Seychelles : les touristes doivent avoir un test PCR Covid-19 négatif

A partir du 1er août 2020, les activités touristiques vont reprendre aux Seychelles. Cet archipel de l’océan Indien sera donc de nouveau accessible aux étrangers, mais sous conditions.

0 nouveau cas depuis plus de deux semaines

Les Seychelles n’ont rapporté aucun nouveau cas de coronavirus depuis plus de deux semaines. Selon l’information du département de la santé, relayée par France La 1re, la majorité des 114 malades enregistrés depuis début mars a été déclarée guérie. Les 75 personnes, parmi les patients traités, ont été testées négatives au Covid-19, ont précisé les autorités sanitaires locales le 24 juillet.

Reprise du tourisme aux Seychelles

Jude Gedeon, le Commissaire à la Santé Publique des Seychelles, a affirmé lors d’une conférence de presse que le pays était prêt à accueillir des touristes. Les vols commerciaux sont dorénavant autorisés à partir du 1er août. Les autorités ont cependant souligné que l’accès au pays est soumis à des conditions.

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La preuve d’un test PCR négatif exigée

A partir de cette date, les touristes peuvent donc venir aux Seychelles, mais devront être testé négatif au coronavirus. Ils devront soumettre aux autorités sanitaires du pays le résultat négatif d’un test PCR, réalisé au plus tard 72 heures avant d’embarquer sur leur vol à destination de la nation insulaire.

Qui sont les visiteurs autorisés à venir aux Seychelles ?

Les touristes devront, par ailleurs, être originaires de pays à faible ou moyen risque et soumettre un formulaire à [email protected] Les départements du tourisme et de la santé afficheront la liste des visiteurs sur son site web. Une preuve d’hébergement dans un établissement touristique agréé est en outre requise à l’arrivée aux Seychelles.

Autres informations à savoir 

Seychelles News Agency rapporte que les Seychellois et les titulaires de permis de séjour des pays à haut risque peuvent toutefois soumettre une demande à [email protected] S’ils sont autorisés à venir, une mise en quarantaine en établissement leur sera imposée pendant une 14 jours. A terme, ils feront un test PCR Covid-19. Jude Gedeon a souligné que les frais correspondants liés à ces dispositifs seront à leur charge.

Source : Seychelles : les touristes doivent avoir un test PCR Covid-19 négatif

Tourisme à Maurice : assistance aux salaires jusqu’à l’ouverture des frontières

Le secteur touristique de l’île Maurice est sévèrement touché par la crise de la covid-19 qui est devenue une crise économique. Pour limiter la casse, l’Etat a décidé de maintenir l’assistance aux salaires dans le milieu touristique. Cette aide prendra fin avec la réouverture des frontières.

L’île Maurice tente de combattre les conséquences de la covid-19 sur tous les fronts. Alors que la crise épidémique n’est toujours pas terminée, le gouvernement essaye de maintenir son outil productif en état de fonctionner dès la réouverture des frontières et des marchés.

L’un des secteurs essentiels, pour l’économie de l’île sœur, est le tourisme. Ces dernières années, les banques pesaient plus lourd dans le PIB mauricien et les vacanciers étaient passés au second plan.
Aujourd’hui, le secteur bancaire n’est pas à l’abri d’un choc, si l’île Maurice est black listée par l’Union européenne. Cette menace est très sérieuse et la décision sera officialisée au mois d’octobre 2020. Si, elle prend forme, le secteur touristique sera une option essentielle pour sauver l’économie du pays.

Des milliards de roupies

L’Etat a versé aux sociétés, au chômage technique du fait de la crise, 1,8 milliards de roupies mauriciennes (39,7 millions d’euros) au mois de mars et 3,3 milliards (72,4 millions d’euros) en avril 2020. Ces sommes considérables pour nos voisins soutiennent les 14 700 entreprises qui travaillent dans ce secteur et qui emploient 268 000 travailleurs écrit L’Express de Maurice.

Les 197 00 travailleurs indépendants qui sont aux abois bénéficient également de ce plan. Une enveloppe de 2,4 milliards de roupies mauriciennes (5,267 millions d’euros) a été votée.
Comme toujours ces chiffres bruts sont colossaux, mais rapportés au nombre de bénéficiaires, ces sommes deviennent très, très, minces. Elles ont le mérite de maintenir les foyers à flot.

