Les palmes du tourisme durable reviennent à la rentrée pour la 3ème édition

FORTS DU SUCCÈS DES DEUX PREMIÈRES ANNÉES, LES PALMES DU TOURISME DURABLE SE PRÉPARENT À REVENIR POUR UNE 3ÈME ÉDITION !

Organisées par l’association ATD – Acteurs du Tourisme Durable et le media professionnel Tourmag.com, elles mettront une nouvelle fois à l’honneur les initiatives les plus innovantes en matière de développement durable dans le tourisme, portées par des professionnels engagés.
Les candidatures ouvriront en septembre 2019, toujours réparties en 7 catégories : Transport / Voyage / Hébergement / Loisirs / Territoire & Destination / Information & Formation / Start-Up.
Préparez d’ores et déjà votre dossier ou parlez-en autour de vous !

Source : Les palmes du tourisme durable reviennent à la rentrée pour la 3ème édition

France. Ils sont hôteliers, restaurateurs, et ont décidé de s’engager pour le durable…

Où en est-on côté durable dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration ? Quelles sont les avancées réelles ? Lors d’une table ronde organisée par l’Ecole française de gastronomie et de management hôtelier Ferrandi Paris, un panel de professionnels du tourisme, chercheurs et consultants ont détaillé les nombreuses mesures concrètes qu’ils ont mis en place pour aller au-delà des déclarations de bonne intention et montrer qu’ il est aujourd’hui possible de combiner rentabilité économique, professionnalisme, plaisir, et développement durable !

Le plaisir avant tout !

Il faut le répéter, le scander, le marteler, le plaisir avant tout – quand le durable n’est pas antinomique du bien être et du bien-manger. Restaurateurs engagés, François Pasteau (L’Epi dupin) et Simon Auscher (Tannat et Anna) n’ont cessé de le rappeler. C’est avant tout une belle assiette garnie concoctée avec de bons produits, frais, de saison, parfois venus d’un potage partenaire ou personnel, qui va garantir la fidélité du client. Quant au durable, on peut ou pas communiquer sur ses actions, mais ce n’est pas l’argument premier. Et certains ont plus la fibre que d’autres… François Pasteau : « J’avais ça dans mon ADN, une éducation, des valeurs familiales, mais il faut rappeler qu’en 1978, quand je suis entré dans le métier, de nombreux chefs travaillaient avec cet esprit, en respectant le produit. Je continue ainsi et je le transmets à mes équipes. Mais attention, je ne suis pas un intégriste du durable, on fait au mieux, avec nos propres contradictions. » Simon Auscher : « Je crois que ça a basculé le jour où on a reçu des oignons du Maroc, là on s’est dit stop, et on a décidé de travailler avec des produits locaux en choisissant la solution d’un potager bio partagé avec l’association Tomato & Co. Ils sont à moins d’une heure de Paris et on peut ainsi contrôler notre carte. » L’Epi Dupin aussi, avait fait le choix du potager Tomato & Co mais à la longue, cela s’est avéré trop cher et il a préféré se tourner vers d’autres fournisseurs.

Durable, oui, mais rentable, envers et contre tout !

Car l’équation est complexe, hôteliers et restaurateurs sont en permanence sur un fil, pris entre le plaisir client, l’exigence économique, et l’envie de faire au mieux pour la planète. Et les chiffres sont là, rappelés par Ophélie Mugel, enseignante chercheuse à Ferrandi : le tourisme au niveau mondial représente  8% des GES (gaz à effet de serrre). Une nuit d’hôtel 10,5 kg de CO2… Il y a urgence. Mais comment faire ? General Manager du Marriott Renaissance Arc de Triomphe, Solveig Herth explique  que leur bête noire reste le plastique. « Nous n’avons pas encore trouvé d’alternative aux bouteilles d’eau en plastique, indispensables pour nos clients qui paient entre 400 et 700 € la nuitée. Mais, avec 7 000 hôtels dans le monde, près d’un million de chambres, je vous laisser imaginer le nombre de bouteilles. On réfléchit sérieusement à une autre solution, également recevable pour nos clients. » Et si le groupe hôtelier est aussi préoccupé, c’est qu’il a d’ores et déjà une politique proactiveen matière de développement durable, avec la valorisation de ses déchets alimentaire par Moulinot, un partenariat avec WWF autour de la pêche durable, la mise en place de l’étiquette environnementale avec Betterbly tourism et de nombreuses actions et mobilisations  de ses équipes internes (courses d’orientation autour de collectes de déchets, footing utiles, etc.). Solveig Herth : « La mise en place de l’étiquette environnementale implique une analyse poussée de nos chambres (15% !), de nos produits, de nos consommations. Nous avons ainsi identifié qu’au petit-déjeuner, 30% de nos coûts venaient des fruits frais, que nous avons choisi de présenter différemment. Surtout, grâce à cet investissement, nous avons gagné 33 000 € en énergie non dépensée. » Un chiffre confirmé par Hubert Vendeville, CEO de Betterfly tourisme, rappelant que l’intérêt de la démarche, au-delà de la note délivrée par l’étiquette (pas toujours flatteuse au départ), aide avant tout à optimiser ses coûts dans le sens du durable : « En moyenne, nous pouvons aider à optimiser les coûts à hauteur de 83 centimes par client, soit 1,66 € par chambre. Pour un groupe comme le Marriott où il est question d’un million de nuitées par an, on arrive effectivement à une échelle comprise entre 20 000 et 40 000 € d’économie. »

Labels ? Oui ou non ? Tout est possible !

