Air Austral : séparation à l’amiable avec certains de ses salariés

Face à la crise sanitaire engendrée par l’épidémie de coronavirus, Air Austral mise sur les départs volontaires de ses salariés.

Proposition

Toutes les compagnies aériennes subissent de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus. Avec la suspension de l’aérien et les freins au tourisme causés par les quatorzaines en cours, Air Austral est contraint de réduire son effectif. La compagnie a donc proposé à une partie de son personnel une séparation à l’amiable. Ce dispositif permet d’“améliorer sa compétitivité” et de parvenir à “une contraction de ses coûts dans le but de préserver et ses capacités financières et son outil de production”, rapporte le Journal de Mayotte.

Négociation

Dans son communiqué, Air Austral annonce une baisse de 95% de son activité. La compagnie a tout de même bénéficié d’une enveloppe de 86 millions d’euros, sous la forme d’avances remboursables, de la part de son principal actionnaire la Région Réunion et d’un prêt garanti par l’Etat. La négociation déjà entamée avec le personnel se focalise sur la rédaction d’un plan d’adaptation. Celle-ci prévoit avant toute l’activité partielle d’une partie du personnel. Elle inclut également la signature de deux accords d’entreprise, de performance collective et de rupture conventionnelle collective basés sur le volontariat. La compagnie a tout de même souligné qu’il n’y avait aucunement des objectifs de suppression de poste.

Source : Air Austral : séparation à l’amiable avec certains de ses salariés

Air Madagascar : Prolongement de la suspension des vols internationaux jusqu’au 30 juin

Pas encore de reprise des vols internationaux pour Air Madagascar. Pour cause d’urgence sanitaire, la compagnie aérienne nationale décide de prolonger la suspension de ses vols internationaux jusqu’au 30 juin, aussi bien pour le long courrier que le régional. Sont concernées par cette décision de prolongement de la suspension les lignes Paris, Marseille et Guangzhou pour le long courrier. Pour le régional, il y a les lignes Maurice, Moroni, Réunion et Djaoudji. A noter que les vols cargo et les vols de rapatriement ne sont pas concernés par cette suspension. A propos justement du rapatriement, les Malgaches bloqués en Europe attendent toujours leur tour. Car pour le moment ce sont les vols de rapatriement des ressortissants étrangers voulant quitter Madagascar qui ont lieu.

On rappelle que les vols internationaux avaient été suspendus depuis le début de la crise sanitaire. Une suspension qui a provoqué un arrêt quasi-complet de l’industrie aérienne et, partant, un blocage du secteur tourisme, un des piliers de l’économie malgache. Pour en revenir à la situation d’Air Madagascar, la compagnie aérienne nationale traverse actuellement un moment très difficile et arrive difficilement à faire face à ses charges. Sur ce point d’ailleurs, de nombreux passagers dont les vols ont été annulés se plaignent du fait que leurs billets ne soient pas remboursés jusqu’à présent. En somme, l’avenir d’Air Madagascar est incertain. A moins que le gouvernement ne prenne les dispositions nécessaires pour sauver la compagnie de la faillite.

Source : Air Madagascar : Prolongement de la suspension des vols internationaux jusqu’au 30 juin

Aides de l’Etat : les compagnies concurrentes d’Air France en colère

Elles dénoncent une « distorsion de concurrence inacceptable » qui devrait accélérer « la disparition des compagnies aériennes françaises. »

« Nous décrétons l’état d’urgence pour sauver notre industrie aéronautique », a déclaré Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, mardi matin. 15 milliards d’euros au total ont été accordés par l’Etat pour soutenir un secteur touché de plein fouet par la chute du trafic aérien et qui emploie plus de 200 000 personnes en France. Sauf que cette annonce ne réjouit pas tout le monde. Certaines compagnies s’estiment lésées.

Selon le Syndicat des Compagnies Aériennes Autonomes (Scara), l’Etat français a décidé de « limiter son soutien aux seules industries du groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS) et à Air France ». Il abandonne ainsi « tout un pan de la chaîne de valeur du transport aérien allant des entreprises d’assistance en escale aux aéroports, des compagnies d’aviation d’affaires aux compagnies d’hélicoptère, des sociétés de maintenance aux sociétés de handling, des avitailleurs aux écoles de formation, sans oublier en premier lieu toutes les compagnies aériennes non Air France. »

L’Uncaf appelle à « sauver l’emploi »

Pour le syndicat, « ce choix assumé de l’État, de soutenir la seule compagnie Air France (désormais Air Austral ainsi que La Compagnie ont reçu un prêt, NDLR) au détriment des toutes les autres compagnies aériennes françaises conduit à une distorsion de concurrence inacceptable. Est-il compatible avec le règlement européen ? La question est ouverte… »Sur le même sujet

