Le “bio made in Madagascar” au salon BIOFACH 2019

Six entreprises membres du Syndicat Malagasy de l’Agriculture Biologique (SYMABIO), défendront le bio « mada in Madagascar  » au prochain salon BIOFACH 2019, qui se déroulera du 13 au 16 février à Nuremberg en Allemagne.

Cet événement annuel aborde les thèmes de la nourriture, les boissons biologiques et les produits biologiques non alimentaires. C’est le plus grand salon mondial dédié aux produits bio. Pendant quatre jours, les exposants et les visiteurs peuvent échanger des informations sur les derniers développements dans le secteur biologique.

Le Salon BIOFACH est une porte ouverte sur le marché européen. Les produits bio séduisent de plus en plus les européens, en particulier les Français : selon l’agence Bio, la consommation de produits bio augmente en moyenne de 10% par an, dans ce pays. Pour les entreprises malgaches, accéder au marché européen équivaut à accéder à un marché de près de 300 millions de consommateurs et à un marché de 35 à 45 milliards de dollars.

A Madagascar, les potentialités du marché bio sont énormes. Ces produits jugés plus sains ont acquis une bonne réputation sur le marché mondial. Au Salon BIOFACH 2019, les participants malgaches profiteront donc de cet évenement, pour nouer des contacts à traves les rencontres B2B , cibler de nouveaux marchés et se laisser inspirer par les dernières tendances internationales de ce secteur.

La participation malgache est coordonnée par l’Economic Devlopment Board of Madagascar (EDBM), en charge de la promotion des investissements à Madagascar. Une session de présentation avec l’ambassade d Madagascar en Allemagne est prévue pour appuyer le secteur privé malgache , afin de percer le marché allemand et de faire la promotion des produits biologiques en provenance de Madagascar.

Source : Le “bio made in Madagascar” au salon BIOFACH 2019

Les restaurants peinent à prendre la vague écolo

Dans le milieu de la restauration, l’approvisionnement bio, local, recyclable est un nouvel argument de vente. Mais il est coûteux, et les chefs n’imaginent pas sa généralisation sans subventions.

Voilà bientôt dix ans que la gastronomie voit venir la vague verte. Sur les étals des supermarchés et magasins spécialisés, les ventes de produits biologiques ont augmenté de 40 % en 2016. Et le vegan fait florès avec une hausse fulgurante du chiffre d’affaires de 82 %. Les restaurants n’échappent au mouvement, même si le démarrage semble plus lent avec un accroissement de 7 % de l’offre.

Portée par une sémantique enveloppante et des mots génériques comme « green », « bio », « durable » ou « free from » (produits sans gluten, lactose, sucre, etc.), la restauration va devoir intégrer le respect de l’environnement, la santé et le bien-être animal dans sa stratégie. « Les millennials représenteront 50 % de la population dans trente ans. Ces nouveaux consommateurs sont hyperconnectés, changent d’avis souvent, veulent du local et des produits sourcés, des propositions culinaires prenant en compte allergies, intolérances, végétarisme : la gastronomie de demain sera green ou ne sera pas », affirme Marie-Odile Fondeur, directrice générale du Sirha, le Salon international de la restauration, de l’hôtellerie et de l’alimentation, dont la version « écolo », le Sirha Green, s’est tenue pour la première fois en juin à Lyon.

Le géographe et chercheur spécialiste de l’alimentation Gilles Fumey, coauteur de l’Atlas de l’alimentation (CNRS éditions, 240 pages, 24 euros), corrobore : « Les jeunes générations sont de plus en plus sensibles aux problématiques de gaspillage, pesticides, additifs, transparence et traçabilité. Les professionnels de la restauration sentent qu’ils doivent changer et faire évoluer les process, les produits et les mentalités de leurs équipes. »

Un engagement qui coûte cher

Les enseignes « healthy », bio et « végé » calquées sur celles que l’on voit fleurir en Californie commencent à faire leur apparition dans l’Hexagone. Mais, dans un pays à la tradition gastronomique très carnée et souvent gaspilleuse, la conscience écologique a du mal à s’installer dans les cuisines. A Paris, l’élégant bistrot Septime, ouvert en 2011, est un rare exemple de restaurant écoresponsable, autant sur le plan de l’approvisionnement (denrées de proximité, provenant d’une agriculture naturelle), que sur la réduction des déchets, le recyclage, le compostage, le traitement du personnel, la parité, l’économie sociale, solidaire et circulaire. Des efforts récompensés en 2017 par un « Sustainable Award », ou prix du développement durable, au « 50 Best », le classement anglais des 50 meilleurs restaurants du monde.

