Notre partenaire FoodWise recherche son Directeur pour Madagascar.

CONTEXTE DE LA MISSION FOODWISE

FoodWise est une entreprise sociale qui lutte contre le gaspillage alimentaire et l’insécurité alimentaire en offrant aux entreprises une gestion efficace des ressources et aux plus vulnérables une nourriture de qualité – à zéro coûts & zéro CO2 !

POURQUOI NOUS LE FAISONS?

Saviez-vous que 30% de la nourriture dans le monde est gaspillée? Si nous pouvions sauver cette nourriture, nous pourrions nourrir toutes les personnes affamées dans le monde (805 millions). C’est la raison pour laquelle nous avons fondé FoodWise!

Lorsque nous gaspillons de la nourriture, nous gaspillons également d’autres ressources qui ont été utilisées pour produire, transformer, distribuer et préparer/cuisiner la nourriture, telles que des terres fertiles, de l’eau, de l’énergie, des ressources humaines, leur temps et travail, ainsi que de l’argent. Le gaspillage alimentaire a un impact négatif sur la société, l’environnement et l’économie!

CE QUE NOUS FAISONS

Nous « sauvons » des aliments qui seraient autrement gaspillés, tels que les restes de buffet d’hôtels ou de restaurants, les produits des supermarchés proches de la date de péremption ou les fruits et légumes laids de fournisseurs, en les connectant à des organisations partenaires proches, telles que des orphelinats qui luttent pour acheter de la nourriture !

COMMENT NOUS LE FAISONS?

Grâce à une chaîne de valeur à zéro coût et à zéro CO2! Le projet repose sur une chaîne de redistribution des aliments, utilisant uniquement les ressources déjà existantes. La nourriture est collectée, transportée, préparée et partagée sans aucun surcoût:

1) Collecte: Le personnel du Donateur Alimentaire collecte les excédents alimentaires et les place dans des boîtes réutilisables au lieu de les jeter.

2) Transport: Nos partenaires de transport récupèrent et livrent la nourriture au Receveur Alimentaire à proximité en utilisant leurs itinéraires de transport quotidiens et les espaces inutilisés de leurs véhicules, sans générer de coûts supplémentaires ni de CO2!

3) Consommation: L’équipe du Receveur Alimentaire prépare les aliments reçus en utilisant l’infrastructure de cuisine existante pour servir un délicieux repas gratuit aux enfants!

Tout en gardant à l’esprit les exigences en matière de sécurité sanitaire des aliments et en protégeant juridiquement tous les acteurs impliqués dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire!

DESCRIPTION DE POSTE :

Sous la responsabilité des directeurs du programme au Global, vos responsabilités sont les suivantes:

  • Vous êtes responsable du développement et de la mise en œuvre des projets faisant partie de la stratégie opérationnelle de FoodWise. Vous êtes responsable de la gestion de l’équipe au niveau nation et amener à travailler avec l’équipe globale ;
  • En collaboration avec l’équipe Global, vous déployez les outils appropriés pour permettre le suivi des projets dans le programme, le contrôle financier et la conformité avec les politiques et les cadres de FW (en particulier la politique de suivi et d’évaluation des projets de FW), et le respect des obligations contractuelles vis-à-vis des bailleurs.
  • Vous contribuez à suivre et analyser activement l’évolution du contexte dans sa zone géographique afin d’identifier les risques et les opportunités et propose des actions a l’équipe Global.
  • Vous contribuez à la transformation organisationnelle conformément aux projets existantes.
  • Vous instaurez un esprit d’équipe et un fonctionnement d’équipe garantissant les synergies et l’échange de bonnes pratiques entre les chefs de projet, les area Managers, l’équipe SMT et les collègues de l’équipe global.
  • Vous assure le dimensionnement et la planification des besoins en ressources humaines des projets dans le projet.
  • Vous recrutez et contribuez au développement professionnel, à l’autonomie et au bien-être au travail des chefs de projet
  • Vous développez l’influence externe de FW et la représentation externe de l’organisation (événements, médias) dans votre périmètre de responsabilités.
  • Vous relayez les messages de plaidoyer mondial de FW auprès de toutes les parties externes concernées.
  • Vous développez des partenariats locaux, en lien avec l’équipe global.
  • Veiller à ce que les comptes annuels statutaires soient préparés et soumis aux autorités compétentes en temps opportun;
  • Préparer le budget annuel et suivre les dépenses;
  • Préparer un rapport mensuel des comptes;
  • Superviser la préparation, la finalisation de la paie et le paiement des salaires;
  • Fournir un soutien à la livraison de la croissance ambitieuse des revenus, en collaboration avec des collègues des départements des programmes et des relations extérieures et du plaidoyer et l’équipe globale ;
  • Fournir des prévisions de planification financière en termes d’allocation des ressources, de revenus et de dépenses pour FW Madagascar.
  • Diriger l’élaboration des plans d’affaires de FW;
  • Superviser le fonctionnement et le suivi d’un système de contrôle budgétaire ;
  • Assurer la production de rapports financiers de qualité et la compilation d’informations de gestion financière pour le DR, pour examen régional et autres réunions et participants clés;
  • Développer un plan de financement d’activités et mettre en place une stratégie de financement

