Réouverture de l’aéroport des Seychelles : “l’annonce ne changera rien”, selon l’association du tourisme

En raison de la pandémie de coronavirus, les principaux marchés des Seychelles sont interdits de voyage. L’association SHTA estime donc que l’annonce de la réouverture de l’aéroport international ne fera aucune différence immédiate dans le secteur du tourisme.

Réouverture de l’aéroport international des Seychelles prévue début juinLe Président des Seychelles, Danny Faure, a déclaré, lundi 27 avril, que l’aéroport international de la nation insulaire rouvrira le 1er juin prochain, conformément aux directives du ministère de la Santé. Les restrictions sur les voyages à destination et en provenance du pays seraient levées à partir de cette date.

“Pour notre entreprise, l’annonce ne changera rien ”
La présidente de Seychelles Hospitality and Tourism Association, Sybille Cardon, ne s’attend cependant pas à ce que l’industrie du tourisme reprenne de sitôt. “Pour notre entreprise, l’annonce ne changera rien, parce qu’en Europe, par exemple, les gens ne peuvent pas voyager”, a-t-elle expliqué à nos confrères du Seychelles News Agency.

En 2019, le Royaume-Uni, l’Italie, la France, l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche étaient les principaux marchés des Seychelles. Or, ces pays font partie des plus affectés par la pandémie de coronavirus. Sybille Cardon espère toutefois que “les choses bougeront l’année prochaine”.

“Il sera prématuré de prévoir de nouvelles tendances en matière de voyages”
Comme le monde a été touché de manière du jamais vue par cette crise sanitaire, beaucoup de pays restent bloqués. Partout, les gens ont peur de se déplacer. “En ce moment, il sera prématuré de prévoir de nouvelles tendances en matière de voyages”, estime donc Sherin Francis, la directrice générale du Seychelles Tourism Board (STB).

Madame Francis pense néanmoins que “l’ouverture de l’aéroport est une première étape nécessaire”. “Il faudra beaucoup d’autres conditions en place avant que les voyages de loisir ne reviennent à un niveau normal”, selon ses dires.

Source : Réouverture de l’aéroport des Seychelles : “l’annonce ne changera rien”, selon l’association du tourisme

Air Austral maintient son programme de vols réduits

Air Austral maintient ses 2 vols par semaine entre Paris et La Réunion ainsi que son pont aérien entre La Réunion et Mayotte.

Air Austral maintient une activité réduite et à prolonger la suspension d’une grande partie de ses vols.

A ce jour, elle opère deux rotations Paris-Réunion par semaine, qu’elle continue d’assurer “pour les stricts besoins impérieux de voyage”.

“Dans l’attente des modalités précises du déconfinement par le gouvernement français, s’agissant particulièrement du maintien des restrictions de voyage et de la quatorzaine stricte imposée aux passagers à leur arrivée à La Réunion, Air Austral reste mobilisée et se prépare à la reprise” indique un communiqué de presse.

“La compagnie reste ainsi en capacité, et si besoin était, de réactiver avec un préavis très court ses vols vers toutes ses destinations. L’activité restera cependant très dépendante de l’ouverture des frontières et de l’espace non-Schengen”

La compagnie poursuit également son pont aérien avec Mayotte : elle continue ainsi d’effectuer chaque semaine, les jeudis et dimanches, deux fréquences entre l’Aéroport Roland Garros et celui de Dzaoudzi au moyen de son Boeing 787-8.

A noter également sur le cargo qu’après un premier vol tout cargo effectué la semaine dernière qui aura permis d’acheminer plus de 30 tonnes de Fret depuis Paris, la compagnie réitère l’opération cette semaine au moyen de l’un de ses Boeing 777-300ER
Source : Air Austral maintient son programme de vols réduits

Air Madagascar suspend ses vols de/vers la France jusqu’au 15 juin 2020

Air Madagascar prolonge la suspension de ses vols de et vers plusieurs destinations dont la France, les Comores et l’Ile Maurice.

