DÉVELOPPEMENT DU TOURISME À MADAGASCAR : L’ETAT MALGACHE PLEINEMENT ENGAGÉ

Ces deux dernières années, le paysage hôtelier malgache est en pleine mutation, notamment à Antananarivo. Madagascar dispose désormais d’un nouvel établissement hôtelier à 5 étoiles, répondant aux standards internationaux, le Novotel Convention & Spa.

Inauguré en grande pompe par le couple présidentiel le 31 janvier 2020, cet hôtel haut de gamme issu d’un partenariat public-privé, place la destination Madagascar sur la carte des pays à fort potentiel touristique, notamment en matière de tourisme haut de gamme. .

Conscient du potentiel économique du tourisme, le Chef de l’Etat a réaffirmé l’objectif du Gouvernement qui est d’augmenter le nombre de touristes d’ici 2023. Pour ce faire, l’État entend faciliter la création de cinq autres hôtels 5 étoiles pour les prochaines années, afin d’augmenter la capacité d’accueil de la Grande île.

Enfin, le Président a profité de l’occasion  pour rassurer les investisseurs sur l’engagement de l’État malagasy pour améliorer l’environnement des affaires et sécuriser les investissements. Le Novotel Convention & Spa est la 163ème enseigne à 5 étoiles du groupes ACCOR en Afrique et dans tout l’Océan Indien. Il compte 144 chambres hormis les suites, et peut accueillir des évènements d’envergure internationale.

Source : Développement du tourisme à Madagascar : l’etat malgache pleinement engagé

La transition durable sera aussi majeure que la transition numérique

Je l’admets, “transition durable” frise bon l’oxymore. Mais l’expression qualifie bien ce qui est en train de se jouer dans l’industrie touristique.

Comment amener les entreprises et les destinations touristiques à se transformer pour répondre aux enjeux de surfréquentation et de changement climatique?

A Pau, lors des dernières #ET15, cette question a été l’objet de la table ronde d’ouverture, dont le contenu a bien été retranscrit dans cet article d’aqui.fr.

Je voudrais revenir aujourd’hui sur la comparaison entre la transition numérique qu’a connu l’industrie touristique il y a quelques années et la transition durable, ou écologique que nous allons vivre.

Qu’est-ce qui a provoqué la transition numérique?

Le facteur qui a introduit le numérique dans le quotidien de l’industrie touristique a été la technologie : apparition d’Internet dès la fin des années 1990.

Mais si cette technologie n’avait pas été adoptée par les utilisateurs, on ne serait pas allé aussi loin. Or, c’est bien la modification de comportement des utilisateurs qui a provoqué l’adaptation : les restaurateurs se sont mis à réagir aux avis parce que les clients les ont écrit! les hôteliers se sont mis sur Booking parce que les clients utilisaient l’application!

L’autre facteur marquant aura été l’irruption de nouveaux acteurs dans le tourisme, acteurs venant au départ du numérique. Qui sont ces nouveaux acteurs? Je les appelle les GABIT (Google, AirBnB, Booking, Instagram et Tripadvisor). Certes, j’aurais pu en rajouter plein d’autres, mais l’acronyme est joli, non? N’empêche, ces services ont remodelé notre économie et se sont rendus indispensables. 10 ans après leur généralisation, on ne fait que courir après leur dernière innovation, et plus jamais, les acteurs du monde ancien, public comme privé, ne seront devant.

Les facteurs de la nécessaire transition durable sont-ils identiques?

On pourrait penser que les acteurs du tourisme seront responsables parce qu’ils auront compris que la planète va mal et qu’il faut changer de comportement. On pourrait penser que spontanément, l’industrie touristique se mettrait au durable… Laissez-moi en douter : si les rapports du GEIQ avaient fait bouger les compagnies low-cost ou les voyagistes internationaux, ça se saurait.

Non, ce qui va vraiment faire bouger les acteurs du tourisme, ce sont les consommateurs. Exactement comme pour les numériques.

Une étude G2A parue ces derniers jours sur la montagne face aux enjeux climatiques & environnementaux est intéressante sur les motivations des consommateurs : ils sont de plus en plus sensibles aux destinations et aux entreprises qui se préoccupent de l’environnement. Ils ne partiront pas moins souvent, mais ils partiront dans des “destinations respectueuses de l’environnement”.

C’est donc, comme dans le numérique, l’usager, le client, le consommateur, qui fera bouger l’industrie touristique. Et comme la prise de conscience va trés vite (en Europe notamment), les acteurs du tourisme sont maintenant convaincus “qu’il faut y aller” maintenant.

