© INSTITUT COSTARICIEN DU TOURISME
Le tourisme durable est un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil. Le Fonds Tourisme Durable, mis en place dans le cadre de France Relance et porté par l’Agence de la transition écologique, a pour objectif de soutenir via des aides financières, des opérateurs du tourisme dans leur démarche vers un tourisme durable. Il concerne principalement deux types d’activité : la restauration et les hébergements touristiques.

Le fonds tourisme durable consiste à accompagner des restaurants et des hébergements touristiques vers une résilience économique grâce à un positionnement centré sur la transition écologique. Il accompagnera des projets tournés vers des modèles d’affaires plus robustes face aux enjeux du changement climatique et de crises environnementales, et en phase avec les aspirations de notre temps. ll vise également à donner les moyens aux restaurants et hébergements touristiques de s’engager dans la transition écologique. Les entreprises engagées dans la démarche et bénéficiaires du fonds pourront être accompagnées dans leur transition et aidées à l’investissement.

– Le rôle de l’ADEME

L’agence de la transition écologique (Ademe) participe à la mise en œuvre des politiques publiques dans les domaines de l’environnement, de l’énergie et du développement durable et ce, afin d’accompagner la transition énergétique et écologique en France. Elle met ses capacités d’expertise et de conseil à disposition des entreprises, des collectivités locales, des pouvoirs publics et du grand public, afin de leur permettre de progresser dans leur démarche environnementale.  L’Agence intervient pour accompagner les acteurs du tourisme dans leur transition vers le tourisme durable. L’Ademe sensibilise et informe sur l’impact du tourisme sur le changement climatique, sur la pression sur les écosystèmes et sur l’utilisation des ressources mais également des impacts du changement climatique sur le secteur du tourisme. Elle finance des acteurs du tourisme dans le cadre d’appels à projet pour les accompagner à la transition écologique. L’Ademe intervient ici comme un des opérateurs de l’Etat pour le plan de relance, France Relance.

– Objectifs de cet Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI)

L’objectif de cet Appel à Manifestations d’Intérêt (AMI) est d’identifier les organisations qui seront partenaires de l’Ademe pour le déploiement du Fonds Tourisme Durable sur les territoires, aux échelles nationale, régionale ou infra-régionale.
Les organisations candidatant à l’AMI porteront un programme qui s’inscrit dans les objectifs poursuivis du Fonds Tourisme Durable. Si leur programme est retenu et qu’elles en font la demande, elles pourront bénéficier d’une subvention de l’Ademe pour les aider à conduire ce programme. Les organisations partenaires seront le relais local de l’opération.

Elles pourront notamment :
– Identifier, mobiliser, sur le territoire et/ou le domaine de compétence de l’organisation, au moins 20 structures touristiques (restaurants commerciaux et/ou hébergements touristiques) respectant les conditions d’éligibilité du Fonds Tourisme durable
– Déployer des moyens de support technique éligibles à une aide via le Fonds Tourisme Durable (réalisation par le partenaire ou en sous-traitance), pour accompagner les structures touristiques
– Assister les structures touristiques éligibles à une aide du Fonds Tourisme Durable pour la complétion de leur dossier sur la plateforme https://agirpourlatransition.ademe.fr/entreprises/
– Accompagner les restaurants et hébergements touristiques dans leurs démarches de tourisme durable, pendant l’ensemble du programme.
– Animer les structures touristiques engagées, en mettant en place une dynamique collective entre ces structures touristiques : partage d’expérience entre pairs, interventions externes, etc.
– S’appuyer sur les outils et actions de communication, d’animation et de formation mis à disposition par l’Ademe sur le Fonds Tourisme Durable.
– Si elles bénéficient d’une subvention de l’Ademe, tenir l’Ademe périodiquement informée de l’état d’avancement de la mise en œuvre du programme d’action au travers des outils de reporting fournis par l’Ademe et lui faire part des difficultés éventuellement rencontrées ;
s’impliquer dans les instances d’animation des partenaires et relais qui seront mises en place par l’Ademe au niveau régional et/ou national.

