Tourisme : la Chine pourrait détrôner la France d’ici 2030

C’est un titre très envié… que la Chine pourrait bien s’attribuer. D’après le cabinet d’études Euromonitor, la Chine devrait en effet devenir le pays le plus visité au monde à l’horizon 2030, soufflant ainsi sa place à l’Hexagone.

Tour Eiffel ou Grande Muraille ? Euromonitor a tranché. D’ici 2030, c’est bel et bien la Chine qui pourrait devenir la première destination touristique mondiale, délogeant ainsi l’Hexagone de la première marche du podium, selon son rapport “Megatrends Shaping the Future of Travel”. Le tourisme chinois devrait en effet être boosté par la croissance de la classe moyenne en Asie, qui tire le marché du voyage, conjugué à l’assouplissement progressifs des restrictions en matière de visas, facilitant les voyages (80% des arrivants en Asie provenant également de cette région). La forte progression du marché domestique devrait également porter le développement du tourisme chinois. D’après Wouter Geerts, analyste chez Euromonitor, les événements sportifs à venir dans les prochaines années, avec les jeux Olympiques d’été de Tokyo en 2020, et ceux de d’hiver à Pékin, en 2022, vont eux aussi renforcer l’attractivité de la destination et accélérer le développement de son tourisme.

La Chine va doubler le nombre d’aéroports

“Le tourisme est un des piliers de l’économie chinoise et beaucoup d’investissements ont été faits pour améliorer les infrastructures et les standards, souligne Euromonitor. Parallèlement, la Chine deviendra aussi le premier marché émetteur, largement devant les Etats-Unis et l’Allemagne.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le pays s’y prépare : d’après des informations relayées mardi dans la presse chinoise, le pays a l’intention de doubler le nombre de ses aéroports d’ici 2035, date à laquelle il sera devenu le premier marché mondial du transport aérien. La Chine en construirait actuellement 216, en plus des 234 qui existent déjà. L’année dernière, les aéroports chinois ont enregistré 552 millions de voyages, nombre qui devrait atteindre 720 millions à l’horizon 2020. Une croissance qui rend urgent le développement de nouvelles infrastructures. « Le service s’est amélioré mais les aéroports aujourd’hui sont loin de convenir et sont répartis inégalement dans le pays », a souligné le directeur du développement et de la prévision de l’Administration de l’aviation civile chinoise.

Euromonitor

Source : Tourisme : la Chine pourrait détrôner la France d’ici 2030

Tourisme: l’Afrique, nouvel horizon des tours opérateurs

L’Afrique a le vent en poupe au Salon du tourisme de Paris. La Tunisie et l’Egypte redeviennent attractives et de nouvelles destinations s’ouvrent en Afrique. 417 projets hôteliers seraient actuellement portés par les grandes chaînes sur le continent qui se prépare à doubler le nombre de ses touristes. 110 millions de voyageurs internationaux sont attendus en 2030.

Les touristes sont de retour en Afrique du Nord avec la reprise confirmée de la Tunisie (+83%), de l’Egypte et de la Mauritanie. Ces pays espèrent avoir tourné la page noire du terrorisme. Le Maroc poursuit également sa croissance (+12%).

Des destinations hier délaissées en raison de l’instabilité politique, comme le Zimbabwe, Madagascar, la Côte d’Ivoire ou encore le Cameroun, sont également de retour cette année au Salon du tourisme de Paris pour courtiser les voyagistes français.

Un intérêt grandissant
Encore peu fréquenté par les touristes internationaux, le continent africain suscite un intérêt grandissant: «Cette année, ce sont les destinations africaines qui ont eu la plus forte croissance au sein de Voyageurs du Monde», souligne Jean-François Rial, PDG du groupe qui comprend les marques Terres d’Aventure, Comptoir des Voyages ou encore Allibert Trekking.

Surfant sur l’appel des grands espaces et de la vie sauvage, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, la Namibie, le Botswana ou l’Ethiopie ont la cote «avec des prestations chères mais impeccables», soulignant ainsi qu’il s’agit «souvent de tourisme très haut-de-gamme», poursuit-il.

L’Afrique du Sud a franchi pour la première fois la barre des dix millions de touristes en 2016. Juste derrière le Maroc et ses 11,3 millions de visiteurs.

