France : Les Universités du Tourisme Durable

Les Universités du Tourisme Durable reviennent pour une 5ème édition, les 3 et 4 octobre à La Rochelle.

Après Paris, Vannes, Clermont-Ferrand et Lyon, c’est donc en Charente-Maritime que les professionnels du tourisme sont invités à se retrouver pour faire émerger des solutions d’avenir en matière de développement durable dans le tourisme. 

Organisé par l’association ATD – Acteurs du Tourisme Durable, le 1er réseau de professionnels engagés pour un tourisme durable, avec Excelia Group et Charentes Tourisme, cet événement constitue un moment de réflexion incontournable pour se retrouver, échanger, et travailler ensemble autour des enjeux de développement durable.

Cette année, ces journées auront pour thématique transversale le « zéro ». Alors que l’on n’a jamais autant parlé des impacts du tourisme sur l’environnement et que la France attend 100 millions de touristes en 2020, intervenants et participants réfléchiront aux solutions qui existent pour tendre vers des activités zéro émission, zéro déchet, zéro voiture… A l’inverse, mais toujours avec le même objectif de durabilité, les initiatives visant le 100 % seront également mises en lumière : 100 % local, accessible, autonome.

Si la première journée est consacrée aux ateliers et tables-rondes, la deuxième journée offre l’occasion d’expérimenter des initiatives de tourisme durable sur le territoire. La Rochelle, pionnière en matière d’écologie urbaine et notamment sur le plan des mobilités, sera à coup sûr un terrain d’inspiration pour les participants.

Des solutions concrètes, du réseautage et de la convivialité en perspective : un rendez-vous à ne pas manquer ! 

Source : Les Universités du Tourisme Durable

Toamasina-Foulpointe : Une route en béton en cours de construction

Beaucoup se plaignent de l’état de la route nationale 5, reliant Toamasina et Foulpointe. Questionné sur ce sujet, le directeur général des Travaux Publics, Hajaniaina Randrianandrasana a affirmé que la réhabilitation a commencé. « Le projet de réhabilitation de la RN5 est financé par les ressources propres internes (RPI) de l’Etat à travers le MAHTP (Ministère de l’Aménagement, de l’Habitat et des Travaux Publics). Pour la ville de Toamasina, un appel d’offre est déjà lancé pour la réfection du boulevard Ratsimilaho, coupé depuis des années. Les procédures sont également en cours pour l’attribution du marché à l’entreprise en charge des travaux d’infrastructures routières reliant le Port de Toamasina et la RN2 », a noté le DG des Travaux publics. Outre cette partie Est, il a également cité de nombreux projets, concernant entre autres, la route Antsiranana-Ambilobe-Ambanja. Pour ce cas, deux ponts sont à construire et le marché est déjà attribué à Colas, d’après les explications.  Pour l’axe Ambilobe-Vohémar bénéficiant d’un financement chinois par le CRBC, les travaux sur 168Km s’achèveront en octobre 2019. Dans le sud, des projets de corridors et de routes sont en cours de mise en œuvre. En ce qui concerne la campagne d’entretiens, toutes les Directions régionales du MAHTP sont en train de préparer les dossiers d’appel d’offres, pour les 22 régions, selon le DG Hajaniaina Randrianandrasana.

Source : Toamasina-Foulpointe : Une route en béton en cours de construction

L’hôtellerie de luxe gagne du terrain à La Havane

La Havane (CUBA) La capitale cubaine, qui fête cette année ses 500 ans, attire des hôtels -et une nouvelle clientèle – très haut de gamme. Le Gran Hotel Manzana Kempinski a ouvert la voie en 2017, et d’autres opérateurs veulent occuper ce nouveau créneau du cinq étoiles grand luxe.

