Aires Protégées : Des milliers de personnes paralysées par le zéro touriste

Des milliers de personnes qui vivaient des revenus touristiques dans le cadre de la promotion des Aires Protégées gérées par Madagascar National Parks, sont impactés directement par la crise sanitaire qui sévit dans le pays. En effet, ils sont paralysés par le zéro touriste étant donné que les visites éco-touristiques au sein des parcs nationaux ont été momentanément suspendues. Du jour au lendemain, les différents acteurs du tourisme se sont retrouvés démunis et désemparés face à cette situation d’exception. A titre d’illustration, la commune rurale de Ranohira dans la région d’Ihorombe fait partie de nombreuses localités victimes de cette crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19. Cette ville qui est considérée comme le point de départ de l’exploration du « colorado malagasy » vit exclusivement de l’écotourisme grâce à l’existence du fameux parc national d’Isalo.

Vendre leurs biens. On y recense 10 hôtels et 18 restaurants pour accueillir des touristes nationaux et étrangers. Certains établissements touristiques procèdent actuellement au chômage technique ou à la rotation de travail des employés. D’autres sont même en cessation temporaire d’activité. Parlant des guides touristiques et des accompagnateurs locaux qui sont au nombre d’environ 200 personnes, une grande partie d’entre eux se sont convertis dans d’autres activités comme l’agriculture. Il y en a ceux qui ont tenté l’entrepreneuriat tandis que d’autres qui n’ont plus trouvé de solution, ont commencé à vendre leurs biens pour survivre, a-t-on appris. Rappelons que le mois de mai et de juin de l’année dernière, le parc national d’Isalo a enregistré près de 4 911 visiteurs. Des chiffres réduits à néant pour la même période. Une situation qui affecte également le gestionnaire de l’Aire Protégée.

Coup dur. Par ailleurs, Madagascar National Parks fonctionne grâce aux droits d’entrée aux Aires Protégées. « Ces droits d’entrée nous permettent entre autres, de payer le salaire de notre personnel, d’investir dans des matériels pour le bon fonctionnement des sites ainsi que de contribuer au développement de la population avoisinant les parcs. Cette absence de visiteurs constitue ainsi un coup dur pour MNP alors que l’an dernier, 229 790 touristes ont été enregistrés, soit une hausse de 12% comparativement à l’année précédente. Et en dépit de tout cela, les activités techniques selon les urgences et les priorités liées à l’écotourisme au sein des Aires Protégées continuent », a expliqué Dr May Rakotoarijaona, le directeur général de MNP.

Source : Aires Protégées : Des milliers de personnes paralysées par le zéro touriste

Madagascar : Ravinala Airports : Aide à l’Orphelinat Felana Maitso

Ravinala Airports concrétise sa politique de responsabilité sociétale d’entreprise. Cette entité en charge de la gestion des aéroports d’Ivato et de Nosy-Be a remis un chèque de 1.000 livres sterling soit 4.689.430 d’ariary à l’orphelinat Felana Maitso Ambohibao, vendredi dernier. Ce fonds a été collecté grâce à un financement participatif « crowdfunding » dont Ravinala Airports, Novotel et AviaDev Run sont les participants.

Malgré le report du grand évènement AviaDev Africa prévu en mai dernier, à la “Convention Center” de l’Hôtel Novotel, Ravinala Airports, sur la proposition de Jon Howell, Directeur général d’AviaDev, a accepté de venir en aide à cette association dans ce contexte de crise sanitaire traversé par le pays. Grâce à AviaDev Run, une course de charité organisée par Aviadev au profit des associations, 530 livres sterling (2.485.397,9 d’ariary) ont été récoltés sur la plateforme et les réseaux sociaux via les selfies #AviaDevRun. Novotel a offert un montant de 100 livres sterling (468.943 d’ariary) et Ravinala Airports a octroyé les 370 livres sterling (1.735.089,1 d’ariary) restants afin d’arriver au montant de 1000 livres sterling (4.689.430 d’ariary), qui était l’objectif à atteindre que se sont fixées les 3 entités. Le chèque a été remis à Madame Olga Lilia Ramaromandray, la fondatrice de l’orphelinat qui existe depuis plus de 22 ans, en présence de la Direction générale de l’Hôtel Novotel et de plusieurs représentants de Ravinala Airports. Outre ce chèque, Ravinala Airports a également offert 17 sacs de 50 kg de riz à l’orphelinat Felana Maitso en vue d’aider les enfants défavorisés durant cette période de confinement.