Les lignes bougent
Certaines destinations africaines n’en sont encore qu’aux balbutiements en termes touristiques. C’est le cas du Tchad, qui a spécialement dépêché au Salon du tourisme, Madeleine Alingué, sa ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat. «Nous voulons changer l’image du Tchad, un travail a été fait dans la région pour plus de stabilité», résume Madeleine Alingué, qui reconnaît se lancer dans «un travail initiatique, de reconnaissance et de localisation» de son pays.

Partout, il faut former un personnel qualifié et mettre à niveau les infrastructures. Des millions d’emplois sont en jeu et une simple excursion peut faire vivre plusieurs familles durant une saison.

L’Algérie, le Rwanda et le Mozambique pointent prudemment leur nez dans le secteur pour diversifier leur économie.

Afrique: nouvel horizon
En 2017, les arrivées de touristes internationaux sur le continent ont augmenté de 9%, un rythme supérieur à la moyenne mondiale.

D’après l’African Tourism Monitor 2018, 417 projets hôteliers sont actuellement dans les cartons des grandes chaînes hôtelières, contre 365 en 2016 et 250 en 2015. Le groupe Accor a annoncé la création d’un fonds d’investissement d’un milliard d’euros, dédié à l’hôtellerie africaine, en partenariat avec un fond qatari. Une quarantaine d’hôtels (9000 chambres) devraient ainsi être créées dans un premier temps.

Au-delà du tourisme international, des hôtels sont également destinés à recevoir les voyageurs d’affaires, mais aussi la nouvelle classe moyenne africaine. Malgré le déficit de connexion internet, Airbnb connaît également une croissance rapide sur le continent. Et selon une étude, parmi les huit pays qui connaissent la croissance la plus rapide «trois sont situés en Afrique: le Nigeria, le Ghana et le Mozambique».

Source : Tourisme: l’Afrique, nouvel horizon des tours opérateurs

Un guide d’investissement à Madagascar publié en ligne

Disponible sur le site de la conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED), « IGuide Madagascar » présente les opportunités malgaches en matière d’investissement. Il s’agit d’un nouvel outil élaboré et développé par l’Economic development board of Madagascar (EDBM), dans le cadre de sa mission de promotion des investissements.

Cette plateforme de renseignements pour l’attraction d’investisseurs à Madagascar est accessible en ligne dans plusieurs langues. Elle renferme des données relatifs aux coûts d’investissements, les procédures et les opportunités d’investissement, dans les grands secteurs dont le tourisme.

L’objectif de ce nouvel outil est d’aider les investisseurs à prendre une décision en leur livrant le maximum d’informations nécessaires. Il tient compte des informations sur la conjoncture économique, les cadres juridiques, les législatifs ou la fiscalité.  Ceci n’est pas seulement dédié aux investisseurs étrangers mais également les investisseurs locaux.

Par ailleurs, toujours dans le cadre de sa mission, l’EDBM annonce la tenue prochaine de plusieurs roadshows notamment en Chine, pour présenter directement les opportunités malgaches à l’étranger.

Source : Un guide d’investissement à Madagascar publié en ligne

AccorHotels : un milliard de dollars pour développer l’hôtellerie en Afrique

Le groupe hôtelier s’associe avec Katara Hospitality (Qatar) pour créer un fonds dont la capacité d’investissement sera supérieure à un milliard de dollars, et qui ciblera l’Afrique subsaharienne.

AccorHotels met le turbo en Afrique. Le groupe hôtelier vient en effet d’annoncer la création d’un fonds d’investissement dédié à l’hôtellerie en Afrique, dont la capacité d’investissement sera supérieure à un milliard de dollars. Cette initiative est développée en commun avec le fonds qatari Katara Hospitality.

Le fonds disposera de 500 millions de dollars de capitaux propres : 350 millions apportés par Katara Hospitality, et 150 millions par AccorHotels, dans les 5 à 7 prochaines années. Viendront s’y ajouter des investissements réalisés en commun avec d’autres partenaires, et un recours à l’endettement.

