Le réchauffement climatique menace les lémuriens de Madagascar

Le réchauffement climatique perturbe et menace notre biodiversité. Selon le rapport du Fonds mondial pour la nature (WWF) – “Planète vivante”, les populations de vertébrés sauvages ont diminué de 60% sur notre planète entre 1970 et 2014. Les lémuriens, mammifères symboles de Madagascar, sont directement menacés par les aléas du réchauffement climatique. D’ici à 2070, 95% de l’habitat naturel de cette espèce pourrait être détruits selon une étude publiée dans “Nature Climate Change’ (source: Le Monde Afrique – article du 25 décembre 2019). Il y a deux types de lémuriens qui sont menacés: le vari noir et blanc, et le vari roux. Elles sont déjà classées en danger critique d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature. La raison qui menace d’extinction l’animal emblème de l’île de Madagascar est la déforestation. En effet, l’île de l’océan Indien a déjà perdu 44% de sa superficie forestière depuis les années 1950. Par ailleurs, les scientifiques qui ont établi l’étude publiée dans “Nature Climate Change” ont également évalué l’impact du réchaffement climatique sur la forêt selon différents scénarios de poursuite des émissions de gaz à effet de serre. Et la seule déforestation pourrait réduire de 30% l’habitat des lémuriens dans l’hypothèse d’une protection dite stricte de la forêt ou du double si la protection est relâchée. Les effets du changement climatique pourraient le réduire de 14 à 75% selon les hypothèses. Il est impératif de stopper la déforestation et de préserver l’habitat des lémuriens, ainsi que de l’ensemble de la biodiversité de l’île de Madagascar qui est d’une grande richesse. La communaté scientifique essaie tant bien que mal depuis quelques années avec l’aide d’associations à créer des corridors biologique afin de connecter les aires protégées entre elles et permettre la libre circulation des lémuriens, tout en essayant de protéger les corridors déjà existant et lutter contre la déforestation. Par ailleurs, les aléas liés au réchauffement climatique ainsi que la déforestation aura également des conséquences notoires sur les populations locales et leurs exploitations agricoles. Ce sont une fois de plus des chiffres qui font froids dans le dos. Il est désormais temps d’apporter des réponses appropriées afin de préserver notre faune et notre flore, et d’oeuvrer pour la transition écologique.

Source : Le réchauffement climatique menace les lémuriens de Madagascar

Répondez à notre sondage : Le développement durable en hôtellerie

Bonjour à tous,

Afin de vous proposer des services au plus près de vos besoins, nous vous mettons aujourd’hui à contribution sur un sujet qui nous tient particulièrement à cœur, celui du développement durable en hôtellerie.

Ce concept nous semble aujourd’hui incontournable dans la gestion d’un établissement. La crise sanitaire que nous traversons n’en est qu’une parmi tant d’autres. Malgré une belle dynamique ces derniers années, le contexte local reste souvent compliqué pour faire décoller son activité, nous le savons bien. En effet, Madagascar est une destination magnifique, mais qui peine malheureusement à se faire une vraie place sur le marché international. Il est donc indispensable en cette période encore plus difficile, de se poser les bonnes questions. Nous nous les posons également pour vous aider à mieux rebondir.

C’est ainsi que l’angle du développement durable nous est apparu comme un axe de réflexion tout à fait adéquat. Mais pour pouvoir vous proposer des réponses et solutions appropriées, nous avons besoin de vous.

 

Répondez à notre sondage en ligne et donnez-nous les clés de votre regard sur ce sujet.

L’équipe de Madagascar Hôtel Consultant

Recyclage en hôtellerie : des réflexes simples à adopter

Au Grand Quartier, à Paris (Xe), la carte magnétique d'accès à sa chambre se transforme en étiquette à bagage et peut-être réactivée comme clé à chaque nouveau séjour.

France. Du savon à l’eau de pluie, en passant par les piles, le papier ou encore le carton, les hôtels  génèrent de nombreuses matières et matériaux recyclables. Revue de détail et mode d’emploi.

Entre la chasse au gaspillage alimentaire et l’usage du plastique à bannir dès 2020, le secteur de l’hôtellerie est incité à multiplier les gestes bons pour la planète, à commencer par le recyclage. En effet, de la réception à la salle de petit déjeuner, en passant par la chambre, bon nombre de matières et matériaux se prêtent à vivre une nouvelle vie.

  • Faire le bon tri

Dès le lobby, on peut trier les déchets générés par la réception et les clients. Papier, carton et emballages peuvent être mis de côté, puis jetés dans une poubelle dédiée. Même scénario pour les piles, les ampoules ou encore le verre.

  • Offrir une deuxième vie au savon

Dans chaque salle de bains, il est de bon ton de récupérer les restes de savon. Et ce, d’autant que, depuis 2018, l’Umih a signé un partenariat avec l’association Unisoap, créée en 2017 à Lyon (Rhône). Le principe : les savons usagés sont récupérés dans les hôtels, recyclés dans un Établissement et service d’aide par le travail (Esat), puis distribués aux personnes les plus démunies. Un cercle des plus vertueux à l’heure où 51 millions de savons sont jetés chaque année par les hôtels en France.

  • Miser sur l’eau de pluie

Autre matière première recyclable et… tombée du ciel : l’eau de pluie. Une fois récupérée, celle-ci peut servir pour les toilettes, le lavage du sol et, bien sûr, l’arrosage d’un jardin ou de plantes. Attention, toutefois : cette utilisation doit faire l’objet d’une déclaration préalable auprès du maire de la commune concernée.