À Cuba, face au Capitole de La Havane fraîchement et entièrement rénové, dont l’intérieur du dôme culminant à 91 mètres a retrouvé ses lamelles d’or originelles, un grand bâtiment est encore en travaux. C’est l’ancien cinéma Payret, lieu mythique pour son architecture comme sa scène ayant accueilli notamment Sarah Bernhardt ; le bâtiment de 1877 va être remis à neuf pour devenir un hôtel de luxe, et les murs sont convoités par le groupe Barrière qui envisage d’y aménager l’an prochain son premier palace des Caraïbes ! “Ce sera un hôtel avec cinéma”, précise l’historien de la ville Eusebio Leal, qui s’est engagé à ce que le Payret conserve sa légendaire salle de projection.

Cela en ajouterait encore au faste pré-révolutionnaire que la capitale cubaine retrouve à travers son hôtellerie depuis que le Gran Hotel Manzana Kempinski a ouvert ses portes en 2017, face au Floridida (où Ernest Hemingway dégustait ses daïquiris). De la réception jusqu’à la piscine panoramique à débordement, tout est fait pour satisfaire la clientèle la plus exigeante. L’hôtel ‘cinq étoiles grand luxe’ dispose de 246 chambres (chacune de minimum 40 m²) commercialisées entre 420 et 1 200 € la nuit, et jusqu’à 4 500 € pour la suite présidentielle. L’équipe de 400 personnes est conduite par le directeur Xavier Destribats, qui se vante de proposer “le plus beau buffet de La Havane, digne des meilleurs palaces parisiens”. Pourtant, la tâche est difficile dans le contexte d’isolement de Cuba (lire ci-dessous) : “Nous importons l’essentiel à travers notre centrale d’achats, à l’exception des produits de grande qualité que l’on trouve sur l’île, notamment les fruits et légumes.” Tous les matériaux et le mobilier ont également été importés d’Europe pour pallier à l’embargo des États-Unis et la pénurie qui sévit sur l’île.

Un taux d’occupation de 60 % à l’année

Mais la clientèle est au rendez-vous, puisque le taux d’occupation atteint déjà 60 % à l’année. “C’est une nouvelle clientèle très haut de gamme qui ne venait pas auparavant à Cuba, parce qu’elle n’y trouvait pas les hôtels adaptés à ses exigences”, explique José Dosreis, patron de l’agence réceptive française Cubacolor, et présent sur l’île depuis vingt ans. Une clientèle en provenance – paradoxalement – des États-Unis, de Chine, d’Australie, mais également de France (8 % des clients du Kempinski). De fait, d’autres opérateurs ont investi sur ce segment du très haut de gamme, dont Iberostar, avec ses hôtels Parque Central et le Grand Packard. Avec ses 321 luxueuses chambres et suites au dessus du Prado, ce dernier établissement offre depuis sa terrasse une très belle vue panoramique sur le Malecon (le boulevard du front de mer) et la forteresse du Morro, mais aussi sur le futur So by Sofitel, qui enrichira l’offre hôtelière haut de gamme à partir de cet automne. Kempinski annonce également un deuxième hôtel identique de 162 chambres à La Havane cette année, et un autre cinq étoiles grand luxe près des plages de Cayo Guillermo, avec 245 chambres et des maisons sur pilotis.

Source : L’hôtellerie de luxe gagne du terrain à La Havane

BNI Madagascar : Un levier de croissance pour les entreprises du secteur tourisme

BNI Madagascar

BNI Madagascar a confirmé son statut de « levier de croissance pour les entreprises du secteur tourisme ». C’était hier, au cours d’une conférence donnée dans le cadre de la participation de la banque à la Foire Internationale du Tourisme (ITM), au CCI Ivato. Une occasion  de rappeler  aux investisseurs, aux professionnels et aux visiteurs, l’ampleur de sa démarche en faveur de cette filière en pleine expansion.