40 hôtels en projet

Ces moyens serviront à construire de nouveaux hôtels et à l’acquisition d’établissements existants, qui changeront d’enseigne. Au total, 40 hôtels (environ 9000 chambres) devraient ainsi être créés grâce à ce fond qui ciblera les différents pays d’Afrique subsaharienne (qui en compte 48 au total).

Ces hôtels couvriront tout l’éventail des marques du groupe AccorHotels, de l’économique au luxe en passant par les résidences.

En avril dernier, AccorHotels avait déjà témoigné de ses ambitions en Afrique en rachetant 50% du sud-africain Mantis, conglomérat opérant dans le domaines de l’hôtellerie et du voyage.

AccorHotels travaille également actuellement au développement d’une plate-forme de brand content “My Chic Africa”, qui a pour objectif de faire découvrir “une Afrique branchée et dynamique via ses destinations phares”, expliquait en mars le groupe. Cette plate-forme doit être lancée au cours du second trimestre 2018.

Source : AccorHotels : un milliard de dollars pour  développer l’hôtellerie en Afrique

Le Tourisme, un levier de développement

Monsieur Roland RATSIRAKA – Ministre du Tourisme a tenu une conférence-débat à Tsimbazaza mercredi 09 mai 2018 avec le personnel du Ministère, dont le thème est « LE TOURISME, UN LEVIER DE DEVELOPPEMENT ».

Monsieur le Ministre a profité de l’occasion pour expliquer aux personnels  du ministère, les efforts fournis  dans ce secteur. En effet, le tourisme a rapporté  5,9% au PIB avec 255 460 arrivées de touristes en 2017 malgré l’épidémie de la peste en octobre 2017.

Il a aussi fait remarquer que Madagascar possède une nature 5 étoiles aves ses faunes et flores endémiques qui attire les touristes. Que tout Malagasy doit profiter de cette opportunité afin de créer des activités, et donc des emplois potentiels,  telles créations de jardins botaniques spécialiste en orchidées,  en arbres fruitiers tropicales, …. Créations de village traditionnels où ces touristes peuvent voir la culture Malagasy ( famorana, fangataham-bady,…) , manger de plats typiquement Malagasy ( des viandes de zébu Malagasy réputées être succulentes et autres spécialités culinaires..) et non la moindre acheter des souvenirs de leur séjour dans la Grande île.

Le personnel a été très intéressé par la présentation et a émis de nombreuses suggestions afin d’améliorer le secteur du tourisme.

Source : Le Tourisme, un levier de développement

Développement du tourisme

Renforcement de capacités de tous les Directeurs et des responsables régionaux du Tourisme tenu à Antsirabe du 05 au 10 février 2018 à l’hôtel des thermes. Une initiative du Ministre du Tourisme Roland Ratsiraka.

Les deux premiers jours verront l’intervention d’une experte mauricienne en matière de relation publique-publique, publique-privée,  jumelage et recherche de partenariat. Les trois derniers jours seront consacrés à l’ingénierie hôtelière et touristique, aux normes des établissements et activités touristiques, à l’identification et création des offres touristiques, à la création d’emplois par le tourisme et au tourisme durable.
La finalité étant de rehausser l’image de chaque région et de :la destination Madagascar ainsi que de créer plus d’emplois.

Source : Développement du tourisme

Pourquoi l’hôtellerie développe le coworking

Après le spa, le rooftop et le potager, les hôtels se dotent de nouveaux espaces de travail partagé. Une façon de séduire la clientèle d’affaires, mais aussi de positionner l’établissement dans une modernité ciblée sur la mobilité et la connectivité.

Coworking : il y a encore dix ans, le terme était pratiquement inconnu en France. Aujourd’hui, on recense une trentaine d’espaces de coworking rien qu’à Paris et pas moins d’une soixantaine en Île-de-France. Car à l’heure de l’hyper connectivité et des loyers trop élevés, le bureau se partage. Fini les murs, les cloisons : on ouvre tout. On passe d’un travail prévisible et posté à des tâches plus nomades et collaboratives. Face à cette évolution, les hôtels adoptent la logique du loft en guise de lobby, où réception, bar, espaces de détente et de coworking cohabitent. On mixe les hauteurs des tables, chaises et tabourets, couleurs des moquettes ou des murs. Ces lieux hybrides sont pensés pour que l’on puisse recharger une batterie, consulter la presse, ses e-mails, passer un appel, surfer sur internet… “Les espaces de coworking sont des bouillons de business. Ils deviennent des lieux de référence dans le monde pour le développement et la réussite des entreprises”, observe Meriem Belazouz, coorganisatrice du Salon Coworking, dont la 2e édition vient d’avoir lieu au Stade de France (Seine-Saint-Denis).

