Saison de croisière 2020/2021 : MSC Cruises inclut Madagascar dans son programme

Afin de répondre à la hausse significative de la demande pour un voyage en croisière en Afrique du Sud et dans l’océan indien enregistrée lors de la saison 2018/2019, la compagnie de croisière MSC annonce la mise en place de 2 lignes supplémentaires en partance de Durban. Madagascar est inclut dans ce nouveau programme.

MSC est la plus grande compagnie de croisières privée au monde. Lors de la saison précédente, la compagnie a enregistré une hausse de 25% de la demande pour un voyage en croisière dans la région Océan indien et en Afrique du Sud. D’où l’idée d’ajouter des lignes supplémentaires à partir de la saison 2020/2021. Ses deux navires, le MSC Lirica pouvant accueillir plus de 1900 passagers et le MSC Musica Class d’une capacité de plus de 3200 passagers, seront affectées à ces nouvelles lignes.

Le lancement sera accompagné d’une nouvelle offre de croisière d’une durée de 14 jours à partir du 26 décembre 2020. Chaque voyage partira de Durban en Afrique du sud et fera escale sur l’île Portugaise en Mozambique, à Nosy-Be dans le nord ouest de Madagascar, à Victoria aux Seychelles et à Port-Louis à l’île Maurice.

La mise en place de ses lignes permettra d’emmener 50 000 passagers supplémentaires dans la région. Une aubaine pour la Grande île, dans la mesure où les touristes dépensent en moyenne 100 euros pour les excursions et les achats de produits artisanaux pour chaque escale.

Afin d’optimiser ce marché en plein essor, l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM) et les opérateurs ont mis en place le comité « Accueil Croisières » dont l’objectif principal est de standardiser et rehausser la réception des paquebots et des navires de croisières lors des escales sur la Grande île.

Source : Saison de croisière 2020/2021 : MSC Cruises inclut Madagascar dans son programme

Coopération et complémentarité, clés d’un tourisme durable dans le continent

La coopération et la complémentarité entre les pays africains est “la clé” de la promotion d’un tourisme durable dans le continent, a indiqué récemment à Londres, l’ambassadeur du Maroc au Royaume-Uni, Abdesslam Aboudrar.

Intervenant lors d’un panel sur “La promotion du tourisme en Afrique”, dans le cadre de l’exposition WISH Africa organisée les 8 et 9 juin dans la capitale britannique, M. Aboudrar a souligné que chacun des pays africains regorge de richesses, de capital et de patrimoine à mettre en avant, faisant savoir que “la coopération et la complémentarité, entre les pays africains est la clé pour la promotion d’un tourisme durable”.

Interrogé à cette occasion sur “le secret de l’affluence croissante des touristes au Maroc”, M. Aboudrar a souligné que le Royaume, “bien qu’il ne dispose pas de ressources pétrolières, a capitalisé sur ses ressources naturelles, pour devenir l’une des meilleures destinations dans le monde”, rapporte la MAP.

Il a rappelé, à cet effet, que la promotion du tourisme marocain remonte aux années soixante dans le but de valoriser le capital matériel et humain dont regorge le Maroc, à savoir : ses surfaces maritimes ouvertes à la fois sur la Méditerranée et l’océan Atlantique, sa richesse forestière, la beauté de sa nature et son Sahara, le patrimoine architectural et culturel de ses villes impériales et ses anciennes médinas outre “la culture de son peuple connu par son hospitalité, son ouverture et sa générosité”.

Ces efforts, a expliqué M. Aboudrar, ont été couronnés par le lancement de la Vision 2020 qui ambitionne de faire du tourisme l’un des moteurs du développement économique, culturel et social au Maroc afin de faire du Royaume une des 20 plus importantes destinations mondiales à l’horizon 2020, qui s’impose comme une référence, en matière de développement durable dans la région méditerranéenne.

Cette vision a aussi pour but d’étudier “les besoins et les aspirations des visiteurs en vue de leur offrir une expérience mémorable qu’ils peuvent recommander à leur retour”, a-t-il ajouté, faisant savoir que plus de 12 millions de touristes ont visité le Maroc l’année dernière, dont 400.000 proviennent d’Afrique subsaharienne.

