Marketing : les concepts hybrides

Du supermarché-restaurant à la boutique de vêtement où bruncher, de nouvelles enseignes jouent sur la multiplicité des expériences pour séduire le client. Cela ouvre de nouveaux horizons pour la restauration.

Toujours plus exigeants et de plus en plus informés, les clients cherchent de nouveaux concepts ou services au restaurant. Ils recherchent une expérience qui, si elle est satisfaisante, les fidélisera à la marque ou à l’établissement.

Conscients de ces attentes, les restaurateurs et commerçants innovent. Certains ont ainsi créé des lieux hybrides, ou pluriels, proposant différents services, parfois même sans lien direct avec la restauration. En jouant sur plusieurs moments de consommation, ou en proposants plusieurs services au même endroit, ils permettent de diversifier les sources de revenus et donc changent le modèle économique du restaurant traditionnel. L’amplitude horaire est souvent plus large, donc les espaces sont mieux rentabilisés. Ces concepts pluriels fleurissent partout en France.

Quelques catégories ont su tirer leur épingle du jeu :

Les supermarchés : proposer un espace de restauration dans un supermarché permet de rassurer les clients sur la provenance et la fraîcheur des produits. Cela invite également le client à rester plus longtemps sur place et donc à se laisser tenter par l’achat d’autres produits. En perte de vitesse depuis plusieurs années – au détriment commerce de moindre surface ou de petits producteurs -, les supermarchés qui mettent en place un restaurant captent à nouveau des clients et créent un sentiment de proximité avec eux.

Ainsi, chez Better Primeur à Villeneuve-d’Ascq (Nord), le client peut acheter ses produits de manière classique dans les rayons primeur, boulangerie, boucherie, charcuterie… puis aller s’attabler quelques mètres plus loin. Il est possible de consommer, à table ou à emporter, des produits frais cuisinés sur place.

Les épiceries et commerces de bouche : proposer de la restauration dans de tels établissements s’inscrit dans une volonté de rassurer le client et de créer un véritable lien avec lui. Très souvent associés à des produits de qualité, les commerces de bouche et épiceries ont une réelle légitimité à proposer une offre de restauration. Par ailleurs, la restauration permet à ces concepts de combler les moments de creux auxquels ils doivent faire face dans la journée. C’est donc une bonne occasion de capter la clientèle sur des moments de consommation variés, tout en lui faisant découvrir les produits vendus. Dans cette mouvance, de nombreux établissements se sont créés.

Paris-Bamako (Paris, Xe) est une épicerie fine africaine proposant de la restauration. Ce concept permet de valoriser la gastronomie et les produits venant d’Afrique.

Plus traditionnel, Beau & Fort (Paris, IXe) est une combinaison entre une fromagerie et un restaurant avec service à table. La disposition du concept met d’ailleurs les deux activités en avant, avec une entrée dédiée à la fromagerie, et une autre à la salle, tout en ayant un espace communiquant. Ce lieu hybride propose deux cartes, une pour la semaine et l’autre pour le brunch du dimanche. La thématisation est le mot d’ordre : tous les plats tournent autour du fromage, avec bien sûr de nombreux classiques revisités, tels que le burger, la salade au chèvre chaud, ou encore la fameuse planche de fromage à partager ! Comme dans une fromagerie traditionnelle, on retrouve des fromages mis en avant chaque mois, avec plus de 80 références, et un personnel qui transmet son savoir et son amour du produit.

Les halles et les marchés : Ces lieux de vie ont su perdurer dans le temps. Les consommateurs, soucieux du contenu de leurs assiettes, en raffolent, car ils restent pour eux un gage de qualité. Les produits y sont souvent de meilleure qualité qu’en grande surface et le fait de pouvoir avoir un lien direct avec les producteurs est un gage de sécurité. Cependant, les grandes surfaces prennent des parts de marché sur ces lieux de vie qui ne sont généralement pas ouverts tous les jours. Pour contrer cette concurrence, les halles et les marchés ont donc dû se réinventer. Ils proposent désormais des offres de restauration, directement sur les stands ou dans des espaces dédiés, et font appel à des acteurs spécialisés. Les Halles de Lyon – Paul Bocuse, qui sont ouvertes depuis 1971, comptent 50 commerces et une quinzaine de restaurants.