Les conférenciers de la BNI Madagascar ont ainsi présenté à l’assistance le maillage territorial de son réseau d’agence, et les solutions de financement qu’elle propose. On peut notamment citer le financement de l’exploitation, qui se traduit par des crédits à court terme permettant à la banque d’apporter à l’entreprise la trésorerie nécessaire afin de financer son  cycle d’exploitation ; ou une garantie afin d’exercer normalement son métier. Il y a également le financement des investissements, sous forme de prêts amortissables, ou crédit-bail, de BNI Madagascar, pour accompagner l’entreprise dans son programme de développement afin de lui permettre  de financer son projet d’acquisition et/ou rétablir un bon équilibre financier. BNI Madagascar présente également à l’ITM  des services innovants pour révolutionner les pratiques bancaires et satisfaire toutes les catégories de clientèle, en sa qualité de banque universelle. Du site transactionnel BNI-NETqui offre un panel de services fonctionnels accessibles 7j/7 et 24h/24 via internet, à la plateforme e-commerce qui sera prochainement opérationnelle, en passant par la nouvelle marque KRED,  la deuxième marque de BNI Madagascar, dédiée aux TPE et PME semi-formelles et informelles, et la Plateforme intégrée PME.

Source : BNI Madagascar : Un levier de croissance pour les entreprises du secteur tourisme

Boom hôtelier en vue à la Jamaïque

Plus de 12 000 chambres seront créées en Jamaïque au cours des cinq prochaines années, fruits d’investissements de plusieurs centaines de millions de dollars.

La Jamaïque a plusieurs projets hôteliers dans ses cartons. Edmund Barlett, le ministre du Tourisme, a en effet annoncé des accords d’investissements lors de sa présentation au Parlement. « Le tourisme jamaïcain connaît une croissance record du nombre d’arrivées et de revenus, ce qui a attiré davantage d’investissements dans le secteur du tourisme. Nous constatons une montée en flèche de la construction d’hôtels et de l’expansion de différentes chaînes hôtelières qui considèrent la Jamaïque comme une destination touristique très viable », s’est félicité le ministre du Tourisme, qui œuvre pour le développement de la destination, notamment sur le marché français. Sur les cinq prochaines années, plus de 12 000 nouvelles chambres d’hôtels seront créées grâce à ces investissements qui se chiffrent en centaine de millions d’euros.

De gros porteurs annoncés

« Le montant de ces investissements comprend 250 millions de dollars US par la chaîne H10 Hotels pour la construction de 1 000 chambres à Trelawny et plus de 500 millions de dollars US par le groupe Amaterra pour la construction de 5 000 chambres sur un complexe multiforme, détaille un communiqué. La paroisse d’Hanovre devrait permettre à Princess Hotels & Resorts d’investir 500 millions de dollars sur 2000 chambres, tandis que Hard Rock construira 1100 chambres à Montego Bay. À St Ann, 200 millions de dollars US seront investis dans la construction de 800 chambres lors de la première phase de développement de Karisma et Moon Palace dépensera 160 millions de dollars US dans 700 chambres. Récemment, 120 chambres ont été ouvertes au S Hotel de Montego Bay et d’ici la fin de cette année, le Wyndam Hotel de Kingston comptera 250 chambres supplémentaires.”

« Rester innovant »

L’objectif initial, qui était de disposer de 5 000 chambres d’hôtel dans les cinq ans et qui rapporterait 5 milliards de dollars américains, est donc d’ores et déjà dépassé, a souligné Edmund Barlett, rappelant que “le tourisme subissait des changements quotidiens nécessitant des mesures appropriées pour rester pertinent, à la mode et viable. Ceci appelle à l’innovation et au développement de nouveaux systèmes, processus et méthodologies pour réinventer le secteur”, a ajouté le ministre du tourisme, venu rencontrer les professionnels français du secteur en octobre dernier. Son objectif était alors d’attirer 50000 visiteurs français en Jamaïque à l’horizon 2020. En 2017, ils étaient un peu plus de 7000 à prendre leur billet pour “le jardin des Caraïbes”, un chiffre en progression, à l’instar de la fréquentation internationale globale. Sur cette même année, le pays a accueilli au total 4,3 millions de touristes internationaux, soit 500 000 de plus que l’année précédente. Le tourisme est la première économie de la Jamaïque. En 2017, le secteur a rapporté au pays 3 milliards de dollars de revenus.