Source : Ravinala Airports : Aide à l’Orphelinat Felana Maitso

Formation : Re-lancez l’activité de votre restaurant

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Votre établissement est en difficulté à cause de la crise qu’engendre le COVID-19?

Pour vous aider à mieux rebondir et relancer l’activité économique de votre restaurant, nous avons imaginé pour vous une formation composée de huit modules à prix réduit. 
Vous pourrez au choix suivre un, plusieurs ou tous les modules, selon vos besoins.
 
Cette formation sera délivrée en ligne, vous n’avez donc pas besoin de vous déplacer, une connexion internet à partir d’un ordinateur ou d’un téléphone sera néanmoins nécessaire. 

Le réchauffement climatique menace les lémuriens de Madagascar

Le réchauffement climatique perturbe et menace notre biodiversité. Selon le rapport du Fonds mondial pour la nature (WWF) – “Planète vivante”, les populations de vertébrés sauvages ont diminué de 60% sur notre planète entre 1970 et 2014. Les lémuriens, mammifères symboles de Madagascar, sont directement menacés par les aléas du réchauffement climatique. D’ici à 2070, 95% de l’habitat naturel de cette espèce pourrait être détruits selon une étude publiée dans “Nature Climate Change’ (source: Le Monde Afrique – article du 25 décembre 2019). Il y a deux types de lémuriens qui sont menacés: le vari noir et blanc, et le vari roux. Elles sont déjà classées en danger critique d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature. La raison qui menace d’extinction l’animal emblème de l’île de Madagascar est la déforestation. En effet, l’île de l’océan Indien a déjà perdu 44% de sa superficie forestière depuis les années 1950. Par ailleurs, les scientifiques qui ont établi l’étude publiée dans “Nature Climate Change” ont également évalué l’impact du réchaffement climatique sur la forêt selon différents scénarios de poursuite des émissions de gaz à effet de serre. Et la seule déforestation pourrait réduire de 30% l’habitat des lémuriens dans l’hypothèse d’une protection dite stricte de la forêt ou du double si la protection est relâchée. Les effets du changement climatique pourraient le réduire de 14 à 75% selon les hypothèses. Il est impératif de stopper la déforestation et de préserver l’habitat des lémuriens, ainsi que de l’ensemble de la biodiversité de l’île de Madagascar qui est d’une grande richesse. La communaté scientifique essaie tant bien que mal depuis quelques années avec l’aide d’associations à créer des corridors biologique afin de connecter les aires protégées entre elles et permettre la libre circulation des lémuriens, tout en essayant de protéger les corridors déjà existant et lutter contre la déforestation. Par ailleurs, les aléas liés au réchauffement climatique ainsi que la déforestation aura également des conséquences notoires sur les populations locales et leurs exploitations agricoles. Ce sont une fois de plus des chiffres qui font froids dans le dos. Il est désormais temps d’apporter des réponses appropriées afin de préserver notre faune et notre flore, et d’oeuvrer pour la transition écologique.

Source : Le réchauffement climatique menace les lémuriens de Madagascar

Les opérateurs touristiques appellent à des mesures concrètes

La Confédération du tourisme de Madagascar (CTM) a interpellé l’exécutif sur la situation du secteur du tourisme, lourdement frappé par la crise actuelle. Dans un communiqué publié ce mardi 5 mai, elle lance un « appel d’urgence à l’Etat ». « Les opérateurs n’ont plus la trésorerie suffisante pour payer leurs employés et pour continuer à fonctionner ». Certains d’entre auraient déjà mis une partie de leur personnel en chômage technique et sans visibilité de soutien ou d’aide.