Le Maroc, a-t-il poursuivi, fort de son rôle de trait d’union entre l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient, a placé les pays africains et subsahariens au centre de ses préoccupations, précisant que la compagnie marocaine “Royal Air Maroc” dessert de nombreux pays africains, en plus de connexions fréquentes avec l’Union européenne, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

Organisée au palais d’expositions Olympia à Londres, avec le soutien de l’UNESCO, l’édition 2019 de WISH Africa, explore l’Afrique en six différents secteurs, à savoir l’art et design, la mode, l’immobilier et l’architecture, le tourisme et les voyages, la cuisine, et la technologie.
Cet événement propose plusieurs panels présentant une culture africaine mondialisée et moderne ainsi que des tables rondes portant sur “La mode : l’Afrique, source d’inspiration”, “Le marché technologique africain”, “Immobilier et architecture”, “Investir dans l’art africain” et “La modernisation de la cuisine africaine”.

Cette édition mis l’accent cette année sur quatre pays à savoir le Maroc (Afrique du nord), le Kenya (Afrique de l’est), le Nigeria (Afrique de l’ouest) et l’Afrique du Sud.
Parmi les personnalités marocaines présentes à cet événement figurent Zeina Souiri, fondatrice de la marque Zey Fashion Probitex, Hicham Lahlou, fondateur d’Africa Design days, et membre du conseil d’administration de la World Design Organization pour la période 2017-2019 en charge de l’Afrique, Touria El Glaoui cofondatrice de la “1: 54 Contemporary African Art”, première foire d’art contemporain qui se tient chaque année à Londres, New York et Marrakech, et Charaf El Mansouri de Sunny Side up travels.
WISH Africa est une entreprise sociale sous forme d’une plateforme médiatique et de marketing axée sur la culture, le commerce et le développement en Afrique. Sa mission est de promouvoir une image plus positive du continent et des Africains, afin d’améliorer la compréhension culturelle et de générer un commerce intra-africain et intercontinental.

Source : Coopération et complémentarité, clés d’un tourisme durable dans le continent

Nosy Ankao : Dans le top 5 des plus belles destinations insulaires en Afrique

Nosy Ankao est classé dans le top 5 des plus belles îles privées du continent africain. Accessible uniquement par hélicoptère depuis Nosy-Be ou Diégo Suarez, Nosy Ankao se trouve au large de la côte nord-est de Madagascar. S’étalant sur une superficie de 10 km², cet endroit est la plus grande des cinq îles de l’archipel portant le même nom. Pour les voyageurs assoiffés d’aventures, Nosy Ankao est une invitation permanente à l’exploration de forêts vierges, remplies de lémuriens. Les eaux qui l’entourent renferment des fonds marins exceptionnels, faits de poissons multicolores, baleines, tortues et coraux aux innombrables couleurs.

Destination luxueuse. Sur les belles plages de Nosy Ankao, sont également érigés les 14 villas privées de l’éco-lodge ultraluxueux de Miavana. Niché dans un sanctuaire paradisiaque, cette destination est aussi isolée que luxueuse. La restauration écologique de l’île, est au cœur de ses activités. Plongée sous-marine, observation des baleines, excursion en hélicoptère autour de l’archipel, farniente. Les activités ne manquent pas sur Nosy Ankao.

Voyage prévu. Cette année, Nosy Ankao et Miavana sont inclus dans le programme de séjour de l’agence Ker & Downey Africa, spécialisée dans le tourisme très haut de gamme. Près de 34% de sa clientèle souhaitent aujourd’hui séjourner sur l’île paradisiaque, où l’on se sent au bout du monde. Nosy Ankao était donc une évidence pour ce spécialiste des voyages de luxe. Aussi, ce voyage de 12 jours à Madagascar prévus pour les mois de septembre et novembre prochains, se focalisera uniquement sur plusieurs sites du nord de Madagascar.

