L’association Acteurs du tourisme durable (ATD) publie un document de 52 pages pour accompagner l’industrie sur le chemin de la neutralité carbone.

Le livre blanc « Tourisme & Changement climatique » d’ATD permet de « comprendre le changement climatique » et de « s’engager concrètement dans une transition bas-carbone ». Mesurer son empreinte, la réduire, mettre en place une démarche d’adaptation de son entreprise au changement climatique, évaluer son exposition face à ce phénomène, …  De nombreuses thématiques sont abordées sous des formes ludiques : bonnes pratiques, solutions, fiches techniques, témoignages, cartes, focus thématiques. Le livre est disponible gratuitement au format PDF, ou par envoi postal, contre une participation de 9 euros TTC. Plus d’informations sur le site de l’association.

Source : ATD publie son livre blanc « Tourisme et Changement climatique »

“Le tourisme durable n’est pas seulement une tendance croissante aux voyages. Cela devient également une priorité sinon un impératif moral pour les entreprises touristiques du monde entier”: c’est ce qu’a affirmé ministre du Développement industriel, des PME et des Coopératives, Soomilduth Bholah lors du lancement du programme de certification du tourisme durable, organisé par la Tourism Authority en collaboration avec SME Mauritius et le Mauritius Standards Bureau, dimanche 5 octobre.

“De plus en plus, les voyageurs et les fournisseurs de voyages cherchent à obtenir la confirmation que des pratiques de durabilité sont en place”, a-t-il ajouté. Cela en présence de l’Ambassadeur l’Union européenne à Maurice, Vincent Degert, du Secrétaire permanente du ministère, Mme Ahmed, du directeur de la Tourism Authority, Lindsay Morvan, de La directrice générale du Mauritius Standards Bureau, Sandhya Boygah.

“Conformément au «Sustainable Island – Mauritius Project», la certification à la norme MS 165: 2019 a un rôle de plus en plus important à jouer, consolidant notre positionnement de destination touristique de haut niveau tout en garantissant la pérennité de l’industrie”, a déclaré le ministre Bholah.

Pour ce projet, a-t-il indiqué, la Tourism Authority, SME Mauritius et le Mauritius Standards Bureau travaillent ensemble pour aider les PME du secteur du tourisme à s’engager sur la voie de la durabilité. Il a souligné que le programme fait partie du projet Sustainable Island Mauritius financé par l’UE, qui vise à l’écologisation de la chaîne de valeur du tourisme.

L’objectif est d’augmenter le nombre de touristes des marchés internationaux en renforçant les compétences et les performances en matière de durabilité des opérateurs mauriciens sélectionnés.

“À la suite des récents défis et compte tenu des nouveaux modes de déplacement, il est fermement convaincu qu’une croissance soutenue de l’industrie doit profiter d’un stand solide de l’industrie pour se positionner en tant que destination verte grâce au renforcement des capacités des opérateurs conduisant à un Certification internationale reconnue”, a affirmé Soomilduth Bholah. Il a souligné que le programme couvrira le coût de la certification du Bureau des normes de Maurice dans le cadre de la certification approuvée par le Conseil mondial du tourisme durable (GSTC) MS 165: 2019.

En vertu de cet accord, a-t-il indiqué, une subvention de 20 000 roupies sera allouée aux organisations éligibles pour un maximum de 60 participants, toutes les PME, au cours de ce premier lot d’admission, réparties comme suit:

  •  40 opérateurs dans le secteur de l’hébergement
  • 20 opérateurs dans le secteur des tournées

“Être durable implique l’adoption des bonnes pratiques pour améliorer ses processus de gestion. Cela impliquera une transition vers l’utilisation de technologies permettant de réduire les coûts, un avantage concurrentiel grâce à une meilleure efficacité et une réduction des coûts d’exploitation”, a affirmé le ministre Bholah. Cela avant d’ajouter: “En même temps, il démontre le respect des exigences légales et réglementaires et augmente les ventes en attirant des clients soucieux de l’environnement.”

