Turckish Airlines récompense les Iles Vanille

Acteur majeur de l’aérien dans l’Océan Indien, Turkish Airlines a récompensé les acteurs du tourisme au sein des Iles Vanilles, pour leurs efforts de promotion de ces destinations sous les Tropiques. Ce prix de reconnaissance a été décerné aux Iles Vanille lors des Awards 2019, organisés le vendredi 21 juin 2019 à l’île Maurice.

Cette compagnie aérienne   de l’Europe de l’Est dessert l’océan Indien depuis 2015 (Madagascar, Maurice, Seychelles et Comores). Ces trois dernières années, des roadshows ont été menées en Europe de l’Est afin de favoriser le développement touristique des îles et une plus grande diversification des marchés. Sous l’égide de l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM), des opérateurs malgaches ont participé à ces opérations marketing conjointes, destinées à faire connaître surtout les produits touristiques malgaches auprès des voyagistes européens et augmenter les opportunités d’affaires des professionnels. 9 villes ont été visitées de l’Europe de l’Est ont été visitées dans le cadre de ces roadshows.

Pour Turkish Airlines, ce prix de reconnaissance récompense surtout les efforts effectués par ces acteurs du tourisme dans le cadre de ces opérations marketing, qui ont été couronnées de succès avec un bon taux de remplissage des avions.

Pascal Viroleau, Directeur des Îles Vanille, a également exprimé sa satisfaction et souligne « Turkish Airlines fait partie des compagnies qui s’engagent pour le développement touristique de la zone et cela porte ses fruits. »

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Air Madagascar se prépare pour le marché sud-africain

La compagnie nationale aérienne Air Madagascar prépare le terrain pour la réouverture le 17 juin prochain de la liaison entre Antananarivo et Johannesburg. Une réouverture qui intervient quatre ans après la fermeture de la liaison, en décembre 2015.

« La réouverture de la ligne Antananarivo – Johannesburg  marque une nouvelle étape dans notre volonté de développer les passerelles entre les régions Afrique et Océan Indien. La première étape ayant été la signature du partenariat privilégié Air Madagascar / Air Austral / Kenya Airways »  explique Gilles Talec,  Directeur Général Adjoint d’Air Madagascar en charge des Affaires Commerciales.

Début mai, Air Madagascar a participé à l’édition 2019 du Salon INDABA à Durban, en Afrique du Sud. Une occasion d’approcher la future clientèle sud-africaine et de contribuer à la promotion de la destination Madagascar.

Gilles Talec  souligne d’ailleurs que «les possibilités d’échanges avec l’Afrique du Sud sont multiples, c’est un centre économique majeur du continent africain, et les opportunités de développer le voyage d’affaires et les séjours touristiques à Madagascar sont bien réelles »

La desserte de la ligne Antananarivo – Johannesburg – Antananarivo sera assurée par Boeing B737-800. Deux vols hebdomadaires au départ d’Antananarivo sont programmés, le lundi et le samedi, à 15H05. Les réservations sont d’ores et déjà ouvertes, avec des places disponibles à partir de 500 Eur TTC, sur le site de la compagnie.

Source : Air Madagascar se prépare pour le marché sud-africain

Finnair lance un service de compensation des émissions carbone

Finnair lance un service de compensation des émissions carbone en incitant ses passagers à soutenir des projets éco-responsables. La compagnie aérienne finlandaise, première à être listée dans l’index du « Carbon Disclosure Project »*, lance un tout nouveau service permettant à ses passagers de compenser les émissions de CO2 générées lors de leurs vols à travers une démarche éco-responsable. Finnair propose ainsi à ses passagers de s’impliquer, aux côtés de la compagnie et s’ils le souhaitent, dans un projet écologique au Mozambique visant à réduire la consommation de charbon ou, au choix, soutenir le développement des vols utilisant des biocarburants.

Le concept « Push for Change »

Le service « Push for Change » est destiné à impliquer les voyageurs sur les effets des émissions de CO2, répondre aux problématiques environnementales mais également aux attentes des passagers désireux de s’engager dans une démarche eco-responsable. Pour cela, la compagnie propose à ses passagers – sur la base du volontariat – de régler une « taxe de compensation » lors de l’achat d’un billet, directement via son site internet.

