La destination Madagascar rejoint le mouvement #voyagezdemain de l’OMT

Pour aider l’industrie touristique, l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) lance sa campagne #VoyagezDemain. A l’instar des îles de l’océan indien, réunies au sein des Iles Vanille, Madagascar participe activement à ce mouvement mondial.

« Rester chez soi aujourd’hui, c’est pouvoir voyager demain ». C’est le message que l’OMT veut faire passer derrière sa nouvelle campagne, avec le hashtag #VoyagezDemain. C’est un véritable appel à la responsabilité collective des voyageurs et du secteur touristique mondial, afin d’affronter la pandémie du coronavirus (Covid-19), encourager la communauté mondiale à regarder dès à présent vers l’avenir en jetant les bases de la résilience future de ce secteur. Pour l’OMT, le tourisme est le plus durement frappé de tous les secteurs de l’économie. C’est pourquoi le mouvement #VoyagezDemain évoque l’importance des mesures de confinement et son effet sur ce secteur.  C’est en restant chez soi aujourd’hui que chaque voyageur peut venir en aide à l’industrie du tourisme.

Les Iles Vanille, dont fait partie Madagascar, s’associent à ce mouvement en l’adaptant à l’océan indien. Aussi, des outils pour passer le temps et divers outils de communication ont été créés et sont proposés en partage. Des vidéos mettant en scène des paysages de la zone et valorisant les atouts touristiques des pays membres des Iles Vanille, sont disponibles et sont diffusées sur les canaux de communication de chaque destination.

Source : La destination Madagascar rejoint le mouvement #voyagezdemain de l’OMT

Secteur du tourisme : Des touristes étrangers réclament un remboursement

Les touristes internationaux ayant déjà effectué des réservations avant la crise sanitaire craignent que leur voyage à Madagascar reste incertain. 

Le tourisme est l’un des secteurs les plus affectés par la crise sanitaire à Madagascar. « Nous ne réalisons aucune vente depuis l’apparition du coronavirus dans la Grande île. La situation est catastrophique. Cependant, bon nombre de nos clients étrangers réclament actuellement le remboursement de leurs billets d’avion qu’ils ont réservés bien avant cette crise sanitaire », a évoqué Bakomalala Nirinalijao, présidente de l’association des Agences de voyage de Madagascar. Celle-ci est en train de négocier avec les compagnies aériennes afin de résoudre ce problème.  « Nous essayons d’expliquer à nos clients que seuls les billets d’avion flexibles peuvent être remboursables, selon les réglementations des compagnies aériennes », a-t-elle expliqué

Voyage incertain. Concernant les billets d’avion non flexibles, les compagnies aériennes ne les rembourseront pas« En revanche, il est possible de les utiliser à une date ultérieure. En principe, la validité d’un billet d’avion est d’un an à compter de sa date d’émission.  Nous négocions ainsi pour que les titulaires de ces billets d’avion non flexibles ne paient pas de pénalités, étant donné que nous sommes dans une situation d’exception », a-t-elle poursuivi.  En fait, les touristes étrangers pensent que leur voyage à destination de Madagascar reste incertain à cause de cette pandémie qui sévit dans plusieurs pays dans le monde. « D’autant plus qu’il n’y a aucune visibilité jusqu’à maintenant quant à l’issue de notre pays. Même le mode de remboursement de ces clients s’avère très compliqué, étant donné que nous n’avons aucune recette issue de la vente de billets d’avion. Qui plus est, les compagnies aériennes ne nous rembourserons pas. Certains clients sont quand même compréhensifs, compte tenu de cette situation de crise sanitaire mondiale », a-t-elle exprimé.