  • Accorder les restes

Côté petit déjeuner, là aussi, on peut recycler. Par exemple en créant du compost à partir des déchets de la cuisine, en utilisant le marc de café pour le terreau des plantes ou pour faire fuir les fourmis, en transformant le pain non consommé en toast ou pain perdu, en réutilisant l’eau des carafes pour arroser plantes et jardinières…

  • Trouver des astuces en plus

Enfin, certains hôteliers ne manquent pas d’imagination pour recycler. À l’instar de Joël Chan Thaw, directeur général du Grand Quartier à Paris (Xe). Dans cet établissement 4 étoiles de 83 chambres, chaque carte magnétique d’accès en chambre se transforme, une fois utilisée, en étiquette à bagage. Mieux encore : si l’on revient au Grand Quartier pour un nouveau séjour, l’étiquette retrouve sa fonction première, une fois réactivée à la borne du ‘check in’. Original et astucieux pour fidéliser.

Source : Recyclage en hôtellerie : des réflexes simples à adopter

Rencontre avec Agnès Weil, directrice développement durable du Club Med

Agnès Weil, directrice développement durable du Club Med

On a tous en tête une image du Club Med dont les villages vacances, parodiés dans les Bronzés, ont définitivement marqué l’imaginaire de millions de Français. Toutefois, au-delà de cette célèbre comédie de la fin des années 1970, on sait moins que le Club Med a été créé après-guerre, dès 1950, avec pour idée de base d’abolir, le temps des vacances, les barrières de l’argent (forfait tout compris), des classes sociales et des religions. Puis le temps a passé, le Club a grandi, grossi, évolué, connu des crises et des périodes de doute. Depuis 2015, il appartient au conglomérat chinois FOSUN Tourisme (FTG). Un nouveau virage pour une nouvelle façon d’appréhender les vacances ? Rencontre avec Agnès Weil, directrice développement durable du Club.

VA/ Comment devient-on directrice développement durable du Club Med ?

J’ai fait des études d’économies et statistique à à l’INSEAD avant de faire du conseil. Dès mon premier poste, au sein de VVF, j’étais en lien avec le tourisme social. Je suis restée sept ans, une expérience passionnante d’autant que VVF fonctionnait avec un collège composé de clients, salariés et communautés d’accueil. L’idée était bien sûr de travailler sur le social, mais en lien avec l’aménagement du territoire, l’équité sociale, dans le souci permanent de l’accès aux vacances pour tous. A fin de l’année 1999, j’ai rejoint le Club Med, pour mettre en place le département qualité. Et naturellement, j’ai eu envie d’aller plus loin et proposé la mise en place d’un poste dédié au développement durable, que j’occupe depuis 2004.

VA/ Le Club Med, c’est un concept très différent de VVF…

Ils ont évolué différemment mais étaient à l’origine tous deux des organismes associatifs pionniers du tourisme , convaincus de l’importance du lien social, avec  une relation particulière entre clients et employés, et également entre les clients; mais aussi  sensibles tous deux à la contribution au territoire d’implantation.. Par ailleurs le Club Med est souvent réduit à ses villages, mais il y a tout le reste que j’ai moi-même expérimenté enfant via des voyages au Maroc avec le club. Nous proposons de nombreux séjours mais aussi  des circuits de découverte, des offres qui font parties de notre ADN et sont beaucoup moins connues du grand public alors qu’elles existent depuis la naissance du Club. Le Club Med a, par exemple, organisé un circuit baptisé « les Chemins de la Paix » en Israël, Jordanie, Egypte et Liban , en 1974, bien avant tout le monde, ou des épopées extraordinaires telles la Transsaharienne ou la Transmexicaine. En ce qui concerne nos villages, certes, on n’y pénètre pas comme on veut, car y entrer c’est consommer (tout est en accès libre, « tout compris ») mais cela ne nous nous empêche pas d’avoir de nombreux contacts avec l’extérieur, que ce soit via nos contrats locaux ou par les achats que nous pouvons faire. On nous reproche parfois d’être dans des bulles, coupés de l’extérieur, mais c’est loin d’être aussi caricatural, et  dans certains cas cela peut également protéger l’extérieur de l’intérieur et d’une trop forte pression touristique.

VA/ Concernant les achats locaux, pouvez-vous nous en dire plus ?

Tout à fait. Contrairement à ce qui lui a été souvent reproché, le Club a toujours cherché à acheter local. Depuis 2008, nous avons signé un partenariat avec l’ONG Agrisud afin que l’association intervienne autour de nos villages pour structurer et professionnaliser l’offre des petits producteurs de proximité et rendre ainsi possible l’achat de produits locaux là où c’était compliqué pour des raisons de filière, d’organisation. Par exemple, au Sénégal, Agrisud, en s’appuyant sur des associations locales comme Green Farmer, forme des maraîchères du voisinage à l’agroécologie et aux techniques de gestion et les accompagne pour qu’elles puissent vendre au Club Med des oignons , des tomates, ou d’autres produits. Nous avons des accords dans 6 pays déjà (Maroc, Brésil, Sénégal, Chine, Ile Maurice et Indonésie), soit plus d’un quart des destinations où nous sommes présents.

VA/ Le développement durable, c’est important pour le Club Med ?