La taxe de compensation s’élève à 1€ pour un vol aller-retour en Finlande, à 2€ pour un vol aller-retour en Europe et à 6€ pour un vol intercontinental. Le calcul de ces redevances est basé sur la moyenne des émissions générées lors d’un vol et sur le coût nécessaire à la réduction d’une tonne d’émission de CO2 dans le cadre du projet soutenu par la compagnie.

Le service « Push for Change » est disponible directement sur le site internet de Finnair permettant aux passagers de la compagnie d’utiliser leurs points Finnair Plus pour régler cette redevance.

Quelles sont les raisons qui ont poussé Finnair à développer ce service ?

Cette taxe, que l’on pourrait aussi appeler « redevance écologique », permet à Finnair de soutenir un projet écologique au Mozambique pour réduire l’exploitation des fourneaux à charbons. L’installation de foyers plus éco-efficients réduirait considérablement la consommation de charbon et de bois et permettrait ainsi d’endiguer la déforestation. Les fonds récoltés seront intégralement reversés en faveur du financement de ce projet par l’intermédiaire de NEFCO, The Nordic Environment Finance Corporation.

Finnair propose également à ses passagers de soutenir l’utilisation de biocarburants

Ceux qui le souhaitent peuvent choisir d’acheter du biocarburant** à 10, 20 ou 65 euros afin de réduire l’empreinte carbone de leurs vols domestiques, européens ou intercontinentaux. Rappelons que l’utilisation de biocarburants réduit les émissions de CO2 de 60 à 80% en fonction de la matière première utilisée.

Topi Manner, CEO de Finnair, déclare :

« Nous souhaitons offrir les meilleures solutions possibles à nos passagers. L’aviation a plusieurs impacts économiques et sociaux positifs, il est important que nous travaillions à la création d’un monde aérien plus responsable. De nombreux produits de première nécessité sont acheminés par fret aérien, les liaisons aériennes contribuent au commerce international et permettent d’entretenir les relations entre les hommes. L’industrie du voyage est une source essentielle de revenus et d’emplois pour de nombreux pays. »

Le petit + des engagements de la compagnie

Finnair compense les émissions de CO2 liées aux déplacements de son personnel par le biais de financements de projets éco-responsables. À terme, le service « Push for Change » permettra le soutien d’un plus grand nombre de projets éco-responsables dans le monde entier.

Page dédiée au service « Push for change » sur le site de la compagnie : http://www.finnair.com/pushforchange

Source : Finnair lance un service de compensation des émissions carbone

Iles Vanille : Madagascar soutient le développement de la connectivité aérienne

Le nouveau Directeur Général d’Air Madagascar, Besoa Razafimaharo, a participé à la réunion des compagnies aériennes dans le cadre de l’Alliance Vanille, qui s’est déroulé le 15 juin 2018 à l’île Maurice. Plusieurs actions communes ont été décidées à l’issue de la rencontre.

Tout comme ses homologues d’Air Austral, Air Seychelles et Air Mauritius, le représentant de la compagnie nationale a confirmé avec enthousiasme sa volonté de travailler ensemble à l’amélioration de la connectivité des îles de l’Océan Indien.  L’objectif affiché est clair: créer des synergies entre les compagnies, au bénéfice des clients.

Aussi, plusieurs action concrètes sont ressorties à l’issue de la rencontre de vendredi à l’île Maurice, comme le déploiement d’un nouveau Pass de voyages dans la zone océan indien plus attractif, l’amélioration notable de la connectivité inter-îles de part les efforts conjointement consentis et la mise en place de facilités d’affrètements.

Créée officiellement le 21 septembre 2015, l’Alliance Vanille regroupant les compagnies Air Madagascar, Air Austral, Air Mauritius et Air Seychelles, vise l’amélioration significative de la desserte aérienne entre les pays de l’Indianocéanie et le déploiement de synergies fortes entres les différentes compagnies signataires.

