annoncer la signature du premier contrat comportant un mécanisme de compensation total de CO2 pour tous les déplacements des collaborateurs d’Ubisoft : « Suivant un audit mené par KPMG, l’ensemble des déplacements du personnel d’Ubisoft sera strictement compensé aussi bien pour leur parcours que celui du fret, des bagages et des transferts. »

Air France pour cette occasion vient de lancer un programme nommé Gold Standard qui consiste à reboiser une région déshéritée du Panama dans le respect de la population locale et en respectant la bio-diversité.

Cet engagement préfigure la signature d’autres contrats de ce type, ce qui démontre la volonté de la compagnie de faire front en apportant des solutions concrètes afin comme le dénonce Jean Pierre Mas le président de l’EDV : « de ne pas laisser s’installer la petite musique nous endormant avec l’idée que c’est le tourisme qui est seul responsable du dérèglement climatique. »

Saluons dans ce sens cet accord avec Ubisoft qui fait figure de précurseur comme le souligne Joachim Thuil son directeur commercial : « La question de notre empreinte écologique nous interpelle, je dirais presque naturellement, quand on est une entreprise technologique. Nous sommes 3500 salariés en France. La moyenne d’âge est de 32 ans. Comment ne pas se poser de question sur notre futur ? Valerie Christine, responsable du projet ajoute : « le sujet de la compensation carbone anime nos réunions. Nous attachons dans nos jeux à transmettre certaines valeurs en nous efforçant de faire passer des messages sur l’impact qu’entrainent nos choix ».

C’est une question de prise de conscience à un niveau global. Il est heureux que les entreprises de la nouvelle économie soient les premières à montrer l’exemple. Elles y sont aidées par leur organisation interne. En effet, les employés d’Ubisoft se voient octroyer 3 jours de congés supplémentaires si ceux-ci sont mis à profit dans le cadre d’un projet humanitaire. La firme rejoint dans ce domaine celle de Salesforce* qui accorde une semaine d’absence supplémentaire à ses salariés pour ces mêmes motifs. Manuel Flahaut de conclure : « Depuis 15 ans nous avons ouvert une section sur le tourisme durable. C’est ce qui me permet de de déclarer que nous sommes leader dans ce domaine. En 2020 nous aurons déduit de 20% nos émissions de CO2. En 2030 ce sera de 50%. L’aviation deviendra le premier mode de transport à afficher un bilan carbone équilibré. »

Source : Air France et Ubisoft signent un accord de coopération en faveur du climat

Litige Air Madagascar – Air France : Un enjeu de 42 millions USD, verdict attendu ce jeudi

Le sort d’Air Madagascar dépendra du verdict prononcé par le Tribunal de commerce de Paris, le 17 octobre. En parallèle, la compagnie nationale est en train de rater le virage vers le digital, impératif sur le secteur du transport international.

 Ses dirigeants l’ont déjà affirmé ! Air Madagascar n’a pas la capacité de payer la somme réclamée par Air France, si jamais elle perd le procès sur l’affaire concernant les deux avions A340-300.  Pour rappel, en 2012 lors de la Transition, la compagnie nationale malgache a pris en leasing-achat deux Airbus A340 d’Air France pour un montant total de 67 millions USD, ce qui représente un tarif largement supérieur aux prix du marché de l’occasion, à l’époque entre 10  à 20 millions USD pour un avion de ce genre, selon les connaisseurs. Certes, les dirigeants de la compagnie malgache ont amèrement regretté d’avoir signé ce contrat avec précipitation. En effet, les A340 sont très budgétivores, alors que la compagnie malgache ne peut pas s’en débarrasser, à cause d’une clause de réserve de propriété, qui indique que les deux avions restent propriétés d’Air France, jusqu’à ce que la dernière mensualité soit payée. En 2018, Air Madagascar – qui a déjà payé 55 millions USD de loyers – a essayé d’acquérir les derniers titres par anticipation, en payant le solde estimé à quatre millions USD, afin de pouvoir revendre les deux avions. Mais la compagnie française a refusé, en avançant une nouvelle clause de restitution de 15 millions USD et de frais de remise à niveau des avions, le tout atteignant 46 millions USD. Bref, si le Tribunal de Paris donne raison à la compagnie française, Air Madagascar aura à payer cette somme, et aura dépensé en tout, 101 millions USD, pour acquérir des avions qui ne pourraient jamais être rentables.