De nouveaux acteurs avec le durable?

C’était une discussion avec Guillaume Cromer à l’issue des rencontres de Pau. Est-ce que le durable va générer, comme le numérique, de nouveaux acteurs? Pour Guillaume, émergeront surtout de nouvelles gouvernances, plus que de nouveaux acteurs. (cf. son papier sur une utopie du tourisme).

La question sera surtout que ces nouveaux acteurs (militants, coopératifs, engagés) ne soient pas, comme ce fut très rapidement le cas avec la consommation collaborative, remplacés par des fonds d’investissement… J’ai quelques doutes la-dessus, quand je vois déjà comment la grande distribution s’approprie le bien-manger…

Indéniablement, la révolution durable fait émerger de nouveaux acteurs, et notamment les consommateurs eux-mêmes, habitants comme visiteurs, qui souhaitent être partie prenante de la construction de la destination. A nous, au sein des Organismes de Gestion de la Destination, à veiller à les prendre en compte. Ce qui implique une vraie révolution culturelle de nos offices de tourisme ou ADT.

Les équipes à la manoeuvre?

C’est dans l’implication des salariés que je vois une profonde différence entre la transition numérique et la transition écologique. Lorsque nous avons lancé en 2011 en Aquitaine l’Animation Numérique de Territoire, l’objectif était bien que les offices de tourisme deviennent les animateurs territoriaux de cette transition numérique, au profit des entreprises notamment.

Le résultat a été différent : l’ANT a surtout été le moteur de la transition numérique à l’intérieur même des équipes. Il a servi à convaincre les collègues, souvent le directeur, de changer de métier.

En 2019, avec le durable, la donne a changé. J’ai l’impression que la prise de conscience et l’envie des équipes est énorme. Parce que la société à changé et que les collaborateurs sont les témoins de cette évolution sociétale. La transition durable au sein des OGD ne sera pas difficile, elle est même déjà souhaitée par les équipes.

En préparant un prochain séminaire sur le thème du durable avec un office de tourisme, j’ai été, comme le directeur de l’OT, surpris par la maturité de l’équipe sur le sujet et par sa demande d’engagement sur le sujet! Les moteurs, ce seront eux, j’en suis persuadé. A tel point que je pense qu’un directeur d’OGD ne peut pas ignorer cette prise de conscience récente et rapide de ses collaborateurs. Il faut y aller!

Vers une animation durable de territoire?

Comment aujourd’hui, pour le réseau des OGD, structurer cette nouvelle donne écologique, durable? Comment progresser en interne en impliquant les équipes, comment accompagner les prestataires, sensibiliser les publics, mobiliser sa collectivité ?

Autrement dit, comment être, en tant qu’office de tourisme, l’animateur de la transition écologique de sa destination?

L’aventure de l’Animation Numérique de Territoire doit nous inspirer. Certains s’y mettent, comme l’office de tourisme de Béziers Méditerranée qui a recruté une animatrice écologique de territoire.

A la différence de l’ANT, qui ciblait une personne en particulier au sein de l’équipe, l’Animation Durable (ou écologique) de Territoire devra concerner toute la structure. En effet, chacun à son niveau sera engagé dans une composante de la transition durable du territoire.

Les grands engagements de l’Animation Durable de Territoire sont à mon sens les suivants :

  • engager la structure à être écoresponsable dans son quotidien : ce sont les écogestes, appliqués par toute l’équipe
  • engager la structure dans un marketing responsable, en maitrisant mieux les éditions et en ayant une consommation numérique responsable
  • engager la structure dans la sensibilisation des publics accueillis sur la destination
  • engager la structure dans l’accompagnement des prestataires touristiques à leur transition durable
  • engager la structure dans l’appui à la collectivité sur les questions d’aménagement : mobilité, accessibilité, itinérance douce, etc.
  • engager la structure dans un management soucieux de la parité hommes-femmes, de la qualité de vie au travail,

Demain, les structures engagées dans ce projet amibiteux auront à faire évoluer les métiers des collaborateurs. Il faudra adapter des formations spécifiques. Nous y travaillons avec plusieurs régions.

C’est au prix de cette adaptation fondamentale que nous gagnerons la transition durable, aussi majeure que fut la transition numérique!