PROFIL ATTENDU :

  • Vous êtes titulaire d’un Master (Bac+5) dans les domaines de l’humanitaire, du développement ou autre domaine proche et pertinent (études internationales, droit, sciences po, ou études plus techniques en lien avec le projet, etc.)
  • Vous avez une expérience en tant que responsable des opérations/coordinateur/Directeur pays/ ice de programme en contexte développement
  • Vous avez au moins 5 ans d’expérience en coordination de projets développement dans une ONG internationale
  • Vous avez de l’expérience en gestion d’équipe, y compris management à distance
  • Vous faites preuve de leadership : vous inspirez la confiance, vous savez motiver, prendre des décisions, et diriger
  • Vous avez de bonnes capacités d’anticipation, de planification et d’organisation
  • Vous savez communiquer et négocier en interne comme en externe
  • Vous êtes à l’aise avec l’exercice de la décision et êtes force de proposition et porteur de solution en toutes circonstances
  • Vous maîtrisez le français et l’anglais à l’oral comme à l’écrit.

SPÉCIFICITÉS/PARTICULARITÉS DU POSTE :

Le poste est basé à Antananarivo avec des déplacements vers les sites d’intervention. Le logement à payer par l’employée, mais FoodWise peut aider à trouver le domicile.

CONDITIONS :

  • Contrat : CDD
  • Perdiem : selon la destination de déplacement
  • Assurances inclus
  • Congés payés : 2 jours par mois

CONTACT : [email protected]

France. En produisant chaque année un peu plus de 7 milliards de repas, la restauration française produit près de 900 000 tonnes de biodéchets (essentiellement des déchets de cuisine et de table), des résidus biodégradables issus de la préparation et des restes des repas. À ces biodéchets s’ajoutent les emballages et conditionnements, ainsi que le papier, le métal, le plastique, le verre, le bois…

► Obligation de tri

Depuis 2016, tout établissement produisant plus de 10 tonnes de biodéchets (issus de l’alimentation) doit trier ces résidus et trouver des moyens de collecte et de valorisation.

Un restaurant commercial produit en moyenne 140 g de déchets par repas (source FSCI). S’il produit au moins 196 repas par jour et qu’il est ouvert 7 jours sur 7 (ou 230 repas sur 6 jours), il atteindra ces 10 tonnes.

Pour les établissements plus petits, le tri est néanmoins conseillé et deviendra probablement obligatoire dans un avenir proche. Le tri des autres déchets est par contre règlementaire, quel qu’en soit le volume, selon les modalités imposées par les communes.

► Dès la réception des marchandises

Tous les emballages, en bois, carton ou polystyrène provenant de l’extérieur sont considérés comme sales. Les matières premières doivent donc être déconditionnées avant le stockage, dans une zone dédiée. Le cas échéant, le plan de travail utilisé doit être nettoyé et désinfecté après le déconditionnement.

Les emballages seront triés et entreposés dans un local spécifique jusqu’au passage de la voirie ou de la reprise éventuelle par le fournisseur.

Aucun carton ne doit entrer en zone de production.

► Dans la cuisine

Lors des étapes de préparation, les déchets doivent être évacués dès que possible dans des poubelles à ouverture non manuelle, équipées de sacs en plastique, présentes en nombre suffisant à proximité des plans de travail, vidées à la fin de chaque service, nettoyées et désinfectées quotidiennement. Les poubelles destinées aux biodéchets (bio-seaux) doivent être facilement identifiables et de contenance adaptée à la production.

À noter que les sauces sont également considérées comme des biodéchets. Leur valorisation n’est pas obligatoire (circulaire du 10 janvier 2012 du ministère de l’Écologie), mais néanmoins recommandée.

► Pendant et après le service 

Lors du débarrassage des tables, le personnel de service doit faire un premier tri des biodéchets. Cela continuera avant la plonge ou, là encore, des poubelles dédiées aux biodéchets doivent être prévues.