Face à la persistance de la crise sanitaire mondiale liée au Covid-19 et conformément au prolongement de la suspension jusqu’au 18 mai 2020 des liaisons aériennes de/vers Madagascar annoncé par la Présidence de Madagascar le lundi 4 mai, ainsi qu’aux décisions similaires prises par les gouvernements de plusieurs pays, dont des destinations desservies par Air Madagascar la compagnie annonce :

– La suspension des vols vers et depuis la France métropolitaine et les DOM- TOM est prolongée jusqu’au 15 juin 2020 inclus

– Les vols vers et en provenance de l’Union des Comores sont suspendus jusqu’au 20 mai 2020 inclus

– Les vols vers et en provenance de l’Ile Maurice sont suspendus jusqu’au 1er juin 2020 inclus

En complément de ces ajustements, la suspension de la ligne de et vers la Chine jusqu’au 30 juin 2020 déjà̀ annoncée par la compagnie reste également en vigueur.

Source : Air Madagascar suspend ses vols de/vers la France jusqu’au 15 juin 2020

Transports aériens : Trois compagnies aériennes auditées par l’ACM.

AVIATION CIVILE DE MADAGASCAR - ACM

Assistera-t-on prochainement à la fermeture d’une ou plusieurs compagnies aériennes ? La question se pose avec l’audit que réalise actuellement l’Aviation Civile de Madagascar (ACM) sur trois compagnies aériennes opérant à Madagascar. Il s’agit en l’occurrence de Madagasikara Airways, d’Air Madagascar et de TOA. Lors d’une conférence de presse qu’il a donnée hier à Tsimbazaza, le Directeur général de l’ACM, Tovo Ramaholimihaso Rabemanantsoa a expliqué que, l’audit fait état d’un certain nombre de non-conformités du fonctionnement de ces compagnies aériennes, par rapport au Règlement Aéronautique de Madagascar (RAM). « La réglementation veut que, si des non-conformités sont identifiées, les compagnies aériennes concernées ont l’obligation d’apporter des mesures correctives », a expliqué le D.G de l’ACM. «La mise en application de tous les textes législatifs et réglementaires en vigueur est impérative afin d’avoir un transport aérien sûr et fiable, et atteindre l’objectif zéro accident », a-t-il précisé.

Concernant le cas particulier de Madagascar Airways qui a fait ces derniers temps l’objet de rumeurs sur le retrait de sa licence d’exploitation, l’ACM a indiqué que jusqu’à présent (hier) cette compagnie continue d’assurer ses vols réguliers.

L’ACM a également profité de la conférence de presse d’hier pour souligner que l’application des règlements est purement technique. Ces règlements concernent tous les domaines relatifs au transport aérien, à savoir la licence du personnel, les aérodromes, la navigabilité des aéronefs, l’exploitation technique des aéronefs… Des actions correctives sont mises en place dès lors que des non-conformités sont identifiées. Le cas échéant, l’Autorité de l’Aviation Civile appliquera les sanctions y afférentes pour éviter le dysfonctionnement du système. En somme, le sort des trois compagnies dépend des résultats définitifs de l’audit. Précisons que ces trois compagnies sont toutes de droit malgache.

Source : Transports aériens : Trois compagnies aériennes auditées par l’ACM.

AVIADEV Africa 2020 à Madagascar : Emirates confirme sa présence

D’après Ravinala Airports, gestionnaire de l’aéroport international Ivato et co-organisateur de l’édition 2020 du Salon AviaDev Africa à Madagascar, la compagnie aérienne Emirates a confirmé sa présence à ce grand rendez-vous continental.

Du 06 au 08 mai 2020, lors de la 5e édition de la conférence aéronautique internationale AviaDev Africa , tous les yeux seront rivés sur la Grande île, pays hôte de cet évènement continental. Centré sur l’Afrique, l’Aviadev offre aux opérateurs l’occasion de discuter affaires, d’assister à des conférences de haut niveau axées sur l’industrie aéronautique et surtout des possibilités uniques de réseautage. Faut-il rappeler que l’objectif de cet évènement est d’étudier l’ouverture de plusieurs routes aériennes dont celles au départ ou à destination de Madagascar.

