Hilton se développe en Afrique

Hilton Garden Inn, la marque économique du groupe Hilton, enregistre une croissance importante en Afrique. Trois ans seulement après l’ouverture de son premier établissement sur le continent, la marque compte aujourd’hui 4 hôtels en activité et 14 projets en cours de développement.

La plupart des établissements sont des premières implantations pour Hilton Garden Inn et l’ensemble du groupe Hilton, à l’image du Botswana, de la Zambie et de l’Ouganda.

« Nous avons développé des prototypes de la marque Hilton Garden Inn spécialement pensés et conçus pour le marché africain. Ces produits ont été conçus pour répondre aux attentes des voyageurs et des propriétaires sur l’ensemble du continent africain, tout en conservant le design léger, lumineux et aérien de la marque, et en respectant les principales caractéristiques de l’offre et des services proposés, qui font sa renommée à travers le monde » indique John Greenleaf, Global Head de Hilton Garden Inn.

Chaque hôtel est construit dans le respect de la tradition de Hilton Garden Inn, avec des chambres modernes, adaptées à la fois pour des voyages d’affaires et de loisirs.

A ce jour, Hilton Garden Inn compte quatre établissements et près de 800 chambres ouvertes en Afrique, notamment au :

  • Maroc : Hilton Garden Inn Tanger City Center (ouvert en mars 2016) – Premier hôtel Hilton Garden Inn à ouvrir en Afrique, cet établissement se situe à deux pas de la plage et du célèbre Tanger City Mall, avec des vues imprenables sur la ville et la mer Méditerranée.
  • Kenya : Hilton Garden Inn Nairobi Airport (ouvert en février 2018) – Le premier établissement Hilton Garden Inn à avoir ouvert au Kenya est une oasis accueillante située près de l’aéroport international de Nairobi, et dotée d’une piscine à débordement sur le toit.
  • Zambie : Hilton Garden Inn Lusaka Society Business Park (ouvert en août 2018) – Premier hôtel Hilton à avoir ouvert en Zambie, cet établissement Hilton Garden Inn est situé dans le centre de Lusaka City, emplacement idéal pour les voyageurs d’affaires.
  • Botswana : Hilton Garden Inn Gaborone (ouvert en février 2019) – Le premier hôtel Hilton du pays est situé au centre du nouveau Central Business District de Gaborone.

« Les pays comme le Botswana et l’Ouganda connaissent une croissance très forte, parmi les plus rapides au monde, et proposent une offre touristique très intéressante. La marque Hilton Garden Inn attire de plus en plus de voyageurs de classe moyenne en Afrique et ailleurs, ce qui nous permet d’ouvrir de poursuivre notre développement international et de répondre à la demande de nos clients dans des destinations clés » déclare Jan Van Der Putten, VP Operations, Afrique et Océan indien, Hilton.

Avec 14 hôtels et près de 2 400 chambres en cours de développement en Afrique, Hilton Garden Inn accroît sa présence dans des pays africains où la marque n’est pas encore présente. Hilton Garden Inn Kampala et Hilton Garden Inn Mbabane accueillent leurs premiers clients ce mois-ci et sont les premiers établissements Hilton Garden Inn et pour le groupe Hilton à ouvrir en Ouganda et au Swaziland. L’ouverture du Hilton Garden Inn Windhoek en Namibie est également prévue dans le courant de l’année, une autre première implantation nationale pour la marque sur ce continent. Parmi les autres pays africains du portefeuille Hilton Garden Inn figurent le Malawi, l’Ouganda, le Ghana, l’Égypte, la République Démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Ghana, le Nigeria et l’Afrique du Sud.

L’hôtelier américain prévoit de doubler sa présence en Afrique, passant de 44 hôtels en activité actuellement, à 100 au cours des prochaines années.

Source : Hilton se développe en Afrique

Tourisme : l’Afrique, une région en plein essor ?

Comment se porte le tourisme en Afrique ? Ce secteur connaît un regain d’activités, avec 67 millions de visiteurs en 2018, d’après l’Organisation Mondiale du Tourisme. Le continent attire de nouveau les touristes après des vagues d’attentats terroristes, comme au Kenya, après les printemps arabes, en Égypte par exemple. Reportage à Séville, à l’occasion du Sommet mondial du tourisme et du voyage du 2 au 4 avril 2019.

Le tourisme représente 1 emploi sur 10 dans le monde, et 1 sur 7 en Afrique. En 2018, 67 millions de touristes ont visité le continent africain. Après l’Asie, c’est dans cette région du monde que le nombre de touristes a le plus augmenté l’an dernier.