Le tourisme durable ne se traduit pas par une entreprise qui essaie de faire de son mieux sur un marché donné, a-t-il déclaré. “Mais c’est plutôt l’ensemble de l’industrie du tourisme qui résiste aux défis environnementaux et sociétaux en explorant des idées, des solutions et des stratégies sur la manière de développer les entreprises touristiques et de gérer les opérations de manière durable”, a affirmé le ministre Bholah.

Source : Bholah: “Le tourisme durable devient également une priorité”

« Le monde après Covid-19 : Madagascar durable »

Tel est le thème de la cinquième édition du salon de la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE) et des Initiatives pour le Développement Durable (IDD).

Il s’agit du rendez-vous annuel incontournable des acteurs engagés et qui s’activent pour adresser les enjeux environnementaux et sociétaux à Madagascar. « C’est une source d’inspiration et de structuration pour les organisations qui souhaitent se lancer; et une opportunité de partage et de communication pour les experts et ceux déjà engagés dans la démarche. Son objectif est de faciliter la rencontre et les échanges entre acteurs, experts et le grand public. Le salon offre un espace de réflexions et de partages des innovations, des nouvelles approches, des bonnes pratiques et des leçons apprises en termes de RSE ».

Madagascar Hôtel Consultant : Des solutions pour une hôtellerie-restauration durable

Philippe-Jean, fondateur du cabinet MHC, animera une conférence Jeudi 22 Octobre à 17h : “Le tourisme responsable comme solution de relance d’un secteur en difficulté”. Ne manquez pas le rendez-vous!

Les problématiques sociales et environnementales actuelles ont d’ailleurs poussé le cabinet à intégrer à ses services un ensemble de solutions responsables adaptées aux enjeux du secteur et primordiales à un développement durable du tourisme à Madagascar. Découvrez-les Jeudi 22 et Vendredi 23 octobre sur notre stand virtuel lors de ce salon 100% en ligne.

Retrouvez toutes les informations sur le salon en cliquant ICI.

– DÉCHETS : Bannissez les plastiques à usage unique

– ALIMENTATION : Réduisez le bœuf et cuisinez local / de saison / bio

– ÉNERGIE : Efficience et fournisseur « durable »

– BIODIVERSITÉ : Donnez un coup de pouce à la nature

– EAU : Minimisez la consommation d’eau douce

– Mesurez vos progrès et communiquez

Ces suggestions d’actions sont issues de la boîte à idées « tourisme durable » pour les professionnels du tourisme, et rassemblées par Florie Thielin. Il s’agit d’un travail collectif en constante amélioration.

Source : 6 IDÉES POUR LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE D’UN HÔTEL

Prendre l’avion est dommageable pour la planète et de moins en moins privilégié. Alors comment inventer les plaisirs d’un tourisme près de chez soi ?

De plus en plus de voyageurs privilégient le train ou la voiture à l’avion pour se déplacer durant les vacances. Une des principales raisons : la pollution causée par ce mode de transport aérien. Entretien avec Audrey Beylac, co-autrice de “Voyager sans avion”.

Voyager sans avion, c’est la nouvelle tendance ?

Plus qu’une tendance, c’est une réponse qui fait sens face à l’urgence climatique. Derrière la prouesse technologique d’un oiseau de fer qui nous offre les airs et nous promet d’atteindre en un temps record tous les bouts du monde, s’impose maintenant une autre réalité moins extraordinaire. Celle d’un moyen de transport qui émet le plus de CO2 par kilomètre parcouru.

Prendre l’avion devient très culpabilisant…

Il existe en effet depuis ces dernières années, notamment en Suède, le « flygskam », littéralement la honte de prendre l’avion. Mais de notre côté, il ne s’agit pas de faire la morale aux voyageurs ni de diaboliser le secteur de l’aviation. Juste réfléchir à comment prendre des vacances autrement, avec le souci d’un tourisme responsable et durable, c’est ce que l’on appelle le slow tourisme.

Comment compenser l’appétit du lointain ?

