France – Plan de relance : quelles mesures pour le transport et le tourisme ?

Le gouvernement a présenté jeudi un plan de relance économique de 100 milliards d’euros. Si plus de 10 milliards d’euros sont consacrés au transport, l’hôtellerie-restauration ne cache pas sa déception et réclame des mesures complémentaires.

On connaît désormais le détail du plan “France Relance”, le plan de relance économique présenté jeudi par le gouvernement. Doté d’une enveloppe de 100 milliards d’euros, dont 40 milliards issus de financements obtenus auprès de l’Union européenne, ce plan vise à permettre à l’Hexagone de retrouver le niveau économique d’avant-crise en deux ans, et à préparer la France de 2030. Une stratégie de relance structurée autour de trois priorités : l’écologie (30 milliards d’euros), la compétitivité (34 milliards d’euros) et la cohésion (36 milliards d’euros). Au niveau national, un comité de suivi, présidé par le Premier ministre, assurera le suivi de l’exécution du plan de relance et la tenue du calendrier d’engagement, qui sera complété par des comités de suivi régionaux.

4,7 milliards d’euros pour le ferroviaire

La SNCF récupère directement 4 milliards d’euros, dont 2,3 milliards pour la régénération du réseau, 1,5 milliard pour la sortie du glyphosate et l’entretien de ponts, 150 millions pour la reprogrammation des chantiers fret, 84 millions pour les passages à niveau… S’ajoutent 300 millions pour les petites lignes, et 50 millions pour l’accessibilité des gares et passages à niveau. Le plan ne prévoit pas d’accélérer la construction de lignes nouvelles. Le fret se voit attribuer 200 millions d’euros. Les trains de nuit auront 100 millions, destinés à la rénovation de 50 voitures et à la relance des liaisons Paris-Nice et Paris-Tarbes.

1,5 milliard d’euros pour l’avion vert de demain

L’Etat veut consacrer 1,5 milliard d’euros sur trois ans pour la mise au point de « l’avion vert de demain », une mesure déjà annoncée en juin dans le cadre du plan de soutien à l’aéronautique. Air France devrait être concerné. Reste à connaître à quelle échéance et avec quels engagements demandés.

1,2 milliards d’euros pour les mobilités du quotidien

Les mobilités du quotidien se voient attribuer 1,2 milliard d’euros, dont 673 millions pour accélérer des projets en Ile-de-France et 300 millions en province. 30 millions permettront aussi de mieux préparer le lancement de « RER métropolitain » à Bordeaux, Lille ou Strasbourg. Une enveloppe de 200 millions d’euros est réservée au vélo, afin notamment d’équiper 1.000 gares en stationnement sécurisées et de réaliser 600 projets de pistes cyclables en deux ans, dont 100 millions seront délégués aux régions.

« Les 11,5 milliards d’euros d’argent frais pour les transports (dans le plan de relance, NDLR) permettent de financer de nouvelles priorités, d’accélérer certains projets ou encore de financer des projets qui étaient devenus des arlésiennes », a dit le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari au Parisien.

614 millions d’euros pour le patrimoine

Deux milliards d’euros vont être alloués au secteur de la culture, lui aussi frappé de pleine fouet par la crise du Covid-19. Dans cette enveloppe, 334 millions d’euros seront mobilisés pour aider à “la reprise d’activité des établissements publics patrimoniaux soutenant l’attractivité et le rayonnement international de la France”. Des mesures qui visent à notamment à soutenir le musée du Louvre, le château de Versailles, le musée d’Orsay ou l’Orangerie. Des établissements dont la fréquentation s’est effondrée du fait de l’absence des touristes étrangers. 280 millions d’euros seront également affectés à une “relance par et pour le patrimoine, dans les territoires, valorisant les métiers d’art et les savoir-faire d’excellence”. Le secteur de la création artistique, composé du spectacle vivant et des arts visuels, sera également soutenu à hauteur de 426 millions d’euros. Un élément important pour la reprise des événements culturels qui jouent un rôle clef dans la fréquentation touristique et l’attractivité de certaines destinations, notamment via les festivals.