Une vingtaine de compagnies aériennes seront présentes, dont Kenya Airways, Ethiopian Airlines, Airlinks, Air Namibia… Les organisateurs annoncent également la présence d’Emirates. Une opportunité pour Madagascar qui aspire à ouvrir son ciel à d’autres compagnies aériennes, pour augmenter le flux de touristes émanant des marchés émetteurs.

Entre 2018 et 2019, les capacités totales d’Emirates en termes de transport de passagers et de fret ont franchi la barre des 63 milliards, à 63,3 tonnes-kilomètres offertes (TKO) à la clôture de l’exercice confortant sa position.

Basée à Dubaï, Emirates dessert actuellement 159 destinations dans plus de 70 pays et a transporté 59 millions de passagers pour l’exercice 2018/2019, confortant sa position de compagnie aérienne internationale la plus importante au monde. Cette compagnie exploite 270 appareils gros porteurs Airbus et Boeing, et possède actuellement la flotte d’A380 la plus importante au monde.

Source : AVIADEV Africa 2020 à Madagascar : Emirates confirme sa présence

Air Madagascar – Air Austral: Échec du partenariat stratégique selon des cadres de la compagnie nationale

Des cadres d’Air Madagascar  ne sont pas du tout contents de l’issue du partenariat stratégique avec la compagnie réunionnaise, qu’il qualifie d’échec . Dans  l’anonymat, certains parlent d’insultes envers leur compagnie et envers les Malgaches.

Les personnalités malgaches, qui avaient négocié le partenariat stratégique entre Air Madagascar et Air Austral, auraient-elles agi avant tout pour l’intérêt de la compagnie réunionnaise ? C’est la question que se posent des cadres de la compagnie en constatant qu’au final, ce partenariat a peu apporté à la compagnie malgache qui se trouve encore et toujours dans une situation catastrophique, aussi bien sur le plan financier que sur celui de l’exploitation.

Sans risque financier. Les retards et incessantes annulations des vols continuent de ternir l’image de la compagnie aérienne nationale, qui n’arrive toujours pas à retrouver son équilibre financier. La récente démission du désormais ancien directeur général d’Air Madagascar, Besoa Razafimaharo, constitue une des manifestations extérieures de la crise qui mine Air Madagascar, dont l’alliance avec Air Austral joue plutôt en faveur de ce dernier. Les propos tenus récemment par le DG d’Air Austral, Marie-Joseph Malé, dans une interview qu’il a donnée le 15 décembre 2019 au magazine Tourmag, témoignent justement de cette stratégie  d’Air Austral d’acquérir une partie d’Air Madagascar facilement, et sans aucun risque financier. À la question de Tourmag sur les risques financiers qu’Air Austral prend dans cette opération, Marie-Joseph Malé a en effet répondu que « tout le monde a l’impression qu’Air Austral a mis beaucoup d’argent. Mais pas tellement finalement ». Et d’ajouter que

« ce n’est pas un gros risque. Financièrement, il n’y a pas de risques. » Des propos considérés comme une insulte à un pays tout entier, selon des cadres d’Air Madagascar, qui en ont visiblement assez de cette domination de l’équipe d’Air Austral au niveau de l’instance dirigeante d’Air Madagascar.  Une domination des Réunionnais sur les Malgaches, confirmée d’ailleurs par le DG d’Air Austral dans son interview. En effet, Tourmag lui a demandé si les équipes d’Air Austral tenaient les rênes. Ce à quoi Marie-Joseph Malé a répondu par l’affirmatif : « Oui, nous avons le management. Par accord, Air Austral possède 45%, mais c’est aussi nous qui avons nommé le DG. Et tout se passe bien », a-t-il répondu. Effectivement, des directeurs généraux adjoints étrangers nommés par Air Austral font actuellement la pluie et le beau temps au sein d’Air Madagascar.