L’industrie touristique a formaté notre regard en nous laissant croire que pour se dépayser, se déconnecter, il fallait partir loin de chez soi. Puis est venu ce besoin de mettre en scène ses vacances, de les rendre « instagrammables » et exotiques. Pourtant, la distanciation kilométrique ne fait pas le vrai voyage. Le vrai, c’est celui qui écoute nos aspirations, nous reconnecte à nous-mêmes, à nos proches. Et pour ça, l’aventure peut se trouver au bout de ma rue, dans la région d’à-côté. Nous avons cette chance en France, notre pays offre de nombreux dépaysements.

Mais les avions low cost et les formules tout compris ont démocratisé les vacances…

C’est vrai que des offres commerciales pour des séjours lointains sont parfois très séduisantes et ne trouvent pas d’équivalent en France. Mais si les prix sont cassés, il faut bien se dire que c’est au détriment, souvent, des salaires et conditions de travail des employés de ces sites, de ces compagnies. Partir loin à moindre coût mériterait de se demander, d’un point de vue éthique, ce que l’on est prêt à cautionner derrière.

En prenant moins l’avion, n’est-ce pas priver de ressources touristiques des territoires entiers ?

Bien sûr, certains sites ne vivent que par les charters de touristes mais au regard de l’urgence climatique, c’est aussi leur survie tout simplement qui est en question. Il n’y aura pas d’économie touristique possible si leur territoire se dégrade à vue d’œil.

Source : Tourisme. « La distanciation kilométrique ne fait pas le vrai voyage »

À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, le programme du Tourisme Durable du réseau One Planet dirigé par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) annonce sa nouvelle vision du tourisme mondial: mieux croître, se renforcer et équilibrer les besoins des personnes, de la planète et la prospérité.

La vision “One Planet pour une reprise responsable du secteur du tourisme“ s’appuie sur les directives mondiales de l’OMT pour relancer le tourisme, dans le but de sortir plus fort et plus durable de la crise de la Covid-19.

Cet effort combiné arrive à un moment où plusieurs destinations dans le monde commencent à assouplir les restrictions sur les voyages et la mobilité et le secteur du tourisme s’apprêtent à reprendre leurs activités tout en tirant  des leçons de la pandémie.

Mais pour le secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, “la durabilité ne doit plus être un créneau du tourisme mais plutôt la nouvelle norme pour chaque partie de notre secteur. Il s’agit de l’un des éléments centraux de nos directives mondiales sur le redémarrage du tourisme. C’est de notre responsabilité de transformer le tourisme et l’émergence de COVID-19 devient un tournant pour la durabilité“.

Une croissance meilleure, plus durable et résiliente

La vision One Planet appelle à une reprise responsable du secteur du tourisme, qui est fondée sur la durabilité, pour mieux reconstruire. Cela soutiendra la résilience du tourisme afin d’être mieux préparé aux crises futures. La vision soutiendra l’élaboration et la mise en œuvre de plans de relance, qui contribuent aux objectifs de développement durable (ODD) et à l’accord de Paris.

À une époque où les gouvernements et le secteur privé s’engagent sur la voie de la reprise, le moment est venu de continuer à progresser vers un modèle de tourisme plus durable sur les plans économique, social et environnemental.

Le secteur privé s’engage à donner l’exemple

Sabina Fluxà, vice-présidente et chef de la direction du groupe Iberostar, grande société internationale d’hôtellerie et de villégiature, souligne qu’’”il est impératif de rester concentré sur la création d’une manière plus responsable et plus équitable de voyager”, et qu’”Iberostar a réagi en intégrant la durabilité dans des protocoles de sécurité élevés et nous nous engageons davantage dans nos politiques d’économie circulaire pour garantir la gestion correcte de tout nouveau déchet“.

Selon Delphine King, directrice exécutive de The Long Run, une communauté internationale d’entreprises touristiques basées sur la nature, “nos membres conservent collectivement plus de 20 millions d’acres d’écosystèmes fragiles, et aucun de ces travaux n’a cessé malgré la pandémie et la pause touristique, démontrant où se situent les priorités“.