Source : Boom hôtelier en vue à la Jamaïque

Hilton se développe en Afrique

Hilton Garden Inn, la marque économique du groupe Hilton, enregistre une croissance importante en Afrique. Trois ans seulement après l’ouverture de son premier établissement sur le continent, la marque compte aujourd’hui 4 hôtels en activité et 14 projets en cours de développement.

La plupart des établissements sont des premières implantations pour Hilton Garden Inn et l’ensemble du groupe Hilton, à l’image du Botswana, de la Zambie et de l’Ouganda.

« Nous avons développé des prototypes de la marque Hilton Garden Inn spécialement pensés et conçus pour le marché africain. Ces produits ont été conçus pour répondre aux attentes des voyageurs et des propriétaires sur l’ensemble du continent africain, tout en conservant le design léger, lumineux et aérien de la marque, et en respectant les principales caractéristiques de l’offre et des services proposés, qui font sa renommée à travers le monde » indique John Greenleaf, Global Head de Hilton Garden Inn.

Chaque hôtel est construit dans le respect de la tradition de Hilton Garden Inn, avec des chambres modernes, adaptées à la fois pour des voyages d’affaires et de loisirs.

A ce jour, Hilton Garden Inn compte quatre établissements et près de 800 chambres ouvertes en Afrique, notamment au :

  • Maroc : Hilton Garden Inn Tanger City Center (ouvert en mars 2016) – Premier hôtel Hilton Garden Inn à ouvrir en Afrique, cet établissement se situe à deux pas de la plage et du célèbre Tanger City Mall, avec des vues imprenables sur la ville et la mer Méditerranée.
  • Kenya : Hilton Garden Inn Nairobi Airport (ouvert en février 2018) – Le premier établissement Hilton Garden Inn à avoir ouvert au Kenya est une oasis accueillante située près de l’aéroport international de Nairobi, et dotée d’une piscine à débordement sur le toit.
  • Zambie : Hilton Garden Inn Lusaka Society Business Park (ouvert en août 2018) – Premier hôtel Hilton à avoir ouvert en Zambie, cet établissement Hilton Garden Inn est situé dans le centre de Lusaka City, emplacement idéal pour les voyageurs d’affaires.
  • Botswana : Hilton Garden Inn Gaborone (ouvert en février 2019) – Le premier hôtel Hilton du pays est situé au centre du nouveau Central Business District de Gaborone.

« Les pays comme le Botswana et l’Ouganda connaissent une croissance très forte, parmi les plus rapides au monde, et proposent une offre touristique très intéressante. La marque Hilton Garden Inn attire de plus en plus de voyageurs de classe moyenne en Afrique et ailleurs, ce qui nous permet d’ouvrir de poursuivre notre développement international et de répondre à la demande de nos clients dans des destinations clés » déclare Jan Van Der Putten, VP Operations, Afrique et Océan indien, Hilton.

Avec 14 hôtels et près de 2 400 chambres en cours de développement en Afrique, Hilton Garden Inn accroît sa présence dans des pays africains où la marque n’est pas encore présente. Hilton Garden Inn Kampala et Hilton Garden Inn Mbabane accueillent leurs premiers clients ce mois-ci et sont les premiers établissements Hilton Garden Inn et pour le groupe Hilton à ouvrir en Ouganda et au Swaziland. L’ouverture du Hilton Garden Inn Windhoek en Namibie est également prévue dans le courant de l’année, une autre première implantation nationale pour la marque sur ce continent. Parmi les autres pays africains du portefeuille Hilton Garden Inn figurent le Malawi, l’Ouganda, le Ghana, l’Égypte, la République Démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Ghana, le Nigeria et l’Afrique du Sud.

L’hôtelier américain prévoit de doubler sa présence en Afrique, passant de 44 hôtels en activité actuellement, à 100 au cours des prochaines années.