Source : La transition durable sera aussi majeure que la transition numérique

Tourisme d’affaires : Madagascar sera le pays hôte de la 5ème édition de la conférence de l’AVIADEV 2020

A Madagascar, les rencontres économiques internationales se succèdent et ne se ressemblent pas. La destination est en passe de devenir l’une des meilleures destinations pour le tourisme d’affaires dans l’Océan indien. La preuve, en 2020, la Grande île a été choisie pour être le pays hôte de la 5e édition de la conférence de l’AviaDev.

Cet événement qui aura lieu du 6 au 8 mai 2020, est le plus important événement aéronautique d’Afrique. Il réunira compagnies aériennes, aéroports et acteurs du tourisme pour se rencontrer et discuter du trafic croissant en provenance et à destination du continent. Acteur majeur dans le développement économique de Madagascar, Ravinala Airports, gestionnaire des aéroports d’Antananarivo et Nosy Be, soutient fortement l’accueil de cette rencontre internationale, dans la mesure où son objectif est de soutenir l’ambition à moyen terme de Madagascar d’accueillir 500 000 touristes d’ici 2023. Selon son Directeur Général, Ravinala Airports, AviaDev sera l’un des principaux moteurs de cet objectif, et mettra en valeur les possibilités de développement de routes pour Madagascar. En outre, la mise en place de l’ « open sky » permettra au pays d’accueillir des invités du monde entier, stimulant ainsi son développement économique, social et culturel , a-t-il ajouté.

27 pays et plus de 300 participants ont participé à l’édition 2019 de l’AviaDev. Ce forum a permis plusieurs partenariats pour créer de nouvelles connexions aériennes. Aujourd’hui, grâce à un développement du secteur hôtelier notamment dans la capitale, de Madagascar se positionne en tant que meilleure destination de tourisme d’affaires dans la région. Antananarivo est désormais mieux équipée pour répondre à la demande des professionnels en déplacement dans le cadre des rencontres internationales, grâce à une offre étoffée et diversifiée. La tenue prochaine de la conférence de l’AviaDev devra ainsi améliorer davantage l’image de la Grande île en tant que destination de tourisme d’affaires.

Source : Tourisme d’affaires : Madagascar sera le pays hôte de la 5ème édition de la conférence de l’AVIADEV 2020

Tourisme en Europe : analyse d’un secteur en pleine évolution

Où en est actuellement le marché du tourisme en Europe ? Dans cet article, nous avons analysé le secteur touristique européen : qui sont les acteurs ? Qu’est-ce qu’une OTA ? Plutôt Booking ou Voyageurs du Monde ? Nos explications sur ce marché concurrentiel mais toujours florissant.

TOURISME EN EUROPE : ÉVOLUTIONS ET DIVERSIFICATION D’UN MARCHÉ FLORISSANT

L’Europe, destination préférée pour la moitié des voyageurs dans le monde

En 2018, l’Europe représente 50 % des visites touristiques mondiales (environ 700 millions de visiteurs). La majorité des visiteurs se dirigent vers la Méditerranée, mais toutes les régions européennes sont en croissance, en particulier les régions méditerranéennes des Balkans (Monténégro, Croatie, etc..) ou encore la Turquie. Le trafic aérien est en croissance, de 6 %, de même que le taux d’occupation des hôtels, en croissance de 2 %.

Les évolutions du marché touristique européen

La technologie dans le tourisme : smartphone et ciblage des données au rendez-vous

L’industrie du tourisme, après sa grande mutation vers l’usage d’Internet, est aujourd’hui transformée par des acteurs 100 % mobile qui tirent profit du ciblage par les données et de l’intelligence artificielle conversationnelle pour acquérir de nouveaux clients et les fidéliser.

Écotourisme : le tourisme durable de plus en plus plébiscité par les vacanciers

Les voyageurs prêtent de plus en plus attention à leur empreinte sociale et écologique, ce qui influe sur le choix des produits touristiques qu’ils achètent. Les voyagistes saisissent cette opportunité pour proposer à leurs clients les plus attentifs une alternative à la consommation de masse, avec notamment la présence d’établissements plus responsables dans leur offre, comme par exemple Voyageurs du monde, certifié ATR (agence de tourisme responsable).

Le tourisme spécialisé au plus proche des voyageurs

Le tourisme spécialisé, d’une manière plus générale, se développe en proposant aux voyageurs d’allier plaisir et fonctionnalité. Citons par exemple le tourisme médical, qui consiste à organiser un voyage autour d’une intervention de santé.