Parmi les destinations les plus prisées : le Maroc, l’Afrique du Sud et l’Égypte. Le Zimbabwe a reçu en 2017 plus de 2,4 millions de touristes, d’après l’Organisation Mondiale du Tourisme.

Le Kenya a, quant à lui, dépassé les 2 millions de touristes en 2018, selon le ministère kenyan du Tourisme. Le pays reste confronté à un défi sécuritaire, après une série d’attentats jihadistes commise il y a cinq ans. Aujourd’hui, autorités et professionnels du tourisme tentent de rassurer :

Le Kenya est un pays très sûr ! Nous avons mis en place des mesures, pour gérer toutes les menaces auxquelles nous avons dû faire il y a quelques années. Le Kenya a beaucoup investi dans la sécurité, pour arrêter les attaques terroristes.

Nicanor Sabula, directeur de KATA, l’Association des agences de voyage au Kenya

L’enjeu sécuritaire est fondamental pour le tourisme, la préservation de l’environnement, aussi. Dans ce domaine, le Kenya “réalise de très belles choses”, pour Randy Durband, directeur du Conseil mondial du tourisme durable (GSTC)“Nous coopérons avec des entreprises certifiées, qui travaillent de manière durable. Mais nous avons besoin d’une prise de conscience majeure : parfois, les touristes s’approchent trop près des animaux, ou il y a trop de gens qui les entourent.”

Tourisme et environnement

Le défi du tourisme durable concerne l’ensemble des pays africains, au premier chef le Maroc, pays le plus visité du continent, avec 12,3 millions de touristes en 2018. C’est 8% de plus par rapport à 2017, d’après l’Observatoire marocain du tourisme. “Une année-record”, selon Azzedine Bijou, responsable de l’Office du tourisme marocain en Andalousie.

Pour attirer davantage de touristes, le Maroc a décidé de diversifier son offre touristique. Le pays privilégie le tourisme vert, comme à Dakhla. Cette station balnéaire du Sud du pays accueille une étape des championnats du monde de kitesurf.

Le ministère du Tourisme marocain “forme aussi des personnes, dans les montagnes, pour développer un tourisme solidaire chez l’habitant”, assure Azzedine Bijou, responsable de l’Office du tourisme marocain en Andalousie.

L’écotourisme est une opportunité pour l’Afrique. Quelque huit millions d’emplois pourraient être créés dans les dix prochaines années, sur le continent, d’après le Conseil mondial du tourisme et du voyage (WTTC).

Le Kenya a reçu 2 millions de touristes en 2018, d’après les chiffres du ministère kenyan du Tourisme, et “espère en accueillir 5 millions d’ici à 2030”, souligne Nicanor Sabula, le directeur de l’association des agences de voyage au Kenya (KATA).

Source : Tourisme : l’Afrique, une région en plein essor ?

Mondial du tourisme: Pourquoi l’Afrique est une destination en plein essor

  • Une quinzaine de destinations africaines sont représentées cette année au Mondial du tourisme, ce qui reflète l’intérêt des Français pour le continent.
  • D’ailleurs, selon le baromètre annuel de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), l’Afrique a accueilli 67 millions de visiteurs en 2018, soit 7 % de plus qu’en 2017.
  • La tendance de l’écotourisme bénéficie à l’Afrique, qui offre des parcs nationaux magnifiques, des safaris incroyables, des lieux de randonnées somptueux, des plages superbes…

Jeudi dernier, à l’ouverture du Mondial du tourisme, beaucoup de visiteurs se pressent devant les stands des pays africains. Et ils ont le choix car une quinzaine de destinations africaines sont représentées cette année : Botswana, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Ghana, Guinée-Bissau, Kenya, Madagascar, Maroc, Namibie, Sao Tome & Principe, Sénégal, Tanzanie, Tunisie.

« La présence de nombreux pays sur le salon est le reflet du marché. Car depuis deux ans, l’intérêt des touristes français pour ce continent grandit », constate Frédérique Ambrosino, responsable du continent Africain au Mondial du Tourisme.

Les touristes ont moins peur pour leur sécurité

Un regain d’intérêt qui succède à une période sombre pour le tourisme africain, pénalisé par l’épidémie Ebola en 2013-2014, divers attentats terroristes les années suivantes et par l’instabilité politique dans certains Etats. Mais le renforcement de la sécurité, la fin de la crise sanitaire et le développement des infrastructures (transports, hôtellerie..) ont contribué à ramener des touristes sur le continent. « Depuis 2015 nous avons renforcé les mesures de sécurité et nous avons pu constater peu de temps après un regain de touristes. Car ils étaient rassurés », témoigne ainsi Alassa Mfouapon, directeur de la promotion du tourisme du Cameroun.