Source : Tourisme à Maurice : assistance aux salaires jusqu’à l’ouverture des frontières

Coronavirus : étouffés par les mesures, les acteurs du tourisme quittent Madagascar

En un mois, les chiffres de contaminations au coronavirus ont été multipliés par quatre à Madagascar. Le record est atteint ce 17 juillet avec 484 nouveaux cas et 10 décès en 24 heures.

Si la capitale Tananarive est devenue en quelques semaines le nouveau foyer de développement de l’épidémie, le virus se propage aussi dans les régions moins dotées pour faire face à la crise sanitaire. C’est notamment le cas dans la région Diana, première source de devises touristiques au nord du pays, dont le territoire a été totalement fermé par les autorités locales pour éviter de nouvelles contaminations. Quatre mois tout juste après la suspension des vols commerciaux internationaux et nationaux le 20 mars dernier, la Grande île et son économie sont à bout de souffle.

En fermant l’hôtel, j’ai eu l’impression de rendre les clés de ma vie. C’est déprimant de n’être en rien responsable de la situation et de devoir en assumer seule les conséquences, sans préavis.” Du haut de ses 23 ans, Noémie Richeux est encore abasourdie. Le nouvel arrêté préfectoral qui s’applique à tous les hôtels-bars-restaurants de Nosy Be depuis quelques jours est tombé comme un couperet pour cette gérante : tous les établissements de la commune doivent fermer pour une durée de 15 jours, au minimum.

L’hôtel-restaurant “Aviavy”dont elle a racheté le fonds de commerce en fin d’année dernière, est situé à même la plage, dans le quartier touristique mais calme de Madirokely. Son dynamisme et ses tentatives d’opérations commerciales pour attirer une clientèle locale, parvenaient encore à faire rentrer quelques dizaines de milliers d’ariary chaque jour (1 euro équivaut à environ 4420 ariarys). A peine de quoi payer son équipe réduite de moitié ces 4 derniers mois.

Énième signal de détresse du secteur du tourisme

Dans une lettre adressée au président de la République et au ministre en charge du Tourisme, les membres de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), demandent aux autorités “l’annulation de la collecte de toutes les obligations fiscales sans pénalité pour l’exercice 2020, et cela, jusqu’à l’ouverture de l’espace aérien, la suspension de la collecte des charges sociales et patronales, la prise en charge du chômage technique pour trois mois, la prolongation de la durée du chômage technique au-delà de six mois, le gel des loyers pour trois mois“. Le Président de la CTM, Patrice Raoull, estime que 40.000 salariés du secteur sont à la veille du chômage technique total.

Après avoir procédé à la mise en chômage technique partiel, à l’épuration des congés, à la mise en demi-salaire et mi-temps des salariés, les employeurs n’ont plus aucun moyen de subvenir au paiement de leurs charges.” Le gouvernement malgache a déjà reporté les échéances de paiement des impôts pour le secteur du tourisme, mais ces mesures ne suffisent plus aux entreprises qui ont déjà épuisé toutes les possibilités qu’elles avaient entre leur main.

Des aides ? Je n’y crois plus !

Des aides ? Je n’y crois plus ! Il n’y aura rien !“, se résigne Noémie Richeux. “Cela fait des mois que nous transpirons face aux charges, qui sont devenues beaucoup plus importantes que notre chiffre d’affaires. En premier lieu, notre loyer : nous sommes tenus de continuer à le payer alors que notre taux de fréquentation est réduit de 90%Et maintenant, voilà que l’on nous oblige carrément à fermer !s’indigne la jeune femme.

Si les autorités ne nous avaient pas obligés à fermer l’hôtel, on aurait au moins pu gagner 80.000 ariary (20 euros), 200.000 ariary (50 euros) par jour, ce n’est pas grand-chose, mais c’est mieux que rien“, renchérit son compagnon Zakaria Ahmed, chef cuisinier du restaurant.

Le jour même de la fermeture ordonnée sans préavis, 4 clients sont passés pour boire un verre et manger un morceau. On a dû refuser de les recevoir pour ne pas transgresser le nouvel arrêté“, poursuit-il, dépité.