James Thornton, PDG d’Intrepid Travel, l’un des principaux fournisseurs d’expériences de voyage d’aventure, appelle à des actions engagées : “nous pensons que l’action climatique est un engagement collectif envers la durabilité de l’ensemble de l’industrie du voyage et du monde que nous aimons tant explorer”.

La vision One Planet pour une relance responsable du secteur du tourisme est structurée autour de six lignes d’action pour guider la relance du tourisme responsable pour les personnes, la planète et la prospérité, à savoir la santé publique, l’inclusion sociale, la conservation de la biodiversité, l’action climatique, l’économie circulaire et la gouvernance et les finances.

Accédez au document complet La vision One Planet pour une reprise responsable du secteur du tourisme ici.

À propos du programme de tourisme durable One Planet

Le programme One Planet de Tourisme Durable vise à renforcer les impacts sur le développement durable du secteur du tourisme d’ici 2030 à travers du développement, la promotion et l’intensification des modes de consommation et de production durables qui stimulent l’utilisation efficace des ressources naturelles, tout en produisant moins de déchets et en relevant les défis du changement climatique et la biodiversité.

Le programme One Planet de Tourisme Durable est dirigé par l’OMT, avec les gouvernements français et espagnol en tant que co-chefs de file et en collaboration avec le PNUE.

Source : «La durabilité comme nouvelle norme», une vision pour l’avenir du tourisme de l’OMT

Secteur clé de l’économie colombienne, le tourisme a été sévèrement impacté par la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 qui n’a épargné presque aucun pays du monde.

Les mesures prises par le gouvernement colombien en vue d’endiguer la propagation du coronavirus dans le pays, après la découverte du premier cas le 06 mars, telles que la fermeture des frontières, la déclaration de l’urgence sanitaire, la suspension jusqu’à nouvel ordre du transport aérien et l’instauration du confinement obligatoire au niveau national, ont précipité le secteur dans une crise inédite.

Selon des pronostics de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), les pertes du secteur touristique de Colombie pourraient s’élever à 20,1 milliards de pesos (3.900 persos = un dollar US) en 2020, soit 1,5% du PIB du pays sud-américain.

Quant à l’office des statistiques (Dane), il estime que la crise du secteur touristique pourrait entraîner une baisse de 2% du PIB du pays.

Pour sa part, le service d’immigration Migración Colombia, prévoit un recul de 14% des arrivées des touristes étrangers par voie aérienne, entre début janvier et la mi-mars, soit 117.000 arrivées de moins par rapport à la même période de 2019.

Cette baisse prévue de 14% est susceptible d’accentuer l’inquiétude des professionnels du secteur, le nombre de touristes internationaux entrés dans le pays au premier trimestre 2019 ayant déjà baissé de 10% par rapport à la même période de 2018, a mis en garde une étude réalisée à ce sujet par l’Université Externado de Colombie.

Pour faire face à cette situation, le gouvernement a engagé une course contre la montre pour relancer le secteur après la levée du confinement et en perspective d’un retour à la normale après la fin de la pandémie de Covid-19.

Ainsi, l’Exécutif a annoncé, mi-mai, une nouvelle stratégie visant à développer le secteur à travers le développement du tourisme durable en mettant à profit la richesse de la biodiversité du pays et de ses atouts naturels pour promouvoir la destination Colombie pour l’après-pandémie.

Baptisée Colombie compétitive, cette stratégie, élaborée avec le soutien du gouvernement suisse, à travers le bureau de coopération suisse à Bogota, vise à initier les entreprises et les acteurs touristiques de huit départements aux outils appropriés pour gérer les destinations à fort potentiel, à leur permettre de s’adapter aux attentes des visiteurs et de développer des produits touristiques respectueux de l’environnement.

“Cette nouvelle stratégie que nous sommes en train de développer pour promouvoir le tourisme durable est une étape clé que nous devons saisir pour faire de notre secteur (touristique) une source de relance de l’économie, une fois que nous aurons surmonté la situation actuelle”, a déclaré à ce sujet le ministre du Commerce, de l’industrie et tourisme, José Manuel Restrepo, invitant les professionnels des huit départements à profiter de cette formation pour amorcer une nouvelle approche en matière de promotion de ce segment.