Toutefois, le groupe Marriott a fait le choix de ne pas afficher ses labels. Il préfère se concentrer sur l’animation de ses équipes et des actions concrètes. C’est au-delà du client. A l’Epi Dupin, François Pasteau a quant à lui fait le choix de se passer des labels. « Je ne fais pas la course au label, mais j’opte pour des produits de saison, de proximité, et je l’utilise de A à Z. On préfère payer plus cher le produit mais mieux le valoriser. Par exemple, je vais récupérer le jus de cuisson de mes causses de petits pois pour faire un sorbet. Il faut être inventif ». Ce qui ne l’empêche pas d’être également très investi, notamment à travers la présidence d’Ethic Ocean, association qui a fait de la pêche durable le cœur de son action avec, chaque année, l’édition d’un guide des espèces. Simon Auscher, en revanche, a réalisé avec le label Ecotable qu’il y avait une clientèle sensible au durable qui venait aussi pour cela : « Les clients sont en attente du durable. On reçoit des personnes qui viennent pour le label et nous ont connu par Ecotable. Je n’avais jamais vu ça avant. » Et chez Tannat et Anna aussi, les actions concrètes sont nombreuses : réception de carcasses d’animaux ou de bêtes entières pour éviter la prolifération du plastique des emballages sous vide, recyclage des déchets en énergie, mise en place d’un menu végétarien, etc.

Et demain d’autres encore pour s’engager ?

Une chose est donc bien claire, les choses bougent dans l’hôtellerie et la restauration et ce, concrètement ! Les plus avant-gardistes ont bien compris que le client du moment apprécie ceux qui se démènent pour le développement durable. Évidemment, la route est encore longue, l’engagement demande du temps, n’exclut pas les contradictions, refuse l’intégrisme, s’envisage en paliers, en marges de progression. François Pasteau : « Il faut rester honnête. On a tous nos contraintes, nos contradictions. A l’inter saison, j’ai des radians sur ma terrasse, je n’ai pas le choix, même si ce n’est pas économe en électricité. En revanche, je trie mes biodéchets, et cela me coûte 250 € de taxe d’ordure ménagère par an à laquelle s’ajoutent 400 à 500 € par mois de valorisation. » Et puis, comme le rappelle Ophélie Mugel, il faut faire envie aux consommateurs, rendre l’alimentation durable sexy. Or, le client d’aujourd’hui est un être « fragmenté, pris entre recherche d’expériences, envie de bien-être mais courant toujours après le temps… Pas facile pour les professionnels de s’adapter à autant de paramètres. Dans la salle, une question fuse, une jeune fille travaille chez un traiteur et s’interroge sur comment trouver des fournisseurs responsables pour des produits calibrés quand les commandes arrivent du jour au lendemain. La contrainte de l’immédiateté complique la donne. Simon Auscher propose d’essayer un maraîcher bio à Rungis. François Pasteau relève avec la malice l’utilisation du mot « calibré » pour définir les produits. « Attention, précise-t-il, c’est à l’homme à s’adapter à la nature, pas l’inverse. » C’est si juste, même s’il faut se réjouir que toute la chaine jusqu’aux traiteurs comment à s’interroger et à trouver des solutions plus durables. Oui, la route est encore longue, mais déjà, les chemins de traverse se multiplient !

Source : Ils sont hôteliers, restaurateurs, et ont décidé de s’engager pour le durable…

Tourisme durable : Pourquoi les professionnels du tourisme doivent agir ?

Il n’y a pas un jour où on ne parle pas d’une information sur le respect de l’environnement. Et les entreprises de tourisme sont particulièrement visées. Elles doivent également démontrer les efforts entrepris pour un meilleur environnement. Si le sur-tourisme est réel dans certaines villes ou monuments, il faut bien reconnaître que le « bashing » sur le tourisme est parfois irréaliste.

Qu’est-ce que le sur-tourisme ?

Le sur-tourisme n’est pas un problème nouveau. On a même repris, en 2012, un terme anglais qui semble plus expressif : «  l’ over-tourisme ». Il a commencé à faire les gros titres durant l’été 2017.

Ce n’est pas en raison de l’augmentation du nombre de touristes, qui n’avait pas été particulièrement spectaculaire. Ce phénomène a été produit par une soudaine réaction des habitants des endroits concernés.

Airbnb a d’ailleurs été utilisé comme un bouc émissaire car des milliers de lits ont été soudainement mis à disposition dans des villes et villages du monde entier, sans aucune sorte de planification.

Les chambres s’ouvrent dans des quartiers déjà saturés et, à mesure que le concept de partage de la maison devient de plus en plus commercialisé, la demande d’appartements signifie que les loyers sont augmentés et que les populations locales sont chassées.

Si Airbnb a été un détonateur, il est loin d’être le principal acteur.

Au contraire, il s’agit plutôt d’un symptôme de sur-tourisme que de l’une des causes principales. Les gouvernements locaux et nationaux et les offices de tourisme pensent depuis longtemps « que plus c’est mieux ».

Une année touristique «réussie» est généralement considérée comme une année au cours de laquelle le nombre de touristes a considérablement augmenté.

Peu importe que ces chiffres concernent les passagers de navires de croisière, de clients d’hôtel, de routards ou de visiteurs haut de gamme; le nombre est tout ce qui compte.

Les autorités locales n’ont pas voulu prendre de mesures afin de limiter le nombre de visiteurs de quelque manière que ce soit.

Un autre sujet sur l’over-tourisme est le transport low-cost

La disponibilité des vols bon marché ont particulièrement saturé l’Europe ces dernières années. Il est souvent moins cher de voyager en avion de Paris à Barcelone que de prendre un train de Paris à Nice.

Les compagnies aériennes, dites régulières, suivent sur le plan tarifaire en imposant comme les compagnies low-cost le bagage enregistré ou le siège. Mais il faut avouer que ce n’est pas en taxant le coût du kérosène que nous trouverons une solution.

Les nouveaux avions consomment nettement moins qu’auparavant. L’émergence de carburants moins polluants devrait réduire la pollution. Par ailleurs, si on reste encore sceptique sur un appareil volant à l’électricité, les ingénieurs trouveront la solution un de ces jours.

L’ over-tourisme » touche de célèbres lieux dans le monde

Certaines destinations font la une sur l’over-tourisme. On pense immédiatement à Venise ou Barcelone. On peut voir dans le monde des mesures pour limiter le trop plein de touristes.

Par exemple, la Chine a annoncé qu’elle limiterait les visites dans la section la plus populaire de la « Grande Muraille » afin de lutter contre la surpopulation touristique.

Pour cela, la vente de billets et de réservation en ligne sera lancée. Cette section de la Muraille a accueilli environ 10 millions de touristes l’année dernière, atteignant plus de 80 000 visiteurs par jour.

