McDonalds met les bouchées doubles en Chine

CHINE POPULAIRE. McDonal’d’s, qui totalise aujourd’hui plus de 37000 restaurants dans 100 pays (environ 90% en franchise), vient de signer un très gros contrat pour son développement en Chine. CITIC Limited et The Carlyle Group ont conclu avec McDonald’s un accord “Vision 2022” qui prévoit de passer de 2500 à 4500 restaurants à cette date en Chine et à Hong Kong.

La Chine deviendra bientôt le premier marché hors Etats-Unis pour le géant de la restauration rapide. 

Source : McDonalds met les bouchées doubles en Chine

Visas : le Qatar ouvre les frontières à 80 nationalités

Passeport valable 6 mois et billet de retour confirmé.

En pleine crise diplomatique et récemment isolé par ses voisins, le pays souhaite stimuler le tourisme ainsi que le transport aérien. Pour cela, les citoyens de 80 pays, dont les pays de l’espace Schengen et donc la France, bénéficient, avec effet immédiat, d’une exemption de visa pour visiter le Qatar depuis aujourd’hui 09 Aout 2017, selon un communiqué d’Action Visas.

Les voyageurs internationaux provenant de ces 80 pays et qui souhaitent visiter le Qatar ne devront plus postuler ni payer un visa à compter d’aujourd’hui” ont déclaré les officiels qatariens dans un communiqué.

“Le régime d’exemption de visa fera du Qatar le pays le plus ouvert de la région et nous sommes ravis d’inviter les visiteurs internationaux à découvrir notre hospitalité de renom, notre patrimoine culturel ainsi que nos trésors naturels” a déclaré le responsable du département du tourisme M. Hassan al-Ibrahim lors d’une conférence de presse à Doha.

“En fonction de la nationalité du visiteur, l’exemption sera, soit valide pendant 180 jours pour 33 nationalités et permettra au visiteur de passer 90 jours au Qatar (entrée multiple), soit valide pendant 30 jours pour 47 pays donnant droit au visiteur de séjourner jusqu’à 30 jours (entrée multiple) avec la possibilité de demander une prolongation de la dérogation pour 30 jours supplémentaires” a-t-il déclaré.

Les 80 pays bénéficiaires

Pour un séjour jusqu’à 3 mois: Allemagne, Autriche, Bahamas, Belgique, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Seychelles, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse et Turquie.

Pour un séjour jusqu’à 30 jours: Afrique du Sud, Andorre, Argentine, Australie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Bolivie, Brésil, Brunei, Canada, Chili, Chine, Cité du Vatican, Colombie, Corée du Sud, Costa Rica, Cuba, États-Unis, Équateur, Géorgie, Guyane, Hong-Kong, Inde, Indonésie, Irlande, Japon, Kazakhstan, Liban, Macédoine, Malaisie, Maldives, Mexique, Moldavie, Monaco, Nouvelle-Zélande, Panama, Paraguay, Pérou, Royaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Singapour, Suriname, Thaïlande, Ukraine, Uruguay et Venezuela.

L’exemption s’applique principalement aux ressortissants occidentaux et la sélection s’est effectuée sur la base de la sécurité ainsi que des considérations économiques ou du pouvoir d’achat de leurs ressortissants.

Source : Visas : le Qatar ouvre les frontières à 80 nationalités

L’organisation mondiale du tourisme devient éligible à l’aide au développement

Le Comité d’aide au développement de l’OCDE, qui réunit trente des principaux pays donateurs, a ajouté l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) à la liste des organisations internationales éligibles à l’aide officielle au développement (AOD). L’intégration de l’OMT dans cette liste signifie que les contributions financières que les pays lui versent seront désormais considérées comme une AOD, soit un financement destiné à impulser l’essor économique et le bien-être des pays en développement. Ceci permettra au tourisme d’obtenir une AOD accrue, le secteur ne bénéficiant actuellement que de 0,14 % des flux totaux, alors qu’il représente 10 % du PIB mondial et qu’il emploie une personne sur dix.

Source : L’organisation mondiale du tourisme devient éligible à l’aide au développement

France- Retour d’expérience : “Nous avons monté un restaurant ultra-green”

La société GreenFlex, spécialisée dans les conseils et solutions en développement durable, a créé un fast-good : Imago. L’enseigne, vouée à être dupliquée, concilie sourcing engagé, agriculture urbaine, réduction énergétique…

Quatorze bureaux en Europe, plus de 230 collaborateurs et 230 M€ de chiffre d’affaires : GreenFlex est un acteur connu dans la sphère du green business. Son nouveau défi se nomme Imago. Ce restaurant pilote, ouvert en décembre dernier sur les grands boulevards parisiens, lui permet de montrer de manière concrète de nouvelles solutions durables au grand public et de les soumettre à ses clients.