En outre, une nouvelle feuille de route visant à réactiver le tourisme pour l’après coronavirus a été récemment présentée par le ministère de tutelle et ProColombia, entité publique chargée de la promotion du pays sud-américain à l’étranger.

Cette feuille de route s’articule autour de plusieurs axes, à savoir notamment la promotion de la connectivité aérienne internationale en proposant des tarifs bas, le développement du tourisme durable et de haute qualité et l’établissement de partenariats entre les institutions et les régions du pays et du continent pour accélérer la reprise du secteur du tourisme.

“Les activités autour de la nature telles que l’écotourisme, le bien-être, l’observation de la flore et de la faune, entre autres, ainsi que les expériences de tourisme communautaire, peuvent devenir des niches très recherchées par les voyageurs qui seront à la recherche d’une offre avec une approche thérapeutique pour compenser les effets sur la santé physique et mentale”, déclaré Flavia Santoro, président de ProColombia.

Santoro a estimé qu’”il est essentiel que la chaîne touristique soit dédiée aux activités ayant un impact positif sur l’environnement et les communautés et dans le cadre de la politique de durabilité du tourisme qui sera lancée par le ministère du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme”.

En vue de promouvoir l’activité touristique en perspective de la levée du confinement obligatoire, prévue à la fin du mois, et de la reprise des voyages internationaux, la Colombie a annoncé le 18 mai le lancement d’un label de sécurité sanitaire, à l’initiative du ministère du Commerce, de l’industrie et du tourisme, avec le soutien de l’Organisation mondiale du Tourisme (OMT).

Baptisé “Check in certificado”, ce label sera accordé aux établissements hôteliers qui respectent les mesures d’hygiène et de sécurité sanitaire, le but étant de mettre en confiance les clients nationaux et étrangers.

“Nous voulons être à l’avant-garde (…)”, a indiqué le président Ivan Duque lors de la présentation de cette initiative, estimant que “ce label de sécurité sera quelque chose de très important pour qu’une fois la reprise du tourisme mondial entamée, notre pays deviendra un pays d’excellence en la matière”.

Selon des chiffres officiels, le secteur touristique a connu en 2019 une croissance de 3,4% et drainé 11,159 milliards de dollars US en termes d’investissements étrangers, selon la Banque centrale.

En 2018, la contribution du secteur au PIB national était de 19 milliards de dollars, soit 3,8% du total, selon le Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC).

D’après le ministère de tutelle, le nombre de visiteurs non-résidents ayant visité le pays en 2019 a atteint 4.515.932, soit une hausse record de 2,7% par rapport à l’année précédente.

Quant au nombre de nuitées dans les hôtels classés, il a connu une hausse de 57,8%.

Source : La Colombie mise sur le tourisme durable et le label de sécurité sanitaire pour relancer le secteur
DES PROPOSITIONS CONCRÈTES POUR APPRÉHENDER LE TOURISME D’APRÈSLa crise du COVID-19 est en train de mettre à terre une partie du tourisme français et mondial. Derrière l’urgence de la situation pour l’ensemble des professionnels du tourisme et la nécessaire action publique à envisager pour les soutenir économiquement, il s’agit également d’appréhender l’après et de construire durablement l’avenir de notre secteur.

Alors qu’un comité de filière tourisme se tient le 28 avril pour définir un plan de relance du secteur, le réseau des Acteurs du Tourisme Durable, fort de ses 130 structures membres, publie son Manifeste pour un plan de transformation du tourisme.

Pour ATD en effet, le tourisme ne doit pas repartir comme avant : si le soutien financier aux professionnels du tourisme est indispensable pour leur permettre de survivre, il est aussi essentiel que ces mesures économiques puissent avoir des effets positifs sur les aspects environnementaux et sociaux.
Le tourisme doit aujourd’hui se transformer pour devenir un tourisme à impacts positifs, que ce soit pour l’Homme, pour l’environnement et les territoires.