Un autre exemple est à signaler en Inde. Le célèbre Taj Mahal devrait imposer une limite de trois heures aux visites touristiques afin de lutter contre les problèmes de surpeuplement.

Le mausolée peut accueillir jusqu’à 50 000 touristes par jour et environ sept millions de personnes visitent le site chaque année.

Certaines villes, opérateurs, compagnies aériennes commencent à agir…

Désormais, beaucoup d’acteurs du tourisme agissent aussi bien pour l’environnement que pour l’aide aux populations locales. Certaines villes comme Barcelone, Venise ou Dubrovnik commencent à agir car les habitants (leurs électeurs) s’agitent.

Venise par exemple va faire payer aux touristes une taxe d’entrée. Mais dans le même temps traîne pour proposer une solution aux navires de croisières. On interdit certaines plages célèbres comme Maya Bay en Thaïlande.
Mais les autorités ont beaucoup de difficultés à agir car le tourisme est bon pour le commerce, pour les hôtels et bon pour le PIB.
Certaines entreprises veulent adopter une attitude responsable comme Air France, TUI et bien d’autres.

Air France a voulu marquer le coup

Air France a fait une annonce qu’on reprit tous les médias sur ses efforts environnementaux. La compagnie aérienne a annoncé aujourd’hui sa décision d’éliminer 1 300 tonnes de plastique à usage unique.

Elle a également promis d’éliminer 210 millions d’articles en plastique à usage unique d’ici fin 2019. Ils seront remplacés par des alternatives durables sur tous les vols. C’est bien. Mais si on réfléchit un peu, on voudrait savoir ce qui est fait pour remplacer le kérosène !
En attendant, les constructeurs produisent des avions de moins en moins gourmand.

TUI tente le tourisme durable depuis plusieurs années

En 2018, 9,2 millions clients TUI ont séjourné dans des hôtels dotés d’une certification de durabilité reconnue. Par rapport à l’année précédente, ce nombre a augmenté de 12 %.

Les hôtels certifiés émettent en moyenne 10 % moins de CO2 par jour que les installations classiques. Ils produisent 24 % moins de déchets, consomment 19 % moins d’eau douce et utilisent 23 % plus d’électricité verte. Au total, 81 % des hôtels et centres de villégiature TUI ont déjà passé une certification de durabilité en 2018. À la fin de 2018, le groupe TUI était parvenu à éviter l’utilisation de 140 millions de pièces de plastique jetable. Les hôtels ont pu se passer de 112 millions d’articles en plastique.

Les émissions des compagnies aériennes de TUI ont chuté

Selon TUI, les compagnies aériennes du groupe figurent déjà parmi les compagnies les plus éco-énergétiques. Cette affirmation vient d’une organisation allemande « atmosfair » qui contribue activement à la réduction des émissions de CO2 en promouvant, développant et finançant les énergies renouvelables dans plus de 15 pays du monde.

Cette organisation compare les 200 plus grandes compagnies aériennes du monde. TUI Airways (UK) a de nouveau pris la première place du classement, TUI fly (Allemagne) a obtenu la quatrième place.

En outre, TUI s’efforce en permanence d’améliorer encore l’empreinte environnementale du secteur des croisières, par exemple en investissant dans de nouveaux navires éco-énergétiques. Entre 2015 et 2018, les émissions de CO2 ont été réduites de 11,7 % par nuit/passager.

ATR : Agir pour un tourisme responsable

Depuis 2004, ATR rassemble les professionnels du voyage engagés dans un tourisme à visage humain. Les professionnels du tourisme, membres actifs de l’association, s’impliquent dans leurs actions ; ils affirment et mettent en œuvre les valeurs d’ATR en :
– encourageant le développement d’un tourisme qualitatif et responsable ;
– favorisant une répartition plus juste des retombées économiques entre tous les acteurs du voyage ;
– faisant respecter et valoriser le patrimoine culturel et naturel ;
– diffusant une information claire et sincère aux voyageurs recherchant authenticité, qualité et respect des personnes et des sites ;
– participant aux actions du collectif.

L’association ATR a développé un système d’évaluation externe de l’engagement des opérateurs de voyage souhaitant non seulement agir pour un tourisme responsable mais aussi faire la démonstration de leur engagement. Les opérateurs de voyage engagés sont donc invités à apporter la preuve des actions effectivement mises en place pour un tourisme responsable puis à faire contrôler ces preuves par un organisme de garantie compétent et indépendant.

Plusieurs entreprises ont adhéré à cette association dont bien sûr le groupe Voyageurs du Monde mais également de grands voyagistes comme TUI, Thomas Cook, Les Ateliers du voyage ou Nomade. On vous en dit un peu plus sur le groupe Salaün.

Salaün Holidays d’engage depuis longtemps dans le tourisme durable par des actions multiples

C’est donc tout naturellement qu’il a adhéré, dès 2016, à l’association ATR (Agir pour un tourisme responsable) qui regroupe de nombreux acteurs du tourisme soucieux d’améliorer l’impact de leur activité sur la planète et ses habitants.

Michel Salaün indique : « Pour faire
reconnaître notre engagement, et apporter la preuve que les beaux discours sont ancrés dans une réalité bien concrète, nous nous sommes lancés parallèlement dans la préparation de la labellisation ATR en structurant notre démarche RSE et nos actions de tourisme responsable ».

Salaün Holidays agit dans 6 pays : soutien d’associations ou de projets à visée environnementale, réalisation de son bilan carbone, plantation d’arbres….

Les hôteliers traînent les pieds

Si les clients ne sont pas très nombreux à choisir absolument un eco-hôtel ; la plupart des hôteliers ne semblent pas être très en pointe sur la question environnementale. C’est d’ailleurs très énervant d’entrer dans une salle de bain, où systématiquement, on vous propose de garder votre serviette de bain pour contribuer à l’environnement. Une majorité d’hôtels applique cette formule que pour économiser le lavage et le changement de serviette.