Source : Iles Vanille : Madagascar soutient le développement de la connectivité aérienne

Air Sénégal a du mal au démarrage

Fin 2017, dix ans après la pose de la première pierre, le nouvel aéroport de Dakar est enfin sorti de terre. Le souhait du Sénégal est alors clair : faire de cet aéroport une plaque tournante en Afrique et un moteur de son développement économique. Mais pour ça, le pays doit se doter d’une compagnie aérienne nationale. Ce qu’il a bien du mal à faire….

Depuis huit mois et la nomination d’une nouvelle direction à la tête d’Air Sénégal SA, le pays s’impatientait, attendant le retour d’une compagnie nationale. Le 30 avril dernier, à la surprise générale, la compagnie annonçait avoir enregistré ses premiers passagers. Oui mais voilà, selon Ablaye Diop, expert-consultant en transport aérien, ce ne serait qu’une « vaste supercherie ».

Au média sénégalais Dakarmidi, il explique que le code Iata de la compagnie (HC) n’est que « provisoire ». Il n’est pas encore activé dans les GDS, dans les réseaux mondiaux de distribution, les aéroports et chez tous les partenaires techniques de l’aviation civile internationale.

Pas de billets en agence

Le pavillon sénégalais n’ayant pas encore de code Iata, (la procédure est en cours), un démarrage commercial est impossible. Toujours selon Ablaye Diop, il n’y a toujours pas de possibilité de vente des billets d’avion de Air Sénégal SA, ni par les canaux de la compagnie (via son agence centrale ou ses agences à l’aéroport AIBD), ni par les réseaux de distribution extérieurs (via les agences de voyages). Son système de vente n’est pas fonctionnel, les contrats de connections VPN et internet avec les providers locaux (Orange – Tigo) n’existent pas.

Très critique, il estime que « tous les professionnels se rappellent les démarrages catastrophiques de Sénégal Airlines, qui sans une parfaite maîtrise professionnelle de son système de vente, avait démarré avec des béances énormes dans son système de collecte des premières recettes des vols, lui faisant perdre des centaines de millions dès les tout débuts de son activité ».

Source : Air Sénégal a du mal au démarrage

Iles Vanille L’obstacle aérien

Plus de sept ans après sa création, quel bilan pour le regroupement îles Vanille ? L’offre, vendeuse à l’international et pour les croisières, est quasi stagnante au niveau des vols et du tourisme inter-îles. L’aérien serait-il un frein à l’ancrage permanent de ce concept touristique dans la région ?

Les nations insulaires de l’océan Indien ont fait un bond en avant en 2010 en s’associant pour la création des îles Vanille, organisme visant à favoriser le tourisme dans l’océan Indien et particulièrement le tourisme inter-îles. Il regroupe les Seychelles, Maurice, La Réunion, Mayotte, Madagascar et les Comores (les Maldives ont pris la porte de sortie en 2016). Chaque pays en a assuré la présidence sur une base rotationnelle annuelle. Plus de sept ans après, le bilan est plutôt positif, apprend-on, alors que la fréquentation touristique dans l’océan Indien progresse continuellement

Outre le fait de tabler sur la diversité socio-culturelle et paysagère originale de la région, l’ambition des îles Vanille est aussi de supporter la concurrence internationale, à l’instar des Caraïbes qui disposent des mêmes atouts, cependant avec des tarifs plus avantageux en matière de liaisons aériennes depuis ses principaux marchés émetteurs entre les îles. Globalement, les îles de l’océan Indien représentent moins de 1 % du flux touristique global – sur les 500 millions de touristes qui prennent l’avion chaque année, l’indianocéanie n’attire que 2 millions à peine, soit 0,04 % en 2012.

La Commission de l’océan Indien (COI), qui apporte son soutien au développement de ce label, l’a fait ressortir à plusieurs reprises : le concept îles Vanille ne sera réellement porteur qu’à condition d’une redé- finition de la stratégie aé- rienne régionale, notamment en ce qui concerne la mobilité inter-îles.