Source : Hilton se développe en Afrique

Madagascar : Investissement, un appel à projet hôtelier lancé

L’objectif d’atteindre 500.000 arrivées touristiques à Madagascar passera forcément par le renforcement des investissements dans le secteur. Dans ce dessein, le gouvernement projette d’augmenter les capacités d’hébergement aux normes internationales, dans 9 zones touristiques prioritaires pour le développement du secteur, notamment Diana, Boeny, Itasy, Atsimo andrefana, Anosy, ainsi que les localités de Sainte Maire, Antananarivo et les zones en périphérie des parcs nationaux.

Pour ce faire, le Ministère des transports, du tourisme et de la météorologie, en collaboration avec ses partenaires (le programme PIC et l’EDBM), a mis en place un programme d’appui au développement de projets hôteliers qui facilitera les contacts et les partenariats entre opérateurs nationaux et internationaux.
Ainsi, les opérateurs propriétaires de terrains ou d’hôtels déjà existants, ou encore les porteurs de projets hôteliers sont appelés à manifester leur intérêt. Ils ont jusqu’au 23 Avril pour remplir les formulaires d’informations à télécharger sur le site web de l’EDBM.

A noter que les projets de développement hôtelier ne se limitent cependant pas à ces zones. L’appel à manifestation d’intérêt concerne aussi les autres opérateurs dans d’autres régions.

Source : Madagascar : Investissement, un appel à projet hôtelier lancé

Mondial du tourisme: Pourquoi l’Afrique est une destination en plein essor

  • Une quinzaine de destinations africaines sont représentées cette année au Mondial du tourisme, ce qui reflète l’intérêt des Français pour le continent.
  • D’ailleurs, selon le baromètre annuel de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), l’Afrique a accueilli 67 millions de visiteurs en 2018, soit 7 % de plus qu’en 2017.
  • La tendance de l’écotourisme bénéficie à l’Afrique, qui offre des parcs nationaux magnifiques, des safaris incroyables, des lieux de randonnées somptueux, des plages superbes…

Jeudi dernier, à l’ouverture du Mondial du tourisme, beaucoup de visiteurs se pressent devant les stands des pays africains. Et ils ont le choix car une quinzaine de destinations africaines sont représentées cette année : Botswana, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Ghana, Guinée-Bissau, Kenya, Madagascar, Maroc, Namibie, Sao Tome & Principe, Sénégal, Tanzanie, Tunisie.

« La présence de nombreux pays sur le salon est le reflet du marché. Car depuis deux ans, l’intérêt des touristes français pour ce continent grandit », constate Frédérique Ambrosino, responsable du continent Africain au Mondial du Tourisme.

Les touristes ont moins peur pour leur sécurité

Un regain d’intérêt qui succède à une période sombre pour le tourisme africain, pénalisé par l’épidémie Ebola en 2013-2014, divers attentats terroristes les années suivantes et par l’instabilité politique dans certains Etats. Mais le renforcement de la sécurité, la fin de la crise sanitaire et le développement des infrastructures (transports, hôtellerie..) ont contribué à ramener des touristes sur le continent. « Depuis 2015 nous avons renforcé les mesures de sécurité et nous avons pu constater peu de temps après un regain de touristes. Car ils étaient rassurés », témoigne ainsi Alassa Mfouapon, directeur de la promotion du tourisme du Cameroun.

« Et si les voyageurs français vont sur le site Ariane du ministère des affaires étrangères pour regarder si certains pays sont déconseillés aux touristes, ils ont compris avec les attentats qu’a connus la France, qu’aucun pays ne pouvait être sûr à 100 % », explique Frédérique Ambrosino.

L’engouement pour l’écotourisme joue à plein

D’ailleurs, selon le baromètre annuel de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), l’Afrique a accueilli 67 millions de visiteurs en 2018, soit 7 % qu’en 2017 (+ 10 % pour l’Afrique du Nord et +6 % pour l’Afrique subsaharienne). Parmi les pays les plus visités figurent « le Maroc, la Tunisie, le Gabon, le Sénégal, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, Madagascar, le Kenya, l’Afrique du Sud… Mais aussi l’Egypte, car les Français reviennent sur les bords du Nil et de la Mer Rouge », constate Frédérique Ambrosino.

