CitizenM veut “révolutionner le secteur de l’hôtellerie”

L’enseigne vient d’ouvrir son premier hôtel en France, à deux pas de la Grande Arche de La Défense.

Fondé en 2008 par Rattan Chadha, le groupe néerlandais d’hôtellerie pose ses valises en France avec l’ouverture de son premier établissement à La Défense (Hauts-de-Seine). Il se niché le long de la promenade de La Grande Arche, face à la future Arena92 de Nanterre, l’hôtel citizenM sera la deuxième adresse de la marque à Paris. Son concept : un savant mélange entre art contemporain et prestations de haut vol, le tout dans un décor ultra design.

“En proposant une philosophie axée sur un confort et des prestations luxe, dans une enveloppe de prix abordable, citizenM ambitionne de révolutionner le secteur de l’hôtellerie, résume Michaël Levie, responsable des opérations citizenM dans le monde. Notre concept innovant bouscule les codes du voyage d’affaires et répond aux besoins des clients d’aujourd’hui.” L’hôtel citizenM de La Défense dispose de 175 chambres. Depuis l’ouverture de l’établissement début juin, 25 employés sont présents pour accueillir une clientèle très variée.

“Comme à la maison”

Ici, on ne parle pas de lobby, mais de living-room. Vaste pièce commune décorée dans une atmosphère arty, celle-ci s’ouvre sur une grande terrasse avec vue plongeante sur La Grande Arche. “L’objectif est que chacun s’y sente comme à la maison”, insiste Alexandre Perper, directeur de l’hôtel.

Les espaces communs du rez-de-chaussée et du premier étage sont reliés entre eux par des escalators, ce qui confère au lieu un effet théâtral. Au rez-de-chaussée, les hôtes trouveront au coffeeM à toute heure une carte de cafés fraîchement moulus, ainsi qu’une sélection de pâtisseries. Deux belles vitrines exposent des oeuvres d’art comme des cabinets de curiosités, et le plafond est orné d’une reproduction d’autoportraits d’Andy Warhol. D’ici à la fin de l’été, un second citizenM devrait être inauguré Gare de Lyon. Et le groupe ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : 15 autres établissements sont actuellement en cours d’ouverture dans le monde.

Source : Mylène Sacksick – CitizenM veut “révolutionner le secteur de l’hôtellerie”

Les chiffres du marché des vins et des spiritueux en France

Vinexpo Bordeaux, salon international de la filière des vins et spiritueux, qui s’est tenu dans la capitale girondine, a publié une étude prospective (2016/2020) sur la consommation des vins et spiritueux en France.

Le rosé représente près de 31% des parts de marché avec une progression estimée à + 0,52% d’ici 2020.

Le vin rouge reste majoritaire : 52% de parts de marché en 2016, mais les projections donnent une baisse de -12,47% à l’horizon 2020

Le vin blanc représente 17% de la consommation en 2016 avec une diminution de – 4,26 à l’horizon 2020

Dans les 5 ans, la consommation de vin tranquille devrait diminuer de -7%. A l’inverse, les vins effervescents devraient augmenter de 4%. La consommation de spiritueux français est en lègère diminution. Le premier spiritueux consommé en France reste le Scotch whisky 35% de parts de marché. Les whiskey américains sont en progression (augmentation de 19% à l’horizon 2020).

La France est le 3ème pays producteur mondial de vin. Sa surface de champ de vigne est équivalente à 750 000 hectares. C’est le 1er pays exportateur en valeur avec un chiffre d’affaires de 7,9 milliards d’euros en 2016. C’est le deuxième poste excédentaire du commerce extérieur français derrière l’aéronautique.

Source : Les chiffres du marché des vins et des spiritueux en France

L’hôtel The Westin Paris-Vendôme dévoile sa terrasse sur le thème du potager urbain

Paris. L’hôtel The Westin Paris-Vendôme (Paris Ier), vient de transformer sa terrasse pour l’été en un potager urbain. Un cadre original et verdoyant, avec des plantes aromatiques, des fleurs, des arbustes, des murs végétalisés, une balancelle… niché au milieu des bâtiments de l’hôtel. L’espace est ouvert tous les jours, de 9 heures à minuit, jusqu’à fin septembre. La carte a été imaginée par le chef de l’établissement, David Réal. On peut y retrouver des plats de saison et sain, inspirée de la cuisine méditerranéenne, avec une offre végétarienne comme des bowls, des soupes froides… et des smoothies riches en fruits et légumes.