« Et si les voyageurs français vont sur le site Ariane du ministère des affaires étrangères pour regarder si certains pays sont déconseillés aux touristes, ils ont compris avec les attentats qu’a connus la France, qu’aucun pays ne pouvait être sûr à 100 % », explique Frédérique Ambrosino.

L’engouement pour l’écotourisme joue à plein

D’ailleurs, selon le baromètre annuel de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), l’Afrique a accueilli 67 millions de visiteurs en 2018, soit 7 % qu’en 2017 (+ 10 % pour l’Afrique du Nord et +6 % pour l’Afrique subsaharienne). Parmi les pays les plus visités figurent « le Maroc, la Tunisie, le Gabon, le Sénégal, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, Madagascar, le Kenya, l’Afrique du Sud… Mais aussi l’Egypte, car les Français reviennent sur les bords du Nil et de la Mer Rouge », constate Frédérique Ambrosino.

Et les motivations des touristes sont variées : « Certains viennent pour profiter de nos 13 parcs naturels, d’autres font des randonnées, ou visitent la capitale et ses marchés animés, Libreville. Mais les séjours balnéaires fonctionnement aussi très bien pour certaines destinations », poursuit-il.

Ce que confirme Marie de Magdala Nkiyeme Engone, chargée d’études à l’Agence Gabonaise du Tourisme du Gabon : « Nous bénéficions de l’engouement pour le tourisme durable. Les touristes français viennent au Gabon pour faire des safaris en forêt, de la pêche sportive, pour visiter nos parcs nationaux, pour voir des baleines dans les parcs marins. Et parce qu’ils en ont assez du tourisme de masse et qu’ils veulent vivre une vraie aventure pendant leurs vacances ».

L’hébergement chez l’habitant se développe

Cet attrait pour l’éco tourisme bénéficie aussi à la Tanzanie, comme en témoigne Claudia Tenba, directrice de l’agence Zara Tour : « Les touristes apprécient la variété des activités qu’offre le pays autour de la nature car on visite les cultures de café ou de bananes, faire l’ascension du Kilimandjaro, se baigner dans des sources d’eau chaude, faire des safaris, se reposer sur une plage de Zanzibar… ».

Au Cameroun, la faune et flore sont aussi de vrais aimants à touristes : « Et à côté des circuits organisés par les voyagistes, on voit se développer aussi les hébergements chez l’habitant, ce qui permet d’attirer une clientèle plus jeune », constate Alassa Mfouapon. Reste un obstacle majeur pour le tourisme africain selon lui : « le prix des billets d’avion, qui empêche encore trop de Français de découvrir ce merveilleux continent ».

Source : Mondial du tourisme: Pourquoi l’Afrique est une destination en plein essor

Congo : le plus ancien parc national d’Afrique rouvert aux touristes

Le parc national des Virunga (PNVI), le plus ancien d’Afrique, est de nouveau ouvert aux touristes après plus de neuf mois de fermeture imposée par plusieurs incidents meurtriers.

Le parc national des Virunga, classé Parc national en 1925, au Congo, vient de rouvrir au public, suite aux conclusions d’un audit des mesures de sécurité. « C’est à partir d’hier (vendredi) que le tourisme est à nouveau rouvert au public » dans le parc national des Virunga, a déclaré son directeur, le Belge Emmanuel De Mérode.

« La sécurité du Parc national des Virunga a été soumise à un audit mené par un organisme internationalement respecté et les rapports ont indiqué que tous les indicateurs sécuritaires sont bons », a-t-il ajouté. Les activités dans le PNVI étaient suspendues depuis le 11 mai 2018, après la mort d’une ranger et l’enlèvement de trois personnes dont deux touristes britanniques, libérées deux jours plus tard.

En péril depuis 1994

« Nous sommes satisfaits de cette réouverture car c’est un signal fort qui montre que la paix et la sécurité sont garanties », dans le PNVI, s’est réjoui pour sa part Olivier Kamusinzi, ministre provincial de l’Environnement du Nord-Kivu (est). Situé à la frontière avec le Rwanda et l’Ouganda, les Virunga s’étendent sur 7.800 km2 dans la province du Nord-Kivu, fief de plusieurs milices et groupes armés.

Des bords du lac Kivu et du volcan Nyiragongo, à la sortie de Goma jusqu’aux monts Rwenzori à la frontière avec l’Ouganda, le PNVI sert notamment de refuge à des espèces menacées comme le gorille des montagnes ou l’hippopotame. Il est classé sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1979 et sur la liste du patrimoine mondial en péril en 1994.