Des espaces à louer à la demi-journée ou à l’heure

Pour l’hôtelier, le coworking permet avant tout de rentabiliser un espace vide ou déserté en journée. Le dispositif EasyWORK by Mercure propose, par exemple, des espaces de travail dédiés et modulables avec restauration légère, équipement informatique et connexion internet, à louer à la demi-journée ou à l’heure. Testé en France au Mercure Paris Gare de Lyon, ce projet séduit aussi bien les clients hébergés que ceux de passage dans le quartier. Si bien que le concept est en cours de déploiement dans une trentaine d’hôtels Mercure proches de gares et d’aéroports. Car il existe une véritable attente de la part d’une clientèle d’affaires jeune et urbaine, qui s’ennuie dans les business corners traditionnels. Cyril Aouizerate, fondateur des MOB Hôtels, l’a bien compris. Au-delà des nombreux lieux de vie du MOB de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), conçus pour se connecter tout au long de la journée, il a imaginé une grande salle équipée de postes de travail qui peut se louer au mois par des entrepreneurs locaux. Même créativité et réactivité de la part d’Olivier Devys, fondateur de la chaîne Okko Hôtels, dont chaque établissement dispose d’un Club. Il s’agit d’un vaste espace sécurisé – on entre avec un pass magnétique -, inspiré des lounges VIP des aéroports. Dépourvu de toute cloison, il mêle coins salons, bibliothèque, télévision, table d’hôtes, buffet à volonté 24 heures sur 24, salle de gym et ordinateurs. Accessible gratuitement pour ceux qui séjournent au Okko, il est aussi ouvert à la clientèle extérieure moyennant un droit d’entrée.

Des tables de petit déjeuner se transforment en tables de travail

Entre souci de rentabiliser le moindre mètre carré et envie de satisfaire les besoins des ‘millennials’, la nouvelle génération d’hôtels urbains surfe sur la vague du coworking, en France comme à l’étranger. Le flambant neuf Innside Hamburg Hafen, en Allemagne, dispose d’espaces de travail conçus pour se sentir “chez soi, loin de chez soi”. “Plusieurs meubles divisent le hall d’accueil de l’hôtel en espaces communs fonctionnels, pour travailler dans un cadre décontracté, se restaurer ou se détendre. Nous appelons cela l’Open Living Lounge, un salon de vie ouvert pour cultiver son réseau tout en faisant de nouvelles rencontres”, détaille Kai Lamlé, directeur général Allemagne du groupe Melia Hotels International. Se sentir bien pour travailler mieux : les clients adorent et les hôteliers adhèrent. Le BOB Hôtel à Paris (XIVe) en est une autre illustration : ici, des tables individuelles, pour quatre ou six personnes occupent les espaces communs et accueillent les SBF – sans bureau fixe. Même scénario au CitizenM Gare de Lyon, à Paris (XIIe), où l’espace de coworking sert de sas entre bar et salon. Quant au C.O.Q. (XIIIe), ses tables de petit-déjeuner se transforment en tables de travail l’après-midi… Bref, la tendance est telle que des start-ups sont entrées dans la danse. La plateforme AirOffice permet de réserver un espace de travail dans un hôtel. Quant à l’application Wombee, elle met en relation les voyageurs qui séjournent dans un même établissement. Une autre façon de dynamiser son réseau, même loin de son bureau.

Source : Anne Eveillard- Pourquoi l’hôtellerie développe le coworking

L’organisation mondiale du tourisme devient éligible à l’aide au développement

Le Comité d’aide au développement de l’OCDE, qui réunit trente des principaux pays donateurs, a ajouté l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) à la liste des organisations internationales éligibles à l’aide officielle au développement (AOD). L’intégration de l’OMT dans cette liste signifie que les contributions financières que les pays lui versent seront désormais considérées comme une AOD, soit un financement destiné à impulser l’essor économique et le bien-être des pays en développement. Ceci permettra au tourisme d’obtenir une AOD accrue, le secteur ne bénéficiant actuellement que de 0,14 % des flux totaux, alors qu’il représente 10 % du PIB mondial et qu’il emploie une personne sur dix.

