Décoration florale en hôtellerie : choisir les couleurs, les fleurs, les plantes

• Comment choisir les couleurs ?

Aujourd’hui, le mariage des coloris n’obéit plus à des règles strictes ; ce qu’hier on prenait pour une faute de goût ou une dissonance peut parfaitement être considéré, de nos jours, comme un essai de style.
Toutefois quelques principes élémentaires peuvent être utiles. Recherchez la prédominance d’un ton dans une composition. Les couleurs primaires (jaune, rouge et bleu) sont à manier avec précaution ; ne les utiliser que par deux car, toutes les trois ensemble, elles se heurtent.
Un contraste un peu violent peut être neutralisé par des feuillages ou des fleurs blanches.
Pour obtenir un effet de camaïeu, utilisez la même couleur dans des nuances différentes.
La couleur peut traduire une impression de température : le bleu et le vert suggérera la fraîcheur tandis qu’un orange, un jaune ou un rouge réchaufferont une pièce.


Types fondamentaux d’harmonie des couleurs

– Monochromie : ensemble composés de fleurs de même couleur, mise en évidence par le fond sur lequel elles se détachent comme dans un tableau.
– Camaïeu : dégradé d’une seule couleur s’alliant avec un décor raffiné.
– Polychromie : mélange de plusieurs couleurs. La difficulté de cette alliance limite à trois le nombre de couleurs principales (sans compter le blanc et le vert du feuillage).

• Comment choisir les fleurs ?

Choisissez les fleurs et le feuillage en fonction du rendu que vous souhaitez obtenir. Pour une composition de style rustique par exemple, privilégiez le feuillage et la verdure. Les produits du jardin constituent un arrière-plan luxuriant pour des fleurs des champs.

Dans une composition moderne, la forme des fleurs joue un rôle prépondérant ; préférez les formes architecturales très marquées et les feuilles lustrées. Encastrez quelques fleurs au centre et sur les côtés d’une composition pour donner un effet de profondeur, disposez vos fleurs à des hauteurs différentes pour multiplier les centres d’intérêt.

Apprenez à regrouper les fleurs pour obtenir un résultat plus percutant. Dans une même composition, vous augmenterez l’impact visuel en disposant plusieurs groupes de fleurs identiques.

Du soliflore ‘art déco’ garni d’un lys solitaire au bouquet romantique exubérant style peinture hollandaise s’offre une gamme étendue d’arrangements floraux. Toutes les fleurs peuvent y trouver leur place à condition qu’elles soient employées avec goût et aucune ne doit être rejetée.

Quelques exemples
– La rose : reine des fleurs, elle sera toujours du plus bel effet seul ou en bouquet.
– La tulipe : difficile à employer dans les arrangements composés, il sera plus aisé de l’utiliser seule et sans mécaniques, car elle se tourne vers la lumière.
– Le gypsophile : une fois nettoyé et massé en gros bouquet dans un vase de couleur, cette dentelle de petites fleurs est d’une grande délicatesse. Il peut aussi constituer un fond mettant en valeur d’autres fleurs.

 

 • Les plantes

Si la plupart des plantes s’intègrent bien à tous les styles décoratifs, selon les goûts de chacun, certaines évoquent plus particulièrement une époque, une ambiance ou un style de mobilier. Le choix du contenant ou du cache-pot est également très important pour suggérer différents styles.

Voici quelques suggestions de plantes pouvant permettre de souligner des effets de style.