Source : L’hôtel The Westin Paris-Vendôme dévoile sa terrasse sur le thème du potager urbain

Atout France lance la nouvelle saison du Mooc Accueil

Destinée aux professionnels du tourisme, la formation permet de découvrir les clefs de l’accueil des visiteurs européens.

Les professionnels peuvent s’inscrire pour participer à la deuxième saison du MOOC Accueil, formation d’e-learning dédiée à l’accueil des clientèles internationales. Suite au succès de la première édition, Atout France a en effet décidé de reconduire le dispositif, développé en partenariat avec la start-up française Tourism Academy.

Dédiée aux clientèles européennes, cette nouvelle mouture permettra de découvrir les clefs de l’accueil des visiteurs allemands, belges, néerlandais, britanniques mais aussi, nouveauté de cette édition, des touristes espagnols et italiens.

“Ces six clientèles représentent plus de 53 millions de touristes en France chaque année ! Des visiteurs qui aiment la France, de bons clients qui sont prêts à consommer et à revenir… si on sait les satisfaire en les accueillant au plus près de leurs attentes !”, commente Atout France dans un communiqué.

Mooc, mode d’emploi

Atout France a également développé cette année un Mooc Accueil restaurants, qui propose aux collaborateurs de cette filière une formation accélérée sur les attentes et besoins spécifiques des huit clientèles internationales en matière de restauration et de service.

Le Mooc Accueil Long-courrier propose de son côté, à ceux qui visent les marchés émergents, de se spécialiser sur les clientèles chinoises et indiennes.

Ces Mooc sont accessibles sur ordinateurs, tablettes ou smartphones. L’e-learning peut être interrompu puis repris plus tard au même endroit. Présentés sous forme de courtes vidéos, ils sont systématiquement accompagnés de quiz qui permettent de s’assurer de l’acquisition des connaissances, mais aussi de gagner des points.

Les personnes participant au Mooc sont en effet classées, elles peuvent se défier dans des battles et échanger sur les forums. Il est possible de s’inscrire au Mooc de façon individuelle, mais aussi d’inscrire ses collaborateurs, ce qui permet de bénéficier d’un tarif de groupe. Autre option : des classe privatisées pour une entreprise ou une destination.

Les formations Mooc d’Atout France peuvent être prises en charge par différents OPCA.

Source : Atout France lance la nouvelle saison du Mooc Accueil

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Comment revisiter un classique tartare de boeuf ?

“Quelle recette originale de tartare de boeuf, soit au hachoir soit au couteau, pourrait-on servir dans une brasserie haut de gamme ? Une recette de burger serait également bienvenue.”

Pour assaisonner un tartare, au couteau comme au hachoir, je préconise de rester simple pour préserver la saveur de la viande. L’idée serait de décliner légèrement la recette classique (câpres, oignon, persil, moutarde et ketchup). Je trouve pour ma part que le ketchup entrave trop le goût de la viande avec un apport de sucre trop important, tandis que la moutarde forte est trop franche. À la place de ces deux condiments, on peut utiliser de la moutarde aigre-douce, qui contient une touche de miel. Un gros cornichon à la russe haché et de la ciboule ciselée, plus douce et subtilement aillée, remplacent parfaitement les oignons crus, qui peuvent être trop forts, et les câpres qui peuvent être un peu molles. Pensez également à une herbe plus typée que le persil plat, comme l’estragon. Pour saler le tartare, intégrez simplement un ou deux filets d’anchois à l’huile pilés au mortier.

À table, vous pouvez proposer de la sauce Worcestershire et du Tabasco pour que chacun puisse rehausser le tartare s’il le souhaite. Et vous pouvez le proposer poêlé en aller-retour pour confectionner un burger. Dressez le boeuf poêlé dans un bon pain burger, agrémenté d’une rondelle de tomate juteuse et bien épaisse (type Marmande) et d’une rémoulade de laitue iceberg (taillée en chiffonnade avec une mayonnaise aux herbes fraîches ciselées : basilic, ciboulette et cerfeuil). Vous pouvez surmonter le boeuf poêlé d’une tranche épaisse de vieux cheddar.

Source : Tiphaine Campet – Comment revisiter un classique tartare de boeuf ?

Les 5 tendances de l’e-tourisme en 2017

L’activité hôtelière est désormais indissociable de l’économie numérique, mais les acteurs du tourisme adoptent différemment les outils technologiques. Où en sont les hébergeurs en 2017 ? C’est à cette question que l’étude Next Content/KPMG – L’observatoire des décideurs de l’e-tourisme : bilan, projets et vision – a tâché de répondre.