Mauvaises décisions. Ces acquisitions ne sont pas les seules décisions maladroites des dirigeants d’Air Madagascar. Il y a deux semaines, une délégation de la compagnie a rendu visite à 700 agences en Europe pour une campagne de prospection. Et pourtant, nul n’ignore que cette option n’est plus efficiente. Pour en avoir le cœur net, nous avons questionné un expert en la matière, Rija Randriamalalaniaina, chef de Projet Digital et E-commerce auprès d’une multinationale française, non moins intervenant professionnel en Marketing Digital, à l’Université de Franche Comté. « Effectivement, Air Madagascar doit considérer l’importance du virage vers le digital, à l’heure où 79% des voyageurs préparent leur séjour sur Internet et 55% des réservations se passent en ligne. Miser gros sur les agences serait une mauvaise idée, car même les géants comme Thomas Cook ont fait faillite, à cause du développement numérique. Maintenant, la compagnie malgache accumule un retard considérable en stratégie Online. A ce que je sache, elle n’a pas de stratégie d’acquisition en place, pas de CRM dédié pour le B to C, on constate parfois des erreurs en Yield management et en distribution en ligne, etc. Il est vrai que la restructuration d’Air Madagascar devrait passer par un renouvellement de la flotte et d’un rebranding parce que les retards et les annulations ne sont plus tolérés. L’image de marque d’Air Madagascar est complètement dégradée. Cependant, le succès d’une restructuration passe avant tout vers le remplissage des Avions et la guerre se trouve désormais sur internet », a expliqué l’expert en marketing digital.

Compétitivité. La concurrence online est féroce avec les OTAS (Online Tourism Agency), comparateurs et les compagnies aériennes, selon Rija Randriamalalaniaina, qui a martelé qu’Air Madagascar doit impérativement trouver des solutions pour améliorer sa compétitivité. « J’ai acheté par exemple des billets Paris – Tana – Paris à 650€ en faisant des escales à Doha et Nairobi avec Qatar Airways. Une stratégie digitale n’est pas uniquement avoir un site internet e-commerce. C’est créer tout un écosystème autour du parcours client. C’est investir dans l’acquisition des clients et dans la transformation pour développer les réservations et remplir les avions. C’est gérer l’e-réputation de la marque, créer des ambassadeurs et mobiliser des influenceurs. C’est développer et coordonner les points de contact online et offline via une expérience omnicanale, etc. Tout cela dans une logique de ROI (Retour sur Investissement) », a-t-il soutenu. Depuis des dizaines d’années, des moyens considérables sont mobilisés par les pouvoirs publics, au frais des contribuables, pour relancer en vain les activités d’Air Madagascar. Internet et le digital nous offre une opportunité importante, à nous de décider de prendre le virage ou foncer tout droit vers le mur, a-t-il conclu.

Source : Litige Air Madagascar – Air France : Un enjeu de 42 millions USD, verdict attendu ce jeudi

Corruption à l’aéroport d’Ivato : Andry Rajoelina préconise des mesures sévères

Andry Rajoelina n’a pas manqué de féliciter le Brigadier Patricia qui a eu le bon réflexe de décrocher tout de suite le numéro vert.

Comme il l’a annoncé lors de son émission spéciale de dimanche soir, le président Andry Rajoelina a effectué une descente à l’aéroport d’Ivato hier. Une initiative prise à la suite des polémiques autour des rumeurs sur une éventuelle restriction des femmes non mariées pour les voyages à l’extérieur. Accompagné du ministre de la Sécurité publique, le Contrôleur Général de Police, Rafanomezantsoa Roger, le Chef de l’Etat a constaté de visu tout le circuit auquel les passagers doivent se soumettre pour le contrôle et les formalités avant embarquement. D’emblée, Andry Rajoelina a demandé à l’équipe de la Police de l’Air et des Frontières d’alléger la procédure de contrôle. « Les formalités font perdre beaucoup trop de temps aux passagers. Beaucoup d’entre eux se plaignent pour les longs moments d’enquête et/ou de fouilles dans les locaux de la PAF alors que leurs documents de voyage sont complets et normaux », constate-t-il, avant de faire savoir que de nombreuses doléances ont été reçues à propos de la qualité des services à l’aéroport d’Ivato. Il convient donc d’améliorer la situation. Andry Rajoelina a encouragé les responsables de la PAF à alléger les formalités à l’exception des voyageurs en partance pour les pays à risques. Faut-il rappeler qu’une mesure restrictive a été prise pour éviter les risques pour les femmes malgaches qui quittent la Grande Ile pour chercher du travail dans des pays considérés comme « à risques » en l’occurrence le Koweït, l’Arabie Saoudite ou la Chine.