« C’est un engagement qui nous tient à cœur, mais qui coûte cher, confie Théo Pourriat, copropriétaire de Septime. Nous payons près de 10 000 euros supplémentaires par an à un opérateur privé pour le prélèvement et la valorisation de nos bio-déchets, tout en continuant à casquer pour la collecte des ordures. Les pouvoirs publics exhortent les restaurants à se responsabiliser, mais ne proposent rien pour les y inciter. » Or si Septime, qui ne désemplit pas, peut se permettre ces dépenses, ce n’est pas forcément le cas d’un comptoir à kebabs ou d’une brasserie de province. Résultat, même si quantité de chefs ne jurent que par le bon produit, ils sont encore très peu à s’engager sur toute la ligne. « Le sujet doit être étalonné et modélisé sur différentes échelles, de la maison étoilée au stand de rue, estime Théo Pourriat,afin de devenir une composante du restaurant de demain. Le coût ne peut pas retomber sur le client : tant que c’est plus cher d’être vertueux, il faut qu’il y ait des aides et des subventions externes. »

« Eduquer la clientèle »

Pour Olivier Reneau, le rédacteur en chef du magazine Cuisines (R) évolution, il faut éviter de tomber dans l’écueil du green-washing, l’affichage écolo sans actions, à seul but marketing. « Relais & Châteaux ou le Collège culinaire de France ont commencé à établir des chartes, mais ces prescripteurs de la gastronomie doivent aller plus loin, éduquer la clientèle, montrer la voie, s’engager sur tous les fronts, la pêche durable, le bio, le local… Retirer les nappes pour réduire les lessives, trier leurs déchets et proposer des doggy bagsà leurs clients. Ce devrait être ça, les nouveaux codes de la gastronomie chic. »

Locavorisme, naturalité et authenticité seront aussi de la partie, comme l’atteste le succès de l’entrepreneur hôtelier Frédéric Biousse, du Domaine de Fontenille, dans le Luberon. « L’avenir du secteur de l’hospitalité, assure ce dernier, c’est un très bon service, un lieu sincère et personnalisé, mais aussi une cuisine ancrée dans le terroir. Le vrai luxe de demain, c’est le plaisir de manger une tomate cultivée à 30 mètres et de boire du vin issu des vignes que l’on voit depuis sa fenêtre. » Un hédonisme responsable et à portée de main, en quelque sorte.

Source : Les restaurants peinent à prendre la vague écolo

Les vins ‘bio’ ont la cote, malgré un manque de lisibilité des labels

Les consommateurs réguliers de vin tendent à trouver les bio meilleurs que les autres. Mais ils ont du mal à s’y retrouver dans les labels.

Le saviez-vous ? 55% des consommateurs réguliers de vins trouvent les cuvées ‘bio’ meilleures que l’offre basique. C’est en tout cas ce que révèle la note Les Tendances de consommation de boissons publiée par C10. Si le bio séduit, attention au prix. « L’écart entre un vin bio et une référence similaire non bio, ne peut pas être trop important, au risque de perdre des consommateurs » prévient toutefois Camille Delettrez, responsable marketing. Aujourd’hui, la majorité des cartes de restaurant proposent une ou plusieurs références. Une problématique apparaît cependant : la lecture de la labellisation qui accompagne l’offre, encore « difficile pour le consommateur ». L’occasion de faire le point sur les différentes estampilles.

Le vin bio : il est élaboré à partir de raisins issus de l’agriculture biologique, sans produits de synthèse ni OGM

Le vin en biodynamie : le développement du vin s’appuie sur le rythme de la nature, l’enrichissement des sols par l’apport de matières organiques, de compost ou de fumure

Vin issu de l’agriculture raisonnée : il est produit par l’agriculture raisonnée, qui limite l’impact de l’activité agricole sur l’environnement avec une utilisation minimum de produits chimiques

Le Vin durable : les producteurs s’engagent en faveur d’une viticulture économiquement viable, responsable et socialement acceptable

On trouve également du…

Vin sans souffre : pas d’ajout de souffre, ni sulfite pendant la fabrication

Vin naturel : raisin bio, sans pesticide, engrais et autre pour garder le caractère vivant du vin

Vin végan : aucun produit d’origine animale dans sa fabrication, comme la gélatine, la colle de poissons,  l’albumine d’oeuf, etc.

Source : Les vins ‘bio’ ont la cote, malgré un manque de lisibilité des labels

Bio : des labels plus pointilleux ?

Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) veut lancer une nouvelle campagne d’étiquetage des produits issus de l’agriculture biologique. Il a édité un rapport, le 19 juin, proposant un total de 18 propositions pour améliorer les cinq signes officiels déjà existants, qui garantissent la production et la provenance des aliments.


En toute logique, le label bio pourrait bientôt être remodelé. Le label européen du bio, symbolisé par une feuille verte, devrait être maintenu. En revanche, le label historique français AB serait retravaillé afin de distinguer les produits agricoles à la fois bio, locaux et équitables. Sur le chapitre du bio non européen, le rapport préconise que le futur système européen de labellisation, en cours de réforme, “ne soit pas basé sur des équivalences entre pays, mais sur l’application d’un principe de conformité” assorti de contrôles. 

 
Pour Dominique Marmier, membre du Cese et co-rapporteur du projet, ceci est d’autant plus important, qu’en France, bio rime souvent avec importation : “Les Français consomment pour 8,7 milliards de produits bio par an, et n’en produisent que pour 4 milliards d’euros“.
Source : Bio : des labels plus pointilleux ?

Des vins bio en accord avec le développement durable

Pour produire des vins de qualité en limitant l’impact environnemental de leur activité, les viticulteurs n’ont de cesse de faire évoluer leurs pratiques jusqu’à les inscrire dans une réelle perspective de développement durable.

En forte progression ces dernières années, la viticulture bio concerne tous les types de vins : blancs, rouges, rosés, effervescents, liquoreux…Contrairement aux idées reçues, ce type d’élaboration n’altère en rien les caractères organoleptiques des vins.


Quelle sont les différences entre l’agriculture biologique, la biodynamie et l’agriculture raisonnée ? 

L’agriculture biologique

En France, elle a été reconnue par la loi en 1980, puis par l’Union européenne à partir de juin 1991. Les engrais chimiques, désherbants et pesticides de synthèse sont exclus. En revanche, contrairement à ce que l’on entend trop souvent, le soufre est autorisé. Il est généralement utilisé à très faible dose.

La biodynamie

Ce mode de production fait référence à un système de pensée énoncé, dès 1924, par l’anthroposophe Rudolf Steiner. Il a pour objectif de valoriser le sol et la plante dans son milieu naturel en appliquant des préparations spécifiques à très faible dose – bouse, corne, ortie, valériane, camomille, écorce de chêne… -, en tenant compte des saisons, du soleil, de la lune, et en travaillant le sol à des moments très précis.

L’agriculture raisonnée

Nombreux sont les vignerons qui pratiquent l’agriculture raisonnée. C’est un système dont le but est d’optimiser la production en tenant compte des caractéristiques du milieu (sol, climat, proximité d’eau de surface, zones de captage…). Bien qu’elle réponde à des références réglementaires fixées par le législateur (notamment les arrêtés du 21 juillet 2004 portant agrément d’organismes certificateurs) l’agriculture raisonnée n’est pas considérée comme biologique.

Vin nature

L’Association des vins naturels (AVN) est née en 2011. Elle a mis au point un cahier des charges, mais l’utilisation des termes ‘nature’, ‘naturels’, ‘vin naturel’ ne bénéficie pourtant d’aucun cadre réglementaire, et il n’existe toujours pas de cahier des charges, de certification  ni de contrôles.

Vin vegan

La certification ‘vegan’ garantit qu’aucun ingrédient d’origine animale n’entre dans le processus d’élaboration du vin. En effet, le vin naît trouble. Pendant la vinification, le vin, né trouble, doit subir un traitement spécifique pour le clarifier : par centrifugation, filtrage ou collage… Pour le collage, on utilise souvent des produits d’origine animale (colle de poisson, caséine de lait, albumine d’oeuf, gélatine..) ayant la propriété de floculer au contact des tanins et d’entraîner, par précipitation, les particules en suspension dans le vin. Pour respecter la norme vegan, on peut désormais utiliser des colles d’origine végétale. (blé, pois, pomme de terre, soja), de la poudre d’algues ou de l’argile (bentonite).