Pourquoi ne pas sensibiliser le client en lui offrant un avantage chaque fois qu’il gardera sa serviette de bain ? On y croirait un peu plus. En
attendant, certains groupes font sérieusement le travail. C’est le cas de « Nordic Choice Hotels »

Des mesures concrètes dans ce groupe hôtelier scandinave

Nordic Choice Hotels, l’un des plus grands groupes hôteliers de Scandinavie (comprenant des chaînes telles que Clarion Hotel , Comfort Hotel et Quality Hotel), reconnaît qu’en faisant partie de la société, ils contribuent par défaut à alourdir l’environnement. Mais au lieu de simplement réfléchir à cette question, ils en ont pris la responsabilité et ont décidé de faire partie de la solution, en fixant des normes élevées pour tous leurs hôtels et partenaires.

La promesse contribue non seulement à la réduction de l’impact environnemental de chaque propriété grâce à des mesures durables, mais elle encourage également l’engagement positif du personnel et rend les invités heureux.

Par exemple, la certification ISO 14001 de tous les hôtels de la chaîne s’engage dans l’amélioration du traitement des déchets, la consommation d’énergie et l’utilisation de l’eau.
L’objectif inclut les options alimentaires durables (telles que les politiques sur les espèces inscrites sur la liste rouge, l’écologie, l’huile de palme durable et le gaspillage alimentaire), ainsi que le commerce éthique et les initiatives locales dans chaque hôtel.

Source : Tourisme durable : Pourquoi les professionnels du tourisme doivent agir ?

Verdir le tourisme bleu : la nécessaire transition vers un tourisme côtier et maritime durable pour protéger nos océans et le climat

Un nouveau rapport, qui sera présenté lors du Blue Tourism Forum qui se tiendra à Paris le 20 juin 2019, souligne la nécessité d’améliorer le suivi, la coopération et les schémas de gouvernance entre l’industrie du tourisme, les décideurs et les communautés locales, afin de réduire considérablement l’impact du tourisme côtier et maritime sur l’environnement, en particulier sur les ressources océaniques, aériennes, terrestres et aquatiques, tout en assurant sa résilience aux événements climatiques et en augmentant sa contribution au développement durable.

Représentant 10% du PIB mondial et de l’emploi, les voyages et le tourisme constituent l’une des plus grandes industries du monde, soutenue par une croissance de 3,9% en 2018, bien au-dessus de la croissance moyenne du PIB mondial (3,2%). Si un tourisme bien planifié peut être une source de revenus, d’emplois et de dynamisme économique, le tourisme de masse exerce, lui, de fortes pressions sur les écosystèmes côtiers subissant déjà une forte pression anthropique. En effet, le tourisme international génère déjà 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, principalement par le biais du transport aérien. Par ailleurs, il est une source majeure de gaspillage, de déchets, de pollutions marines, de surconsommation d’énergie et d’eau et d’artificialisation des sols, ce qui contribue in fine à l’effondrement de la biodiversité, à la réduction de la résilience aux événements climatiques et à la fragilisation des écosystèmes. Les impacts négatifs du tourisme de masse, provoqués par l’émergence des croisières de luxe et le développement des stations balnéaires dans le monde, mettent en péril les moyens de subsistance de millions de personnes vivant sur les côtes, fortement tributaires de la qualité de l’océan et des ressources naturelles pour leur sécurité alimentaire et l’accès à l’eau. Les destinations en forte croissance, généralement situées dans des pays vulnérables et ayant des ressources techniques, financières ou politiques insuffisantes, ont une capacité très limitée d’adaptation aux conséquences du changement climatique telles que l’élévation du niveau de la mer, les inondations, les incendies ou les tempêtes, et ont une faculté réduite à diminuer la pollution de l’environnement ou l’épuisement des ressources naturelles.

Impacts environnementaux et sociaux du tourisme de masse

Ce rapport fournit une évaluation de l’état du tourisme côtier et maritime dans le monde, en se concentrant sur les principales régions marines telles que la Méditerranée, les Caraïbes, le Pacifique et l’océan Indien. Il identifie les principaux acteurs, les tendances futures, les problèmes communs et un ensemble de solutions pour verdir le tourisme bleu dans les resorts, hôtels, croisières et établissements d’éco-tourisme.

Tourisme côtier et maritime durable

Jeremie Fosse, président de l’association eco-union et co-fondateur de l’initiative déclare : « l’industrie touristique côtière et maritime, qui est l’un des secteurs économiques connaissant la plus forte croissance au monde et soutenue par de grandes entreprises internationales, doit réduire considérablement son impact environnemental négatif sur les écosystèmes naturels tout en augmentant ses bénéfices sur les communautés locales afin de garantir sa propre durabilité économique sur le long terme ».

Julien Rochette, du programme océan de l’IDDRI et co-fondateur de l’initiative, souligne « le besoin d’un renforcement de la coopération à l’échelle régionale et globale pour rendre le tourisme compatible avec les engagements internationaux comme les Objectifs Développement Durable (ODD) et l’Accord de Paris sur le climat. »

L’initiative Blue Tourism

A travers l’initiative Blue Tourism, un groupement d’organisations internationales de la société civile coordonné par l’association eco-union, le think-tank IDDRI et l’ONG Planète Mer, avec le soutien de l’ADEME et du Fond français pour l’environnement mondial (FFEM), vise à améliorer la durabilité environnementale et sociale du tourisme côtier et maritime grâce au développement de projets innovants sur le terrain comme des labels écologiques, des programmes de sciences participatives et des mécanismes de gouvernance autour de trois régions marines vulnérables: la Méditerranée, l’océan Indien occidental et les Caraïbes.

Source : Verdir le tourisme bleu : la nécessaire transition vers un tourisme côtier et maritime durable pour protéger nos océans et le climat

Philippe-Jean ARNOU, auditeur Green Globe

Photo de couverture : Hôtel Akoya – La Réunion

Green Globe est la première certification au monde, dédiée au développement durable du tourisme.

Green Globe est un SYSTÈME DE MANAGEMENT du développement durable conçu spécialement pour l’hôtellerie, le tourisme et les loisirs. Ce système offre un ensemble de solutions et d’outils pour vous accompagner dans votre démarche de développement durable et certifier votre performance environnementale et sociétale.