Source : L’organisation mondiale du tourisme devient éligible à l’aide au développement

Rapport 2017 de la CNUCED : Vers le développement du tourisme intra-africain

En Afrique, quatre touristes internationaux sur dix sont des Africains. Et ce sont deux touristes sur trois qui sont originaires du continent en Afrique Subsaharienne, selon ce nouveau rapport.

Les touristes africains sont en passe de devenir le moteur du tourisme en Afrique, selon le nouveau rapport 2017 de la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement), intitulé « Le tourisme au service d’une croissance transformatrice et inclusive ». En Afrique, ce secteur s’est fortement développé étant donné que le nombre de touristes sur le continent a doublé passant de 24 millions en 1995-1998 à 56 millions en 2011-2014. Les recettes d’exportation ont également triplé, allant de 14 milliards USD à 47 milliards USD pour la même période. En outre, la contribution du secteur au Produit Intérieur Brut (PIB) de l’Afrique est passée de 69 milliards USD à 166 milliards USD. « Il faut ainsi développer le tourisme intra-africain. Et cela devra être soutenu par le processus d’intégration régionale », a soulevé El Hadji Fall le Conseiller Economique auprès du PNUD à Madagascar lors de la présentation de ce nouveau rapport hier à l’hôtel Ibis à Ankorondrano.

Tourisme inclusif. En effet, nombreux sont les avantages que l’on peut en tirer. A titre d’illustration, « cela permet de mieux gérer la saisonnalité pour les hôteliers tout en créant des liens intersectoriels plus forts sans oublier la baisse des fuites financières en raison de la forte demande de produits locaux. La réduction de la pauvreté n’est pas en reste grâce à l’implication des communautés vulnérables dans les zones rurales dans le développement du secteur du tourisme inclusif. Celles-ci approvisionnent en produits locaux les hôteliers. », a-t-il enchaîné. Par contre, la CNUCED a émis des recommandations dans ce rapport afin de mieux tirer des retombées économiques positives du développement de ce tourisme intra-africain. Il s’agit entre autres de la facilitation de la libre circulation des biens et des personnes par le biais de l’abolition de visa pour les touristes. « Le Rwanda a pu augmenter le nombre de touristes intra-régionaux atteignant 478 000 en 2013 contre 283 000 en 2010 après la suppression des formalités de visa pour les ressortissants de la Communauté Est-Africaine (CEA) en 2011 », a-t-il évoqué.

Contraintes. En outre, les gouvernements africains devraient prendre des mesures visant à libéraliser les transports aériens, à garantir la convertibilité des monnaies et surtout à reconnaître la valeur du tourisme africain en l’intégrant dans leurs plans. « Toutes ces contraintes évoquées dans ce nouveau rapport de la CNUCED reflètent la réalité à Madagascar. Nous devons également suivre ses recommandations si l’on veut bien développer d’une manière durable le secteur du tourisme tout en promouvant le tourisme intra-africain. Les stabilités au niveau de la politique, de la santé publique et de la sécurité conduisant à la paix s’imposent car c’est lié au tourisme. Les infrastructures d’accueil et routières ainsi que l’interconnexion aérienne ou autre entre les pays de la zone africaine, doivent être également développées pour une meilleure fluidité des touristes », a fait savoir Joël Randriamandranto, le PCA de l’ONTM. Notons que des touristes africains commencent à choisir la destination Madagascar. « Ils sont nombreux à visiter les parcs nationaux. Les pays africains représentent ainsi un marché pour la Grande Ile. Et l’arrivée de la compagnie Ethiopian Airlines qui assure des vols directs sur le réseau de toute l’Afrique, en complément de Kenya Airways et de Turkish Airlines contribue au développement du tourisme intra-africain », a conclu Toky Rabeson, le directeur général du Développement du Tourisme au sein du ministère du Tourisme.

Source : Navalona R. – Rapport 2017 de la CNUCED : Vers le développement du tourisme intra-africain