1. Côté distribution, les sites adaptés au format mobile (responsive principalement) sont privilégiés par rapport aux applications, qui sont délaissées, hormis par les grands distributeurs. L’audience mobile explose, pour atteindre 42 % du total des visites pour les acteurs privés. Le poids du mobile dans les réservations reste encore limité car le consommateur passe encore d’un appareil à l’autre pour réserver. 50 % des ventes proviendraient des ventes en ligne, dont deux tiers de la distribution indirecte. 87 % des acteurs interrogés ont pour priorité ces prochains mois de développer leurs ventes directes.

2. La conversion des visiteurs en clients reste l’enjeu majeur de l’e-tourisme. Les hébergeurs priorisent quatre actions : un travail sur leur page d’accueil et leur landing page ; une personnalisation de l’interface web et des offres avec recommandations ; un travail sur les fiches produits et la mise en place d’un service d’assistance client comme un click-to-call ou click-to-chat. En revanche, seuls 3 % des hébergeurs prévoient une refonte du tunnel de commande web, malgré son impact sur la finalisation du processus d’achat.

3. L’utilisation des médias sociaux est ancrée dans les stratégies des hôteliers, Facebook faisant toujours la course en tête, devant Instagram et Twitter. Les professionnels restent circonspects devant Snapchat. Ils exploitent de plus en plus les apps de messagerie instantanée Facebook Messenger et WhatsApp, y compris les hôteliers indépendants interrogés.

4. Les innovations technologiques que les hôteliers souhaitent privilégier dans les deux prochaines années seront le ciblage de la data pour une meilleure personnalisation et l’intelligence artificielle avec notamment l’émergence des chatbots dans un but conversationnel. 56 % des hébergeurs projettent un travail sur la data “pour personnaliser l’expérience client” et 38 % souhaitent automatiser une partie des échanges en ligne avec les visiteurs et clients.

5. Les professionnels sont unanimes : les coûts d’acquisition de trafic ont augmenté. Les hébergeurs interrogés semblent favoriser un travail sur les réseaux sociaux (production de contenus et campagnes publicitaires), une stratégie de référencement naturel et d’e-mailing.

Source : Vanessa Guerrier-Buisine – Les 5 tendances de l’e-tourisme en 2017

Un concept venu d’ailleurs : un hôtel-bibliothèque à New York

Le Library Hotel de New-York constitue un lieu incontournable pour les amoureux des livres.

À l’heure où l’hôtellerie joue souvent la carte des tablettes et de l’hyper-connexion, le Library Hotel, situé sur Madison Avenue à New York, dénote. L’établissement à la façade néogothique a en effet choisi de faire un clin d’oeil à la New York Public Library – bibliothèque publique implantée à proximité -, en s’inspirant de la classification décimale de Dewey.

Ce système, inventé en 1876 par le bibliographe américain Melvil Dewey, permet de classer l’ensemble des ouvrages d’une bibliothèque. Chacun des dix étages de l’hôtel met ainsi à l’honneur l’une des dix catégories de la classification (les arts au septième étage, la littérature au huitième, l’histoire au neuvième…), tandis que, dans les 66 chambres, des reproductions d’oeuvres d’art et des ouvrages permettent de côtoyer les univers les plus variés : l’astronomie dans la chambre 500.006 (au 5e étage), les contes de fées dans la 800.005, l’amour dans la 1100.006, le New Age dans la 1200.003…

Selon Adele Guttman, vice-présidente en charge des ventes et du marketing, le concept remporte un franc succès, autant auprès des fans de littérature que des voyageurs d’affaires, des touristes et des familles : “Les gens aiment explorer les livres, en être entourés : c’est à la fois relaxant et passionnant, ce qui constitue un environnement parfait pour un hôtel. Cela donne l’opportunité aux clients de demander des chambres avec lesquelles ils ont un lien profond et personnel, et de découvrir des livres qu’ils n’ont jamais pris le temps de feuilleter avant.”

6 000 livres en libre accès

Au total, l’enseigne met à disposition de ses clients quelque 6 000 ouvrages, à consulter dans les chambres ou dans la salle de lecture. Cette dernière, dont les murs sont tapissés de livres, est ouverte 24 heures sur 24. Le matin, on y sert les petits déjeuners continentaux, et des dégustations gratuites (vins, fromages…) y sont proposées gratuitement à l’heure de l’apéritif.

Le voyage littéraire se poursuit sur le toit du quatorzième étage de l’hôtel, où se trouvent le Writer’s Den (repaire de l’écrivain), le Poetry Garden (jardin de la poésie) et sa terrasse. La journée, on peut y contempler la vue sur l’architecture emblématique new-yorkaise, lire près de la cheminée ou dans le jardin d’hiver… Le soir, l’étage se transforme en lounge, où même la carte des cocktails puise son inspiration dans la littérature.