– Calendrier

Compte tenu du contexte, il est attendu une très forte réactivité et mobilisation des organisations partenaires. L’objectif du Fonds Tourisme Durable est de réaliser les diagnostics et d’élaborer les plans d’actions à partir du mois de mars 2021, afin de notifier les premiers contrats
d’accompagnement au plus tard au 2ème trimestre 2021. Pour être alignés avec ce calendrier, les programmes seront mis en œuvre dès le 1er trimestre 2021.

Un volet “slow tourisme” est également intégré à ce fonds et fera l’objet d’un appel à projets distinct.

Source : Un “fonds tourisme durable” pour soutenir les opérateurs du tourisme

2/3 des voyageurs souhaitent s’appuyer sur les professionnels pour s’assurer que leur voyage est durable, selon une étude menée par Orchestra.

A l’heure où certains s’interrogent sur le monde d’après, Orchestra a mené une étude* sur les attentes des voyageurs en termes de tourisme durable.

Cette étude a été réalisée auprès d’un public de voyageurs aguerris (52% des sondés voyagent plus de 2 fois par an).**

Parmi les résultats à retenir en numéro 1: c’est le rôle central que les voyageurs souhaitent que les professionnels endossent.

En effet 2/3 d’entre eux désirent s’appuyer sur l’expertise de ces derniers (compagnies aériennes, croisiéristes, hôteliers, voyagistes) pour mettre en place des programmes d’absorption et un quart plaident même pour que cela devienne obligatoire.

Et dès lors que la question du prix est abordée, près de 3 voyageurs sur 4 sont prêts à payer plus cher (d’au moins 5%) pour s’assurer que 100% des émissions liées à leur voyage sont absorbées.


Les préoccupations environnementales aussi pendant le voyage

Autre question soulevée par l’étude, celle de la lisibilité des actions mises en place et des labels.

Si 40% des voyageurs déclarent regarder les engagements RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) lors de l’achat d’un package, une large majorité (70%) trouvent que cette information est présentée de façon trop confidentielle et attendent donc une plus grande lisibilité.

Cela pourrait se traduire par l’apposition d’un label compréhensible par chacun ou par la mise en place d’une grille de notation environnementale.

Une fois arrivés à destination, la prise de conscience des voyageurs reste vive puisqu’une majorité d’entre eux (respectivement 52% et 57%) remarquent les efforts des hôteliers et sont prêts à consommer exclusivement des produits locaux.

Lorsque l’on traite de l’impact environnemental, les questions de l’eau, du plastique, du traitement des déchets et de la gestion de l’énergie sont clés. Et sur ces éléments concrets, les voyageurs se disent prêts à ne plus avoir de bouteille en plastique et utiliser des gourdes prêtées par l’hôtel (93%), garder la même serviette de toilette pendant une semaine et ne plus prendre de bain (82%).

« Dans une période extrêmement difficile pour notre secteur, cette étude nous indique que l’expertise des professionnels est reconnue et qu’elle est aussi attendue en termes de préoccupations environnementales. On note que les actions déjà menées sont appréciées par les voyageurs. Une dynamique durable est en train de naître et professionnels comme voyageurs s’inscrivent dans cette démarche d’amélioration continue. » indique Christian Sabbagh, Président Fondateur d’Orchestra.

*Au cours des mois d’août et de septembre 2020, une étude en ligne a été menée auprès de 893 voyageurs (en partenariat avec le portail travel, Voyager Loin) pour récolter cette précieuse matière à réflexion.
Source : Tourisme durable : 2/3 des voyageurs souhaitent s’appuyer sur l’expertise d’un professionnel

La Commission chargée des questions économiques et financières de l’Assemblée générale de l’ONU, a adopté, par consensus, une résolution présentée par le Maroc, sur la “Promotion du tourisme durable y compris l’écotourisme pour l’éradication de la pauvreté et la protection environnementale”.

Cette résolution met notamment en évidence l’importance, face à la crise de Covid-19, de favoriser la coopération internationale pour que la reprise du tourisme devienne une priorité et qu’elle soit conçue de manière responsable et écologique, tout en protégeant les plus vulnérables et en appuyant les tissus économiques locaux. Grâce à la campagne dynamique menée par le Maroc, la résolution a été coparrainée par 94 Etats membres appartenant aux différents groupes régionaux.

Le leadership du Maroc dans les enceintes multilatérales de l’ONU sur cette question consacre le rôle pionnier du Royaume solidaire et entreprenant sur la scène nationale et internationale pour le développement durable, conformément aux hautes orientations du Roi Mohammed VI, notamment en termes d’accompagnement des secteurs vulnérables aux chocs induits par la crise du coronavirus, tels que le tourisme.

Dans ce contexte, la résolution marocaine a mis en relief plusieurs éléments, notamment l’importance d’appuyer le secteur touristique pour établir la base de sa récupération après la crise COVID-19. La résolution met en exergue également la tenue de la prochaine Assemblée mondiale du tourisme prévue à Marrakech, en 2021.

Lors de l’adoption de cette résolution, le Maroc a réitéré son appui à l’Organisation mondiale du tourisme (OIT). Les travaux de l’Assemblée mondiale du tourisme seront cruciaux pour un engagement crédible et responsable en faveur du tourisme, secteur clef de développement durable dans ses trois dimensions économique, environnementale et sociale. De même, l’Assemblée mondiale du tourisme constitue une opportunité unique pour la communauté internationale afin de renforcer le repositionnement du tourisme mondial vers des pistes durables et résilientes.

A travers une action concertée, les pays et les parties prenantes du tourisme ambitionnent d’initier une réponse collective, tout en favorisant des plans de relance touristique et des investissements dans l’économie durable et citoyenne.

Dans le contexte actuel difficile, la chute soudaine et massive du nombre de touristes à travers le monde constitue une menace aux emplois et aux économies et impacte les tissus des coopératives, des petites et moyennes entreprises qui vivent de ce secteur. D’où l’importance de la coopération internationale pour hâter la relance du tourisme de manière responsable et écologique, et appuyer les tissus économiques locaux.

Source : ONU: adoption par consensus de la résolution Marocaine sur la promotion du tourisme durable

Un accord-cadre a été signé, vendredi, entre l’Agence de Formation dans les métiers du Tourisme (AFMT) et l’Agence allemande de Coopération internationale (GIZ) pour former 1250 agents du secteur touristique, soumis au chômage technique.

L’accord vient appuyer le projet de “Développement du Tourisme Durable”, qui consiste à former des affiliés de la Fédération Tunisienne des Agences de Voyage (FTAV), la Fédération Tunisienne des Restaurants Touristiques (FTRT) et la Fédération tunisienne des guides agrées de tourisme (FTGAT).

La formation, prévue le premier semestre 2021, permettra aux professionnels de l’activité touristique d’acquérir de nouvelles compétences. Ils recevront, par ailleurs, une prime de présence de l’ordre de 300 dinars.

Signé par le directeur de l’Agence de formation, Ahmed Jemal, le représentant de la GIZ et la directrice du projet “Développement du tourisme durable”, cet accord s’inscrit dans le cadre de la coopération établie entre le ministère du Tourisme, l’Union européenne et l’Agence allemande.

Source : Tourisme : Accord-cadre avec la GIZ pour former 1250 professionnels du secteur touristique

«Jamais les bailleurs de fonds n’ont mobilisé autant de financements pour le tourisme tunisien», a fait savoir Mouna Gliss, directrice générale de la coopération internationale, au ministère du Tourisme. Et ce, dans une interview accordée à l’Agence TAP. Malgré la crise qui frappe de plein fouet le tourisme tunisien, des bailleurs de fonds internationaux s’intéressent toujours à ce secteur. Et en particulier l’hébergement alternatif. Pour un tourisme durable.
Les bailleurs de fonds se mobilisent pour le tourisme durable. Pour la première fois, les Etats-Unis projettent de mobiliser à travers l’Agence USAID, entre 30 et 50 millions de dollars (l’équivalent de 82 et 137 millions de dinars). Et ce, dans le cadre du programme « Visit Tunisia » pour le développement du tourisme durable, durant les 5 prochaines années. Annonce-t-elle.

« Quelque 50,5 millions d’euros (environ 164,3 millions de dinars ) sont également, mobilisés par l’UE, la GIZ et la coopération suisse, dans le cadre de «Tounes Wijhetouna ». Le programme d’appui à la diversification du tourisme et du développement des chaînes de valeur de l’artisanat s’étalera de 2020 à 2024″.

La responsable explique « cet engouement » par l’importance du rôle que peut jouer le tourisme dans le développement durable et dans l’emploi. Une étude de l’Organisation mondiale du tourisme réalisée en 2018 a montré qu’un emploi créé dans le tourisme entraîne la création de 4 autres, indirectement.

Les programmes de coopération en cours ont été développés après près de 2 ans de négociations, auxquelles ont été associées toutes les parties concernées. Y compris la société civile dans les régions. Ils visent à compenser des défaillances caractérisant l’offre touristique tunisienne, selon la directrice.

Remédier aux défaillances
Ces défaillances ont trait au manque de diversification des produits et des circuits innovants. Ainsi qu’à l’absence de valorisation des richesses régionales et du patrimoine existant. Le manque de main-d’œuvre qualifiée et de formation. Et à la saisonnalité du secteur. Selon un document élaboré par le ministère du Tourisme.

Pour parer à ces défaillances, il a été décidé de développer le marché intérieur et les modes d’hébergement alternatif. En vue d’étaler la saison touristique et de résorber le chômage, particulièrement des jeunes et des femmes. Autant d’objectifs auxquels ont souscrit les bailleurs de fonds internationaux.

A l’horizon 2023/2024, le ministère du Tourisme compte tripler le nombre de nuitées passées dans les hôtels de charme, les pensions de famille, les gîtes ruraux et les maisons d’hôtes agrées par l’ONTT, contre environ 2 millions de nuitées actuellement, précise Gliss. Le coût de la nuitée est estimé en moyenne à 150 dinars.

Parallèlement au développement des modes d’hébergement alternatif, les fonds mobilisés dans le cadre de la coopération internationale permettent, notamment, de mettre en œuvre des nouveaux produits touristiques axés sur l’écotourisme et le tourisme culturel et durable.

Le programme « Tounes Wijhetouna», lancé en 2019, a permis jusqu’à présent, de développer la route cinématographique outre les préparatifs en cours pour lancer un appel à candidature pour le développement de la route gastronomique en 2021. Ce programme se poursuivra jusqu’à 2024, pour le développement de deux autres routes thématiques disposant «d’un produit du terroir phare et présentant un fort potentiel touristique », à savoir la route sportive et de plein air et le circuit culturel.

La route cinématographique, validée en octobre dernier, sera prête en juillet 2021. Elle permettra à des touristes cinéphiles « de partir sur les traces de 15 sites de Tunis à Tataouine, ayant servi au tournage de films cultes, tels que le Patient anglais, Star wars, Indiana Jones, Black Gold ou encore Life of Brian.

Des destinations seront, en outre, développées dans le cadre de ce programme, dans les villes de Tunis, Tozeur, Mahdia, Le Kef et Zaghouan. Celle de Tunis comprend l’aménagement de parcours cyclable et pédestre à Carthage (les travaux ont été lancés en avril dernier), outre le réaménagement en cours du site historique et du musée de Carthage et l’amélioration de la qualité de l’accueil sur les lieux, précise Gliss.

Au moins 5 produits seront développés par destination. Avec la collaboration de Suisse Contact. Le programme œuvre à favoriser l’échange et le soutien des jeunes entreprises innovatrices «Grow Together» pour des solutions numériques dans le tourisme.

Le programme de tourisme durable table sur le développement de 10% du chiffre d’affaires de 800 micro, petites et moyennes entreprises, l’emploi de 1000 personnes, dont 500 femmes et 300 jeunes et la conclusion de 15 transactions commerciales avec des acteurs privés.