Comment pourrait-il en être autrement ! Nous tenons à  montrer que le Club Med est aussi responsable, mais également que le durable peut être désirable, qu’il peut être « Club Med ». Or pour cela, pour pouvoir être solide vis-à-vis de nos clients, de nos salariés, mais aussi pour des raisons pratiques d’organisation, nous avons jugé que la certification était le moyen le plus approprié, qu’elle permettait de donner et d’attester de bases solides . Nous avons donc décidé de faire le choix des labels, et ce, à toutes les étapes de nos activités, que ce soit pour la construction des villages vacances, leur opération, mais aussi pour nos circuits découvertes.

VA/ Vous avez ainsi expérimenté plusieurs labels (Green Globe, l’Ecolabel européen, Earthcheck…). Quels sont ceux qui ont finalement été retenus ?

Dès 2008, nous avons testé l’Ecolabel européen dans l’un de nos villages, ainsi que EarthCheck, et Green Globe dans d’autres . Après plusieurs essais, nous avons jugé que Green Globe, label reconnu par le GSTC (Global Sustainable Tourism Council), était plus adapté à nos villages. L’écolabel européen se fondait moins bien avec nos critères et notre façon de fonctionner, et Earthcheck (branche dissidente de Green Globe) nous  demandait de tout remettre à plat à partir et de repartir à chaque fois d’une feuille blanche, ce qui était beaucoup trop lourd et théorique pour nos équipes. A l’inverse, Green Globe nous a paru très performant, pragmatique, opérationnel, en plus d’être international . En outre, nous avons pu créer notre propre système de déploiement du label, avec une boite à outils et des chargés de mission, souvent en VIE, dont les postes se sont pérennisés sur le terrain en « coordinateurs développement durable » doublés de coordinateur Green Globe dans chaque village.

VA/ Comment réussir à fédérer et former vos équipes à ces labels quand on sait qu’il y a beaucoup de turn-over au sein des GO et des GE ?

Nous nous sommes bien sûr posés la question car il est vrai que chez nous, les équipes tournent souvent, ce qui est aussi une bonne chose dans le sens où nous offrons des expériences à vivre à nombre de jeunes, parfois pour une seule saison, parfois pour des carrières à travers le monde. Mais pour palier à ces rotations de personnels, nous demandons systématiquement en début de saison à nos coordinateurs développement durable de former les nouveaux GO et GE qui intègrent les villages. Ce n’est pas toujours simple et il peut y avoir des « trous dans la raquette », mais les nouvelles générations sont aussi de plus en plus conscientes de ces enjeux durables qui, pour beaucoup, leur semblent être évidents. En outre, nous avons des boites à outils, des check list, repris par les équipes. Enfin, nous organisons des Campus et des Universités des talents où nous rassemblons nos salariés et où nous intervenons régulièrement sur le développement durable.

VA/ La certification est donc une voie que vous poursuivez ?

Tout à fait, aujourd’hui, 87% de notre parc (70 villages) est certifié et nous visons 100% pour la fin de 2021. En outre, nos circuits découvertes sont certifiés ATR (Agir pour le Tourisme Responsable). Quant à la construction de nos villages, nous travaillons avec BREEAM, mais là aussi nous avons testé plusieurs certifications. Par exemple, notre village de Valmorel est certifié HQE. L’enjeu est de taille, car nous sommes opérateur et nous devons convaincre les propriétaires de s’engager dans cette voie, avec des certifications solides. Cela a pris un peu de temps car il ne fallait pas effrayer les investisseurs mais à présent, l’ensemble de nos chantiers en cours sont ou seront certifiés. En Chine, par exemple, nous utilisons souvent  Green Building Design label, une certification nationale. Notre objectif est de poursuivre ainsi au rythme de trois à cinq chantiers par an.

VA/ Cette volonté de continuer à bâtir et à poursuivre les mises en chantier est-elle compatible avec le développement durable ?

Le développement peut être durable s’il est maîtrisé, raisonné. Un certain  niveau de développement  est nécessaire à la viabilité économique de l’entreprise, qui elle même permet l’emploi, la contribution socio- économique aux territoires ; et la poursuite d’une activité que l’on juge porteuse de sens, de lien social, vecteur de détente et d’entente. Et le développement n’est pas en soi néfaste, dès lors qu’il est mené de façon responsable ; n’oublions pas que développer de nouveau resorts permet aussi de  répartir la pression touristique , qui est de toutes façons en expansion.

VA/ Toutefois certains chantiers en cours interrogent, à l’image du Club Med en construction à la Rosière, en Savoie, un immense chantier au cœur d’un petit village perché à 1850 mètre… Un retour sur ce projet et sa gestion environnementale ?

Sur la Rosière, il y a eu beaucoup de confusions car il y a plusieurs investissements immobiliers en cours actuellement et en ce qui concerne le Club Med, il n’y a eu aucun défrichage puisque nous sommes situés sur l’ancien altiport. Le solde est même positif puisque nous avons revégétalisé une partie de la zone bétonnée préexistante en amont. Sur le terrain, les débats se sont apaisés après plusieurs réunions avec les locaux. Nous avons par exemple choisi de baisser la hauteur  de nos étages suite à la concertation avec les riverains. Le chantier sera bien sûr certifié BREAM et le village sera labellisé Green Globe. Car la question est aussi celle du tourisme et de son acceptation. Peut-on ou veut-on se couper de la manne et de l’apport du tourisme ? Or si on accepte que le tourisme est bon pour l’économie locale, on peut aussi se dire que le fait de construire de façon compacte évite l’emprise au sol qu’aurait l’équivalent immobilier en chalets par exemple, les déperditions d’énergie,.. En outre, une fois dans nos villages, on ne prend plus sa voiture. Cela permet de dynamiser l’activité économique de la station sans toutefois l’envahir, puisque nos clients restent aussi beaucoup sur le Village.