Source : Nosy Ankao : Dans le top 5 des plus belles destinations insulaires en Afrique

Hilton se développe en Afrique

Hilton Garden Inn, la marque économique du groupe Hilton, enregistre une croissance importante en Afrique. Trois ans seulement après l’ouverture de son premier établissement sur le continent, la marque compte aujourd’hui 4 hôtels en activité et 14 projets en cours de développement.

La plupart des établissements sont des premières implantations pour Hilton Garden Inn et l’ensemble du groupe Hilton, à l’image du Botswana, de la Zambie et de l’Ouganda.

« Nous avons développé des prototypes de la marque Hilton Garden Inn spécialement pensés et conçus pour le marché africain. Ces produits ont été conçus pour répondre aux attentes des voyageurs et des propriétaires sur l’ensemble du continent africain, tout en conservant le design léger, lumineux et aérien de la marque, et en respectant les principales caractéristiques de l’offre et des services proposés, qui font sa renommée à travers le monde » indique John Greenleaf, Global Head de Hilton Garden Inn.

Chaque hôtel est construit dans le respect de la tradition de Hilton Garden Inn, avec des chambres modernes, adaptées à la fois pour des voyages d’affaires et de loisirs.

A ce jour, Hilton Garden Inn compte quatre établissements et près de 800 chambres ouvertes en Afrique, notamment au :

  • Maroc : Hilton Garden Inn Tanger City Center (ouvert en mars 2016) – Premier hôtel Hilton Garden Inn à ouvrir en Afrique, cet établissement se situe à deux pas de la plage et du célèbre Tanger City Mall, avec des vues imprenables sur la ville et la mer Méditerranée.
  • Kenya : Hilton Garden Inn Nairobi Airport (ouvert en février 2018) – Le premier établissement Hilton Garden Inn à avoir ouvert au Kenya est une oasis accueillante située près de l’aéroport international de Nairobi, et dotée d’une piscine à débordement sur le toit.
  • Zambie : Hilton Garden Inn Lusaka Society Business Park (ouvert en août 2018) – Premier hôtel Hilton à avoir ouvert en Zambie, cet établissement Hilton Garden Inn est situé dans le centre de Lusaka City, emplacement idéal pour les voyageurs d’affaires.
  • Botswana : Hilton Garden Inn Gaborone (ouvert en février 2019) – Le premier hôtel Hilton du pays est situé au centre du nouveau Central Business District de Gaborone.

« Les pays comme le Botswana et l’Ouganda connaissent une croissance très forte, parmi les plus rapides au monde, et proposent une offre touristique très intéressante. La marque Hilton Garden Inn attire de plus en plus de voyageurs de classe moyenne en Afrique et ailleurs, ce qui nous permet d’ouvrir de poursuivre notre développement international et de répondre à la demande de nos clients dans des destinations clés » déclare Jan Van Der Putten, VP Operations, Afrique et Océan indien, Hilton.

Avec 14 hôtels et près de 2 400 chambres en cours de développement en Afrique, Hilton Garden Inn accroît sa présence dans des pays africains où la marque n’est pas encore présente. Hilton Garden Inn Kampala et Hilton Garden Inn Mbabane accueillent leurs premiers clients ce mois-ci et sont les premiers établissements Hilton Garden Inn et pour le groupe Hilton à ouvrir en Ouganda et au Swaziland. L’ouverture du Hilton Garden Inn Windhoek en Namibie est également prévue dans le courant de l’année, une autre première implantation nationale pour la marque sur ce continent. Parmi les autres pays africains du portefeuille Hilton Garden Inn figurent le Malawi, l’Ouganda, le Ghana, l’Égypte, la République Démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Ghana, le Nigeria et l’Afrique du Sud.

L’hôtelier américain prévoit de doubler sa présence en Afrique, passant de 44 hôtels en activité actuellement, à 100 au cours des prochaines années.

Source : Hilton se développe en Afrique

Tourisme : l’Afrique, une région en plein essor ?

Comment se porte le tourisme en Afrique ? Ce secteur connaît un regain d’activités, avec 67 millions de visiteurs en 2018, d’après l’Organisation Mondiale du Tourisme. Le continent attire de nouveau les touristes après des vagues d’attentats terroristes, comme au Kenya, après les printemps arabes, en Égypte par exemple. Reportage à Séville, à l’occasion du Sommet mondial du tourisme et du voyage du 2 au 4 avril 2019.

Le tourisme représente 1 emploi sur 10 dans le monde, et 1 sur 7 en Afrique. En 2018, 67 millions de touristes ont visité le continent africain. Après l’Asie, c’est dans cette région du monde que le nombre de touristes a le plus augmenté l’an dernier.

Parmi les destinations les plus prisées : le Maroc, l’Afrique du Sud et l’Égypte. Le Zimbabwe a reçu en 2017 plus de 2,4 millions de touristes, d’après l’Organisation Mondiale du Tourisme.

Le Kenya a, quant à lui, dépassé les 2 millions de touristes en 2018, selon le ministère kenyan du Tourisme. Le pays reste confronté à un défi sécuritaire, après une série d’attentats jihadistes commise il y a cinq ans. Aujourd’hui, autorités et professionnels du tourisme tentent de rassurer :

Le Kenya est un pays très sûr ! Nous avons mis en place des mesures, pour gérer toutes les menaces auxquelles nous avons dû faire il y a quelques années. Le Kenya a beaucoup investi dans la sécurité, pour arrêter les attaques terroristes.

Nicanor Sabula, directeur de KATA, l’Association des agences de voyage au Kenya

L’enjeu sécuritaire est fondamental pour le tourisme, la préservation de l’environnement, aussi. Dans ce domaine, le Kenya “réalise de très belles choses”, pour Randy Durband, directeur du Conseil mondial du tourisme durable (GSTC)“Nous coopérons avec des entreprises certifiées, qui travaillent de manière durable. Mais nous avons besoin d’une prise de conscience majeure : parfois, les touristes s’approchent trop près des animaux, ou il y a trop de gens qui les entourent.”

Tourisme et environnement

Le défi du tourisme durable concerne l’ensemble des pays africains, au premier chef le Maroc, pays le plus visité du continent, avec 12,3 millions de touristes en 2018. C’est 8% de plus par rapport à 2017, d’après l’Observatoire marocain du tourisme. “Une année-record”, selon Azzedine Bijou, responsable de l’Office du tourisme marocain en Andalousie.

Pour attirer davantage de touristes, le Maroc a décidé de diversifier son offre touristique. Le pays privilégie le tourisme vert, comme à Dakhla. Cette station balnéaire du Sud du pays accueille une étape des championnats du monde de kitesurf.

Le ministère du Tourisme marocain “forme aussi des personnes, dans les montagnes, pour développer un tourisme solidaire chez l’habitant”, assure Azzedine Bijou, responsable de l’Office du tourisme marocain en Andalousie.

L’écotourisme est une opportunité pour l’Afrique. Quelque huit millions d’emplois pourraient être créés dans les dix prochaines années, sur le continent, d’après le Conseil mondial du tourisme et du voyage (WTTC).

Le Kenya a reçu 2 millions de touristes en 2018, d’après les chiffres du ministère kenyan du Tourisme, et “espère en accueillir 5 millions d’ici à 2030”, souligne Nicanor Sabula, le directeur de l’association des agences de voyage au Kenya (KATA).

Source : Tourisme : l’Afrique, une région en plein essor ?

Mondial du tourisme: Pourquoi l’Afrique est une destination en plein essor

  • Une quinzaine de destinations africaines sont représentées cette année au Mondial du tourisme, ce qui reflète l’intérêt des Français pour le continent.
  • D’ailleurs, selon le baromètre annuel de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), l’Afrique a accueilli 67 millions de visiteurs en 2018, soit 7 % de plus qu’en 2017.
  • La tendance de l’écotourisme bénéficie à l’Afrique, qui offre des parcs nationaux magnifiques, des safaris incroyables, des lieux de randonnées somptueux, des plages superbes…

Jeudi dernier, à l’ouverture du Mondial du tourisme, beaucoup de visiteurs se pressent devant les stands des pays africains. Et ils ont le choix car une quinzaine de destinations africaines sont représentées cette année : Botswana, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Ghana, Guinée-Bissau, Kenya, Madagascar, Maroc, Namibie, Sao Tome & Principe, Sénégal, Tanzanie, Tunisie.

« La présence de nombreux pays sur le salon est le reflet du marché. Car depuis deux ans, l’intérêt des touristes français pour ce continent grandit », constate Frédérique Ambrosino, responsable du continent Africain au Mondial du Tourisme.

Les touristes ont moins peur pour leur sécurité

Un regain d’intérêt qui succède à une période sombre pour le tourisme africain, pénalisé par l’épidémie Ebola en 2013-2014, divers attentats terroristes les années suivantes et par l’instabilité politique dans certains Etats. Mais le renforcement de la sécurité, la fin de la crise sanitaire et le développement des infrastructures (transports, hôtellerie..) ont contribué à ramener des touristes sur le continent. « Depuis 2015 nous avons renforcé les mesures de sécurité et nous avons pu constater peu de temps après un regain de touristes. Car ils étaient rassurés », témoigne ainsi Alassa Mfouapon, directeur de la promotion du tourisme du Cameroun.

« Et si les voyageurs français vont sur le site Ariane du ministère des affaires étrangères pour regarder si certains pays sont déconseillés aux touristes, ils ont compris avec les attentats qu’a connus la France, qu’aucun pays ne pouvait être sûr à 100 % », explique Frédérique Ambrosino.

L’engouement pour l’écotourisme joue à plein

D’ailleurs, selon le baromètre annuel de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), l’Afrique a accueilli 67 millions de visiteurs en 2018, soit 7 % qu’en 2017 (+ 10 % pour l’Afrique du Nord et +6 % pour l’Afrique subsaharienne). Parmi les pays les plus visités figurent « le Maroc, la Tunisie, le Gabon, le Sénégal, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, Madagascar, le Kenya, l’Afrique du Sud… Mais aussi l’Egypte, car les Français reviennent sur les bords du Nil et de la Mer Rouge », constate Frédérique Ambrosino.

Et les motivations des touristes sont variées : « Certains viennent pour profiter de nos 13 parcs naturels, d’autres font des randonnées, ou visitent la capitale et ses marchés animés, Libreville. Mais les séjours balnéaires fonctionnement aussi très bien pour certaines destinations », poursuit-il.

Ce que confirme Marie de Magdala Nkiyeme Engone, chargée d’études à l’Agence Gabonaise du Tourisme du Gabon : « Nous bénéficions de l’engouement pour le tourisme durable. Les touristes français viennent au Gabon pour faire des safaris en forêt, de la pêche sportive, pour visiter nos parcs nationaux, pour voir des baleines dans les parcs marins. Et parce qu’ils en ont assez du tourisme de masse et qu’ils veulent vivre une vraie aventure pendant leurs vacances ».

L’hébergement chez l’habitant se développe

Cet attrait pour l’éco tourisme bénéficie aussi à la Tanzanie, comme en témoigne Claudia Tenba, directrice de l’agence Zara Tour : « Les touristes apprécient la variété des activités qu’offre le pays autour de la nature car on visite les cultures de café ou de bananes, faire l’ascension du Kilimandjaro, se baigner dans des sources d’eau chaude, faire des safaris, se reposer sur une plage de Zanzibar… ».

Au Cameroun, la faune et flore sont aussi de vrais aimants à touristes : « Et à côté des circuits organisés par les voyagistes, on voit se développer aussi les hébergements chez l’habitant, ce qui permet d’attirer une clientèle plus jeune », constate Alassa Mfouapon. Reste un obstacle majeur pour le tourisme africain selon lui : « le prix des billets d’avion, qui empêche encore trop de Français de découvrir ce merveilleux continent ».

Source : Mondial du tourisme: Pourquoi l’Afrique est une destination en plein essor

Congo : le plus ancien parc national d’Afrique rouvert aux touristes

Le parc national des Virunga (PNVI), le plus ancien d’Afrique, est de nouveau ouvert aux touristes après plus de neuf mois de fermeture imposée par plusieurs incidents meurtriers.