Source : Congo : le plus ancien parc national d’Afrique rouvert aux touristes

Charte africaine du tourisme durable et responsable : la première édition de la caravane lancée à Brazzaville

La cérémonie s’est déroulée, le 14 février, sous les auspices du vice-Premier ministre, Firmin Ayessa, qui avait à ses côtés le secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), Zurab Pololikashvili.

Le vice-Premier ministre, chargé de la Fonction publique, de la réforme de l’État, du travail et de la sécurité sociale a déclaré que le lancement de cette première édition de la caravane représentait un grand moment dans la restructuration des stratégies de développement du continent.

Expliquant les péripéties de la Charte africaine du tourisme durable et responsable, il a signifié que c’est en s’inspirant de l’expérience marocaine en la matière que vingt-six pays du continet se s’étaient réunis à Marrakech, le 10 novembre 2016, en marge de la COP 22, pour convenir de la signature de ce document. Celui-ci s’appuie sur les principes de sauvegarde et de valorisation du patrimoine naturel, de préservation du patrimoine culturel et de l’identité locale, d’intégration de l’économie locale et régionale, de diversification de l’offre touristique et de son insertion dans l’économie verte et durable, d’équité, d’éthique, de responsabilité sociale et de bonne gouvernance.

La République du Congo, signataire de cette charte a fait du tourisme l’un des secteurs stratégiques de croissance dans le Plan national de développement 2018-2022, a indiqué Firmin Ayesse. Cette option, a-t-il dit, se justifie par le fait que l’investissement public et la législation doivent précéder et entraîner les dynamiques professionnelles privées, pour le développement d’un secteur touristique structurant.

« Ainsi, de Brazzaville et maintenant, je lance un appel à tous les pays du continent afin qu’ils se joignent aux vingt-six États signataires de la Charte africaine du tourisme durable et responsable et prennent résolument l’engagement de se lancer sur la voie du développement de ce secteur. Une fois de plus, en prenant l’initiative de l’organisation de la première édition de la “Caravane de la charte africaine du tourisme durable et responsable” », le gouvernement de la République du Congo, réaffirme son engagement à contribuer à la renaissance de l’Afrique », a conclu le vice-Premier ministre.

Peu avant, le coordonnateur du Programme des Nations unies pour le développement, Anthony Kwaku Ohemeng-Boamah, qui a jugé bon d’accompagner et d’appuyer le ministère du Tourisme du Congo dans toutes les actions qu’il mène afin de hisser le tourisme congolais au rang des secteurs clés de développement économique et social, a fait savoir qu’il ne doute pas une seule fois que cette première caravane soit un plein succès. Un point de vue partagé également par le secrétaire général du ministère marocain du Tourisme, du transport aérien, de l’artisanat et de l’économie sociale, Mohamed Said.

Pour sa part, la ministre du Tourisme et de l’environnement, Arlette Soudan-Nonault, est convaincue que la caravane qui vient d’être lancée va pouvoir enfin faire bouger les lignes de la perception du développement du tourisme sur le continent. Car, a-t-elle insisté, le tourisme est un phénomène majeur de société, pas seulement en tant que fait économique de premier plan, mais aussi comme réalité socioculturelle d’envergure internationale, partie intégrante de cette fameuse mondialisation à laquelle tous sont confrontés.

« J’ose espérer, que la tenue de l’événement que constitue le lancement de cette caravane de la Charte africaine du tourisme durable et responsable à Brazzaville servira la cause africaine d’un tourisme plus humain et qui ne tienne pas compte que des gains économiques à très court terme. C’est ici que se pose le problème de rentabilisation du tourisme durable. A ce sujet, je dirai simplement que le tourisme durable est le meilleur gage d’une rentabilité durable, de par la reproduction de l’activité touristique elle-même, car il permet de préserver l’attractivité et donc le succès d’une destination », a souligné Arlette Soudan-Nonault.

Source : Charte africaine du tourisme durable et responsable : la première édition de la caravane lancée à Brazzaville

Français du monde. L’électricité solaire est l’avenir de l’Afrique

Français du monde. L’électricité solaire est l’avenir de l’Afrique

A l’heure du débat en France sur la flambée des prix à la pompe, Denis Lebouteux est certain que le salut du continent africain viendra du ciel.