Alors que la planète subit de plus en plus des impacts qui pourraient devenir irrémédiables pour l’être humain à terme si nous ne changeons pas en profondeur notre manière de vivre, de consommer, de voyager, ATD souhaite pousser le tourisme à se transformer. Cette crise doit en effet être considérée comme une opportunité unique de réinventer le tourisme et nous devons la saisir aujourd’hui.

En lien direct avec sa charte d’engagement, ATD demande ainsi aux décideurs d’impulser ce plan de transformation, dont les propositions couvrent 4 axes prioritaires :
– Sobriété carbone et préservation environnementale
– Entraide, solidarité et justice sociale
– Retombées économiques locales
– Tourisme de sens

Source : ATD publie un manifeste pour un plan de transformation du tourisme

Bonjour à tous,

Afin de vous proposer des services au plus près de vos besoins, nous vous mettons aujourd’hui à contribution sur un sujet qui nous tient particulièrement à cœur, celui du développement durable en hôtellerie.

Ce concept nous semble aujourd’hui incontournable dans la gestion d’un établissement. La crise sanitaire que nous traversons n’en est qu’une parmi tant d’autres. Malgré une belle dynamique ces derniers années, le contexte local reste souvent compliqué pour faire décoller son activité, nous le savons bien. En effet, Madagascar est une destination magnifique, mais qui peine malheureusement à se faire une vraie place sur le marché international. Il est donc indispensable en cette période encore plus difficile, de se poser les bonnes questions. Nous nous les posons également pour vous aider à mieux rebondir.

C’est ainsi que l’angle du développement durable nous est apparu comme un axe de réflexion tout à fait adéquat. Mais pour pouvoir vous proposer des réponses et solutions appropriées, nous avons besoin de vous.

 

Répondez à notre sondage en ligne et donnez-nous les clés de votre regard sur ce sujet.

L’équipe de Madagascar Hôtel Consultant

Changeons notre tourisme – Roland Héguy – Préface de Laurent Fabius. Editions Cherche-Midi, Janvier 2020

« Changeons notre tourisme » ou chronique de l’évolution d’un secteur, l’hôtellerie-restauration, qui a été particulièrement bousculé dans ses habitudes ces trente dernières années. Entre les sites de réservation en ligne type Booking (OTA), l’ubérisation, l’apparition d’Airbnb, la chute d’estime du métier, Roland Héguy, ancien restaurateur et hôtelier indépendant à Biarritz, nous livre un témoignage d’autant plus juste et incarné qu’il se double de ses dix années d’engagement à la tête de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH). Un ouvrage éclairant pour mieux comprendre les enjeux et défis d’un secteur qui se doit d’évoluer en permanence.

Il fut un temps où le métier d’hôtelier restaurateur visait avant tout à satisfaire le client en fournissant des prestations de qualité sur des métiers de bouche, d’accueil, de réception. Aujourd’hui, l’hôtelier restaurateur se doit toujours d’être excellent dans son domaine, mais cela ne suffit plus. Il lui faut aussi se muer en véritable capitaine de navire, alternant les casquettes et les polyvalences, devenant tour à tour informaticien, communicant, juriste, community manager, architecte, ingénieur voire militant…, au fait des évolutions du monde mais aussi capable de répondre à des enjeux aussi vitaux que la déferlante du numérique. Sans compter qu’ « après avoir été la promesse de circuits plus directs et de prestations meilleurs marché pour le consommateur, la numérisation voit de plus en plus d’intermédiaires s’immiscer dans notre distribution…. »