50 millions d’euros pour développer le tourisme durable

S’inscrivant dans le volet “cohésion” du plan de relance, ce fonds aura pour objectif de « soutenir via des aides financières (subventions) les porteurs des projets innovants/transformants et à fort ancrage territorial dans le tourisme durable ». Il mobilisera 50 millions d’euros de crédits budgétaires. Après une phase de lancement et de promotion en 2020, les premières subventions devraient être versées à partir de 2021. Au moins deux volets d’actions seront ciblés : le soutien au développement ou à l’adaptation d’activités de restauration durables (dispositif “1000 restaurants”), et l’accompagnement à la transition durable, et notamment à l’adaptation au changement climatique, des activités d’hébergements touristiques, en particulier dans les territoires ruraux. La prise en compte de l’offre de loisirs et de transports touristiques au sein de ce volet, via une intégration au cahier des charges des appels à projets ou via une action spécifique, sera précisée d’ici fin septembre.

D’autres mesures concernent également le tourisme, avec notamment des aides pour la transition écologique du parc des entreprisesTPE/PME ou des mesures transversales destinées aux PME (transition écologique, transformation numérique, formation…), qui bénéficieront à travers celles-ci de 40 milliards d’euros d’aides.

L’Umih fait part de sa déception

Si du côté de la SNCF, on estime que  le plan de relance « tape juste » en mettant l’accent sur la rénovation du réseau, d’après les propose du PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou, à l’Umih, la réaction est tout autre. « Nous tenons (…) à rappeler (au gouvernement)que la situation économique pour les hôtels, cafés, restaurants, traiteurs et discothèques est toujours extrêmement critique, et qu’à très court terme, c’est près de 15% de nos établissements qui sont menacés de fermeture, faute de trésorerie et de perspectives. Pour rétablir la confiance il faut donner de visibilité à nos entreprises. Avant que le plan ne commence à produire ses effets en 2021, la soudure à réaliser cet automne sera très difficile. C’est pourquoi, nous attendons des mesures complémentaires adaptées à notre industrie, le tourisme, qui représente 8% du PIB  lors du prochain comité interministériel du tourisme. » L’Umih réclame notamment la prolongation du dispositif de l’activité partielle « covid-19 » « au moins jusqu’au 31 mars 2021 et aussi longtemps que cela sera nécessaire pour accompagner la reprise d’activité du secteur, y compris pour les sièges sociaux et sous-traitants dépendant de la filière », mais aussi une exonération de charges patronales et salariales jusqu’à la fin de l’année 2020, une contribution des assureurs aux pertes d’exploitation du secteur ou un report des échéances bancaires de six mois supplémentaires.

Bientôt de nouvelles annonces

Jean-Baptiste Lemoyne, qui tient ce vendredi un séminaire avec les professionnels du tourisme, a par ailleurs annoncé jeudi soir, lors du Dîner des Décideurs organisé par L’Écho touristique, qu’Emmanuel Macron devrait faire prochainement de nouvelles annonces concernant le secteur du tourisme.

Source : Plan de relance : quelles mesures pour le transport et le tourisme ?

Destination Nosy-Be : Recrudescence des bateaux de plaisance et des hôtels informels

L’Office Régional du Tourisme de Nosy-Be (ORTNB) a déployé de nombreux efforts afin de maintenir l’île de Nosy-Be au rang de destination phare de Madagascar.

Toutefois, « les acteurs économiques locaux ont rencontré divers problèmes ne permettant pas de bien développer leurs activités. Ce qui pourrait ainsi constituer un frein au développement du tourisme de Nosy-Be. De notre côté, nous assurons la promotion des sites terrestres et marins existants afin d’attirer non seulement des touristes étrangers mais aussi des touristes nationaux. Les opérateurs économiques ont également apporté leur contribution au développement local. En revanche, l’Etat doit en même temps prendre ses responsabilités afin de lever ces contraintes liées au développement du tourisme. On peut citer, entre autres, la recrudescence des bateaux de plaisance et des hôtels ainsi que des sites d’hébergement informels », a expliqué Samsidine Adolphe, le Président du Conseil d’Administration de l’ORTNB.

