Boom hôtelier en vue à la Jamaïque

Plus de 12 000 chambres seront créées en Jamaïque au cours des cinq prochaines années, fruits d’investissements de plusieurs centaines de millions de dollars.

La Jamaïque a plusieurs projets hôteliers dans ses cartons. Edmund Barlett, le ministre du Tourisme, a en effet annoncé des accords d’investissements lors de sa présentation au Parlement. « Le tourisme jamaïcain connaît une croissance record du nombre d’arrivées et de revenus, ce qui a attiré davantage d’investissements dans le secteur du tourisme. Nous constatons une montée en flèche de la construction d’hôtels et de l’expansion de différentes chaînes hôtelières qui considèrent la Jamaïque comme une destination touristique très viable », s’est félicité le ministre du Tourisme, qui œuvre pour le développement de la destination, notamment sur le marché français. Sur les cinq prochaines années, plus de 12 000 nouvelles chambres d’hôtels seront créées grâce à ces investissements qui se chiffrent en centaine de millions d’euros.

De gros porteurs annoncés

« Le montant de ces investissements comprend 250 millions de dollars US par la chaîne H10 Hotels pour la construction de 1 000 chambres à Trelawny et plus de 500 millions de dollars US par le groupe Amaterra pour la construction de 5 000 chambres sur un complexe multiforme, détaille un communiqué. La paroisse d’Hanovre devrait permettre à Princess Hotels & Resorts d’investir 500 millions de dollars sur 2000 chambres, tandis que Hard Rock construira 1100 chambres à Montego Bay. À St Ann, 200 millions de dollars US seront investis dans la construction de 800 chambres lors de la première phase de développement de Karisma et Moon Palace dépensera 160 millions de dollars US dans 700 chambres. Récemment, 120 chambres ont été ouvertes au S Hotel de Montego Bay et d’ici la fin de cette année, le Wyndam Hotel de Kingston comptera 250 chambres supplémentaires.”

« Rester innovant »

L’objectif initial, qui était de disposer de 5 000 chambres d’hôtel dans les cinq ans et qui rapporterait 5 milliards de dollars américains, est donc d’ores et déjà dépassé, a souligné Edmund Barlett, rappelant que “le tourisme subissait des changements quotidiens nécessitant des mesures appropriées pour rester pertinent, à la mode et viable. Ceci appelle à l’innovation et au développement de nouveaux systèmes, processus et méthodologies pour réinventer le secteur”, a ajouté le ministre du tourisme, venu rencontrer les professionnels français du secteur en octobre dernier. Son objectif était alors d’attirer 50000 visiteurs français en Jamaïque à l’horizon 2020. En 2017, ils étaient un peu plus de 7000 à prendre leur billet pour “le jardin des Caraïbes”, un chiffre en progression, à l’instar de la fréquentation internationale globale. Sur cette même année, le pays a accueilli au total 4,3 millions de touristes internationaux, soit 500 000 de plus que l’année précédente. Le tourisme est la première économie de la Jamaïque. En 2017, le secteur a rapporté au pays 3 milliards de dollars de revenus.

Source : Boom hôtelier en vue à la Jamaïque

Hilton se développe en Afrique

Hilton Garden Inn, la marque économique du groupe Hilton, enregistre une croissance importante en Afrique. Trois ans seulement après l’ouverture de son premier établissement sur le continent, la marque compte aujourd’hui 4 hôtels en activité et 14 projets en cours de développement.

La plupart des établissements sont des premières implantations pour Hilton Garden Inn et l’ensemble du groupe Hilton, à l’image du Botswana, de la Zambie et de l’Ouganda.

« Nous avons développé des prototypes de la marque Hilton Garden Inn spécialement pensés et conçus pour le marché africain. Ces produits ont été conçus pour répondre aux attentes des voyageurs et des propriétaires sur l’ensemble du continent africain, tout en conservant le design léger, lumineux et aérien de la marque, et en respectant les principales caractéristiques de l’offre et des services proposés, qui font sa renommée à travers le monde » indique John Greenleaf, Global Head de Hilton Garden Inn.