Denis Lebouteux en Tanzanie : \"\"Dans 10 ans, il y aura des millions de voitures électriques en Afrique\"
Denis Lebouteux en Tanzanie : “”Dans 10 ans, il y aura des millions de voitures électriques en Afrique” (www.tanganyika.com)
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Denis Lebouteux emploie 400 personnes dans le nord de la Tanzanie au sein de son agence de voyages Tanganyika. Il est candidat aux palmes du tourisme durable pour lesquelles vous pouvez voter sur Internet.

Rien ne distingue le gros Toyota poussiéreux d’un autre 4×4 de safari. La machine a bien 20 ans d’âge et plusieurs fois le tour du compteur. L’innovation est là, sous le capot, où une start up allemande a aidé Denis Lebouteux à installer un moteur électrique. Deux de ses véhicules sont équipés pour l’instant, deux prototypes. Les autres devraient suivre.

Pour le Français, l’électrique couplé au solaire, c’est l’avenir de l’Afrique : “Ecologiquement, c’est valable. Ces voitures en fin de vie, c’est une catastrophe écologique, elles consomment énormément. Là, ils vont devenir constructeurs automobiles en recyclant les épaves que le Japon et l’Europe ne voudront plus. La technologie électrique, c’est beaucoup plus simple que le gazole ou l’essence. Aujourd’hui, convertir une voiture, ça coûte 30 000 dollars. Demain, ce sera 20 000.”

Une tente haut de gamme du camp Olduvai, l\'un des huit lodges de Tanganyika en Tanzanie
Une tente haut de gamme du camp Olduvai, l’un des huit lodges de Tanganyika en Tanzanie (www.olduvai-camp.com)

Denis Lebouteux estime qu’il lui faudra deux ans pour rentabiliser son investissement. Pas un bruit, au plus proche des animaux, ses 4×4 électriques sont utilisés uniquement pour emmener ses clients en safari, en particulier de nuit. Avec 130 kilomètres d’autonomie, cela suffit largement. “Il y a une évolution rapide des technologies, observe-t-il. Entre les batteries que j’ai achetées l’an dernier et cette année, on gagne 10% de puissance à poids égal.”

Les premiers E.cars, les 4x4 électriques de l\'agence Tanganyika.  \"Aujourd’hui, convertir une voiture, ça coûte 30 000 dollars. Demain, ce sera 20 000.\" 
Les premiers E.cars, les 4×4 électriques de l’agence Tanganyika.  “Aujourd’hui, convertir une voiture, ça coûte 30 000 dollars. Demain, ce sera 20 000.”  (www.tanganyika.com)

“Ça m’a ouvert les yeux”

Le Français rappelle que la première voiture électrique a été construite par un ingénieur français en… 1880 ! Dans un pays où le soleil brille 360 jours par an, il prévoit de passer la moitié de sa flotte de 50 voitures à l’électrique et au solaire d’ici 3-4 ans. “Dans 10 ans, il y aura des millions de voitures électriques en Afrique, prédit-il. Ce continent est une poubelle : toutes les voitures qui ne peuvent plus passer le contrôle technique viennent ici. Ça m’a ouvert les yeux : l’Afrique sera à l’électrique… mais elle ne le sait peut-être pas encore !”

L\'un des 8 lodges de l\'agence Tanganyika, au fin fond des parcs nationaux du nord de la Tanzanie. Ici, pas de clim, les soirées sont fraîches !  
L’un des 8 lodges de l’agence Tanganyika, au fin fond des parcs nationaux du nord de la Tanzanie. Ici, pas de clim, les soirées sont fraîches !   (www.tanganyika.com)

Cela fait des années que Denis Lebouteux a bien compris que le solaire était la solution pour ses huit lodges, tentes haut de gamme ou hôtels en dur, construits au fin fond des parcs nationaux du nord de la Tanzanie, aux confins du lac Victoria et du Kilimandjaro.

“Le solaire est arrivé il y a une dizaine d’années, raconte le Haut-Savoyard. Dès le début, on a passé l’électricité au solaire et rapidement l’eau chaude. La technologie progresse et les tarifs ont baissé : on est passé de 5 000 euros il y a huit ans à 750 cette année pour la même puissance. Du coup, on a même passé la blanchisserie au solaire.”

Ici, entre 1 200 et 2 500 mètres d’altitude, pas besoin de climatisation, les soirées sont fraîches toute l’année. Vous avez jusqu’à ce soir pour voter pour le prix du public sur le site www.palmesdutourisme.com. Le résultat sera dévoilé le 6 décembre.

