Litige Air France – Air Madagascar : Un dossier difficile à gérer pour le nouveau régime

La gestion du  dossier concernant le litige opposant Air Madagascar  et Air France sur l’achat des deux Airbus A 340 – 300 s’annonce difficile pour le nouveau régime

Cette semaine s’avère décisive quant à l’avenir  de la compagnie aérienne nationale Air Madagascar.  On apprend en effet que normalement, le tribunal de commerce de Paris rendra, peut-être mercredi prochain son  verdict sur le litige opposant Air France et la compagnie malgache.

Très gourmandes

Ce litige rappelons-le concerne le paiement des loyers des deux Airbus A 340 acquis pendant la période transitoire sur la base d’un contrat de vente- location contracté auprès d’Air France propriétaire de ces deux appareils qui étaient déjà dans un état de vétusté avancée  et très difficile à gérer. La preuve depuis leur acquisition, ces deux Airbus A 340, très gourmandes en jet fuel sont devenus des sources de  nombreuses difficultés pour Air Madagascar. Pire, l’un des deux avions était bien souvent cloué au sol et ses entretiens et réparations ont coûté des millions de dollars à Air Madagascar dont les finances sont déjà au plus bas. Et le cauchemar n’est toujours pas fini pour Air Madagascar, car actuellement, c’est Air France qui  lui réclame  plusieurs millions de dollars  pour ce qui serait une défaillance  concernant le paiement des loyers  de ces deux avions qui sont en très mauvais état. On ne connaît pas encore les chiffres officiels de cette transaction mais certaines sources parlent de 500.000  dollars par mois qu’Air Madagascar n’aurait donc pas payé selon les termes du contrat.

Mort certaine

D’où cette demande d’Air France d’être dédommagée par Air Madagascar. Là encore, on ne connaît pas le montant exact des sommes à payer. Elles dépasseraient, selon certaines sources, les 100 millions de dollars.  En tout cas, si le tribunal de commerce de Paris donne raison à  la puissante Air France et condamne la petite Air Madagascar, cette dernière aura énormément de difficultés et sera même menacée  d’ une mort certaine. A moins qu’Air Austral, le partenaire stratégique puisse faire quelque chose pour la compagnie malgache. Mais là, il ne faut visiblement pas se faire trop d’illusion car au final le partenariat stratégique passé entre les deux compagnies n’a pour le moment pas apporté les bons effets attendus pour Air Madagascar, et partant, pour l’Etat malgache. Pour preuve  de ce mauvais résultat à mis parcours du partenariat stratégique,  l’on constate actuellement que pour  Air Madagascar, la situation n’est pas tellement reluisante, puisque sur l’international, elle est  fortement handicapée par la mauvaise performance des deux  vieux Airbus A 340-300 qui ne sont plus très confortables et qui grèvent énormément les finances de la compagnie en raison des charges trop lourdes, ne serait-ce qu’en termes de consommation de kérosène.  Sur le réseau domestique, l’avènement de la filiale « Tsaradia » est censé apporté un nouveau souffle, mais les passagers continuent de souffrir de nombreux manquement, notamment, en termes de régularité.

Injuste

Quant à l’Etat malgache, ou plutôt les contribuables dont la plus grande partie n’a jamais pris un avion, le sacrifice consenti  est énorme. En effet,  pour faire passer le partenariat stratégique, le précédent régime a accepté l’exigence démesurée d’Air Austral de payer sur les recettes de l’Etat, 303 milliards d’ariary pour éponger les dettes d’Air Madagascar. Et permettre ainsi à Air Austral de racheter les 49%  du capital d’Air Madagascar pour 15 millions de dollars. Et là encore des zones d’ombre persistent puisque, faute de fonds propres, Air Austral a dû  contracter des prêts auprès de l’AFD et d’un consortium de banques commerciales.  Pire, la CNAPS, un organisme public malgache  a été sollicité pour aider la compagnie régionale  Air Austral à acheter la compagnie nationale Air Madagascar.  Acheter une compagnie malgache en empruntant de l’argent auprès des Malgaches s’avère en tout cas injuste. Dans tous les cas, Air Madagascar se trouve actuellement dans une position très difficile.   Si par malheur, le tribunal de commerce de Paris dont la prochaine audience aura donc lieu après- demain prononce une condamnation, ce sera le début de la fin. Et même si elle est épargnée, la poursuite du partenariat stratégique pour qu’il puisse porter réellement les intérêts du pays, est une autre affaire. Espérons que les nouveaux dirigeants puissent trouver la meilleure option pour gérer cette crise  qui risque, à terme de mettre Air Madagascar sur la  voie d’une compagnie en voie de disparition. Fierté nationale où es- tu ?