Puiser dans son épargne pour payer les salariés

Le jeune couple franco-malgache vient d’achever une énième réunion de crise avec l’ensemble de son personnel. Les tables et les chaises du restaurant ont été placées en lieu sûr, jusqu’à nouvel ordre. “Je puise dans mon épargne, pour continuer à payer cette équipe réduite à 8 salariés, au moins à mi-temps“, confie la gérante.

Les lingères par exemple, je leur ai proposé de venir travailler à mon domicile en attendant que ça s’arrange. L’équipe réduite que l’on a réussi à garder pendant ses 4 mois de crise, je souhaite la retrouver à la reprise. Ce sont des gens bien, je n’ai pas envie qu’ils en arrivent à commettre des délits pour subvenir à leur besoin.

Mais l’épargne de cette Française n’est pas inépuisable. Pour continuer à payer ses charges, elle pense sérieusement à retourner travailler en Europe, le temps qu’il faudra. “Nous sommes de plus en plus nombreux, au sein du secteur de l’hôtellerie-restauration, à nous inscrire sur les listes de l’ambassade de France en tant que candidats pour les vols spéciaux de retour.

Les premiers mois (après l’arrêt des vols commerciaux ndlr), ils étaient surtout demandés par les touristes restés bloqués. Aujourd’hui, ce sont les professionnels résidents qui font le choix de laisser derrière eux leur entreprise, et leur vie, pour tenter de gagner de quoi maintenir leur activité à Madagascar jusqu’à ce que les touristes reviennent. En prenant le risque que cela dure des mois“, soupire-t-elle.

Son compagnon ne sera pas du voyage. Le service consulaire de délivrance des visas pour la France est de nouveau fermé en raison de la propagation du virus, pour une durée indéterminée.

7000 ressortissants sur les vols spéciaux ces 4 derniers mois

Face à la flambée des cas de contamination, l’ambassadeur de France à Madagascar appelle ses compatriotes à la prudence. “Plusieurs compatriotes sont désormais atteints par le virus à Madagascar.

Les mesures de reconfinement et les difficultés économiques qu’elles engendrent, allongent la liste des candidats au départ. “Nous poursuivons, en lien avec les compagnies aériennes et les autorités malgaches, l’organisation de vols spéciaux qui ont permis, depuis la fermeture de l’espace aérien en mars, à plus de 7000 ressortissants, surtout Français et européens, de rentrer en France, en dépit des difficultés réglementaires ou opérationnelles que cela représente“, précise l’ambassadeur.

Il convient à ce propos de rappeler que la France est ‘nation pilote’ pour l’Union européenne à Madagascar et que ce rôle lui confère une responsabilité particulière à l’égard des ressortissants européens sans solution de retour dans le contexte actuel“, précise-t-il.

Ces vols spéciaux comptent également des Malgaches à leur bord. Le prochain, programmé le 26 juillet, affiche complet. Le dernier à avoir décollé ce dimanche de Tananarive, a emmené 406 passagers et 3 bébés vers Paris. 142 Malgaches ont pu embarquer.

Parcours du combattant

Nous sommes plus de 200 candidats au départ pour la France, rien qu’à Nosy Be, explique Noémie Richeux. Je suis loin d’être la première sur la liste. Le prochain départ est complet, mais on m’a proposé une place dans un avion qui décollerait le 29 juillet de la capitale Tananarive. Je dois la payer d’ici demain si je veux la réserver.

Mais, actuellement, les déplacements de la province vers la capitale sont impossibles, je n’ai aucune solution pour rejoindre l’aéroport d’Ivato. Et cet aller simple pour Paris s’élève à 1237 euros ! Je n’ai jamais autant investi dans un billet d’avion, encore moins pour un aller simple… En juin, le vol Air France que nos clients ont pris était à 780 euros. C’est une véritable loterie !

Un parcours du combattant surtout, une course aux informations, où il faut faire ses valises au pied levé dès qu’une occasion se présente. Car elle peut ne pas se présenter deux fois. Ceux qui n’ont pas les moyens de partir regardent les avions décoller. Et leurs espoirs d’un retour à la normale s’éloigner.