VA/ Cela reste toutefois un sacré changement pour une petite station, de nouveaux besoins en eau, en énergie…

Sur l’énergie, nous avons fait un travail de fond en particulier sur la Gestion Technique des Bâtiments (GTB). Par exemple, par un système de capteurs et de pilotage, nous arrivons à faire baisser nos consommations de crête de 6 MW à 2 MW, soit à diviser par trois nos kilowatts/heure de pics. Ce lissage n’est possible que parce que nous sommes concentrés dans un même resort et pas répartis en logements individuels, justement. Cela nous permet d’utiliser efficacement l’énergie avec des équipements performants.

VA/ Il reste que passer ses vacances en montagne n’est pas donné à tout le monde, on est un peu loin du tourisme social là non ?

Evidemment cela a un coût, il s’agit de vacances haut de gamme. Mais le rapport qualité-prix du Club à la montagne est assez imbattable car quoi qu’il en soit, les vacances au ski représentent un certain budget. Or, au Club Med, tout est inclus (cours ESF, forfait de remontées mécaniques, location, repas, etc.). C’est donc un concept qui marche très bien. Après, nous avons des clients qui partent moins souvent et viennent chez nous tous les deux ans. Partir moins mais mieux, cela peut s’entendre aussi, surtout à l’aune des débats en cours sur l’avion. Enfin, toujours sur le volet social, nous réalisons de nombreuses actions à travers notre fondation, des goûters planétaires, des colos séjours, des portes ouvertes, des moments récréatifs pour les enfants défavorisés vulnérables. Par exemple, nous travaillons avec une association de Chambéry, « Ma chance moi aussi », qui permet à des enfants de milieux défavorisés d’avoir accès aux mêmes moments extrascolaires que leurs camarades, une forme d’égalité des chances pour des jeunes de 3 à 18 ans. Nous sommes aussi partenaire d’associations qui viennent en aide aux enfants malades, comme Petits Princes, Make-a-wish. Notre Fondation existe depuis 40 ans ; elle a pour priorités l’accès à l’éducation et la récréation pour tous ainsi que la protection de la biodiversité , dont la promotion de l’agroécologie.

VA/ Et en ce qui concerne les contrats salariés, comment cela se passe-t-il  ?

Nous avons plusieurs types de contrats, certains de nos salariés locaux (GE) sont logés dans le Village le temps d’une saison, d’autres rentrent chez eux le soir. Mais tous nos contrats restent bien entendu  inscrits dans le cadre des réglementations locales. Pour les GO, nous mettons en avant l’expérience de vie, le développement personnel que peut apporter une saison au Club Med. C’est une véritable école des métiers et école de la vie. On rencontre des personnes venues du monde entier, des équipes avec jusqu’à plus de 20 nationalités différentes qui travaillent ensemble. D’une façon générale, on sent un véritable attachement de nos GE et GO, nos études internes le montrent, il y a un niveau d’engagement bien au-delà de la plupart des entreprises. Certes, Le salaire n’est peut-être pas l’élément de motivation principal mais le Club apporte beaucoup plus.

VA/ Il y a aussi et forcément la question du gaspillage alimentaire souvent dénoncé. Des progrès ?

De fait, le Club Med a l’habitude des buffets puisqu’il en propose depuis plus de 60 ans, et il sait donc bien les gérer, même si le choix et la présentation festive donnent un sentiment de profusion. Depuis de nombreuses années, nous avons renforcé les mesures en ce sens, que ce soit au niveau de nos équipes, de l’organisation des restaurants, du recyclage.. Quand c’est possible, nous faisons du tri et donnons à des associations, mais il y a aussi tout un travail d’anticipation sur la forme des assiettes, les quantités, on finit par cuisiner uniquement  ce qui va être mangé. En outre, grâce à la prise de conscience de plus en plus générale, ce n’est plus un sujet tabou et on peut à présent en parler avec nos clients sans les culpabiliser. Car on sent une véritable accélération de la sensibilité pour le développement durable auprès de nos clientèles, que ce soit pour le gaspillage alimentaire donc, mais aussi le plastique, l’origine des aliments..  Il s’agit là d’un vrai sujet, que l’on avait anticipé dès 2007/2008.

VA/ Une dernière question, le fait de faire partie dorénavant d’un groupe chinois vous laisse-t-il la même marge de manœuvre qu’auparavant sur vos actions environnementales, sociales voire salariales ?

Notre actionnaire est conscient des enjeux du développement durable et accompagne positivement nos démarches en ce sens.  On constate par exemple que  pour la rédaction du rapport annuel du Fosun Tourism Group, de plus en plus d’éléments relatifs à l’engagement et aux réalisations du Club Med en termes de RSE nous sont demandés, et c’est une bonne chose…

Source : Rencontre avec Agnès Weil, directrice développement durable du Club Med

Plus d’informations sur Green Globe à Madagascar en cliquant ICI

Compensation carbone : arrêtez de planter des arbres ! Du greenwashing aux actions écologiques et solidaires

Le tourisme compte beaucoup sur la compensation carbone. Bien que nécessaire, celle-ci est parfois inutile voire contre-productive. C’est en tout cas le message de l’ONU Environnement. Pour la pratiquer dans les règles, ATR (Agir pour un tourisme responsable) a intégré l’obligation pour ses labellisés en proposant 3 acteurs solidaires et responsables.

