Air Seychelles : Réouverture de la ligne sur Madagascar

Après un an de retrait suite à la décision de son gouvernement, Air Seychelles a lancé la réouverture de la ligne sur Madagascar. « Cette année, nous effectuons un vol saisonnier à destination de la Grande île à partir de 3 juillet jusqu’au 26 octobre 2019. Ce sera un vol bihebdomadaire assuré par les appareils Airbus 320 de la compagnie tous les mercredis et samedis », a déclaré Remco Althius, le PDG de la compagnie lors de la conférence de presse hier à l’hôtel Carlton. En fait, « nous avons étudié que le nombre de trafics entre les deux îles augmente durant la période estivale. Notre objectif est de mettre en place un vol régulier après l’évaluation de cette période », a-t-il rajouté. De son côté, le ministre de tutelle, Joël Randriamandranto a soulevé que cela contribue à l’ouverture de notre ciel aérien. « Cette compagnie dessert directement Mumbaï, entre autres. Ce qui permettra d’atteindre notre objectif de 500 000 touristes en 5 ans », a-t-il conclu.

Source  : Air Seychelles : Réouverture de la ligne sur Madagascar

Litige Air France – Air Madagascar : Un dossier difficile à gérer pour le nouveau régime

La gestion du  dossier concernant le litige opposant Air Madagascar  et Air France sur l’achat des deux Airbus A 340 – 300 s’annonce difficile pour le nouveau régime

Cette semaine s’avère décisive quant à l’avenir  de la compagnie aérienne nationale Air Madagascar.  On apprend en effet que normalement, le tribunal de commerce de Paris rendra, peut-être mercredi prochain son  verdict sur le litige opposant Air France et la compagnie malgache.

Très gourmandes

Ce litige rappelons-le concerne le paiement des loyers des deux Airbus A 340 acquis pendant la période transitoire sur la base d’un contrat de vente- location contracté auprès d’Air France propriétaire de ces deux appareils qui étaient déjà dans un état de vétusté avancée  et très difficile à gérer. La preuve depuis leur acquisition, ces deux Airbus A 340, très gourmandes en jet fuel sont devenus des sources de  nombreuses difficultés pour Air Madagascar. Pire, l’un des deux avions était bien souvent cloué au sol et ses entretiens et réparations ont coûté des millions de dollars à Air Madagascar dont les finances sont déjà au plus bas. Et le cauchemar n’est toujours pas fini pour Air Madagascar, car actuellement, c’est Air France qui  lui réclame  plusieurs millions de dollars  pour ce qui serait une défaillance  concernant le paiement des loyers  de ces deux avions qui sont en très mauvais état. On ne connaît pas encore les chiffres officiels de cette transaction mais certaines sources parlent de 500.000  dollars par mois qu’Air Madagascar n’aurait donc pas payé selon les termes du contrat.

Mort certaine

D’où cette demande d’Air France d’être dédommagée par Air Madagascar. Là encore, on ne connaît pas le montant exact des sommes à payer. Elles dépasseraient, selon certaines sources, les 100 millions de dollars.  En tout cas, si le tribunal de commerce de Paris donne raison à  la puissante Air France et condamne la petite Air Madagascar, cette dernière aura énormément de difficultés et sera même menacée  d’ une mort certaine. A moins qu’Air Austral, le partenaire stratégique puisse faire quelque chose pour la compagnie malgache. Mais là, il ne faut visiblement pas se faire trop d’illusion car au final le partenariat stratégique passé entre les deux compagnies n’a pour le moment pas apporté les bons effets attendus pour Air Madagascar, et partant, pour l’Etat malgache. Pour preuve  de ce mauvais résultat à mis parcours du partenariat stratégique,  l’on constate actuellement que pour  Air Madagascar, la situation n’est pas tellement reluisante, puisque sur l’international, elle est  fortement handicapée par la mauvaise performance des deux  vieux Airbus A 340-300 qui ne sont plus très confortables et qui grèvent énormément les finances de la compagnie en raison des charges trop lourdes, ne serait-ce qu’en termes de consommation de kérosène.  Sur le réseau domestique, l’avènement de la filiale « Tsaradia » est censé apporté un nouveau souffle, mais les passagers continuent de souffrir de nombreux manquement, notamment, en termes de régularité.

