Jusqu’à présent le protocole sanitaire renforcé concernait uniquement les restaurants situés dans les zones d’alerte maximale. Le premier ministre Jean Castex vient d’annoncer lors de sa conférence de presse du jeudi 15 octobre, que le protocole sanitaire renforcé serait applicable à tous les restaurants du territoire français.

Tous les restaurants devront donc respecter les mesures suivantes :

  • Afficher à l’entrée du restaurant la capacité maximale d’accueil de l’établissement nécessaire au respect de l’ensemble des mesures de sécurité sanitaire.

  • Mettre en place dans les établissements un « cahier de rappel » afin de garder à disposition des autorités sanitaires les coordonnées des clients en cas de contamination et de les aider à remonter le fil des sujets contacts. Les clients laisseront leur nom et numéro de téléphone qui seront conservés pendant une durée de quatorze jours. Ils seront ainsi alertés par les autorités sanitaires en cas de suspicion de contamination de toute personne présente dans un établissement en même temps qu’eux.

  • Limiter l’activité à un service assis à table uniquement (interdiction de consommer debout en intérieur comme en extérieur).

  • Assurer une distance d’au minimum un mètre entre les chaises de tables différentes.

  • Limiter à six le nombre de convives à une même table (auparavant cette restriction était limitée à 10 personnes à une même table).

  • Respecter l’obligation du port du masque par les professionnels (interdiction stricte des seuls équipements non protecteurs type visières-menton) et par les clients, aussi bien à l’entrée et que lors de leurs déplacements au sein de l’établissement.

Quant aux restaurants situés en zone d’alerte maximale, ils devront en plus fermer leur établissement à 21 h 00 jusqu’à 6 h 00 du matin. Ils seront cependant autorisé à assurer un service de livraison après 21 h 00. Cette mesure entre en vigueur vendredi 16 octobre à minuit, pour une durée de 4 semaines qui sera ensuite prolongée jusqu’à la fin novembre après vote du parlement.

Source : Protocole sanitaire renforcé pour tous les restaurants de France

Paris. Fermeture d’établissements et licenciements pour les uns. Réouverture et repositionnement pour d’autres. La crise sanitaire a contraint les hôteliers et les restaurateurs à “se réinventer”. Facile à dire mais pas si facile à faire.

Certes, certains surfent sur la vague du take away, expérimenté durant le confinement. Mais comment faire revenir les touristes, quand les frontières se referment, les avions ne décollent plus et que les quarantaines sont de rigueur une fois arrivé à destination ? Les palaces parisiens souffrent, avec un taux d’occupation qui flirte avec les 10 %. Fini la queue au pied de la tour Eiffel ou pour entrer au Louvre. Le secteur du tourisme est l’une des premières victimes du coronavirus.

Le défi est de taille car les premiers bilans ont de quoi donner le vertige. Ainsi, pendant le confinement, 1 milliard de repas n’ont pas été pris hors domicile, soit 13 milliards d’euros de chiffre d’affaires qui se sont envolés. Conséquence : ce sont entre 45 000 et 48 000 établissements qui devraient disparaître dans le secteur de la restauration, selon le cabinet Gira.

Même bilan alarmant dans l’hôtellerie : selon l’Umih, 30 % des hôtels en France seraient menacés de fermeture. Si bien que de nombreux professionnels de l’hôtellerie-restauration se sont déjà mobilisés. Repas servis gratuitement aux soignants, dons de masques, nuitées offertes aux blouses blanches… sont quelques-unes des initiatives prises spontanément durant le confinement.