► Le local-poubelles

La zone des déchets est évidemment une zone sale, propice à la contamination des locaux, du matériel, des aliments mais également du personnel.

Les poubelles de cuisine doivent être évacuées vers le local poubelle et les conteneurs de voirie à chaque fin de service. Le personnel qui accède au local-poubelles ne doit pas retourner en zone de production. Les poubelles de voirie seront nettoyées et désinfectées à fréquence très régulière, selon votre plan de nettoyage et désinfection.

Pour des raisons d’hygiène, en particulier en cas de fortes températures ou si les odeurs peuvent gêner l’environnement, un local-poubelles tempéré ou climatisé peut être envisagé. Le coût d’une telle installation sera pris en compte dans le coût du traitement global des déchets.

La zone de déchets doit être nettoyée quotidiennement et un plan de lutte contre les nuisibles doit être mis en place dans cette zone particulièrement attractive pour les rongeurs et insectes.

► La revalorisation des biodéchets

Si les biodéchets ne sont pas correctement traités, ils peuvent engendrer des risques sanitaires, en restauration, mais également en aval pour l’élevage et l’agriculture. Ces biodéchets sont des sous-produits animaux (SPAn) ou végétaux crus ou cuits, et sont classés C1, C2 ou C3 en fonction des risques sanitaires. Les déchets de cuisine et de table sont des SPAn C3, mais s’ils sont conservés trop longtemps ou à une température trop élevée, ils peuvent être déclassés en catégorie C2 qui nécessitent un traitement plus contraignant, avec une collecte différente, car ils sont plus dangereux pour l’agriculture et l’environnement.

La revalorisation dépendra du volume d’activité de l’établissement mais les biodéchets peuvent être compostés sur site. Dans ce cas, la personne qui en aura la charge doit être définie. Le composteur ne doit pas entraîner de nuisances pour le personnel et la clientèle, ni de risque de contamination des aliments. Il vaut mieux se limiter aux épluchures et autres déchets végétaux, car les déchets animaux sont trop appétents pour les nuisibles.

Si le volume de biodéchets est important, une entreprise spécialisée les collectera. Le producteur de déchets (donc le restaurateur) en est responsable jusqu’à leur élimination ou revalorisation finale.

► Comment limiter le gaspillage

La gestion des biodéchets passe avant tout par la mise en place de solutions pour les réduire : mise en place de fiches techniques pour harmoniser les quantités, réservations pour estimer le nombre de clients, bonne gestion des commandes, adaptation des menus selon les stocks, choix des plats limités, utilisation de techniques permettant d’augmenter la durée de vie des produits (cellule de refroidissement, cuisson sous vide…), sensibilisation et formation du personnel, distribution de doggy bag aux clients, don des excédents à des associations caritatives…

Toutes ces étapes, du déconditionnement aux systèmes d’élimination ou de revalorisation, feront l’objet de protocoles détaillés dans le plan de maîtrise sanitaire.

► Pour aller plus loin

  • Guide de bonnes pratiques concernant la gestion des biodéchets en restauration, mai 2017 (Geco Food Services).
Source : La gestion des déchets au restaurant

La croisière s’amuse mais elle pollue et gaspille aussi ! Pour rectifier le tir ou plutôt le cap, la compagnie Costa Croisières a mis en place un programme innovant anti-gaspillage alimentaire. Gros plan sur un projet qui a déjà reçu plusieurs récompenses et est aujourd’hui finaliste de la quinzième édition des prix de l’OMT récompensant l’innovation et la durabilité dans le tourisme.

Une expérience culinaire axée sur le durable

C’est en 2016 que le projet 4GOODFOOD démarre. Première étape : repenser la nourriture servie à bord des paquebots de la flotte de Costa Croisières. Le géant de la croisière s’allie avec l’Università degli Studi di Scienze Gastronomiche pour remodeler l’expérience gastronomique à bord, avec une approche basée sur la durabilité. Il en sort une sélection rigoureuse de produits de qualité sourcés localement et l’introduction de plus de 500 plats de saison reflétant la richesse culinaire de l’Italie.

Réduire le gaspillage alimentaire et investir dans l’humanitaire

Deuxième étape : un partenariat avec la start-up Winnow. Son expertise permet d’aider Costa à réduire le gaspillage alimentaire. Il s’agit d’analyser et de quantifier la quantité d’aliments jetés pendant la préparation des repas dans le but de la réduire. L’équivalent des économies réalisées est ensuite reversé par Costa au Network of Food Gardens in Africa promu par la  Slow Food Foundation for Biodiversity.