Le parc national des Virunga, classé Parc national en 1925, au Congo, vient de rouvrir au public, suite aux conclusions d’un audit des mesures de sécurité. « C’est à partir d’hier (vendredi) que le tourisme est à nouveau rouvert au public » dans le parc national des Virunga, a déclaré son directeur, le Belge Emmanuel De Mérode.

« La sécurité du Parc national des Virunga a été soumise à un audit mené par un organisme internationalement respecté et les rapports ont indiqué que tous les indicateurs sécuritaires sont bons », a-t-il ajouté. Les activités dans le PNVI étaient suspendues depuis le 11 mai 2018, après la mort d’une ranger et l’enlèvement de trois personnes dont deux touristes britanniques, libérées deux jours plus tard.

En péril depuis 1994

« Nous sommes satisfaits de cette réouverture car c’est un signal fort qui montre que la paix et la sécurité sont garanties », dans le PNVI, s’est réjoui pour sa part Olivier Kamusinzi, ministre provincial de l’Environnement du Nord-Kivu (est). Situé à la frontière avec le Rwanda et l’Ouganda, les Virunga s’étendent sur 7.800 km2 dans la province du Nord-Kivu, fief de plusieurs milices et groupes armés.

Des bords du lac Kivu et du volcan Nyiragongo, à la sortie de Goma jusqu’aux monts Rwenzori à la frontière avec l’Ouganda, le PNVI sert notamment de refuge à des espèces menacées comme le gorille des montagnes ou l’hippopotame. Il est classé sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1979 et sur la liste du patrimoine mondial en péril en 1994.

Source : Congo : le plus ancien parc national d’Afrique rouvert aux touristes

Charte africaine du tourisme durable et responsable : la première édition de la caravane lancée à Brazzaville

La cérémonie s’est déroulée, le 14 février, sous les auspices du vice-Premier ministre, Firmin Ayessa, qui avait à ses côtés le secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), Zurab Pololikashvili.

Le vice-Premier ministre, chargé de la Fonction publique, de la réforme de l’État, du travail et de la sécurité sociale a déclaré que le lancement de cette première édition de la caravane représentait un grand moment dans la restructuration des stratégies de développement du continent.

Expliquant les péripéties de la Charte africaine du tourisme durable et responsable, il a signifié que c’est en s’inspirant de l’expérience marocaine en la matière que vingt-six pays du continet se s’étaient réunis à Marrakech, le 10 novembre 2016, en marge de la COP 22, pour convenir de la signature de ce document. Celui-ci s’appuie sur les principes de sauvegarde et de valorisation du patrimoine naturel, de préservation du patrimoine culturel et de l’identité locale, d’intégration de l’économie locale et régionale, de diversification de l’offre touristique et de son insertion dans l’économie verte et durable, d’équité, d’éthique, de responsabilité sociale et de bonne gouvernance.

La République du Congo, signataire de cette charte a fait du tourisme l’un des secteurs stratégiques de croissance dans le Plan national de développement 2018-2022, a indiqué Firmin Ayesse. Cette option, a-t-il dit, se justifie par le fait que l’investissement public et la législation doivent précéder et entraîner les dynamiques professionnelles privées, pour le développement d’un secteur touristique structurant.

« Ainsi, de Brazzaville et maintenant, je lance un appel à tous les pays du continent afin qu’ils se joignent aux vingt-six États signataires de la Charte africaine du tourisme durable et responsable et prennent résolument l’engagement de se lancer sur la voie du développement de ce secteur. Une fois de plus, en prenant l’initiative de l’organisation de la première édition de la “Caravane de la charte africaine du tourisme durable et responsable” », le gouvernement de la République du Congo, réaffirme son engagement à contribuer à la renaissance de l’Afrique », a conclu le vice-Premier ministre.

Peu avant, le coordonnateur du Programme des Nations unies pour le développement, Anthony Kwaku Ohemeng-Boamah, qui a jugé bon d’accompagner et d’appuyer le ministère du Tourisme du Congo dans toutes les actions qu’il mène afin de hisser le tourisme congolais au rang des secteurs clés de développement économique et social, a fait savoir qu’il ne doute pas une seule fois que cette première caravane soit un plein succès. Un point de vue partagé également par le secrétaire général du ministère marocain du Tourisme, du transport aérien, de l’artisanat et de l’économie sociale, Mohamed Said.