Aujourd’hui, des centaines d’organisations touristiques dans le monde ont choisi Green Globe pour structurer leur démarche de développement durable.

Les étapes

L'ACCOMPAGNEMENT

  • Diagnostic
  • Définition d'un plan d'action
  • Formation
  • Montage du dossier de candidature

Le processus

Madagascar Hôtel Consultant est membre du réseau d’experts internationaux, François Tourisme Consultants, leader international en matière de conseil et de formation pour l’hôtellerie et le tourisme dans le domaine de l’environnement et du développement durable, ET PARTENAIRE PRIVILÉGIÉ DE GREEN GLOBE depuis de nombreuses années.

C’est riche de cette expertise que nous vous accompagnerons en amont dans la mise en place interne de votre démarche.

L'AUDIT

  • Préparation de l'audit
  • Audit sur site
  • Analyse et rapport d'audit

Une fois la demande de certification effectuée, c’est un auditeur externe qui assure le suivi, une fois par an au travers d’un audit, il évalue la conformité du système de management ainsi que ses progrès d’années en années face au référentiel.

Afin de vous offrir un service optimal, nous nous engageons à garantir l’indépendance du consultant assurant l’accompagnement et celui de l’auditeur, Philippe-Jean Arnou.

Philippe-Jean ARNOU, auditeur GREEN GLOBE

Riche de plus 35 ans d’expertise dans l’hôtellerie, la restauration et le tourisme, Philippe-Jean a eu le plaisir de travailler pour les plus grands groupes hôteliers du monde et ce à différents endroits de la planète. 

Consultant en hôtellerie, restauration et tourisme durable à Madagascar depuis 2011, il est également auditeur accrédité Green Globe pour toute la partie francophone de l’Océan Indien et de l’Afrique Australe.

Il a entre autre effectué les audits de l’Eden Lodge et de l’Heure Bleue à Madagascar, mais également celui d’Akoya Hôtel à la Réunion.

Contactez-nous dès à présent pour plus d'informations, notre équipe est à votre service.

+261 33 68 481 14

Quatre têtes de réseau du tourisme durable auditionnées à l’Assemblée Nationale Française

Guillaume Cromer, président d’ATD (Acteur du Tourisme Durable), Lionel Habasque, représentant d’ATR (Agir pour un Tourisme Responsable), Caroline Mignon et Gilles Béville, respectivement directrice et président de l’ATES (Association pour le Tourisme Equitable et Solidaire), quatre têtes de réseau du tourisme durable depuis longtemps impliqués dans son déploiement, ont été convoquées par la Commission des Affaires Economiques de l’Assemblée Nationale le 2 mai dernier pour répondre aux différentes questions que se posent les députés afin de mettre en place, on l’espère, une stratégie plus lisible sur ces enjeux cruciaux.

Pourquoi une telle audition ?

Dans un premier temps, l’objectif affiché des parlementaires est de faire un cadrage général sur les données et les grands enjeux du tourisme durable. La demande, issue de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale portait sur une mission d’information relative au tourisme présidée par M. Vincent Rolland, député de Savoie, et dont les rapporteurs sont Mme Marguerite Deprez-Audebert, députée du Pas de Calais et M. Didier Martin, député de Côte d’Or étaient également présents.

Il est intéressant de noter que cette demande d’audition a permis de relier deux études actuellement en cours sur le même sujet qui n’était pas au fait l’une de l’autre, puisque l’ADEME vient de réunir, à la demande du comité interministériel du tourisme, un groupe de travail sur les préconisations stratégiques en matière de tourisme durable à intégrer pour la France, avec pour objectif d’en faire un rapport  qui sera remis à l’automne et présenté au comité prédié par le Premier Ministre. La convocation des têtes de réseaux bien informés d’ATD, de l’ATR et de l’ATES a donc permis d’informer et l’Assemblée Nationale et l’ADEME de leurs études respectives, comme quoi le lobbying pour le tourisme durable a aussi pour résultat de décloisonner le mille-feuille français qui multiplie les études et prospectives parallèles sans toujours trop regarder ce qui se fait chez le voisin…..

Comment a-t-elle été préparée ?

Deux semaines avant l’audition, la commission a envoyé une liste de 24 questions à ATD, l’ATES et ATR, qui se sont réunis pour faire un point et présenter un positionnement cohérent face aux enjeux du tourisme durable en France. Guillaume Cromer précise : « Quelques questions étaient assez orientées, par exemple les députés percevaient le tourisme durable comme un marché spécifique (quels atouts pour la France, quels concurrents, quelle taille du marché, etc.), il a alors été décidé de leur faire comprendre clairement que l’enjeu n’était pas là, mais bien de travailler à l’échelle d’une vraie stratégie de développement durable du tourisme en France et ainsi montrer que la destination France était pionnière dans le monde sur ce sujet. » Chaque réseau a également travaillé de son côté pour tenter de défendre ses sujets avec sa sensibilité propre. ATR qui représente les voyagistes, a ainsi proposé de mettre sur la table le sujet du tourisme émetteur (outgoing), l’enjeu climatique et l’importance de l’évaluation rigoureuse des pratiques. Guillaume Cromer s’est emparé des réseaux sociaux pour faire un appel à témoignage et expliquer le contexte en précisant les points cruciaux qu’ATD s’engageait à défendre (« décarboner » le tourisme, réorienter la pression fiscale sur les activités et produits ayant un impact sur la biodiversité, etc.) et le besoin d’objectifs sociaux et économiques à atteindre pour avoir une véritable stratégie écrite sur ce sujet. Il a notamment été choqué de ne pas voir apparaitre les mots « Climat, biodiversité et train ». L’ATES a établi un parallèle entre l’évolution de la grande consommation et les tendances observées dans le tourisme de rechercher plus de responsabilité et d’équitable dans les choix opérés.