Face à cette crise brutale, les professionnels du secteur cherchent des solutions pour maintenir leur activité voire développer de nouveaux marchés, les architectes et designers planchent sur les nouvelles façons d’accueillir et servir dans un bar ou un restaurant, les experts en nouvelles technologies développent des solutions spécifiques, les spécialistes des ressources humaines tentent de redonner le moral aux équipes et les fidéliser…

Réinventer et se réinventer, c’est une sorte de nouveau départ, pour recréer une dynamique, bâtir, reconstruire, retrouver l’envie d’entreprendre, innover, recruter… En tout cas, une façon de penser l’hôtellerie et la restauration à l’heure du masque, du gel hydroalcoolique, de la distanciation sociale, tout en préservant art de recevoir et art de vivre.

Source : Covid 19 : les leçons d’une crise sans précédent

Des vacances aux frais de la Jirama pour 2287 employés de la Compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité. Selon une convention de partenariat signée mardi entre la Jirama et la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), chaque employé de la Jirama se verra doté d’un carnet de cinq chèques de vacances d’un montant de 100 000 ariary chacun.

A partir du 1er Octobre et pour une durée d’un an, les employés de la Jirama pourront utiliser les chèques vacances qui leur sont remis pour payer leur consommation de services et produits touristiques auprès des membres de la CTM éparpillés dans tout Madagascar. Comme les chèques sont octroyés sous forme de crédit à la consommation par voucher à la Jirama, celle-ci les règlera en déduisant 85% du montant des vouchers sur la facture Jirama des opérateurs touristiques.

Source : TOURISME – Cinq chèques vacances de 100 000 ariary chacun pour 2287 employés de la Jirama

En 2019, 1,5 milliard de personnes ont franchi des frontières internationales, dont beaucoup dans le but de découvrir des cultures différentes ainsi que la créativité et le patrimoine locaux. Aujourd’hui, suite à la pandémie de COVID-19, le tourisme a rapidement décliné dans la plupart des pays, nuisant aux communautés dépendantes du tourisme culturel pour leur subsistance, laissant les sites culturels et naturels du patrimoine mondial vulnérables au pillage et au braconnage et affaiblissant l’accès à la culture.

Alors que l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) prévoit une baisse de 60 à 80 % des déplacements internationales/déplacements internationaux en 2020, le Secrétaire général des Nations Unies a publié une note d’orientation sur l’impact socio-économique de la pandémie sur le tourisme, notamment sur les millions de revenus qu’il assure. Il souligne le rôle que joue le tourisme dans la réalisation des objectifs de développement durable, y compris sa relation avec les objectifs environnementaux et la culture. L’UNESCO dispose d’une vaste expérience dans le domaine du tourisme, particulièrement en ce qui concerne ses conventions sur la culture. L’Organisation a ainsi pu contribuer au Rapport avec ses expériences et ses statistiques, par exemple, sur les sites du patrimoine mondial.

 La note souligne l’urgence d’atténuer les impacts de la COVID-19 sur les moyens de subsistance dans l’industrie du tourisme, en particulier pour les femmes, les jeunes et les travailleurs informels et contient une feuille de route en cinq points pour une reprise durable du secteur du tourisme. Plus largement, la publication appelle à une action collective et à une coopération internationale pour transformer le secteur du tourisme, en orientant l’industrie vers un modèle inclusif et neutre en carbone qui exploite l’innovation et la numérisation tout en embrassant les valeurs locales et les communautés.

Le tourisme représente une part importante des économies nationales, tant dans les pays développés que dans les pays en développement. Dans certains petits États insulaires en développement (PEID), le tourisme a compté pour près de 80 % des exportations. Avant la crise, le tourisme culturel représentait près de 40 % des recettes touristiques mondiales. De nombreuses pratiques liées au patrimoine vivant, telles que les festivals et les rassemblements traditionnels, ont été interrompues ou reportées et, avec la fermeture des marchés de l’artisanat et d’autres biens culturels, les moyens de subsistance des femmes autochtones ont été particulièrement touchés. Un récent rapport de l’UNESCO sur l’impact de la COVID-19 sur les musées a révélé que 90 % des musées du monde ont été contraints de fermer au plus fort de la pandémie et que plus de 10 % pourraient ne jamais rouvrir. Au 31 août 2020, quelque 65 % des pays avaient fermé, ou partiellement fermé, leurs biens du patrimoine mondial, avec d’immenses conséquences socio-économiques pour les communautés environnantes.