L’établissement, dont la rénovation a été confiée à l’architecte Stephen B. Jacobs, fait partie de la Library Hotel Collection. Le groupe hôtelier, fondé par Henry Kallan en 1992, regroupe une demi-douzaine d’adresses thématiques et souvent décalées. Outre le Library Hotel, on peut citer le Casablanca Hotel aux accents marocains dans le quartier de Broadway, ou encore les deux hôtels Aria ouverts à Prague et Budapest, et consacrés à différents genres musicaux.

Source : Violaine Brissart – Un concept venu d’ailleurs : un hôtel-bibliothèque à New York

Nouveaux concepts de restauration : comment perdurer ?

À l’heure où la restauration attire des profils venus d’autres univers professionnels, les nouveaux concepts se multiplient. Une table ronde, organisée le 2 juin par la marque Okko Hotels, a permis de pointer les secrets de certaines réussites.

Circuits courts, produits locaux, monoproduit, tables accessibles à tous les porte-monnaie… Depuis le début des années 2010, ces mots-clés sont devenus positionnements et axes de communication pour bon nombre de jeunes entrepreneurs qui investissent le secteur de la restauration. Des profils souvent venus du marketing, du conseil ou de la finance. À l’instar de Rémy Bougenaux, ancien consultant, reconverti “par passion” dans la restauration. En 2015, avec trois amis, il a créé le restaurant Les Pinces à Paris. Le concept : on peut manger un homard entier pour 25 €, “sans nappe, mais avec un bavoir autour du cou”, a-t-il précisé lors d’un débat sur l’innovation dans les CHR organisé par la marque Okko Hotels dans son nouvel établissement du XVe arrondissement de Paris. Le cofondateur des Pinces parle d’expérience pour le client. Mais pas uniquement : “Le fait que nous n’ayons que trois plats, dont deux autour du homard, à la carte, met le client en confiance quant à la fraîcheur du produit servi et la pertinence de notre savoir-faire.” Résultat : en deux ans et demi, le concept compte déjà trois établissements à Paris.

À La Recyclerie, le client dessert lui-même son assiette

“Nos critères de sélection pour mettre en avant une table plus qu’une autre sont le contenu de l’assiette, l’ambiance et l’histoire du lieu”, a expliqué Romain Passelande, cofondateur du site Les Petites Tables, qui déniche des adresses où l’on peut déjeuner ou dîner à Paris à moins de 10 €. Un parti pris qui plaît : le site affiche 100 000 visites par mois et compte 34 000 followers sur Facebook. Parce que l’ère du bling bling, c’est fini. La plupart des nouveaux concepts urbains misent sur une clientèle de proximité, sensible à un bon rapport qualité-prix, au recyclage, à la chasse au gaspi, à un potager planté sur un toit ou une terrasse. On l’a bien compris au sein de l’agence Sinny & Ooko, créatrice et gestionnaire de lieux inspirés par de nouvelles façons de consommer et se divertir. “Nos activités CHR financent les activités artistiques et autres événements proposés dans nos tiers-lieux”, a détaillé Clémence Vazard, la responsable du développement. Derrière le terme tiers-lieux, il faut voir de l’échange, du partage, des fédérations de compétences. La Recyclerie, imaginée par Sinny & Ooko, relève de cette logique. Situé porte de Clignancourt (Paris, XVIIIe), ce lieu mêle cantine, ferme urbaine et atelier de réparation. Ici, le client dessert lui-même son assiette, sans qu’il perçoive cela comme une contrainte. On est dans la fameuse expérience et le geste participatif justifie que certains plats ne dépassent pas les 9 €. “En fin de semaine, La Recylcerie ouvre de 8 heures à 2 heures du matin, non stop. On observe alors un profil de clientèle qui évolue tout au long du jour et de la nuit”, a également souligné Clémence Vazard. Parents, enfants, étudiants, retraités, fêtards, passionnés de bricolage, fans de recyclage… tous se croisent ou se côtoient dans ce lieu au café à 1 €, ponctué de quelque 1 000 événements par an.

Source : Anne Eveillard – Nouveaux concepts de restauration : comment perdurer ?