En début de semaine, l’Union des Compagnies Aériennes Françaises (Uncaf) faisait déjà le même constat. Demandant de toute urgence, via un communiqué « à Madame Pénicaud un changement de cap pour sauver l’emploi dans la filière du transport aérien ». Précisant par la suite : « En termes d’aides à la filière du transport aérien (hormis Air France) rien n’a été fait pour le compte de résultat des entreprises , à part l’activité partielle. Aucune subvention n’a été octroyée par le gouvernement aux petites et moyennes compagnies. Aucune écoute de la part de Bercy pour agir sur les postes de charges, – refus d’accorder l’aide financière à concurrence de 800 000 euro, pourtant acceptée par l’Europe… »

Pour le Scara, cette aide circonscrite à Air France va avoir deux conséquences immédiates. Elle va accélérer le mouvement de disparition des compagnies aériennes françaises. « Déjà sévèrement attaquées par une concurrence étrangère qui bénéficie d’un environnement social et fiscal bien moins contraignant dans leur pays de rattachement ». Mais également « accélérer la perte d’emplois qualifiés en France dans toute une branche industrielle essentielle au développement économique du pays et de ses régions ».

Source : Aides de l’Etat : les compagnies concurrentes d’Air France en colère

Turckish Airlines récompense les Iles Vanille

Acteur majeur de l’aérien dans l’Océan Indien, Turkish Airlines a récompensé les acteurs du tourisme au sein des Iles Vanilles, pour leurs efforts de promotion de ces destinations sous les Tropiques. Ce prix de reconnaissance a été décerné aux Iles Vanille lors des Awards 2019, organisés le vendredi 21 juin 2019 à l’île Maurice.

Cette compagnie aérienne   de l’Europe de l’Est dessert l’océan Indien depuis 2015 (Madagascar, Maurice, Seychelles et Comores). Ces trois dernières années, des roadshows ont été menées en Europe de l’Est afin de favoriser le développement touristique des îles et une plus grande diversification des marchés. Sous l’égide de l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM), des opérateurs malgaches ont participé à ces opérations marketing conjointes, destinées à faire connaître surtout les produits touristiques malgaches auprès des voyagistes européens et augmenter les opportunités d’affaires des professionnels. 9 villes ont été visitées de l’Europe de l’Est ont été visitées dans le cadre de ces roadshows.

Pour Turkish Airlines, ce prix de reconnaissance récompense surtout les efforts effectués par ces acteurs du tourisme dans le cadre de ces opérations marketing, qui ont été couronnées de succès avec un bon taux de remplissage des avions.

Pascal Viroleau, Directeur des Îles Vanille, a également exprimé sa satisfaction et souligne « Turkish Airlines fait partie des compagnies qui s’engagent pour le développement touristique de la zone et cela porte ses fruits. »

Source : Turckish Airlines récompense les Iles Vanille

MyCapricorne : le programme de fidélité commun pour Air Austral et Madagascar

Les deux compagnies Air Austral et Air Madagascar ont procédé au rapprochement de leurs programmes de fidélité pour un réseau plus attractif pour le client.

Une étape fondamentale de leur partenariat stratégique

Les programmes de fidélité “Namako” d’Air Madagascar et “Capricorne” d’Air Austral ont été fusionnés pour n’en former qu’un. Dans le cadre d’une nouvelle étape de leur partenariat stratégique, les deux compagnies ont réinventé “My Capricorne” . Ce rapprochement marque la volonté des deux parties de renforcer leur partenariat à longue durée et respectant la stratégie gagnant-gagnant. “Les compagnies Air Austral et Air Madagascar franchissent aujourd’hui une étape fondamentale du partenariat stratégique qui les lie depuis le 30 novembre 2017”, a indiqué la compagnie réunionnaise dans un communiqué sur le récit du Journal de Mayotte.

Des avantages pour les passagers

Ce rapprochement profite surtout aux clients des deux compagnies. En effet, les passagers d’Air Austral et d’Air Madagascar pourront désormais bénéficier d’un réseau de destinations élargi ainsi que d’un barème de points plus avantageux. Dans la foulée, la gestion et la consultation du solde des points en ligne constituent un nouvel avantage de ce programme de fidélité pour les deux compagnies partenaires et leurs filiales Tsaradia et Ewa Air. Les usagers n’ont aucune démarche à faire. En effet, leur espace en ligne fera l’objet d’une modification automatique tenant compte de la fusion des programmes. Par ailleurs, chaque client recevra un mail qui détaillera le nouveau système de points.

Une première grande réalisation des compagnies partenaires

A la suite de ce programme de fidélité commun, le DFG d’Air Austral Marie Joseph Malé évoque une démarche qui “donne tout son sens à la philosophie du partenariat stratégique établi entre nos deux compagnies”. De son côté, Roland Besoa Razafimaharo, DG d’Air Madagascar a indiqué que “le lancement de MyCapricorne signe la première grande réalisation des compagnies partenaires pour cette année 2019”, rapporte le journal Midi Madagasikara. “Ce nouveau programme de fidélisation s’inscrit dans la stratégie d’Air Madagascar et d’Air Austral, construite autour d’une vision commune au service de nos clients”, a-t-il ajouté.