Source : Litige Air France – Air Madagascar : Un dossier difficile à gérer pour le nouveau régime

MyCapricorne : le programme de fidélité commun pour Air Austral et Madagascar

Les deux compagnies Air Austral et Air Madagascar ont procédé au rapprochement de leurs programmes de fidélité pour un réseau plus attractif pour le client.

Une étape fondamentale de leur partenariat stratégique

Les programmes de fidélité “Namako” d’Air Madagascar et “Capricorne” d’Air Austral ont été fusionnés pour n’en former qu’un. Dans le cadre d’une nouvelle étape de leur partenariat stratégique, les deux compagnies ont réinventé “My Capricorne” . Ce rapprochement marque la volonté des deux parties de renforcer leur partenariat à longue durée et respectant la stratégie gagnant-gagnant. “Les compagnies Air Austral et Air Madagascar franchissent aujourd’hui une étape fondamentale du partenariat stratégique qui les lie depuis le 30 novembre 2017”, a indiqué la compagnie réunionnaise dans un communiqué sur le récit du Journal de Mayotte.

Des avantages pour les passagers

Ce rapprochement profite surtout aux clients des deux compagnies. En effet, les passagers d’Air Austral et d’Air Madagascar pourront désormais bénéficier d’un réseau de destinations élargi ainsi que d’un barème de points plus avantageux. Dans la foulée, la gestion et la consultation du solde des points en ligne constituent un nouvel avantage de ce programme de fidélité pour les deux compagnies partenaires et leurs filiales Tsaradia et Ewa Air. Les usagers n’ont aucune démarche à faire. En effet, leur espace en ligne fera l’objet d’une modification automatique tenant compte de la fusion des programmes. Par ailleurs, chaque client recevra un mail qui détaillera le nouveau système de points.

Une première grande réalisation des compagnies partenaires

A la suite de ce programme de fidélité commun, le DFG d’Air Austral Marie Joseph Malé évoque une démarche qui “donne tout son sens à la philosophie du partenariat stratégique établi entre nos deux compagnies”. De son côté, Roland Besoa Razafimaharo, DG d’Air Madagascar a indiqué que “le lancement de MyCapricorne signe la première grande réalisation des compagnies partenaires pour cette année 2019”, rapporte le journal Midi Madagasikara. “Ce nouveau programme de fidélisation s’inscrit dans la stratégie d’Air Madagascar et d’Air Austral, construite autour d’une vision commune au service de nos clients”, a-t-il ajouté.

Source : MyCapricorne : le programme de fidélité commun pour Air Austral et Madagascar

Air Madagascar – Air Austral : partage de code avec Kenya Airways

Le Privileged Partnership Agreement ou Accord de partenariat privilégié a été signé à Nairobi entre Air Madagascar, Air Austral et Kenya Airways pour positionner Nairobi en tant que nouveau hub complémentaire d’Antananarivo et de Saint-Denis.

Air Madagascar et Air Austral avancent un pas de plus dans leur partenariat stratégique. Le 17 décembre, l’Accord de partenariat privilégié qui s’inscrit dans le cadre d’un mémorandum d’entente du 18 juillet dernier a été signé à Nairobi, au Kenya. Ceci vise à positionner ce hub de Kenya Airways en tant que nouveau hub complémentaire d’Antananarivo et de Saint-Denis de la Réunion et ainsi de développer des synergies fortes entre les trois compagnies. Les trois compagnies se sont entendues sur des accords de partage de codes visant à renforcer les dessertes du continent africain et de l’océan Indien et offrir à leurs passagers un choix élargi de destinations et de services.

Deux codeshares ont été validés. Il s’agit de celui signé entre Kenya Airways et Air Madagascar sur la ligne Antananarivo – Nairobi qui sera effectif à partir du 21 janvier 2019. L’autre codeshare est signé entre Kenya Airways et Air Austral pour la desserte la Réunion – Nairobi avec une escale qui reste à définir. Il est à souligner que les filiales respectives des trois partenaires, Ewa Air, Tsaradia et Jumbo Jet font également partie de cette convention et contribueront aux synergies. Des synergies qui vont faciliter les affrètements et les formations des équipes techniques des trois compagnies.