Les lieux atypiques : des concepts plus insolites mixent une offre de restauration avec une activité qui n’a rien à voir avec l’alimentaire. Ainsi, le concept-store Scandle, à Paris (IXe), propose à la fois des vêtements, un restaurant et un studio radio. Ses créateurs ont souhaité faire vivre ce lieu avec un studio de radio et un restaurant caché en arrière du magasin, ouvert toute la journée pour le brunch, le déjeuner, le tea time ou juste pour boire un verre. Les produits sont simples, de qualité, en rotation et écoresponsables.

Pour les consommateurs, ces lieux sont idéaux ! Ils y voient praticité, transparence, expérience et proximité. C’est donc une combinaison gagnante, si cela est bien fait.

Source : Marketing : les concepts hybrides

La clé du succès en hôtellerie et restauration

La clé du succès en hôtellerie et restauration

Comprendre l’importance du concept en hôtellerie est incontournable pour mieux répondre aux attentes des clients d’aujourd’hui.

Une bonne maîtrise de votre concept vous permettra de faire face à votre marché avec sérénité : Les clients d’aujourd’hui ne choisissent plus un hôtel ou un restaurant par hasard, de nombreux critères rentrent en compte.

Si vous êtes en mesure de définir clairement votre produit (et d’analyser vos atouts, pour mieux les mettre en avant) vous pourrez alors définir votre cible marché et donc créer des offres cohérentes en répondant aux attentes de vos clients.

Grâce à cette formation, vous pourrez construire une offre adaptée et valoriser votre concept.

Vous comprendrez comment augmenter la durée de séjour de vos clients dans votre hôtel ou comment les faire revenir.

Vous découvrirez également ce qu’est une stratégie marketing en hôtellerie-restauration et l’importance de la qualité de service pour la fidélisation de vos clients.

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Originally posted 2019-04-26 10:00:58.

The People Hostel, le nouveau one stop hostel à la française

France Hostels ré-invente le standard des auberges de jeunesses françaises et ouvre aux 2 Alpes le 15 décembre.

The People Hostel est un « One stop Hostel » qui propose l’accessibilité d’une auberge de jeunesse, la convivialité d’une maison d’hôte, le style et le confort d’un « boutique hôtel », à prix très abordables. Ce concept ne se déploie pas uniquement dans les centre villes (Un hostel à Lille et prochainement à Paris, Strasbourg et Marseille) mais aussi dans les stations de ski (Ouverture d’un Hostel aux 2 Alpes le 15 Décembre) et bientôt sur les spots de surf de la côte atlantique.

Le concept One stop Hostel qui repose sur 5 exigences standards

  • L’accueil et le service 2.0 (king hospitality).
  • Le choix et le confort (formats d’hébergements, qualité des équipements).
  • Une restauration qualitative et créative (intégration de la culture street food et des nouvelles exigences nutritionnelles).
  • Une programmation variée et des contenus ambitieux.
  • L’esthétique des lieux (beautiful & creative).

L’accueil et le service 2.0
Pour The People Hostel, l’hospitalité est un vrai métier : le comportement bienveillant et les petites attentions font de the People Hostel des lieux de vie où chacun doit pouvoir se détendre sans jamais avoir l’impression d’être négligé ou pris de haut. Cette notion de « King hospitality » chère aux anglo-saxons est donc un leitmotiv central mais qui ne suffit pas : les services sont aussi à la hauteur des nouvelles attentes. Chez The People Hostel, tout va très vite lorsqu’il s’agit de rendre la vie plus facile. Grâce à l’installation de bornes interactives à l’entrée de chaque Hostel et à un bracelet qui lui est remis à son arrivée, chaque client peut :

  • Faire son check in en un temps record
  • Accéder à sa chambre rapidement
  • Vérifier ses options de réservation et ajouter des services supplémentaires
  • Verrouiller son casier privé dans les dortoirs / local à ski
  • Régler ses consommation sans contact, sans CB, sans liquide et ainsi mieux maitriser ses dépenses grâce à un système de notification, le client recevra un email avec le montant de ses dépenses

Fini les procédures d’accueil fastidieuses. Plus de pertes de clé ou de carte bleue. L’équipe peut donc se consacrer à accueillir, accompagner et conseiller les résidents.