Quant au programme « Visit Tunisia », élaboré par l’Agence USAID et lancé cette année, il s’articule autour de 4 axes en l’occurrence : le renforcement de la compétitivité de la Tunisie en tant que destination touristique; l’accroissement des investissements et des revenus liés au tourisme; l’aménagement d’un environnement propice à une croissance soutenue du secteur et l’engagement du secteur privé dans l’élargissement de l’offre et la qualité du tourisme alternatif. Un appel d’offres pour le choix de l’organisme d’excution de ce programme a été lancé debut novembre. Ce programme apporte de nouvelles méthodes de travail et prévoit en particulier la création d’un fond de soutien et de nouveaux mécanismes de financement pour les acteurs privés, outre l’élaboration d’un plan stratégique à long terme et d’un plan de positionnement pour le tourisme alternatif tunisien, précise la directrice de la coopération internationale.

Synergie et marketing territorial
Des synergies sont créées entre les différents programmes, dont les fruits commencent à être visibles particulièrement, à travers le projet de développement du tourisme durable dans le sud-est tunisien qui oeuvre à développer trois destinations emblématiques dans la région en l’occurrence Djerba, Dahar et Ksar Ghilane. La destination de Dahar a déjà pu améliorer ses résultats et a moins souffert de la crise du COVID.

Le projet de développement du tourisme durable dans le sud-est tunisien, qui se poursuit jusqu’à 2023, prévoit « le développement et la diffusion à large échelle de méthodes d’offres de formation, de marketing territorial et de mode de gouvernance inclusifs destinés notamment aux jeunes dont des rapatriés et aux femmes ».

D’après Mouna Gliss, le projet apporte une nouveauté en matière de marketing territorial à travers la « Destination Management Organisation » (DMO), concept qui permet de réunir tous les intervenants dans le produit pour travailler au marketing territorial.

Outre l’apport américain et européen, le département du tourisme espère relancer la coopération avec la JICA (agence de coopération japonaise), qui a été son partenaire, après la révolution dans le projet de développement du tourisme saharien auprès de la clientèle asiatique. Le Projet n’a pas eu le temps d’aboutir en raison des restrictions de voyage imposées par les chancelleries étrangères sur le déplacement des touristes après les attaques terroristes de 2015.

Gliss affirme que le département s’intéresse à l’expérience canadienne en matière de formation du personnel touristique. Il en va de même pour l’expérience chinoise en matière de développement des startups spécialisées dans la digitalisation des services touristiques et hôteliers. Celles ci permettent notamment, de réduire les contacts humains, option ardemment souhaitée après la crise de COVID.

Ainsi, grâce aux différents programmes réalisés dans le cadre de la coopération internationale, dans 5 ans le tourisme tunisien gagnera en compétitivité, mais il faut d’abord veiller à mettre en œuvre d’autres conditions notamment la promotion du transport terrestre et aérien (particulièrement l’open sky) et la digitalisation pour s’adapter aux changements que la crise covid ne manquera pas d’apporter dans le marché touristique dans le monde, conclut la responsable.

Source : Des bailleurs de fonds internationaux se mobilisent pour un tourisme durable en Tunisie

Conférence sur le Tourisme responsable du Salon RSE et des IDD disponible en replay

Cette session, organisée en étroite collaboration avec Madagascar Hotel Consultant (Sponsor platinum), présente les enjeux du tourisme responsable pour Madagascar et explore les avantages et bonnes pratiques en la matière.

Inspiration, tendances et actions concrètes, découvrez le contenu de ce webinar d’1h15 à travers l’intervention de représentant d’acteurs locaux et internationaux.

Profitez du replay de cette conférence dès à présent en cliquant sur ce lien :

Selon une étude réalisée par Orchestra, les voyageurs accordent un rôle central aux professionnels de l’industrie en matière de tourisme durable.

Réalisée en ligne auprès de 893 voyageurs aguerris*, l’étude montre que deux tiers des personnes interrogées désirent s’appuyer sur l’expertise des compagnies aériennes, hôteliers, voyagistes, … pour mettre en place des programmes d’absorption. Un quart d’entre eux plaident même pour que cela devienne obligatoire.