Injuste

Quant à l’Etat malgache, ou plutôt les contribuables dont la plus grande partie n’a jamais pris un avion, le sacrifice consenti  est énorme. En effet,  pour faire passer le partenariat stratégique, le précédent régime a accepté l’exigence démesurée d’Air Austral de payer sur les recettes de l’Etat, 303 milliards d’ariary pour éponger les dettes d’Air Madagascar. Et permettre ainsi à Air Austral de racheter les 49%  du capital d’Air Madagascar pour 15 millions de dollars. Et là encore des zones d’ombre persistent puisque, faute de fonds propres, Air Austral a dû  contracter des prêts auprès de l’AFD et d’un consortium de banques commerciales.  Pire, la CNAPS, un organisme public malgache  a été sollicité pour aider la compagnie régionale  Air Austral à acheter la compagnie nationale Air Madagascar.  Acheter une compagnie malgache en empruntant de l’argent auprès des Malgaches s’avère en tout cas injuste. Dans tous les cas, Air Madagascar se trouve actuellement dans une position très difficile.   Si par malheur, le tribunal de commerce de Paris dont la prochaine audience aura donc lieu après- demain prononce une condamnation, ce sera le début de la fin. Et même si elle est épargnée, la poursuite du partenariat stratégique pour qu’il puisse porter réellement les intérêts du pays, est une autre affaire. Espérons que les nouveaux dirigeants puissent trouver la meilleure option pour gérer cette crise  qui risque, à terme de mettre Air Madagascar sur la  voie d’une compagnie en voie de disparition. Fierté nationale où es- tu ?

Source : Litige Air France – Air Madagascar : Un dossier difficile à gérer pour le nouveau régime

MyCapricorne : le programme de fidélité commun pour Air Austral et Madagascar

Les deux compagnies Air Austral et Air Madagascar ont procédé au rapprochement de leurs programmes de fidélité pour un réseau plus attractif pour le client.

Une étape fondamentale de leur partenariat stratégique

Les programmes de fidélité “Namako” d’Air Madagascar et “Capricorne” d’Air Austral ont été fusionnés pour n’en former qu’un. Dans le cadre d’une nouvelle étape de leur partenariat stratégique, les deux compagnies ont réinventé “My Capricorne” . Ce rapprochement marque la volonté des deux parties de renforcer leur partenariat à longue durée et respectant la stratégie gagnant-gagnant. “Les compagnies Air Austral et Air Madagascar franchissent aujourd’hui une étape fondamentale du partenariat stratégique qui les lie depuis le 30 novembre 2017”, a indiqué la compagnie réunionnaise dans un communiqué sur le récit du Journal de Mayotte.

Des avantages pour les passagers

Ce rapprochement profite surtout aux clients des deux compagnies. En effet, les passagers d’Air Austral et d’Air Madagascar pourront désormais bénéficier d’un réseau de destinations élargi ainsi que d’un barème de points plus avantageux. Dans la foulée, la gestion et la consultation du solde des points en ligne constituent un nouvel avantage de ce programme de fidélité pour les deux compagnies partenaires et leurs filiales Tsaradia et Ewa Air. Les usagers n’ont aucune démarche à faire. En effet, leur espace en ligne fera l’objet d’une modification automatique tenant compte de la fusion des programmes. Par ailleurs, chaque client recevra un mail qui détaillera le nouveau système de points.

Une première grande réalisation des compagnies partenaires

A la suite de ce programme de fidélité commun, le DFG d’Air Austral Marie Joseph Malé évoque une démarche qui “donne tout son sens à la philosophie du partenariat stratégique établi entre nos deux compagnies”. De son côté, Roland Besoa Razafimaharo, DG d’Air Madagascar a indiqué que “le lancement de MyCapricorne signe la première grande réalisation des compagnies partenaires pour cette année 2019”, rapporte le journal Midi Madagasikara. “Ce nouveau programme de fidélisation s’inscrit dans la stratégie d’Air Madagascar et d’Air Austral, construite autour d’une vision commune au service de nos clients”, a-t-il ajouté.