Source : Air Madagascar – Air Austral : partage de code avec Kenya Airways

Air Madagascar – Air Austral : une ligne La Réunion Diégo pour les festivités

Air Madagascar et Air Austral, compagnies partenaires stratégiques lancent une ligne ponctuelle entre La Réunion et Diégo du 18 décembre jusqu’au 22 janvier 2019. La décision serait prise pour répondre à une demande forte et constante de la part de la clientèle réunionnaise.

Après le succès de l’ouverture de la ligne La Réunion – Toliara et Tolagnaro, le 3 décembre, Air Madagascar et Air Austral, partenaires stratégiques, testent la liaison La Réunion-Diégo. D’après les explications, il s’agit d’une offre ponctuelle afin de répondre à une demande forte et constante, en particulier de la part de la clientèle réunionnaise, qui désire visiter cette région Nord de la Grande île. Une série de six vols est programmée, tous les mardis, entre La Réunion et Diégo à partir du 18
décembre jusqu’au 22 janvier 2019. Contrairement à la ligne La Réunion-Grand Sud, celle La Réunion- Diégo sera opéré par un ATR 72-500 de la compagnie Air Austral en codeshare avec Air Madagascar, pour une escale technique à Toamasina.

La raison du déploiement d’un ATR, comme Eric Koller, président du Conseil d’Administration (PCA) d’Air Madagascar l’a évoqué, dernièrement, est que la piste de Diégo ne peut pas accueillir un 737-800. A souligner que l’ex-province de Diégo est une des destinations très prisées par les touristes étrangers, notamment grâce à son climat doux et sa température annuelle constante à 26°C. De plus, la destination possède une biodiversité impressionnante tels la mer d’Emeraude, le Massif de l’Ankarana et la Montagne d’Ambre.

Source : Air Madagascar – Air Austral : une ligne La Réunion Diégo pour les festivités

Transports aériens : Corsair abandonne la ligne Tanà-Réunion

Corsair décroche sur la ligne Tanà-Réunion. Dans un communiqué, cette   compagnie qui figure parmi les acteurs majeurs de la desserte Océan Indien, depuis près de 30 ans annonce l’arrêt de la desserte sur Madagascar et Mayotte. Cet arrêt fait suite à la suspension des droits de trafic accordé à Corsair  entre l’Ile de la Réunion et la Grande Ile en mars 2018. Il sera effectif en  février 2019. Outre un manque à gagner pour la compagnie  française, cet arrêt   privera également les passagers d’une alternative puisque Corsair a offert  sur la ligne des tarifs relativement avantageux avec de meilleurs services.  Sur ce point d’ailleurs, Corsair déplore « la disparition de la situation de concurrence saine et loyale qui existait jusqu’à présent, permettant de garantir aux clients plus de flexibilité́ d’horaires et des tarifs très compétitifs ». Rappelons que la suspension des droits de trafic accordés à Corsair  est consécutive à la clause de  non concurrence dont bénéficie Air Austral dans le cadre du partenariat stratégique. Une clause qui veut que  les nouveaux droits aériens qui entrent en concurrence au tandem Air Madagascar – Air Austral sont interdits. Dans le milieu,  cette clause  qui est en contradiction avec le sacro saint principe de la libre concurrence provoque de plus en plus  la  grogne des opérateurs aériens.

Source : Transports aériens : Corsair abandonne la ligne Tanà-Réunion

Aérien : le Groenland va construire trois aéroports internationaux

Le Parlement du Groenland a adopté le projet de construction d’aéroports internationaux espérant désenclaver cette île immense, territoire autonome danois aux confins de l’Atlantique nord.

Ce projet d’aéroports controversé, le plus grand concernant les infrastructures au Groenland, entérine la participation directe du Danemark au financement d’aéroports dans la capitale, Nuuk, mais aussi à Ilulissat, le coeur touristique, et Qaqortoq dans le sud du pays. La construction de ces aéroports, qui n’a pas commencé, doit être terminée pour 2023.