Argent de la CNaPS. Une compagnie aérienne nationale qui a toujours été considérée comme le porte-étendard de la Grande île, mais qu’une compagnie régionale est en train d’acquérir avec une facilité manifeste. Sous couvert d’anonymat, des cadres malgaches de la compagnie affirment que, dans cette opération, Air Austral aurait racheté 49% du capital d’Air Madagascar pour 15 millions de dollars avec les fonds que la CNaPS y aurait injecté sous forme de participation au capital. Quant aux 25 millions de dollars qu’Air Austral doit investir, il n’y en a pour l’instant aucune trace. Pire, Marie-Joseph Malé renvoie la balle au gouvernement malgache qu’il accuse de ne pas avoir respecté son engagement. ll le dit ouvertement dans son interview à Tourmag : « Avec les 15 millions de dollars que nous avons apporté en capital, et 25 millions que nous apporterons sous forme de prêt. Nous avons versé les 15 millions de dollars, c’est pour cette raison que nous avons 45% du capital, même un peu plus. Les 25 millions de dollars restants étaient conditionnés dans le temps par le respect des engagements pris par le gouvernement malgache. Et ils ne l’ont pas fait. » En somme, pour Air Austral,  c’est la partie malgache qui est défaillante dans cette affaire.

En tout cas, ce n’est pas avec sa  situation financière fragile actuelle qu’Air Austral va pouvoir débloquer cet investissement de 25 millions de dollars. On sait en effet que sur l’exercice 2018-2019, cette compagnie a accusé une perte – 4,51 millions d’euros. C’est justement pour tenter de résoudre ce déficit qu’Air Austral serait en train de prévoir une augmentation de son capital. Du coup, la CNaPS risque de perdre au change si elle n’est pas en mesure de suivre cette augmentation de capital. Un danger pour les retraités malgaches qui sont en fait les propriétaires des fonds gérés par la CNaPS. Par ailleurs, Air Austral semble actuellement lorgner sur  la partie qui reste encore rentable et prometteuse d’Air Madagascar : le réseau domestique. Le DG d’Air Austral le fait d’ailleurs entendre dans son interview accordée à Tourmag, qui évoque la filiale Tsaradia du réseau intérieur : « Oui à 100% [Tsaradia est à Air Madagascar]. Sans doute, dans le cadre des négociations que nous menons, nous souhaiterions éventuellement substituer une partie de ce que nous avons dans Air Madagascar vers la filiale. Mais, après tout, vous savez, nous avons fait le travail en les aidant, et nous sommes positionnés comme il faut. » Il reste à savoir si les autorités actuelles, qui ont aussi leurs idées pour faire… redécoller Air Madagascar, se laisseront faire face à ce diktat d’une compagnie régionale elle-même en difficulté. Il y va de la fierté nationale.

Source : Air Madagascar – Air Austral: Échec du partenariat stratégique selon des cadres de la compagnie nationale

Aéroport International d’Ivato : le cap d’un million de passagers franchi

Une grande première. L’aéroport international d’Antananarivo, géré par Ravinala Airports a franchi et dépassé le cap de 1 million de passagers en 2019. Une performance historique dans le domaine aéronautique malgache, depuis 20 ans.

Pour Ravinala Airports, l’année 2019 était donc sa consécration. Plus d’un million de passagers venus des quatre coins du monde, sont passés par le plus grand aéroport de la Grande île. C’est ce qui ressort du bilan de l’année 2019 du gestionnaire des principaux aéroports de Madagascar. La plateforme de Nosy Be, deuxième aéroport de Madagascar, a quant à elle atteint 216 000 passagers

En faisant accroître la fréquentation des deux principaux aéroports du pays, Ravinala Airports a permis à l’aéroport international d’Antananarivo de gagner les Routes Africa Award 2019. Ce prix récompense les efforts de développement et le marketing dans la gestion aéroportuaire. Et depuis 2016, année d’obtention de la gestion de  l’aéroport international d’Ivato, cette entité a créé près de mille emplois directs et indirects, notamment grâce à la construction d’un nouveau terminal qui sera normalement inauguré au courant de l’année 2020. Au programme également cette année, le lancement des démarches pour les certifications ISO 9001 et 14001 de l’aéroport international d’Antananarivo.