Rien n’a donc été laissé au hasard. Pour se lancer dans la restauration, Imago a fait appel à deux professionnels du secteur, Julien Fouin et Ludovic Dardenay de Vertigo (créateurs et propriétaires du Jaja, du Glou, des 2 Vaches et de plusieurs autres établissements engagés). “Nous voulons proposer une restauration de qualité à des tarifs abordables, dans le respect des producteurs. Nous souhaitons que ce lieu soit un endroit dédié aux échanges, à la découverte et à l’innovation porteuse de sens”, précise Frédéric Rodriguez, fondateur et président de GreenFlex.

C’est pourquoi Imago a été conçu comme un lieu évolutif. Le matin, il accueille généralement des événements privés, axés sur des thématiques sociétales et environnementales. À midi, on y sert des bols assemblés devant les clients, des soupes et des sandwiches. La carte, signée par Julie Bavant (ex-journaliste culinaire devenue chef) et Eddy Bouchaim (ancien de chez Ladurée et La Coupole), est régulièrement renouvelée et contrôlée par des nutritionnistes. Le soir, l’adresse conjugue une offre de tapas et des animations (concerts, rencontres avec des producteurs et des start-ups de l’agro-alimentaire…).

Un sourcing très étudié

Comme son nom l’indique (Imago traduit le processus de transformation de la chenille en papillon), l’établissement veut “contribuer à la métamorphose de la société”. Les clients peuvent ainsi soutenir des projets sur KissKissBankBank, via un arrondi en caisse.

Sur le chapitre de l’approvisionnement, les intermédiaires sont réduits au maximum, les produits de saison sont locaux et majoritairement bio, les sodas engagés, les bières artisanales, les vins exclusivement naturels… “Il y a un gros travail de sourcing, avec la mise en place d’un système de traçabilité et de notation de nos produits. Nous voulons également créer d’ici 2018 une plateforme entre les producteurs et d’autres restaurants parisiens”, note Frédéric Rodriguez. Favorisant les circuits courts, Imago produit même des pleurotes dans son sous-sol et sert de point relais à la start-up Peligourmet (covoiturage de produits régionaux).

Du côté énergétique, des télé-relevés et des timers permettent de suivre ou limiter la consommation des équipements et luminaires, tandis qu’une réflexion sur les systèmes de compensation des émissions de CO2 est en cours. Pour le chauffage de la terrasse, les ingénieurs de GreenFlex ont planché pour trouver le système le plus économe possible. “Le chauffage sera intégré dans le store, pour qu’il soit à la bonne hauteur, et que son rayonnement soit maximum mais avec une déperdition d’énergie minimum”, précise le président. Le restaurant a aussi porté la plus grande attention au choix des matériaux utilisés : bois certifié FSC pour la charpente intérieure, sols et comptoir en terrazzo (ciment incorporant des morceaux de verre recyclé)…

Le concept protéiforme entend faire des émules et être dupliqué d’ici quelques années. “C’est une démarche qui intéresse énormément. Nous avons d’ailleurs été approchés par des centres commerciaux et la grande distribution”, se félicite Frédéric Rodriguez.

Source : Violaine Brissart – Retour d’expérience : “Nous avons monté un restaurant ultra-green”

Les vins de Bordeaux : tour d’horizon d’une région prestigieuse

Le Bordelais constitue le vignoble d’appellation d’origine contrôlée le plus important de France, et l’un des plus réputés au monde. Il compte 57 appellations différentes.

Partout dans le monde, lorsque le nom de Bordeaux est prononcé, c’est le vin qu’il évoque, avant même la ville. À cela plusieurs raisons : il s’agit du vignoble d’appellation d’origine contrôlée le plus important de France avec une superficie proche de 120 000 hectares (contre 32 000 ha pour la Champagne, 15 500 pour l’Alsace). Les vins de Bordeaux sont commercialisés sous 57 appellations différentes. Autre atout non négligeable : le vin de Bordeaux voyage facilement. Actuellement plus d’un tiers de la production est exporté.

Le Bordelais produit en moyenne chaque année, de 5,5 à 6 millions d’hectolitres pour les seules AOC (dont 85 % de vins rouges). 