Pas de permis d’exploiter. Au niveau du port de Nosy-Be, « on recense au moins 70 bateaux de plaisance comme des bateaux à voile ou à moteur, voire des yachts, qui portent des immatriculations étrangères mais qui opèrent ici. A ma connaissance, la loi en vigueur n’autorise pas les navires battant pavillons étrangers à opérer dans nos eaux maritimes tant que ceux-ci ne seront pas immatriculés sous pavillon malgache. Ils ne disposent que d’un permis de circulation dans le port et non pas d’un permis d’exploiter. Cependant, on les identifie via des sites web promouvant la destination Nosy-Be. Et ils effectuent de nombreuses activités touristiques telles que le transfert ou l’excursion en mer ou la plongée sous marine, et ce, au détriment des navires formels. Ce sont notamment des bateaux de plaisance battant pavillons sud-africain, seychellois, mauricien et réunionnais. Par contre, les bateaux de croisière possèdent une autorisation internationale légale pour faire des touchées à notre port », a-t-il dénoncé.

Victime de sa popularité. Les établissements hôteliers informels sont également en nette recrudescence. « Ils n’ont pas une autorisation d’exploitation délivrée par le ministère de tutelle. Et ils ne sont pas non plus membres de l’ORTNB. Pourtant, ils sont au nombre d’une centaine qui s’affichent sur un site web hébergé à l’étranger afin d’attirer des touristes à choisir la destination Nosy-Be. Ces établissements hôteliers informels appartiennent à des Malgaches résidents ou aux étrangers de nationalité française ou italienne ou aux membres de la diaspora malgache à l’extérieur. D’autres infrastructures hôtelières informelles sont également en cours de construction », d’après toujours les explications de Samsidine Adolphe. Et il a enchaîné que des maisons ou villas appartenant aux particuliers sont transformées en site d’hébergement tout en échappant au contrôle de l’Etat. En fait, « la destination Nosy-Be est victime de sa popularité. En effet, durant la période de haute saison touristique ou bien les festivals organisés localement, tous les hôtels affichent complets. C’est pourquoi, bon nombre de maisons sont utilisées pour accueillir des touristes aussi bien nationaux qu’étrangers. Certains vacanciers dorment même dans les voitures faute d’hébergement », a-t-il soulevé.

Renforcer le contrôle. Force est pourtant de remarquer que la formalisation et la sanction des informels ne relèvent pas de la compétence de l’Office Régional du Tourisme. C’est pourquoi, « nous interpellons l’Etat face à cet état de fait. Il faut renforcer le contrôle car la recrudescence de l’informel contribue au développement du tourisme sexuel et à l’augmentation des trafics de drogues. Il y a plus de deux semaines, la gendarmerie a arrêté un trafiquant de drogue dure à Dzamandzar », a-t-il précisé. Par ailleurs, le non -respect de la loi sur la construction des infrastructures hôtelières pose un grand problème à Nosy-Be. « On se demande où sont déversées les eaux usées des hôtels installés au bord de la plage alors que nous avons des richesses marines à protéger comme les tortues de mer, les coraux et les requins baleines. Il y a actuellement un danger alarmant sur les espèces marines locales à cause de l’insalubrité des plages, sans compter les impacts du changement climatique selon une étude menée par le Centre National de la Recherche Océanographique », a révélé le PCA de l’Office Régional du Tourisme de Nosy-Be.

Délestage. Et ce n’est pas tout ! La dégradation des infrastructures routières dans cette première ville touristique constitue un autre obstacle au développement du tourisme à Nosy-Be. « Elle s’est empirée par l’envahissement des Bajaj incontrôlables. Ce qui crée des embouteillages monstres dans toute la ville. Du jamais-vu dans l’histoire de l’île aux Parfums. En effet, un trajet de 5 minutes ne peut plus être effectué qu’en une heure actuellement. Une perte de temps pour les touristes, surtout pour les croisiéristes. En outre, le délestage y règne encore. Or, nous vivons dans un climat très chaud presque tout au long de l’année. La population a ainsi besoin d’une climatisation. Les opérateurs touristiques sont, de ce fait, obligés de recourir aux groupes électrogènes. Ce qui entraîne une dépense supplémentaire surtout en matière d’achat de carburants. Du coup, ils investissent assez dans l’entretien périodique de leurs établissements hôteliers alors que c’est une nécessité », a-t-il soulevé. Notons que de nombreux établissements hôteliers de petite taille ne peuvent pas se permettre de se procurer des groupes électrogènes. D’autres en disposent mais ils informent bien leur clientèle que la climatisation ne peut pas fonctionner en cas de délestage pour éviter une surcharge. Les coupures de courant sont fréquentes et cela survient presque tous les jours. En plus, « le délestage peut durer une heure puis l’électricité revient et ensuite il y une autre coupure pendant une trentaine de minutes, et ce, dans la même journée », selon le gérant d’un hôtel à Nosy-Be.