L’impact de la COVID-19 est un moment décisif pour repenser et transformer les modèles touristiques existants vers un tourisme plus résilient, plus inclusif et plus efficace en termes de ressources. Pour favoriser l’émergence de sociétés durables, le Réseau des villes créatives de l’UNESCO vise à renforcer la solidarité et la collaboration entre les villes en partageant des informations et des compétences précieuses, notamment les bonnes pratiques et les mesures innovantes que les villes ont prises en réponse à la COVID-19. Grâce à cette plateforme internationale, l’UNESCO est en mesure de suivre, au niveau local et au-delà, les impacts de la pandémie sur le tourisme et de nombreux autres secteurs connexes, ainsi que de stimuler de nouvelles approches et des pratiques innovantes qui rendront le tourisme durable dans l’ère post-COVID-19.

L’avenir du tourisme, y compris sur les sites du patrimoine mondial du monde entier, dépendra de la manière dont nous encouragerons l’innovation dans l’industrie et nous adapterons aux nouvelles contraintes dans le contexte d’une pandémie mondiale qui modifie déjà le modèle touristique préexistant et encourage les communautés à penser localement et à agir de manière durable.

Source : L’ONU met en garde contre les effets durables de la COVID-19 sur le tourisme
Nosy Be

Tous les acteurs concernés au développement du tourisme de Nosy-Be s’attellent à la préparation de l’ouverture de cette destination au reste du monde qui est prévue le 01er octobre 2020. 

Raison pour laquelle, les séances de formations des acteurs locaux sur les protocoles d’hygiènes post covid-19 ont démarré depuis hier. C’est organisé par le ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, en étroite collaboration avec l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM) et l’Office Régional du Tourisme de Nosy-Be (ORTNB). Ainsi, 51 formateurs issus des professionnels de ce secteur qualifié de stratégique poursuivront cette première séance de formation. A leur tour, ils assureront la formation de plus de 2.500  acteurs du tourisme, y compris les employés qui travaillent dans toutes les chaînes de valeur de ce secteur, à partir de 07 septembre 2020. On peut citer entre autres,  l’hôtellerie, la restauration, les tour-opérateurs, les agences de voyage et le transport local comme les bajajs, les taxis et les loueurs de voitures. Les guides touristiques et les gestionnaires des sites touristiques, ainsi que tous les autres acteurs qui seront en contact direct avec les clients aussi bien nationaux qu’étrangers, bénéficieront également de ces formations sur les protocoles d’hygiènes post covid-19.

Stratégie d’accompagnement. A part cela, il a été évoqué qu’environ 230 dirigeants et responsables d’encadrement seront également formés en la matière durant la période de 03 au 05 septembre 2020. Et ce n’est pas tout ! Le ministère de tutelle et l’ONTM qui est l’organe chargé de la promotion de la destination Madagascar sur le plan international, mettront en œuvre une stratégie d’accompagnement des  opérateurs touristiques de Nosy-Be. L’objectif consiste à optimiser l’appropriation de toutes les mesures inscrites dans ces protocoles d’hygiène afin de bien accueillir les touristes internationaux dans le respect strict des gestes barrières permettant de  lutter contre la covid-19. L’accueil chaleureux faisant la réputation de la population malagasy, n’est pas en reste. Ainsi, cette stratégie d’accompagnement comporte entre autres, les formations sur le terrain sur ces protocoles d’hygiène proprement dits, la mise à disposition des documents y afférents aux acteurs concernés et la distribution des affiches spécifiques au tourisme concernant les gestes barrières. Ces affiches qui sont financées par l’Union Européenne seront prévues être apposées dans les chambres d’hôtel et les espaces communs avant la fin de ce mois de septembre, a-t-on appris. En outre, des spots vidéo seront diffusés pour chaque métier du tourisme pour un meilleur apprentissage des protocoles d’hygiène. On peut citer, entre autres, les protocoles pour les serveurs et les femmes de chambre, ainsi que les guides touristiques.