Au regard des chiffres, le bilan est plutôt satisfaisant, observe Pascal Viroleau, Chief Executive Officer des îles Vanille. Les combinés, avance-t-il, ont beaucoup progressé, avec aujourd’hui plus de 100 000 personnes arrivant dans l’océan Indien pour visiter au moins deux îles. Alors qu’au niveau des croisières, le chiffre a été multiplié par trois depuis 2014. «L’objectif de compter 500 000 passagers en 2020 sera atteint. Le concept a été créé en 2010 et le démarrage s’est fait progressivement. Ce n’est que depuis 2014 qu’une équipe et des moyens dédiés permettent la réalisation d’actions d’envergure», note Pascal Viroleau.

Celui-ci souligne que pour l’heure tous les objectifs ont été atteints, dont la mise en place d’ateliers de formation pour les comités du tourisme. Questionné sur le fait que le regroupement îles Vanille pourrait n’être qu’un slogan creux, Pascal Viroleau argumente qu’au contraire, les chiffres sont éloquents. Ainsi, il fait ressortir que les arrivées inter-îles pour les croisières sont passées de 14 000 à près de 40 000 en trois ans. Les perspectives s’annoncent ainsi bonnes pour les saisons à venir.

Le concept ne sera porteur qu’à condition d’une redéfinition de la stratégie aérienne

une destination touristique de choix

Alain St. Ange, ancien ministre du Tourisme des Seychelles et ancien président du concept îles Vanille, abonde dans le même sens. Il rappelle que Pascal Viroleau participe à plusieurs événements internationaux autour du tourisme pour fédérer le concept et véhiculer le message des îles Vanille. Cette mission prend du temps et requiert la ténacité d’y croire afin de pouvoir concrètement positionner l’océan Indien comme une destination touristique de choix

«Lorsqu’on parle d’un groupe, il est important à la fois de rester unis et de ne pas freiner les dynamiques. C’est pour cela qu’il existe des actions bilatérales entre deux ou plusieurs îles afin de permettre à tout le monde de trouver son compte», fait part Pascal Viroleau. Or, la question de l’aérien a divisé les composantes des îles Vanille à plusieurs reprises. Le rêve d’une ligne aérienne régionale qui faciliterait les combinés inter-îles se dessine encore dans les grandes lignes. Dans une étude publiée en juillet 2013 (The way forward for Indian Ocean Island tourism economies: Is there a role for regional integration?), la Banque mondiale recense les principaux défis de la connectivité aérienne en indianocéanie. Elle pointe du doigt l’étroitesse des routes aériennes régionales et des fréquences, et souligne le coût exorbitant des vols intrarégionaux (613 % plus chers que les vols intra-européens ; 182 % plus chers que les vols intra-caribéens).

Alors qu’un rapport de la COI intitulé Les ailes de l’indianocéanie : plaidoyer pour une stratégie régionale du transport aérien, met en exergue le fait que de manière générale les interventions des gouvernements dans la vie économique, en particulier les innovations fiscales désordonnées, la préférence donnée aux accords bilatéraux et les barrières protectionnistes qui obéissent à une logique d’urgence, constituent autant d’obstacles à l’intégration régionale, tandis que l’industrie aérienne doit sa croissance à celle du flux du commerce et de passagers, ces politiques de gribouille ont eu raison d’Air Océan Indien et ont contribué au ralentissement économique.

Cependant, Pascal Viroleau le souligne d’emblée : le développement de l’aérien ne fait pas partie de la mission des îles Vanille. «Cela dit, certaines lignes aériennes ont mis en place des tarifs particuliers pour des combinés, alors que d’autres nous soutiennent un peu plus, en nous permettant de faire venir des journalistes ou de nous déplacer», indique-t-il. L’action principale, observe Pascal Viroleau, se fait principalement sur les croisières et directement auprès des compagnies car le marché est particulier et la demande est supé- rieure à l’offre.

Une ligne aérienne régionale nécessaire

La clef, poursuit-il, réside dans le fait d’avoir des bateaux positionnés. La direction de l’action des îles Vanille sur les combinés inter-îles est ainsi secondaire par rapport à la croisière. «Elle n’intervenait que sur des marchés spécifiques, sur lesquels les principaux tour-opérateurs ont non seulement été sensibilisés, mais encore où une aide leur a été apportée pour le développement de leurs produits», soutient-il.