Coût supplémentaire. Pour l’association des Tours opérateurs de Madagascar (TOP), « seuls 15% des clients réclament un remboursement. Il s’agit notamment des clients individuels ou des familles. En revanche, les touristes qui voyagent en groupe [ne demandent pas de remboursement mais] souhaitent reporter leur séjour à Madagascar. En tant que Tours opérateurs réceptifs, nous chapeautons toute la chaîne de valeur dans le secteur du tourisme. Ainsi, mis à part l’achat des billets d’avion, les réservations d’hôtel sont également payées à l’avance. Nos principaux clients sont les Tours opérateurs émetteurs en Europe. Cependant, les pays européens poursuivent encore leur confinement jusqu’au mois prochain. Les voyages qui ont été reportés en mai sont ainsi une nouvelle fois touchés. Ces derniers seront reportés à une date indéterminée puisqu’il n’y a aucune visibilité non plus à Madagascar. Or, cela entraîne un coût supplémentaire pour les opérateurs touristiques », a fait savoir Jonah Ramampionona, le président des TOP.

Mesures d’accompagnement concrètes. Face à cette situation de crise, « les pourparlers avec les autres parties prenantes telles que les compagnies aériennes,  y compris la compagnie Tsaradia, et les hôtels, sont en cours. En effet, de nombreuses réservations ont été effectuées auprès de ces entités. Et bien d’autres services ont déjà été payés à l’avance » a-t-il ajouté.  Entre temps, les membres de l’association des TOP ne ménagent pas leurs efforts pour maintenir leurs emplois, tout en effectuant un travail à distance. « Mais si cela continue, des boîtes vont fermer. C’est pourquoi nous réclamons des mesures d’accompagnement plus concrètes de la part de l’Etat en faveur des opérateurs touristiques, afin de faire face à cette crise sanitaire, et de nous permettre de reprendre facilement nos activités après celle-ci », a conclu le président de l’association des TOP.

Source : Secteur du tourisme : Des touristes étrangers réclament un remboursement

Secteur touristique : Plus de 1 900 milliards d’ariary de pertes pour les opérateurs

La Confédération du tourisme de Madagascar (CTM) intègre la task-force du plan de mitigation pour porter la voix du secteur privé et soumettre les requêtes, dans le cadre de la  relance du tourisme pour faire face à l’après-crise.

Le secteur du tourisme est un des secteurs les plus sinistrés. Des emplois sont en péril tout le long de la chaîne de valeur, 44 000 emplois directs et plus de 300 000 emplois indirects sont affectés. Les groupes de population les plus vulnérables, tels que les femmes, les jeunes et les populations rurales, sont les plus exposés. La CTM indique plus de 1 900 milliards d’ariary de pertes pour les opérateurs touristiques. Selon ses explications, les trois derniers trimestres 2020, surtout la haute saison de mi-juillet à mi-novembre, représentent 83% du volume d’affaires dans le tourisme. La baisse sur la totalité des recettes de l’année est évaluée à 80% du fait d’une prolongation des mesures de confinement et des fermetures des frontières. Cependant, un plan de mitigation pour la relance économique de Madagascar, sous le lead du ministère de l’Industrie et du Commerce et du ministère de l’Économie et des Finances, a été initié par l’État le 7 avril 2020. Pour faire face à cette pandémie, et répondre rapidement aux besoins du secteur du tourisme, une importante mobilisation au sein de la CTM a permis d’identifier et de mettre à contribution des ressources de valeur au sein de la task-force, pour la conception du plan de mitigation. Selon les informations, le tourisme national fait partie des axes majeurs. « La vision est de concevoir des offres attractives à la portée des malgaches. Des réductions sont appliquées sur des offres ‘all inclusive’ et répertoriées sur un site dédié », a indiqué Sandra Afick, directeur exécutif de la CTM.

Ensemble de mesures. Le plan de relance chiffré élaboré par la CTM le 10 avril 2020 fait état des besoins du secteur du tourisme, et met en relief des mesures sociales, économiques et financières qui vont fixer le regard sur l’horizon de la sortie de crise. Des mesures sociales pour soutenir les coûts liés à la protection du personnel, et au chômage, technique ou partiel, pendant une certaine période. Ces mesures sociales comprennent également la communication contre la stigmatisation des étrangers et des personnes venant des foyers d’épidémie. En outre, les mesures économiques visent à soutenir le transport aérien et le renforcement des capacités des métiers-clés du secteur. Elles concernent également l’appui à la trésorerie des opérateurs touristiques pour le maintien de leurs exploitations. Enfin, les mesures financières s’opèrent au niveau des impôts, et aux activités de promotion pour la relance des marchés prioritaires.