Pour sa part, la ministre du Tourisme et de l’environnement, Arlette Soudan-Nonault, est convaincue que la caravane qui vient d’être lancée va pouvoir enfin faire bouger les lignes de la perception du développement du tourisme sur le continent. Car, a-t-elle insisté, le tourisme est un phénomène majeur de société, pas seulement en tant que fait économique de premier plan, mais aussi comme réalité socioculturelle d’envergure internationale, partie intégrante de cette fameuse mondialisation à laquelle tous sont confrontés.

« J’ose espérer, que la tenue de l’événement que constitue le lancement de cette caravane de la Charte africaine du tourisme durable et responsable à Brazzaville servira la cause africaine d’un tourisme plus humain et qui ne tienne pas compte que des gains économiques à très court terme. C’est ici que se pose le problème de rentabilisation du tourisme durable. A ce sujet, je dirai simplement que le tourisme durable est le meilleur gage d’une rentabilité durable, de par la reproduction de l’activité touristique elle-même, car il permet de préserver l’attractivité et donc le succès d’une destination », a souligné Arlette Soudan-Nonault.

Source : Charte africaine du tourisme durable et responsable : la première édition de la caravane lancée à Brazzaville

Français du monde. L’électricité solaire est l’avenir de l’Afrique

Français du monde. L’électricité solaire est l’avenir de l’Afrique

A l’heure du débat en France sur la flambée des prix à la pompe, Denis Lebouteux est certain que le salut du continent africain viendra du ciel.

Denis Lebouteux en Tanzanie : \"\"Dans 10 ans, il y aura des millions de voitures électriques en Afrique\"
Denis Lebouteux en Tanzanie : “”Dans 10 ans, il y aura des millions de voitures électriques en Afrique” (www.tanganyika.com)
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Denis Lebouteux emploie 400 personnes dans le nord de la Tanzanie au sein de son agence de voyages Tanganyika. Il est candidat aux palmes du tourisme durable pour lesquelles vous pouvez voter sur Internet.

Rien ne distingue le gros Toyota poussiéreux d’un autre 4×4 de safari. La machine a bien 20 ans d’âge et plusieurs fois le tour du compteur. L’innovation est là, sous le capot, où une start up allemande a aidé Denis Lebouteux à installer un moteur électrique. Deux de ses véhicules sont équipés pour l’instant, deux prototypes. Les autres devraient suivre.

Pour le Français, l’électrique couplé au solaire, c’est l’avenir de l’Afrique : “Ecologiquement, c’est valable. Ces voitures en fin de vie, c’est une catastrophe écologique, elles consomment énormément. Là, ils vont devenir constructeurs automobiles en recyclant les épaves que le Japon et l’Europe ne voudront plus. La technologie électrique, c’est beaucoup plus simple que le gazole ou l’essence. Aujourd’hui, convertir une voiture, ça coûte 30 000 dollars. Demain, ce sera 20 000.”

Une tente haut de gamme du camp Olduvai, l\'un des huit lodges de Tanganyika en Tanzanie
Une tente haut de gamme du camp Olduvai, l’un des huit lodges de Tanganyika en Tanzanie (www.olduvai-camp.com)

Denis Lebouteux estime qu’il lui faudra deux ans pour rentabiliser son investissement. Pas un bruit, au plus proche des animaux, ses 4×4 électriques sont utilisés uniquement pour emmener ses clients en safari, en particulier de nuit. Avec 130 kilomètres d’autonomie, cela suffit largement. “Il y a une évolution rapide des technologies, observe-t-il. Entre les batteries que j’ai achetées l’an dernier et cette année, on gagne 10% de puissance à poids égal.”