Les différents acteurs du tourisme en Europe

Transport : partir en vacances en avion, en train ou en bus

Pour le transport aérien, on distingue les compagnies traditionnelles, en général nationales (comme Air France) des compagnies « Low Cost » (comme Ryanair) qui proposent des vols à très bas coûts. Le transport terrestre assuré notamment par les transporteurs de bus Intercités comme Flixbus, Eurolines ou OuiBus… ou encore les compagnies ferroviaires comme SNCF. Enfin, le covoiturage est de plus en plus répandu, avec le succès de BlaBlaCar en Europe.

L’hébergement : séjourner et dormir en Europe

Il s’agit principalement des hôtels consolidés autour des grands groupes Accor, Marriott, Hilton, Hayat ou Intercontinental. Les locations de vacances proposent une alternative à l’hôtel avec des entreprises comme Homeaway ou Airbnb. Enfin, les acteurs de centres de vacances franchisés proposent des résidences ou des clubs, comme Pierre et Vacances ou Club Med.

Les activités touristiques proposées par différents acteurs

Les activités touristiques comprennent les visites guidées, les tickets d’entrée ou toutes autres expériences sur place. Les acteurs sont très nombreux et en majorité hors ligne mais le marché est en consolidation avec certains acteurs en ligne qui prennent des parts de marché de manière croissante. Parmi eux, Tripadvisor ou encore l’allemand GetYourGuide.

Les tour-opérateurs et leurs offres touristiques groupées

Les tours-opérateurs proposent des offres assemblées de plusieurs produits de tourisme. Ils achètent des produits individuels (vols, chambre d’hôtels, activités) et les revendent en groupe. Parmi les acteurs européens, on compte TUI, la compagnie des Alpes, Voyageurs du monde, ou encore jusque récemment Thomas Cook, en faillite depuis septembre dernier.

Les agences de voyages en ligne (OTA, online travel agencies)

Les agences de voyages sur Internet (ou OTA, online travel agencies) sont des distributeurs de produits de tourisme en ligne. Elles proposent des vols, des hôtels, des locations de voitures ou même des tours à leurs clients en se rémunérant à la marge auprès des fournisseurs. Les plus célèbres sont Expedia, Booking.com ou encore le chinois, Ctrip.

Les comparateurs de voyages et de vols pour profiter des meilleures offres

Les moteurs de recherche sont des comparateurs d’offres qui agrègent les offres d’OTAs. Ils se rémunèrent au clic et redirigent vers la page du distributeur choisi lors du clic. Parmi les plus connus, Skyscnanner pour les vols ou encore Trivago pour les hôtels.

Les autres acteurs spécialisés dans le tourisme en Europe

Une multitude d’autres acteurs opèrent en B2B (business 2 business) sur des segments spécialisés. On peut citer les Property Management System qui permettent la gestion des chambres d’hôtel, les Channel Managers qui gèrent les flux de réservation entre l’accommodation et les OTAs ou encore les Global distribution system (GDS) qui vendent aux distributeurs, les flux aériens émis par les compagnies aériennes. Une multitude d’autres acteurs spécialisés existent.

FOCUS SUR LES AGENCES DE VOYAGES SUR INTERNET : ANALYSE PORTER

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Nouveaux entrants : une menace relativement faible

Les nouvelles OTAs s’appuient sur une différenciation technologique ou de tourisme spécialisé (écologique, médicale etc…) pour pénétrer le marché. Les premières barrières à l’entrée sont relativement aisées à franchir grâce à Internet. Mais le poids des acteurs principaux rend la tâche difficile aux nouveaux acteurs qui finissent, soit absorbés par les géants via une acquisition, soit dans l’obligation de réaliser des investissements énormes pour espérer rivaliser avec eux.

Produits de substitution : menace moyenne sur l’offre des OTA

Les utilisateurs peuvent choisir la réservation directe auprès des fournisseurs, qu’il s’agisse des compagnies de transport ou des hôtels. Cela étant dit, l’offre des OTAs est si vaste que les agences de voyages en ligne apparaissent aujourd’hui comme un passage inévitable de la réservation. Les voyagistes spécialisés, responsables ou sur-mesure, représentent la seule alternative sérieuse aux OTAs.

Pression amont inexistante pour les agences de voyages en ligne

Les fournisseurs de produits touristiques sont largement dépendants des OTAs pour la distribution. Leur marge de négociation est faible et les OTAs détiennent le rapport de force dans la négociation des prix.