Transparence. Selon ses représentants, la CTM met à contribution toutes les données et les ressources à sa disposition, pour soutenir l’État dans cette démarche. En parallèle, une dynamique constructive de dialogue avec les institutions partenaires est menée par la confédération pour obtenir leur adhésion à cette cause. D’après les opérateurs touristiques, les décideurs devraient se prononcer le 30 avril 2020. « La CTM fait entièrement confiance à l’État malgache qui a su, dès le début de la crise, écouter et répondre positivement aux requêtes du secteur ; et adresse ses vifs remerciements à tous ses partenaires techniques et financiers, au gouvernement et au président de la République de MadagascarLa CTM reste confiante quant à l’issue de la concertation avec le secteur privé, et qu’il en découlera des mesures équilibrées pour soutenir la relance de Madagascar et du tourisme en particulier, vecteur de croissance du pays », a déclaré le directeur exécutif de la confédération. À noter que cette organisation rassemble les acteurs privés du tourisme dans une structure représentative. C’est une association à vocation économique et ses objectifs sont de renforcer la compétitivité de la destination Madagascar, et de promouvoir un climat des affaires favorable au développement des activités touristiques.

Source : Secteur touristique : Plus de 1 900 milliards d’ariary de pertes pour les opérateurs

Répondez à notre sondage : Le développement durable en hôtellerie

Bonjour à tous,

Afin de vous proposer des services au plus près de vos besoins, nous vous mettons aujourd’hui à contribution sur un sujet qui nous tient particulièrement à cœur, celui du développement durable en hôtellerie.

Ce concept nous semble aujourd’hui incontournable dans la gestion d’un établissement. La crise sanitaire que nous traversons n’en est qu’une parmi tant d’autres. Malgré une belle dynamique ces derniers années, le contexte local reste souvent compliqué pour faire décoller son activité, nous le savons bien. En effet, Madagascar est une destination magnifique, mais qui peine malheureusement à se faire une vraie place sur le marché international. Il est donc indispensable en cette période encore plus difficile, de se poser les bonnes questions. Nous nous les posons également pour vous aider à mieux rebondir.

C’est ainsi que l’angle du développement durable nous est apparu comme un axe de réflexion tout à fait adéquat. Mais pour pouvoir vous proposer des réponses et solutions appropriées, nous avons besoin de vous.

 

Répondez à notre sondage en ligne et donnez-nous les clés de votre regard sur ce sujet.

L’équipe de Madagascar Hôtel Consultant

Coronavirus: quel impact pour les îles de l’océan Indien?

Les îles de l’océan Indien ne sont pas épargnées par le coronavirus: les Seychelles, Madagascar ainsi que l’île de La Réunion souffrent de la pandémie. Rien qu’à l’île Maurice, on compte 244 cas et 7 décès au moment de l’écriture de cet article. Des questions légitimes se posent en cette période complexe et naturellement, on se demande quelles vont être les conséquences pour l’économie entre les mesures de confinement, la fermeture des frontières ainsi que les changements de rythme en matière d’import/export?

Des millions de roupies de pertes chaque jour pour l’île Maurice

Avec les mesures de confinement et surtout la fermeture des frontières, le secteur touristique prend un sacré coup avec le coronavirus. Concrètement, chaque jour coûte des millions de roupies aux groupes hôteliers, mais également aux restaurateurs et autres acteurs de l’industrie du tourisme. En effet, bien que l’île Maurice ait diversifié son économie, l’hôtellerie reste un de ses piliers. À lui seul, il a rapporté la bagatelle de 64 milliards de roupies (1,6 milliard de dollars américains) en 2018. Quant aux devises étrangères qu’il fait rentrer, elles sont essentielles pour le paiement des biens importés et le rétablissement de la balance des paiements du pays. Plus inquiétant, le tourisme, qui contribue à hauteur de 24 % au Produit intérieur brut, comptabilise 40 000 emplois directs et le double en emplois indirects.