Dans une tribune publiée en juin 2019 et intitulée « les compensations carbone ne nous sauveront pas », l’ONU Environnement pousse un cri d’alarme et condamne les abus en la matière.

Pour les scientifiques, la compensation est nécessaire à condition que les émissions baisses… Or, elles augmentent.

La compensation sert bien souvent à se donner bonne conscience, voire à cacher des comportements d’achat – vente en bourse de crédit carbone, et enrichir certains aux dépens de la crise climatique.

Planter des arbres, une fausse bonne idée ? C’est un peu ce qu’explique le texte.

« Si nous voulons réellement éviter des changements planétaires catastrophiques, expliquent les scientifiques de l’ONU Environnement, nous devons réduire nos émissions de 45% d’ici à 2030.

Or, les arbres plantés aujourd’hui ne peuvent pousser suffisamment vite pour atteindre cet objectif et les projets de compensation carbone ne seront jamais suffisants si des centrales à charbon continuent d’être construites, des voitures d’être achetées, la population de croître… »

D’ailleurs les entreprises les plus énergivores ou celles qui sont le plus montrées du doigts se ruent littéralement sur la plantation d’arbres.

Faudra-t-il déforester pour planter un arbre ?!

Dans un entretien publié par le Parisien cet automne, Air France communiquait largement sur sa volonté dès janvier 2020 de compenser ses émissions sur les vols intérieurs par la plantation d’environ 70 millions d’arbres, via « un investissement de plusieurs millions d’euros».

La société est bientôt suivie d’autres compagnies aériennes (notamment) faisant exploser la plantation de forêts. Pourtant, au-delà du temps qu’il faut à une branche pour devenir un arbre, la solution devient alors absurde : si la plantation d’arbre se révèle plus importante que le nombre d’hectares disponibles, que faudra-t-il faire ?

Ces plantations correspondent-elles toujours aux besoins locaux ?

Compensation carbone : arrêtez de planter des arbres !
Enfin et surtout, comme indiqué plus haut, les scientifiques de l’ONU Environnement alertent : sans réduction des émissions – voire en les augmentant, la compensation reste une simple communication d’intention qui pourrait, si on était taquin, s’apparenter à un forme de greenwashing.

La seule énergie verte, c’est celle qui n’est pas produite. Mais quelles solutions, quand on ne peut pas ne pas en consommer ?

Le texte se conclut sur un point de vue moins tranché : « les compensations, si elles sont examinées et appliquées avec clarté, peuvent aider la transition là où des changements soudains et radicaux pourraient nous faire reculer davantage ».

ATR propose des solutions à ses adhérents

C’est justement la mission que s’est donné, à peu près au même moment, Agir pour un Tourisme Responsable (ATR). L’association à la pointe du tourisme durable indiquait en juin dernier : « A partir de 2020, toutes les entreprises prétendant au label ATR devront compenser 100% de leurs émissions de CO2 à travers des projets de solidarité climatique. Les émissions liées au transport des voyageurs devront être compensées par les entreprises titulaires du label ATR, à hauteur de 50% à partir de 2023, puis à 100% à partir de 2025. »

Concrètement : dès cette année 2020, les compensations carbone des adhérents ATR doivent couvrir le périmètre de leur entreprise (déplacements, charges, dépenses énergétiques…). En 2023, elles devront en plus couvrir 50% des émissions clients et en 2025, 100% de ses émissions (internes et clients).

Tardif, diront certains, mais l’association a le mérite d’imposer des actions – et de les réaliser avant la date fatidique de 2030 annoncée par l’ONU Environnement.

Comment ? « Par une mutualisation s’enthousiasme Aurélien Seux, co-fondateur de Double Sens. On veut porter un discours fort, se réunir, fédérer et partager les bonnes pratiques ».

Pour se faire, ATR a « confronté » les solutions proposées par différents acteurs, et propose à ses adhérents, dès janvier 2020, 3 initiatives concrètes.

3 solutions pour les pros

Les 3 actions qu’ATR a sélectionnées sont réparties en Amérique du Sud, Asie et Afrique, pour correspondre à un maximum de destination. Elles ne permettent pas uniquement d’avoir un impact environnemental mais tient compte de l’économie sociale et solidaire.

Au Pérou, Microsol propose de soutenir la fabrication, l’installation et l’entretien de cuiseurs à bois autonomes. Fermés par une cheminée, ils permettent à la fois de réduire la consommation de bois (impact environnemental) mais aussi d’agir sur la santé des populations en leur évitant d’inhaler les fumées toxiques que dégagent les fours traditionnels (impact social). Enfin, la fabrication de ces fours agit sur l’emploi et l’économie locale.

Au Vietnam, EcoAct propose un programme certifié Gold Standard pour aider les populations à construire et gérer la maintenance de digesteurs de biogaz par le traitement de déchets. Une énergie verte abordable, via l’utilisation de déchets qui resteraient non traités à l’air libre (impact aussi sur la santé) et fournit des emplois.

En Ethiopie, EcoAct toujours soutien une action locale de réhabilitation et préservation de puits d’eau potable.

Le manque d’eau en Ethopie oblige les habitants à faire bouillir l’eau, utilisant du bois de chauffage, ce qui génère à la fois une déforestation et des problèmes de fumées toxiques. La réparation de puits de forage en ruine apporte une eau propre et permet d’économiser le coût du bois. Les opérations sont dirigées par des femmes, leur fournissant des emplois.

Source : Compensation carbone : arrêtez de planter des arbres !