Source : MyCapricorne : le programme de fidélité commun pour Air Austral et Madagascar

Air Madagascar – Air Austral : partage de code avec Kenya Airways

Le Privileged Partnership Agreement ou Accord de partenariat privilégié a été signé à Nairobi entre Air Madagascar, Air Austral et Kenya Airways pour positionner Nairobi en tant que nouveau hub complémentaire d’Antananarivo et de Saint-Denis.

Air Madagascar et Air Austral avancent un pas de plus dans leur partenariat stratégique. Le 17 décembre, l’Accord de partenariat privilégié qui s’inscrit dans le cadre d’un mémorandum d’entente du 18 juillet dernier a été signé à Nairobi, au Kenya. Ceci vise à positionner ce hub de Kenya Airways en tant que nouveau hub complémentaire d’Antananarivo et de Saint-Denis de la Réunion et ainsi de développer des synergies fortes entre les trois compagnies. Les trois compagnies se sont entendues sur des accords de partage de codes visant à renforcer les dessertes du continent africain et de l’océan Indien et offrir à leurs passagers un choix élargi de destinations et de services.

Deux codeshares ont été validés. Il s’agit de celui signé entre Kenya Airways et Air Madagascar sur la ligne Antananarivo – Nairobi qui sera effectif à partir du 21 janvier 2019. L’autre codeshare est signé entre Kenya Airways et Air Austral pour la desserte la Réunion – Nairobi avec une escale qui reste à définir. Il est à souligner que les filiales respectives des trois partenaires, Ewa Air, Tsaradia et Jumbo Jet font également partie de cette convention et contribueront aux synergies. Des synergies qui vont faciliter les affrètements et les formations des équipes techniques des trois compagnies.

Source : Air Madagascar – Air Austral : partage de code avec Kenya Airways

Air Madagascar – Air Austral : une ligne La Réunion Diégo pour les festivités

Air Madagascar et Air Austral, compagnies partenaires stratégiques lancent une ligne ponctuelle entre La Réunion et Diégo du 18 décembre jusqu’au 22 janvier 2019. La décision serait prise pour répondre à une demande forte et constante de la part de la clientèle réunionnaise.

Après le succès de l’ouverture de la ligne La Réunion – Toliara et Tolagnaro, le 3 décembre, Air Madagascar et Air Austral, partenaires stratégiques, testent la liaison La Réunion-Diégo. D’après les explications, il s’agit d’une offre ponctuelle afin de répondre à une demande forte et constante, en particulier de la part de la clientèle réunionnaise, qui désire visiter cette région Nord de la Grande île. Une série de six vols est programmée, tous les mardis, entre La Réunion et Diégo à partir du 18
décembre jusqu’au 22 janvier 2019. Contrairement à la ligne La Réunion-Grand Sud, celle La Réunion- Diégo sera opéré par un ATR 72-500 de la compagnie Air Austral en codeshare avec Air Madagascar, pour une escale technique à Toamasina.

La raison du déploiement d’un ATR, comme Eric Koller, président du Conseil d’Administration (PCA) d’Air Madagascar l’a évoqué, dernièrement, est que la piste de Diégo ne peut pas accueillir un 737-800. A souligner que l’ex-province de Diégo est une des destinations très prisées par les touristes étrangers, notamment grâce à son climat doux et sa température annuelle constante à 26°C. De plus, la destination possède une biodiversité impressionnante tels la mer d’Emeraude, le Massif de l’Ankarana et la Montagne d’Ambre.

Source : Air Madagascar – Air Austral : une ligne La Réunion Diégo pour les festivités

Gilets jaunes : la mobilisation reste très forte sur l’île de La Réunion

La visite d’Annick Girardin, la ministre des Outre-Mer, ne calme pas les ardeurs des manifestants, qui continuent de paralyser l’île.