La CTM regrette que le président de la République n’ait mentionné le secteur privé, surtout le secteur privé du tourisme de Madagascar, lors de son intervention télévisée sous forme de discours à la nation, dimanche dernier. Or, au vu de la situation actuelle, après plus de 45 jours de confinement, « c’est tout un secteur qui va prendre le pas , – en mettant au chômage technique leurs employés – et d’en faire une pratique généralisée »

« Le secteur formel a toujours contribué régulièrement à la fiscalité sur les belles années de contribution fiscale pour faire en sorte que l’Etat ait une partie de son budget de fonctionnement ou encore pour que les 44 000 personnes employées par notre secteur continuent à recevoir leur salaire. Sachant que le secteur du tourisme est également pourvoyeur de plus de 300 000 emplois indirects. », d’après les informations du communiqué.

« Le gouvernement doit prendre conscience de l’importance économique du secteur touristique et de l’urgence de la situation, les opérateurs sont dans l’attente de l’application du plan de mitigation. A l’heure où une grande partie du monde est confinée dans l’espoir de vaincre le Covid-19, le secteur du tourisme est le plus sinistré : 44 000 emploi directs et plus de 300 000 emplois indirects sont en péril, soit plus 1,5 million de Malgaches », précise la Confédération.

« Chaque semaine qui passe amène son lot de décisions pour chaque entreprise. Il est important dans ce cadre d’avoir une certaine visibilité de la part de l’Etat. Aujourd’hui, les opérateurs touristiques ont la sensation d’être livrés à eux-mêmes », ajoute-t-elle dans son communiqué avant de déclarer que « La Confédération du tourisme de Madagascar demande aujourd’hui à l’Etat de se prononcer sur des mesures économiques concrètes à l’encontre du secteur privé du tourisme ».

Source : Les opérateurs touristiques appellent à des mesures concrètes

Secteur touristique : Plus de 1 900 milliards d’ariary de pertes pour les opérateurs

La Confédération du tourisme de Madagascar (CTM) intègre la task-force du plan de mitigation pour porter la voix du secteur privé et soumettre les requêtes, dans le cadre de la  relance du tourisme pour faire face à l’après-crise.

Le secteur du tourisme est un des secteurs les plus sinistrés. Des emplois sont en péril tout le long de la chaîne de valeur, 44 000 emplois directs et plus de 300 000 emplois indirects sont affectés. Les groupes de population les plus vulnérables, tels que les femmes, les jeunes et les populations rurales, sont les plus exposés. La CTM indique plus de 1 900 milliards d’ariary de pertes pour les opérateurs touristiques. Selon ses explications, les trois derniers trimestres 2020, surtout la haute saison de mi-juillet à mi-novembre, représentent 83% du volume d’affaires dans le tourisme. La baisse sur la totalité des recettes de l’année est évaluée à 80% du fait d’une prolongation des mesures de confinement et des fermetures des frontières. Cependant, un plan de mitigation pour la relance économique de Madagascar, sous le lead du ministère de l’Industrie et du Commerce et du ministère de l’Économie et des Finances, a été initié par l’État le 7 avril 2020. Pour faire face à cette pandémie, et répondre rapidement aux besoins du secteur du tourisme, une importante mobilisation au sein de la CTM a permis d’identifier et de mettre à contribution des ressources de valeur au sein de la task-force, pour la conception du plan de mitigation. Selon les informations, le tourisme national fait partie des axes majeurs. « La vision est de concevoir des offres attractives à la portée des malgaches. Des réductions sont appliquées sur des offres ‘all inclusive’ et répertoriées sur un site dédié », a indiqué Sandra Afick, directeur exécutif de la CTM.

Ensemble de mesures. Le plan de relance chiffré élaboré par la CTM le 10 avril 2020 fait état des besoins du secteur du tourisme, et met en relief des mesures sociales, économiques et financières qui vont fixer le regard sur l’horizon de la sortie de crise. Des mesures sociales pour soutenir les coûts liés à la protection du personnel, et au chômage, technique ou partiel, pendant une certaine période. Ces mesures sociales comprennent également la communication contre la stigmatisation des étrangers et des personnes venant des foyers d’épidémie. En outre, les mesures économiques visent à soutenir le transport aérien et le renforcement des capacités des métiers-clés du secteur. Elles concernent également l’appui à la trésorerie des opérateurs touristiques pour le maintien de leurs exploitations. Enfin, les mesures financières s’opèrent au niveau des impôts, et aux activités de promotion pour la relance des marchés prioritaires.