Relais & Châteaux s’engage en faveur de la durabilité

L’association veut renforcer davantage ses engagements en faveur de l’environnement et d’une gastronomie responsable, tout en accompagnant ses membres et en favorisant la mobilité de ses salariés.

L’association des Relais & Châteaux, qui compte 580 maisons dans 60 pays, dont environ 150 sont en France, confirme une belle année pour 2019 avec un chiffre d’affaires global de 2,3 milliards d’euros. Un nombre très important de membres a également fait le déplacement à Londres, en novembre dernier, à l’occasion du congrès annuel des Relais & Châteaux. Cet événement a d’ailleurs été l’occasion, pour l’association, de montrer son engagement en faveur de l’écoresponsabilité. Sous l’impulsion d’Olivier Roellinger, un engagement en faveur de l’écogastronomie a déjà été pris en 2014, explique Philippe Gombert, président de l’association.

Les engagements Relais & Châteaux

  • Une gastronomie responsable

Nous avons engagé une stratégie sur l’écoresponsabilité et maintenant nous le faisons savoir”, affirme Philippe Gombert. Une stratégie poussée et qui se traduit au niveau de l’économie locale, avec un engagement fort de chaque responsable de maison vis-à-vis de son terroir et de ses producteurs locaux. Des maisons et des chefs qui jouent un rôle non négligeable sur l’économie locale et la culture, en adoptant une philosophie en faveur de la slow food.

  • Promotion de ses membres

Notre rôle c’est d’apporter aux membres les outils dont ils ne peuvent pas disposer seuls comme une application traduite en neuf langues, un guide, un call center…”, détaille Philippe Gombert, qui souhaite pousser au maximum l’activité directement vers les membres.

L’association a créé cette année de nouveaux coffrets-cadeaux, un produit haut de gamme mais développé de manière raisonnée. Désormais, un bon-cadeau est glissé dans une pochette, réutilisable par les clients, et qui est fabriquée à partir de plastique recyclé (The Joinery). Les coffrets-cadeaux représentent 22 M€ de chiffre d’affaires, dont 90 % pour le marché français.

Un investissement important se poursuit également sur le numérique, conforté par le succès de la campagne.

  • Reconnaissance client

Un travail a été engagé sur la reconnaissance client en 2019 et se poursuit en 2020. Le but est de permettre aux membres de mieux connaître et donc mieux servir leurs clients grâce au partage d’informations.

  • Marque employeur

Les Relais & Châteaux se voient également comme une marque employeur. Tout comme les années précédentes, le recrutement est un défi. “Nous souhaitons mieux fédérer la réalité des 42 000 collaborateurs Relais & Châteaux”, explique Philippe Gombert. L’association veut ainsi mettre en avant plusieurs arguments : découvrir de nouveaux pays, voyager, l’apprentissage des langues, une formation de qualité, la force d’un réseau, l’assurance de la qualité… “Nous souhaitons que le collaborateur ait conscience qu’il entre dans un univers qui peut faire quelque chose pour lui.”

Source : Relais & Châteaux s’engage en faveur de la durabilité

Accor va supprimer tout le plastique à usage unique de ses hôtels

Alors que l’industrie hôtelière fait de plus en plus la chasse aux pailles, bouteilles et autres « touillettes », Accor annonce la suppression de tout le plastique à usage unique dans ses hôtels, d’ici 2022. 

Discret, en matière de développement durable, le groupe Accor ? Le sujet fait pourtant bel et bien partie des préoccupations depuis de longues années : dès 1994, le groupe créait une direction de l’Environnement. “Si nous n’en parlons pas tant que ça, c’est peut-être parce que pour nous, le développement durable fait partie intégrante de notre culture et de la façon dont nous menons nos activités”, explique Chris Cahill, directeur général adjoint en charge des opérations hôtelières du groupe Accor. 2020 semble en tout cas devoir marquer un tournant dans les engagements du groupe, qui annonce la suppression de tout le plastique à usage unique dans ses hôtels, d’ici deux ans. Accor rejoint par la même occasion le Global Tourism Plastics Initiative mené par l’ONU et l’OMT, en collaboration avec la fondation Ellen MacArthur. « La pollution plastique est l’un des principaux défis environnementaux de notre temps, et le tourisme a un rôle important à jouer pour y remédier », commente Ligia Noronha, directrice de la division économie du Programme des Nations unies pour l’environnement. « Grâce à l’Initiative mondiale de lutte contre le plastique dans le tourisme, les entreprises et les destinations touristiques bénéficient d’un accompagnement pour innover, éliminer les plastiques et partager la manière dont elles utilisent ce matériau, afin de promouvoir une économie circulaire et de réduire, dans le monde entier, la pollution par le plastique. »

D’autres acteurs du tourisme s’inscrivent en effet dans cette démarche « zéro plastique à usage unique ». C’est le cas de certaines compagnies aériennes, d’opérateurs de croisières, comme MSC, ou encore de certaines destinations, à l’instar des Bahamas, qui a instauré la politique du zéro plastique depuis le 1er janvier. Rappelons aussi que le plastique à usage unique se trouve dans le collimateur de Bruxelles, qui interdit déjà la vente de certains produits à usage unique. La France planche aussi sur le sujet, via le projet de loi La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire.