Devis à 6 millions Ar. A part cela, « le problème d’adduction d’eau potable constitue un autre obstacle au développement du tourisme. Il n’y a qu’un seul quartier qui soit alimenté par l’eau potable fournie par la Jirama, seulement entre 5h et 6h du matin tous les jours. Les abonnés sont de moins en moins nombreux alors que Nosy-Be dispose d’une dizaine de lacs sacrés permettant d’alimenter en eau potable la population de la ville. Une borne fontaine est installée dans chaque quartier. Et l’eau qui y coule est payante. Par contre, certains hôteliers préfèrent exploiter de l’eau du puits étant donné que le devis permettant d’avoir un branchement en eau de la Jirama est coûteux, atteignant jusqu’à 6 millions d’ariary », a évoqué le PCA de l’Office Régional du Tourisme de Nosy-Be. Et enfin, la grogne des touristes monte constamment en raison de la mauvaise qualité des service offerts par la compagnie Tsaradia pour desservir Tanà et Nosy-Be. Le retard et le report, voire l’annulation de vols deviennent très fréquents depuis ces derniers temps.

Source : Destination Nosy-Be : Recrudescence des bateaux de plaisance et des hôtels informels

 

Le tourisme contraint de s’adapter à la « révolution verte »

Pour la première fois, Air France utilisera du biocarburant pour ses vols au départ de San Francisco. Voyageurs du Monde finance de la reforestation pour compenser l’impact de ces clients. Comme eux, l’ensemble du secteur du tourisme s’interroge sur les moyens de réduire l’impact environnemental de son activité.

Air France fait un pas de plus vers la durabilité. A compter du 1er juin, la compagnie aérienne va opérer, pour la première fois, des vols long-courriers au départ de San Francisco avec 30 % de biocarburant à base d’huile de friture recyclée. C’est l’une des nombreuses actions que doivent assurer et assumer les acteurs du tourisme afin d’entrer dans la transition écologique et d’acter le développement d’un tourisme durable.

6.000 tonnes de CO2 en moins

Cette opération d’une durée de 16 à 18 mois permettra de réduire les émissions de CO2 d’Air France d’environ 6.000 tonnes, explique Sandra Combet, en charge des biocarburants et des énergies nouvelles chez Air France. De quoi vérifier ou non la pertinence des biocarburants dans le secteur aérien, dépourvu, à moyen terme, d’alternative énergétique au kérosène.

« Cette initiative s’inscrit dans notre objectif global, de réduire de 50 % nos émissions de CO2 d’ici à 2030, par rapport au niveau de 2005, qui sert d’année de référence », explique Anne Rigail , la directrice générale du groupe Air France. « Nous avons fait la moitié du chemin, il nous reste 25 % de réduction à trouver sur les dix prochaines années. »

Une stratégie globale

Le recours aux biocarburants fait partie d’une stratégie plus globale, qui comprend également le renouvellement de la flotte moyen et long-courrier d’ici à 2025, l’éco-pilotage, avec l’optimisation des trajectoires, le roulage au sol sur un seul moteur, l’électrification des engins au sol, ou encore l’allégement des aéronefs, qui permet de réduire la consommation de carburant. « Sur nos nouveaux Airbus A350, le poids des sièges a été réduit de 13 kg, souligne Anne Rigail. Or il faut savoir qu’un kilo de moins à bord d’un un avion représente 70 tonnes de CO2 de moins sur une année ».

Néanmoins, les biocarburants n’emportent pas l’adhésion de tous. Pour Jean François Rial, le PDG de Voyageurs du Monde, « les biocarburants ne peuvent être la solution, car remplacer le kérosène par des biocarburants pour le secteur mobiliserait la moitié des terres arables de la planète ». Pour le patron de Voyageurs du Monde, qui plante 3 millions d’arbres par an pour absorber les émissions de CO2 de ses clients, l’alternative est simple : « pour réduire les émissions de CO2, soit tu ne voles pas, soit tu absorbes », affirme-t-il.