Pression avale forte pour les agences de voyages sur Internet

Le consommateur étant le client final, il est très sensible à l’expérience offerte et à la qualité du service fourni. C’est pourquoi les OTAs investissent énormément d’argent pour offrir un parcours parfait dans l’étape de réservation en s’appuyant notamment sur la technologie.

L’intensité concurrentielle dans le tourisme en ligne est particulièrement forte

Trois acteurs mondiaux se disputent le marché touristique : Expedia, Booking.com et Ctrip. Le terrain concurrentiel se situe dans la spécificité locale (sélection pertinente de produits touristiques locaux), la spécificité fonctionnelle (tourisme médical) ou dans un usage intelligent de la technologie (IA notamment).

Réglementation favorable autour de quatre piliers de développement

La commission européenne promeut le tourisme autour de 4 piliers favorables au développement :

  1. Stimuler la compétitivité du secteur touristique européen ;
  2. Promouvoir le développement d’un tourisme durable, responsable et de haute qualité ;
  3. Consolider l’image de l’Europe en tant qu’ensemble de destinations durables et de haute qualité ;
  4. Maximiser le potentiel des politiques financières de l’UE pour le développement du tourisme.

ANALYSE EN BOURSE DE BOOKING ET VOYAGEURS DU MONDE : PRÉSENTATION ET CHIFFRES-CLÉ

Booking.com est une agence de voyages en ligne basée à Amsterdam, fondée en 1997 et propriété du groupe américain Priceline (ou Booking Holding ), également propriétaire de Kayak, Rentalcars.com, Agoda, etc… . La société est présente dans près de 60 pays et compte 7 000 employés.

KPI de Booking

  • Chiffre d’affaires : 10 milliards de dollars (+ 7,9 %)
  • 730 millions de nuits réservés (+12,9 %)
  • 2,2 millions de propriétés listées

KPI et ratios financiers de Booking Holdings

  • Chiffre d’affaires : 14,53 milliards de dollars
  • Résultat opérationnel :  5,3 milliards de dollars
  • Résultat net : 4,0 milliards de dollars
  • Flux de trésorerie dégagé par les opérations :  5,3 milliards de dollars
  • PER : 20,7x (cours de Bourse / bénéfices par action)
  • Capitalisation boursière : 80,4 milliards de dollars

Voyageurs du Monde : spécialiste du voyages sur mesure et aventure

Voyageurs du Monde est un tour-opérateur français spécialisé dans le voyage sur-mesure et le voyage spécialisé d’aventure (Terres d’Aventure, Allibert trekking). Fondé en 1979, le groupe agit pour un tourisme responsable (certification ATR). La société est basée à Paris et emploie près de 1 000 personnes dans 15 pays.

KPI et ratios financiers de Voyageurs du Monde

  • Chiffre d’affaires : 465 millions d’euros (+9,2 %)
  • Résultat opérationnel : 30,3 millions d’euros
  • Résultat net : 21,3 millions d’euros
  • PER estimé 2019 : 20,1x (cours de Bourse / bénéfices par action)
  • Capitalisation boursière : 379 millions d’euros
  • Trésorerie : 108 millions d’euros
  • Cash Flow libre : 8,71 millions d’euros

Faut-il investir en Bourse dans les actions Booking et Voyageurs du Monde ?

Booking Holdings et Voyageurs du Monde sont deux valeurs intéressantes du secteur du tourisme avec des stratégies différentes. Booking pourrait être privilégié dans le cadre d’un investissement valeur (value) avec un niveau de risque modéré et une certaine stabilité dans l’activité et les résultats. Pour un investissement croissance (growth) et tenter de tirer un meilleur retour sur investissement avec plus de risques, Voyageurs du Monde, dont le modèle d’affaire a le vent en poupe et pour lequel les opportunités de marché sont encore loin d’être exploitées entièrement, pourrait être privilégié.

Source : Tourisme en Europe : analyse d’un secteur en pleine évolution

Forum WAVE Madagascar : le tourisme de luxe à développer

Faire de Madagascar une nouvelle destination pour des investissements d’avenir dans le tourisme d’affaires, l’écotourisme, le tourisme balnéaire et d’aventure, fait partie des objectifs du Forum WAVE Madagascar, organisé du 17 au 20 septembre 2019 à Antananarivo. Une centaine d’investisseurs venus des 4 coins du monde y ont participé pour découvrir les opportunités d’investissements dans les domaines du tourisme et des transports.