Levier de développement économique. Par ailleurs, des formations en ligne ont également été organisées depuis les deux derniers mois pour l’ensemble du pays. Ces séances de formation toujours sur les protocoles d’hygiène vont se poursuivre ce mois de septembre. En effet, force est de reconnaître que Nosy-Be reste l’une des grandes destinations phares pour le tourisme à Madagascar. Elle a été affectée de plein fouet par cette crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19 qui a duré plus de cinq mois, étant donné que le tourisme constitue son principal levier de développement économique. Néanmoins, d’autres destinations régionales réclament également leur ouverture au tourisme international puisque plusieurs milliers de familles en dépendent.

Source : Ouverture de Nosy-Be : Plus de 2 500 acteurs à former sur les protocoles d’hygiènes post covid-19

Des virologues ont montré que lors d’un vol avec des cas de coronavirus, seules deux contaminations ont été constatées sur 102 passagers.

Dans une courte étude parue mardi dans la revue américaine Jama Network Open, des virologues de l’hôpital universitaire de Francfort ont minutieusement contacté tous les passagers du vol afin de découvrir le risque réel posé par la présence de passagers contaminés par le virus responsable du Covid-19.

Le 9 mars, le vol Tel Aviv-Francfort d’une durée de 4h40 avait transporté 102 passagers à bord, dont un groupe de 24 touristes. Les autorités allemandes, ayant reçu l’information que ce groupe avait été en contact avec un responsable hôtelier contaminé en Israël, ont décidé de tester les 24 touristes à leur arrivée à Francfort. Sept d’entre eux ont été testés positifs (sept autres le seront plus tard).

Quatre à cinq semaines plus tard, les chercheurs ont contacté les 78 autres passagers, dont 90% ont répondu. En les interrogeant sur leurs contacts et leurs symptômes, et en en testant plusieurs, ils ont trouvé deux passagers très probablement contaminés durant le vol : deux personnes assises de l’autre côté du couloir des sept cas initiaux.

Seulement deux transmissions

Pour les virus respiratoires, les virologues considèrent traditionnellement que la zone de contamination dans un avion s’étend deux rangées devant, et deux rangées derrière.

Mais étonnamment, la personne assise dans la rangée (siège 44K) immédiatement devant celle de deux touristes infectieux (sièges 45J et 45H) n’a pas été contaminée. « La personne de la rangée 44 nous a dit qu’elle avait eu une longue conversation avec les deux de la rangée 45 », raconte pourtant à l’AFP Sandra Ciesek, directrice de l’institut de virologie médicale à Francfort.

Pas de contamination non plus pour deux passagers assis immédiatement derrière un autre touriste infecté. « Nous avons été surpris de ne trouver que deux transmissions », résume Sebastian Hoehl, du même institut.

Précédent à Wuhan

Tous les autres passagers n’ont malheureusement pas été testés, donc on ne peut exclure que d’autres aient été contaminés. L’étude confirme dans tous les cas que les transmissions dans un avion, en l’absence de masques, sont bien possibles.

Mais, souligne le chercheur, « le taux étant plus faible que prévu, et aucun des passagers n’ayant porté de masque, il est rassurant que nous n’en n’ayons pas détecté d’autres ». Et les chercheurs de noter que plusieurs études sur des vols de rapatriement de Wuhan, en Chine, au début de la pandémie, ont établi qu’aucune contamination n’avait eu lieu à bord, alors que les passagers étaient masqués.

Source : Covid-19 : les risques de contamination en avion plus faibles que prévu

Dans une lettre ouverte, les Entreprises du Voyage (EDV) demandent des précisions quant aux conditions de réouverture de la destination à Louis Steeven Obeegadoo, vice-Premier ministre et ministre du tourisme de l’Ile Maurice. Nous publions intégralement ce courrier.