Source : Aéroport International d’Ivato : le cap d’un million de passagers franchi

Adema – Madagascar : de nouveaux partenaires pour le développement de 8 aéroports

Dans l’objectif d’augmenter le nombre de touristes à Madagascar en 5 ans, l’Etat malgache via le concessionnaire ADEMA, est actuellement à la recherche de partenaires pour développer 8 aéroports.

Ouverture du ciel malgache. De nouvelles compagnies aériennes viendront enrichir le nombre de compagnies déjà opérationnelles sur le réseau domestique et ceci dès cette année. Ensuite, pour une meilleure connectivité, d’ici l’année 2023 il est prévu la création de 2 hubs à Antsiranana et à Toliara pour compléter celui d’Antananarivo.

Par ailleurs, le réaménagement des autres aéroports afin d’accueillir des vols internationaux, est également prévu. L’ADEMA, gestionnaire des autres aéroports malgache, outre ceux d’Antananarivo et de Nosy-Be, et le Ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, a mis sur le marché des investissements 8 aéroports. Il s’agit de leur trouver des partenaires afin de développer l’accessibilité et la connectivité aérienne internationale.

Aux dernières nouvelles, l’appel à manifestation d’intérêt lancé au mois de juillet 2019 a porté ses fruits. 17 prétendants ont manifesté leur intérêt et 7 d’entre eux ont été présélectionnés. Les responsables seront fixés sur le ou les nom des nouveaux partenaires d’ici le mois de mars 2020.

Enfin, de nouveaux aéroport secondaires, menant directement à des sites hautement touristiques seront également opérationnels. A l’instar des aéroports de Bekopaka menant au Tsingy de Bemaraha et Ranohira donnant l’accès au parc national de l’Isalo. Ceux-ci s’ajouteront ainsi aux 44 aérodromes secondaires, déjà existants et qui assurent le réseau domestique.

Source : Adema – Madagascar : de nouveaux partenaires pour le développement de 8 aéroports

Air Madagascar : Besoin impératif de 7 millions USD

La compagnie Air Madagascar n’arrive plus à faire face à ses dépenses courantes et commence à reconstituer de nouvelles dettes qui s’élèvent aujourd’hui à 29 millions USD. En outre, son partenaire stratégique Air Austral n’a pas honoré ses engagements.

L’heure est grave. La compagnie nationale malgache est au bord de la situation de cessation de paiement. Selon les informations recueillies, Air Madagascar manque actuellement de fonds de roulement et n’arrive plus à faire face à ses dépenses courantes. Bien que le taux de remplissage soit à 95% jusqu’à la fin de l’année, cela n’arrange pas la situation de la compagnie qui exploite deux avions budgétivores à rentabilité négative. Un déclin qui tombe au mauvais moment, car la compagnie vient également de perdre son procès contre Air France, ce qui a engendré des condamnations de payer 19.634.305,12 Euros assortis d’intérêts légaux à compter du 6 juin 2018 avec anatocisme, ainsi qu’une somme de 60.000Euros au titre de l’article 700CPC. Tout cela, en sus de l’énorme montant du prix total des deux Airbus A340-300.

Défaut d’Air Austral. Selon les informations, les difficultés d’Air Madagascar sont surtout accentuées par l’absence de fonds de roulement qu’Air Austral aurait dû verser depuis fin 2018, d’un montant total de 25,2 millions USD. En urgence, les actionnaires principaux doivent débloquer la situation pour éviter qu’Air Madagascar tombe en faillite. Ce qui ferait le bonheur d’Air Australe. En effet, l’actuel régime doit trouver des solutions, bien qu’on puisse imputer le souci et la faute aux anciens dirigeants qui ont conclu un contrat opaque et plein de vices cachés avec Air Austral. Cette dernière est d’ailleurs pointée du doigt par la cour de compte français, pour certaines affaires.

Urgent. Face à la situation, il est impératif qu’Air Madagascar trouve 7 millions USD pour renflouer temporairement sa caisse et faire face à ses dépenses courantes. Air Austral doit injecter les 25,2 millions USD en plus des 7 millions USD, une somme qui correspond à des dettes cachées qu’Air Madagascar a du avancer et que l’Etat Malagasy de 2017  a accepté de payer, sans résultat jusqu’à ce jour.