Source : The People Hostel, le nouveau one stop hostel à la française

Au Japon, des hôtels “bizarres” entièrement gérés par des robots

Huit de ces hôtels existent actuellement au Japon, et cinq autre sont en projet. Si l’expérience s’avère ludique, il y a encore, visiblement, quelques loupés…

Dans cet hôtel, aucun risque de se plaindre d’un personnel négligent ou désagréable : il n’y en a pas. En guise de réceptionnistes, deux étranges dinosaures s’animent lorsqu’il détectent la présence d’un voyageur. Bienvenue au Henn na (littéralement : “bizarre”), un hôtel situé près de Disneyland Tokyo, où même les poissons de l’aquarium… sont des robots. Moyennant 130 euros la nuit, cet hôtel ambitionne surtout de proposer une expérience ludique aux familles. Il n’est pas le premier de son genre : le premier Henn na Hotel, reconnu comme le premier hôtel géré par des robots au monde par le Guiness Book des records, a ouvert en 2015 à proximité d’un parc d’attraction de Nagasaki. Il en existe désormais huit, tous gérés par l’agence de voyage HIS, laquelle prévoit d’en ouvrir cinq autres dans l’année.

Certains de ces établissements s’adressent surtout à une clientèle affaires : dans les quatre hôtels situés au cœur de Tokyo, les dinosaures sont ainsi remplacés par de jolies humanoïdes.

Lost in translation

Pour l’enseigne, recourir à des robots permet aussi de pallier des problèmes de recrutement, et ce alors que le Japon est confronté à une pénurie de main-d’œuvre. « Il est difficile de trouver du personnel hôtelier », explique le responsable de l’un de ces hôtels. « Normalement, pour gérer un hôtel de 100 chambres comme le nôtre, il faut 30 à 40 personnes. Ici, nous n’avons que sept à huit employés”, s’enorgueillit-il, reconnaissant toutefois « qu’il y a des choses que seuls les êtres humains peuvent faire, par exemple répondre à des situations inattendues ou à des questions compliquées. »

En témoignent certains commentaires laissés par certains internautes sur des sites de réservations, déplorant des difficultés lors de l’enregistrement : “Un vrai bordel”, résume ainsi l’un d’entre eux quand un autre s’agace “du robot pourri sur la table de nuit qui vous réveillera toutes les 5 mn”, conseillant au passage… de le débrancher.

Source : Au Japon, des hôtels “bizarres” entièrement gérés par des robots

Madagascar : Toamasina accueille son premier appart-hôtel

Le marché hôtelier de Toamasina sur la côte Est poursuit sa croissance. Le Grand Port dispose maintenant de son premier appart-hôtel qui vient d’ouvrir ses portes récemment. Le Streamliner Hotel Apartment est un nouvel établissement 4 étoiles situé à deux du centre ville dans le quartier chic de Tanamakoa.

Redécouvrez la vision du luxe! C’est le leitmotiv d’accueil dans cet appart-hôtel fraîchement arrivé sur le marché hôtelier de Toamasina. Implanté dans un cadre verdoyant et hautement sécurisé, le Streamliner Hotel Apartment propose à sa clientèle une formule qui permettrait à chacun d’y trouver son avantage.

Spacieux et élégants, ses 36 appartements sont entièrement équipés et disposent d’un espace de vie, d’une kitchenette et d’un balcon. Tout a été pensé pour que chaque client se sente comme à la maison, tout en faisant l’expérience du luxe et du raffinement. Son restaurant est le rendez-vous de tous les connaisseurs et gourmets, désireux de plats raffinés et savoureux. L’offre ne serait pas complète sans son SPA géré par une équipe de professionnels aux mains expertes, pour un moment détente dans un atmosphère calme et reposant.