L’Île Maurice est, avec les USA, le Canada et la République Dominicaine, une des quatre destinations privilégiées des français pour leurs vacances long courrier. C’est la destination leader des vacances d’hiver « haut de gamme. Votre pays garantit le dépaysement dans un environnement francophone alliant la qualité des prestations à la sécurité.

La clientèle de Maurice a deux particularités appréciables : elle est à la fois fidèle et prescriptrice. La crise sanitaire que traverse le monde a logiquement conduit Maurice à fermer ses frontières et à appliquer des mesures rigoureuses. Le résultat est là : l’île est « Covid free », ce qui devrait accroître son attractivité touristique. Si les Français se sont repliés sur la France pour leurs vacances d’été, ils échafaudent maintenant leurs vacances d’hiver, rêvant d’espaces, de plages, de nature, de bien-être.

Maurice répond à toutes ces aspirations. Mais l’absence de visibilité sur le calendrier d’ouverture des frontières peut laisser supposer que l’épidémie n’est pas maîtrisée. L’image positive de l’Île Maurice se transforme en image négative. Ce mouvement est accentué par la récente marée noire. Pendant ce temps, en ouvrant leurs frontières aux touristes, les destinations concurrentes prennent le leadership du « haut de gamme ».

Parallèlement, les hôteliers et prestataires touristiques de l’Île Maurice constatent l’étiolement progressif des compétences et du savoir-faire qui contribuaient à l’attractivité de la destination. Le souhait des professionnels français du tourisme est de connaître rapidement le calendrier d’ouverture des frontières de l’Ile Maurice et des mesures prises afin de continuer à garantir la sécurité sanitaire, telles qu’un test PCR effectué avant le voyage.

Les intérêts de l’économie mauricienne et ceux des professionnels français du tourisme convergent. Ils nous conduisent à vous le demander avec insistance, Monsieur le Ministre : libérez Maurice !

Les Entreprises du Voyage

Source : Île Maurice : les EdV demandent au gouvernement de « libérer Maurice »

Le Président Andry Rajoelina a annoncé lors de son allocution télévisuelle du dimanche 9 août 2020 que l’Ile de Nosy Be sera de nouveau ouverte pour le tourisme international à partir du 1er octobre prochain. Des mesures seront prises : un test PCR sera obligatoire à l’arrivée, un billet retour sera requis, aucune sortie en dehors de Nosy Be ne sera autorisée pour l’instant.

Par ailleurs, des protocoles sanitaires ont été élaborés par le Ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, en partenariat avec l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM) et de la Confédération du Tourisme de Madagascar (CTM).

Une série de spots éducatifs est en cours de tournage et les formations du personnel à Nosy Be sont prévues débuter à partir du 24 août.

Une charte sera signée par les opérateurs qui acceptent d’appliquer les protocoles, de suivre les formations et d’afficher les gestes barrières spécifiques du tourisme dans leurs établissements.

L’aéroport international de Nosy Be et les autorités de la région sont également déjà à pied d’œuvre pour préparer ce retour très attendu des visiteurs internationaux dans les meilleures conditions de sécurité sanitaire.

Source : Réouverture de l’Ile de Nosy Be

Les acteurs des différents secteurs d’activités économiques prétendent être victimes de la crise sanitaire qui a eu des impacts graves sur l’économie malgache. Selon les opérateurs touristiques, leurs activités sont au premier plan.