Source : Air Madagascar : Besoin impératif de 7 millions USD

Air France et Ubisoft signent un accord de coopération en faveur du climat

Le dérèglement climatique s’invite comme l’une des problématiques les plus aiguës auxquelles les entreprises sont confrontées actuellement. Lorsqu’il s’agit de protéger la planète, tous les acteurs qu’ils soient publics ou privés doivent se sentir concernés. À l’échelle mondiale, les investissements dans le développement durable explosent au point de dépasser les 30 000 milliards de dollars en 2018, soit une hausse de 34 % en deux ans. Cette année, les dirigeants d’entreprise citent le bouleversement climatique parmi les principaux risques menaçant la croissance de leur organisation.

Les préoccupations relatives au climat remontent de façon spectaculaire dans la dernière étude de Raffour interactif pour atteindre la 7 éme place de son baromètre. Médiamétrie vient se sortir une enquête démontrant que les questions environnementales s’installent prioritairement dans les choix de consommation.

Le secteur du tourisme, très attaqué sur ces questions, commence à se faire entendre. Anne Rigail, directrice générale d’Air France, vient d’affirmer à l’occasion du salon IFTM Top Résa que : « Dès 2020 nous émissions de CO2 seront compensées à 100% sur nos vols domestiques ».

 Manuel Fralhaut, directeur des ventes entreprises Air France ne cache pas sa satisfaction d’annoncer la signature du premier contrat comportant un mécanisme de compensation total de CO2 pour tous les déplacements des collaborateurs d’Ubisoft : « Suivant un audit mené par KPMG, l’ensemble des déplacements du personnel d’Ubisoft sera strictement compensé aussi bien pour leur parcours que celui du fret, des bagages et des transferts. »

Air France pour cette occasion vient de lancer un programme nommé Gold Standard qui consiste à reboiser une région déshéritée du Panama dans le respect de la population locale et en respectant la bio-diversité.

Cet engagement préfigure la signature d’autres contrats de ce type, ce qui démontre la volonté de la compagnie de faire front en apportant des solutions concrètes afin comme le dénonce Jean Pierre Mas le président de l’EDV : « de ne pas laisser s’installer la petite musique nous endormant avec l’idée que c’est le tourisme qui est seul responsable du dérèglement climatique. »

Saluons dans ce sens cet accord avec Ubisoft qui fait figure de précurseur comme le souligne Joachim Thuil son directeur commercial : « La question de notre empreinte écologique nous interpelle, je dirais presque naturellement, quand on est une entreprise technologique. Nous sommes 3500 salariés en France. La moyenne d’âge est de 32 ans. Comment ne pas se poser de question sur notre futur ? Valerie Christine, responsable du projet ajoute : « le sujet de la compensation carbone anime nos réunions. Nous attachons dans nos jeux à transmettre certaines valeurs en nous efforçant de faire passer des messages sur l’impact qu’entrainent nos choix ».

C’est une question de prise de conscience à un niveau global. Il est heureux que les entreprises de la nouvelle économie soient les premières à montrer l’exemple. Elles y sont aidées par leur organisation interne. En effet, les employés d’Ubisoft se voient octroyer 3 jours de congés supplémentaires si ceux-ci sont mis à profit dans le cadre d’un projet humanitaire. La firme rejoint dans ce domaine celle de Salesforce* qui accorde une semaine d’absence supplémentaire à ses salariés pour ces mêmes motifs. Manuel Flahaut de conclure : « Depuis 15 ans nous avons ouvert une section sur le tourisme durable. C’est ce qui me permet de de déclarer que nous sommes leader dans ce domaine. En 2020 nous aurons déduit de 20% nos émissions de CO2. En 2030 ce sera de 50%. L’aviation deviendra le premier mode de transport à afficher un bilan carbone équilibré. »

Source : Air France et Ubisoft signent un accord de coopération en faveur du climat