Par ailleurs, près de 3 voyageurs sur 4 sont prêts à payer plus cher (d’au moins 5%) pour s’assurer que 100% des émissions liées à leur voyage sont absorbées. Et si les engagements RSE d’une entreprise sont regardés par 40% des sondés lors de l’achat d’un package, une large majorité (70%) trouve que cette information est présentée de façon trop confidentielle et attend donc une plus grande lisibilité. Cela pourrait se traduire par l’apposition d’un label compréhensible par chacun ou par la mise en place d’une grille de notation environnementale, selon l’enquête.

93% ne veulent plus de bouteille en plastique
Les voyageurs admettent également qu’une prise de conscience de la part des touristes est nécessaire. Ainsi, 52% des personnes interrogées font attention aux efforts déployés par un hôtelier, à destination, tandis que 57% d’entre elles sont prêtes à consommer exclusivement des produits locaux. Les voyageurs se disent également prêts à ne plus avoir de bouteilles en plastique et utiliser des gourdes prêtées par l’hôtel (93%), à garder la même serviette de toilette pendant une semaine et à ne plus prendre de bain (82%).

« Dans une période extrêmement difficile pour notre secteur, cette étude nous indique que l’expertise des professionnels est reconnue et qu’elle est aussi attendue en termes de préoccupations environnementales. On note que les actions déjà menées sont appréciées par les voyageurs. Une dynamique durable est en train de naître et professionnels comme voyageurs s’inscrivent dans cette démarche d’amélioration continue », indique Christian Sabbagh, le président et fondateur d’Orchestra.

L’offre doit donc répondre à la demande, en tout cas chez ceux qui ont l’habitude de voyager par l’intermédiaire de professionnels du tourisme. La transformation du tourisme est lancée, et elle revêt de nombreuses dimensions qui seront discutées lors du forum A World for Travel, organisé du 4 au 5 novembre à Evora, au Portugal.

*52% d’entre eux voyagent au moins deux fois par an

Source : Tourisme durable : 66% des voyageurs aguerris comptent sur les pros

L’association Acteurs du tourisme durable (ATD) publie un document de 52 pages pour accompagner l’industrie sur le chemin de la neutralité carbone.

Le livre blanc « Tourisme & Changement climatique » d’ATD permet de « comprendre le changement climatique » et de « s’engager concrètement dans une transition bas-carbone ». Mesurer son empreinte, la réduire, mettre en place une démarche d’adaptation de son entreprise au changement climatique, évaluer son exposition face à ce phénomène, …  De nombreuses thématiques sont abordées sous des formes ludiques : bonnes pratiques, solutions, fiches techniques, témoignages, cartes, focus thématiques. Le livre est disponible gratuitement au format PDF, ou par envoi postal, contre une participation de 9 euros TTC. Plus d’informations sur le site de l’association.

Source : ATD publie son livre blanc « Tourisme et Changement climatique »

“Le tourisme durable n’est pas seulement une tendance croissante aux voyages. Cela devient également une priorité sinon un impératif moral pour les entreprises touristiques du monde entier”: c’est ce qu’a affirmé ministre du Développement industriel, des PME et des Coopératives, Soomilduth Bholah lors du lancement du programme de certification du tourisme durable, organisé par la Tourism Authority en collaboration avec SME Mauritius et le Mauritius Standards Bureau, dimanche 5 octobre.

“De plus en plus, les voyageurs et les fournisseurs de voyages cherchent à obtenir la confirmation que des pratiques de durabilité sont en place”, a-t-il ajouté. Cela en présence de l’Ambassadeur l’Union européenne à Maurice, Vincent Degert, du Secrétaire permanente du ministère, Mme Ahmed, du directeur de la Tourism Authority, Lindsay Morvan, de La directrice générale du Mauritius Standards Bureau, Sandhya Boygah.

“Conformément au «Sustainable Island – Mauritius Project», la certification à la norme MS 165: 2019 a un rôle de plus en plus important à jouer, consolidant notre positionnement de destination touristique de haut niveau tout en garantissant la pérennité de l’industrie”, a déclaré le ministre Bholah.