Et au sein des nombreux enjeux et défis relevés par Roland Héguy, le développement durable, dont il souligne l’importance notamment via les nombreux partenariats établis entre l’UMIH et l’Ademe, qui ont permis d’aiguillonner nombre de professionnels vers l’Ecolabel Européen ou  la Clef Verte, mais aussi soulignant les actions concrètes de la commission développement durable de l’UMIH. Ainsi, en 2016, est paru le guide Vaincre le gaspillage à destination des hôtels, puis sa déclinaison à la restauration. Dans le même élan, le syndicat a édité un recueil de recettes anti-gaspi, faisant de la lutte contre le gaspillage alimentaire un chantier prioritaire de ces prochaines années. « On peut se demander pourquoi notre profession se préoccupe tant de l’environnement, peut être parce que l’exploitation d’un hôtel ou même d’un restaurant permet d’apprécier l’importance des consommations et des déchets en un lieu où vivent plusieurs dizaines de personnes. De ce fait, nos hôtels sont de vrais laboratoires d’expérimentation des solutions de développement durable. »

Adepte du développement durable, Roland Héguy l’est tout autant du tourisme durable, mais il pointe avec justesse l’importance de l’éducation des touristes et clientèles, un maillon indispensable de cette chaine du durable, où l’effort ne peut pas reposer uniquement sur les professionnels. « Je crois qu’on pourra parler de tourisme responsable quand un touriste respectera le pays ou la région qu’il visite, quand il ne laissera plus autant de détritus sur les plages et sur les routes, quand il n’abusera pas de l’eau et de l’électricité à volonté dans les chambres d’hôtel, quand il fera attention à ne pas gâcher la nourriture au buffet du petit-déjeuner, quand tout simplement il ne se croira pas tout permis parce qu’il a payé. » Roland Héguy fait ainsi partie des nombreux professionnels qui souhaitent que les pouvoirs publics et les professionnels du tourisme prennent des mesures en faveur d’un tourisme plus durable.

Et ce n’est pas un hasard si l’ouvrage a été préfacé par Laurent Fabius. Roland Héguy le connait bien et a travaillé à ses côté en 2014,  lorsque le Quai d’Orsay a pris en charge la question du tourisme. Pour ce dernier, les Assises du tourisme qui suivirent furent un virage salutaire ainsi que la création des 20 marques territoires telles Biarritz-Pays basque. Alors aujourd’hui, contrairement à ceux qui en appellent à la création d’un ministère spécifiquement dédié au tourisme, il souligne au contraire l’intérêt du comité de filière qui a suivi, placé sous la présidence de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. « A un ministère du Tourisme qui agirait de façon isolée, je préfère une instance dans laquelle nous sommes impliqués et dont nous avons l’espoir qu’elle fasse avancer des projets communs pour le secteur. Si nous avons réclamé un ministère du Tourisme par le passé, je saurai me consoler de son absence pourvu que l’Etat nous suive quand le comité de filière proposera des projets. »

Enfin, la revalorisation du tourisme rural fait également partie des propositions que portent Roland Héguy à travers l’UMIH et de nouvelles instances plus transversales dont la CAT (Confédération des Acteurs du Tourisme), quand on sait que 80% des touristes sont concentrés sur 20% du territoire….un rééquilibrage fondamental pour mieux répartir le tourisme sur l’ensemble du pays est plus que nécessaire, et faire ainsi en sorte que tous les territoires profitent de cette manne, véritable levier de développement local. En ce sens, avec l’Association des maires ruraux et Nouvelles Ruralités, l’UMIH est également à l’initiative du Parlement rural français. Ce dernier a tenu sa première session dans la Nièvre les 15 et 16 octobre 2019, avec entre autres objectifs la revitalisation commerciale des petites communes, le soutien aux cafés, espaces de liens sociaux, qui ont de plus en plus de mal à tenir, et l’aide au déploiement de la 4G partout, indispensable pour l’ensemble des professionnels du secteur.

Il faut vraiment saluer cet ouvrage, à la fois factuel et militant. Il démontre également combien le café, l’hôtel, le restaurant, sont des piliers indéniables de nos territoires, lieux de lien social mais aussi lieux de transversalité entre tous les acteurs de la chaine touristique. Ainsi, nombre d’analyses présentées ici trouveront certainement un écho auprès de nombreux professionnels, un peu dans le sens de l’action d’un homme engagé depuis toujours, qui ne cesse jamais le combat, au-delà des corporatismes, pour un tourisme diffus et partagé, dans l’intérêt de tous.

Source : Changeons notre tourisme