Corporatisme. Lors de cette descente, le numéro Un d’Iavoloha a convoqué tous les responsables au niveau de la Police de l’Air et des Frontières pour leur donner des consignes strictes, tout en dénonçant la pratique de certains agents de l’aéroport international d’Ivato, qui continuent de favoriser la corruption. « Nous avons reçu de nombreuses doléances dans ce sens. Je ne veux plus entendre cela. Cessez de soutirer de l’argent aux gens. Arrêtez cette pratique. Etre responsable ne signifie pas qu’on a le droit d’intimider les gens », a-t-il lancé avec fermeté. Dans la foulée, le président Andry Rajoelina a donné un ordre formel au ministre de la Sécurité publique, Rafanomezantsoa Roger. « Il faut prendre des mesures sévères contre les responsables des corruptions ». Il a aussi touché mot du numéro vert que la Police de l’Air et des Frontières a mis en place pour les passagers en cas de réclamations ou de doléances. « Ce numéro vert ne devrait pas être dirigé par des policiers afin d’éviter le corporatisme », exige le président de la République. Avant de quitter Ivato, le président de la République a testé le numéro vert de la PAF. Il n’a pas manqué de féliciter le Brigadier Patricia, le Chef de poste qui a eu le bon réflexe de décrocher tout de suite le téléphone. Lors de cette descente, de nombreux personnes se trouvant à l’extérieur de l’aéroport se sont plaintes auprès d’Andry Rajoelina à propos de la mesure d’interdiction d’entrée dans le hall du bâtiment pour les proches des passagers. En bref, cette visite du président à l’aéroport international d’Ivato peut se résumer en un moment de rappel à l’ordre et de demande d’explications auprès des responsables.

Source : Corruption à l’aéroport d’Ivato : Andry Rajoelina préconise des mesures sévères

Agences : Air Austral et Air Madagascar relancent leur tournée

Air Austral et Air Madagascar sont reparties dès cette semaine à la rencontre des agents de voyages en métropole.

C’est la quatrième opération blitz organisée par les compagnies partenaires. Cet événement, qui prendra fin le 18 octobre 2019, permet aux deux transporteurs de transmettre les messages clés de leur partenariat aux agents de voyage.

Au total, les équipes commerciales d’Air Austral et Air Madagascar rendront visite à plus de 700 agences.

Source : Agences : Air Austral et Air Madagascar relancent leur tournée

Pourquoi Air Austral a-t-elle des difficultés financières ?

Alors qu’un de ses B 787 est immobilisé depuis le 3 juin, pour au moins deux mois, Air Austral vient d’annoncer des pertes sur son dernier exercice annuel.

« L’Assemblée Générale tenue le jeudi 11 juillet 2019 a entériné les résultats du dernier exercice fiscal de la compagnie Air Austral, courant du 1er avril 2018 au 31 mars 2019. Un exercice marqué par un contexte économique complexe et des éléments géopolitiques et conjoncturels fortement pénalisants. » C’est par ces mots que la compagnie basée à La Réunion, détenue à 74 % par des actionnaires publics, a commenté ses résultats annuels. Après cinq années de résultats financiers positifs, l’entreprise annonce une perte d’exploitation de 2,7 millions d’euros, contre un bénéfice de 5,2 millions d’euros un an plus tôt. Pourtant, le chiffre d’affaires a progressé de 4,5%, à 394,44 millions d’euros, le trafic passagers de 2% tout comme le fret (9,3%).

« Étroitesse des marchés »

Alors comment expliquer ce passage à vide financier ? Fin mars, la chambre régionale des comptes de La Réunion a rendu une analyse économique sérieuse de l’entreprise. On y apprend qu’après une phase de redressement opérée entre 2012 et 2015 et concrétisée par le passage d’un déficit de –86,7 M€ à un bénéfice de 13,9 M€, la compagnie semble avoir redressé sa situation financière.

Mais l’excédent brut d’exploitation durant la période 2015-2018, après s’être maintenu autour de 16 M€, est en diminution lors du dernier exercice. Le résultat net est passé de 13,9 M€ à 0,3 M€ entre 2015 et 2018. Selon la chambre régionale, « la taille de la flotte, composée de neuf appareils, et l’étroitesse de ses marchés, exposent la compagnie aux fluctuations de la demande et aux risques financiers liés à l’exploitation des appareils ».

Beaucoup de concurrence

Les opérations de renouvellement et de renforcement de la flotte intervenues entre 2016 et 2017, nécessaires à la conduite de la stratégie de développement de la compagnie, expliquent aussi en partie l’évolution de la situation financière.

Le contexte a évolué avec l’arrivée de nouvelles compagnies desservant la métropole, qui génère 40% du trafic et les deux-tiers de son chiffre d’affaires d’Air Austral. Cinq compagnies se disputent désormais la desserte de la métropole en vol direct, Air Austral, Air France, Corsair, XL Airways et depuis 2017 French Bee. Fin 2018, bien qu’en recul de 10 points depuis 2012, Air Austral reste leader sur ce segment de trafic : elle détient 29,7% de parts de marché contre 28,4% pour Air France. Corsair voit sa position menacée par French Bee, qui devient fin 2018 le troisième opérateur avec 19,1% de parts de trafic passagers.