Redécouvrir l’hôtellerie et vivre une expérience au-delà de ses attentes ! Le Streamliner Hotel Apartment est le nouveau visage de l’hôtellerie haut de gamme à Toamasina.

Source : Madagascar : Toamasina accueille son premier appart-hôtel

Abonnement : la prochaine tendance de l’hôtellerie ?

Téléphonie, transports, médias, digital… Nombreux sont les secteurs qui ont adopté un modèle économique fondé sur l’abonnement. Le consommateur y gagne une simplicité d’usage et une certaine liberté, tandis que le professionnel peut sécuriser ses revenus. La formule est-elle prête à conquérir le monde de l’hôtellerie ?

En septembre 2019, Km127 va ouvrir en Normandie, aux Botteraux (Eure), le “tout premier hôtel fonctionnant par abonnement en France“. “L’abonnement est une tendance lourde qui s’inscrit dans la mouvance de l’économie du partage. Aujourd’hui, la cible des 30-45 ans recherche la liberté qu’offre l’usage.”, observe Frédéric Houssay, cofondateur avec Alexander John Preston de KmGroup et directeur général de la société. S’appuyant sur ce constat, l’entrepreneur a mis au point une offre inédite. L’établissement normand proposera à ses souscripteurs six abonnements différents (de 95 à 279 € par mois), comprenant de deux à sept week-ends par an. “Il est aussi possible d’adosser des jours de semaine, en illimité, à ces week-ends, notamment à l’occasion des vacances scolaires“, précise-t-il. Des activités de pleine nature sont inclues dans l’abonnement, d’autres sont à la carte. Les enfants peuvent être pris en charge une demi-journée ou une journée, et participer en option à des ateliers (ferme pédagogique, cuisine…). L’abonnement donne également accès aux différentes adresses du groupe : le projet Km127 prévoit l’ouverture de trois domaines hôteliers en France, accessibles depuis Paris ou Lyon, au cours des cinq prochaines années, puis d’une dizaine d’autres adresses en Europe.

Ce premier hôtel, implanté en pleine campagne, comprendra 40 habitations – toutes dotées de deux chambres, d’une salle de bain et d’une kitchenette. Sa cible principale ? Les familles de cadres parisiens. “Les familles avec enfants sont des ‘repeaters’, qui reviennent régulièrement au même endroit. Or, elles ont toutes la même problématique : que faire durant le week-end ? Notre solution n’est ni la famille, ni la possession d’une résidence secondaire, et pas davantage une offre hôtelière classique à la campagne“, déclare le directeur. Flexible, l’enseigne au standard 4 étoiles veut “supprimer les contraintes de l’hôtel”. “Il n’y aura ni check-in, ni check-out. On pourra arriver et repartir à l’heure que l’on souhaite. Les animaux seront acceptés, et les enfants en bas âge, bienvenus. À partir de 7 week-ends par an, on pourra avoir sa propre cave avec 30 bouteilles et une malle avec ses affaires“, ajoute-t-il.

Un vrai potentiel en BtoB

De son côté, Hugo Demorge, cofondateur de Supertripper, a récemment expérimenté un abonnement mensuel pour profiter de séjours hôteliers en illimité. Trois abonnements (valables pour deux personnes) étaient proposés avec un engagement de six mois : ‘supérieur’ pour les hôtels 2 à 3 étoiles (à partir de 139 € par mois), ‘prestige’ pour les 4 étoiles (à partir de 259 € par mois) et ‘luxe’ (5 étoiles et châteaux), à partir de 699 €. Un délai de 24 heures était imposé entre chaque réservation, et la durée maximale du séjour ne pouvait excéder deux nuits d’affilée dans le même hôtel. L’offre, lancée en novembre 2016, n’aura finalement tenu que cinq mois. “Il était très compliqué de mettre ça en oeuvre auprès d’hôteliers indépendants, car aucun ne pratiquait les mêmes tarifs. Ce serait plus pertinent pour une chaîne… De plus, les utilisateurs étaient très exigeants : ils considéraient qu’il aurait dû toujours y avoir de la disponibilité, puisqu’ils avaient un abonnement“, admet-il.