Pour ce projet, a-t-il indiqué, la Tourism Authority, SME Mauritius et le Mauritius Standards Bureau travaillent ensemble pour aider les PME du secteur du tourisme à s’engager sur la voie de la durabilité. Il a souligné que le programme fait partie du projet Sustainable Island Mauritius financé par l’UE, qui vise à l’écologisation de la chaîne de valeur du tourisme.

L’objectif est d’augmenter le nombre de touristes des marchés internationaux en renforçant les compétences et les performances en matière de durabilité des opérateurs mauriciens sélectionnés.

“À la suite des récents défis et compte tenu des nouveaux modes de déplacement, il est fermement convaincu qu’une croissance soutenue de l’industrie doit profiter d’un stand solide de l’industrie pour se positionner en tant que destination verte grâce au renforcement des capacités des opérateurs conduisant à un Certification internationale reconnue”, a affirmé Soomilduth Bholah. Il a souligné que le programme couvrira le coût de la certification du Bureau des normes de Maurice dans le cadre de la certification approuvée par le Conseil mondial du tourisme durable (GSTC) MS 165: 2019.

En vertu de cet accord, a-t-il indiqué, une subvention de 20 000 roupies sera allouée aux organisations éligibles pour un maximum de 60 participants, toutes les PME, au cours de ce premier lot d’admission, réparties comme suit:

  •  40 opérateurs dans le secteur de l’hébergement
  • 20 opérateurs dans le secteur des tournées

“Être durable implique l’adoption des bonnes pratiques pour améliorer ses processus de gestion. Cela impliquera une transition vers l’utilisation de technologies permettant de réduire les coûts, un avantage concurrentiel grâce à une meilleure efficacité et une réduction des coûts d’exploitation”, a affirmé le ministre Bholah. Cela avant d’ajouter: “En même temps, il démontre le respect des exigences légales et réglementaires et augmente les ventes en attirant des clients soucieux de l’environnement.”

Le tourisme durable ne se traduit pas par une entreprise qui essaie de faire de son mieux sur un marché donné, a-t-il déclaré. “Mais c’est plutôt l’ensemble de l’industrie du tourisme qui résiste aux défis environnementaux et sociétaux en explorant des idées, des solutions et des stratégies sur la manière de développer les entreprises touristiques et de gérer les opérations de manière durable”, a affirmé le ministre Bholah.

Source : Bholah: “Le tourisme durable devient également une priorité”

« Le monde après Covid-19 : Madagascar durable »

Tel est le thème de la cinquième édition du salon de la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE) et des Initiatives pour le Développement Durable (IDD).

Il s’agit du rendez-vous annuel incontournable des acteurs engagés et qui s’activent pour adresser les enjeux environnementaux et sociétaux à Madagascar. « C’est une source d’inspiration et de structuration pour les organisations qui souhaitent se lancer; et une opportunité de partage et de communication pour les experts et ceux déjà engagés dans la démarche. Son objectif est de faciliter la rencontre et les échanges entre acteurs, experts et le grand public. Le salon offre un espace de réflexions et de partages des innovations, des nouvelles approches, des bonnes pratiques et des leçons apprises en termes de RSE ».

Madagascar Hôtel Consultant : Des solutions pour une hôtellerie-restauration durable

Philippe-Jean, fondateur du cabinet MHC, animera une conférence Jeudi 22 Octobre à 17h : “Le tourisme responsable comme solution de relance d’un secteur en difficulté”. Ne manquez pas le rendez-vous!

Les problématiques sociales et environnementales actuelles ont d’ailleurs poussé le cabinet à intégrer à ses services un ensemble de solutions responsables adaptées aux enjeux du secteur et primordiales à un développement durable du tourisme à Madagascar. Découvrez-les Jeudi 22 et Vendredi 23 octobre sur notre stand virtuel lors de ce salon 100% en ligne.

Retrouvez toutes les informations sur le salon en cliquant ICI.