600 bières à découvrir au Mondial de la Bière

Le festival de la Craft Beer prend possession de la scène parisienne du 30 juin au 2 juillet, avec la complicité d’Omnivore. Au programme, masterclasses, dégustations, échanges avec les maîtres brasseurs… La culture bière va battre son plein au Palais de la Mutualité (75005) avec 600 références annoncées à découvrir.

www.mondialdelabiereparis.com

Source : 600 bières à découvrir au Mondial de la Bière

La digital detox, l’outil marketing pour attirer la clientèle hyper-connectée ?

Le concept de diète technologique a vu naître pléthore d’offres dans les établissements hôteliers. Tripadvisor a même dressé la liste des meilleures propositions en la matière.

Les groupes d’hôtels et spas ont compris qu’il y avait une carte à jouer pour cibler certains clients souffrant d’hyper-connectivité, en créant des séjours de digital detox, c’est-à-dire de sevrage technologique. Entre programme de yoga ou de sport, soins de spa detox, mise en valeur d’une destination ou encore offre gourmande, toutes les astuces sont bonnes pour détourner l’attention des clients de leurs objets d’addiction.

Le premier établissement français à avoir vraiment communiqué sur son offre de digital detox est le Vichy Célestins Spa Hôtel, à Vichy (Allier). Centré autour d’une cure thermale, le programme inclut des séances de coaching psycho-comportemental et de sophrologie. Ici, la diète numérique permet de valoriser et de structurer une offre déjà existante, et devient donc un objet de communication.

Pour les hôtels isolés de tout, où le réseau mobile est inexistant ou de mauvaise qualité, la digital detox peut devenir un produit phare. Même TripAdvisor valorise cette déconnection : “Privilégier une location de vacances isolée et déconnectée ne signifie pas forcément passer des vacances à la dure. Au contraire, cela signifie que l’on veut éviter les hôtels bondés et ne plus se sentir dépendant de son téléphone”, commente Artiné Mackertichian, porte-parole du site d’avis. Il faudra en revanche prévoir des produits pour occuper vos clients le temps de leur isolement, en faisant intervenir des partenaires si besoin et en valorisant les alentours de votre hôtel.

Une pause en ville

Même les maisons d’hôtes s’y sont mises, puisque le classement Tripadvisor inclut le Château de la Gravière, situé dans le Médoc, qui préfère parler de ‘pause numérique’ ou de ‘déconnexion temporaire’ pour ne pas être associé à un phénomène de mode. Ici, le client est d’abord soumis à un test pour évaluer sa dépendance puis profite d’un séjour à thème. Il faudra compter plus de 300 € par personne pour deux nuitées avec options incluses. Ici, la digital detox est surtout un alibi pour valoriser la maison et attirer une nouvelle cible de clients.

Sans quitter la ville, les addicts à la technologie peuvent aussi s’offrir une pause numérique. Chez Mandarin Oriental, on a globalisé le concept, à travers la Global Digital Wellness initiative (programme de bien-être numérique global). Principalement concentré dans l’offre spa, “un soin a été créé par Petra Roberts, spa manager pour Mandarin Oriental, pour se détendre et éliminer l’accumulation des ondes”, explique Anna Pierzak, directrice du spa du Mandarin Oriental Paris.

Si un rituel a lieu avant et après le soin, c’est surtout autour d’une pierre aux effets détoxifiants que le soin se concentre : “Nous utilisons la shungite, une roche que l’on trouve en Russie, constituée d’organismes unicellulaires. Elle agit sur le corps tel des aimants avec les ondes électromagnétiques, et absorbe l’énergie”, poursuit-elle. Dans certains hôtels du groupe, le client peut bénéficier de cours de yoga, d’ateliers d’art thérapie ou encore de cours de cuisine detox pour accompagner ces soins.

Au Westin Paris, l’expérience est plus transversale. Confiscation des appareils connectés dès l’arrivée des clients, chambres sans télévision, soins au spa, location d’une tenue pour profiter de la salle de sport de l’hôtel ou en extérieur… Des activités de plein air sont suggérées à l’aide de plans-guides (pas de GPS sans objet connecté). Les espaces de l’hôtel sont donc tous valorisés. En plus du spa et de l’espace fitness, des sucreries du chef pâtissier sont déposées en chambre, de quoi donner envie au client de profiter des espaces de restauration de l’hôtel. Ici, l’offre attire principalement des Parisiens ayant peu de temps pour se ressourcer.

Peu à peu, la digital detox s’affirme comme un outil marketing et de communication, se transformant en version moderne de la retraite monastique, loin de l’agitation du quotidien, ce qui permet aux professionnels du thermalisme de moderniser leur offre et aux hôteliers de diversifier leurs packages.

Source : Vanessa Guerrier-Buisine – La digital detox, l’outil marketing pour attirer la clientèle hyper-connectée ?