Sur l’île de La Réunion, Thierry Prangère et Joëlle Conreur ont fait le pari fou d’ouvrir une agence de voyages digitale en pleine crise.

Le secteur du tourisme est moribond et pourtant cela ne décourage pas certains. A la Réunion, une agence de voyages a décidé de se lancer durant le confinement.« La décision a été faite avant la période d’état d’urgence », explique Thierry Prangère, le président de LAhLANhLA Voyages Privés. Mais l’agence « a vu le jour et fait face dès sa naissance à la plus grande crise du tourisme ».

Associé à Joëlle Conreur, une ancienne formatrice pour les agents de voyages, l’ancien de Barclays a créé une agence haut de gamme avec des « services importants très personnalisés et des voyages sur mesure ».

L’agence a déjà lancé une application web, avec sa carte Exclusive Traveler. Il s’agit d’une « carte personnelle, dont le QR code se trouvant au verso, permet d’ouvrir l’application et d’accéder à des services pratiques, dont une conciergerie 7j/24h, et une reconnaissance individuelle. Un peu comme l’accès à un club privé », explique Thierry Prangère.

Association avec une agence métropolitaine

L’agence, situé à Saint Gilles les Bains, est entièrement digitalisée. « Nous nous voulons écoresponsables, et nos procédures vis-à-vis des partenaires et nous-même sont basées sur les principes du tourisme durable. Nous pouvons amener nos clients sur 61 pays dans les mêmes conditions que si nous les recevions en France » poursuit le dirigeant, membre de la Commission Tourisme CPME Réunion et des Entreprises du Voyage. Elle s’est déjà associé à l’agence bordelaise Millésime Privé.

Si les créateurs sont conscients de la difficulté de se lancer pendant cette période trouble, ils ont déjà une idée sur le voyage et l’après. « De nombreux amateurs d’aventure opteront pour la sécurité et la tranquillité d’esprit de voyager inclusivement. Ils penseront aux transports privés, aux transferts privés et aux petits hôtels de charme. Presque du jour au lendemain, les voyages sont devenus un fruit interdit. Dès que cela sera possible, de nombreux voyageurs se mettront enfin à vivre (et pas seulement imaginer) des aventures uniques dont ils ont passé leur vie à rêver. Les trajets fréquents et courts seront remplacés par des trajets moins nombreux, plus longs et plus significatifs. Il est temps de ralentir et de profiter du voyage ! »

Après le confinement, « le grand air »

Et selon eux, « de nombreux voyageurs chercheront des évasions réparatrices vers des destinations lointaines qui offrent des cachettes émouvantes, des retraites paisibles et des espaces parfaitement illimités. Ces endroits dépourvus de foule et de files d’attente où la distanciation sociale vient naturellement et où les voyageurs peuvent se plonger dans l’isolement ultime. Après le confinement beaucoup auront envie de grand air (…) et de (ré) apprécier l’extraordinaire beauté du monde naturel. »

Aujourd’hui, l’agence a commencé à commercialiser ces services aux entreprises, sponsorisé Miss Ecologie Réunion, et publie chaque semaine sur un magazine du Journal de la Réunion des « destinations de rêve ».

Source : La Réunion : ils créent une agence de voyages en plein confinement

Soldes, réseaux sociaux, revenus ancillaires… Pour bien démarrer l’année, voici quelques conseils pour développer les ventes de votre agence en 2020.

Recherchez les soldes et promotions

Soldes d’hiver oblige, pourquoi ne pas profiter de toutes les offres actuellement proposées par les voyagistes pour faire grimper vos ventes ? Les soldes sont en effet le moment parfait pour mettre en avant des voyages auxquels n’auraient peut-être pas osé imaginer vos clients, avec des tarifs pouvant aller jusqu’à -50%. À noter évidemment que la période des soldes n’est pas le seul moment de l’année pendant laquelle vous pourrez faire profiter vos clients de réductions. Surveillez régulièrement les produits des TO, compagnies aériennes et autres voyagistes, qui peuvent proposer tout au long de l’année des offres intéressantes.

Développez le web

Dans un guide publié l’année dernière, l’agence spécialiste du webmarketing e-tourisme Resaconseil apportait ses conseils pour améliorer ses performances sur le web, et par conséquent multiplier les dossiers. Parmi eux, le développement du référencement naturel (SEO), qui permettra à l’agence d’apparaître sur les premières pages d’un moteur de recherche, et ainsi de gagner en visibilité. Tout aussi important : la transparence des tarifs sur le web. L’internaute préfère connaître le prix réel de son voyage immédiatement. À éviter donc : le « à partir de », qui peut vite faire déchanter le potentiel voyageur !

Pariez sur les réseaux sociaux

Qui dit web, dit bien évidemment réseaux sociaux. Oui, Instagram, Facebook ou LindedIn peuvent aussi vous aider à développer votre business. Facebook pourra tout d’abord vous permettre de mettre en avant des destinations, en partageant par exemple des vidéos, stories ou albums photos. Idem pour Instagram, qui peut également vous servir à promouvoir votre entreprise. Simple et efficace pour faire parler de vous ! Quant à LinkedIn, c’est l’outil parfait pour renforcer votre présence sur le web et nouer de nouvelles relations professionnelles.

Rendez vos agences plus attrayantes

Si l’image sur la toile est importante, elle l’est peut-être encore plus en agences. Et celles-ci doivent être attirantes ! C’est en effet ce que semblent attendre vos clients, à en croire le dernier baromètre Smart Retail de Samsung, dévoilé en septembre dernier. Selon l’étude, 73% des consommateurs finalisent leur achat en point de vente physique. Mais encore faut-il réussir à le rendre attractif. Cela passera notamment par la mise en avant des destinations ou TO préférés des clients, par un investissement ou rajeunissement de la décoration, par l’ambiance du magasin, mais aussi par la vitrine, première chose que le futur voyageur regardera avant d’entrer.

Misez sur les revenus ancillaires

Selon les compagnies aériennes, vous pourrez bénéficier de marges sur les revenus ancillaires. Bagages en soute, repas à bord, sélection du siège ou embarquement prioritaire sont autant de services facturés notamment par les compagnies low-cost. N’hésitez donc pas à proposer toutes ces options à vos clients pour faire grimper le panier. Autre idée : les assurances voyages. Si elles ne sont pas incluses dans le package, pourquoi ne pas les conseiller aux voyageurs. De quoi là aussi faire progresser un peu plus votre marge !

Source : Agents de voyages, comment booster vos ventes en 2020 !

Face à la poussée du « cruise bashing » Costa a créé un nouvel onglet consacré au développement durable sur sa plateforme BtoB Costa Extra.

Cette rubrique a pour but de mettre en avant les principaux objectifs et projets concrets de développement durable, dérouler les résultats déjà obtenus et mettre en avant les efforts faits par la compagnie dans ce domaine. L’idée est de donner aux agents de voyages tous les arguments utiles pour continuer à vendre des croisières en soulignant aussi les initiatives vertueuses.

Promouvoir un tourisme responsable, repenser la question de l’alimentation de manière durable , expliquer la transition eco – énergétique des navires de croisière, présenter le Costa Smeralda, premier navire au gaz naturel liquéfié et expliquer le GNL, mettre en avant les programmes liés au recyclage à bord, etc. A chaque fois, un lien renvoie vers le dernier rapport DD sur la plateforme en ligne dédiée. Celui de 2018 vient d’être publié. Régulièrement mis à jour, il permet de suivre l’avancement des programmes et les initiatives en cours. « De plus en plus de clients font aujourd’hui le choix d’achats responsables. Montrer à nos partenaires et à nos clients notre engagement et notre réelle conscience des enjeux peut donc nous aider à faire la différence volet dans leur travail. Nous avons choisi de mettre au coeur de nos projets des valeurs en lesquelles nous croyons et de façonner notre compagnie en fonction de l’avenir de la planète. Pour nous, pour nos enfants et surtout pour les hôtes de nos navires. » a expliqué Stefania Lallai, directrice du développement durable de Costa.
Source : Costa créé une rubrique développement durable pour les agents de voyages

Le voyagiste breton participe à un projet de reforestation avec Air France sur l’Île rouge. Un engagement de plus qui s’inscrit dans une politique de tourisme durable plus large.