Et les motivations des touristes sont variées : « Certains viennent pour profiter de nos 13 parcs naturels, d’autres font des randonnées, ou visitent la capitale et ses marchés animés, Libreville. Mais les séjours balnéaires fonctionnement aussi très bien pour certaines destinations », poursuit-il.

Ce que confirme Marie de Magdala Nkiyeme Engone, chargée d’études à l’Agence Gabonaise du Tourisme du Gabon : « Nous bénéficions de l’engouement pour le tourisme durable. Les touristes français viennent au Gabon pour faire des safaris en forêt, de la pêche sportive, pour visiter nos parcs nationaux, pour voir des baleines dans les parcs marins. Et parce qu’ils en ont assez du tourisme de masse et qu’ils veulent vivre une vraie aventure pendant leurs vacances ».

L’hébergement chez l’habitant se développe

Cet attrait pour l’éco tourisme bénéficie aussi à la Tanzanie, comme en témoigne Claudia Tenba, directrice de l’agence Zara Tour : « Les touristes apprécient la variété des activités qu’offre le pays autour de la nature car on visite les cultures de café ou de bananes, faire l’ascension du Kilimandjaro, se baigner dans des sources d’eau chaude, faire des safaris, se reposer sur une plage de Zanzibar… ».

Au Cameroun, la faune et flore sont aussi de vrais aimants à touristes : « Et à côté des circuits organisés par les voyagistes, on voit se développer aussi les hébergements chez l’habitant, ce qui permet d’attirer une clientèle plus jeune », constate Alassa Mfouapon. Reste un obstacle majeur pour le tourisme africain selon lui : « le prix des billets d’avion, qui empêche encore trop de Français de découvrir ce merveilleux continent ».

Source : Mondial du tourisme: Pourquoi l’Afrique est une destination en plein essor

Comment Madagascar compte relancer son tourisme

Clubs, OpenSky, hôtellerie de luxe. A travers une interview, Joel Randriamandrato, le nouveau ministre du Tourisme de Madagascar, nous explique comment l’Île rouge veut relancer le secteur du tourisme.

Joel Randriamandrato, le ministre du tourisme de Madagascar, à Antananarivo, le 16 mars 2019.
© Florian De Paola

L’Echo touristique : comment se porte le tourisme à Madagascar ?
Joel Randriamandrato : Nous avons de nouvelles ambitions pour le tourisme à Madagascar (le ministre a été nommé suite à l’élection du président Andry Rajoelina, le 8 janvier 2019, ndlr). Nous n’avons jamais réussi à reproduire notre performance de 2008 (375 000 touristes, NDLR). En 2018, nous avons accueilli environ 300 000 visiteurs étrangers, dont 40% de Français. 44% de ces touristes hexagonaux visitent notre pays par l’intermédiaire d’un voyagiste. Pourtant, nous sommes persuadés de pouvoir faire mieux. Madagascar a de réels atouts, parmi lesquels le plus précieux d’entre eux : notre patrimoine naturel. Mais nous devons diversifier notre offre.

Avec quels genre de produits ?
Nous avons déjà ciblé plusieurs formes de voyages auxquels nous pouvons répondre. D’abord, les clubs. Un tour-opérateur italien (Alpitour, NDLR) a ouvert un club à Nosy Be qui fonctionne très bien. La demande existe. Nous voulons ouvrir six clubs dans toute l’île, chacun dédié à un marché. Au niveau de la France, le Club Med pourrait être un partenaire intéressant pour Madagascar. Nous voulons aussi développer l’hôtellerie de luxe, en ouvrant une douzaine d’établissements dans des emplacements idylliques. Nous avons également d’autres projets (golf, marinas, …) que nous allons promouvoir auprès des investisseurs étrangers lors d’un grand forum dédié, à Nosy Be, en juin. Car notre stratégie nécessite des investissements conséquents.