  • Style ancien : Bégonia à feuillage décoratif, cyclamen, clivia, azalée, gloxinia, gardénia, spathiphyllum, howéa, néphrolepis. Des cache-pots anciens, souvent très décorés, accueilleront les feuillages décoratifs.
  • Moderne, sobre et dépouillé : Optez pour des plantes aux lignes simples et marquantes : yucca, palmier, cordyline, spathiphyllum, papyrus, ficus, schefflera, tilleul d’appartement, plantes grasses comme crassula, pachypodium, et amaryllis, phalaenopsis, hibiscus pour les floraisons.
  • Meubles de rotin et tissus colorés : Ils se marient bien avec des plantes vertes au feuillage luxuriant pour renforcer une ambiance exotique et chaude : fougère, philodendron, ficus, monstéra, plantes grimpantes ou retombantes, maranta, calathéa, palmier, mais pensez aussi aux floraisons : aphélandra, kalachoé, saintpaulia, jasmin de Madagascar.
    Choisissez des cache-pots en vannerie ou des poteries peintes de couleurs vives, pour mettre en valeur les feuillages.
  • Mobilier rustique, meubles de bois : Une note chaude à renforcer par des floraisons colorées : primevère, cyclamen, poinsettia, cactus de noël, clivia, columnéa, campanule, hibiscus, et des feuillages généreux comme ceux des fatshedera, schefflera, philodendron.
  • Décor oriental ou japonisant, en noir et blanc : Choisissez des lignes pures (acore, pied d’éléphant, papyrus, bambou nain, palmier), alliées à des floraisons intenses, originaires d’Asie elles aussi (azalée, chrysanthème, aeschynanthus…).   Restez sobre également dans le choix des teintes et de la ligne des cache-pots.
  • Dans une ambiance méditerranéenne : avec des murs blancs, une lumière vive appelle des plantes en harmonie : plantes grasses, bougainvillées, hibiscus, orangers, passiflore, jasmin.
    Préférez pots et cache-pots assez discrets, de terre cuites par exemple, avec ici et là une touche de couleur vive.
Source : Décoration florale en hôtellerie : choisir les couleurs, les fleurs, les plantes

Coronavirus : étouffés par les mesures, les acteurs du tourisme quittent Madagascar

En un mois, les chiffres de contaminations au coronavirus ont été multipliés par quatre à Madagascar. Le record est atteint ce 17 juillet avec 484 nouveaux cas et 10 décès en 24 heures.

Si la capitale Tananarive est devenue en quelques semaines le nouveau foyer de développement de l’épidémie, le virus se propage aussi dans les régions moins dotées pour faire face à la crise sanitaire. C’est notamment le cas dans la région Diana, première source de devises touristiques au nord du pays, dont le territoire a été totalement fermé par les autorités locales pour éviter de nouvelles contaminations. Quatre mois tout juste après la suspension des vols commerciaux internationaux et nationaux le 20 mars dernier, la Grande île et son économie sont à bout de souffle.

En fermant l’hôtel, j’ai eu l’impression de rendre les clés de ma vie. C’est déprimant de n’être en rien responsable de la situation et de devoir en assumer seule les conséquences, sans préavis.” Du haut de ses 23 ans, Noémie Richeux est encore abasourdie. Le nouvel arrêté préfectoral qui s’applique à tous les hôtels-bars-restaurants de Nosy Be depuis quelques jours est tombé comme un couperet pour cette gérante : tous les établissements de la commune doivent fermer pour une durée de 15 jours, au minimum.

L’hôtel-restaurant “Aviavy”dont elle a racheté le fonds de commerce en fin d’année dernière, est situé à même la plage, dans le quartier touristique mais calme de Madirokely. Son dynamisme et ses tentatives d’opérations commerciales pour attirer une clientèle locale, parvenaient encore à faire rentrer quelques dizaines de milliers d’ariary chaque jour (1 euro équivaut à environ 4420 ariarys). A peine de quoi payer son équipe réduite de moitié ces 4 derniers mois.

Énième signal de détresse du secteur du tourisme

Dans une lettre adressée au président de la République et au ministre en charge du Tourisme, les membres de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), demandent aux autorités “l’annulation de la collecte de toutes les obligations fiscales sans pénalité pour l’exercice 2020, et cela, jusqu’à l’ouverture de l’espace aérien, la suspension de la collecte des charges sociales et patronales, la prise en charge du chômage technique pour trois mois, la prolongation de la durée du chômage technique au-delà de six mois, le gel des loyers pour trois mois“. Le Président de la CTM, Patrice Raoull, estime que 40.000 salariés du secteur sont à la veille du chômage technique total.

Après avoir procédé à la mise en chômage technique partiel, à l’épuration des congés, à la mise en demi-salaire et mi-temps des salariés, les employeurs n’ont plus aucun moyen de subvenir au paiement de leurs charges.” Le gouvernement malgache a déjà reporté les échéances de paiement des impôts pour le secteur du tourisme, mais ces mesures ne suffisent plus aux entreprises qui ont déjà épuisé toutes les possibilités qu’elles avaient entre leur main.

Des aides ? Je n’y crois plus !

Des aides ? Je n’y crois plus ! Il n’y aura rien !“, se résigne Noémie Richeux. “Cela fait des mois que nous transpirons face aux charges, qui sont devenues beaucoup plus importantes que notre chiffre d’affaires. En premier lieu, notre loyer : nous sommes tenus de continuer à le payer alors que notre taux de fréquentation est réduit de 90%Et maintenant, voilà que l’on nous oblige carrément à fermer !s’indigne la jeune femme.

Si les autorités ne nous avaient pas obligés à fermer l’hôtel, on aurait au moins pu gagner 80.000 ariary (20 euros), 200.000 ariary (50 euros) par jour, ce n’est pas grand-chose, mais c’est mieux que rien“, renchérit son compagnon Zakaria Ahmed, chef cuisinier du restaurant.

Le jour même de la fermeture ordonnée sans préavis, 4 clients sont passés pour boire un verre et manger un morceau. On a dû refuser de les recevoir pour ne pas transgresser le nouvel arrêté“, poursuit-il, dépité.

Puiser dans son épargne pour payer les salariés

Le jeune couple franco-malgache vient d’achever une énième réunion de crise avec l’ensemble de son personnel. Les tables et les chaises du restaurant ont été placées en lieu sûr, jusqu’à nouvel ordre. “Je puise dans mon épargne, pour continuer à payer cette équipe réduite à 8 salariés, au moins à mi-temps“, confie la gérante.

Les lingères par exemple, je leur ai proposé de venir travailler à mon domicile en attendant que ça s’arrange. L’équipe réduite que l’on a réussi à garder pendant ses 4 mois de crise, je souhaite la retrouver à la reprise. Ce sont des gens bien, je n’ai pas envie qu’ils en arrivent à commettre des délits pour subvenir à leur besoin.

Mais l’épargne de cette Française n’est pas inépuisable. Pour continuer à payer ses charges, elle pense sérieusement à retourner travailler en Europe, le temps qu’il faudra. “Nous sommes de plus en plus nombreux, au sein du secteur de l’hôtellerie-restauration, à nous inscrire sur les listes de l’ambassade de France en tant que candidats pour les vols spéciaux de retour.

Les premiers mois (après l’arrêt des vols commerciaux ndlr), ils étaient surtout demandés par les touristes restés bloqués. Aujourd’hui, ce sont les professionnels résidents qui font le choix de laisser derrière eux leur entreprise, et leur vie, pour tenter de gagner de quoi maintenir leur activité à Madagascar jusqu’à ce que les touristes reviennent. En prenant le risque que cela dure des mois“, soupire-t-elle.

Son compagnon ne sera pas du voyage. Le service consulaire de délivrance des visas pour la France est de nouveau fermé en raison de la propagation du virus, pour une durée indéterminée.

7000 ressortissants sur les vols spéciaux ces 4 derniers mois

Face à la flambée des cas de contamination, l’ambassadeur de France à Madagascar appelle ses compatriotes à la prudence. “Plusieurs compatriotes sont désormais atteints par le virus à Madagascar.

Les mesures de reconfinement et les difficultés économiques qu’elles engendrent, allongent la liste des candidats au départ. “Nous poursuivons, en lien avec les compagnies aériennes et les autorités malgaches, l’organisation de vols spéciaux qui ont permis, depuis la fermeture de l’espace aérien en mars, à plus de 7000 ressortissants, surtout Français et européens, de rentrer en France, en dépit des difficultés réglementaires ou opérationnelles que cela représente“, précise l’ambassadeur.

Il convient à ce propos de rappeler que la France est ‘nation pilote’ pour l’Union européenne à Madagascar et que ce rôle lui confère une responsabilité particulière à l’égard des ressortissants européens sans solution de retour dans le contexte actuel“, précise-t-il.

Ces vols spéciaux comptent également des Malgaches à leur bord. Le prochain, programmé le 26 juillet, affiche complet. Le dernier à avoir décollé ce dimanche de Tananarive, a emmené 406 passagers et 3 bébés vers Paris. 142 Malgaches ont pu embarquer.

Parcours du combattant

Nous sommes plus de 200 candidats au départ pour la France, rien qu’à Nosy Be, explique Noémie Richeux. Je suis loin d’être la première sur la liste. Le prochain départ est complet, mais on m’a proposé une place dans un avion qui décollerait le 29 juillet de la capitale Tananarive. Je dois la payer d’ici demain si je veux la réserver.

Mais, actuellement, les déplacements de la province vers la capitale sont impossibles, je n’ai aucune solution pour rejoindre l’aéroport d’Ivato. Et cet aller simple pour Paris s’élève à 1237 euros ! Je n’ai jamais autant investi dans un billet d’avion, encore moins pour un aller simple… En juin, le vol Air France que nos clients ont pris était à 780 euros. C’est une véritable loterie !

Un parcours du combattant surtout, une course aux informations, où il faut faire ses valises au pied levé dès qu’une occasion se présente. Car elle peut ne pas se présenter deux fois. Ceux qui n’ont pas les moyens de partir regardent les avions décoller. Et leurs espoirs d’un retour à la normale s’éloigner.

Je comprends ceux qui souhaitent partir, parce qu’il n’y a plus de possibilité ici, et les étrangers comme Noémie, peuvent se sentir en danger. Il n’y a plus de vol, et ils se rendent compte que c’est la zone rouge“, résume Zakaria Ahmed avec réalisme. “Quand tu n’as plus de travail, plus rien à manger, tu dois forcément trouver des solutions. Sur le plan sécuritaire, ça peut devenir compliqué pour ceux qui restent.

Manger, une priorité

Je n’ai presque plus rien. Ce matin, je vais aller acheter 20 pots de riz. Ma famille peut tenir quatre jours avec ce stock. Après on verra.” Nestor Ben’ilemy est célèbre sur l’île de Nosy Komba. Ce guide touristique propose des circuits sur son île natale, à une trentaine de minutes de navigation de Nosy Be. Ils possèdent également quelques bungalows qui peuvent convenir à une clientèle locale et aux touristes en quête d’immersion dans le monde rural.

Sur Nosy Komba, les habitants cultivent une terre volcanique très riche, mais certains se sont aussi endettés avec la campagne de vanille qui n’a pas été à la hauteur de leurs espérances.

J’ai dû faire crédit pour pouvoir payer le gardiennage dans mes champs de vanille. Et cette année, la rémunération du kilo de vanille verte n’a pas été suffisante pour compenser. J’espère que l’année prochaine, on en aura terminé avec ce coronavirus et que nous pourrons stabiliser notre situation. C’est très difficile en ce moment pour nous, mais c’est la vie, on n’a pas le choix.

Rémunéré habituellement une vingtaine d’euros pour une journée de guidage, Nestor Ben’ilemy n’a plus vu de touristes depuis la suspension des vols commerciaux au mois de mars. Son fatalisme est celui de ceux qui n’ont pas le choix. Rester et affronter le quotidien sans revenu, jusqu’à une date de retour à la normale, encore inconnue.

Source : Coronavirus : étouffés par les mesures, les acteurs du tourisme quittent Madagascar

FrancCoronavirus : Les premières conséquences de la crise pour l’industrie du tourisme

Les hôtels cinq étoiles sont les plus touchés par le mouvement des Gilets jaunes. (Photo d'illustration/Pexels).

Au lendemain de l’épisode de Covid-19 en France, le tableau ne serait pas si noir, selon Dominique Lecea. directeur associé du cabinet In Extenso tourisme, culture & hôtellerie. Il retient même quelques “bons aspects” de la crise. Revue de détail.

Il est encore trop tôt pour tirer un bilan de la crise dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration”, estime Dominique Lecea, directeur associé du cabinet In Extenso tourisme, culture & hôtellerie. Il évoque néanmoins “une avant-saison ratée et une saison qui se met en place de façon laborieuse”. Selon lui, en termes de taux d’occupation, le retour “à la normale” ne se fera pas avant 2021 pour la majorité des hôtels et pas avant 2023 pour les établissements de luxe. Toutefois, Dominique Lecea pointe “trois bons aspects de la crise actuelle”. Le premier : “On prend enfin conscience de l’importance du secteur du tourisme dans notre économie. Et pour maintenir une dynamique, tous les acteurs – publics et privés – de cet écosystème doivent être solidaires entre eux.” De quelle façon ? “En créant des interactions entre l’hôtellerie, la restauration et l’ensemble de la filière touristique, en vue d’une réponse collective face aux conséquences du coronavirus.” Ce qui engendre un deuxième aspect positif de la crise : à savoir “une volonté commune, dans la durée, pour impulser un processus collaboratif entre tous les acteurs du secteur touristique”. Troisième constat encourageant : la crise agit “comme un accélérateur de tendances”, souligne Dominique Lecea. Il fait état, ici, de l’intérêt croissant pour le développement durable, la transparence, la traçabilité des produits, la proximité des producteurs… “Ces trois bons aspects incitent à se remettre en question, se repositionner, se challenger. C’est aussi le moment d’avoir des idées, prendre des initiatives, innover, être dans un esprit de reconquête et d’adaptation”, poursuit l’associé du cabinet In Extenso. Une façon d’attirer de nouveaux clients et, surtout, de les fidéliser.

“Loin des foules, près des gens”

La crise force à trouver des solutions pour continuer d’accueillir les clients tout en respectant les contraintes sanitaires”, explique Dominique Lecea. L’occasion pour les professionnels de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme de “se réinventer”. L’associé du cabinet In Extenso cite en exemple le système de ventilation mis en place, à titre expérimental, par le chef étoilé Alain Ducasse dans son restaurant Allard à Paris (VIe). Un dispositif, conçu avec médecins, designer, architecte, et grâce auquel le risque d’infection est très limité. Parallèlement, certains territoires, comme la campagne ou la montagne, regagnent de l’attrait. “La recherche d’authenticité, de terroir, de naturalité, de proximité s’étend désormais à une part croissante de la population, conclut Dominique Lecea. Loin des foules, près des gens. La carte française des destinations va bouger avec une redistribution des flux de voyageurs.”

Source : Coronavirus : Les premières conséquences de la crise pour l’industrie du tourisme

France. Pour relancer l’activité, les hôtels se mobilisent

En raison de la crise sanitaire, les clients hésitent à séjourner à l’hôtel. Pour les attirer pendant la période estivale et même l’après saison, les établissements multiplient les offres commerciales et adaptent leur stratégie marketing.

Ouvert en juin 2019 dans l’ancien Hôtel-Dieu, monument historique et emblématique de Lyon (Rhône), le nouvel Intercontinental (5 étoiles) s’est rapidement imposé comme l’un des fleurons de l’hôtellerie de luxe lyonnaise. Ses 144 chambres et suites, son immense bar et restaurant gastronomique séduisent autant une clientèle de loisirs que d’affaires, et notamment les visiteurs internationaux – qui représentaient jusqu’alors 60 % de la clientèle. Reste qu’aujourd’hui, ces derniers font cruellement défaut en raison de la crise sanitaire qui sévit partout dans le monde. Face à cette situation inédite, l’hôtel Intercontinental a dû revoir sa stratégie marketing.

Nous avons lancé cinq nouvelles offres afin de séduire et fidéliser les touristes français qui représentent désormais 85 % de notre clientèle. L’objectif est de les inciter à faire étape dans la ville pendant leurs vacances, Lyon ayant une situation géographique idéale. Nous espérons qu’il en sera de même pour les touristes européens de proximité qui viendront dans le sud de la France”, explique Madelijn Vervoord, la directrice générale de l’Intercontinental Lyon Hôtel-Dieu. Pour séduire tous ces visiteurs et répondre à leurs attentes, l’hôtel a segmenté ses offres qui s’adressent ainsi soit aux familles, soit aux Lyonnais, soit aux vacanciers en route pour le Sud. À l’instar de l’offre ‘Route 69’, qui inclut une nuitée en surclassement avec petit déjeuner, le lavage de la voiture et une place de parking ! “La voiture sera le mode de déplacement le plus utilisé cet été. D’où l’idée de choyer nos visiteurs qui font étape”, complète la directrice. Avec son offre ‘Cap vers le Sud’, l’établissement a même créé, avec ses homologues, les hôtels Intercontinental de Bordeaux et de Marseille, une formule originale qui permet aux touristes de séjourner deux nuits dans l’un de ces établissements de luxe situés dans les trois capitales méridionales. Avec ses offres originales, l’Intercontinental lyonnais espère ainsi maintenir son activité cet été, son taux d’occupation avoisinant les 45 %.

Adapter l’offre à une nouvelle clientèle

Autre établissement lyonnais à innover cet été : le Mob Hôtel, situé dans le quartier de la Confluence, face à la Saône. Ce boutique-hôtel trendy joue notamment la carte de la staycation (séjour près de chez soi) et de l’humour, avec son offre ‘parents indignes’. Les enfants sont gardés et occupés par de nombreuses activités (ateliers potager, chasse au trésor, yoga…) jusqu’à 14 heures pour laisser les parents se reposer ou visiter la ville. De même, l’hôtel propose aux citadins un moment d’évasion le temps d’un week-end, avec son offre ‘Fuguer au Mob’ qui permet de profiter d’une chambre avec terrasse et d’une bouteille de champagne ! De quoi séduire la clientèle lyonnaise et régionale avide de s’accorder une parenthèse sans partir loin de chez elle.

Dans le département voisin de l’Ain, le Jiva Hill, hôtel 5 étoiles situé au pied du Jura et à proximité de Genève, lance également de nouvelles offres à destination d’une clientèle qui sera cet été majoritairement franco-suisse et de proximité, à défaut des visiteurs du Moyen-Orient qui avaient l’habitude de séjourner dans l’établissement pendant l’été. “Pour rassurer la clientèle en ces temps incertains, nous avons par exemple assoupli notre politique d’annulation, avec la possibilité d’annuler son séjour la veille avant 16 heures. De même, nous encourageons les longs séjours car notre hôtel est une destination de vacances en soi avec de nombreuses activités d’extérieur proposées dans un cadre très ressourçant. Notre clientèle vient ici pour décompresser. Nous proposons ainsi une réduction de 20 % pour trois nuits, quatre nuits pour le prix de trois ou encore sept nuits pour le prix de cinq… Nous avons aussi étoffé nos packages et créé des stages de tennis couplés à des cours d’anglais pour les enfants”, explique Aurélie Daractz, directrice commerciale et communication du Jiva Hill. L’hôtel qui espère atteindre un taux d’occupation de 60 % cet été, a d’ailleurs renforcé sa communication sur les réseaux sociaux et lancé une campagne sur le tram de Genève pour séduire la clientèle locale.

Source : Pour relancer l’activité, les hôtels se mobilisent

Une réouverture sous le signe de l’humour pour les hôtels HappyCulture

Depuis le 15 juin, le groupe Honotel a rouvert ses 38 établissements 3 et 4 étoiles HappyCulture et a lancé une campagne de communication décalée pour annoncer leur réouverture. Afin de détourner avec humour l’obligation du port du masque dans les établissements, le groupe a choisi une nouvelle devise : “Rien ne masquera la joie d’accueillir nos clients”. Les équipes accueilleront les clients avec cet esprit ‘superhéros’ et afficheront sur leurs badges les répliques de Batman, Spiderman ou encore du Joker.

Un nouveau marquage au sol pour diriger les visiteurs et respecter les distanciations reprendra notamment les traces de pas de Catwoman, Zorro et The Mask.

Le groupe hôtelier lance également un concours photo sur les réseaux sociaux. Le principe ? Publier une photo de soi masqué dans son quotidien sur Instagram avec les hashtags #NosHerosMasques et #HappyCulture. Chaque semaine, le cliché le plus original et créatif sera sélectionné. Les gagnants remporteront un séjour de deux nuits, petit déjeuner inclus dans l’hôtel de leur choix, ainsi qu’un repas pour deux personnes.

Source : Une réouverture sous le signe de l’humour pour les hôtels HappyCulture

Covid-19 : B&B Hotels planche aussi sur un référentiel sanitaire

La chaîne hôtelière s’est rapprochée de la société Socotec pour créer un référentiel de certification sur l’hygiène, la santé et les protocoles de décontamination au Covid-19.

Les initiatives pour encadrer les mesures d’hygiène et de sécurité sanitaire se multiplient dans l’hébergement. Après Campings.com et Accor, B&B annonce à son tour un dispositif afin d’accueillir sa clientèle. La chaîne a en effet choisi de faire appel à Socotec pour l’aider à préparer son référentiel de certification. Le groupe Socotec est un acteur des TIC (Testing, Inspection, Certification), la société accompagne les entreprises dans leur démarche de prévention des risques.

L’hygiène au cœur des préoccupations

“Celle-ci nous permettra d’afficher nos conditions de désinfection et décontamination dans tous nos établissements, et d’accueillir nos clients en toute sécurité”, explique Vincent Quandalle, le directeur général de B&B Hotels. “Alors qu’un tiers du parc hôtelier B&B Hotels est encore en activité en France, et que toutes les équipes sont mobilisées pour travailler à la réouverture des autres établissements dès que le marché le permettra, la question de l’hygiène est bien-sûr plus que jamais au coeur des préoccupations”, souligne un communiqué.

Source : Covid-19 : B&B Hotels planche aussi sur un référentiel sanitaire

Répondez à notre sondage : Le développement durable en hôtellerie

Bonjour à tous,

Afin de vous proposer des services au plus près de vos besoins, nous vous mettons aujourd’hui à contribution sur un sujet qui nous tient particulièrement à cœur, celui du développement durable en hôtellerie.

Ce concept nous semble aujourd’hui incontournable dans la gestion d’un établissement. La crise sanitaire que nous traversons n’en est qu’une parmi tant d’autres. Malgré une belle dynamique ces derniers années, le contexte local reste souvent compliqué pour faire décoller son activité, nous le savons bien. En effet, Madagascar est une destination magnifique, mais qui peine malheureusement à se faire une vraie place sur le marché international. Il est donc indispensable en cette période encore plus difficile, de se poser les bonnes questions. Nous nous les posons également pour vous aider à mieux rebondir.

C’est ainsi que l’angle du développement durable nous est apparu comme un axe de réflexion tout à fait adéquat. Mais pour pouvoir vous proposer des réponses et solutions appropriées, nous avons besoin de vous.

 

Répondez à notre sondage en ligne et donnez-nous les clés de votre regard sur ce sujet.

L’équipe de Madagascar Hôtel Consultant

Quarantaines de luxe : Nouveau créneau des hôtels suisses

Une chaîne d’hôtels à Zoug en Suisse propose depuis quelques semaines à leurs clients une offre “spéciale quarantaine” avec un confinement haut de gamme et sur mesure pour échapper au coronavirus qui a entraîné une chute des fréquentations hôtelières dans le pays.

“Avec le coronavirus, nous avons perdu en un rien de temps 80% de notre chiffre d’affaires. Nous avons donc tout de suite réagi avec cette offre. Elle permet notamment de dépanner les touristes étrangers qui n’ont pas pu rentrer chez eux”, a expliqué Alexandre Hübner, président directeur général de la chaîne zougoise “Le Bijou Hotel & Resort Management AG”, à la télévision publique suisse RTS.

L’offre comprend notamment les services d’un chef à domicile, un dépistage du coronavirus et un suivi médical 24 heures sur 24 avec consultation quotidienne. Le coût de ces 14 jours de confinement doré s’élève à 80.000 francs (environ 76.000 euros).

Outre le secteur du luxe, d’autres petits hôtels tentent d’adapter leur offre à cette période de disette pour le tourisme mondial. A Soleure, Zunfthaus zu Wirthen, un petit hôtel du centre-ville, a transformé ses chambres en espace de télétravail.

Yves Derendinger, président du tribunal de district, s’y réfugie depuis une petite dizaine de jours. “Il n’était pas question pour moi d’aller travailler dans un espace de co-working, car c’est souvent très difficile de maintenir la distance sociale. Ici, par contre, je suis seul et je dispose de mes propres toilettes”, a-t-il expliqué à la télévision suisse.

Cette location à la journée coûte 25 francs, soit cinq fois moins que le prix d’une nuitée standard.

Pour le directeur de l’hôtel, Chris Van den Broecke, l’objectif n’est pas de s’enrichir, mais plutôt de se mettre au service de la collectivité. “On ne va pas devenir riche avec cette idée, mais c’est symbolique. On envoie le signal que nous sommes solidaires avec ceux qui traversent des temps difficiles et qui ne parviennent pas à travailler depuis chez eux”, affirme-t-il.

Selon une étude réalisée par la haute école HES-SO de Valais en Suisse, et relayée par le quotidien Blick, la pandémie de coronavirus va causer une chute massive de chiffre d’affaires pour le secteur du tourisme dans la confédération helvétique. La perte devrait atteindre 6,4 milliards de francs en 2020, estime la même source.

Le secteur de l’hôtellerie à lui tout seul pourrait égarer 2 milliards de francs entre mars et mai, alors qu’il génère des volumes de 10,2 milliards par an (environ 9,4 milliards euros), précise l’étude.

Les auteurs de l’étude ont sondé près de 2000 acteurs du tourisme en Suisse, parmi lesquels des hôtels, des restaurants, des sociétés de remontées mécaniques ou de la parahôtellerie.

Source : Quarantaines de luxe : Nouveau créneau des hôtels suisses

Hôtel à thème : bonne ou mauvaise idée ?

Décliner un établissement entier sur un même thème, c’est risqué. Parce que celui-ci peut se démoder. Parce que le client peut se lasser. Pour autant faut-il renoncer à l’hôtel thématique ? Eléments de réponse avec Youri Sawerschel, fondateur de Creative Supply.

Choisir un thème pour un hôtel, c’est un concept très fort ”, explique Youri Sawerschel. Trop fort même, parfois. “Que l’établissement se décline sur le thème de la mode, du champagne, de la littérature… il risque de se démoder. Pire : le client peut vite se lasser”, ajoute le fondateur de l’agence de marketing Creative Supply. Il s’interroge : “A-t-on envie de dormir plusieurs fois dans une chambre qui porte le nom de tel ou tel styliste ?” L’expérience est déjà vécue. L’effet de surprise est rompu. Surtout à l’heure d’Instagram, où tout est dévoilé avant même que l’on ne soit sur place. “En outre, une fois que la presse a parlé de l’hôtel à thème et de sa déco, elle n’a plus rien à dire sur le sujet”, souligne le consultant.

La variation sur un même thème a donc ses limites dans l’hôtellerie. “Sauf si on est moins radical, nuance Youri Sawerschel. Au lieu d’avoir un hôtel sur le thème du champagne, on peut décliner chambres et parties communes autour de l’artisanat français. Ce qui laisse plus de champ et de possibilités en terme de déco, décor, architecture d’intérieur.” Il suggère aussi d’opter pour “un concept à 360° .”

Créer des événements autour du thème choisi

À ce titre, il cite en exemple l’hôtel du BnA Alter Museum, à Kyoto. “Ses 31 chambres sont 31 expositions permanentes, grâce à un partenariat avec des artistes qui conçoivent le design de chaque chambre. L’hôtel, lui, est positionné comme un musée et une partie de son chiffre d’affaires est redistribué aux artistes. Ainsi chaque client se sent mécène ou sponsor de l’artiste qui a conçu la chambre où le client a séjourné”, détaille Youri Sawerschel. Certes, ici, le parti pris de l’hôtelier est fort, mais la démarche implique et valorise le client.

Enfin, le patron de Creative Supply donne une dernière piste à ceux qui veulent absolument un hôtel à thème : “Au lieu d’avoir tout son établissement sur une seule thématique, comme la littérature par exemple, mieux vaut proposer de l’événementiel autour de ce thème. À l’instar d’une semaine de la littérature, avec nouvelle déco, rencontres avec des écrivains, partage de livres avec les clients… C’est à la fois ponctuel et lié à de l’événementiel : un mix qui permet de créer une actualité et de communiquer, sans pour autant enfermer l’hôtel dans un cadre trop hermétique.

Source : Hôtel à thème : bonne ou mauvaise idée ?

Pour booster son programme de fidélité, Accor lance une carte de paiement avec Visa

Accor et Visa ont développé une carte de paiement cobrandée destinée aux membres du programme de fidélité All.

Pour payer leurs achats, les  clients des hôtels Accor pourront bientôt dégainer leur All Visa. Plus que jamais déterminé à soutenir son programme de fidélité All (pour Accor Live Limiteless), le groupe hôtelier s’est en effet associé avec Visa afin de lancer une carte de paiement cobrandée. Les membres qui en feront la demande pourront l’utiliser pour leurs achats du quotidien, partout où la carte Visa est acceptée, et gagner davantage de points de fidélité.

En s’invitant ainsi dans le portefeuille de ses clients, Accor espère trouver un moyen de garder le contact avec ses hôtes au-delà du séjour, et recruter de nouveaux membres tout en augmentant leur panier moyen. De son côté, Visa se fait une place dans l’écosystème du groupe hôtelier, et pourra toucher la clientèle des 39 enseignes du groupe, qui compte quelque 5000 hôtels et résidences.

A l’heure actuelle, Accor indique compter 64 millions de membres pour son programme de fidélité All, pour un total de 250 millions de clients. L’entreprise multiplie les initiatives pour le faire connaître. Récemment, six membres Accor Live Limitless ont ainsi été choisis comme égéries du nouveau maillot du Paris Saint-Germain, dont le groupe hôtelier est un des sponsors. Peu de temps auparavant, l’enseigne a aussi noué un partenariat avec Grab, société singapourienne qui exploite notamment, à travers son application mobile, des services de VTC et de paiements numériques. Lors de cette annonce, fin janvier, Accor comptait plus de 19,4 millions de membres du programme All en Asie-Pacifique.

Source : Pour booster son programme de fidélité, Accor lance une carte de paiement avec Visa