Il y a des initiatives qui méritent d’être mises en lumière. Le nouveau partenariat signé entre Air France, dont la fondation est investie depuis 2008 à Madagascar, et le groupe Salaün Holidays, est l’une de ces actions que l’on aimerait plus courante dans l’industrie touristique. Le voyagiste et la compagnie aérienne vont contribuer à la reforestation d’une zone sèche autour du lac Itasy, dans le centre du pays.

Au total, plus de 57 000 arbres seront plantés grâce au soutien des deux entreprises. Piloté par l’ONG française Agrisud International, le programme Mahavotna prévoit la plantation de 240 000 arbres, accompagnée de formations pour les agriculteurs locaux. Un projet étalé sur 3 ans, et à côté duquel Salaün Holidays ne pouvait pas passer. « Nous émettons 76 000 tonnes de CO2 par an, et 76% de nos clients voyagent avec Air France. Le rapprochement me paraissait naturel », explique Michel Salaün, le PDG du groupe. Un investissement notable, chiffré à 100 000 euros pour 2 ans. Et ce n’est pas tout. En effet, le projet, baptisé TripnTree par Air France, n’est qu’un volet d’une politique de tourisme solidaire plus ambitieuse pour le tour-opérateur du Finistère.

Le projet de reforestation n’est pas le seul soutenu par Salaün Holidays (ici, un atelier de réinsertion par la ferronnerie).
© Florian De Paola

150 000 euros investis par an

A Madagascar, d’abord. Par l’intermédiaire de deux associations, Amitié Madagascar Bretagne et Échanges et Coopération, Salaün Holidays soutient des orphelinats, l’installation de puits, un atelier de réinsertion pour personnes démunies ou encore le financement d’un lycée, à Behenjy, non loin de la capitale du pays, Antananarivo. Le voyagiste basé à Pont-de-Buis-lès-Quimerch reverse 20 euros par client envoyé à Madagascar. En 2018, les deux associations ont chacune reçu un chèque de 3500 euros (pour les 350 clients du groupe à destination).

A Madagascar, Salaün Holidays finance notamment l’installation de puits dans la périphérie de la capitale.
© Florian De Paola

 

 

 

 

 

 

 

 

Même si la Grande Île n’est pas le seul terrain sur lequel Salaün Holidays s’engage. « Nous avons un groupe de réflexion en interne, conseillé par des spécialistes extérieurs, pour aborder toutes ces thématiques. Ce sont des investissements importants, puisque nous consacrons 150 000 euros par an à nos opérations de tourisme solidaire. Nous ne sommes pas une ONG, mais nous pouvons quand même contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations locales, et à la sauvegarde de l’environnement ». En Ouzbékistan, au Vietnam, en Afrique du Sud, au Pérou ou encore en Inde, Salaün Holidays soutient divers projets, présentés à ses clients lors de leurs circuits.

Yves Polard, le fondateur d’Amitié Madagascar Bretagne, le directeur du lycée de Behenjy et Michel Salaün.
© Florian De Paola

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi, à Madagascar, 3 des 5 circuits comptent une matinée dédiée à la découverte de ses différentes initiatives caritatives. Salaün Holidays, qui a obtenu le label ATR en décembre dernier, programme au total plus de 110 destinations.

Source : A Madagascar, Salaün Holidays fait un peu plus que du tourisme