 Les opérateurs du secteur du tourisme mettent en avant les conséquences de la fermeture des frontières sur l’économie nationale. D’après eux, la relance des secteurs gourmands en devises, tels que les infrastructures routières, hydroagricoles, énergétiques, etc. nécessitent avant tout, la reprises des activités du tourisme. En effet, ce secteur, qui contribue à 7% du PIB (Produit intérieur brut) est primordial en termes d’entrée de devises. « Mais le tourisme  est complètement sinistré à cause de la fermeture trop longue des frontières. Grand pourvoyeur d’emplois formels (300 000 emplois directs), le secteur souffre de distorsion sur le marché de l’emploi. 9 salariés sur 10 sont au chômage technique en juillet, et sont désormais sans salaires. Pourtant, le secteur fait vivre environ 1,5 millions d’habitants, outre les paysans qui approvisionnent les restaurants, les artisans, les pêcheurs, les tireurs de pousse-pousse, etc. », nous ont confié ces opérateurs du tourisme.

Dérogations ambigües. Au mois de juillet, environ 200 opérateurs touristiques étrangers ont envisagé de quitter Madagascar. Depuis, leur liste s’allonge de jour en jour à cause du maintien de la fermeture des frontières. « Même ceux qui n’opèrent pas dans le secteur comprendront qu’avec 5 mois sans vols internationaux et régionaux, la crise devient très grave pour le tourisme. S’il faudra attendre octobre, comme l’a dit le président de la République, nous craignons le pire pour ce secteur qui a un plein potentiel mais aujourd’hui, complètement asphyxié par la fermeture des frontières », ont affirmé les opérateurs. D’après eux, l’Etat doit ouvrir les frontières et prendre les mesures adéquates pour limiter la propagation du virus (test PCR avant embarquement à destination de Madagascar, port du masque obligatoire dans les lieux publics, désinfection des avions, gels hydro-alcooliques dans les avions et dans les aéroports, etc.). Par ailleurs, ces opérateurs se posent également des questions sur les critères de choix des personnes rapatriées. « De nombreuses personnes sont bloquées à l’extérieur. Il s’agit de Malgaches qui doivent rentrer, depuis des mois. Ils sont coincés à l’étranger sans accompagnement de l’Ambassade malgache, comme c’est le cas en France. Comparé aux autres pays, c’est comme si nous ne nous soucions pas de nos concitoyens », ont-ils martelé.  Bref, la gestion de la crise est difficile. Les opérateurs du tourisme espèrent la prise de mesures adéquates, par l’Etat.

Source : Tourisme en grande crise : Les opérateurs économiques, inquiets sur l’avenir du secteur

Suite à l’intervention du Premier ministre, Jean Castex, qui a annoncé vouloir renforcer les contrôles dans les hôtels, restaurants, cafés et bars, Didier Chenet, président du Groupement national des indépendants (GNI) rappelle l’engagement de son organisation à respecter et faire respecter par les professionnels les règles du protocole sanitaire de la profession des CHR.

Didier Chenet déplore toutefois “le côté quelque peu stigmatisant pour la profession des CHR de cette intervention, alors même que les pouvoirs publics ferment les yeux sur ce qui se passe notamment sur les berges des grandes villes, sur les plages, et autres lieux publics, voire dans certaines locations saisonnières louées pour faire la fête”.

Il ne manque pas de souligner “la difficulté pour certains professionnels de canaliser les clients, particulièrement ceux venus faire la fête, tout en rappelant qu’il ne pouvait défendre de tels débordements”.

Le président de la rue de Gramont, estime que  “la fermeture des discothèques était une erreur, car les professionnels de la nuit sont les mieux placés pour savoir accueillir et gérer les ‘fêtards’ et que cette fermeture encouragerait les fêtes clandestines débridées et tous les débordements inexcusables auxquels on assiste en ce moment.”

Et de marteler :  “Il en va de la sécurité et de la santé de vos clients, de vos salariés et de vos familles. Il en va de votre responsabilité qui, s’il s’avérait que vous n’avez pas respecté le protocole sanitaire, serait immanquablement mise en cause. Il en va de l’avenir de vos entreprises. Enfin il en va de l’image de la profession, abimée par les dérapages d’une minorité de professionnels irresponsables !”

Source : Le GNI appelle les professionnels à respecter le protocole sanitaire