Les premiers E.cars, les 4x4 électriques de l\'agence Tanganyika.  \"Aujourd’hui, convertir une voiture, ça coûte 30 000 dollars. Demain, ce sera 20 000.\" 
Les premiers E.cars, les 4×4 électriques de l’agence Tanganyika.  “Aujourd’hui, convertir une voiture, ça coûte 30 000 dollars. Demain, ce sera 20 000.”  (www.tanganyika.com)

“Ça m’a ouvert les yeux”

Le Français rappelle que la première voiture électrique a été construite par un ingénieur français en… 1880 ! Dans un pays où le soleil brille 360 jours par an, il prévoit de passer la moitié de sa flotte de 50 voitures à l’électrique et au solaire d’ici 3-4 ans. “Dans 10 ans, il y aura des millions de voitures électriques en Afrique, prédit-il. Ce continent est une poubelle : toutes les voitures qui ne peuvent plus passer le contrôle technique viennent ici. Ça m’a ouvert les yeux : l’Afrique sera à l’électrique… mais elle ne le sait peut-être pas encore !”

L\'un des 8 lodges de l\'agence Tanganyika, au fin fond des parcs nationaux du nord de la Tanzanie. Ici, pas de clim, les soirées sont fraîches !  
L’un des 8 lodges de l’agence Tanganyika, au fin fond des parcs nationaux du nord de la Tanzanie. Ici, pas de clim, les soirées sont fraîches !   (www.tanganyika.com)

Cela fait des années que Denis Lebouteux a bien compris que le solaire était la solution pour ses huit lodges, tentes haut de gamme ou hôtels en dur, construits au fin fond des parcs nationaux du nord de la Tanzanie, aux confins du lac Victoria et du Kilimandjaro.

“Le solaire est arrivé il y a une dizaine d’années, raconte le Haut-Savoyard. Dès le début, on a passé l’électricité au solaire et rapidement l’eau chaude. La technologie progresse et les tarifs ont baissé : on est passé de 5 000 euros il y a huit ans à 750 cette année pour la même puissance. Du coup, on a même passé la blanchisserie au solaire.”

Ici, entre 1 200 et 2 500 mètres d’altitude, pas besoin de climatisation, les soirées sont fraîches toute l’année. Vous avez jusqu’à ce soir pour voter pour le prix du public sur le site www.palmesdutourisme.com. Le résultat sera dévoilé le 6 décembre.

Lui écrire : [email protected]

Denis Lebouteux est le premier à expérimenter les voitures de safari électrique, rechargées grâce à l\'énergie solaire, en Afrique de l\'Est. 
Denis Lebouteux est le premier à expérimenter les voitures de safari électrique, rechargées grâce à l’énergie solaire, en Afrique de l’Est.  (www.tanganyika.com)
Source : Français du monde. L’électricité solaire est l’avenir de l’Afrique / 

Forum Africa 2018 : Participation de Madagascar à la 3e édition

Forum Africa 2018

La troisième édition du Forum Africa se déroulera du 8 au 10 décembre 2018 à Charm-El-Sheik en Egypte. Madagascar participera activement à ce rendez-vous continental par le biais de l’EDBM (Economic Development Board of Madagascar), qui a pour mission de promouvoir des investissements dans la Grande île. Cet événement économique réunira plus d’un millier de leaders du monde des affaires, notamment des industriels et des investisseurs de renom.

De groupes hôteliers de haut standing. Ce Forum qui offrira aux participants une plateforme pour la promotion des investissements et du commerce intra-africain, est l’un des rassemblements de haut niveau entre dirigeants politiques et économiques du continent. C’est également une occasion en or de présenter aux investisseurs les opportunités d’affaires et d’investissements à Madagascar, notamment sur les six secteurs prioritaires sur lesquels travaille l’EDBM. Il s’agit de l’agribusiness, de l’infrastructure et de l’énergie, des mines, de l’industrie légère et surtout du tourisme. Parlant du secteur touristique en particulier, l’EDBM n’a pas ménagé ses efforts en matière de promotion afin d’attirer de nouveaux investisseurs notamment dans le domaine de l’hôtellerie. Et des retombées économiques positives ont été tirées. La preuve, bon nombre de groupes hôteliers de haut standing tels que les Groupes Golden Tulip, Hyatt ou encore Sun Resort et Movenpick, s’intéressent particulièrement à la destination Madagascar et son potentiel touristique.

Recueillis par Navalona R.

Source : Forum Africa 2018 : Participation de Madagascar à la 3e édition