Annick Girardin a été accueillie par une délégation de gilets jaunes dès son arrivée sur l’île, à quelques centaines de mètres des pistes d’atterrissage de l’aéroport. « Ecoute et dialogue », telle est la méthode de la ministre pour détendre la situation sur l’île. Les manifestants ont appelé à un blocage de l’île.

Annick Girardin a pourtant annoncé une série de mesures. Un site internet sur la transparence des prix du carburant sera notamment lancé. La ministre a également demandé au préfet de l’île de la Réunion, qui fixe le prix maximal des carburants, une baisse de prix immédiate.

Air France modifie son programme de vols

A destination, la situation reste compliquée. Une trentaine de barrages sont recensés sur l’île par le Centre régional de gestion du transport de l’Ile de la Réunion, qui met à jour très régulièrement sa carte interactive. Air France a également modifié son plan de vols pour le jeudi 29 novembre. Le vol AF671 prévu à 21h45 partira plus tôt dans la journée à 12h30. L’appareil effectuera une escale à Nairobi pour faire le plein et atterrira à Orly à 22h55. L’enregistrement commencera à 6h le matin.

Mais le mouvement commence à avoir d’autres conséquences plus alarmantes. Certains produits de première nécessité manquent (médicaments, nourriture, …) et les services publics (hôpitaux, écoles, institutions, …) sont à l’arrêt, provoquant l’annulation de certaines manifestations (Téléthon à Bras-Panon). Les tour-opérateurs, par l’intermédiaire du Seto, ont quant à eux pris une série de dispositions pour accompagner les agences de voyages partenaires et les clients sur place ou en partance pour l’île de La Réunion.

La visite de la ministre devrait s’étaler sur plusieurs jours. Annick Girardin a annoncé son intention d’aller au contact de centaines de manifestants pendant ses déplacements.

Source : Gilets jaunes : la mobilisation reste très forte sur l’île de La Réunion

Partenariat avec Ethiopian Airlines : « Aucun contrat n’est encore signé », précise Eric Koller, le PCA d’Air Madagascar

Eric Koller, PCA d’Air Madagascar, sort de son silence.

Eric Koller, PCA d’Air Madagascar, sort de son silence.

Il a révélé que la compagnie nationale a enregistré une grosse perte de chiffre d’affaires sur Paris avec les vols d’Ethiopian Airlines.

Air Madagascar pourrait avoir un deuxième partenaire stratégique, qu’est la compagnie Ethiopian Airlines. C’est ce qui a été véhiculé récemment suite à une mission présidentielle en Ethiopie. Face à cette information, le Président du Conseil d’Administration de la compagnie aérienne nationale, Eric Koller, a précisé que pour l’instant, aucun contrat n’est encore ni validé ni signé avec cette compagnie aérienne étrangère, concernant les « handlines » ou encore les maintenances des avions. « Nous tenons également à préciser que nous avons signé un contrat avec la compagnie Air Austral, il y a un an, avec trois clauses. Il s’agit notamment des aéroports, du paiement de la dette et de la clause de non concurrence sur une période de trois ans. Autrement dit, on ne retire pas les compagnies aériennes qui opèrent dans le pays, mais on ne leur donne pas plus. L’objectif consiste à sauver la compagnie aérienne nationale », a-t-il rajouté.

Renouvellement de la flotte. En outre, le PCA d’Air Madagascar a révélé que la compagnie nationale a enregistré une grosse perte de chiffre d’affaires sur Paris avec les vols d’Ethiopian Airlines. Cela représente plus de 65% du chiffre d’affaires d’Air Madagascar. Par ailleurs, « cela fait un an que nous avons conclu le partenariat avec la compagnie Air Austral. On a pu lancer  ‘Tsara Dia ‘ pour le réseau national. Nous avons réparé 90% de la flotte alors qu’il a fallu des dizaines de millions de dollars pour le faire. On peut citer, entre autres,  les avions ATR, Twin et  Airbus A340.  En outre, les perspectives sont bonnes. A partir de l’année prochaine, nous allons lancer un avion par jour sur Paris. Un cinquième ATR pour le réseau national est même en cours, pour faire du backup. En effet, Air Madagascar n’est pas à l’abri des problèmes techniques. Nous pensons d’ailleurs au renouvellement de la flotte », a conclu Eric Koller.

Source : Navalona R. – Partenariat avec Ethiopian Airlines : « Aucun contrat n’est encore signé », précise Eric Koller, le PCA d’Air Madagascar

Transports aériens : Corsair abandonne la ligne Tanà-Réunion

Corsair décroche sur la ligne Tanà-Réunion. Dans un communiqué, cette   compagnie qui figure parmi les acteurs majeurs de la desserte Océan Indien, depuis près de 30 ans annonce l’arrêt de la desserte sur Madagascar et Mayotte. Cet arrêt fait suite à la suspension des droits de trafic accordé à Corsair  entre l’Ile de la Réunion et la Grande Ile en mars 2018. Il sera effectif en  février 2019. Outre un manque à gagner pour la compagnie  française, cet arrêt   privera également les passagers d’une alternative puisque Corsair a offert  sur la ligne des tarifs relativement avantageux avec de meilleurs services.  Sur ce point d’ailleurs, Corsair déplore « la disparition de la situation de concurrence saine et loyale qui existait jusqu’à présent, permettant de garantir aux clients plus de flexibilité́ d’horaires et des tarifs très compétitifs ». Rappelons que la suspension des droits de trafic accordés à Corsair  est consécutive à la clause de  non concurrence dont bénéficie Air Austral dans le cadre du partenariat stratégique. Une clause qui veut que  les nouveaux droits aériens qui entrent en concurrence au tandem Air Madagascar – Air Austral sont interdits. Dans le milieu,  cette clause  qui est en contradiction avec le sacro saint principe de la libre concurrence provoque de plus en plus  la  grogne des opérateurs aériens.

Source : Transports aériens : Corsair abandonne la ligne Tanà-Réunion

Le Maroc inaugure le premier TGV d’Afrique entre Tanger à Casablanca

La première ligne de TGV en Afrique sera marocaine. Jeudi 15 novembre 2018, elle sera inaugurée par le roi du Maroc Mohammed VI, en présence du président de la République française, Emmanuel Macron.

« Cette inauguration doit permettre d’ouvrir la voie à de nouvelles formes de coopération entre opérateurs marocains et français du secteur », souligne l’Elysée. Emmanuel Macron se rendra le 15 novembre au Maroc pour inaugurer la ligne à grande vitesse entre Tanger et Casablanca, premier tronçon de grande vitesse d’Afrique, a indiqué mercredi l’Elysée.

Répondant à l’invitation du roi Mohammed VI, le chef de l’Etat montera dans le train rapide, « projet phare de la relation bilatérale entre la France et le Maroc », selon la présidence.

2h10 au lieu de 4h45

Longue de 200 km, cette ligne à grande vitesse doit relier en 2h10 au lieu de 4h45 les deux régions les plus dynamiques du royaume, le pôle Rabat-Casablanca et Tanger, important hub entre l’Afrique du nord et l’Europe.

De nombreuses entreprises françaises ont participé au projet: Alstom pour la fourniture des rames, le consortium Ansaldo-Ineo (signalisation et télécoms), Cegelec (sous-stations électriques) et le consortium Colas Rail-Egis Rail (voies et caténaires). La SNCF assure quant à elle l’assistance à maîtrise d’ouvrage auprès de l’Office National des Chemins de Fer marocains (ONCF).

Un projet à 2 milliards

Lancé officiellement en 2007 en présence de Mohammed VI et Nicolas Sarkozy, le projet a vu ses travaux débuter en 2011. Mais ceux-ci ont pris du retard à cause des procédures d’expropriation puisque la mise en service initiale était prévue en décembre 2015.

Pour ce projet à 2 milliards, l’État français s’est engagé sur un financement à 51% via différents prêts dont un accordé par l’agence française de développement de 220 millions d’euros. Ce coût représente une enveloppe d’environ 15% plus élevée que l’estimation initiale de 1,8 milliard d’euros, calculée en 2007 lors du lancement du projet.