Transparence. Selon ses représentants, la CTM met à contribution toutes les données et les ressources à sa disposition, pour soutenir l’État dans cette démarche. En parallèle, une dynamique constructive de dialogue avec les institutions partenaires est menée par la confédération pour obtenir leur adhésion à cette cause. D’après les opérateurs touristiques, les décideurs devraient se prononcer le 30 avril 2020. « La CTM fait entièrement confiance à l’État malgache qui a su, dès le début de la crise, écouter et répondre positivement aux requêtes du secteur ; et adresse ses vifs remerciements à tous ses partenaires techniques et financiers, au gouvernement et au président de la République de MadagascarLa CTM reste confiante quant à l’issue de la concertation avec le secteur privé, et qu’il en découlera des mesures équilibrées pour soutenir la relance de Madagascar et du tourisme en particulier, vecteur de croissance du pays », a déclaré le directeur exécutif de la confédération. À noter que cette organisation rassemble les acteurs privés du tourisme dans une structure représentative. C’est une association à vocation économique et ses objectifs sont de renforcer la compétitivité de la destination Madagascar, et de promouvoir un climat des affaires favorable au développement des activités touristiques.

Source : Secteur touristique : Plus de 1 900 milliards d’ariary de pertes pour les opérateurs

Répondez à notre sondage : Le développement durable en hôtellerie

Bonjour à tous,

Afin de vous proposer des services au plus près de vos besoins, nous vous mettons aujourd’hui à contribution sur un sujet qui nous tient particulièrement à cœur, celui du développement durable en hôtellerie.

Ce concept nous semble aujourd’hui incontournable dans la gestion d’un établissement. La crise sanitaire que nous traversons n’en est qu’une parmi tant d’autres. Malgré une belle dynamique ces derniers années, le contexte local reste souvent compliqué pour faire décoller son activité, nous le savons bien. En effet, Madagascar est une destination magnifique, mais qui peine malheureusement à se faire une vraie place sur le marché international. Il est donc indispensable en cette période encore plus difficile, de se poser les bonnes questions. Nous nous les posons également pour vous aider à mieux rebondir.

C’est ainsi que l’angle du développement durable nous est apparu comme un axe de réflexion tout à fait adéquat. Mais pour pouvoir vous proposer des réponses et solutions appropriées, nous avons besoin de vous.

 

Répondez à notre sondage en ligne et donnez-nous les clés de votre regard sur ce sujet.

L’équipe de Madagascar Hôtel Consultant

A Madagascar, le célèbre chef de l’Elysée Guillaume Gomez inaugurera un second institut culinaire en juin 2020

CHEF DE L’ELYSÉE GUILLAUME GOMEZ

Sauf changement, le deuxième Institut d’Excellence Culinaire Guillaume Gomez devrait être inauguré au mois de juin 2020 à Madagascar. Cet institut qui apprendra aux enfant démunis l’art de la cuisine, est construit par la Fondation Ecole de Félix et porte le nom du dorénavant réputé chef des cuisines du Palais de L’Élysée à Paris.

Le second Institut d’Excellence culinaire Guillaume Gomez de Madagascar est actuellement en cours de construction au sein du domaine  Akamasoa du Père Pedro. Le projet est né d’une rencontre entre des responsables de la Fondation Ecole de Felix et de Guillaume Gomez en 2018. L’objectif est clair: offrir de nouveaux débouchés professionnels aux élèves de l’école via la mise en place d’un module de cuisine, parrainé par le chef des cuisines de l’Elysée.

Aussi, cet endroit accueillera des enfants déshérités afin de leur apporter un métier noble et un avenir. Le bâtiment sur 2 niveaux, aura 2 salles de classe équipées avec vidéo conférence internet, une cuisine professionnelle dotée de matériel nouvelle génération et fonctionnera entièrement à l’énergie renouvelable.

Quant au premier institut mis en place à Madagascar, il a été inauguré en avril 2019 et se trouve dans l’Ankarana, dans le nord de la Grande île. En novembre dernier, Guillaume Gomez est revenu dans la Grande île pour valider le cursus des premiers apprenants. 10 élèves en situation de précarité́ ont  pu recevoir quelques 960 heures de cours (techniques professionnelles, d’hygiène, de travaux pratiques de cuisine, de pâtisserie et de service). Ce qui leur permettra d’intégrer un établissement pour 4 mois de stage – dont l’issue sera peut-être l’obtention d’un diplôme.