Taste don’t waste

Parallèlement, Costa Croisières lance en 2017 une campagne de sensibilisation auprès de son personnel et de ses voyageurs. Une campagne qui porte le nom bien trouvé de “Taste don’t Waste” – Goûtez, ne jetez pas – et qui ne cherche pas à imposer mais à jouer sur la sensibilité des clients et de l’équipage, sur leurs valeurs et leurs émotions. En plus de cette campagne, le géant de la croisière multiplie les collaborations. En France, Costa a noué en mai 2018, un partenariat avec la Banque Alimentaire des Bouches du Rhône pour faire don des surplus alimentaires lors de ses escales dans le Port de Marseille.

Après avoir reçu plusieurs prix de renommée internationale, dont le prestigieux Seatrade Awards dans la catégorie Responsabilité Sociale de l’Entreprise, Costa Croisières et son programme 4GOODFOOD attend de savoir s’il obtiendra ce mois-ci le prix de l’OMT aux entreprises.

Source : Finaliste du prix de l’OMT, Costa Croisières réduit son gaspillage alimentaire

La chasse au gaspillage est ouverte. En particulier dans les cuisines des hôtels et des restaurants. Comment faire pour recycler, transformer ou limiter les pertes ? Éléments de réponses avec six professionnels motivés et mobilisés.

Le constat est sans appel. Chaque année, en France, 10 millions de tonnes d’aliments encore consommables finissent à la poubelle. Rien que dans la restauration -collective et commerciale -, le chiffre atteint 1,6 million de tonnes. “Les pertes et le gaspillage alimentaire dans la restauration collective représentent 17 % des aliments achetés et 14 % des coûts d’achat de matières premières”, détaille une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Face à une telle réalité, les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration s’engagent. Certains à titre personnel, au niveau d’un établissement seulement, d’autres par le biais des groupes pour lesquels ils travaillent. C’est le cas de David Meyer, par exemple. Chef de cuisine au Resort Barrière de Ribeauvillé (Haut-Rhin), il réutilise les épluchures d’oranges “pour faire la marmelade servie au petit déjeuner”. Résultat : “Chaque mois, ce sont 500 kilos de déchets que nous générons en moins.” Il propose également un plat “zéro déchet”, concocté à partir d’une pomme dont il utilise la peau – qui devient chips -, le jus et le trognon – mis dans la centrifugeuse avec les pépins et la pulpe, pour en faire un faux pain de pomme -. Cette recette tout pomme a été repérée lors d’un challenge anti-gaspillage au sein du groupe Barrière. Elle fait même partie d’une compilation de 20 recettes anti-gaspillage réunies dans l’ouvrage de l’Umih Les chefs s’engagent (éditions Scrinéo), préfacé par le chef étoilé Thierry Marx.

 

“Les carcasses servent à faire les sauces maison”

Rien ne se perd et tout se transforme aussi avec Bruno Fournier, directeur de la restauration du casino de Royan (Charente-Maritime). “Je retravaille les restes de légumes pour en faire des potagesQuant au surplus de pain, on en fait du pudding.” Du côté de Colroy-la-Roche (Bas-Rhin), “le pain de la veille sert à concocter des mendiants et, quand il est trop dur, on le donne aux poules des paysans voisins”, explique Nicolas Decker, propriétaire et dirigeant de La Cheneaudière, Relais & Châteaux de 38 chambres et suites. “Nous faisons tout nous-mêmesIl est donc facile d’adapter la production aux besoins des clients et, ainsi, on ne sur-stocke pas.” Il fabrique également son propre compost. Quant aux carcasses de homards ou de viandes, “elle servent à faire nos sauces maison”. Thibault Frotiée, lui, retravaille les mini-tablettes de beurre inutilisées dans les sauces. Responsable du restaurant Le Cercle au casino de Deauville (Calvados), il ne jette plus, non plus, les fonds de bouteilles de vin : “Elles sont ajoutées à de nouvelles bouteilles qui viennent d’être ouvertes, en vue de servir du vin au verre.” Autre possiblité : “Si on ne finit pas sa bouteille de vin, on peut l’emporter”, raconte Mikaël Amisse. Et le chef exécutif de l’hôtel Royal Barrière, à La Baule (Loire-Atlantique), ne s’arrête pas là : “Pour le buffet du petit déjeuner, nous avons établi une trame de commandes, de viennoiseries et charcuteries, en fonction du nombre de clients dans l’hôtel. Résultat : il n’y a plus de retour de buffet du petit déjeuner au restaurant du personnel. Quant au buffet du brunch, proposé au Fouquet’s, on ne dresse plus à l’avance les tomates à la mozzarella, le saumon fumé n’est plus déjà tranché et les huîtres ne sont plus ouvertes en amont : des cuisiniers préparent à la demande, devant le client.