Source : MyCapricorne : le programme de fidélité commun pour Air Austral et Madagascar

Ryanair va faire payer les valises en cabine

Ryanair a annoncé hier, son intention de faire payer les bagages en cabine des passagers. La low cost promet que cette mesure permettra de réduire les retards.

Ryanair a annoncé jeudi par communiqué qu’il fallait devenir un « client prioritaire » pour pouvoir emporter un bagage en cabine. Les nouvelles règles de la compagnie aérienne à bas coûts permettront seulement de voyager gratuitement avec un “petit sac personnel”, qui devra être placé sous le siège devant soi.

Mais les passagers souhaitant embarquer avec une valise allant jusqu’à 10 kg devront désormais payer : soit 6 à 8 euros pour la prendre avec eux en cabine et la ranger dans le compartiment, soit 8 à 10 euros pour l’enregistrer en soute. La nouvelle politique de bagage concernera tous les vols après le 1er novembre 2018 et toutes les réservations effectuées après le 1er septembre 2018.

Pour éviter les retards selon Ryanair

Le transporteur irlandais, première compagnie aérienne européenne en termes de passagers transportés, a dit avoir décidé cette mesure pour lutter contre le retard de ses avions induit par des personnes embarquant trop de bagages à main à bord. Elle a précisé que la facturation de bagages allant jusqu’à 10 kilos n’engendrerait pas de chiffre d’affaires additionnel, étant donné que les tarifs facturés sont inférieurs aux coûts d’enregistrement. Ce dont on peut douter…

Les principaux rivaux de Ryanair dans le “low cost”, EasyJet, Wizz et Norwegian Air Shuttle, permettent d’emmener gratuitement en cabine un bagage de taille moyenne sur des court-courriers. Ryanair, a annoncé hier la conclusion d’un accord avec le syndicat représentant ses pilotes irlandais.

Source : Ryanair va faire payer les valises en cabine

Partenariat stratégique : Air Austral avantagé, Air Madagascar et les fournisseurs sacrifiés

Dans ce partenariat stratégique entre Air Madagascar et Air Austral, les fournisseurs de la compagnie aérienne nationale font office de vache à lait.

Les entreprises malgaches sont-elles faites pour avantager Air Austral, une compagnie aérienne régionale ? C’est la question que se posent les observateurs en se référant à la demande de l’Etat malgache et d’Air Madagascar adressée aux fournisseurs de cette dernière d’abandonner 30% de leurs créances. « Ce que nous venons vous demander aujourd’hui, c’est un abandon de créances de 30% » lit-on notamment dans une lettre adressée par Air Madagascar, à ses fournisseurs, en date du 17 novembre 2017. Pour rappel, cette « exigence » qui s’apparente apparemment à un esclavage économique à l’encontre des entreprises malgaches fournisseurs d’Air Madagascar fait suite au partenariat stratégique entre les deux compagnies malgache et réunionnaise.

L’argent du beurre

Un partenariat où Air Austral veut avant tout le beurre et l’argent du beurre. En effet, la compagnie régionale réunionnaise prend l’actif et laisse aux autres le passif. Comme on le sait, dans le cadre de cet accord, « L’Etat de Madagascar s’est engagé à prendre en charge le passif de la compagnie après prise en compte d’un effort d’au moins 30% de la part des créanciers d’Air Madagascar ». Ce qui veut tout simplement dire qu’il appartient aux autres et non à Air Austral de faire des efforts. Les autres, ce sont avant tout les contribuables, puisque les dettes d’Air Madagascar seront payées sur les recettes fiscales. Les autres, ce sont aussi les créanciers d’Air Madagascar qui vont donc sacrifier 30% de leurs créances. Ce qui représente probablement des dizaines et des dizaines de milliards d’ariary à abandonner.

Conditions suspensives

La question qui se pose est en tout cas de savoir pourquoi l’Etat a accepté de telles conditionnalités qualifiées de « conditions suspensives » mises par Air Austral avant son entrée dans le capital d’Air Madagascar. En effet, sans garantir un redressement rapide d’Air Madagascar qui continue d’accumuler les difficultés, le partenariat stratégique en question ne fait pour le moment que nuire aux intérêts des fournisseurs de la compagnie aérienne nationale. Outre l’abandon de 30% de leurs créances, ces fournisseurs ne seront pas payés intégralement et immédiatement. « Le solde des créances ferait alors l’objet d’un moratoire jusqu’au 28 février 2018, puis d’un étalement sur 12 mois entre le 1er mars 2018 et le 28 février 2019 ». En tout cas, tel que c’est parti, Air Austral sera gagnante sur toute la ligne. Contrairement à Air Madagascar qui tarde à reprendre son envol et aux fournisseurs qui vont donc sacrifier des milliards d’ariary de créances. Normalement dans un mariage, l’homme et la femme se partagent tout, pour le meilleur et pour le pire. Ce qui n’est le cas dans ce partenariat stratégique Air Austral – Air Madagascar où on laisse à la partie malgache… le pire.

Source : R.Edmond. – Partenariat stratégique : Air Austral avantagé, Air Madagascar et les fournisseurs sacrifiés