Je comprends ceux qui souhaitent partir, parce qu’il n’y a plus de possibilité ici, et les étrangers comme Noémie, peuvent se sentir en danger. Il n’y a plus de vol, et ils se rendent compte que c’est la zone rouge“, résume Zakaria Ahmed avec réalisme. “Quand tu n’as plus de travail, plus rien à manger, tu dois forcément trouver des solutions. Sur le plan sécuritaire, ça peut devenir compliqué pour ceux qui restent.

Manger, une priorité

Je n’ai presque plus rien. Ce matin, je vais aller acheter 20 pots de riz. Ma famille peut tenir quatre jours avec ce stock. Après on verra.” Nestor Ben’ilemy est célèbre sur l’île de Nosy Komba. Ce guide touristique propose des circuits sur son île natale, à une trentaine de minutes de navigation de Nosy Be. Ils possèdent également quelques bungalows qui peuvent convenir à une clientèle locale et aux touristes en quête d’immersion dans le monde rural.

Sur Nosy Komba, les habitants cultivent une terre volcanique très riche, mais certains se sont aussi endettés avec la campagne de vanille qui n’a pas été à la hauteur de leurs espérances.

J’ai dû faire crédit pour pouvoir payer le gardiennage dans mes champs de vanille. Et cette année, la rémunération du kilo de vanille verte n’a pas été suffisante pour compenser. J’espère que l’année prochaine, on en aura terminé avec ce coronavirus et que nous pourrons stabiliser notre situation. C’est très difficile en ce moment pour nous, mais c’est la vie, on n’a pas le choix.

Rémunéré habituellement une vingtaine d’euros pour une journée de guidage, Nestor Ben’ilemy n’a plus vu de touristes depuis la suspension des vols commerciaux au mois de mars. Son fatalisme est celui de ceux qui n’ont pas le choix. Rester et affronter le quotidien sans revenu, jusqu’à une date de retour à la normale, encore inconnue.

Source : Coronavirus : étouffés par les mesures, les acteurs du tourisme quittent Madagascar

FrancCoronavirus : Les premières conséquences de la crise pour l’industrie du tourisme

Les hôtels cinq étoiles sont les plus touchés par le mouvement des Gilets jaunes. (Photo d'illustration/Pexels).

Au lendemain de l’épisode de Covid-19 en France, le tableau ne serait pas si noir, selon Dominique Lecea. directeur associé du cabinet In Extenso tourisme, culture & hôtellerie. Il retient même quelques “bons aspects” de la crise. Revue de détail.

Il est encore trop tôt pour tirer un bilan de la crise dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration”, estime Dominique Lecea, directeur associé du cabinet In Extenso tourisme, culture & hôtellerie. Il évoque néanmoins “une avant-saison ratée et une saison qui se met en place de façon laborieuse”. Selon lui, en termes de taux d’occupation, le retour “à la normale” ne se fera pas avant 2021 pour la majorité des hôtels et pas avant 2023 pour les établissements de luxe. Toutefois, Dominique Lecea pointe “trois bons aspects de la crise actuelle”. Le premier : “On prend enfin conscience de l’importance du secteur du tourisme dans notre économie. Et pour maintenir une dynamique, tous les acteurs – publics et privés – de cet écosystème doivent être solidaires entre eux.” De quelle façon ? “En créant des interactions entre l’hôtellerie, la restauration et l’ensemble de la filière touristique, en vue d’une réponse collective face aux conséquences du coronavirus.” Ce qui engendre un deuxième aspect positif de la crise : à savoir “une volonté commune, dans la durée, pour impulser un processus collaboratif entre tous les acteurs du secteur touristique”. Troisième constat encourageant : la crise agit “comme un accélérateur de tendances”, souligne Dominique Lecea. Il fait état, ici, de l’intérêt croissant pour le développement durable, la transparence, la traçabilité des produits, la proximité des producteurs… “Ces trois bons aspects incitent à se remettre en question, se repositionner, se challenger. C’est aussi le moment d’avoir des idées, prendre des initiatives, innover, être dans un esprit de reconquête et d’adaptation”, poursuit l’associé du cabinet In Extenso. Une façon d’attirer de nouveaux clients et, surtout, de les fidéliser.

“Loin des foules, près des gens”

La crise force à trouver des solutions pour continuer d’accueillir les clients tout en respectant les contraintes sanitaires”, explique Dominique Lecea. L’occasion pour les professionnels de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme de “se réinventer”. L’associé du cabinet In Extenso cite en exemple le système de ventilation mis en place, à titre expérimental, par le chef étoilé Alain Ducasse dans son restaurant Allard à Paris (VIe). Un dispositif, conçu avec médecins, designer, architecte, et grâce auquel le risque d’infection est très limité. Parallèlement, certains territoires, comme la campagne ou la montagne, regagnent de l’attrait. “La recherche d’authenticité, de terroir, de naturalité, de proximité s’étend désormais à une part croissante de la population, conclut Dominique Lecea. Loin des foules, près des gens. La carte française des destinations va bouger avec une redistribution des flux de voyageurs.”

Source : Coronavirus : Les premières conséquences de la crise pour l’industrie du tourisme

Covid-19 à Madagascar: le cri d’alarme du secteur du tourisme

À Madagascar, après quatre mois sans activité dus à la crise engendrée par la pandémie de Covid-19, le confinement et la fermeture des frontières, la filière tourisme ne parvient plus à garder la tête hors de l’eau. Si une réunion entre les autorités et le secteur privé à eu lieu mi-juin pour élaborer un plan multisectoriel d’urgence, « le secteur tourisme reste totalement sinistré », plusieurs établissements ont fermé et 40 000 emplois directs sont menacés, s’alarme la Confédération du tourisme dans une lettre adressée à la présidence et au ministre de tutelle.

Pour pouvoir survivre jusqu’à la reprise de leurs activités, les opérateurs touristiques demandent à l’État malgache, entre autres, la prise en charge du chômage technique des salariés pendant trois mois, l’annulation de la collecte de toutes les obligations fiscales et la suspension de la perception des charges sociales et patronales, des mesures adaptées à l’urgence dans laquelle se trouve la filière.

« Une situation aussi exceptionnelle demande des mesures exceptionnelles, explique Lytah Razafimahefa, le vice-président de la Confédération du tourisme de Madagascar. Depuis la réunion que nous avons eue avec le président de la République et jusqu’à aujourd’hui, malheureusement, il y a cette distance entre les décisions prises et les actions concrètes que nous aimerions voir sur le terrain. Il y a lieu de revoir les positions de chacun parce que la situation devient de plus en plus critique, pour ne pas dire catastrophique ».

« Quatre mois après le début du confinement et la fermeture des frontières et sans aide financière vraiment concrète, les entreprises se retrouvent dans une grande difficulté financière et se retrouvent à devoir envoyer à contre-cœur leurs collaborateurs en chômage technique et, si cela va continuer, en licenciement économique, et personne ne souhaiterait en arriver là, poursuit Lytah Razafimahefa. C’est dans ce sens-là que nous souhaiterions que des mesures spécifiques soient envisagées en cas de force majeure pour le secteur du tourisme ».

Le tourisme, un secteur primordial

Le tourisme constitue un secteur primordial pour Madagascar puisqu’il représente 7% du PIB. Il est aussi l’un des plus gros pourvoyeurs de devises pour le pays et emploie des dizaines de milliers de personnes

« Nous parlons là de 300 000 emplois directs et indirects et de 1,5 million d’âmes qui dépendent de ce tourisme, poursuit le vice-président de la Confédération du tourisme. Les guides touristiques, les hôteliers, les porteurs, les piroguiers, les tours opérateurs, les agences de voyage, les loueurs de voiture, pour ne citer que ceux-là, que font-ils en ce moment ? Les neuf dixièmes, pour ne pas dire 100% des employés du tourisme aujourd’hui, ne travaillent pas ».

La filière a multiplié les actions pour se relever et attirer de plus en plus de touristes après des années d’instabilité politique. Ces années d’efforts risquent d’être anéanties sans soutien, s’inquiètent aussi les opérateurs. Contactée, la directrice de cabinet de la présidence indique que la lettre de la Confédération du tourisme a bien été reçue et que les réunions vont se poursuivre avec le secteur privé.