Avec ces nouveaux aéroports, dont le coût de construction va s’élever au moins à 3,6 milliards de couronnes (482 millions d’euros), il sera possible de voyager directement vers l’Europe et l’Amérique du Nord. Près de 20% du financement vient du Danemark, qui participe déjà très largement au budget du territoire en lui versant 3,6 milliards de couronnes chaque année.

Un projet qui crée la polémique

En septembre, ce « plan aéroport » avait plongé le Groenland dans une crise politique de trois semaines avec le départ d’un parti indépendantiste opposé à la participation danoise. « Nous ouvrons plein de possibilités pour l’avenir du Groenland. Nous ne vendons pas », a assuré le Premier ministre Kim Kielsen à la chaîne de télévision locale KNR. Ce projet favorise les principaux centres de ce pays de 55.000 habitants pour une superficie quatre fois supérieure à la France, aux dépens des communautés plus petites.

La Chine grande perdante

Depuis 2009, le Groenland est très largement indépendant dans sa politique économique tandis que les fonctions régaliennes, comme la politique étrangère et de défense, restent du ressort de Copenhague, le Danemark étant membre de l’Union européenne et de l’OTAN.

« Le grand gagnant dans cette affaire c’est Copenhague. Tant sur le plan politique que sur les plans économique et géopolitiques Copenhague renforce ses positions à tous points de vue, face à la Chine d’abord, mais aussi dans (l’alliance) triangulaire avec Washington », a souligné Mikaa Mered. En 2016, le Danemark, qui conserve un droit de véto sur les questions relatives à la défense et à la sécurité du Groenland, avait bloqué le rachat par des Chinois d’une ancienne base navale dans le sud.

Source : Aérien : le Groenland va construire trois aéroports internationaux

Aérien : le trafic mondial va doubler d’ici 2037

Selon l’Association du transport aérien international (Iata), les tendances actuelles en matière de transport aérien suggèrent que le nombre de passagers pourrait doubler pour atteindre 8,2 milliards en 2037.

« L’aviation se développe et génère d’énormes avantages pour le monde. Un doublement du nombre de passagers aériens, au cours des vingt prochaines années, pourrait créer 100 millions d’emplois dans le monde, déclarait récemment Alexandre de Juniac, le PDG de l’Iata. Deux points importants se dégagent des prévisions de cette année. Premièrement, nous assistons à un remaniement géographique du trafic aérien mondial, vers l’Est. Deuxièmement, nous prévoyons un impact négatif important sur la croissance et les avantages de l’aviation si des mesures protectionnistes strictes et restrictives sont mises en œuvre », a déclaré Alexandre de Juniac, le PDG de l’Iata. »

Le croissance se déplace vers l’Est

La région Asie-Pacifique affichera la plus forte croissance avec plus de la moitié du nombre total de nouveaux passagers au cours des 20 prochaines années provenant de ces marchés. C’est la Chine qui remplacera les États-Unis en tant que plus grand marché de l’aviation au monde (défini comme le trafic à destination, en provenance et à l’intérieur du pays) au milieu des années 2020. Le rééquilibrage de l’économie chinoise en faveur de la consommation soutiendra la forte demande de passagers sur le long terme. L’Inde prendra la troisième place après les États-Unis, dépassant le Royaume-Uni vers 2024. L’Indonésie devrait être un acteur hors pair, passant du dixième marché mondial de l’aviation en 2017 au quatrième marché mondial en 2030. Enfin la Thaïlande devrait entrer dans le top 10 des marchés en 2030, en remplacement de l’Italie qui ne figure plus dans le classement.

+4,8% sur l’Asie-Pacifique

Les liaisons aériennes à destination, au départ de l’Asie-Pacifique et à l’intérieur du continent, entraîneront une augmentation annuelle de 2,35 milliards de passagers annuels d’ici 2037, pour un marché total de 3,9 milliards de passagers. Son TCAC (Taux de Croissance Annuel Composé) de 4,8% est le plus élevé, suivi de l’Afrique et du Moyen-Orient. De son côté, l’Amérique du Nord augmentera de 2,4% par an et, en 2037, elle transportera 1,4 milliard de passagers et 527 millions de passagers supplémentaires. De son côté, l’Europe affichera une croissance annuelle moyenne de 2,0% et accueillera 611 millions de passagers supplémentaires. Le marché total y sera de 1,9 milliard de passagers. Loin dernière, les marchés latino-américains connaîtront une croissance annuelle moyenne de 3,6%, desservant un total de 731 millions de passagers, soit 371 millions de passagers supplémentaires par an par rapport à aujourd’hui. Le Moyen-Orient connaîtra une forte croissance avec un TCAC de 4,4% et comptera 290 millions de passagers supplémentaires sur les liaisons à destination, en provenance et dans la région d’ici 2037. Ce marché comptera au total 501 millions de passagers.