Lui écrire : [email protected]

Denis Lebouteux est le premier à expérimenter les voitures de safari électrique, rechargées grâce à l\'énergie solaire, en Afrique de l\'Est. 
Denis Lebouteux est le premier à expérimenter les voitures de safari électrique, rechargées grâce à l’énergie solaire, en Afrique de l’Est.  (www.tanganyika.com)
Source : Français du monde. L’électricité solaire est l’avenir de l’Afrique / 

Forum Africa 2018 : Participation de Madagascar à la 3e édition

Forum Africa 2018

La troisième édition du Forum Africa se déroulera du 8 au 10 décembre 2018 à Charm-El-Sheik en Egypte. Madagascar participera activement à ce rendez-vous continental par le biais de l’EDBM (Economic Development Board of Madagascar), qui a pour mission de promouvoir des investissements dans la Grande île. Cet événement économique réunira plus d’un millier de leaders du monde des affaires, notamment des industriels et des investisseurs de renom.

De groupes hôteliers de haut standing. Ce Forum qui offrira aux participants une plateforme pour la promotion des investissements et du commerce intra-africain, est l’un des rassemblements de haut niveau entre dirigeants politiques et économiques du continent. C’est également une occasion en or de présenter aux investisseurs les opportunités d’affaires et d’investissements à Madagascar, notamment sur les six secteurs prioritaires sur lesquels travaille l’EDBM. Il s’agit de l’agribusiness, de l’infrastructure et de l’énergie, des mines, de l’industrie légère et surtout du tourisme. Parlant du secteur touristique en particulier, l’EDBM n’a pas ménagé ses efforts en matière de promotion afin d’attirer de nouveaux investisseurs notamment dans le domaine de l’hôtellerie. Et des retombées économiques positives ont été tirées. La preuve, bon nombre de groupes hôteliers de haut standing tels que les Groupes Golden Tulip, Hyatt ou encore Sun Resort et Movenpick, s’intéressent particulièrement à la destination Madagascar et son potentiel touristique.

Recueillis par Navalona R.

Source : Forum Africa 2018 : Participation de Madagascar à la 3e édition

Tourisme: l’Afrique, nouvel horizon des tours opérateurs

L’Afrique a le vent en poupe au Salon du tourisme de Paris. La Tunisie et l’Egypte redeviennent attractives et de nouvelles destinations s’ouvrent en Afrique. 417 projets hôteliers seraient actuellement portés par les grandes chaînes sur le continent qui se prépare à doubler le nombre de ses touristes. 110 millions de voyageurs internationaux sont attendus en 2030.

Les touristes sont de retour en Afrique du Nord avec la reprise confirmée de la Tunisie (+83%), de l’Egypte et de la Mauritanie. Ces pays espèrent avoir tourné la page noire du terrorisme. Le Maroc poursuit également sa croissance (+12%).

Des destinations hier délaissées en raison de l’instabilité politique, comme le Zimbabwe, Madagascar, la Côte d’Ivoire ou encore le Cameroun, sont également de retour cette année au Salon du tourisme de Paris pour courtiser les voyagistes français.

Un intérêt grandissant
Encore peu fréquenté par les touristes internationaux, le continent africain suscite un intérêt grandissant: «Cette année, ce sont les destinations africaines qui ont eu la plus forte croissance au sein de Voyageurs du Monde», souligne Jean-François Rial, PDG du groupe qui comprend les marques Terres d’Aventure, Comptoir des Voyages ou encore Allibert Trekking.

Surfant sur l’appel des grands espaces et de la vie sauvage, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, la Namibie, le Botswana ou l’Ethiopie ont la cote «avec des prestations chères mais impeccables», soulignant ainsi qu’il s’agit «souvent de tourisme très haut-de-gamme», poursuit-il.

L’Afrique du Sud a franchi pour la première fois la barre des dix millions de touristes en 2016. Juste derrière le Maroc et ses 11,3 millions de visiteurs.

Les lignes bougent
Certaines destinations africaines n’en sont encore qu’aux balbutiements en termes touristiques. C’est le cas du Tchad, qui a spécialement dépêché au Salon du tourisme, Madeleine Alingué, sa ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat. «Nous voulons changer l’image du Tchad, un travail a été fait dans la région pour plus de stabilité», résume Madeleine Alingué, qui reconnaît se lancer dans «un travail initiatique, de reconnaissance et de localisation» de son pays.

Partout, il faut former un personnel qualifié et mettre à niveau les infrastructures. Des millions d’emplois sont en jeu et une simple excursion peut faire vivre plusieurs familles durant une saison.

L’Algérie, le Rwanda et le Mozambique pointent prudemment leur nez dans le secteur pour diversifier leur économie.

Afrique: nouvel horizon
En 2017, les arrivées de touristes internationaux sur le continent ont augmenté de 9%, un rythme supérieur à la moyenne mondiale.

