Pour réduire le nombre de touristes, le Taj Mahal augmente encore ses prix

La mesure est mise en œuvre pour protéger le monument le plus visité d’Inde, menacé par l’afflux de touristes et la pollution.

Le Taj Mahal prend de nouvelles mesures pour limiter le nombre de touristes et réduire les dégâts que leur afflux occasionne sur le premier monument touristique d’Inde. Ainsi, les visiteurs étrangers paieront désormais 19 dollars (environ 16,5 euros) – contre 16 dollars auparavant (14 euros). Pour les touristes indiens, qui constituent la majorité de ses 10 000 à 15 000 visiteurs quotidiens, les autorités du pays ont décidé de multiplier le prix d’entrée par cinq, passant ainsi de 50 roupies (0,70 dollar) à 250 roupies.  « Nous voulons que les gens payent plus afin de limiter la fréquentation », a expliqué à l’AFP un membre du Service Archéologique d’Inde, l’agence gouvernementale responsable de l’entretien du site, qui avait attiré près de 6,5 millions de personnes en 2016. « Cela va réduire le nombre de visiteurs du mausolée d’au moins 15 à 20% et générer les revenus nécessaires à sa conservation ».

Menacé de démolition

Le gouvernement indien avait déjà décidé il y a quelques mois de restreindre le nombre de touristes à 40 000 par jour au maximum. Auparavant, jusqu’à 70 000 personnes pouvaient visiter le site chaque jour durant les week-ends. Selon les experts, l’immense flot de visiteurs est à l’origine de dommages irréversibles pour le sol en marbre, les murs et les fondations du palais. Les autorités luttent pour stopper le jaunissement du marbre blanc, et ce alors que la pollution ne cesse d’augmenter à Agra. Des excréments d’insectes venus de la rivière voisine, comptant parmi les plus polluées d’Inde, sont aussi à l’origine de graves dégâts. Les dégâts sont tels qu’en juillet, la Cour Suprême d’Inde avait menacé de fermer, voire de démolir, le monument devant l’incapacité du gouvernement à le protéger des dégradations. Elle avait alors demandé aux autorités indiennes de consulter des experts internationaux afin d’accélérer les efforts de conservation.

Source : Pour réduire le nombre de touristes, le Taj Mahal augmente encore ses prix

Pollution, pression touristique : le Taj Mahal, en mauvais état, pourrait-il disparaitre ?

Lors d’un voyage en Inde, la visite du Taj Mahal est incontournable. Un monument emblématique qui risque pourtant de disparaître si rien n’est entrepris pour le restaurer.

« Nettoyez-le ou démolissez-le » : voici la menace prononcée par la plus haute cour de l’Inde au sujet du Taj Mahal. Subissant quotidiennement la pollution et le tourisme, le monument est aujourd’hui très endommagé.

Le Taj Mahal menacé de destruction

Inscrit au patrimoine de l’UNESCO, le Taj Mahal est en danger. Ce mausolée en marbre blanc a été classé par le Fodor’s Travel Guide, parmi les 10 sites touristiques à ne pas visiter en 2018. Très endommagé par la pollution et soumis à l’épreuve du temps, ce bijou architectural indien a été recouvert d’échafaudages afin de recevoir un bain de boue censé lui enlever ses impuretés liées à la pollution.

Mais cela suffira-t-il ? La plus haute cour de l’Inde a en effet lancé aux autorités un ultimatum : nettoyer ou démolir le Taj Mahal  !

Une menace ou un coup de bluff ?

Il s’agit peut-être d’un coup de bluff pour faire réagir. C’est en tout cas la théorie de ceux qui estiment qu’il y a peu de risques que ce monument, considéré comme faisant partie de l’une des 7 merveilles du monde, soit entièrement rasé.

Selon la BBCce n’est pas la première fois que le tribunal se prononce sur l’état du Taj Mahal. En mai 2018, il a déjà chargé l’État d’Uttar Pradesh où se trouve le monument, de faire appel à des experts étrangers pour trouver une solution contre le « changement de couleur inquiétant » du monument.