Source : Covid-19 à Madagascar: le cri d’alarme du secteur du tourisme

Des médecins de La Réunion demandent la limitation des voyages depuis Mayotte et les autres îles

Un communiqué signé par la «communauté des professionnels de santé de la Réunion » alerte les autorités sur le danger épidémique représenté par les arrivées de personnes en provenance de l’Océan Indien, notamment de Mayotte.
Les signataires constatent une recrudescence de cas importés de Covid-19 à la Réunion depuis la zone Océan Indien, « ce qui risque de compromettre la relative accalmie que nous vivons depuis le déconfinement, en faisant courir un risque épidémique à notre département » souligne ce texte.

Les évacuations sanitaires depuis Mayotte ne sont pas en cause, elles sont encadrées allant directement d’un hôpital à un autre. En revanche il y aurait, selon ces médecins, trop de personnes arrivant hors contrôle :

des rapatriements sanitaires, parfois avec des accompagnants, réalisés par des compagnies d’assurance en provenance de Madagascar arrivent actuellement sur l’île avec un cadrage sanitaire inexistant ou inadapté et sont vus en consultation sans le respect des mesures de quatorzaine préalables.

Ces professionnels de santé de la Réunion demandent aussi une limitation des vols en provenance de Mayotte, où le virus circule activement, et un contrôle strict des rapatriements sanitaires.

Il ne s’agit pas, bien évidemment, de paralyser l’île mais de trouver ensemble les solutions qui permettront d’éviter une catastrophe sanitaire tout en permettant la reprise de la vie économique

conclut ce communiqué.

Source : Des médecins de La Réunion demandent la limitation des voyages depuis Mayotte et les autres îles

France. Les buffets face aux contraintes sanitaires

L’épidémie de Covid-19 a rappelé l’importance des gestes barrières lorsque des plats en libre-service sont proposés à la clientèle tant dans les hôtels que les restaurants. Sans renoncer à ces formats de restauration plébiscités par leurs visiteurs, hôteliers et restaurateurs doivent adapter leur présentation et le service, pour contraindre tout risque sanitaire et rassurer les clients.

 Les buffets ? Nous ne sommes pas prêts de les revoir, ne croyez-vous pas ?”, tentait Alain Duccasse, interrogé sur l’application aux buffets de son procédé d’assainissement de l’air présenté début juin au bistrot Allard (Paris, VIe). En mai dernier, la chaîne de télévision japonaise NHK avait rapporté la modélisation scientifique de la vitesse de propagation de germes lors d’un repas en libre-service réunissant une dizaine de personnes. Une expérience qui rappelait l’importance des gestes barrières lorsque les convives se servent eux-mêmes. “J’ai travaillé trois mois avec des chaînes d’hôtels dont l’offre de restauration est 100 % en libre-service pour conclure à deux possibilités : soit elles remontaient un autre concept de restauration sans buffet, soit elles se réorganisaient dans l’esprit des années 1980-1990, analyse Bernard Boutboul, directeur général du cabinet Gira. Souvenez-vous de Casino ou de Flunch qui équipaient leurs linéaires d’immenses plexiglas ou de vitres. Il fallait glisser sa main en dessous, pour saisir ses carottes ou ses tomates. Il existe aussi une troisième voie, que je peine à proposer, car elle induit des frais des personnels additionnels, c’est le show-cooking. C’est le fait de préparer les plats devant les clients.”


100 000 annulations cet été aux Grands Buffets de Narbonne

Lorsque l’on songe à une offre de buffets de grande qualité, les connaisseurs citent volontiers Boulom à Paris (XVIIIe), du chef Julien Duboué, et Les Grands Buffets de Narbonne (Aude), où les clients doivent parfois réserver trois mois à l’avance pour obtenir une table. L’entreprise de Louis Privat a fait le choix de ne reprendre son activité que le 1er octobre prochain. “Je milite avec Gilles Goujon pour que les restaurateurs puissent rouvrir quand ils s’estiment prêts, insiste le patron des Grands Buffets. Nous avons décommandé 100 000 réservations entre juin et fin septembre. Ma volonté est de prendre le temps nécessaire pour former nos équipes à des gestes d’hygiène durables dans le cadre d’un dispositif visible et rassurant. Tous les buffets seront équipés de pare-haleines élégants, des éléments de décors vitrés montés sur des poteaux en laitons pour empêcher les projections. Les produits comme le foie gras, que les clients pouvaient trancher eux-mêmes, ne seront plus en libre accès. Nous investissons 2,5 millions d’euros avec de belles nouveautés : l’aménagement d’un salon Doré avec les artisans de l’Élysée, la création d’une offre de canard au sang avec une presse acquise à la Tour d’argent… Nous supprimons le coin enfants, trop confiné, que nous remplaçons par une gigantesque offre de glaces…” Pour Louis Privat, le succès de la réouverture se trouvera “dans le service au buffet et à table”.