• Géographique et nature du sol 

Le vignoble est entièrement situé sur le département de la Gironde, le plus grand département français. Les grandes masses d’eau que constituent l’océan, la Garonne, la Dordogne et de nombreux autres cours d’eau assurent à cette région un climat très propice à la culture de la vigne. La présence de la forêt intervient également comme régulateur.  Comme dans tous les vignobles réputés la vigne est essentiellement cultivée sur des sols très pauvres.

• Principaux cépages 

En Bordelais, les vins sont généralement élaborés à partir de plusieurs cépages. Aussi bien en blanc qu’en rouge, deux vins d’une même appellation et d’un même millésime peuvent avoir des caractères organoleptiques et une aptitude au vieillissement différents en fonction du pourcentage des différents cépages utilisés. Il s’agit d’un point très important pour le restaurateur qui devra en tenir compte au moment de l’achat et des accords vins et mets. Sous l’AOC pessac-léognan, par exemple, indépendamment de la différence au niveau des sols et de l’exposition, certains vins blancs sont issus à 80 % de Sauvignon, pour d’autres ce cépage ne représente que 40 %.

Cépages rouges 

– Le cabernet sauvignon donne des vins tanniques, aptes au vieillissement, il est très présent dans le Médoc et Graves ;

– le cabernet franc évolue plus rapidement que le précédent, il est surtout présent dans le Libournais ;

– le merlot donne des vins souples et bouquetés, il constitue la base de l’encépagement à Saint-Emilion et à Pomerol, et occupe plus de 50 % des superficies plantées en Gironde.

À ces trois cépages, il convient d’ajouter le petit verdot qui apporte aux vins du corps et de la couleur et le malbec. Ce dernier donne des vins riches en tanin.

Jadis très présent dans le Bordelais, le carménère, qui donne d’excellents vins au Chili, semble retrouver, après une longue éclipse, la faveur des Girondins.

Cépages blancs 

– Le sémillon est sans aucun doute le cépage bordelais par excellence. Il est présent dans pratiquement tous les vins blancs. Sa bonne aptitude à prendre la pourriture noble en fait le cépage de prédilection dans la région des grands vins blancs liquoreux (Sauternes, Barsac, Loupiac…) ;

– le sauvignon, ce cépage aromatique, est de plus en plus cultivé en Bordelais. Certains vins blancs sont élaborés exclusivement à partir de ce cépage. C’est lui qui apporte l’acidité nécessaire à l’équilibre des grands vins blancs.

– la muscadelle a pratiquement disparu.

• Une gamme complète

– Les vins blancs peuvent être :

– secs et agréables à boire dans les deux à trois ans (entre-deux-mers, bordeaux secs et bordeaux haut-benauge…) ;
– secs, souples et puissants avec une bonne aptitude au vieillissement (graves, pessac-léognan…) ;
– moelleux ou liquoreux, certains d’entre eux sont des vins de longue garde, voire, de très longue garde (sauternes, barsac, loupiac, graves supérieurs…).

– Les vins rouges peuvent être :

– légers et à boire rapidement, sur leur fruit (bordeaux clairet),
– légers et moyennement tanniques, à boire entre deux et cinq ans, parfois plus (bordeaux et bordeaux supérieur…) ;
– corsés et tanniques, surtout lorsqu’ils sont jeunes, avec une bonne aptitude au vieillissement, jusqu’à cinquante ans et plus (en particulier ceux qui sont produits sous l’AOC Pauillac) ;
– corsés et souples, avec une aptitude au vieillissement un peu plus courte que pour les précédents, mais il y a des exceptions : saint-émilion, pomerol, fronsac…

Il existe également des bordeaux rosés, généralement frais, à boire rapidement et des vins effervescents sous l’AOC crémant de Bordeaux. Ce dernier ne gagne pas à être conservé trop longtemps.

Grâce à cette diversité, les bordeaux peuvent accompagner tout un repas. Les blancs seront servis frais, jamais glacés. Les rouges chambrés sans excès. Certains bordeaux rouges méritent d’être carafés ou décantés. Cette dernière opération est grandement facilitée par la forme de la bouteille : la bordelaise a des ‘épaules’ qui permettent de mieux retenir un éventuel dépôt.

– Les vins blancs secs se servent entre 8 et 11 °C, les moelleux ou les liquoreux aux environs de 8 °C.
– Les vins rouges jeunes et légers, autour de 15/16 °C.
– Les grands vins rouges, plus évolués, autour de 18 °C.
– Pour les vins rouges, n’hésitez pas à carafer les vins jeunes encore un peu trop tanniques et sur leur réserve sur le plan aromatique. Les millésimes anciens présentent souvent un dépôt. Les vins peuvent alors être décantés.