Dimension sociale

Pour être véritablement « durable », le tourisme doit également se préoccuper de bien d’autres aspects de son empreinte environnemental, estime Jean-François Rial, telle que la gestion des ressources, la gestion des déchets, la protection de la biodiversité… « Il n’est pas acceptable que le tourisme monopolise l’eau potable ou que l’on maltraite les animaux », poursuit le patron de Voyageurs du Monde , qui insiste également sur « la dimension sociale ». « A l’étranger, nous passons des contrats stricts avec nos prestataires afin de s’assurer du respect des conditions de travail », explique-t-il.

Pour certaines entreprises, ces préoccupations environnementales, loin de poser problème, constituent des opportunités. C’est notamment le cas de la SNCF. Alexandre Viros, directeur général de « e-voyageurs.sncf », constate « un engouement des clients nationaux et internationaux qui préfèrent prendre le train que l’avion ». Un engouement sur lequel le ferroviaire veut capitaliser. Avec la mise en place d’un crédit CO2, la SNCF va organiser une partie de son programme de fidélité autour de la gratification des économies de CO2.

Et la réflexion ne fait que commencer dans le secteur. A l’heure du débat sur le «  surtourisme  », le gouvernement a mandaté l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), il y a quelques mois, pour engager un secteur en pleine évolution dans ce tourisme qui se doit d’être durable, ou qui ne sera plus. Les travaux seront présentés lors du prochain Comité interministériel du tourisme, prévu début 2020. Il conviendra de trancher, à l’avenir, s’il convient de contingenter le nombre de visiteurs sur certains sites naturels, ira-t-on vers une étoile verte dans la classification des hôtels et les campings.

Source : Le tourisme contraint de s’adapter à la « révolution verte »

Adema – Madagascar : de nouveaux partenaires pour le développement de 8 aéroports

Dans l’objectif d’augmenter le nombre de touristes à Madagascar en 5 ans, l’Etat malgache via le concessionnaire ADEMA, est actuellement à la recherche de partenaires pour développer 8 aéroports.

Ouverture du ciel malgache. De nouvelles compagnies aériennes viendront enrichir le nombre de compagnies déjà opérationnelles sur le réseau domestique et ceci dès cette année. Ensuite, pour une meilleure connectivité, d’ici l’année 2023 il est prévu la création de 2 hubs à Antsiranana et à Toliara pour compléter celui d’Antananarivo.

Par ailleurs, le réaménagement des autres aéroports afin d’accueillir des vols internationaux, est également prévu. L’ADEMA, gestionnaire des autres aéroports malgache, outre ceux d’Antananarivo et de Nosy-Be, et le Ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, a mis sur le marché des investissements 8 aéroports. Il s’agit de leur trouver des partenaires afin de développer l’accessibilité et la connectivité aérienne internationale.

Aux dernières nouvelles, l’appel à manifestation d’intérêt lancé au mois de juillet 2019 a porté ses fruits. 17 prétendants ont manifesté leur intérêt et 7 d’entre eux ont été présélectionnés. Les responsables seront fixés sur le ou les nom des nouveaux partenaires d’ici le mois de mars 2020.

Enfin, de nouveaux aéroport secondaires, menant directement à des sites hautement touristiques seront également opérationnels. A l’instar des aéroports de Bekopaka menant au Tsingy de Bemaraha et Ranohira donnant l’accès au parc national de l’Isalo. Ceux-ci s’ajouteront ainsi aux 44 aérodromes secondaires, déjà existants et qui assurent le réseau domestique.

Source : Adema – Madagascar : de nouveaux partenaires pour le développement de 8 aéroports

A Madagascar, un salon international dédié aux transports

Organisée par le Ministère des Transports et de la Météorologie, la première édition du Salon International Transports, Logistique et Manutention aura lieu du 14 au 17 novembre 2019 au parc des Expositions Forello Expo Antananarivo. Cet événement inédit réunira sous un même lieu toutes les parties prenantes de ce secteur, un des piliers de l’économie nationale.

Toutes les composantes du secteur Transports, à savoir l’aérien, le transport fluvial, maritime et terrestre. Chaque filière y exposera les activités liées à leurs chaînes opératoires. On peut citer entre autres, la logistique, les plateformes multimodales avec les métiers connexes, les infrastructures tant routières, aéroportuaires et portuaires.