Une crise des infrastructures

Quel que soit le scénario de croissance qui se présente, l’aviation est confrontée à une crise des infrastructures, souligne Iata. Les gouvernements doivent travailler en étroite collaboration avec le secteur pour être plus ambitieux dans la mise en place d’infrastructures efficaces, adaptées à leurs besoins et offrant un bon rapport qualité-prix. « Le monde bénéficiera grandement d’une meilleure connectivité. Toutefois, à ce rythme, les aéroports et le contrôle de la circulation aérienne ne seront pas en mesure de gérer la demande. Les gouvernements et les opérateurs d’infrastructure doivent planifier de manière stratégique l’avenir. Les décisions prises aujourd’hui auront un impact sur la l’aviation pour leurs régions « , a déclaré de Alexandre de Juniac.

Source : Aérien : le trafic mondial va doubler d’ici 2037

Transport aérien : Tsaradia, le poumon d’Air Madagascar

Le  duo « Air Madagascar-Air Austral » engage plus d’efforts à la filiale Tsaradia qu’à la maison mère.

La ligne de redressement d’Air Madagascar se confirme. Il s’agit de sa toute dernière-née Tsaradia qui n’a que deux mois et demi. En effet, cette filiale domestique de la compagnie aérienne nationale concentre toute l’intention de son administration que sa maison mère Air Madagascar, étant donné que sa naissance est le fruit d’un travail de longue haleine qui date de décembre 2017. « Cela a engagé beaucoup d’efforts de la part de tous les collaborateurs, car il a fallu se conformer à toutes les réglementations aériennes et techniques », rappelle Besoa Razafimaharo, DG d’Air Madagascar, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à la résidence de l’Ambassade de Madagascar à Paris ce lundi 24 septembre.

Pour assurer le bon fonctionnement de Tsaradia et afin d’offrir un meilleur service aux passagers, Air Madagascar et Air Austral ont énormément investi dans les ressources humaines et matérielles. Ainsi, depuis juillet, 200 personnels d’Air Madagascar ont été transférés vers Tsaradia et les 27 pilotes nouvellement recrutés depuis décembre sont actuellement opérationnels avec une flotte composée d’ATR et de Twin Otter sur l’ancien réseau intérieur d’Air Madagascar. Ces effectifs seront renforcés davantage avec le recrutement actuel de 62 personnels additionnels et d’autres transferts de Personnel naviguant commercial (PNC) d’Air Madagascar qui, selon les précisions de l’administration, offriront des prestations de services de haute qualité à Tsaradia à partir du 1er novembre 2018.

Il est à rappeler que depuis le hub d’Antananarivo, cette filiale domestique d’Air Madagascar effectue deux rotations par jour (matin et soir) vers Nosy-Be, Diégo-Suarez, Toamasina, Fort-Dauphin, Toliara  et assure une rotation quotidienne vers Sainte-Marie, Maroantsetra et Sambava. Sa gestion effective représente une hausse de 82% de l’offre en siège et une multiplication de 52% des fréquences de vols  chaque semaine. Tsaradia opère avec 4 ATR bi-classe et 3 Twin Otter de 19 places ainsi que la présence d’un Boeing 737-800.

Source : Transport aérien : Tsaradia, le poumon d’Air Madagascar

TSARADIA, nouvelle filiale d’Air Madagascar

La compagnie aérienne nationale Air Madagascar a lancé officiellement les activités de sa nouvelle filiale domestique TSARADIA, ce lundi 02 juillet 2018, à l’Aéroport International d’Ivato. Ses premiers vols démarreront cette semaine.

Ce nouveau bébé d’Air Madagascar est composé d’une flotte de quatre ATR72 et trois DHT Twin Otter. En matière de ressources humaines, TSARADIA est forte de 27 nouveaux pilotes recrutés au début de l’année en cours et de plus de 200 employés.