Source : Des vins bio en accord avec le développement durable

Les œufs bio brouillés à la truite fumée

Une recette de Nicolas Fages

Ingrédients pour 4 personnes

  • 50 g de truite fumée
  • 4 œufs fermiers bio
  • 10 g de beurre fermier
  • 0,10 L de crème fleurette fermière
  • 4 tiges de ciboulette avec bourgeons
  • 4 fleurs de ciboulette
  • 4 tranches de pain de campagne taillées en mouillettes
  • Un peu de piment fumé
  • Fleur de sel de Guérande

Progression

Nettoyer les coquilles

  • Décalotter délicatement les œufs avec un toqueur ou un ciseau à œuf, les vider, réserver au froid.
  • Laver délicatement les coquilles et les faire sécher en étuve.

Préparer les garnitures

  • Toaster les mouillettes de pain.
  • Tailler la truite en petits dés.
  • Fouetter la crème avec le piment en la tenant légère et y ajouter les dés de truite fumée.
  • Laver la ciboulette.

Cuire les œufs brouillés

  • Assaisonner les œufs, les battre et les cuire au bain-marie en les conservant très moelleux.
  • En fin de cuisson, incorporer le beurre.

Dresser

  • Remplir des coupelles avec du gros sel pour faire tenir les coquilles vides.
  • Garnir les coquilles avec les œufs brouillés, recouvrir de crème fouettée et décorer avec la ciboulette et les fleurs.
  • Servir chaud.
Source : Les œufs bio brouillés à la truite fumée

Dans vos cuisines, pensez à l’environnement et à votre porte-monnaie :

  • Remplacez le charbon par du gaz
  • Utilisez des couvercles pour limiter les temps de cuisson
  • Dégivrez régulièrement vos réfrigérateurs et profitez-en pour faire changer les joints de porte défectueux
  • Préférez dès que possible les produits locaux (et sachez les valoriser sur vos cartes)
  • Evitez le gâchis : la mise en place d’un plat du jour créatif vous permettra d’écouler les restes de la veille (attention, pour des questions d’hygiène, tous les plats ne peuvent pas être re-cuisinés et/ou resservis : sachez faire le tri !)

6 Français sur 10 consomment bio régulièrement

D’après le nouveau Baromètre Agence BIO/CSA de janvier 2015, les Français sont plus nombreux à consommer des produits bio et de plus en plus souvent.

© Agence Bio
© Agence Bio

En 2014, près de 9 Français sur 10 en ont consommé au moins occasionnellement (88% vs 75% en 2013) et 6 sur 10 régulièrement, c’est-à-dire au moins un produit bio au moins une fois par mois (62% vs 49% en 2013). La Bio fait désormais partie des habitudes des Français, qui ne sont plus que 12% à déclarer ne jamais en consommer, alors qu’ils étaient 46% en 2003. Cette hausse de la consommation bio est confirmée par les premières estimations du marché des produits bio qui devrait atteindre 5 milliards d’euros en 2014 (y compris RHD), soit une croissance globale estimée à 10% tous circuits confondus.
Et, malgré un contexte difficile, les consommateurs bio confirment leur choix pour des produits dont la naturalité et l’authenticité sont garanties: 92% d’entre eux ont l’intention de maintenir, voire d’augmenter leurs achats bio dans les 6 mois à venir. Cette consommation responsable fait directement écho à l’importance croissante que les Français disent accorder au développement durable dans leurs décisions d’achats : 88% d’entre eux déclarent privilégier des produits respectueux de l’environnement et/ou du développement durable (66% en 2013). En réponse à cette demande des consommateurs, la production bio augmente en France. Le nombre d’opérateurs bio a progressé de +4% entre 2013 et 2014 pour atteindre plus de 39400 opérateurs bio et les surfaces cultivées en bio représentent désormais plus d’1,1 million d’hectares.

Source : 6 Français sur 10 consomment bio régulièrement