Pourtant, le marché semblait intéressé par la formule. “Plus de 500 établissements indépendants avaient adhéré au projet, l’avantage étant d’augmenter le taux d’occupation moyen et de bénéficier éventuellement de ventes additionnelles. Le panier moyen par mois était aux alentours de 220 € pour 3,6 nuits. Il y avait une vraie demande en BtoB, avec 90 % d’utilisateurs corporate. Il est temps de changer la manière de consommer dans l’hôtellerie“, estime-t-il.

Source : Abonnement : la prochaine tendance de l’hôtellerie ?

Hôtels insolites : en Angleterre, des chambres dans une prison de 7 siècles

GRANDE-BRETAGNE. Bâti au XIe siècle, le château d’Oxford s’est transformé en 2005, après d’importants travaux, en hôtel 4 étoiles de 92 chambres qui joue du mélange entre le charme et la mémoire du lieu.

D’anciens gardiens de la pénitentiaire reviennent déjeuner à l’hôtel Malmaison, où ils ont travaillé”, s’enthousiasme Peter Fournet, l’assistant manager français du restaurant de cet étonnant boutique-hôtel, le Malmaison Oxford. Cet établissement fut, dès 1230, une prison, avant de devenir, en 2005, après d’importants travaux, un hôtel 4 étoiles de 92 chambres.

L’essence carcérale du lieu est savamment entretenue avec ses suites réunies de trois cellules, les barreaux conservés sur certaines fenêtres et une grande salle de réunion qui fut jadis le parloir. Le bar et le restaurant sont installés dans l’ancienne maison des gardiens. “À la brasserie, au petit-déjeuner, nous proposons, en un clin d’oeil, un porridge sur un plateau métallique”, explique le Français dont l’expression est désormais assortie d’un léger accent anglais. “L’intérieur de l’hôtel évoque Alcatraz. Il y a un grand couloir dans l’alignement des chambres, à l’emplacement de ce qui fut le patio de la prison. Une cellule originale a été conservée. La prison a été fermée, il y a 20 ans, en raison de la surpopulation et de l’insalubrité. L’hôtel a été inauguré par la reine en 2005″, raconte le restaurateur originaire du Cher. 
 
Le château d’Oxford a été construit en 1071 par Guillaume le Conquérant. La conversion du bâtiment en prison intervient dès 1230. Le Français John Peter Le Maître, alias Mara, y fut emprisonné, au XVIIIe siècle, pour vol de monnaie au musée Ashmolean. En 1996, la prison d’Oxford a été vendue au conseil du comté pour 9 000 livres sterling. L’hôtel vaudrait aujourd’hui 30 millions de livres sterling. Sous la bannière du groupe Malmaison, membre du groupe singapourien Frasers Hospitality, est rassemblée une collection de 15 hôtels de charme et d’exception situés au Royaume-Uni.
Source : Hôtels insolites : en Angleterre, des chambres dans une prison de 7 siècles

Marxito, le futur fast-food premium de Thierry Marx

Paris. Le chef 2 étoiles au Sur Mesure du Mandarin Oriental Paris a décidé de s’associer avec le designer Ora-ïto pour lancer, dès septembre, un espace moderne dédié à la street-food et la consommation responsable..

Un nouveau lieu de restauration rapide va voir le jour à la rentrée près du Rond-Point des Champs-Élysées, rue Jean Mermoz à Paris (VIIIe). Après l’Étoile du Nord à Gare du Nord, la Boulangerie rue de Laborde, la Maison Dubernet et Thierry Marx au Printemps du Goût, dans le grand magasin du boulevard Haussmann, et Teppan à Roissy-Charles-de-Gaulle, Thierry Marx s’organise, de nouveau, pour proposer une offre à prix tenus, cette fois-ci exclusivement bio et raisonnée.