Pour les dirigeants de la compagnie nationale, le défi a été de lancer les vols de TSARADIA pour la prochaine haute saison touristique. Celle-ci desservira 10 destinations à partir d’Antananarivo. avec l’entrée en lice de cette nouvelle compagnie, Air Madagascar proposera désormais 82% de sièges en plus et 52% de vols supplémentaires sur le réseau intérieur.

Sa flotte assurera des vols quotidiens sur Toliara, Toamasina, Diego, Fort-Dauphin, Nosy-be, ainsi que des liasons sur Morondava, Sambava et Sainte-Marie. D’autres destinations viendront dans le temps, a indiqué Eric Koller, PCA d’Air Madagascar lors du lancement de TSARADIA.

Quant à son identité visuelle, les appareils de TSARADIA arborent fièrement l’image d’un lémurien et des couleurs symboles de la compagnie, à savoir les couleurs rouge, bleue, vert et orange.
Le lancement de la filiale cadette d’Air Madagascar s’inscrit dans la vision de redresser la compagnie nationale. Le développement du réseau intérieur est l’un des axes prioritaires du plan de transformation d’air Madagascar présenté officiellement il y a quelques mois.

Source : TSARADIA, nouvelle filiale d’Air Madagascar

Environnement : comment l’aérien allège son empreinte

Easyjet a profité du survol de l’aéroport parisien par l’un de ses A320neo, mardi matin, pour réunir différents acteurs de l’aérien et faire le point sur les initiatives environnementales existantes.

« Vu le poids de notre compagnie, nous avons une responsabilité importante », lance d’emblée François Bacchetta, le directeur général d’EasyJet en France et au Benelux, dans le pôle Innovation du siège social du groupe ADP.

Avec près de 2000 vols par jour en haute saison, et très certainement plus de 90 millions de passagers transportés en Europe en 2018, EasyJet a, en effet, intérêt à réduire son empreinte écologique. « Évidemment, le transport aérien pollue, c’est indéniable. Mais nous investissons beaucoup dans la recherche, avec nos partenaires, pour trouver des solutions. Chaque kilo gagné, c’est moins de carburant consommé et donc moins d’émission de CO² », précise François Bacchetta.

Ainsi, en plus d’acquérir les avions les plus performants disponibles – EasyJet devrait recevoir une centaine d’A320Neo d’ici 4 ans pour enrichir sa flotte – des dizaines de petits gestes sont adoptés par la compagnie, permettant de réduire le poids d’un appareil. Du changement de siège (-600 kilos) au « cockpit sans papier » (-27 kilos) en passant par le déshumidificateur d’air en cabine, ce sont « plein d’économie à la marge qui, cumulées sur une année, nous permettent de réduire nos émissions de CO² de façon notable ».

S’inspirer de la F1

Évidemment, les aéroports comme les compagnies aériennes attendent aussi l’émergence de nouvelles technologies. Par exemple, EasyJet travaille avec Safran à la récupération de l’énergie produite par les freins de l’avion – une technologie venue de la Formule 1 – pour alimenter les taxis d’aéroport. « Sur une plate-forme comme Charles De Gaulle, où le temps moyen de taxi jusqu’à la piste de décollage atteint 10 minutes, les économies seraient importantes », poursuit François Bacchetta.

Et les grands avionneurs et industriels n’hésitent pas à soutenir de jeunes talents aux idées fraîches. Ainsi, Airbus et Safrans, ainsi que Bpifrance, ont investi dans la start-up Safety Line, qui propose d’utiliser les données récoltées pendant chaque vol pour optimiser la consommation de carburant. « La big data peut nous permettre d’économiser jusqu’à 10% de carburant pendant la phase de montée de l’avion », explique Pierre Jouniaux, le fondateur de Safety Line. « C’est notre idée : l’innovation ne doit pas forcément révolutionner les choses mais nous permettre d’optimiser notre activité et donc notre impact sur l’environnement ».

Ainsi, l’A320Neo, qui réunit les dernières technologies de pointe en matière d’aérodynamisme, permet de réduire de 15% la consommation de carburant par vol. Et autant d’économies à prévoir pour les compagnies aériennes… qui ont déjà commandé plus de 6000 exemplaires à Airbus.

Source : Environnement : comment l’aérien allège son empreinte