Chaque hôtel est construit dans le respect de la tradition de Hilton Garden Inn, avec des chambres modernes, adaptées à la fois pour des voyages d’affaires et de loisirs.

A ce jour, Hilton Garden Inn compte quatre établissements et près de 800 chambres ouvertes en Afrique, notamment au :

  • Maroc : Hilton Garden Inn Tanger City Center (ouvert en mars 2016) – Premier hôtel Hilton Garden Inn à ouvrir en Afrique, cet établissement se situe à deux pas de la plage et du célèbre Tanger City Mall, avec des vues imprenables sur la ville et la mer Méditerranée.
  • Kenya : Hilton Garden Inn Nairobi Airport (ouvert en février 2018) – Le premier établissement Hilton Garden Inn à avoir ouvert au Kenya est une oasis accueillante située près de l’aéroport international de Nairobi, et dotée d’une piscine à débordement sur le toit.
  • Zambie : Hilton Garden Inn Lusaka Society Business Park (ouvert en août 2018) – Premier hôtel Hilton à avoir ouvert en Zambie, cet établissement Hilton Garden Inn est situé dans le centre de Lusaka City, emplacement idéal pour les voyageurs d’affaires.
  • Botswana : Hilton Garden Inn Gaborone (ouvert en février 2019) – Le premier hôtel Hilton du pays est situé au centre du nouveau Central Business District de Gaborone.

« Les pays comme le Botswana et l’Ouganda connaissent une croissance très forte, parmi les plus rapides au monde, et proposent une offre touristique très intéressante. La marque Hilton Garden Inn attire de plus en plus de voyageurs de classe moyenne en Afrique et ailleurs, ce qui nous permet d’ouvrir de poursuivre notre développement international et de répondre à la demande de nos clients dans des destinations clés » déclare Jan Van Der Putten, VP Operations, Afrique et Océan indien, Hilton.

Avec 14 hôtels et près de 2 400 chambres en cours de développement en Afrique, Hilton Garden Inn accroît sa présence dans des pays africains où la marque n’est pas encore présente. Hilton Garden Inn Kampala et Hilton Garden Inn Mbabane accueillent leurs premiers clients ce mois-ci et sont les premiers établissements Hilton Garden Inn et pour le groupe Hilton à ouvrir en Ouganda et au Swaziland. L’ouverture du Hilton Garden Inn Windhoek en Namibie est également prévue dans le courant de l’année, une autre première implantation nationale pour la marque sur ce continent. Parmi les autres pays africains du portefeuille Hilton Garden Inn figurent le Malawi, l’Ouganda, le Ghana, l’Égypte, la République Démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Ghana, le Nigeria et l’Afrique du Sud.

L’hôtelier américain prévoit de doubler sa présence en Afrique, passant de 44 hôtels en activité actuellement, à 100 au cours des prochaines années.

Source : Hilton se développe en Afrique

Madagascar : Investissement, un appel à projet hôtelier lancé

L’objectif d’atteindre 500.000 arrivées touristiques à Madagascar passera forcément par le renforcement des investissements dans le secteur. Dans ce dessein, le gouvernement projette d’augmenter les capacités d’hébergement aux normes internationales, dans 9 zones touristiques prioritaires pour le développement du secteur, notamment Diana, Boeny, Itasy, Atsimo andrefana, Anosy, ainsi que les localités de Sainte Maire, Antananarivo et les zones en périphérie des parcs nationaux.

Pour ce faire, le Ministère des transports, du tourisme et de la météorologie, en collaboration avec ses partenaires (le programme PIC et l’EDBM), a mis en place un programme d’appui au développement de projets hôteliers qui facilitera les contacts et les partenariats entre opérateurs nationaux et internationaux.
Ainsi, les opérateurs propriétaires de terrains ou d’hôtels déjà existants, ou encore les porteurs de projets hôteliers sont appelés à manifester leur intérêt. Ils ont jusqu’au 23 Avril pour remplir les formulaires d’informations à télécharger sur le site web de l’EDBM.

A noter que les projets de développement hôtelier ne se limitent cependant pas à ces zones. L’appel à manifestation d’intérêt concerne aussi les autres opérateurs dans d’autres régions.

Source : Madagascar : Investissement, un appel à projet hôtelier lancé

Mondial du tourisme: Pourquoi l’Afrique est une destination en plein essor

  • Une quinzaine de destinations africaines sont représentées cette année au Mondial du tourisme, ce qui reflète l’intérêt des Français pour le continent.
  • D’ailleurs, selon le baromètre annuel de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), l’Afrique a accueilli 67 millions de visiteurs en 2018, soit 7 % de plus qu’en 2017.
  • La tendance de l’écotourisme bénéficie à l’Afrique, qui offre des parcs nationaux magnifiques, des safaris incroyables, des lieux de randonnées somptueux, des plages superbes…

Jeudi dernier, à l’ouverture du Mondial du tourisme, beaucoup de visiteurs se pressent devant les stands des pays africains. Et ils ont le choix car une quinzaine de destinations africaines sont représentées cette année : Botswana, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Ghana, Guinée-Bissau, Kenya, Madagascar, Maroc, Namibie, Sao Tome & Principe, Sénégal, Tanzanie, Tunisie.

« La présence de nombreux pays sur le salon est le reflet du marché. Car depuis deux ans, l’intérêt des touristes français pour ce continent grandit », constate Frédérique Ambrosino, responsable du continent Africain au Mondial du Tourisme.

Les touristes ont moins peur pour leur sécurité

Un regain d’intérêt qui succède à une période sombre pour le tourisme africain, pénalisé par l’épidémie Ebola en 2013-2014, divers attentats terroristes les années suivantes et par l’instabilité politique dans certains Etats. Mais le renforcement de la sécurité, la fin de la crise sanitaire et le développement des infrastructures (transports, hôtellerie..) ont contribué à ramener des touristes sur le continent. « Depuis 2015 nous avons renforcé les mesures de sécurité et nous avons pu constater peu de temps après un regain de touristes. Car ils étaient rassurés », témoigne ainsi Alassa Mfouapon, directeur de la promotion du tourisme du Cameroun.

« Et si les voyageurs français vont sur le site Ariane du ministère des affaires étrangères pour regarder si certains pays sont déconseillés aux touristes, ils ont compris avec les attentats qu’a connus la France, qu’aucun pays ne pouvait être sûr à 100 % », explique Frédérique Ambrosino.

L’engouement pour l’écotourisme joue à plein

D’ailleurs, selon le baromètre annuel de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), l’Afrique a accueilli 67 millions de visiteurs en 2018, soit 7 % qu’en 2017 (+ 10 % pour l’Afrique du Nord et +6 % pour l’Afrique subsaharienne). Parmi les pays les plus visités figurent « le Maroc, la Tunisie, le Gabon, le Sénégal, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, Madagascar, le Kenya, l’Afrique du Sud… Mais aussi l’Egypte, car les Français reviennent sur les bords du Nil et de la Mer Rouge », constate Frédérique Ambrosino.

Et les motivations des touristes sont variées : « Certains viennent pour profiter de nos 13 parcs naturels, d’autres font des randonnées, ou visitent la capitale et ses marchés animés, Libreville. Mais les séjours balnéaires fonctionnement aussi très bien pour certaines destinations », poursuit-il.

Ce que confirme Marie de Magdala Nkiyeme Engone, chargée d’études à l’Agence Gabonaise du Tourisme du Gabon : « Nous bénéficions de l’engouement pour le tourisme durable. Les touristes français viennent au Gabon pour faire des safaris en forêt, de la pêche sportive, pour visiter nos parcs nationaux, pour voir des baleines dans les parcs marins. Et parce qu’ils en ont assez du tourisme de masse et qu’ils veulent vivre une vraie aventure pendant leurs vacances ».

L’hébergement chez l’habitant se développe

Cet attrait pour l’éco tourisme bénéficie aussi à la Tanzanie, comme en témoigne Claudia Tenba, directrice de l’agence Zara Tour : « Les touristes apprécient la variété des activités qu’offre le pays autour de la nature car on visite les cultures de café ou de bananes, faire l’ascension du Kilimandjaro, se baigner dans des sources d’eau chaude, faire des safaris, se reposer sur une plage de Zanzibar… ».

Au Cameroun, la faune et flore sont aussi de vrais aimants à touristes : « Et à côté des circuits organisés par les voyagistes, on voit se développer aussi les hébergements chez l’habitant, ce qui permet d’attirer une clientèle plus jeune », constate Alassa Mfouapon. Reste un obstacle majeur pour le tourisme africain selon lui : « le prix des billets d’avion, qui empêche encore trop de Français de découvrir ce merveilleux continent ».

Source : Mondial du tourisme: Pourquoi l’Afrique est une destination en plein essor

Comment Madagascar compte relancer son tourisme

Clubs, OpenSky, hôtellerie de luxe. A travers une interview, Joel Randriamandrato, le nouveau ministre du Tourisme de Madagascar, nous explique comment l’Île rouge veut relancer le secteur du tourisme.

Joel Randriamandrato, le ministre du tourisme de Madagascar, à Antananarivo, le 16 mars 2019.
© Florian De Paola

L’Echo touristique : comment se porte le tourisme à Madagascar ?
Joel Randriamandrato : Nous avons de nouvelles ambitions pour le tourisme à Madagascar (le ministre a été nommé suite à l’élection du président Andry Rajoelina, le 8 janvier 2019, ndlr). Nous n’avons jamais réussi à reproduire notre performance de 2008 (375 000 touristes, NDLR). En 2018, nous avons accueilli environ 300 000 visiteurs étrangers, dont 40% de Français. 44% de ces touristes hexagonaux visitent notre pays par l’intermédiaire d’un voyagiste. Pourtant, nous sommes persuadés de pouvoir faire mieux. Madagascar a de réels atouts, parmi lesquels le plus précieux d’entre eux : notre patrimoine naturel. Mais nous devons diversifier notre offre.

Avec quels genre de produits ?
Nous avons déjà ciblé plusieurs formes de voyages auxquels nous pouvons répondre. D’abord, les clubs. Un tour-opérateur italien (Alpitour, NDLR) a ouvert un club à Nosy Be qui fonctionne très bien. La demande existe. Nous voulons ouvrir six clubs dans toute l’île, chacun dédié à un marché. Au niveau de la France, le Club Med pourrait être un partenaire intéressant pour Madagascar. Nous voulons aussi développer l’hôtellerie de luxe, en ouvrant une douzaine d’établissements dans des emplacements idylliques. Nous avons également d’autres projets (golf, marinas, …) que nous allons promouvoir auprès des investisseurs étrangers lors d’un grand forum dédié, à Nosy Be, en juin. Car notre stratégie nécessite des investissements conséquents.

Dans quel domaine en particulier ?
Le transport aérien est l’une des solutions. Si nous voulons ouvrir six clubs, nous devrons rénover et moderniser les six aéroports concernés, pour qu’ils puissent accueillir de gros porteurs. Nous misons sur des opérateurs privés, pour lesquels l’Etat jouera son rôle de facilitateur. Par exemple, nous allons adopter une politique d’OpenSky, avec la volonté de séduire les grands hubs internationaux. Nous allons aussi ouvrir le ciel au trafic intérieur. Cela illustre bien l’ouverture que nous voulons apporter à notre politique touristique. Nous sommes ambitieux, nous voulons changer le pays. Pour le tourisme, l’objectif est clair : nous voulons attirer 500 000 touristes par an d’ici à la fin du mandat présidentiel (5 ans, NDLR).

Source : Comment Madagascar compte relancer son tourisme

Entretien entre le Président de la Région Réunion, Didier Robert et le nouveau Président de la République de Madagascar, son excellence, Andry Rajoelina

En déplacement officiel à Madagascar à l’occasion de l’investiture du nouveau Président de la République qui s’est tenue le 19 janvier en présence de plusieurs chefs d’États Africains et de représentants de la France, le Président de la Région Réunion, Didier ROBERT s’est entretenu lundi 21 janvier avec le nouveau Président de la République de Madagascar, son Excellence Andry Rajoelina au Palais d’Etat de Iavoloha à Tananarive.

Ce premier rendez-vous, au lendemain de l’élection démocratique qualifiée d’historique par les observateurs internationaux s’inscrit, pour le Président Didier Robert, avant tout dans la volonté de conforter les liens d’amitiés entre l’île de La Réunion et la « Grande île », mais aussi, dans une dynamique de partenariat à renforcer dans les domaines : de l’économie (tourisme-énergie-agriculture…), de l’éducation, de la formation et de l’environnement en particulier. La Réunion et Madagascar ont construit depuis 2010 une coopération davantage tournée vers l’économie, l’export, le tourisme. Avec la signature de la convention cadre du programme européen Interrreg V OI doté de 63 millions d’euros, les deux îles concrétisent de nombreux projets profitables aux populations dans les domaines de l’économie (31 % des projets soutenus par le FEDER et la Région) et de la formation (25 % des projets soutenus par le FEDER et la Région). Le rapprochement et la dimension forte que souhaite aujourd’hui donner le nouveau Président malagache aux actions de coopération marque une nouvelle étape prometteuse dans les relations bilatérales.

Le Président Andry Rajoelina a précisé : « Notre vision est similaire pour le développement de la zone Océan Indien. Il faut exploiter notre proximité pour mieux coopérer dans des domaines comme l’agriculture, l’énergie, l’industrialisation. Le savoir-faire, l’ingénierie de La Réunion qui est en avance sur différents secteurs tel que la filière avicole ou encore les énergies doivent nous permettre de nous rapprocher et de nous développer pour rattraper le retard »

Parmi les sujets prioritaires abordés lors de cet entretien : le tourisme durable, la connectivité aérienne, la formation dans les secteurs de l’agriculture, l’expertise réunionnaise dans les énergies renouvelables, et la gestion des déchets. Les nouveaux projets portés par le Président Andry Rajoelina ont été exposés. Parmi eux les transports, les routes mais aussi le développement d’une filière de production de poulet avec l’appui et le savoir-faire des industries réunionnaises.

Pour le développement du tourisme « nature durable » dans l’Océan-Indien : les efforts collectifs engagés grâce au programme des îles Vanille et les retombées économiques des croisières qui profitent aux destinations de l’Océan Indien avec notamment la perspective de nouvelles compagnies doivent se poursuivre et s’intensifier. Le nouveau Président ambitionne, dans cette dynamique, de convaincre de nouveaux investisseurs pour augmenter l’offre et l’attractivité (hôtels et restauration) et marquer un nouvel élan dans la politique touristique. La vision partagée par le Président de Madagascar et le Président de la Région est celle du développement d’un tourisme durable dans ces régions aux atouts exceptionnels sur le plan de la biodiversité, un tourisme qui permette la création d’emplois.

Le Président de la République de Madagascar a officiellement invité La Réunion à participer à la prochaine conférence internationale sur le tourisme qui se tiendra à Nosy Be en avril prochain.

Sur les enjeux de préservation, de valorisation de la biodiversité et du patrimoine naturel : la création de la future Agence Régionale de la Biodiversité (ARB) dans quelques semaines devra permettre de mieux coordonner les engagements, les alertes et les besoins de toutes les îles de l’Océan Indien, bien au-delà de La Réunion. Pour Didier Robert, « la richesse exceptionnelle et l’ampleur du territoire de Madagascar en matière de biodiversité doivent lui permettre de prendre le lead sur ces questions ».

Sur la connectivité aérienne, le Président Didier Robert a souligné l’importance de la signature de l’accord de partenariat stratégique et de pacte d’actionnaire Air Austral / Air Madagascar. « Une décision fondamentale pour la coopération régionale, car ce mariage entre nos deux transporteurs régionaux a véritablement inscrit notre coopération dans une dimension d’excellence qui va permettre de relever les défis du tourisme régional et international avec la promotion de la destination « îles Vanille », l’accélération des échanges de biens et de personnes entre nos deux territoires… Ce partenariat stratégique a déjà permis la création le 2 juillet 2018 de TSARADIA (“Bon voyage”), qui est une restructuration d’Air Madagascar nationale pour les vols domestiques ».

En conclusion, le Président de la République de Madagascar et le Président de la Région Réunion souhaitent ouvrir avec dynamisme et détermination une nouvelle ère et se rapprocher, rassembler les capacités de chacun pour travailler à la réussite mutuelle.

Un partenariat solidaire et global avec l’association AKAMAOSA du Père PEDRO

Depuis plusieurs années la Région accompagne dans le cadre de son programme de coopération et de solidarité l’association du Père Pedro en particulier sur le volet de l’éducation et de la formation (construction de bâtiments scolaires et d’un centre de formation). Une collaboration qui s’est accentuée dans un cadre stratégique de lutte contre l’exode rural afin de réduire la pauvreté urbaine en fixant les populations dans leur milieu. Le village pilote d’Antolojanahary sera doté d’un lycée technique et d’un centre de formation aux métiers de la ruralité afin de sédentariser dans son milieu naturel une jeunesse formée aux techniques modernes de l’agriculture, l’élevage dans le respect de l’environnement. Des partenariats avec des organisations socio professionnelles agricoles réunionnaises contribueront à renforcer ce village pilote de la ruralité malgache.

La culture et le sport prendront une place importante afin d’intensifier les échanges de jeunes réunionnais et malgaches à travers des associations sportives, culturelles et socio-éducatives. Le complexe sportif d’Akamasoa financé par la Région, opérationnel depuis début 2017 constitue une structure d’accueil particulièrement intéressante pour nos associations.

Dans le secteur économique : en 2018 l’implantation de la société réunionnaise SOLAR PLEXUS dans l’électrification rurale a permis la création d’un concept innovant qui associe l’accès à la lumière domestique pour 250 foyers, l’accès à l’internet et la TV satellite gratuite au village. Le pompage, la filtration et la potabilisation d’eau sont expérimentés avec succès depuis avril 2018.

A travers ces projets ce sont tout le savoir-faire des entreprises et des acteurs réunionnais (formateurs, techniciens…), le génie de notre innovation recherche qui sont à l’honneur et que nous soutenons avec des fonds Région et FEDER.

Source : Entretien entre le Président de la Région Réunion, Didier Robert et le nouveau Président de la République de Madagascar, son excellence, Andry Rajoelina

Zanzibar. Perle authentique de l’Indien

Indépendant depuis 1964 et la création de la Tanzanie, l’archipel de Zanzibar bouscule sa quiétude légendaire avec un nouvel essor touristique.

Tendance de fond ou simple effet de mode ? Longtemps écarté de l’autoroute du développement touristique emprunté à pleine vitesse par des voisins comme l’île Maurice ou les Seychelles, l’archipel de Zanzibar, partie insulaire de la Tanzanie baignant dans l’océan Indien, se met à la page. Rafraîchissement d’infrastructures hôtelières ridées par les années, amélioration d’un réseau routier encore sommaire, projet de construction d’un nouvel aéroport : les autorités locales semblent vouloir prendre en marche le train du développement touristique. Et tenter de renouer avec un passé, entre route des épices et commerce triangulaire, aussi glorieux que tourmenté.

Source : Zanzibar. Perle authentique de l’Indien

Tourisme : la Chine pourrait détrôner la France d’ici 2030

C’est un titre très envié… que la Chine pourrait bien s’attribuer. D’après le cabinet d’études Euromonitor, la Chine devrait en effet devenir le pays le plus visité au monde à l’horizon 2030, soufflant ainsi sa place à l’Hexagone.

Tour Eiffel ou Grande Muraille ? Euromonitor a tranché. D’ici 2030, c’est bel et bien la Chine qui pourrait devenir la première destination touristique mondiale, délogeant ainsi l’Hexagone de la première marche du podium, selon son rapport “Megatrends Shaping the Future of Travel”. Le tourisme chinois devrait en effet être boosté par la croissance de la classe moyenne en Asie, qui tire le marché du voyage, conjugué à l’assouplissement progressifs des restrictions en matière de visas, facilitant les voyages (80% des arrivants en Asie provenant également de cette région). La forte progression du marché domestique devrait également porter le développement du tourisme chinois. D’après Wouter Geerts, analyste chez Euromonitor, les événements sportifs à venir dans les prochaines années, avec les jeux Olympiques d’été de Tokyo en 2020, et ceux de d’hiver à Pékin, en 2022, vont eux aussi renforcer l’attractivité de la destination et accélérer le développement de son tourisme.

La Chine va doubler le nombre d’aéroports

“Le tourisme est un des piliers de l’économie chinoise et beaucoup d’investissements ont été faits pour améliorer les infrastructures et les standards, souligne Euromonitor. Parallèlement, la Chine deviendra aussi le premier marché émetteur, largement devant les Etats-Unis et l’Allemagne.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le pays s’y prépare : d’après des informations relayées mardi dans la presse chinoise, le pays a l’intention de doubler le nombre de ses aéroports d’ici 2035, date à laquelle il sera devenu le premier marché mondial du transport aérien. La Chine en construirait actuellement 216, en plus des 234 qui existent déjà. L’année dernière, les aéroports chinois ont enregistré 552 millions de voyages, nombre qui devrait atteindre 720 millions à l’horizon 2020. Une croissance qui rend urgent le développement de nouvelles infrastructures. « Le service s’est amélioré mais les aéroports aujourd’hui sont loin de convenir et sont répartis inégalement dans le pays », a souligné le directeur du développement et de la prévision de l’Administration de l’aviation civile chinoise.

Euromonitor

Source : Tourisme : la Chine pourrait détrôner la France d’ici 2030

Tourisme: l’Afrique, nouvel horizon des tours opérateurs

L’Afrique a le vent en poupe au Salon du tourisme de Paris. La Tunisie et l’Egypte redeviennent attractives et de nouvelles destinations s’ouvrent en Afrique. 417 projets hôteliers seraient actuellement portés par les grandes chaînes sur le continent qui se prépare à doubler le nombre de ses touristes. 110 millions de voyageurs internationaux sont attendus en 2030.

Les touristes sont de retour en Afrique du Nord avec la reprise confirmée de la Tunisie (+83%), de l’Egypte et de la Mauritanie. Ces pays espèrent avoir tourné la page noire du terrorisme. Le Maroc poursuit également sa croissance (+12%).

Des destinations hier délaissées en raison de l’instabilité politique, comme le Zimbabwe, Madagascar, la Côte d’Ivoire ou encore le Cameroun, sont également de retour cette année au Salon du tourisme de Paris pour courtiser les voyagistes français.