Au menu de discussions également, la sécurité de la libre circulation des biens et des personnes et diverses problématiques touchant le secteur transports. Sans oublier l’entretien routier et le traitement des usagers au niveau du transport en commun. Autant de sujets qui font l’actualité en ce moment. Le Ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie et toutes les parties prenantes essayeront d’apporter des solutions à ces problématiques, pour une meilleur qualité des services publics.

En outre, une trentaine de conférences sera organisée dans le cadre de ce salon. Les conférenciers passeront à la loupe divers thèmes, à l’instar des métiers aériens et les formations maritimes, l  modernisation de la manutention portuaire, la redynamisation de la FCE ou encore le développement du réseau ferroviaire Nord. Seront également abordés au cours des conférences,  la redynamisation du réseau intérieur géré par TSARADIA, la modernisation des transports publics via l’installation des GPS sur les transports en commun ou encore la sécurité et la sûreté fluviale maritime.

Source : A Madagascar, un salon international dédié aux transports

Tsaradia : les voyageurs de la classe business chouchoutés

Pour le bien-être de ses voyageurs Classe Privilège (Business), TSARADIA, la filiale d’Air Madagascar a créé une trousse confort à son image. Ce tout nouveau produit distribué à bord a été fabriqué localement.

A bord de TSARADIA, le client fait l’objet de toutes les attentions…Déclinée en 5 coloris (miel, terre, black navy, céleste, écru), la trousse TSARADIA permet au client Privilège de se rafraichir durant  son  voyage grâce à une serviette imprégnée d’une senteur au thé vert (oshibori) ainsi qu’un éventail aux couleurs de TSARADIA. Avec son format pochette, la trousse fut pensée et créée tel un véritable cadeau à emporter chez soi après le voyage, souligne la compagnie.

Fabriqué localement par l’entreprise sociale « Soasoo », ce nouveau produit distribué par le personnel naviguant répond aux valeurs de Responsabilité Sociétale de Tsaradia: Zéro plastique, zéro métal. En effet, la trousse est confectionnée en soga (tissu vita malagasy) et avait permis la création de 15 emplois au sein de Soasoo.

Source : Tsaradia : les voyageurs de la classe business chouchoutés

Air Madagascar : du nouveau dans la gestion des réservations

Au cas où vous l’ignoriez, il est désormais possible de faire une réservation pour un vol au départ de l’étranger vers les provinces de Madagascar de son choix, directement sur le site web d’Air Madagascar. Une nouveauté qui permettra ainsi de faciliter l’accès des touristes aux destinations intérieures.

Concrètement, grâce à la réservation de bout en bout, le passager peut réserver deux vols pour sa destination finale : le premier depuis sa ville de départ à l’étranger vers la capitale Antananarivo et le second, d’Antananarivo vers la province de son choix. Arrivé à l’Aéroport international d’Ivato, il lui suffira de prendre directement le vol de sa destination finale.

Toutefois, si le client souhaite souhaitez passer plus d’une journée à Antananarivo, il devra faire deux réservations différentes avec Air Madagascar et Tsaradia. Pour rappel, la nouvelle filiale d’Air Madagascar lancé en 2018 devra faire l’acquisition d’un  6e appareil ATR-72 ce mois d’octobre 2019, pour renforcer sa flotte. Ce nouvel appareil permettra à la compagnie d’une part d’améliorer la flexibilité dans son exploitation, la régularité et la ponctualité de ses vols, et faire face à la demande croissante d’autre part. Depuis son lancement, TSARADIA desserve actuellement 10 destinations touristiques, a transporté plus de 326 000 passagers, avec un taux de remplissage de 69% en juillet 2019.

Air Madagascar : du nouveau dans la gestion des réservations

Tourisme d’affaires : Madagascar sera le pays hôte de la 5ème édition de la conférence de l’AVIADEV 2020

A Madagascar, les rencontres économiques internationales se succèdent et ne se ressemblent pas. La destination est en passe de devenir l’une des meilleures destinations pour le tourisme d’affaires dans l’Océan indien. La preuve, en 2020, la Grande île a été choisie pour être le pays hôte de la 5e édition de la conférence de l’AviaDev.