Limiter la pollution et le nombre de touristes

Accusé de « léthargie » et face à cette menace, le gouvernement est en train de mettre en place diverses actions dans le cadre d’un plan de protection de 100 ans du Taj Mahal.

Selon le Times of India, il comprendrait notamment la fermeture des raffineries de pétrole à proximité des lieux, la mise en place de moyens de transport en commun verts dans la région afin de prévenir la décoloration du bâtiment provoquée par la pollution de l’air.

La Yamuna est la rivière le plus polluée d’Inde – Capture d’écran vidéo Guardian

Le Taj Mahal a été construit sur le bord de la rivière Yamuna, un affluent du Gange, particulièrement sale et pollué, communément appelé « drain d’égout ».

Autres solutions possibles et proposées par l’Archeological Survey of India, l’entité gouvernementale qui supervise le site : réduire le nombre de touristes à 40.000 par jour (contre 70.000 aujourd’hui), limiter les visites à 3 heures et faire appel au mécénat auprès d’entreprises publiques et privées.

Finalement, les idées ne manquent pas : reste à les mettre en oeuvre… rapidement.

Source : Pollution, pression touristique : le Taj Mahal, en mauvais état, pourrait-il disparaitre ?

Madagascar – Inde : accroître les opportunités d’investissement

En présence des chefs d’Etat indien et malgache, une soixantaine d’hommes d’affaires indiens ont participé, hier, à l’hôtel Carlton Anosy, au Forum des Affaires Inde-Madagascar, avec des opérateurs malgaches.

Les échanges commerciaux entre l’Inde et Madagascar ont atteint les 340 millions de dollars en 2017, d’après les rapports du président indien, Ram Nath Kovind. Aussi, de 2016 à 2017, la création d’entreprises par des Indiens à Madagascar a hissé l’Inde à la 3e place des pays d’origine des investissements dans la Grande île. En termes d’échanges commerciaux, l’Inde est le troisième fournisseur et le septième destinataire des produits malgaches, avec un volume d’échanges total de près de 400 millions de dollars par an.

Cette année, une enveloppe de 10 millions de dollars sera déboursée par l’Inde pour divers projets en Afrique, dont Madagascar, comme l’a annoncé Ram Nath Kovind. A cet effet, il a confirmé l’ouverture de son pays et le renforcement de la coopération avec Madagascar. «Nous sommes des pays amis depuis des siècles et nous voulons raffermir la coopération avec Madagascar pour son développement », a-t-il déclaré.

Divers secteurs de coopérations

La relation Madagascar- Inde sera marquée par le renforcement et l’élargissement des secteurs de coopération entre les deux pays. L’on citera, entre autres, l’agrobusiness, de l’élevage, la pêche et l’aquaculture, le tourisme, le textile et l’habillement… La mise en place des Zones économiques spéciales (ZES) et des Zones économiques exclusives (ZEE) devrait accompagner cet élan. Le secteur minier est encore largement exploitable à Madagascar. Les énergies renouvelables sont une nécessité pour l’économie malgache afin d’alléger les charges, surtout compte tenu du fait que 15% seulement de la population a accès à l’électricité. Et l’Economic development board of Madagascar (EDBM) a également exposé les diverses facilités en termes d’investissement, notamment dans les domaines de l’énergie, les télécommunications, les transports aérien et maritime, l’agriculture, les mines.

Madagascar a ratifié l’accord de l’OMC sur la facilitation des échanges. Cela devrait favoriser l’équilibrage de la relation commerciale entre les deux pays. Faut-il ainsi miser sur l’accessibilité des produits malgaches sur le marché indien ? Les joint-ventures devraient dans ce sens permettre aux opérateurs malgaches d’en savoir davantage sur les normes exigées par le marché indien.

Source : Madagascar – Inde : accroître les opportunités d’investissement