Un intérêt grandissant
Encore peu fréquenté par les touristes internationaux, le continent africain suscite un intérêt grandissant: «Cette année, ce sont les destinations africaines qui ont eu la plus forte croissance au sein de Voyageurs du Monde», souligne Jean-François Rial, PDG du groupe qui comprend les marques Terres d’Aventure, Comptoir des Voyages ou encore Allibert Trekking.

Surfant sur l’appel des grands espaces et de la vie sauvage, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, la Namibie, le Botswana ou l’Ethiopie ont la cote «avec des prestations chères mais impeccables», soulignant ainsi qu’il s’agit «souvent de tourisme très haut-de-gamme», poursuit-il.

L’Afrique du Sud a franchi pour la première fois la barre des dix millions de touristes en 2016. Juste derrière le Maroc et ses 11,3 millions de visiteurs.

Les lignes bougent
Certaines destinations africaines n’en sont encore qu’aux balbutiements en termes touristiques. C’est le cas du Tchad, qui a spécialement dépêché au Salon du tourisme, Madeleine Alingué, sa ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat. «Nous voulons changer l’image du Tchad, un travail a été fait dans la région pour plus de stabilité», résume Madeleine Alingué, qui reconnaît se lancer dans «un travail initiatique, de reconnaissance et de localisation» de son pays.

Partout, il faut former un personnel qualifié et mettre à niveau les infrastructures. Des millions d’emplois sont en jeu et une simple excursion peut faire vivre plusieurs familles durant une saison.

L’Algérie, le Rwanda et le Mozambique pointent prudemment leur nez dans le secteur pour diversifier leur économie.

Afrique: nouvel horizon
En 2017, les arrivées de touristes internationaux sur le continent ont augmenté de 9%, un rythme supérieur à la moyenne mondiale.

D’après l’African Tourism Monitor 2018, 417 projets hôteliers sont actuellement dans les cartons des grandes chaînes hôtelières, contre 365 en 2016 et 250 en 2015. Le groupe Accor a annoncé la création d’un fonds d’investissement d’un milliard d’euros, dédié à l’hôtellerie africaine, en partenariat avec un fond qatari. Une quarantaine d’hôtels (9000 chambres) devraient ainsi être créées dans un premier temps.

Au-delà du tourisme international, des hôtels sont également destinés à recevoir les voyageurs d’affaires, mais aussi la nouvelle classe moyenne africaine. Malgré le déficit de connexion internet, Airbnb connaît également une croissance rapide sur le continent. Et selon une étude, parmi les huit pays qui connaissent la croissance la plus rapide «trois sont situés en Afrique: le Nigeria, le Ghana et le Mozambique».

Source : Tourisme: l’Afrique, nouvel horizon des tours opérateurs

Un guide d’investissement à Madagascar publié en ligne

Disponible sur le site de la conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED), « IGuide Madagascar » présente les opportunités malgaches en matière d’investissement. Il s’agit d’un nouvel outil élaboré et développé par l’Economic development board of Madagascar (EDBM), dans le cadre de sa mission de promotion des investissements.

Cette plateforme de renseignements pour l’attraction d’investisseurs à Madagascar est accessible en ligne dans plusieurs langues. Elle renferme des données relatifs aux coûts d’investissements, les procédures et les opportunités d’investissement, dans les grands secteurs dont le tourisme.

L’objectif de ce nouvel outil est d’aider les investisseurs à prendre une décision en leur livrant le maximum d’informations nécessaires. Il tient compte des informations sur la conjoncture économique, les cadres juridiques, les législatifs ou la fiscalité.  Ceci n’est pas seulement dédié aux investisseurs étrangers mais également les investisseurs locaux.

Par ailleurs, toujours dans le cadre de sa mission, l’EDBM annonce la tenue prochaine de plusieurs roadshows notamment en Chine, pour présenter directement les opportunités malgaches à l’étranger.

Source : Un guide d’investissement à Madagascar publié en ligne