Ce qui en ressort :

Le jour J, lors de l’audition, Guillaume Cromer (ATD), Lionel Habasque (ATR), Caroline Mignon et Gilles Béville (ATES) ont présenté l’historique des enjeux à l’échelle internationale, nationale et plus locale en appuyant sur quelques points importants (les enjeux face à l’urgence climatique, l’enjeu prioritaire de la mobilité intérieure en France, plus d’investissement dans le train, réduire le pouvoir donné au low cost, etc.). Bien que peu nombreux, les députés se sont montrés attentifs aux différentes problématiques exposées malgré des visions différentes liées leurs sensibilités politiques.  Il revient à présent à ATD, ATR et l’ATES de rédiger une note de synthèse pour préciser les positions exposées lors de l’audition sur les enjeux du tourisme durable en France et de les partager massivement dans la profession, au-delà de leurs membres respectifs. Cette synthèse permettra également d’engager les professionnels et de faire du bruit auprès des décideurs et sera validée en amont par des experts clés de la profession.

Un réel pas en avant pour le tourisme durable ?

Engagés depuis toujours pour le tourisme durable, Guillaume Cromer (ATD), Julien Buot, coordinateur ATR et Caroline Mignon (ATES), nous répondent :

Guillaume Cromer (ATD) : «  Pour l’instant, on ne peut pas dire qu’il en ressort des choses impactantes pour notre sujet. Il y a un intérêt et des questions sur le sujet de la part de l’Assemblée nationale, c’est plutôt positif dans ce sens. Après, je ne pense pas que les solutions passeront par là. Il faut former un vrai lobbying citoyen autour de ces sujets pour mettre la pression sur les décideurs à l’échelle nationale ou régionale afin que des décisions courageuses soient prises et fassent effet boule de neige… Les réactions aux publications sur le sujet sur Facebook, Twitter, LinkedIn sont positives car les gens sont bien d’accord qu’il faut opérer une vraie transition du tourisme et que la manière dont on développe aujourd’hui cette industrie nous envoie dans le mur. »

Julien Buot (ATR) : C’était bien que ce soit un opérateur qui échange avec les députés de la commission des affaires économiques. Lionel HABASQUE, membre du comité exécutif d’ATR, est Directeur Général délégué de Voyageurs du Monde. Il a pu témoigner des engagements d’une grande entreprise dans la lutte contre le changement climatique, et préciser que la France est l’une des principales destinations des clients de Voyageurs d Monde. Cette audition permet de nous mettre le pied à  l’étrier en perspective du groupe de travail animé par l’ADEME à la demande du Comité Interministériel du Tourisme. La note que nous allons produire dans ce cadre est aussi une occasion à saisir pour présenter l’écosystème du tourisme durable en France et la complémentarité des actions depuis de longues années par ATD, ATR, ATES, et les membres de plus en plus nombreux de ces trois réseaux. Si l’Etat français a pu être pionner à la fin des années 1990, il a désormais du retard à rattraper sur de nombreux pays. Il pourrait commencer par reconnaître et encourager l’action des acteurs privés et des collectivités locales et coordonner une stratégie nationale ambitieuse de développement durable du tourisme, des loisirs, et des voyages.

Caroline Mignon (ATES) : Réjouissons-nous que ce sujet intéresse nos députées et ministères mais ne crions pas victoire. Les décisions qu’il faudrait prendre peuvent entrer en contradiction avec certains intérêts économiques, aussi ne faut-il pas compter uniquement sur les décideurs politiques mais bien mener une sensibilisation des professionnels et des consommateurs à grande échelle pour favoriser une autre manière d’aborder les vacances et le voyage. En aucun cas, nous ne pourrons nous contenter de mesures à la marge ; nous avons besoin d’une stratégie nationale ambitieuse, en incoming (tourisme réceptif) comme en outgoing (tourisme émetteur), pour que, ici comme ailleurs, la France soit le porte-drapeau d’un tourisme respectueux des cultures, du vivant et du territoire, qui constitue un levier de développement local équilibré et pérenne. Le chemin est encore long !

Le portail voyageons-autrement.com qui, depuis plus de dix ans a également engagé une action de lobbying éditorial, s’engage également à suivre et à relayer la suite de cette audition à l’Assemblée nationale mais aussi les suites du groupe de travail animé par l’ADEME pour le comité interministériel du tourisme sur les préconisations stratégiques en matière de tourisme durable à intégrer pour la France dont le premier groupe de travail s’est réuni le 13 mai. A suivre donc…

Source : Quatre têtes de réseau du tourisme durable auditionnées à l’Assemblée Nationale 

Calendrier des Journées Mondiales: tourisme et développement durable

Êtes-vous un voyageur ou un professionnel du tourisme prônant un modèle de développement plus “durable”, “responsable”, “éthique”? Notez dans votre calendrier ces dates spéciales de journées mondiales: sans téléphone, sans paille plastique, pour l’environnement, les droits des femmes, la paix…  Programmez des posts pour vos réseaux sociaux, préparez des articles pour votre blog, et participez ainsi à partager ces fortes valeurs!

Dates des journées mondiales “tourisme durable”

  • 24 Janvier: Journée internationale de l’éducation #JournéeDelEducation
  • 3 Février: Journée internationale sans paille #JournéeSansPaille
  • 21 Février: Journée internationale des guides touristiques #JournéeDesGuidesTouristiques
  • 3 Mars: Journée mondiale de la vie sauvage #JournéeMondialeDeLaVieSauvage
  • 8 Mars: Journée internationale des droits des femmes #JourneeDesDroitsDesFemmes #8Mars
  • 21 Mars: Journée mondiale des forêts #JourneedesForets
  • 22 Mars: Journée mondiale de l’eau #JournéeMondialeDelEau
  • 22 Avril: Journée de la terre #JournéeDeLaTerre
  • 30 Mai au 5 Juin: Semaine européenne du développement durable #SEDD
  • 2 Juin: Journée mondiale du tourisme responsable #JMTR2019
  • 5 Juin: Journée mondiale de l’environnement #JourneeMondialeDeLEnvironnement
  • 8 Juin: Journée mondiale des océans #JournéeMondialeDesOcéans
  • 18 Juin: Journée de la gastronomie durable #JournéeDeLaGastronomieDurable
  • 21 Juin: Journée internationale de la lenteur #JournéeDeLaLenteur #SlowTourisme
  • 3 Juillet: Journée internationale sans sac plastique #JournéeSansSacPlastique
  • 9 Août: Journée internationale des peuples autochtones #JournéeDesPeuplesAutochtones
  • 15 Septembre: Journée mondiale du nettoyage #WorldCleanUpDay
  • 22 Septembre: Journée mondiale sans voiture #JournéeMondialeSansVoiture
  • 27 Septembre: Journée Mondiale du Tourisme #JournéeMondialeDuTourisme #JMT2019
  • 4 Octobre: Journée mondiale des animaux #JournéeMondialeDesAnimaux
  • 16 Octobre: Journée contre le gaspillage alimentaire #AntiGaspi
  • 8 Décembre: Journée mondiale du climat #JournéeMondialeDuClimat
  • 10 Décembre: Journée internationale des droits de l’homme #JournéeDesDroitsDelHomme
Source : Calendrier des Journées Mondiales: tourisme et développement durable