Le renforcement de la concurrence, qui a engendré un retrait de l’EBITDA estimé à 14 M€ entre les projections financières de 2012 et celles de 2017, risque d’impacter les exercices à venir.

L’alliance avec Air Madagascar coûte cher

Soutenue par ses actionnaires, Air Austral a choisi de s’allier avec la compagnie Air Madagascar pour accroître son rayonnement dans l’Océan indien. Mais pour atteindre cet objectif, Air Austral devra contribuer au redressement de la compagnie malgache. Le besoin de financement est estimé à plus de 35 M€.

Dans ce contexte, les enjeux de la compagnie réunionnaise sont multiples : consolider sa sécurité financière, alors que les effets de la crise de 2012 se font encore ressentir dans ses comptes ; accompagner le redressement et la croissance d’un partenaire indispensable à la réussite de sa stratégie de développement dans l’océan indien, vers la métropole et l’Asie et résister économiquement à l’arrivée sur le marché d’opérateurs aux modèles commerciaux concurrentiels.

Source : Pourquoi Air Austral a-t-elle des difficultés financières ?

France, écotaxe sur les billets d’avion : pourquoi les pros du tourisme sont en colère

Compagnies aériennes et autres acteurs du voyage sont vent debout contre l’écotaxe. Les raisons de leur colère sont nombreuses.

A l’issue du Conseil de défense écologique, mardi, le gouvernement a annoncé qu’il allait mettre en place dès 2020 une écotaxe de 1,50 à 18 euros sur les vols au départ de la France et réduire l’avantage fiscal accordé aux transporteurs routiers sur le gazole. L’écocontribution concernera tous les vols au départ de la France, sauf vers la Corse et l’Outre Mer et sauf les vols en correspondance, a annoncé le ministre des Transports Elisabeth Borne.

Cette écotaxe, qui ne s’appliquera qu’aux vols au départ de France et non à ceux y arrivant, variera entre 1,50 euro et 18 euros. Elle sera intégrée au projet de loi de finances 2020 et s’appliquera à toutes les compagnies aériennes, « car il n’est pas question que notre pavillon national s’en trouve désavantagé », a précisé la ministre. Du côté des professionnels du tourisme, les réactions n’ont pas tardé à tomber.

L’aérien fait déjà beaucoup

Regrettant que le gouvernement ait été « sensible aux agitations d’une opinion désinformée », Jean Pierre Sauvage, le président du Bar France (Board of Airlines Representatives) souligne que le transport aérien est « le plus petit contributeur aux émissions de GES (2 à 3% au niveau mondial). Il est la seule industrie qui fasse des progrès constants pour réduire ses nuisances. La seule à s’engager sur un plan mondial dans un accord international auquel sont parties les USA et la Chine, l’accord CORSIA qui prévoit une réduction de 50% des émissions à l’horizon 2050. »

Même son de cloche du côté de la Fnam, qui se demande si « le gouvernent veut la mort du transport aérien français avec toujours plus de taxes contrairement à son engagement, pris par Mme la Ministre Borne et M. le Ministre d’Etat De Rugy, en juin dernier, d’instaurer une taxation européenne afin d’éviter des distorsions de concurrence intra-européenne trop importantes. »

La France sera pénalisée

Pour les compagnies, cette mesure s’avère totalement improductive. « Cette nouvelle taxe pénaliserait fortement la compétitivité d’Air France, alors que la compagnie a besoin de renforcer ses capacités d’investissement pour accélérer la réduction son empreinte environnementale, notamment dans le cadre du renouvellement de sa flotte, regrette la compagnie tricolore. La décision du gouvernement est d’autant plus incompréhensible que cette nouvelle taxe sur le transport aérien devrait financer des modes de transport concurrents dont le transport routier et non la transition énergétique dans le domaine aérien. Une telle transition aurait pu être favorisée par le soutien à la mise en place de filières biocarburants durables ou d’innovations de rupture. »

Au final, c’est la France entière qui risque d’être pénalisée comme le rappelle l’Union des aéroports français : « Cette nouvelle fiscalité nuira principalement à la connectivité aérienne de la France alors même qu’en Europe, selon l’indice de connectivité de l’ACI EUROPE, la France se traîne en 4ème position derrière l’Espagne, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Or, 10% de connectivité supplémentaire, c’est 0,5% de PIB en plus. »

Unanime, le monde du tourisme regrette que le gouvernement ait cédé à la démagogie d’un mouvement de haine de l’avion. Et les entreprises du voyage de conclure « Les professionnels français du tourisme militent pour une ‘contribution planète’ basée sur la production de CO2 du vol considéré (type d’avion, durée du vol…) et directement affectée à des projets certifiés d’absorption du CO2. »

Source : Ecotaxe sur les billets d’avion : pourquoi les pros du tourisme sont en colère