• Ordre de dégustation des vins du bordelais 

À titre indicatif, voici l’ordre proposé par le comité interprofessionnel des vins de Bordeaux.

L’ordre le plus judicieux est d’aller des bordeaux les plus légers aux plus corsés, des plus fermes aux plus souples, des plus jeunes aux plus vieux.

Cela qui donne : 

1. vins blancs légers et vifs ;
2. vins blancs secs et souples ;
3. vins rouges nouveaux ;
4. vins blancs soutenus et plus ou moins gras ;
5. vins rouges de garde.

Dans une même catégorie, les vins sont dégustés dans l’ordre d’âge croissant. Toutefois, l’expérience prouve qu’il existe de nombreuses exceptions, surtout pour l’âge des vins.

Source : Paul Brunet – Les vins de Bordeaux : tour d’horizon d’une région prestigieuse

France : De grands projets pour le tourisme, enfin !

“La France est la première destination touristique du monde. Avec 82,6 millions d’entrées en 2016, malgré une forte baisse en raison des attentats, des grèves et de la météo, nous conservons la pole position. Mieux, les prévisions pour 2017, annoncées par le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, redonnent le sourire avec une estimation entre 88 et 89 millions. Ce serait une profonde satisfaction si la première place mondiale en termes de recettes touristiques nous revenait aussi.

Or ces chiffres comptabilisent le nombre de touristes étrangers, qu’ils passent leurs vacances chez nous ou qu’ils ne fassent que traverser notre territoire pour gagner l’Espagne ou l’Italie. Évidemment, ces passages furtifs ne risquent pas de faire grimper le chiffre d’affaires des professionnels. Pour les recettes touristiques, nous n’obtenons que la médaille en chocolat : la quatrième position, derrière les États-Unis, la Chine et l’Espagne.

Aussi, le premier conseil interministériel du tourisme qui s’est déroulé le 26 juillet a posé un objectif clair : 50 milliards d’euros de recettes touristiques internationales à l’horizon 2020 (pour 100 millions de touristes étrangers) contre 40 milliards en 2016. Une politique de grands projets au niveau national devrait être mise en place. Reste à les identifier région par région. Les professionnels participent à la réflexion qui prend aussi en compte ce qui pourrait être amélioré en matière d’emploi, de formation, d’accueil, de transports… Une réflexion commune dont on espère des résultats probants. En comptant peut-être aussi sur l’impact des Jeux olympiques à Paris en 2024, qui devraient servir de moteur pour améliorer notre attractivité avant et après l’événement. Car mis à part les passionnés de sports, les touristes ne vont-ils pas éviter les sites accueillant les épreuves ?”

Source : Nadine Lemoine – France : De grands projets pour le tourisme, enfin ! 

New York : la NYC Restaurant Week est lancée, 400 restaurants partenaires

Pendant un mois, du 24 juillet au 18 août, la NYC Restaurant Week  fédère près de 400 restaurants partenaires dans toute la ville.

Les réservations sont dorénavant ouvertes pour participer pleinement à l’évènement culinaire de New York City qui fête cette année son 25e anniversaire : la célèbre NYC Restaurant Week. L’évènement signé NYC & Company est une manifestation incontournable de la métropole américaine.

Selon Fred Dixon, PDG de NYC & Company : « NYC Restaurant Week a toujours été une manifestation célébrant la gastronomie dans les plus grandes villes du monde et, cet été, en est la consécration ». « Nous sommes enchantés de fêter le 25e anniversaire en juillet-août et de saluer ce succès hors norme que rencontre cette manifestation depuis tant d’années. L’objectif premier était de soutenir le secteur de la restauration pendant la basse saison, mais au fil des années, New-yorkais et touristes ont pu vivre des expériences gustatives mémorables ».

Les habitants et les visiteurs sont ainsi invités à réserver dès aujourd’hui via le site
afin de déguster 34 cuisines distinctes dans une sélection de restaurants à travers les 42 quartiers de la ville.

Cet événement offre la possibilité de déguster un menu complet (entrée-plat-dessert) à un prix exclusif de $29 (25,50€) pour le déjeuner et à un tarif de $42 (37€) pour le dîner (hors boissons, pourboires et taxes locales) tous les jours de la semaine (hors samedi soir et le dimanche sous-conditions et selon les établissements).