200 millions d’articles en plastique par an

Après avoir déjà supprimé les pailles, cotons-tiges et mélangeurs en plastique dans la très grande majorité de ses hôtels, le groupe Accor s’attaque donc désormais à la suppression des accessoires de toilettes et des gobelets en plastique individuels d’ici à la fin 2020, et à l’élimination de tous les articles en plastique à usage unique restants dans les chambres, les salles de réunion, les restaurants et tous les lieux de loisirs (spa, centre de fitness…) d’ici à 2022. De la bouteille d’eau au sac en plastique pour le linge ou les oreillers supplémentaires en passant par les cadeaux et produits d’accueil. “Des matériaux alternatifs adaptés seront proposés pour chaque article, en tenant compte de l’analyse de leur cycle de vie afin de garantir aux clients que la nouvelle solution présente bien une meilleure performance environnementale”, précise le groupe hôtelier. “C’est un travail de longue haleine, mais depuis quelques années, il devient plus facile de trouver des prestataires proposant des alternatives”, constate Chris Cahill. La décision devrait en tout cas permettre de ne pas voir finir 200 millions d’articles en plastique dans les poubelles des hôtels du groupe, et ce, chaque année. Vraie démarche environnementale ou moyen de faire des économies ? “Pour nous, supprimer le plastique a un coût, certaines alternatives reviennent plus cher”, assure Chris Cahill.

Vers la logique des « 3R »

A travers cette nouvelle initiative, le groupe poursuit donc ses efforts en matière de développement durable, définis dans le programme Planet21. Depuis 2011, un dispositif interne a été déployé pour faire progresser la performance des hôtels, avec une classification – Bronze, Argent, Or, Platine – concrétisant l’avancement des hôtels dans la mise en œuvre de ce programme, qui repose sur quatre axes stratégiques : agir auprès de ses collaborateurs, impliquer les clients, co-innover avec les partenaires, agir avec les communautés locales, notamment sur les deux enjeux clés que sont l’alimentation et les bâtiments.

Plusieurs hôtels du groupe – notamment le Novotel Paris les Halles, Novotel Yangon Max, en Birmanie, le Sofitel Bogota, de nombreux hôtels à Bali et à Lombok, en Indonésie, ou encore l’Ibis Styles São Paulo Anhem – ont déjà pris individuellement des mesures pour bannir le plastique et se rapprocher de l’objectif 0% de plastiques à usage unique.

“L’un des principaux objectifs de Accor, outre la recherche d’alternatives au plastique et la réduction de ses impacts environnementaux, est de faire évoluer les mentalités à travers le monde en adoptant la logique des 3R : Réduire, réutiliser et recycler”, ajoute le groupe.

Une philosophie qui s’incarne dans Greet, nouvelle marque du groupe lancée officiellement il y a quelques mois. Greet se présente ainsi comme “la marque de la seconde chance”, mettant notamment en avant “l’esprit récup” qui guide l’aménagement des établissements, avec des éléments de décoration dénichés dans des vide-greniers, chez des créateurs locaux et auprès d’organismes solidaires, s’inscrivant ainsi dans une démarche d’économie circulaire.

Au travers de ses 39 marques, Accor compte au total 5000 hôtels et résidences, implantés dans 110 destinations.

Source : Accor va supprimer tout le plastique à usage unique de ses hôtels

Le durable, une tendance forte en restauration

Paris-FRANCE. Face à l’envie grandissante des consommateurs de préserver la planète, les CHR ont une carte à jouer. De plus en plus de professionnels prennent le virage du développement durable.

Des aliments plus sains, plus équitables, moins polluants… Les consommateurs sont désormais de plus en plus conscients qu’ils peuvent ‘voter avec leurs achats’. Que ce soit au marché, au supermarché ou au restaurant, chacun cherche désormais à connaître l’origine et la composition des produits qu’il ingère. Résultat : les produits bio et locaux sont de plus en plus sollicités, tout comme les circuits courts. Autre conséquence de cette prise de conscience généralisée, le sujet est devenu une priorité politique. Et les réglementations en la matière se multiplient.

Côté restauration, on s’organise aussi, en anticipant les contraintes qui vont accompagner le passage progressif au tout-durable. D’autant plus que c’est une opportunité de fidélisation de sa clientèle. Dans la foulée de la restauration collective – poussée par les pouvoirs publics -, de plus en plus d’entreprises de la restauration commerciale adhèrent à la démarche : Exki, Cojean, Ethique & Toques, ont fait du développement durable leur credo. Des acteurs de tous horizons – de McDonald’s à Relais & Châteaux – suivent également la tendance.

Engagement personnel, démarche citoyenne

La restauration traditionnelle, a elle aussi vu l’opportunité d’adopter ce nouveau levier : cartes plus qualitatives, promesses autour du contenu de l’assiette ou de convivialité du lieu. Les restaurateurs se mettent aussi au tri des déchets, au recyclage, à la consommation d’eau raisonnée…

Pourtant, il existe encore des freins à cette démarche éco-responsable : le manque de moyens financiers, les investissements nécessaires à une meilleure performance énergétique, la hausse des coûts que cela peut engendrer et sa répercussion sur la clientèle… Parfois, il s’agit tout simplement d’un manque d’information et/ou d’accompagnement de la part des pouvoirs publics. Selon une récente étude de Metro* portant sur les enjeux de la restauration durable, 52 % des professionnels des CHR considèrent que le développement durable représente une tendance forte, à la base d’une réelle attente de la part des consommateurs (contre 47 % en 2017). Et 58 % des sondés estiment avoir un rôle à jouer et une part de responsabilité dans le développement durable.

Lutter contre le gaspillage alimentaire

Cette étude a permis d’identifier cinq enjeux forts. Le premier réside dans le soutien aux producteurs et marchés locaux. Ensuite, viennent le recyclage et la réduction des déchets. Puis la lutte contre le gaspillage alimentaire, suivie de l’utilisation de produits de qualité, et enfin l’utilisation de matières premières respectueuses de l’environnement.