L’élément phare y sera le ‘marxito’, un sandwich se présentant “sous la forme de deux galettes de sarrasin légèrement soufflées garnies de produits majoritairement d’origine végétale, issus de l’agriculture biologique”, a expliqué le chef au Parisien. Déclinés en version salée et sucrée, ces pancakes s’inspirant du dorayaki (pancake japonais) coûteront 5,50 €. Un menu comprenant un marxito salé, un marxito sucré et une boisson sera proposé pour 15 € environ.

Pour une alimentation de qualité

Différent des fast-foods classiques, Marxito représentera et mettra en application l’engagement pris par Thierry Marx : celui d’utiliser des ingrédients de qualité sans qu’importe la gamme du restaurant. Ainsi, on aura le choix, par exemple, entre des crevettes de petite marée, du pastrami et des légumes de producteurs, cultivés dans la région de Chartres.

Dans un décor épuré aux couleurs sobres imaginées par le designer Ora-ïto, la surface de 170 m2 du Marxito, dont le nom réunit celui du chef et du créateur, pourra accueillir 50 places assises. Le chef proposera une vente à emporter où les clients pourront adresser leur commande par internet. On y trouvera aussi une épicerie avec des produits du terroir. Préparés sous les yeux des clients de 8 h à 20 h, les marxitos deviendront peut-être l’emblème d’une street-food conçue par un chef doublement étoilé.

Source : Marxito, le futur fast-food premium de Thierry Marx

Start-up : Wilengo veut devenir le Airbnb des voyageurs handicapés

Première étape réussie ! Wilengo vient de lever 40 000 euros pour développer sa plate-forme et sa communauté.

En fauteuil depuis quatre ans, Caroline Varène travaille aujourd’hui à temps plein pour sa start-up. Un projet qu’elle porte avec Guillaume Kerbrat, consultant depuis 10 ans pour de grands groupes. Le couple a inauguré en septembre 2017 la plate-forme Wilengo, qui a lancé une campagne de crowdfunding du 15 mai au 15 juillet 2018. « Nous voulions lever 30 000 euros, nous avons 40 000 euros », se réjouit Guillaume Kerbrat.

Wilengo, qui agrège 35 premiers logements, espère passer la vitesse supérieure pour atteindre 100 à 150 adresses d’ici la fin de l’année. Les premiers mois ont permis de valider le concept et le modèle économique. La commission est fixée à 10% tout compris, assistance Axa 24/7 comprise, portée exclusivement par le locataire.

Airbnb concurrent ?

« Nous voulons devenir une offre et une marque référentes auprès des personnes en situation de handicap, souligne Guillaume Kerbrat. Nous ne sommes pas un organisme de labellisation, mais nous demandons plusieurs photos pour que les internautes puissent apprécier le cadre et les équipements spécifiques. »

La start-up devra toutefois composer avec un concurrent de poids : Airbnb a acquis l’an passé le site britannique Accomable, ce qui témoigne de sa volonté de rendre les voyages à la portée de tous les publics. « Cet intérêt nous encourage à continuer. Nous n’avons pas vocation à être seul sur ce segment, mais il est important de développer l’offre pour tirer la demande, et ainsi rendre les vacances accessibles au plus grand nombre. »

Source : Start-up : Wilengo veut devenir le Airbnb des voyageurs handicapés

Pourquoi AccorHotels développe des hôtels éphémères

On savait les voyageurs de plus en plus nomades, capables de sauter dans le premier avion si l’expérience en vaut la chandelle. Ce que l’on avait (un peu) moins anticipé, c’est que les hôtels aussi se mettraient à voyager.

C’est l’un des derniers projets du groupe AccorHotels : développer des hôtels éphémères. Alors certes, ils ne sont pas tout à fait les premiers sur le coup. Les Britanniques de The Pop Up Hotel se sont par exemple déjà lancés sur ce marché, s’associant à des événements français. Mais – différence notoire – autour de Flying Nest, AccorHotels compte bien agréger toutes les composantes de son écosystème pour ajouter, pourquoi pas, une corde supplémentaire à son arc.

D’anciens containers maritimes relookés

Cette nouvelle solution d’hébergement a été conçue dans des containers maritimes aménagés, permettant un acheminement facile et rapide des modules, indique le groupe. Pour les fabriquer, AccorHotels s’est associé à la start-up Capsa, spécialisée dans la transformation de containers maritimes. Côté déco, AccorHotels s’est rapproché du designer Ora-ïto, qui a signé la conception des chambres mobiles. Composé de six modules, chaque îlot a été travaillé avec des matériaux bruts et naturels. Salle de bain privée, literie Sweet Bed by ibis, connexion wifi : le groupe hôtelier promet tout le confort d’une chambre d’hôtel classique.

Surfant sur la déferlante des nouveaux concepts, AccorHotels a aussi voulu mettre l’accent sur les espaces communs de ces hôtels éphémères. « L’agencement des îlots, la terrasse ainsi que la grande ouverture sur l’extérieur dont bénéficie chaque chambre, permettent aux clients de vivre leur séjour en totale immersion, au cœur de l’expérience », détaille Damien Perrot, Senior Vice President Design de AccorHotels. La disposition des îlots a donc été spécialement étudiée pour susciter la rencontre entre les participants à un même événement.

Car c’est là que les Flying Nest sont destinés à être positionnés.

La commercialisation a débuté en BtoB

Le concept a déjà été testé sur les 24 heures du Mans, ou, plus récemment, lors de l’ouverture des Rencontres photographiques d’Arles. Le but : offrir une nouvelle expérience, mais aussi venir en renfort de capacités insuffisantes le cas échéant. « Nous avons débuté la commercialisation auprès d’organisateurs d’événements et d’agences événementielles, détaillent Damien Perrot et Sébastien Dupic, directeur de projet New Business au sein d’AccorHotels, qui a également porté le développement Flying Nest. Mais nous ne nous positionnons pas en concurrence avec elles. L’idée c’est de proposer du sur-mesure, clef en main. Nous voulons aussi mettre en place tout une dynamique avec les différentes marques du groupe : le service de conciergerie John Paul, mais aussi Potel & Chabot ou encore Noctis, qui interviennent chacun à leur façon sur le marché de l’événementiel. » Ainsi que des prestataires extérieurs. “Nous avons une multitude d’acteurs autour de la table”, résument Damien Perrot et Sébastien Dupic.

De quoi élargir le champ des possibles, donc, pour le groupe hôtelier qui a engagé depuis plusieurs années une stratégie de diversification des ses activités. « C’est un nouveau métier pour nous, avancent-ils. Nous pensons qu’il a beaucoup d’avenir car le nomadisme va être de plus en plus important. On veut être là. »

Demain, des destinations éphémères ?

AccorHotels pourrait ainsi se rapprocher de certaines destinations cherchant à se faire  connaître ou à se démarquer. « On peut imaginer la possibilité d’installer un village au bord de la mer, de le laisser trois mois, au cœur d’un site protégé, et de ne rien laisser derrière nous après notre passage. Cela pourrait permettre à certaines municipalités pour lesquelles la construction d’un hôtel ne serait pas rentable de faire découvrir leur destination.

Mais avec Flying Nest, AccorHotels devient aussi producteur d’événements. Le groupe a ainsi organisé une soirée pour la presse dans le cadre des Rencontres photographiques d’Arles, en proposant une sélection de concerts. « C’est déjà dans l’ADN du groupe, expliquent Damien Perrot et Sébastien Dupic. Beaucoup d’hôtels organisent déjà des événements au sein de leur établissement. » Le nouveau concept d’AccorHotels, Jo & Joe, exploite lui aussi ce filon. « De nombreuses expérimentations sont possibles », soulignent-ils. De là à produire son propre événement musical, par exemple, façon Vieilles charrues ou Solidays ? Le groupe, qui gère aussi l’AccorHotels Arena, assure que rien n’est acté pour le moment. Mais que bien sûr, il y a déjà pensé…

Pour l’heure, une cinquantaine de chambres ont été commandées, les premières viennent d’être livrées. Le groupe hôtelier étudie aussi le potentiel de développement des Flying Nest à l’étranger, avant de passer commande, éventuellement, d’unités supplémentaires.

Source : Pourquoi AccorHotels développe des hôtels éphémères