Source : Les buffets face aux contraintes sanitaires

Air Madagascar : pas de retour des vols internationaux avant le 31 juillet

La compagnie aérienne nationale Air Madagascar a décidé de prolonger la suspension de tous les vols internationaux.

Air Madagascar a prolongé jusqu’à la fin juillet au plus tôt la suspension de tous ses vols internationaux pour se conformer à la prolongation de l’état de l’urgence sanitaire à Madagascar.

Le gouvernement malgache maintient l’interdiction d’opérer des vols réguliers entrants et sortants de l’île, et continue d’imposer des restrictions de voyage toujours en vigueur dans les pays desservis par la compagnie.

Cette suspension de tous les vols internationaux d’Air Madagascar (long-courrier et régionaux) est prolongée jusqu’au 31 juillet 2020 inclus. Par ailleurs, suite à la fermeture des frontières mauriciennes jusqu’au 31 août 2020 inclus, les vols vers l’Ile Maurice sont suspendus jusqu’à cette date.

Air Madagascar a d’ores et déjà adapté ses dispositions commerciales pour les passagers dont les projets de voyage sont perturbés par la crise sanitaire. Attention, les vols de rapatriement ne sont pas concernés par les mesures de suspension.

Source : Air Madagascar : pas de retour des vols internationaux avant le 31 juillet

France. 7 pistes pour repenser son offre en restauration

Paris. Carte courte, respect de la saisonnalité, retour du plat du jour ou vente à emporter… : Bernard Boutboul, président de Gira, détaille les pistes à explorer pour donner un nouveau souffle à un restaurant.

Au lendemain de l’épisode du Covid-19, les concepts de restauration doivent évoluer pour s’adapter aux attentes des clients tout en respectant les consignes sanitaires. Bernard Boutboul, fondateur et président du cabinet Gira, identifie sept pistes qui peuvent être des amorces pour repositionner un restaurant dans cette sortie de confinement.

1 • Miser sur des cartes courtes, que l’on change plus souvent, “afin de créer une dynamique des produits proposés et ne  rien figer pendant des mois”.

2 • Axer sur “davantage de saisonnalité” sur cette même carte, “car les consommateurs sont sensibles au retour des produits de saison, gage de qualité et de fraîcheur dans l’assiette”.

3 • Développer une gamme à partager.

4 • Rendre à l’expression ‘plat du jour’ tout son sens. Bernard Boutboul incite à proposer un plat différent chaque jour, pour sortir de la monotonie et fidéliser plus facilement.

5 • Augmenter l’amplitude horaires des restaurants. “En France, celle-ci est encore trop étroite. Fermer une cuisine à 14 heures, c’est un peu tôt, surtout dans des villes touristiques. Par conséquent, il faut travailler sur d’autres moments de consommation, à l’instar du petit déjeuner, de l’heure du thé ou celle du goûter.”

6 • Ne pas négliger la vente à emporter, qui s’est développée dans les restaurants traditionnels durant le confinement. Au contraire, “car il n’y a rien de péjoratif dans ce concept, qui n’est pas réservé à la restauration rapide”, souligne Bernard Boutboul. En outre, “la vente à emporter ne retire pas de chiffre d’affaires dans ce qui est consommé sur place. C’est une offre complémentaire, une vente supplémentaire et donc du chiffre d’affaires en plus. Avec une marge importante, car sans frais de personnel de salle.” Reste à savoir comment s’organiser pour gérer à la fois une salle et de la vente à emporter.

7 • Réflechir à mettre en place un service de livraison, “certes à marge dégradée”, mais cet investissement est à mettre en balance avec le chiffre d’affaires généré par le take away.

Source : 7 pistes pour repenser son offre en restauration

La convivialité commerciale au secours de l’accueil

L’accueil ne se résume pas au premier contact avec le client. Tout au long du service et de l’acte de vente, le personnel doit faire preuve de son sens de l’hospitalité.