Dans quel domaine en particulier ?
Le transport aérien est l’une des solutions. Si nous voulons ouvrir six clubs, nous devrons rénover et moderniser les six aéroports concernés, pour qu’ils puissent accueillir de gros porteurs. Nous misons sur des opérateurs privés, pour lesquels l’Etat jouera son rôle de facilitateur. Par exemple, nous allons adopter une politique d’OpenSky, avec la volonté de séduire les grands hubs internationaux. Nous allons aussi ouvrir le ciel au trafic intérieur. Cela illustre bien l’ouverture que nous voulons apporter à notre politique touristique. Nous sommes ambitieux, nous voulons changer le pays. Pour le tourisme, l’objectif est clair : nous voulons attirer 500 000 touristes par an d’ici à la fin du mandat présidentiel (5 ans, NDLR).

Source : Comment Madagascar compte relancer son tourisme

Entretien entre le Président de la Région Réunion, Didier Robert et le nouveau Président de la République de Madagascar, son excellence, Andry Rajoelina

En déplacement officiel à Madagascar à l’occasion de l’investiture du nouveau Président de la République qui s’est tenue le 19 janvier en présence de plusieurs chefs d’États Africains et de représentants de la France, le Président de la Région Réunion, Didier ROBERT s’est entretenu lundi 21 janvier avec le nouveau Président de la République de Madagascar, son Excellence Andry Rajoelina au Palais d’Etat de Iavoloha à Tananarive.

Ce premier rendez-vous, au lendemain de l’élection démocratique qualifiée d’historique par les observateurs internationaux s’inscrit, pour le Président Didier Robert, avant tout dans la volonté de conforter les liens d’amitiés entre l’île de La Réunion et la « Grande île », mais aussi, dans une dynamique de partenariat à renforcer dans les domaines : de l’économie (tourisme-énergie-agriculture…), de l’éducation, de la formation et de l’environnement en particulier. La Réunion et Madagascar ont construit depuis 2010 une coopération davantage tournée vers l’économie, l’export, le tourisme. Avec la signature de la convention cadre du programme européen Interrreg V OI doté de 63 millions d’euros, les deux îles concrétisent de nombreux projets profitables aux populations dans les domaines de l’économie (31 % des projets soutenus par le FEDER et la Région) et de la formation (25 % des projets soutenus par le FEDER et la Région). Le rapprochement et la dimension forte que souhaite aujourd’hui donner le nouveau Président malagache aux actions de coopération marque une nouvelle étape prometteuse dans les relations bilatérales.

Le Président Andry Rajoelina a précisé : « Notre vision est similaire pour le développement de la zone Océan Indien. Il faut exploiter notre proximité pour mieux coopérer dans des domaines comme l’agriculture, l’énergie, l’industrialisation. Le savoir-faire, l’ingénierie de La Réunion qui est en avance sur différents secteurs tel que la filière avicole ou encore les énergies doivent nous permettre de nous rapprocher et de nous développer pour rattraper le retard »

Parmi les sujets prioritaires abordés lors de cet entretien : le tourisme durable, la connectivité aérienne, la formation dans les secteurs de l’agriculture, l’expertise réunionnaise dans les énergies renouvelables, et la gestion des déchets. Les nouveaux projets portés par le Président Andry Rajoelina ont été exposés. Parmi eux les transports, les routes mais aussi le développement d’une filière de production de poulet avec l’appui et le savoir-faire des industries réunionnaises.

Pour le développement du tourisme « nature durable » dans l’Océan-Indien : les efforts collectifs engagés grâce au programme des îles Vanille et les retombées économiques des croisières qui profitent aux destinations de l’Océan Indien avec notamment la perspective de nouvelles compagnies doivent se poursuivre et s’intensifier. Le nouveau Président ambitionne, dans cette dynamique, de convaincre de nouveaux investisseurs pour augmenter l’offre et l’attractivité (hôtels et restauration) et marquer un nouvel élan dans la politique touristique. La vision partagée par le Président de Madagascar et le Président de la Région est celle du développement d’un tourisme durable dans ces régions aux atouts exceptionnels sur le plan de la biodiversité, un tourisme qui permette la création d’emplois.