Pour le célèbre chef de l’Elysée, Madagascar ne lui est pas inconnu. En effet, le Chef de l’Elysée a déjà voyagé dans la Grande île plusieurs fois dans le cadre de son  travail. Il a même été au cœur d’un reportage réalisé par la chaîne française TF1, et portant sur les crevettes bio de l’ouest malgache. Guillaume Gomez a été séduit par la qualité gustative des crevettes malgaches, dont celles bio élevées du côté d’Ambilobe, dans le nord de la Grande île.

Source : A Madagascar, le célèbre chef de l’Elysée Guillaume Gomez inaugurera un second institut culinaire en juin 2020

Association « Teratany » : Valoriser le patrimoine culturel en produit touristique

L’objectif vise à faire de Madagascar, une destination touristique reconnue et appréciée par son patrimoine naturel et culturel.

Ce projet fait partie du programme de l’Organisation Mondiale du Tourisme visant à promouvoir et développer les Routes des Esclaves dans le continent africain.

« Exploration des Routes des Esclaves-Routes du Patrimoine Culturel : Hégémonie Sakalava aux 17 et 18e Siècles ». Tel est l’intitulé du projet réalisé par l’association « Teratany » et qui a bénéficié de l’appui technique à hauteur de 20.000 USD de l’UNESCO via son programme de participation pour l’exercice 2018-2019. « Ce projet consiste à promouvoir et valoriser le patrimoine culturel de Madagascar lié à l’histoire en produit touristique », a expliqué Tokiaritefy Rabeson, président de l’association, qui plus est, le concepteur de ce projet. « Il nous a fallu à peu près dix mois pour explorer le développement des Routes des Esclaves avant et pendant le XVIIIe Siècle sur le territoire national en retraçant les sites des itinéraires de mémoire, les faits, les anecdotes et les événements historiques. Et après les consultations de plus d’une cinquantaine d’ouvrages sur l’histoire de la Grande île, nous avons effectué des travaux de recherche et de vérification sur le terrain auprès des communautés locales. Une équipe pluridisciplinaire composée de chercheurs, d’enseignants, de journalistes d’investigation, d’historiens, de cartographes et d’experts en tourisme, a mené ce projet à terme. Une cartographie sur « Les Routes des Esclaves », a été ensuite établie et présentée sous forme de document visuel historique d’une durée de 64 minutes », a-t-il poursuivi.

Éductours organisés. Notons que ce film documentaire a été présenté en version malagasy et française à toutes les parties prenantes hier au Ciné Pax à Ambodivona. « Il évoque notamment les impacts sur les communautés de Madagascar depuis que la mondialisation du commerce donnait un rôle particulier à la Grande Ile au début du XVIe Siècle. Toutes les régions ont été touchées menant à la création des petits royaumes et à la vente des prisonniers », d’après toujours ses explications. Il faut savoir que la conception d’un tel projet mené par l’association « Teratany » contribue à la concrétisation du projet de développement des produits culturels du tourisme lancé par le ministère de tutelle. « Nous prévoyons ensuite de développer des circuits touristiques basés sur les produits culturels dans les zones à forte potentialité en matière d’histoire. Des éductours seront ainsi organisés. Il y aura en même temps des formations des jeunes des villages identifiés pour devenir des guides touristiques du patrimoine culturel », a enchaîné le président de l’association « Teratany ». A cette occasion, Manda Herilaza Ravelojaona, le Secrétaire général de la Commission Nationale Malgache pour l’UNESCO a rappelé l’importance de ce projet qui coïncide avec la vision de l’Etat de faire de Madagascar, une destination touristique mondialement connue, et appréciée pour son développement durable et pour l’exceptionnelle richesse de son patrimoine tant naturel que culturel.

Source : Association « Teratany » : Valoriser le patrimoine culturel en produit touristique

Aéroport d’Ivato : Premier accostage sur passerelle au nouveau terminal international

Un premier test réussi d’utilisation d’une passerelle sur un aéroport malgache.

Une grande première dans l’histoire de l’aviation civile à Madagascar. Le premier accostage de passerelle sur le sol malgache a finalement eu lieu.