Source : Le Maroc inaugure le premier TGV d’Afrique entre Tanger à Casablanca

Aérien : le trafic mondial va doubler d’ici 2037

Selon l’Association du transport aérien international (Iata), les tendances actuelles en matière de transport aérien suggèrent que le nombre de passagers pourrait doubler pour atteindre 8,2 milliards en 2037.

« L’aviation se développe et génère d’énormes avantages pour le monde. Un doublement du nombre de passagers aériens, au cours des vingt prochaines années, pourrait créer 100 millions d’emplois dans le monde, déclarait récemment Alexandre de Juniac, le PDG de l’Iata. Deux points importants se dégagent des prévisions de cette année. Premièrement, nous assistons à un remaniement géographique du trafic aérien mondial, vers l’Est. Deuxièmement, nous prévoyons un impact négatif important sur la croissance et les avantages de l’aviation si des mesures protectionnistes strictes et restrictives sont mises en œuvre », a déclaré Alexandre de Juniac, le PDG de l’Iata. »

Le croissance se déplace vers l’Est

La région Asie-Pacifique affichera la plus forte croissance avec plus de la moitié du nombre total de nouveaux passagers au cours des 20 prochaines années provenant de ces marchés. C’est la Chine qui remplacera les États-Unis en tant que plus grand marché de l’aviation au monde (défini comme le trafic à destination, en provenance et à l’intérieur du pays) au milieu des années 2020. Le rééquilibrage de l’économie chinoise en faveur de la consommation soutiendra la forte demande de passagers sur le long terme. L’Inde prendra la troisième place après les États-Unis, dépassant le Royaume-Uni vers 2024. L’Indonésie devrait être un acteur hors pair, passant du dixième marché mondial de l’aviation en 2017 au quatrième marché mondial en 2030. Enfin la Thaïlande devrait entrer dans le top 10 des marchés en 2030, en remplacement de l’Italie qui ne figure plus dans le classement.

+4,8% sur l’Asie-Pacifique

Les liaisons aériennes à destination, au départ de l’Asie-Pacifique et à l’intérieur du continent, entraîneront une augmentation annuelle de 2,35 milliards de passagers annuels d’ici 2037, pour un marché total de 3,9 milliards de passagers. Son TCAC (Taux de Croissance Annuel Composé) de 4,8% est le plus élevé, suivi de l’Afrique et du Moyen-Orient. De son côté, l’Amérique du Nord augmentera de 2,4% par an et, en 2037, elle transportera 1,4 milliard de passagers et 527 millions de passagers supplémentaires. De son côté, l’Europe affichera une croissance annuelle moyenne de 2,0% et accueillera 611 millions de passagers supplémentaires. Le marché total y sera de 1,9 milliard de passagers. Loin dernière, les marchés latino-américains connaîtront une croissance annuelle moyenne de 3,6%, desservant un total de 731 millions de passagers, soit 371 millions de passagers supplémentaires par an par rapport à aujourd’hui. Le Moyen-Orient connaîtra une forte croissance avec un TCAC de 4,4% et comptera 290 millions de passagers supplémentaires sur les liaisons à destination, en provenance et dans la région d’ici 2037. Ce marché comptera au total 501 millions de passagers.

Une crise des infrastructures

Quel que soit le scénario de croissance qui se présente, l’aviation est confrontée à une crise des infrastructures, souligne Iata. Les gouvernements doivent travailler en étroite collaboration avec le secteur pour être plus ambitieux dans la mise en place d’infrastructures efficaces, adaptées à leurs besoins et offrant un bon rapport qualité-prix. « Le monde bénéficiera grandement d’une meilleure connectivité. Toutefois, à ce rythme, les aéroports et le contrôle de la circulation aérienne ne seront pas en mesure de gérer la demande. Les gouvernements et les opérateurs d’infrastructure doivent planifier de manière stratégique l’avenir. Les décisions prises aujourd’hui auront un impact sur la l’aviation pour leurs régions « , a déclaré de Alexandre de Juniac.

Source : Aérien : le trafic mondial va doubler d’ici 2037