Afficher sa démarche environnementale en hôtellerie : “le label ne fait pas tout”

Paris – France. Développement durable et RSE suscitent l’intérêt des hôteliers. Mais comment s’emparer de ces sujets ? Faut-il être forcément labellisé ? Réponse avec Jean-Denis Vaultier, fondateur du cabinet Impact Hôtel.

Pour un hôtelier, écologie rime avec économie – notamment d’énergie. Mais il ne faut pas s’arrêter à cela.” C’est l’un des messages que Jean-Denis Vaultier, fondateur du cabinet de conseil Impact Hôtel, a délivré lors d’un atelier organisé au Welcome City Lab, incubateur parisien ciblé sur le tourisme.

Le développement durable repose sur trois piliers : l’économie, l’environnement et le social”, a-t-il rappelé d’emblée. Autrement dit : il faut intégrer ces trois dimensions dans un nouveau modèle économique. “Un modèle calé sur de nouvelles formes de création de valeur ”, souligne le consultant. C’est le cas de la mise en place d’un espace de coworking dans un lobby, qui répond à un besoin pratique et crée du lien social, voire de nouvelles rencontres professionnelles. Une autre façon d’appréhender le durable, qui dépasse le cadre des critères requis par les écolabels hôteliers.

Des hôteliers impliqués dans la limitation des impacts environnementaux 

Un label ne fait pas tout. Il peut enfermer dans un cadre, alors que l’on peut aller plus loin en mettant en place une démarche globale RSE”, explique Jean-Denis Vaultier. Il cite en exemple l’expérimentation ‘étiquette environnementale’ menée par l’Ademe auprès d’une centaine d’hôteliers, impliqués dans la limitation des impacts environnementaux d’une nuit avec petit déjeuner.

À l’aide d’une note (de A à E), l’étiquette environnementale indique aux voyageurs les émissions de CO2, la consommation d’eau, celle de ressources non renouvelables et le pourcentage de produits certifiés bio ou écolabellisés utilisés. Cette note prend en compte toutes les étapes du cycle de vie des équipements de l’hôtel, des produits alimentaires pour le petit déjeuner, des produits d’hygiène et d’entretien, de leur fabrication jusqu’à leur fin de vie, en passant par leur transport : une “démarche globale”, donc.

Le label est un outil, il guide, ce qui aide l’hôtelier, reprend le fondateur d’Impact Hôtel. Mais ensuite, il faut communiquer, faire savoir à ses clients ce que l’on fait pour leur santé et pour le développement durable.” Et ce d’autant que l’obtention d’un écolabel n’apporte pas toujours de réservations en plus. Bien souvent, il n’est qu’un a priori positif en plus pour le client.

Résultat : Jean-Denis Vaultier prône aussi les initiatives personnelles. À l’instar du Zazie Hôtel, à Paris (XIIe). Non seulement il fait travailler des salariés en insertion, mais son petit déjeuner, facturé 9 € et garanti zéro plastique, propose pain sans gluten, lait végétal, fruits de saison… Le tout était à la carte sans aucun écolabel encore affiché sur la façade de l’établissement. Depuis 2018, le Zazie est labellisé Clef verte.

Source : Afficher sa démarche environnementale en hôtellerie : “le label ne fait pas tout”

Les tendances de l’éco-tourisme pour 2019

L’écotourisme est une forme alternative de tourisme et l’une des tendances les plus importantes de l’hôtellerie qui peut profiter à l’environnement ainsi qu’à la rentabilité des hôtels. L’intention fondamentale de ce type de tourisme est de sensibiliser les voyageurs au cadre naturel ou aux lieux qu’ils visitent, de respecter la culture des communautés locales et en même temps de minimiser les effets négatifs de l’activité touristique sur l’environnement.

Les origines de l’écotourisme

L’idée de l’écotourisme est née et a évolué au cours des années 80. La nécessité de protéger l’environnement est devenue plus impérative, afin de protéger l’habitat naturel des interventions humaines pour les générations futures. Les caractéristiques de l’Ecotourisme, concernent principalement les destinations où le patrimoine culturel et environnemental est abondant, dans certaines parties de notre planète. La demande croissante pour d’autres types de tourisme, comme l’écotourisme, l’agrotourisme (ou l’agritourisme) et le tourisme responsable rend attrayantes certaines destinations.

L’importance croissante de l’environnement pour les touristes

Voici des chiffres provenant d’études et d’enquêtes diverses :

  • 35 % des voyageurs dans le monde sont intéressés à réserver des vacances écotouristiques.
  • 96 % des voyageurs pensent que les hôtels et les stations balnéaires devraient être responsables de la protection de l’environnement dans lequel ils opèrent. De plus, la plupart des voyageurs sont prêts à payer plus cher pour un hébergement écologique.
  • 74,5% des voyageurs déclarent que la politique environnementale d’un hôtel peut influencer leur décision d’y séjourner, car les touristes sont aujourd’hui plus enclins à soutenir des entreprises respectueuses de l’environnement.
  • 46% des Allemands pensent que c’est une valeur ajoutée de séjourner dans un logement respectueux de l’environnement.
  • 80% des Néerlandais veulent des informations sur les questions éthiques dans leurs informations de voyage.