Pourquoi parler de ‘convivialité commerciale’ plutôt que ‘d’accueil’

Le mot accueil évoque le premier contact, ce qui est réducteur. Parler de convivialité insiste en revanche sur l’ensemble des gestes à avoir tout au long du repas, et l’adjectif commercial rappelle que tout métier en contact avec le public inclut une fonction de vendeur. En restauration, c’est une vente douce, basée sur la suggestion.

Soigner ses mots, son ton et son attitude

Dans un échange avec un client, le serveur doit choisir avec soin ses mots. Mais pas seulement : l’attitude et le ton adoptés représentent 90 % de la qualité du message. Observez à distance quelqu’un qui parle à un client dans un commerce, observez son attitude et essayez de deviner : est-il convivial ? Arrogant ? Compréhensif ?

Comment faire pour que le client retienne ce que le serveur lui dit ?

En plus de parler clairement et dans la langue du client, le serveur doit faire en sorte que celui-ci visualise le produit. Les cartes sont souvent imprimées avec des photos, ou bien le même produit a été servi à une table voisine ou vient de traverser la salle… Ce sont des situations sur lesquelles il faut rebondir. Au moment de la commande, le fait de prendre des notes montre que l’on ne va rien oublier de ce que dit le client. Enfin, toute commande se termine par un récapitulatif détaillé.

Établir un bon premier contact : est-ce suffisant ?

Oui, c’est essentiel. Vous n’aurez pas une seconde occasion de faire une bonne première impression, dit l’adage. Cependant, beaucoup se contentent de cette seule étape. Le client a l’impression de ne plus être suivi. La qualité de contact doit donc se renouveler tout au long de la présence du client.

Dans un échange avec le client, quelle importance occupent les mots ?

Les mots doivent être choisis, ni trop compliqués ni trop techniques. Il convient d’éviter les discours trop longs auprès du client. L’essentiel de l’information ne passe pas par les mots, mais par le ton et l’attitude.

Pourquoi demander si le repas s’est bien passé n’est pas suffisant

C’est trop expéditif. D’autant plus que, souvent, le personnel (de salle ou en caisse) ne prend pas le temps d’écouter la réponse. Tantôt le client répondra oui pour éluder les détails, tantôt il répondra non pour négocier un avantage. Une fois qu’il est à la caisse, il est trop tard pour s’inquiéter de l’avis du client. Les principales étapes du service conviennent parfaitement pour s’enquérir de ses impressions. Par exemple : “Comment avez-vous trouvé le plat que je vous ai recommandé ?” C’est une question ouverte (à laquelle on ne peut répondre par ‘oui’ ou ‘non’), le client se livrera donc plus facilement.

Un sourire passe aussi par les yeux

On demande généralement au personnel d’être souriant. Mais, en période de rush ou de fatigue, un sourire peut paraître forcé, crispé. Or, par le regard, on peut également transmettre un message souriant.

En communication commerciale, qu’est-ce que le feed-back ?

La traduction littérale de l’anglais veut dire ‘nourrir en retour’. Le personnel commercial fournit une réaction en retour à une affirmation d’un client. Avec une bonne motivation pour écouter les dits et non-dits du client, le personnel s’adapte à ses attentes, dans la limite des prestations fournies par l’entreprise.

Pourquoi faut-il privilégier les questions ouvertes ?

Cette technique amène le client à développer sa réponse. Par exemple : “De combien de temps disposez-vous pour dîner ?” ournira davantage d’informations que “êtes-vous pressé ?”

Quelle formule utiliser pour accueillir un groupe composé de femmes, d’hommes, d’enfants et d’adolescents ?

“B’jour m’sieurs’dam” est à bannir pour personnaliser le premier contact, quel que soit le nombre de personnes. Il est à remplacer par, dans l’ordre : “Bonjour madame, bonjour monsieur, jeunes gens bonjour, bonjour les enfants.” Ou bien, plus court, par : “Bienvenue au restaurant X”, voire par un simple : “Je vous souhaite la bienvenue.” Plus l’on manifeste de signes de reconnaissance aux adolescents et enfants, plus ils seront plus faciles à gérer.

Source : La convivialité commerciale au secours de l’accueil