Dès le mois de mars 2020, le croisiériste Costa ne débarquera plus à La Réunion, annonçait l’Eco Austral la semaine dernière. En effet, le géant touristique abandonne les croisières dans l’océan Indien pour se recentrer sur des zones plus rentables, telles l’Asie, la Caraïbe, les Émirats ou la Méditerranée.

Pourtant, depuis 2018, La Réunion accueillait un nouveau géant des mers, le Costa Victoria, et en juin, la compagnie annonçait l’arrivée d’un navire encore plus gros, le Costa Mediterranea. Le revirement est total, donc, le croisiériste misant désormais sur destinations à plus forte attractivité. En 2017, La Réunion avait accueilli près de 70 000 croisiéristes, avec des retombées économiques conséquentes, chaque voyageur en escale dépensant environ 70€ par jour.

Gérard Argien, directeur de la Fédération régionale du Tourisme, se dit navré de la nouvelle, mais tempère néanmoins, affirmant que “95% des touristes en escale sont agréablement surpris par l’île”, et affirmant que l’accueil des voyageurs sur place n’est pas en cause dans l’abandon de la destination océan Indien par Costa.

Déclaration de Costa Croisières :

Notre processus de planification des itinéraires de croisière repose sur quatre piliers principaux: la satisfaction des clients, la sécurité, la faisabilité nautique et l’accessibilité. Nous travaillons chaque jour pour rendre nos invités heureux, c’est notre principal objectif lorsque nous concevons un itinéraire, qui est une partie très importante de l’expérience de la croisière. En parallèle, nous n’oublions pas les connexions et la possibilité d’excursions à terre que nous pouvons offrir en conjonction avec le produit. Afin de dépasser les attentes et les désirs des clients, nous analysons les tendances des marchés, les résultats de l’année écoulée, nous répondons aux commentaires des formulaires et nous réalisons des enquêtes en conséquence.

Nous pouvons proposer une grande variété d’offres. Grâce à la solide expérience de la Compagnie et à la flexibilité de la flotte de Costa, nous sommes en mesure de personnaliser les itinéraires en fonction des souhaits de nos clients. Néanmoins, nous sommes toujours tournés vers l’avenir et examinons nos processus dans une perspective d’innovation responsable. Nous pensons que ceci est obligatoire non seulement car cela pourrait représenter un avantage concurrentiel, mais principalement parce que nous voulons évoluer vers un développement durable, pour penser à un avenir durable.

Nous confirmons que notre engagement est intact pour l’océan Indien. Nous travaillons constamment en étroite collaboration avec les agences de voyages de la région pour développer davantage le marché et développer et élargir le portefeuille de produits de nos clients.

Pour l’hiver 2020/21, notre objectif est de proposer aux habitants de la Réunion et de Maurice un éventail de nouvelles routes intéressantes et très appréciées, telles que les Emirats, l’Asie ou les Caraïbes. Nous prévoyons également de renforcer notre offre dans la région méditerranéenne. Fin octobre, notre équipe rencontrera les agents de voyages de l’océan Indien pendant deux jours à bord du Costa Mediterranea afin de leur présenter notre vaste offre. Nous sommes sûrs qu’ils apprécieront nos propositions.

Source : Costa Croisières déserte La Réunion

Marseille. Diviser par deux le gâchis alimentaire à bord de ses navires : tel est l’objectif du croisiériste italien à l’horizon 2020soit dix ans avant la date limite fixée par l’Agenda 2030 des Nations unies. 54 millions de repas annuels sont préparés à bord des navires membres de la flotte Costa, et 216 grammes de nourriture étaient gaspillés par repas et par personne, avant la mise en place du programme 4GOODFOOD.

L’équipage, tout comme les clients, sont désormais sensibilisés à la “valeur de la nourriture“, note Stefania Lallai, directrice du développement durable de Costa Croisières. Un partenariat avec la startup Winnow a permis de développer un compteur intelligent capable d’analyser et de quantifier la nourriture jetée au cours de la préparation des repas, tandis que les process de restauration ont été revus. 

Par ailleurs, les restes alimentaires commencent à être récupérés, afin d’être distribués gratuitement aux associations qui en ont besoin. Après Savone et Civitavecchia, c’est au tour de Marseille de rejoindre la liste des ports participants – une première en France dans le secteur de la croisière. Tous les plats préparés dans les restaurants Costa la veille de l’escale mais qui n’auront pas été servis à bord sont collectés. Placés dans des contenants en aluminium, scellés, étiquetés à des fins de traçabilité et entreposés dans des réfrigérateurs à bord, ces plats sont déchargés le matin de l’escale et donnés aux bénévoles de la Banque alimentaire des Bouches-du-Rhône, à destination de l’Armée du salut.

Dix mois après le lancement de ce programme de don de nourriture en Italie, 28 700 portions ont été servies à des personnes dans le besoin.

Source :  Costa Croisières lutte contre le gaspillage alimentaire