Le Président de la République de Madagascar a officiellement invité La Réunion à participer à la prochaine conférence internationale sur le tourisme qui se tiendra à Nosy Be en avril prochain.

Sur les enjeux de préservation, de valorisation de la biodiversité et du patrimoine naturel : la création de la future Agence Régionale de la Biodiversité (ARB) dans quelques semaines devra permettre de mieux coordonner les engagements, les alertes et les besoins de toutes les îles de l’Océan Indien, bien au-delà de La Réunion. Pour Didier Robert, « la richesse exceptionnelle et l’ampleur du territoire de Madagascar en matière de biodiversité doivent lui permettre de prendre le lead sur ces questions ».

Sur la connectivité aérienne, le Président Didier Robert a souligné l’importance de la signature de l’accord de partenariat stratégique et de pacte d’actionnaire Air Austral / Air Madagascar. « Une décision fondamentale pour la coopération régionale, car ce mariage entre nos deux transporteurs régionaux a véritablement inscrit notre coopération dans une dimension d’excellence qui va permettre de relever les défis du tourisme régional et international avec la promotion de la destination « îles Vanille », l’accélération des échanges de biens et de personnes entre nos deux territoires… Ce partenariat stratégique a déjà permis la création le 2 juillet 2018 de TSARADIA (“Bon voyage”), qui est une restructuration d’Air Madagascar nationale pour les vols domestiques ».

En conclusion, le Président de la République de Madagascar et le Président de la Région Réunion souhaitent ouvrir avec dynamisme et détermination une nouvelle ère et se rapprocher, rassembler les capacités de chacun pour travailler à la réussite mutuelle.

Un partenariat solidaire et global avec l’association AKAMAOSA du Père PEDRO

Depuis plusieurs années la Région accompagne dans le cadre de son programme de coopération et de solidarité l’association du Père Pedro en particulier sur le volet de l’éducation et de la formation (construction de bâtiments scolaires et d’un centre de formation). Une collaboration qui s’est accentuée dans un cadre stratégique de lutte contre l’exode rural afin de réduire la pauvreté urbaine en fixant les populations dans leur milieu. Le village pilote d’Antolojanahary sera doté d’un lycée technique et d’un centre de formation aux métiers de la ruralité afin de sédentariser dans son milieu naturel une jeunesse formée aux techniques modernes de l’agriculture, l’élevage dans le respect de l’environnement. Des partenariats avec des organisations socio professionnelles agricoles réunionnaises contribueront à renforcer ce village pilote de la ruralité malgache.

La culture et le sport prendront une place importante afin d’intensifier les échanges de jeunes réunionnais et malgaches à travers des associations sportives, culturelles et socio-éducatives. Le complexe sportif d’Akamasoa financé par la Région, opérationnel depuis début 2017 constitue une structure d’accueil particulièrement intéressante pour nos associations.

Dans le secteur économique : en 2018 l’implantation de la société réunionnaise SOLAR PLEXUS dans l’électrification rurale a permis la création d’un concept innovant qui associe l’accès à la lumière domestique pour 250 foyers, l’accès à l’internet et la TV satellite gratuite au village. Le pompage, la filtration et la potabilisation d’eau sont expérimentés avec succès depuis avril 2018.

A travers ces projets ce sont tout le savoir-faire des entreprises et des acteurs réunionnais (formateurs, techniciens…), le génie de notre innovation recherche qui sont à l’honneur et que nous soutenons avec des fonds Région et FEDER.

Source : Entretien entre le Président de la Région Réunion, Didier Robert et le nouveau Président de la République de Madagascar, son excellence, Andry Rajoelina