C’est ce fait précis que dé- plore le rapport de la COI. Peuton prétendre promouvoir l’attractivité touristique de la région tout en se passant d’une desserte intra-régionale économique et à fréquence régulière ? Comment les petites compagnies aériennes de la région font-elles face à l’augmentation des coûts d’opération ? Servent-elles de façon adéquate les intérêts de leurs clients : touristes, passagers de la région et opérateurs économiques ? Les prix en vigueur sont-ils justifiés par rapport à ceux pratiqués dans le reste du monde ? Les compagnies aériennes régionales sont-elles viables à moyen et long termes ? Peuvent-elles résister aux majors internationaux et au phé- nomène de concentration ? Peuvent-elles abandonner leur logique de concurrence au profit d’une réelle mutualisation de leurs ressources et de leurs moyens ? Peut-on envisager une compagnie régionale issue de la fusion des actuelles compagnies ? Quel rôle accorder aux compagnies nationales ? À quel niveau situer l’action de l’État ? Autant de questions que soulève ce rapport.

Pour Alain St. Ange, certaines des lignes aériennes régionales ont joué le jeu en étant des partenaires solides alors que d’autres auraient pu mieux faire. Certaines lignes aériennes des membres des îles Vanille, selon lui, n’ont pas encore pris conscience du fait qu’un label îles Vanille solide contribuerait à leur propre succès. Il est confiant que tôt ou tard elles seront plus aptes à faire preuve d’initiative. Entre-temps, observe Alain St. Ange, elles passeront peut-être par des moments difficiles faute de tirer profit d’un tel avantage

Il donne à ce sujet une explication très simple : la politique. Une ligne aérienne régionale se pré- sente comme une condition sine qua none pour le tourisme dans la région. Or, elle pourrait nuire à la bonne santé commerciale des opérateurs locaux. Cette solution est cependant un mal nécessaire si l’on veut accéder au développement du tourisme inter-îles et concrètement booster ces économies, insiste Alain St. Ange et d’ajouter : «Une chose est sûre : ce sont les populations des îles respectives qui en sortiront gagnantes». Autant de facteurs qui poussent Pascal Viroleau à affirmer que les îles Vanille ne sont pas qu’un slogan, et cela malgré les efforts nécessaires à son réel positionnement en tant que label permanent.

Source : Iles Vanille L’obstacle aérien

Air France : l’avenir de la compagnie est-il menacé ?

Hier, à la veille d’un quatorzième jour de grève chez Air France, le gouvernement a averti que l’État ne viendrait pas à la rescousse de la compagnie, secouée par la démission de son PDG. Dès ce lundi matin, l’action d’Air France-KLM dévissait de plus de 13% à la Bourse de Paris…

« L’État n’est pas là pour éponger les dettes, venir à la rescousse d’entreprises qui ne feraient pas les efforts nécessaires de compétitivité », a prévenu le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, dimanche, sur BFMTV. Avant d’appuyer : « Ceux qui pensent que quoi qu’il arrive, l’État arrivera à la rescousse d’Air France et épongera les pertes d’Air France se trompent. »

L’État français contrôle 14% d’Air France-KLM, ce qui n’en fait qu’un « actionnaire minoritaire », a rappelé Bruno Le Maire. Delta Airlines ou China Eastern détiennent chacune 8,8% du capital. « Les 14% que l’État a dans le capital d’Air France, c’est l’argent des Français. Comme ministre de l’Économie, je suis comptable du bon emploi de l’argent des Francais », a mis en garde le patron de Bercy.

Panique chez les actionnaires

Dès ce lundi matin, à 10h13, l’action d’Air France-KLM dévissait de plus de 13% à la Bourse de Paris, lestée par l’annonce de la démission de Jean-Marc Janaillac, PDG du groupe jusqu’au 15 mai, qui plonge encore un peu plus le transporteur aérien dans l’incertitude. Depuis le début de l’année, le groupe, avec une capitalisation boursière de 3 milliards d’euros, a déjà cédé plus de 48%. Il s’agit de la pire chute sur l’indice élargi SBF 120 derrière Technicolor depuis janvier.