Les visiteurs ont la possibilité de participer à quatre évènements de dégustation NYC Restaurant Week Summer Tasting Series avec des menus exclusifs et des ventes de billets au profit d’oeuvres caritatives. Ces quatre événements « anniversaire » sont l’occasion de déguster un menu dégustation exclusif et concocté spécialement par le chef avec une sélection de vins à un prix unique de $75/personne (66€).

Source : New York : la NYC Restaurant Week est lancée, 400 restaurants partenaires

Les mutations de l’hôtellerie économique

Face à une concurrence exponentielle, cette catégorie hôtelière se remet en question. Modernisation, digitalisation, nouveaux concepts… Voici les recettes d’un segment en plein renouveau.

En quelques années à peine, les hostels (les auberges de jeunesse nouvelle génération) ont fleuri dans l’Hexagone, tandis que les plateformes de location entre particuliers ont connu une véritable explosion. Confirmant les nouvelles attentes de la clientèle (notamment des millennials), ces concurrents ont poussé les acteurs de l’hôtellerie économique à entamer leur mue et à affiner leurs stratégies.

La modernisation constitue le principal levier d’action. Les enseignes économiques ne veulent plus être perçues comme de simples dortoirs, mais comme des lieux de vie. Ainsi, les lobbies qui avaient été désertés reviennent sur le devant de la scène : grâce à la création d’espaces de restauration chaleureux, parfois ouverts 24 heures sur 24, ils génèrent des recettes additionnelles et sont susceptibles de séduire une clientèle de quartier. Refondus de fond en comble, ils présentent des espaces conviviaux et multifonctions. “On assiste à un véritable changement d’usage dans les parties communes, observe Fabrice Collet, directeur général délégué du groupe B&B Hotels. Dans nos établissements, la salle de petit déjeuner, par exemple, est devenue un lieu de vie, avec des tables d’hôtes, des salons…”

Confort et convivialité 2.0

Les chambres se dotent d’équipements plus confortables ou modulables, de codes couleurs plus chaleureux… Les chambres B&B sont, pour 15 % d’entre elles, familiales – un atout pour contrer la concurrence des hostels. Elles offrent par ailleurs une décoration personnalisée en fonction de la ville dans laquelle se réveille le client : les têtes de lit seront notamment une fenêtre ouverte sur la ville ou la région.

Même effort de destandardisation chez ibis Styles. Chaque établissement revendique sa thématique propre : les années 1950 au Havre, les Beatles à Liverpool, etc. “ibis Styles, c’est une expérience créative, il y a un effet de surprise”, note Martine Gorce Momboisse, vice-présidente senior en charge du marketing global des marques économiques et midscale d’Accorhotels.

Le segment économique a également amorcé son virage numérique. Grâce à des applications mobiles, les clients peuvent désormais réaliser eux-mêmes leur check-in, ouvrir la porte de leur chambre, accéder au room service… Cet axe stratégique permet non seulement de “simplifier au maximum l’expérience client”, comme le souligne Fabrice Collet, mais aussi de réduire la masse salariale et les coûts de fonctionnement.

Pour rester dans l’air du temps, Accorhotels a pour sa part imaginé un nouveau concept, Jo&Joe. Lancée en septembre 2016, la marque s’inscrit dans l’esprit des hostels. Cette ‘Open House’ compte des chambres privatives et des dortoirs accueillant jusqu’à 12 personnes, un Playground (bar, restaurant de cuisine locale, concerts…) ou encore une Happy House (cuisine collaborative, lave-linges…). Les tripsters (voyageurs) peuvent y côtoyer les townsters (habitants du quartier). “Le pendant de la mondialisation, c’est la recherche d’authenticité. Les gens ne veulent pas vivre la même expérience partout, tout le temps”, souligne Martine Gorce Momboisse.

Source : Violaine Brissart – Les mutations de l’hôtellerie économique

Comment sensibiliser les clients aux bons gestes pour la planète ?

Pas facile d’inciter la clientèle à se servir plusieurs jours d’une même serviette ou à dormir dans les mêmes draps. Certains hôtels font de la pédagogie, quand d’autres récompensent les bonnes volontés.