Il est essentiel pour l’industrie hôtelière d’adopter ce type de tourisme en pleine expansion et d’intégrer dans sa philosophie tous les concepts essentiels de l’écotourisme. En adoptant les éléments fondamentaux de l’écotourisme, les hôtels verront leurs bénéfices augmenter de manière significative.

Les hôtels en mettant en œuvre les 3 composantes de base de l’écotourisme, la conservation, les communautés et l’éducation parviendront à devenir le pôle d’attraction des voyageurs respectueux de l’environnement. Le tourisme durable est la forme de tourisme qui répond aux besoins des régions touristiques et d’accueil actuelles tout en protégeant et en améliorant les opportunités pour le futur.

Les principaux points sur lesquels l’industrie touristique doit se concentrer

  1. Protection du patrimoine culturel ; ainsi, le patrimoine naturel ajoute de la valeur au patrimoine culturel. Ce mélange de produits crée le cadre idéal pour les hôtels afin de devenir le pôle d’attraction pour les voyageurs.
  2. Promotion de la culture et des traditions locales en fournissant aux hôtes des informations utiles, des conseils et des voyages.
  3. Offrir des incitations pour la reconstruction des monuments du patrimoine culturel et la préservation de l’environnement naturel, puisque le concept de bénévolat et d’offre à la communauté est très développé parmi les voyageurs.
  4. Promotion de souvenirs authentiques ; l’industrie de l’accueil pourrait promouvoir des souvenirs locaux authentiques fabriqués par des gens du pays.
    Coopération avec le secteur public afin de garantir que les hôtels respectent les normes élevées qu’ils ont fixées pour leurs voyageurs.

Les tendances 2019 du tourisme durable

Ces actions soulignent certains des grands principes de l’écotourisme et constituent un très bon point de départ pour ouvrir vos perspectives à l’hospitalité responsable et vous mettre sur la carte des destinations écologiques. En prenant en considération les chiffres susmentionnés, les faits et les tendances émergentes en matière d’écotourisme et de tourisme durable, l’industrie hôtelière peut réaliser un maximum de profits et de taux d’occupation.

Voici les grandes tendances écologiques !

Choisir des logements écologiques et durables

La première étape vers la durabilité consiste à choisir un logement écologique. En fait, 46 % des personnes interrogées associent le concept de tourisme durable au séjour dans un logement écologique. Mais quelles en sont les principales raisons ? 40% choisissent un logement durable parce qu’il contribuera à réduire l’impact négatif sur l’environnement, pour les 34% il représente l’occasion de vivre une expérience en contact avec la communauté locale, alors que les 33% entreprennent cette aventure pour se sentir mieux dans le choix écologique.

L’intérêt des résidents dans les hôtels portera sur:

  • Le refus de produits de nettoyage chimiques
  • La présence de papier hygiénique recyclé, de lumières LED et de meubles fabriqués localement.
  • La présence d’électricité solaire et de robinets à cellules photoélectriques pour minimiser le gaspillage d’énergie et d’eau.
  • La fourniture de vélos aux clients et la promotion du transport vert
  • Le recyclage

Environnement et beautés naturelles !

La raison la plus importante qui pousse les voyageurs à entreprendre un voyage vert est la sauvegarde de l’environnement et des beautés naturelles.

Après avoir constaté l’impact destructeur du tourisme sur certains sites naturels et l’impact positif du tourisme durable sur la population locale. Les voyageurs manifestent leur intention de sauvegarder les beautés naturelles et seulement une petite partie se sent coupable de l’impact négatif de ses vacances.

Ce n’est pas un problème de dépenser plus, si c’est pour l’environnement

L’un des obstacles au développement d’un tourisme durable peut être le prix plus élevé des voyages verts par rapport aux voyages plus traditionnels. En fait, ce n’est pas toujours le cas : deux tiers des voyageurs sont prêts à payer ou à dépenser au moins 5 % de plus pour assurer un impact moindre de leurs déplacements sur l’environnement.

De plus, les déplacements durables nécessitent des coûts plus élevés et plus de temps pour atteindre la destination, ce qui limite également le nombre de lieux à visiter. Mais cela ne semble pas empêcher les éco-voyageurs de prendre un sac à dos et de commencer une nouvelle aventure éco-durable !

Vivre des expériences authentiques

Adopter de nouvelles habitudes et vivre des expériences authentiques, en suivant la philosophie de « vivre et agir comme un local » est un facteur toujours plus important pour les voyageurs. Sortir de la zone de confort pour découvrir les différentes réalités est l’un des aspects les plus importants du tourisme durable.

Source : Les tendances de l’éco-tourisme pour 2019

A La Réunion, dix étudiants en BTS Tourisme ont créé des offres « tourisme durable »

Dix étudiants en BTS Tourisme au Lycée Evariste de Parny, à La Réunion collaborent depuis la rentrée en atelier de professionnalisation avec l’agence « La Compagnie des Iles Vanille ».

Cet atelier, qui se fait avec le soutien de l’association des Iles Vanille, a pour objectif de définir, caractériser la demande, l’offre d’un tourisme durable, alternative « de plus en plus demandée dans le monde du voyage ».

Dans un 1er temps, les étudiants ont pris connaissance des différents acteurs spécialisés dans ce domaine, des différents labels. Ils ont créé un fichier d’agences en métropole développant, valorisant ces voyages respectueux de l’environnement, des populations. Puis ils ont évalué le potentiel durable et écotouristique de chaque territoire des Iles Vanille (Madagascar, Ile Maurice/Rodrigues, Mayotte, les Seychelles, les Comores et la Réunion). C

Enfin ils ont  pu s’exercer concrètement au montage de produits pour des demandes de groupes et individuels. Ces propositions ont pu répondre aux attentes de clients souhaitant vivre un voyage éthique, une expérience au plus près des populations, en minimisant l’impact sur l’environnement.

« Des vocations sont nées…certains souhaitent continuer leurs études dans cette voie. Et si c’était plus que du tourisme ? Prenons-en conscience ! »

Source : A La Réunion, dix étudiants en BTS Tourisme ont créé des offres « tourisme durable »