Rappelons que vendredi, Jean-Marc Janaillac a démissionné suite au désaveu des salariés du groupe, qui ont rejeté la proposition mise sur la table par la direction pour sortir du conflit en cours. La direction proposait, pour la période 2018-2021, des augmentations générales de salaires de 7% sur quatre ans, s’ajoutant aux augmentations individuelles, dont le versement aurait été lié aux résultats financiers.

Une grève qui s’essouffle

Mais les dix organisations de pilotes, d’hôtesses et de stewards et de membres du personnel au sol qui composent l’intersyndicale réclament quant à eux 5,1% d’augmentation en 2018, au titre d’un « rattrapage » nécessaire après six ans de gel des grilles salariales. Cette même intersyndicale a décidé de maintenir son préavis de grève pour ce lundi et mardi (demain). Air France prévoit toutefois d’assurer « près de 85% » des vols lundi. Il s’agit du taux d’annulation le plus bas depuis le début du mouvement.

De toutes parts, des doutes sur l’avenir de la compagnie commencent à émerger. « Cela met en péril non seulement les objectifs d’efficacité économique, mais aussi l’intégrité même du groupe », estiment les analystes de Société Générale. « Air France-KLM devrait éprouver les pires difficultés à attirer un manager de haut niveau », jugent les analystes d’Aurel BGC. « Si Air France ne fait pas les efforts de compétitivité nécessaires, qui permettront à ce fleuron national d’être au même niveau que Lufthansa ou que d’autres compagnies aériennes mondiales, Air France disparaîtra », a averti Bruno Le Maire.

L’entreprise est en danger

« J’en appelle au sens des responsabilités de chacun, des personnels navigants, des personnels au sol, des pilotes qui demandent des augmentations de salaires qui sont injustifiées : prenez vos responsabilités, la survie d’Air France est en jeu », a-t-il insisté. Le ministre, ainsi que de nombreux observateurs, craignent un scénario catastrophe : une faillite comme celles des compagnies historiques Swiss Air ou Alitalia.

« Quand on a le niveau de rémunération actuel des pilotes, que l’on sait que l’entreprise est en danger, on ne demande pas des revendications salariales aussi élevées », a-t-il conclu. Les principaux intéressés apprécieront.

Source : Air France : l’avenir de la compagnie est-il menacé ?

Air Madagascar : Des vols non-stop vers la France pour l’été 2018

Pour faire face à la forte demande durant la prochaine haute saison estivale, la compagnie aérienne nationale Air Madagascar prévoit des vols non-stop vers la France.

Aussi dans le détail, le nombre de rotations sera porté à 4 de juillet à septembre 2018 et une liaison saisonnière Marseille-Antananarivo sera également ajoutée. Les départs de l’aéroport d’Ivato vers Paris CDG sont prévus tous les lundis, mardis, jeudis et vendredis et dans le sens inverse les mardis, mercredis, vendredis et samedis.

Pour la liaison saisonnière vers Marseille-Provence, le départ depuis Tana est prévu le samedi tandis qu’au retour, la ligne Marseille-Antananarivo sera programmée le dimanche. Par ailleurs, pour la ligne Antananarivo-Marseille-Paris, le départ de lundi sera opéré uniquement durant le mois de juin. Tandis que pour la période située entre septembre et octobre, cette liaison s’effectuera tous les samedis. Dans le sens inverse, c’est à dire, Paris-Marseille-Tana, ce sera tous les dimanches, entre septembre et octobre, rapporte le site d’informations Lactualite.mg.

Pour rappel, Air Madagascar et son Partenaire Stratégique Air Austral ont déjà annoncé cette grande nouveauté pour l’été 2018, le 05 février dernier, à l’occasion d’une conférence de presse à Paris. Sans oublier l’entrée en vigueur depuis le 15 février 2018, de l’accord TGV Air d’Air Austral. Accord qui permettra à la clientèle de la compagnie nationale, d’acheter des billets d’avions vers et depuis 19 gares de province française.

Source : Air Madagascar : Des vols non-stop vers la France pour l’été 2018