D’après l’African Tourism Monitor 2018, 417 projets hôteliers sont actuellement dans les cartons des grandes chaînes hôtelières, contre 365 en 2016 et 250 en 2015. Le groupe Accor a annoncé la création d’un fonds d’investissement d’un milliard d’euros, dédié à l’hôtellerie africaine, en partenariat avec un fond qatari. Une quarantaine d’hôtels (9000 chambres) devraient ainsi être créées dans un premier temps.

Au-delà du tourisme international, des hôtels sont également destinés à recevoir les voyageurs d’affaires, mais aussi la nouvelle classe moyenne africaine. Malgré le déficit de connexion internet, Airbnb connaît également une croissance rapide sur le continent. Et selon une étude, parmi les huit pays qui connaissent la croissance la plus rapide «trois sont situés en Afrique: le Nigeria, le Ghana et le Mozambique».

Source : Tourisme: l’Afrique, nouvel horizon des tours opérateurs

Boom de l’écotourisme en Afrique

Les pays du Continent ayant investi dans l’écotourisme à la fin des années 90, voient leurs efforts et audaces récompensés sur un segment qui fait flores. Ainsi l’écotourisme s’impose dans le paysage économique africain.

L’écotourisme est une forme de tourisme en plein boom. L’Afrique est sans nul doute la destination phare pour ce nouveau mode de villégiature. Preuve en est l’exemple du parc du Pendjari, cheville ouvrière de la stratégie pour l’essor de l’écotourisme au Bénin. Ainsi ce site classé « patrimoine mondial de l’UNESCO », fait l’objet d’un partenariat entre le gouvernement, African Parks et la Wyss Foundation qui vont y investir 26 millions de dollars. En février 2018, le National Geographic Society a rejoint l’accord. Il s’agit de sécuriser et réhabiliter le parc pour en faire une réserve si singulière qu’elle séduira les touristes du monde entier.

Qu’entend-on par « écotourisme » ? La Société internationale de l’écotourisme est la structure dédiée la plus ancienne au monde et définit l’écotourisme comme «un voyage responsable dans les zones naturelles qui préserve l’environnement, soutient le bien-être de la population locale et implique l’interprétation et l’éducation». Ainsi les activités écotouristiques en Afrique sont dédiées à l’observation d’animaux, aux randonnées, à l’observation d’oiseaux, à l’admiration de peintures rupestres, aux visites de forêts tropicales et de plongée sous-marine, selon une enquête d’Afrique Relance, une publication du département de l’information de l’Organisation Nations Unies (ONU).

«La tendance de l’écotourisme s’accentue grâce à une demande de plus en plus forte d’une clientèle qui a pris conscience de certains enjeux capitaux pour notre survie sur la planète. Les voyageurs ont de plus en plus envie de voyager utile, en favorisant un tourisme sain, vert et protecteur des espaces sauvages et de ceux qui y vivent» affirme Adeline Lobbes, consultante internationale experte en écotourisme et guide naturaliste spécialiste de l’Afrique. «Il y a une réelle prise de conscience et de plus en plus de clients nous demandent des écolodges, des petites structures avec un impact minimal sur l’environnement, etc. » précise Mme Lobbes.

Notons que c’est la faune qui mobilise les touristes et autres visiteurs de l’écotourisme : «l’observation de la faune est un segment très important du tourisme pour la plupart des pays, représentant 80% du total des ventes annuelles de voyages en Afrique», précise l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) dans son rapport publié en 2015 et intitulé «Vers la mesure de la valeur économique du tourisme d’observation de la faune en Afrique». Si cette tendance nouvelle se confirme ; les indicateurs économiques sont encore difficiles à identifier. Il est encore difficile de donner des chiffres précis quant aux retombées financières de l’écotourisme en Afrique. Des études sont lancées et précisent néanmoins la tendance.

Ainsi les résultats de l’enquête de l’OMT réalisée auprès d’un échantillon mondial représentatif d’une centaine de tours opérateurs montrent que dans le seul cas du tourisme d’observation d’animaux, les touristes voyagent par groupe de six en moyenne, séjournent dans une contrée du continent pendant en moyenne dix jours et dépensent en moyenne 433 dollars par personne par jour -jusqu’à 753 dollars pour les forfaits luxe- et tiennent 55 dollars d’argent de poche par personne par jour. Aux pays accueillants d’imaginer la manne financière que cette nouvelle forme de voyage peut générer. A ce jour les pays ayant développé une offre éco-touristique se situent à l’est et au sud du continent.