Cet événement qui aura lieu du 6 au 8 mai 2020, est le plus important événement aéronautique d’Afrique. Il réunira compagnies aériennes, aéroports et acteurs du tourisme pour se rencontrer et discuter du trafic croissant en provenance et à destination du continent. Acteur majeur dans le développement économique de Madagascar, Ravinala Airports, gestionnaire des aéroports d’Antananarivo et Nosy Be, soutient fortement l’accueil de cette rencontre internationale, dans la mesure où son objectif est de soutenir l’ambition à moyen terme de Madagascar d’accueillir 500 000 touristes d’ici 2023. Selon son Directeur Général, Ravinala Airports, AviaDev sera l’un des principaux moteurs de cet objectif, et mettra en valeur les possibilités de développement de routes pour Madagascar. En outre, la mise en place de l’ « open sky » permettra au pays d’accueillir des invités du monde entier, stimulant ainsi son développement économique, social et culturel , a-t-il ajouté.

27 pays et plus de 300 participants ont participé à l’édition 2019 de l’AviaDev. Ce forum a permis plusieurs partenariats pour créer de nouvelles connexions aériennes. Aujourd’hui, grâce à un développement du secteur hôtelier notamment dans la capitale, de Madagascar se positionne en tant que meilleure destination de tourisme d’affaires dans la région. Antananarivo est désormais mieux équipée pour répondre à la demande des professionnels en déplacement dans le cadre des rencontres internationales, grâce à une offre étoffée et diversifiée. La tenue prochaine de la conférence de l’AviaDev devra ainsi améliorer davantage l’image de la Grande île en tant que destination de tourisme d’affaires.

Source : Tourisme d’affaires : Madagascar sera le pays hôte de la 5ème édition de la conférence de l’AVIADEV 2020

Andry Rajoelina à Toamasina : Réouverture du transport fluvial sur le Canal des Pangalanes dans quatre mois

Chose promise chose due. Durant sa tournée de campagne électorale, le président Andry Rajoelina a fait la promesse de réhabiliter le Canal des Pangalanes afin de rétablir la circulation fluviale dans cette localité. La promotion du secteur touristique figure d’ailleurs parmi les « velirano présidentiels ». Samedi dernier, le Chef de l’État a effectué une descente à Toamasina pour donner le coup d’envoi des travaux de dragage du Canal des Pangalanes. Quatre mois. C’est la durée prévue pour la réalisation des travaux qui consisteront au curage du fond peu profond juste à la sortie du Port de Toamasina, le curage du fond peu profond à l’entrée Nord du lac Rasoamasay et Rasoabe, le curage du fond peu profond à Masomeloka et ses environs, l’élagage de l’emprise de gueule de canal et l’élargissement du tronçon à Andringitra. « Les travaux sont financés entièrement par l’Etat malagasy, par l’intermédiaire de l’Agence Portuaire Maritime et Fluviale », à fait savoir le Directeur général de l’APMF, le Capitaine de Vaisseau Jean Edmond Randrianantenaina. Samedi, le président Andry Rajoelina a aussi honoré de sa présence la cérémonie d’inauguration du Poste de Surveillance fluviale nouvellement construit à Manangareza et l’inauguration d’un nouvel embarcadère qui se trouve juste à côté. Il est aussi monté à bord du matériel de dragage pour constater de visu l’activité de curage dudit Canal.

Création. Construit en 1901, le Canal des Pangalanes mesure 654km. « Ce projet aura des impacts directes sur la vie socioéconomique de la population de plusieurs districts et communes, entre autres, Toamasina, Ambila Lemaitso, Andevoranto, Vatomandry, Mahanoro, Nosy Varika, Mananjary, Manakara et Farafangana », a annoncé le Chef de l’Etat. Et de poursuivre que ce projet concerne environs trois millions de bénéficiaires. A travers la réhabilitation du Canal des Pangalanes, le régime actuel entend favoriser le secteur tourisme avec notamment la construction d’hôtels et de différentes infrastructures touristiques le long des Pangalanes, et vise aussi à promouvoir la création d’emplois. C’est certainement la raison pour laquelle le président de la République persiste et signe pour la mise en œuvre de ce projet. D’après les explications, la dernière retouche effectuée sur le Canal des Pangalanes remonterait en 1988. Après la série d’inaugurations effectuée dans l’enceinte du Port de Toamasina, le président Andry Rajoelina a assisté à la cérémonie de réception officielle d’un nouveau matériel tracker de la Société de Manutention des Marchandises Conventionnelles (SMMC).