D’emblée le client est informé. Il a connaissance de la dépense énergétique de la chambre qu’il occupe. Au petit déjeuner, il sait que café et chocolat sont issus du commerce équitable, que le pain est bio et que les yaourts viennent d’une ferme voisine. L’hôtel EcoNuit de Guérande (Loire-Atlantique), un 2 étoiles de 70 chambres, se positionne comme 100 % durable. Car de sa conception jusqu’à ses prestations, tout est pensé en faveur de l’environnement. Un parti pris qui plaît : en 2016, l’hôtel guérandais a enregistré un taux d’occupation moyen de 55 %. Si bien qu’un deuxième établissement de 83 chambres vient d’ouvrir ses portes à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

“Deux profils de clientèle séjournent dans des hôtels sensibles à l’écologie : ceux qui ont ce même engagement dans leur vie quotidienne, et ceux qui veulent vivre une expérience aussi bien en goûtant à du thé bio en vrac au petit déjeuner qu’en lisant les étiquettes explicatives sur les circuits courts des produits d’accueil”, constate Nadine Witczak, directrice de l’Amiral, un hôtel 2 étoiles à Nantes (Loire-Atlantique), doté des labels Clef verte et Ecolabel. Une expérience client qui peut aller plus loin encore. En Polynésie, l’éco-resort The Brando partage sa ‘green attitude’ avec ses hôtes. Ils sont invités, par exemple, à rencontrer la population locale ou à découvrir les coulisses du resort, doté notamment de citernes qui récoltent l’eau de pluie pour les piscines, toilettes et laveries.

7 € de moins si on se passe de ménage

“Depuis la COP21, l’écologie est une évidence et les clients des hôtels sont prêts à faire des efforts au profit de l’environnement”, observe Philippe François, créateur et président d’Ecorismo. Pour les motiver un peu plus encore, certains établissements jouent sur les prix. Les hôtels Eklo, à la fois économiques et écologiques, proposent des chambres à partir de 24 € si on est prêt à se passer de télévision, de serviettes ou encore de ménage. Sinon, c’est un coût supplémentaire. Même dynamique, mais inversée dans son fonctionnement, au sein des hôtels Nomad, où le prix de départ de la chambre est tout inclus. Un prix que le client peut ensuite faire baisser jusqu’à 50 %, en fonction de ses choix et de la durée de son séjour. S’il n’a pas besoin de changer de serviettes, il économise 2 € par nuit ; s’il se passe de ménage en chambre, il gagne 7 € par nuit ; s’il n’a pas besoin de changer les draps, c’est 2,5 € en moins sur sa note pour la nuit. Une autre façon de fidéliser tout en oeuvrant pour une bonne cause.

Source : Anne Eveillard – Comment sensibiliser les clients aux bons gestes pour la planète ?

Pour rappel Madagascar Hôtel Consultant représente Ecorismo à Madagascar et dans tous l’Océan Indien.

Pour en savoir plus c’est ICI.

France : Tourisme : la feuille de route du Gouvernement et son calendrier

Le 1er Conseil interministériel du tourisme a eu lieu mercredi 26 juillet à Matignon. La feuille de route est accompagnée d’un calendrier sur deux ans.

Feuille de route :

  • L’amélioration de la qualité de l’accueil et la sécurisation des sites, facteurs essentiels de satisfaction et de fidélisation des touristes ;
  • La structuration de l’offre touristique afin d’attirer un nombre croissant de touristes internationaux ;
  • Le soutien aux investissements ;
  • La formation et l’emploi, essentiels pour répondre aux besoins de main d’oeuvre ;
  • Le soutien à la numérisation et au partage d’informations en vue de faciliter la montée en gamme de l’offre touristique ;
  • L’accès aux vacances pour le plus grand nombre.

Calendrier :

  • Le 10 octobre 2017, réunion du Conseil de pilotage du tourisme : Accueil, connectivité, financement de la promotion et sécurisation des sites.
  • Décembre 2017, Conférence annuelle du tourisme : mise en oeuvre de la feuille de route Gouvernementale
  • 19 janvier 2018, Conseil interministériel du Tourisme : Investissements et Simplification.
  • Avril 2018, Conseil de pilotage du tourisme : Promotion internationale et gouvernance territoriale.
  • Juillet 2018, Conseil interministériel du tourisme : Compétitivité et développement numérique de l’industrie du Tourisme.
  • Novembre 2018, Conseil de pilotage du tourisme : Structuration de l’offre.
  • Décembre 2018, Conférence annuelle du tourisme : Evaluation de la mise en oeuvre de la feuille de route Gouvernementale.
  • Janvier 2019, Conseil interministériel du tourisme : Formation, emploi et tourisme social.
  • Avril 2019, Conseil de pilotage du tourisme : Innovation et nouvel examen du chapitre Sécurisation des sites.
Source : Sylvie Soubes – Tourisme : la feuille de route du Gouvernement et son calendrier