Le Kenya, riche de ses parcs est précurseur sur le secteur et est devenu un mètre-étalon en matière d’éco-tourisme en Afrique. Le Kenya en effet dispose d’un grand nombre de sites touristiques. «Dans les années 1970, le Kenya était la première destination au monde pour le tourisme animalier. Cette tendance est née de la transformation de la chasse sportive passée progressivement de la chasse au pistolet à la chasse avec une caméra», nous explique Dr Christopher Gakahu, président d’Ecotourism Kenya et consultant chez OkiosAfrica. «La dynamique autour de ce segment était telle qu’à un moment donné, poursuit-il, le tourisme au Kenya, fortement tributaire de l’observation de la faune et leur photographie est devenu le plus grand pourvoyeur de devises du pays. C’est à partir de là qu’il a été mis en place un ministère du Tourisme et de la faune, qui existe encore dans le gouvernement actuel».

Au gré des années, de l’émergence d’un tourisme plus « responsable », de l’exemple de pays comme le Kenya, la grande majorité des pays d’Afrique australe et de l’Est ont compris et appréhendé la valeur de leur faune. Ces pays ont évalué le potentiel que sa conservation pourrait représenter dans l’économie, facilitant ainsi l’investissement privé et la création d’entreprises. A titre d’exemple, on peut observer qu’en Tanzanie, ce secteur représente comme le principal outil du gouvernement dans sa stratégie de conservation des forêts et de stimulation des recettes publiques.

L’Ouest et le Centre du continent ont pris plus de temps pour mesurer la pertinence d’une démarche «  éco-touristique ». Au Ghana notamment, les investissements dans l’entretien des forêts tropicales ont permis de soutenir une croissance annuelle quasi-constante de 12%, selon Afrique Relance. La Gambie souhaite également accélérer son développement pour permettre à l’économie de bénéficier d’un secteur à fort potentiel et qui a fait ses preuves dans l’est du continent.

Si le potentiel est réel et reste inexploité au niveau continental ; il montre également des zones de fragilités. A l’instar par exemple, du manque d’investissement en Afrique centrale et de l’ouest, et des réels problèmes de braconnage. Le braconnage reste un défi majeur pour un meilleur développement de l’écotourisme à travers le continent. «Nous devons protéger chaque parcelle de ce continent qui regorge de trésors écologiques et d’une biodiversité unique au monde» martèle Adeline Lobbes.

Ainsi le secteur se structure, les pays se mobilisent et comprennent combien il est essentiel de développer l’éco-tourisme, tant d’un point de vue économique que d’un point de vue écologique.

Source : Boom de l’écotourisme en Afrique

AccorHotels : un milliard de dollars pour développer l’hôtellerie en Afrique

Le groupe hôtelier s’associe avec Katara Hospitality (Qatar) pour créer un fonds dont la capacité d’investissement sera supérieure à un milliard de dollars, et qui ciblera l’Afrique subsaharienne.

AccorHotels met le turbo en Afrique. Le groupe hôtelier vient en effet d’annoncer la création d’un fonds d’investissement dédié à l’hôtellerie en Afrique, dont la capacité d’investissement sera supérieure à un milliard de dollars. Cette initiative est développée en commun avec le fonds qatari Katara Hospitality.

Le fonds disposera de 500 millions de dollars de capitaux propres : 350 millions apportés par Katara Hospitality, et 150 millions par AccorHotels, dans les 5 à 7 prochaines années. Viendront s’y ajouter des investissements réalisés en commun avec d’autres partenaires, et un recours à l’endettement.

40 hôtels en projet

Ces moyens serviront à construire de nouveaux hôtels et à l’acquisition d’établissements existants, qui changeront d’enseigne. Au total, 40 hôtels (environ 9000 chambres) devraient ainsi être créés grâce à ce fond qui ciblera les différents pays d’Afrique subsaharienne (qui en compte 48 au total).

Ces hôtels couvriront tout l’éventail des marques du groupe AccorHotels, de l’économique au luxe en passant par les résidences.

En avril dernier, AccorHotels avait déjà témoigné de ses ambitions en Afrique en rachetant 50% du sud-africain Mantis, conglomérat opérant dans le domaines de l’hôtellerie et du voyage.

AccorHotels travaille également actuellement au développement d’une plate-forme de brand content “My Chic Africa”, qui a pour objectif de faire découvrir “une Afrique branchée et dynamique via ses destinations phares”, expliquait en mars le groupe. Cette plate-forme doit être lancée au cours du second trimestre 2018.

Source : AccorHotels : un milliard de dollars pour  développer l’hôtellerie en Afrique