C’était en effet le 6 mars dernier que le vol A330-900NEO d’Air Mauritius a effectué un test sur l’utilisation de la passerelle du nouveau terminal international d’Ivato. Un test dénommé « Early Operation » réalisé par l’équipe ORAT de Ravinala Airports, en charge du transfert du terminal international existant de l’aéroport d’Ivato-Antananarivo vers le nouveau terminal international, et consistant à accoster une passerelle avec un vrai avion.

Professionnalisme 

Cet avion qui avait transporté le Pape François lors de son déplacement à Madagascar, a en tout cas réussi ce premier test d’accostage grâce au professionnalisme des pilotes et de l’équipe d’Air Mauritius à travers l’information des passagers à bord sur leur participation au test et la mise en place de la logistique autour de l’atterrissage et du décollage. Et ce, même si le traitement des passagers a par la suite été effectué au terminal existant, pour la bonne et simple raison que le nouveau n’a pas encore été inauguré officiellement. Du coup, Madagascar Ground Handling (MGH) a pris part à l’exercice en transférant après le test, les passagers vers le terminal international existant avec des bus et en y mettant en œuvre le traitement des bagages. Les coûts de ce test ont, quant à eux, été supportés pour une grande partie par Ravinala Airports.

Eléments nouveaux

Notons que les passerelles font partie des éléments nouveaux qui attendent les passagers à l’arrivée à Ivato. Ce premier test a permis aux conducteurs de passerelles de Ravinala Airports formés et certifiés de pratiquer leur savoir-faire acquis lors de leur formation en Côte d’Ivoire. On rappelle en effet qu’au mois de janvier 2020, cinq collaborateurs malgaches – dont une femme – ont été en formation à Abidjan, dans le cadre du partenariat avec CAMAS, organisme de formation spécialisé sur les activités aéronautiques et les métiers de l’aviation. Ils sont maintenant certifiés “Conducteurs de passerelles”, l’un des nouveaux postes spécifiques au nouveau terminal international de l’aéroport d’Antananarivo, et l’un des nouveaux métiers apportés à Madagascar par Ravinala Airports. Au cours de cette formation, ils ont pu s’exercer à la conduite de passerelles télescopiques permettant aux passagers d’accéder directement aux avions, sans avoir à traverser le tarmac. Le nouveau terminal international de l’aéroport d’Ivato-Antananarivo s’étend sur une surface de 17. 500m² et dispose de trois passerelles télescopiques. Elles peuvent s’allonger de 18 à 41 m, suivant le positionnement des avions sur le tarmac. .

Réussite

« Ce premier test d’accostage passerelle avec un vrai avion sur le sol malgache est une réussite grâce à l’effort combiné de l’équipe ORAT et de toutes les équipes au sein de Ravinala Airports. Au nom de Ravinala Airports, je tiens à remercier nos conducteurs de passerelles pour ce test réussi mais aussi et surtout Air Mauritius, MGH et toutes les entités aéroportuaires qui ont répondu favorablement à notre demande pour ce premier early operation. Ceci n’est que le premier test, et nous serons honorés d’accueillir les autres compagnies aériennes que nous avons précédemment approchées, pour les futurs tests et bien évidemment, selon leur disponibilité ». a déclaré Vincent Perrot, Directeur ORAT de Ravinala Airports. « Air Mauritius est honoré d’apporter sa contribution dans ce test. Nous sommes convaincus que la mise en service de ce nouveau terminal international est une affaire de tous. Chaque effort, chaque action ou collaboration est bénéfique, non seulement pour l’image de l’aéroport mais aussi pour Madagascar, un pays où nous opérons depuis des années» a pour sa part annoncé Lilia Mika Country Manager d’Air Mauritius. Toutes les compagnies aériennes ont été approchées par l’équipe ORAT de Ravinala Airports pour ce premier test. Toutefois, Air Mauritius était la seule prête pour cette semaine, d’où l’ouverture de cette première phase d’early opération avec son équipe. D’autres tests avec d’autres compagnies aériennes seront effectués ultérieurement, selon la disponibilité de leurs équipes et avions.

Source : Aéroport d’Ivato : Premier accostage sur passerelle au nouveau terminal international