Pour autant, ces défis sont-ils suivis d’effets sur le terrain ? À en croire l’étude de Metro, les résultats sont très encourageants : 70 % des professionnels interrogés disent réduire, trier et recycler leurs déchets, 53 % mettent en place une carte courte, 58 % utilisent des produits locaux pour réduire leur empreinte carbone et 32 % introduisent le bio dans leurs menus. En agissant dans le sens du durable, la restauration pourra relever une série de défis inhérents à son activité, comme la maîtrise des coûts ou la différenciation de son offre. Et surtout, une valeur ajoutée à l’heure où la fidélisation des clients, en temps de crise sur fond de concurrence exacerbée, est devenue un atout majeur.

Source : Le durable, une tendance forte en restauration

Le “voyageur conscient”, cible des professionnels du voyage de luxe

FRANCE – Cannes. Durant quatre jours, les décideurs du voyage de luxe se sont rencontrés lors de la 18e édition du salon International Luxury Travel Market . Les débats ont notamment porté sur le développement du tourisme responsable, respectueux de l’environnement et proche des populations locales.

Dormir confortablement  à l’hôtel ne suffit plus au ‘voyageur conscient’, qui souhaite donner du sens à son voyage, rencontrer les habitants du lieu qu’il visite, contribuer à la vie de la communauté locale, se recentrer sur des activités qui éveilleront ses sens. Cette tendance était au cœur des discussions du 18e salon International Luxury Travel Market (ILTM), qui a réuni plus de 3 000 personnes au palais des Festivals, début décembre à Cannes (Alpes-Maritimes).

Certaines marques surfent sur cette tendance. Pionnière d’une hôtellerie centrée sur les enjeux de développement durable, la marque Six Senses s’engage dans ses établissements et auprès de ses fournisseurs. “Nous avons déjà réalisé 58 % de notre plan sans plastique d’ici 2022 et nous venons de passer de l’utilisation de produits biodégradables à des produits compostables”, indique Neil Jacobs, PDG de Six Senses Hotels Resorts Spas. En parallèle d’un programme de restauration de la barrière de corail aux Seychelles, la prochaine étape pour Six Senses sera de “réduire [ses] émissions de carbone”.

De nouvelles offres à développer

Engagements auprès de communautés locales, formation et embauche de personnes habitant la région, sourcing proche des restaurants, rencontres avec les communautés et visites d’entreprises proposées aux clients, activité nettoyage des océans…. Autant d’offres tendance qui séduisent les clientèles de luxe et que les marques d’hôtellerie haut de gamme ont décidé de développer. Capella Hotels & Resorts a lancé une opération caritative pendant tout le mois de décembre. 1 % du montant des réservations sur le site de l’hôtel Capella Ubud  seront reversées à Trash Hero Indonesia, un réseau qui lutte pour la protection de l’environnement.

Capella a également lancé des offres plus simples et authentiques, comme ‘local life on wheels’ (la vie locale sur des roulettes) en accompagnant ses clients dans un tour à vélo à travers la destination. Une expérience hors des sentiers battus très appréciée des clients. “Le rôle social des hôteliers a augmenté envers leurs équipes, leurs actionnaires et leurs clients” a martelé Nicholas Clayton, CEO du groupe Capella.

“Chaque action compte”

Le soin apporté a“ux voyageurs de luxe dépasse désormais le bien-être, et les marques de luxe passent au ‘medi-wellnes’, qui allie médecine et programmes de bien-être personnalisés. C’est le cas chez Anantara qui a dévoilé un partenariat avec Verita Healthcare pour trois de ses établissements en Asie.

“Chaque petit geste doit aller dans le bon sens, on ne doit pas faire que de grandes annonces, chaque action compte”, a rappelé Neil Jacobs, pour rappeler que le voyageur conscient ne cherche pas les actions de communication, mais surtout un voyage authentique.

Source : Le ‘voyageur conscient’, cible des professionnels du voyage de luxe

Club Med corrèle le coût du crédit à ses efforts en matière de développement durable

(AOF) – Club Med a mis place de nouvelles lignes de financement à cinq ans pour un montant total de 300 millions d’euros, dont une tranche amortissable de 80 millions, une tranche in fine de 140 millions et un crédit renouvelable de 80 millions, en remplacement des financements mis en place en 2015 lors de l’acquisition du Club Med par le groupe Fosun. Cette opération renforce la liquidité et la flexibilité financière du groupe tout en améliorant significativement les conditions de financement et en allongeant la durée moyenne de la dette.

Ce financement prévoit un ajustement du coût du crédit selon quatre indicateurs de la performance du Club Med en matière de développement durable : la certification de l’éco-construction des nouveaux Resorts, la certification de tourisme durable Green Globe pour l’opération des Resorts, la suppression progressive du plastique jetable à usage unique et le soutien à l’agroécologie locale.

Mesurables et concrets, ces quatre critères permettent de couvrir des enjeux importants de l’activité du Club Med en matière de développement durable, de la construction à la gestion quotidienne des Resorts au sein des communautés qui nous accueillent, partout dans le monde.

Une amélioration conforme ou supérieure aux ambitions du groupe dans l’un ou l’autre de ces domaines se traduira par une baisse du coût du crédit, alors qu’une dégradation ou une amélioration insuffisante conduira à une hausse de ce dernier.

Source : Club Med corrèle le coût du crédit à ses efforts en matière de développement durable

 

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