 

Un frigo solidaire chez Les Hôteliers impertinents

Ça ne coûte rien et ça nourrit les gens.” Florian Bitker, directeur des opérations du groupe Les Hôteliers impertinents, résume ainsi le travail mené par l’association Les Hôtels solidaires, à laquelle les établissements de son groupe – les hôtels COQ et Monte-Cristo, à Paris (XIIIe et Ve) – adhèrent. “Chaque matindes membres de l’association viennent chercher, à vélo, les viennoiseries et les savons qui nous restent, pour les redistribuer à des personnes en situation de précarité.” Florian Bitker projette également d’installer un frigo solidaire courant 2019 devant le COQ : “Il s’agit d’un frigo en libre-service, à la portée de tous, où chacun pourra déposer ou prendre de la nourriture gratuitement, quand il le souhaite.” Enfin, dès février 2019, Les Hôteliers impertinents proposeront aux riverains de leurs établissements, via l’application Too Good Too Go, “de venir récupérer des paniers composés de nos invendus du jour, tarifés à prix coûtant”. Plus que séduisant.

Source : Ces professionnels qui luttent contre le gaspillage alimentaire

Une étude avance que l’hôtelier économise sept dollars pour chaque dollar investi dans la réduction du gaspillage alimentaire.

Des chercheurs ont analysé des données financières concernant le gaspillage alimentaire dans 42 hôtels répartis dans 15 pays. Voici leurs principales observations :

– Le ratio avantages-coût moyen de la réduction des déchets alimentaires était de près de 7 : 1 sur une période de trois ans;

– Plus de 70 % des hôtels ont récupéré leur investissement au cours de la première année de mise en œuvre d’un programme de réduction des déchets alimentaires. Ce taux s’élève à 95 % sur une période de deux ans;

– Les chercheurs n’ont pas observé de corrélation claire entre les ratios avantages-coûts et le segment de marché (établissement de luxe, moyen de gamme, économique, etc.) ou la géographie du site.

Des entrevues avec les responsables hôteliers mettent en lumière cinq types d’actions mises en place pour réussir à réduire la quantité de déchets alimentaires.

  1. Mesurer : quantifier les pertes alimentaires et identifier les lieux et les moments où le gaspillage est le plus marqué. Prioriser, grâce à cet inventaire, l’action ciblée et faciliter le suivi de la progression.
  2. Engager le personnel : guider les employés de cuisine et de service sur les actions à entreprendre et récompenser les bonnes initiatives.
  3. Repenser le buffet : servir des portions individuelles au lieu de grands plateaux, afficher des messages de sensibilisation, offrir les aliments plus coûteux à la carte, etc. (À relire : Réduire le gaspillage des buffets à volonté).
  4. Diminuer la surproduction : identifier les items moins populaires et les produire en plus petite quantité.
  5. Réutiliser la nourriture en excès : se doter d’un plan B pour les restes alimentaires permet de générer des revenus. Certains aliments peuvent servir à la confection d’autres plats, des restes de cuisines (pelures, grains, os, peaux) font de bonnes soupes, etc.

En plus des bénéfices environnementaux et sociaux évidents, la preuve est faite que la réduction du gaspillage alimentaire comporte aussi un avantage économique.

Source: Réduire le gaspillage alimentaire, c’est payant!

Paris. Mandarin Oriental Paris propose ses invendus du petit déjeuner aux utilisateurs de l’application mobile anti-gaspillage Too Good To Go. Via l’application téléchargée, les utilisateurs peuvent commander un « panier surprise » composé d’au moins cinq viennoiseries préparées par les équipes du chef Thierry Marx : croissants, pains au chocolat, brioches, muffins, cakes sucrés, etc. Après avoir réglé en ligne leur commande au petit prix de 4,50 Euros, L’hôtel versera les bénéfices des ventes à l’association La Soupe Saint-Eustache qui distribue des repas chauds tous les soirs à plus de 250 personnes en difficulté. « S’engager avec Too Good To Go, c’est juste du bon sens, explique Thierry Marx, Chef du Mandarin Oriental, Paris. Un tiers de la nourriture produite sur la planète part à la poubelle ! Il ne faut pas juste se donner bonne conscience de temps en temps, il faut que tout le circuit révise son fonctionnement. En tant que restaurateurs, nous avons un devoir d’exemplarité sur toute la filière ». 

Source : Thierry Marx : “Nous avons un devoir d’exemplarité en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire”