Sur l’île de La Réunion, Thierry Prangère et Joëlle Conreur ont fait le pari fou d’ouvrir une agence de voyages digitale en pleine crise.

Le secteur du tourisme est moribond et pourtant cela ne décourage pas certains. A la Réunion, une agence de voyages a décidé de se lancer durant le confinement.« La décision a été faite avant la période d’état d’urgence », explique Thierry Prangère, le président de LAhLANhLA Voyages Privés. Mais l’agence « a vu le jour et fait face dès sa naissance à la plus grande crise du tourisme ».

Associé à Joëlle Conreur, une ancienne formatrice pour les agents de voyages, l’ancien de Barclays a créé une agence haut de gamme avec des « services importants très personnalisés et des voyages sur mesure ».

L’agence a déjà lancé une application web, avec sa carte Exclusive Traveler. Il s’agit d’une « carte personnelle, dont le QR code se trouvant au verso, permet d’ouvrir l’application et d’accéder à des services pratiques, dont une conciergerie 7j/24h, et une reconnaissance individuelle. Un peu comme l’accès à un club privé », explique Thierry Prangère.

Association avec une agence métropolitaine

L’agence, situé à Saint Gilles les Bains, est entièrement digitalisée. « Nous nous voulons écoresponsables, et nos procédures vis-à-vis des partenaires et nous-même sont basées sur les principes du tourisme durable. Nous pouvons amener nos clients sur 61 pays dans les mêmes conditions que si nous les recevions en France » poursuit le dirigeant, membre de la Commission Tourisme CPME Réunion et des Entreprises du Voyage. Elle s’est déjà associé à l’agence bordelaise Millésime Privé.

Si les créateurs sont conscients de la difficulté de se lancer pendant cette période trouble, ils ont déjà une idée sur le voyage et l’après. « De nombreux amateurs d’aventure opteront pour la sécurité et la tranquillité d’esprit de voyager inclusivement. Ils penseront aux transports privés, aux transferts privés et aux petits hôtels de charme. Presque du jour au lendemain, les voyages sont devenus un fruit interdit. Dès que cela sera possible, de nombreux voyageurs se mettront enfin à vivre (et pas seulement imaginer) des aventures uniques dont ils ont passé leur vie à rêver. Les trajets fréquents et courts seront remplacés par des trajets moins nombreux, plus longs et plus significatifs. Il est temps de ralentir et de profiter du voyage ! »

Après le confinement, « le grand air »

Et selon eux, « de nombreux voyageurs chercheront des évasions réparatrices vers des destinations lointaines qui offrent des cachettes émouvantes, des retraites paisibles et des espaces parfaitement illimités. Ces endroits dépourvus de foule et de files d’attente où la distanciation sociale vient naturellement et où les voyageurs peuvent se plonger dans l’isolement ultime. Après le confinement beaucoup auront envie de grand air (…) et de (ré) apprécier l’extraordinaire beauté du monde naturel. »

Aujourd’hui, l’agence a commencé à commercialiser ces services aux entreprises, sponsorisé Miss Ecologie Réunion, et publie chaque semaine sur un magazine du Journal de la Réunion des « destinations de rêve ».

Source : La Réunion : ils créent une agence de voyages en plein confinement

Sans surprise, la crise liée au coronavirus a impacté la filière touristique de La Réunion. Selon un bilan dévoilé par l’Ile de La Réunion Tourisme, la fréquentation a reculé de 48,5% pour les visiteurs extérieurs au premier semestre 2020.

Crise sanitaire et confinement ont impacté la filière touristique à la Réunion.

L’Ile de la Réunion Tourisme (IRT) vient de dresser un bilan des six premiers mois de la fréquentation touristique. La destination accuse un recul de 48,5% des visiteurs extérieurs par rapport à 2019, un constat jugé “préoccupant”.

Au total, 121 072 touristes extérieurs ont visité l’île sur le premier semestre. Résultat : les recettes touristiques ont été divisées par deux.

Les voyageurs en provenance de la métropole représente 85% de la fréquentation sur le premier semestre, premier marché émetteur de La Réunion.

La zone Océan Indien compte pour 9% du nombre de visiteurs (les voyageurs mauriciens représentent l’essentiel de ce marché de proximité).

Les touristes européens (hors France métropolitaine) ne représentent plus que 4% de la clientèle totale : une chute de 63% comparativement à 2019. Les visiteurs allemands, suisses et belges comptent pour deux tiers de ces voyageurs européens.

-97% sur le deuxième trimestre 2020

La baisse est d’autant plus importante sur le 2e trimestre avec une chute de – 97%, période qui correspond au confinement.

Sur avril, mai, et juin, seules 3 369 arrivées (3,1% du volume de ce que la destination réalisait sur la même période en 2019) ont été comptabilisées. Au cours du mois de juillet 2020 ce sont 5 950 arrivées contre 51 253 en juillet 2019 soit une baisse de 88,4% de touristes vs n-1.

« La situation pour les outre-mer est particulièrement préoccupante. Les conditions d’accessibilité ont fortement ralenti les réservations et la relance de la Destination au moment du déconfinement et pour la période juillet-août.

La capacité de rebond sur le tourisme de proximité, sur le tourisme local est limitée et l’inquiétude est forte pour la préservation de l’industrie et des emplois à la Réunion alors que la haute saison démarre », explique Stéphane Fouassin, le président de l’Île de la Réunion Tourisme.

« En capitalisant sur les mois de juillet et d’août, il nous faudra compter sur le 2ème semestre de l’année pour réaliser 78 % des recettes touristiques espérées et s’inscrire dans une continuité, ce qui nous semble réalistement inatteignable.

En 2019, les recettes touristiques extérieures s’élevaient à 410 M€ et à fin juin nous affichons une recette de 92 M€. Si le tourisme local a été au rendez-vous durant les vacances scolaires, certains secteurs n’ont pu bénéficier de ce sursis et sont aujourd’hui encore en grande difficulté.

L’absence d’évènements sportifs et culturels dynamisants pour l’industrie touristique de l’île au cours des prochains mois présagent d’une fin d’année difficile », a souligné Susan Soba, la directrice Générale de l’Île de la Réunion Tourisme.


La durée de séjour sur l’île augmente à 21 jours

Dans ce contexte sanitaire favorable aux hébergements individuels, les locations saisonnières sont le premier choix d’hébergement marchand pour les touristes.

Autre effet notable de ce contexte particulier : la durée de séjour sur l’île, habituellement stable autour de 17 jours, augmente à 21 jours.

« Nous restons confiants malgré un contexte inédit. Nous croyons à la capacité de résilience, de rebond et de transformation de notre industrie. Nous œuvrons pour un tourisme de sens, responsable et durable reflet du vivre-ensemble réunionnais.

Notre capacité à proposer aux voyageurs d’aujourd’hui et de demain une nature préservée, terre d’aventure et d’évasion, des écosystèmes riches reconnus au patrimoine mondial de l’Unesco, une culture authentique et riche seront des atouts indéniables.

Nous continuons également de maintenir la visibilité et le rayonnement de l’île à travers des campagnes nationales importantes en prévision des fêtes de fin d’année et de la saison 2021 », a conclu Susan Soba.

Source : La Réunion accuse un recul de 48,5% des visiteurs extérieurs au 1er semestre 2020
Un communiqué signé par la «communauté des professionnels de santé de la Réunion » alerte les autorités sur le danger épidémique représenté par les arrivées de personnes en provenance de l’Océan Indien, notamment de Mayotte.
Les signataires constatent une recrudescence de cas importés de Covid-19 à la Réunion depuis la zone Océan Indien, « ce qui risque de compromettre la relative accalmie que nous vivons depuis le déconfinement, en faisant courir un risque épidémique à notre département » souligne ce texte.

Les évacuations sanitaires depuis Mayotte ne sont pas en cause, elles sont encadrées allant directement d’un hôpital à un autre. En revanche il y aurait, selon ces médecins, trop de personnes arrivant hors contrôle :

des rapatriements sanitaires, parfois avec des accompagnants, réalisés par des compagnies d’assurance en provenance de Madagascar arrivent actuellement sur l’île avec un cadrage sanitaire inexistant ou inadapté et sont vus en consultation sans le respect des mesures de quatorzaine préalables.

Ces professionnels de santé de la Réunion demandent aussi une limitation des vols en provenance de Mayotte, où le virus circule activement, et un contrôle strict des rapatriements sanitaires.

Il ne s’agit pas, bien évidemment, de paralyser l’île mais de trouver ensemble les solutions qui permettront d’éviter une catastrophe sanitaire tout en permettant la reprise de la vie économique

conclut ce communiqué.

Source : Des médecins de La Réunion demandent la limitation des voyages depuis Mayotte et les autres îles
A l’arrêt depuis plusieurs semaines, certains secteurs sont en crise. Pour ceux du tourisme ou de la culture, la relance de l’activité ne pourra pas se faire sans soutien. L’ensemble des acteurs de ces secteurs ont établi un plan de spécifique.
L’économie réunionnaise, tout comme la nationale, doit faire face à de grosses difficultés avec la crise Covid. La reprise d’activité n’est pas assurée pour toutes, d’autant que certaines se sont retrouvées totalement à l’arrêt durant de nombreuses semaines et pourraient le rester si rien ne change.

Outre les mesures nationales, un plan de soutien de plus de 80 millions d’euros a été proposé par la Région Réunion dans le cadre d’un Plan Régional de Soutien exceptionnel au monde économique. Les entreprises réunionnaises impactées par la crise Covid ont ainsi pu bénéficier, pour certaines, d’aides parmi 5 dispositifs : le Fonds de Solidarité Nationale, le Fonds de Solidarité Régional, le Fonds de Garantie Régionale, les Prêts Rebonds et le chèque numérique renforcé.

Dimanche 24 mai, le gouvernement annonçait, l’exonération de près de 3 milliards d’euros des charges sociales des entreprises de secteurs particulièrement touchés, le tourisme compris. Si la mesure reste bonne à prendre, les critères d’attribution restent flous, comme pour les autres mesures selon certains professionnels locaux du tourisme. Thierry Chapuis a recueilli leurs réactions.

Un plan spécifique pour le Tourisme local

Si les structures touristiques sont concernées par ces mesures économiques, cela ne suffit pas à faire face aux pertes d’un secteur totalement mis à l’arrêt durant cette crise sanitaire. Hier, mardi 26 mai s’est tenu un comité de pilotage pour un Plan de Relance du Tourisme Réunion.

Des acteurs, tels que l’Etat, la Région, le Département, l’IRT, les compagnies aériennes, les syndicats et les groupements professionnels y ont participé. Déjà le 16 mai dernier, la Région proposait un Plan de Solidarité Tourisme de 27 millions d’euros afin de relancer l’économie de proximité des acteurs touristiques réunionnais avec les touristes locaux.

Favoriser le tourisme local

L’annonce d’un “Chèque Mon île 974” a alors suivi. La relance passera donc par la stimulation du marché local, via des dispositifs incitatifs notamment. La piste de démarches solidaires envers des cibles de clientèles particulières telles que le personnel soignant a également été abordée lors du comité de pilotage.

Selon ses membres, l’idée est de proposer à plus de  55 000 familles, selon leur quotient familial, ainsi qu’aux salariés ayant travaillé sans relâche durant la crise et le confinement, comme les personnels de santé, les éboueurs, les livreurs, les caissiers, des employés de commerce ou encore les acconiers, un chéquier de 15 chèques de 20 euros. Il devrait être valide de juin à décembre 2020.  Une enveloppe de 17 millions d’euros est ainsi consacrée au lancement de ce dispositif, une partie du budget de la Continuité Territoriale sera réorientée pour cela.

Fonds de relance et campagne de communication

Un Fonds de Relance et de Soutien aux acteurs touristiques avec un financement FEDER de 10 millions d’euros a été confirmé par le président de Région, Didier Robert. Il doit permettre aux entreprises de réunir l’ensemble des conditions sanitaires nécessaires à l’accueil des consommateurs.

Une grande campagne de communication sur les produits touristiques locaux avec les plus beaux sites de La Réunion sera également réalisée par l’IRT et la FRT, des moyens supplémentaires leur seront ainsi alloués.

Des pistes pour la culture et l’événementiel

Les secteurs de la culture et de l’évènementiel était également à l’ordre du jour de ce comité de pilotage. Leur remise en activité a été estimée indispensable, pour cela l’adaptation des opérateurs aux mesures sanitaires devra être accompagnée.  Les grands évènements sportifs et culturels font aussi la renommée de la destination Réunion, réaffirme la Région.

Des corridors sanitaires évoqués pour reprendre les liaisons aériennes

La question de la possibilité de lever les restrictions aériennes et rouvrir le ciel aérien a été abordée. Il s’agirait alors de faire de la liaison Métropole – Réunion une ligne “pilote” en matière de sécurité sanitaire. Des corridors sanitaires pourraient ainsi être mis en place depuis l’aéroport de départ à celui d’arrivée et des solutions alternatives à la quatorzaine d’arrivée trouvées.

Enfin, la reprise des croisières pourra être envisagée à conditions que 3 “points-clés” soient résolus : les infrastructures pour l’accueil des croisiéristes dans le respect des règles sanitaires, informer les compagnies de croisières sur les mesures déployées localement et prendre en compte leurs besoins, et enfin rassurer la population réunionnaise en s’inscrivant notamment dans une logique Océan Indien en matière de sécurité sanitaire.

Source : Coronavirus : un plan de relance pour le tourisme réunionnais

Le secteur croisière est en pleine restructuration avec le départ de Costa croisière qui touche ainsi 6 destinations de la région, réunies sous le label Iles Vanille. Elles vont devoir s’engager sur la qualité de leur accueil.

L’association des Iles Vanille s’est donné comme mission de développer le secteur de la croisière dans l’Océan Indien. “Passant de 14.000 passagers en 2014 à près de 50.000 croisiéristes en 2018, cette mission est couronnée de succès, estiment ses dirigeants, pour qu’elle soit durable dans le temps, cette augmentation doit s’accompagner d’une qualité de service optimale lors de chaque escale, quelle que soit l’île sur laquelle on se trouve.”

La Fédération Réunionnaise du Tourisme (FRT) a en charge l’accueil des navires de croisière à La Réunion. “Cette escale a été reconnue pour la qualité des techniques d’accueil par les compagnies de croisière.”

Les deux organismes ont ainsi décidé de signer un partenariat permettant à la FRT de proposer aux acteurs de l’accueil des croisiéristes aux Seychelles puis à Madagascar, de suivre le protocole développé à La Réunion. Le tour de Maurice, les Comores et Mayotte viendra, “pour que l’Océan Indien soit reconnu pour la qualité de ses escales en plus de la beauté de ses paysages.”

Accueil au ponton croisiéristes à Mamoudzou

Pour Didier Dogley, Ministre du Tourisme, de l’Aviation Civile, des Ports et de la Marine, et Président des Iles Vanille, « Ce partenariat permet de s’assurer que toutes les îles présentent un même niveau de qualité dans l’accueil des navires et de leurs passagers. Les compagnies de croisière attendent des prestations de haut niveau et nous montrons que nous prenons en main notre destin ».

« Nous travaillons en collaboration avec les institutions touristiques de chaque île pour les accompagner dans la mise en place de processus rassurant les compagnies. La Réunion a travaillé depuis plusieurs mois à la bonne gestion opérationnelle de son accueil en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés » déclare Azzedine Bouali, Président de la Fédération Réunionnaise du Tourisme.

Rappelons que les Iles Vanille réfléchissent à la mise en place d’un concept de croisières régionales, face à la défection de la compagnie Costa Croisières de la zone océan Indien.

Source : L’engagement sur la qualité d’accueil des croisiéristes à La Réunion doit se généraliser aux autres îles

Dès le mois de mars 2020, le croisiériste Costa ne débarquera plus à La Réunion, annonçait l’Eco Austral la semaine dernière. En effet, le géant touristique abandonne les croisières dans l’océan Indien pour se recentrer sur des zones plus rentables, telles l’Asie, la Caraïbe, les Émirats ou la Méditerranée.

Pourtant, depuis 2018, La Réunion accueillait un nouveau géant des mers, le Costa Victoria, et en juin, la compagnie annonçait l’arrivée d’un navire encore plus gros, le Costa Mediterranea. Le revirement est total, donc, le croisiériste misant désormais sur destinations à plus forte attractivité. En 2017, La Réunion avait accueilli près de 70 000 croisiéristes, avec des retombées économiques conséquentes, chaque voyageur en escale dépensant environ 70€ par jour.

Gérard Argien, directeur de la Fédération régionale du Tourisme, se dit navré de la nouvelle, mais tempère néanmoins, affirmant que “95% des touristes en escale sont agréablement surpris par l’île”, et affirmant que l’accueil des voyageurs sur place n’est pas en cause dans l’abandon de la destination océan Indien par Costa.

Déclaration de Costa Croisières :

Notre processus de planification des itinéraires de croisière repose sur quatre piliers principaux: la satisfaction des clients, la sécurité, la faisabilité nautique et l’accessibilité. Nous travaillons chaque jour pour rendre nos invités heureux, c’est notre principal objectif lorsque nous concevons un itinéraire, qui est une partie très importante de l’expérience de la croisière. En parallèle, nous n’oublions pas les connexions et la possibilité d’excursions à terre que nous pouvons offrir en conjonction avec le produit. Afin de dépasser les attentes et les désirs des clients, nous analysons les tendances des marchés, les résultats de l’année écoulée, nous répondons aux commentaires des formulaires et nous réalisons des enquêtes en conséquence.

Nous pouvons proposer une grande variété d’offres. Grâce à la solide expérience de la Compagnie et à la flexibilité de la flotte de Costa, nous sommes en mesure de personnaliser les itinéraires en fonction des souhaits de nos clients. Néanmoins, nous sommes toujours tournés vers l’avenir et examinons nos processus dans une perspective d’innovation responsable. Nous pensons que ceci est obligatoire non seulement car cela pourrait représenter un avantage concurrentiel, mais principalement parce que nous voulons évoluer vers un développement durable, pour penser à un avenir durable.

Nous confirmons que notre engagement est intact pour l’océan Indien. Nous travaillons constamment en étroite collaboration avec les agences de voyages de la région pour développer davantage le marché et développer et élargir le portefeuille de produits de nos clients.

Pour l’hiver 2020/21, notre objectif est de proposer aux habitants de la Réunion et de Maurice un éventail de nouvelles routes intéressantes et très appréciées, telles que les Emirats, l’Asie ou les Caraïbes. Nous prévoyons également de renforcer notre offre dans la région méditerranéenne. Fin octobre, notre équipe rencontrera les agents de voyages de l’océan Indien pendant deux jours à bord du Costa Mediterranea afin de leur présenter notre vaste offre. Nous sommes sûrs qu’ils apprécieront nos propositions.

Source : Costa Croisières déserte La Réunion

Le mouvement des Gilets jaunes a affecté le premier semestre, mais les perspectives sont bonnes sur l’ensemble de l’année 2019.

Pour sa 20ème année de présence sur le salon IFTM Top Resa, l’Ile de la Réunion Tourisme (IRT) est venue en force avec dans ses bagages une trentaine d’exposants, hôteliers, transporteurs, réceptifs et agences de voyages… Une présence d’autant plus dynamique que l’île de l’océan Indien devrait enregistrer sa deuxième année record en 2019 même si les 234 400 arrivées touristiques enregistrées de janvier à fin août laissent apparaître une baisse de 3%. « Nous avons souffert des Gilets jaunes sur les autres marchés européens mais les prévisions sont bonnes pour le second semestre, ce qui nous permettra de finir à l’étale. Notre destination a connu déjà cinq années de croissance avec 534 000 visiteurs l’an dernier contre 405 000 en 2014. A ce chiffre, il faut ajouter 40 000 croisiéristes, segment que nous souhaitons développer », précise Susan Soba, la nouvelle directrice générale de l’IRT.

La métropole, un marché mature

Autre point de satisfaction, le tourisme d’agrément est devenu supérieur au tourisme affinitaire, avec une moyenne de séjour de 17 jours et des dépenses en hausse. « Nos visiteurs viennent vraiment pour découvrir notre destination. Ainsi, les combinés Réunion-Maurice ou Réunion-Seychelles ne représenteraient plus que 15% des visiteurs au premier semestre », ajoute-t-elle.
Si la métropole assure les plus gros volumes à destination de « l’île intense », un marché « mûr » selon Susan Soba, elle espère diversifier enfin les arrivées touristiques en mettant notamment l’accent sur les pays germanophones, l’Allemagne constituant le 2ème marché, devant Maurice. « Nous devons relancer la dynamique sur les pays germanophones après les Gilets jaunes qui ont dissuadé ces clients de venir jusqu’à notre destination française, a fortiori avec un transit à Roissy CDG », précise Sarah Lheritier, qui vient également de prendre ses fonctions de directrice marketing et communication de l’IRT. La mise en place d’une liaison directe avec l’Allemagne est espérée prochainement. La compagnie Turkish Airlines serait également intéressée pour desservir l’aéroport de Saint Denis.

Pour aller plus avant et toucher de nouvelles clientèles, la Réunion a mis en place des ambiances de territoires avec les cirques, le volcan, les Hauts, l’Est, le Sud… « Symbolisée par des d’expériences, chaque ambiance est déclinée sur les canaux digitaux afin de donner envie aux voyageurs de venir passer leurs vacances sur l’île », ajoute Susan Soba qui vise les « aventuriers actifs » qu’ils soient millennials ou plus âgés. Des influenceurs sont utilisés dans cette stratégie. L’affichage promotionnel n’est toutefois pas oublié, la Réunion dépensant 16M€ par an dans sa communication. « Nous allons toutefois désormais étudier le retour sur investissement de cette communication sur l’économie et l’emploi local », souligne-t-elle. Une nécessité pour répondre aux exigences du conseil régional mais aussi car ces fonds publics hexagonaux sont abondés par l’Europe.

Source : La Réunion : le tourisme rebondit au deuxième semestre

La fréquentation touristique a légèrement baissé début 2019, mais l’Ile de La Réunion Tourisme reste optimiste. Hausse du tourisme d’agrément, des locations saisonnières plus prisés que les hôtels, des touristes venant de métropole : ce qu’il faut retenir de ce début d’année.

Alors qu’en 2018, la fréquentation touristique a atteint un record à La Réunion, le premier semestre 2019 enregistre une légère baisse. Au total, sur le premier semestre, 234 405 touristes ont été accueillis dans l’île. Toutefois l’Ile de La Réunion Tourisme (IRT) tempère. Le chiffre baisse, mais c’est “le second meilleur résultat jamais enregistré sur cette période, à 3% derrière le bilan record affiché lors du premier semestre 2018, et à 7,5% de plus qu’en 2017”.

© IRT
© IRT

Le tourisme d’agrément domine le tourisme affinitaire

Sur les premiers mois de l’année, si les touristes de loisir restent majoritaires avec 90,7% de la fréquentation totale, l’IRT remarque que pour la première fois le nombre de touristes d’agrément surpasse le nombre de touristes affinitaires.

Selon l’Ile de La Réunion Tourisme, l’île intense “confirme ainsi son attractivité auprès du marché métropolitain et attire de plus en plus de visiteurs qui ne voyagent pas pour rendre visite à de la famille ou des amis”.

Regardez les précisions de Réunion La 1ère : 

Les chiffres du tourisme à La Réunion
Tourisme : 2018 année record , 2019 en léger recul

84 % depuis la métropole

Avec 84% de la fréquentation totale, soit 197 556 visiteurs, la métropole reste le marché émetteur principal de La Réunion. “C’est une progression de 3,4% par rapport à l’année dernière”, remarque l’IRT. Nos voisins de la zone Océan Indien comptent, aujourd’hui, pour 9% du nombre de visiteurs extérieurs accueillis sur l’Île. Les Mauriciens sont les plus nombreux à venir nous rendre visite. Le tourisme d’affaire progresse légèrement et représente aujourd’hui 8,8% de la fréquentation totale.

© IRT
© IRT

Les locations saisonnières devant les hôtels

Une fois sur l’île, plus de la moitié des touristes (51,2%) optent pour un hébergement marchand, c’est une légère hausse comparée à 2018. Pour la première fois, les locations saisonnières ont accueilli une part plus importante de voyageurs que les hôtels classés. Ce mode d’hébergement de plus en plus populaire a été choisi par 21,4% des visiteurs, contre 21,2% pour l’hôtellerie classée. Comme en 2018, la durée moyenne du séjour reste de 17 jours.

Le succès des croisières

Côté mer, entre janvier et avril 2019, 23 navires de croisière ont jeté l’ancre près de  nos côtes pour une escale, soit un bateau de plus que l’an dernier. En revanche, la capacité des navires était plus importante. Cette année, 40 879 croisiéristes qui ont posé pied à La Réunion, soit une croissance exceptionnelle de 77,3% par rapport à l’an dernier.

Optimisme pour 2019

Enfin l’IRT évalue les recettes issues du tourisme extérieur à 1 million d’euros par jour avec 182 millions d’euros dépensés, pour ce début d’année. Optimiste, l’ïle de La Réunion Tourisme estime que “les prévisions pour la fin d’année 2019 et la haute saison qui se profile confirment d’une bonne dynamique pour le tourisme réunionnais et les professionnels du secteur”.

Source : Une légère baisse de la fréquentation touristique au premier semestre 2019

Coopération/économie-tourisme Réunion-Madagascar

Le Président de la Région, Didier ROBERT s’est entretenu, dans le cadre d’un déplacement officiel à Madagascar, avec le Ministre des Affaires Etrangères, Naina ANDRIANTSITOHAINA ainsi qu’avec le ministre du tourisme et des transports, Joël RANDRIAMANDRADRANTO. Deux entretiens sous le signe d’une coopération renforcée autour des questions du tourisme, des échanges commerciaux, de la biodiversité. De véritables enjeux pour les îles et qui exigent de partager une même vision et une même stratégie.

Le nouveau Ministre du tourisme et des transports souhaite ainsi engager une nouvelle étape dans la coopération Réunion/Madagascar autour des atouts d’authenticité et de découverte nature dans la Grande île.

Le Président de la Région Réunion et le Ministre du Tourisme partagent une même vision : le développement de produits combinés mettant en avant notre environnement, et des sports de pleine nature, comme le Golf ou le Kitesurf. Une opportunité de faire davantage travailler ensemble les acteurs du tourisme, de positionner aussi les opérateurs réunionnais des secteurs des loisirs et de construire de grands événements communs. Par ailleurs, parmi les axes d’une stratégie commune Réunion/Madagascar : la conquête du marché asiatique qui s’appuiera sur le partenariat Air Austral-Air Madagascar. Le renforcement du nombre de touristes en provenance de Madagascar compte aussi parmi les priorités du Ministre qui a rappelé le potentiel que représente aujourd’hui ce marché pour des séjours de courtes durées à La Réunion.

Parmi les points abordés avec le Ministre des Affaires Etrangères : – le prochain sommet de la COI qui se tiendra en Juin 2020 ; – les projets soutenus dans le cadre du programme européens INTERREG V OI dont la Région est autorité de gestion. Sur une enveloppe de plus de 74 millions d’euros, (dont 63,1 millions du FEDER ), Madagascar bénéficie de prés de 30 millions d’euros de soutiens et porte avec les partenaires tels que l’AFD, 66 opérations dans des secteurs tels que l’innovation, la biodiversité ou la formation. Ce partenariat participe à consolider les liens entre les deux iles mais aussi à dynamiser les échanges économiques, de savoir-faire et d’expertise. La dynamique économique engagée avec les acteurs réunionnais s’affirme et profite aux populations des deux iles. C’est tout le sens de cette coopération régionale. A ce titre, La Réunion participera au prochain Forum économique qui se tiendra les 17-18 septembre à Tananarive.

Source : Réunion-Madagascar Didier ROBERT défend l’idée d’une stratégie commune au service de l’activité, de l’emploi et du rayonnement des îles

FORUM. Cette année, c’est La Réunion qui accueille la 12e édition du Forum économique des îles de l’océan Indien, les 25, 26 et 27 septembre au Moca à Saint-Denis. Thème retenu pour la manifestation : Cap sur l’Afrique. Entre 300 et 400 participants sont attendus de la toute la zone océan Indien et de l’Afrique. Pour donner plus de poids à l’événement, tous les ministres de l’Economie des pays invités (Madagascar, Maurice, Mayotte, Comores, Seychelles) ont été conviés.

Le forum a été lancé en 2005 à l’initiative des chambres de commerce de la zone et de la Commission de l’océan Indien (COI). C’est l’Union des chambres des îles de l’océan Indien (UCCIOI) qui pilotera ces trois jours de rencontres. Des ateliers, des conférences et des rencontres B to B sont prévues.

Ce sera la 3e fois que notre île accueille l’événement après 2006 et 2012. L’occasion de montrer à nos pays voisins l’étendue de nos savoir-faire. “Nous importons à peine 41 millions d’euros de biens de la zone contre 350 millions d’euros de l’Europe. C’est dire si les marges de manœuvre existent dans la zone. Nous exportons pour moins de 2 millions d’euros dans l’océan Indien. Le forum permet de travailler sur deux points importants : l’amélioration de la communication entre pays de la zone ; l’avancée de dossiers communs comme la gestion des déchets ou le tourisme”, explique Ibrahim Patel, président de la CCIR.

“Régler le problème des visas”

Pour lui, un point noir demeure : les difficultés d’obtention des visas qui limitent les échanges économiques entre îles. “Nous devons régler la problématique des visas : même si La Réunion n’appartient pas à l’espace Schengen, les Européens que nous sommes peuvent voyager facilement dans la zone, ce n’est pas le cas de nos voisins. Nous devons mettre en place un visa économique. Nous devons laisser venir sur notre territoire les investisseurs potentiels : on peut vendre autre chose que des déchets valorisables, insiste Ibrahim Patel. La création d’un visa économique pourrait faire fonctionner l’ascenseur économique dans les deux sens. Investir à La Réunion, c’est créer des emplois locaux. Mais nous avons aussi des savoir-faire que nous pouvons vendre à nos voisins”.

“Ce forum sera l’occasion de montrer les potentialités du marché africain et voir comment les entreprises réunionnaises pourraient s’y implanter. N’oublions pas que la zone océan Indien c’est un bassin de 28 millions d’habitants. Nous aborderons plusieurs thématiques comme la souveraineté alimentaire. L’an dernier, le forum à Madagascar avait permis de lancer les premiers combinés inter-îles écotouristiques”, conclut Pascal Plante, président de l’UCCIOI.

Source : Le 12e Forum économique des îles de l’océan Indien aura lieu à La Réunion