Le tourisme, levier du développement durable. C’est possible à Madagascar car ce secteur impacte directement la vie de la population. Pour ce faire, l’Etat malgache se donne les moyens et affiche sa volonté de redresser le secteur touristique, afin d’augmenter la création d’emplois et les recettes touristiques versées dans la caisse de l’Etat. Le Forum des investisseurs est un moyen d’y arriver, car aujourd’hui le pays veut s’ouvrir davantage aux investisseurs. La preuve, des engagements ont été pris les l’Etat, notamment l’amélioration de l’environnement des affaires, la sécurisation des investissements et la mise en place d’un cadre juridique stable, allant de la lutte contre la corruption à la simplification des procédures.

Durant les quatre jours du forum, les opportunités dans le tourisme de luxe ont été entre autres présentées. Pour le Ministre des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, Joël Randriamandranto, la diversification des offres touristiques constitue une priorité et fait partie des 5 axes bien définies pour atteindre un objectif de 500 000 touristes d’ici 5 ans. Aussi, l’écotourisme de luxe sera développé à travers la valorisation de la nature malgache. D’où l’appel à investissements lancé pour  10 parcs nationaux gérés par Madagascar National Parks (MNP), à savoir Isalo, Nosy Tanikely, Andasibe Mantadia, Ranomafana, la Montagne d’Ambre, Bemaraha, Tsimanampesotse, Ankarana, Nosy Hara ainsi que Lokobe. Des participants au forum ont pu visiter ces sites exceptionnels.

Source : Forum WAVE Madagascar : le tourisme de luxe à développer

France : Les Universités du Tourisme Durable

Les Universités du Tourisme Durable reviennent pour une 5ème édition, les 3 et 4 octobre à La Rochelle.

Après Paris, Vannes, Clermont-Ferrand et Lyon, c’est donc en Charente-Maritime que les professionnels du tourisme sont invités à se retrouver pour faire émerger des solutions d’avenir en matière de développement durable dans le tourisme. 

Organisé par l’association ATD – Acteurs du Tourisme Durable, le 1er réseau de professionnels engagés pour un tourisme durable, avec Excelia Group et Charentes Tourisme, cet événement constitue un moment de réflexion incontournable pour se retrouver, échanger, et travailler ensemble autour des enjeux de développement durable.

Cette année, ces journées auront pour thématique transversale le « zéro ». Alors que l’on n’a jamais autant parlé des impacts du tourisme sur l’environnement et que la France attend 100 millions de touristes en 2020, intervenants et participants réfléchiront aux solutions qui existent pour tendre vers des activités zéro émission, zéro déchet, zéro voiture… A l’inverse, mais toujours avec le même objectif de durabilité, les initiatives visant le 100 % seront également mises en lumière : 100 % local, accessible, autonome.

Si la première journée est consacrée aux ateliers et tables-rondes, la deuxième journée offre l’occasion d’expérimenter des initiatives de tourisme durable sur le territoire. La Rochelle, pionnière en matière d’écologie urbaine et notamment sur le plan des mobilités, sera à coup sûr un terrain d’inspiration pour les participants.

Des solutions concrètes, du réseautage et de la convivialité en perspective : un rendez-vous à ne pas manquer ! 

Source : Les Universités du Tourisme Durable

Toamasina-Foulpointe : Une route en béton en cours de construction

Beaucoup se plaignent de l’état de la route nationale 5, reliant Toamasina et Foulpointe. Questionné sur ce sujet, le directeur général des Travaux Publics, Hajaniaina Randrianandrasana a affirmé que la réhabilitation a commencé. « Le projet de réhabilitation de la RN5 est financé par les ressources propres internes (RPI) de l’Etat à travers le MAHTP (Ministère de l’Aménagement, de l’Habitat et des Travaux Publics). Pour la ville de Toamasina, un appel d’offre est déjà lancé pour la réfection du boulevard Ratsimilaho, coupé depuis des années. Les procédures sont également en cours pour l’attribution du marché à l’entreprise en charge des travaux d’infrastructures routières reliant le Port de Toamasina et la RN2 », a noté le DG des Travaux publics. Outre cette partie Est, il a également cité de nombreux projets, concernant entre autres, la route Antsiranana-Ambilobe-Ambanja. Pour ce cas, deux ponts sont à construire et le marché est déjà attribué à Colas, d’après les explications.  Pour l’axe Ambilobe-Vohémar bénéficiant d’un financement chinois par le CRBC, les travaux sur 168Km s’achèveront en octobre 2019. Dans le sud, des projets de corridors et de routes sont en cours de mise en œuvre. En ce qui concerne la campagne d’entretiens, toutes les Directions régionales du MAHTP sont en train de préparer les dossiers d’appel d’offres, pour les 22 régions, selon le DG Hajaniaina Randrianandrasana.