« Buildings mora ». Hier dans la matinée, Andry Rajoelina a poursuivi son déplacement à Toamasina par une descente à Tanandava pour constater l’évolution des travaux de construction de l’autoroute reliant le Port de Toamasina à la RN2. Accompagné du ministre de l’Aménagement du territoire, Hajo Andrianainarivelo et du Directeur général de la Société Analogh, Hasina Razafindrakoto, le Chef de l’Etat a aussi visité le quartier d’Ambohijafy où seront implantés les « buildings mora » équipés d’un complexe sportif pour la Région Antsinanana. Les études pour la réalisation de ce projet ont déjà été faites. D’après les explications, les travaux débuteront incessamment. Le numéro Un d’Iavoloha a clôturé sa tournée dans la Région Antsinanana par une descente sur la route Toamasina – Foulpointe qui est actuellement en cours de réhabilitation. En effet, Andry Rajoelina a donné l’ordre formel de construire la route Toamasina – Soanierana Ivongo par des bétons armés. Durant ce déplacement dans le pays Betsimisaraka, le Chef de l’Etat a reçu de nombreuses doléances de la population locale concernant des cas d’accaparement de terrains.

Source : Andry Rajoelina à Toamasina : Réouverture du transport fluvial sur le Canal des Pangalanes dans quatre mois

Finnair opère ses premiers vols à base de biocarburants

Finnair, la compagnie aérienne finlandaise, annonce le lancement de ses premiers vols opérés à base de biocarburants dès cette semaine. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de son programme « Push for Change » visant la réduction des émissions carbone. Aujourd’hui et mercredi prochain, le vol quotidien Finnair au départ de San Francisco et à destination du hub de la compagnie à Helsinki sera opéré grâce à un mélange de carburants comprenant 12% de biocarburants. Cela permettra la réduction des émissions totales de CO2 de ces deux vols d’environ 32 tonnes.

À San Francisco, Finnair s’est associée à SkyNRG et World Energy pour produire ce carburant ; Shell Aviation a également contribué au projet en fournissant un soutien logistique. Ce biocarburant durable est fabriqué à partir d’huile de cuisson usagée collectée en Californie, ce qui n’interfère donc pas avec la production alimentaire ou l’industrie agricole.

Arja Suominen, SVP Communications & Corporate Responsibility chez Finnair, a déclaré :

« Le lancement de l’initiative Push for Change a été une étape essentielle pour Finnair afin d’offrir à nos passagers la possibilité de compenser ou de réduire facilement les émissions carbone générées pendant leur voyage. Les premiers résultats de cette démarche ont été très concluants et nous sommes ravis d’aller encore plus loin avec ces deux vols utilisant du biocarburant, entièrement soutenus par les contributions « Push for Change ». Naturellement, nous espérons que les voyageurs utiliseront de plus en plus ce service à l‘avenir. »

Push for Change

Lancé par Finnair en janvier 2019, ce service est destiné à impliquer les voyageurs sur les effets des émissions de CO2, répondre aux problématiques environnementales mais également aux attentes des passagers désireux de s’engager dans une démarche éco-responsable. Pour cela, la compagnie propose à ses passagers – sur la base du volontariat – de régler une « taxe de compensation » lors de l’achat d’un billet, directement via son site internet.

La taxe de compensation s’élève à 1€ pour un vol aller-retour en Finlande, à 2€ pour un vol aller-retour en Europe et à 6€ pour un vol intercontinental. Le calcul de ces redevances est basé sur la moyenne des émissions générées lors d’un vol et sur le coût nécessaire à la réduction d’une tonne d’émission de CO2 dans le cadre du projet soutenu par Finnair.

Finnair propose ainsi à ses passagers de s’impliquer, aux côtés de la compagnie et s’ils le souhaitent, dans un projet écologique au Mozambique visant à réduire la consommation de charbon ou, au choix, soutenir le développement des vols utilisant des biocarburants.

Des informations complémentaires sur l’initiative « Push for Change » de Finnair, notamment sur les options d’achat de biocarburant pour de futurs vols ainsi que sur les projets certifiés permettant de compenser les émissions de carbone, sont disponibles sur le site « Push for Change » de Finnair.

Source : Finnair opère ses premiers vols à base de biocarburants