Source : Toamasina-Foulpointe : Une route en béton en cours de construction

L’hôtellerie de luxe gagne du terrain à La Havane

La Havane (CUBA) La capitale cubaine, qui fête cette année ses 500 ans, attire des hôtels -et une nouvelle clientèle – très haut de gamme. Le Gran Hotel Manzana Kempinski a ouvert la voie en 2017, et d’autres opérateurs veulent occuper ce nouveau créneau du cinq étoiles grand luxe.

À Cuba, face au Capitole de La Havane fraîchement et entièrement rénové, dont l’intérieur du dôme culminant à 91 mètres a retrouvé ses lamelles d’or originelles, un grand bâtiment est encore en travaux. C’est l’ancien cinéma Payret, lieu mythique pour son architecture comme sa scène ayant accueilli notamment Sarah Bernhardt ; le bâtiment de 1877 va être remis à neuf pour devenir un hôtel de luxe, et les murs sont convoités par le groupe Barrière qui envisage d’y aménager l’an prochain son premier palace des Caraïbes ! “Ce sera un hôtel avec cinéma”, précise l’historien de la ville Eusebio Leal, qui s’est engagé à ce que le Payret conserve sa légendaire salle de projection.

Cela en ajouterait encore au faste pré-révolutionnaire que la capitale cubaine retrouve à travers son hôtellerie depuis que le Gran Hotel Manzana Kempinski a ouvert ses portes en 2017, face au Floridida (où Ernest Hemingway dégustait ses daïquiris). De la réception jusqu’à la piscine panoramique à débordement, tout est fait pour satisfaire la clientèle la plus exigeante. L’hôtel ‘cinq étoiles grand luxe’ dispose de 246 chambres (chacune de minimum 40 m²) commercialisées entre 420 et 1 200 € la nuit, et jusqu’à 4 500 € pour la suite présidentielle. L’équipe de 400 personnes est conduite par le directeur Xavier Destribats, qui se vante de proposer “le plus beau buffet de La Havane, digne des meilleurs palaces parisiens”. Pourtant, la tâche est difficile dans le contexte d’isolement de Cuba (lire ci-dessous) : “Nous importons l’essentiel à travers notre centrale d’achats, à l’exception des produits de grande qualité que l’on trouve sur l’île, notamment les fruits et légumes.” Tous les matériaux et le mobilier ont également été importés d’Europe pour pallier à l’embargo des États-Unis et la pénurie qui sévit sur l’île.

Un taux d’occupation de 60 % à l’année

Mais la clientèle est au rendez-vous, puisque le taux d’occupation atteint déjà 60 % à l’année. “C’est une nouvelle clientèle très haut de gamme qui ne venait pas auparavant à Cuba, parce qu’elle n’y trouvait pas les hôtels adaptés à ses exigences”, explique José Dosreis, patron de l’agence réceptive française Cubacolor, et présent sur l’île depuis vingt ans. Une clientèle en provenance – paradoxalement – des États-Unis, de Chine, d’Australie, mais également de France (8 % des clients du Kempinski). De fait, d’autres opérateurs ont investi sur ce segment du très haut de gamme, dont Iberostar, avec ses hôtels Parque Central et le Grand Packard. Avec ses 321 luxueuses chambres et suites au dessus du Prado, ce dernier établissement offre depuis sa terrasse une très belle vue panoramique sur le Malecon (le boulevard du front de mer) et la forteresse du Morro, mais aussi sur le futur So by Sofitel, qui enrichira l’offre hôtelière haut de gamme à partir de cet automne. Kempinski annonce également un deuxième hôtel identique de 162 chambres à La Havane cette année, et un autre cinq étoiles grand luxe près des plages de Cayo Guillermo, avec 245 chambres et des maisons sur pilotis.

Source : L’hôtellerie de luxe gagne du terrain à La Havane

BNI Madagascar : Un levier de croissance pour les entreprises du secteur tourisme

BNI Madagascar

BNI Madagascar a confirmé son statut de « levier de croissance pour les entreprises du secteur tourisme ». C’était hier, au cours d’une conférence donnée dans le cadre de la participation de la banque à la Foire Internationale du Tourisme (ITM), au CCI Ivato. Une occasion  de rappeler  aux investisseurs, aux professionnels et aux visiteurs, l’ampleur de sa démarche en faveur de cette filière en pleine expansion.

Les conférenciers de la BNI Madagascar ont ainsi présenté à l’assistance le maillage territorial de son réseau d’agence, et les solutions de financement qu’elle propose. On peut notamment citer le financement de l’exploitation, qui se traduit par des crédits à court terme permettant à la banque d’apporter à l’entreprise la trésorerie nécessaire afin de financer son  cycle d’exploitation ; ou une garantie afin d’exercer normalement son métier. Il y a également le financement des investissements, sous forme de prêts amortissables, ou crédit-bail, de BNI Madagascar, pour accompagner l’entreprise dans son programme de développement afin de lui permettre  de financer son projet d’acquisition et/ou rétablir un bon équilibre financier. BNI Madagascar présente également à l’ITM  des services innovants pour révolutionner les pratiques bancaires et satisfaire toutes les catégories de clientèle, en sa qualité de banque universelle. Du site transactionnel BNI-NETqui offre un panel de services fonctionnels accessibles 7j/7 et 24h/24 via internet, à la plateforme e-commerce qui sera prochainement opérationnelle, en passant par la nouvelle marque KRED,  la deuxième marque de BNI Madagascar, dédiée aux TPE et PME semi-formelles et informelles, et la Plateforme intégrée PME.

Source : BNI Madagascar : Un levier de croissance pour les entreprises du secteur tourisme

Boom hôtelier en vue à la Jamaïque

Plus de 12 000 chambres seront créées en Jamaïque au cours des cinq prochaines années, fruits d’investissements de plusieurs centaines de millions de dollars.

La Jamaïque a plusieurs projets hôteliers dans ses cartons. Edmund Barlett, le ministre du Tourisme, a en effet annoncé des accords d’investissements lors de sa présentation au Parlement. « Le tourisme jamaïcain connaît une croissance record du nombre d’arrivées et de revenus, ce qui a attiré davantage d’investissements dans le secteur du tourisme. Nous constatons une montée en flèche de la construction d’hôtels et de l’expansion de différentes chaînes hôtelières qui considèrent la Jamaïque comme une destination touristique très viable », s’est félicité le ministre du Tourisme, qui œuvre pour le développement de la destination, notamment sur le marché français. Sur les cinq prochaines années, plus de 12 000 nouvelles chambres d’hôtels seront créées grâce à ces investissements qui se chiffrent en centaine de millions d’euros.

De gros porteurs annoncés

« Le montant de ces investissements comprend 250 millions de dollars US par la chaîne H10 Hotels pour la construction de 1 000 chambres à Trelawny et plus de 500 millions de dollars US par le groupe Amaterra pour la construction de 5 000 chambres sur un complexe multiforme, détaille un communiqué. La paroisse d’Hanovre devrait permettre à Princess Hotels & Resorts d’investir 500 millions de dollars sur 2000 chambres, tandis que Hard Rock construira 1100 chambres à Montego Bay. À St Ann, 200 millions de dollars US seront investis dans la construction de 800 chambres lors de la première phase de développement de Karisma et Moon Palace dépensera 160 millions de dollars US dans 700 chambres. Récemment, 120 chambres ont été ouvertes au S Hotel de Montego Bay et d’ici la fin de cette année, le Wyndam Hotel de Kingston comptera 250 chambres supplémentaires.”

« Rester innovant »

L’objectif initial, qui était de disposer de 5 000 chambres d’hôtel dans les cinq ans et qui rapporterait 5 milliards de dollars américains, est donc d’ores et déjà dépassé, a souligné Edmund Barlett, rappelant que “le tourisme subissait des changements quotidiens nécessitant des mesures appropriées pour rester pertinent, à la mode et viable. Ceci appelle à l’innovation et au développement de nouveaux systèmes, processus et méthodologies pour réinventer le secteur”, a ajouté le ministre du tourisme, venu rencontrer les professionnels français du secteur en octobre dernier. Son objectif était alors d’attirer 50000 visiteurs français en Jamaïque à l’horizon 2020. En 2017, ils étaient un peu plus de 7000 à prendre leur billet pour “le jardin des Caraïbes”, un chiffre en progression, à l’instar de la fréquentation internationale globale. Sur cette même année, le pays a accueilli au total 4,3 millions de touristes internationaux, soit 500 000 de plus que l’année précédente. Le tourisme est la première économie de la Jamaïque. En 2017, le secteur a rapporté au pays 3 milliards de dollars de revenus.

Source : Boom hôtelier en vue à la Jamaïque