Quant aux autres acteurs économiques majeurs, par exemple, les usines textiles, une grande partie du contingent soit délocalisée vers la Grande île. En revanche, la matière première, provenant en majorité de Chine, manque à l’appel. L’export souffre également de la fermeture des frontières, notamment de Madagascar vers l’Europe, pour une période d’au moins 30 jours. Bien qu’il soit encore trop tôt pour mesurer les conséquences économiques du coronavirus à l’île Maurice, elles sont déjà suffisamment graves, et ce n’est que le début, car l’économie du pays est portée par d’autres secteurs phares tels que la construction et l’immobilier, la logistique, les services financiers et les TIC.

Aides sociales et salaires indexés pour l’île de La Réunion

Comptant également sur le tourisme, la canne à sucre et le rhum, l’île de La Réunion n’en est toutefois pas complètement dépendante. En effet, son économie repose beaucoup aujourd’hui sur le secteur tertiaire. À cela s’ajoutent son statut de département français, qui lui permet de bénéficier d’aides sociales et les salaires indexés que touchent les fonctionnaires.

Dépendant économiquement de la métropole, l’île de La Réunion sera certainement moins touchée que l’île Maurice d’un point de vue économique. Avec un taux de chômage élevé, la crise sanitaire aura un impact économique moins important, ces secteurs d’activité étant essentiellement liés aux commerces. D’ailleurs, le mardi 7 avril 2020, le préfet, le président du Département et le président de Région ont présenté des mesures économiques destinées à venir en aide aux entreprises: « II s’agit de mettre en place un plan ORSEC pour sauver notre économie » a indiqué le préfet.

Avec le coronavirus, Madagascar s’interroge sur son avenir économique

Entrepreneurs et travailleurs de tous secteurs s’interrogent sur l’avenir. D’ailleurs, Herilanto Rakotoarisoa, président du Groupement des entreprises franches et de partenaires (GEFP), estime que certaines entreprises franches pourraient mettre la clé sous la porte suite à la fermeture des frontières avec l’Europe. De plus, les mesures de confinement et la fermeture des frontières aériennes ont entrainé une baisse brutale des commandes de produits fabriqués dans les pays de la zone.

La pandémie a forcé les usines de textile à tourner au ralenti et le GEFP a été contraint de mettre des centaines d’employés et 75 de ses propres ressources humaines au chômage technique. En effet, les produits sont importés de l’île Maurice et de Chine. Pour aider le pays, le FMI a décaissé 166 millions de dollars (153,47 millions d’euros) pour contrer les effets du Covid-19 sur l’économie malgache. « La situation budgétaire se détériore également rapidement avec des dépenses de santé et sociales supplémentaires et un manque à gagner important en termes de recettes fiscales », explique le FMI. Une nouvelle facilité de crédit rapide (FCR) aidera le pays à « répondre à ses besoins urgents de balance des paiements résultant du déclenchement de la pandémie de Covid-19 ».

Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint de l’organisation ajoute qu’un « Un soutien financier supplémentaire des autres partenaires au développement au-delà de celui qui avait déjà été décidé avant le déclenchement de cette pandémie est nécessaire pour combler le déficit de balance des paiements résiduels et pour soulager la situation budgétaire ».

Les Seychelles prennent de nouvelles mesures face au coronavirus

Aux Seychelles, de nouvelles mesures sont appliquées pour faire face au coronavirus. S’appuyant sur l’industrie de la pêche et du tourisme, l’île connait un ralentissement important de son activité. Selon une récente enquête, environ 2367 réservations ont été annulées entre le 25 février et le 23 mars, soit un manque à gagner de 3,8 millions de dollars pour l’économie seychelloise. Par effet domino, le secteur de la pêche est touché, celui de l’hôtellerie n’ayant plus besoin d’être approvisionné en poissons. L’absence de devise n’est pas sans conséquence: les Seychelles dépendent grandement des importations, qui fournissent 90 % de ce que l’archipel consomme.

Le gouvernement seychellois est sur les charbons ardents. Il a annoncé le report des paiements d’impôts dus en mars à septembre et encourage la population à consommer les produits de la mer pour soutenir le secteur de la pêcherie.

La zone économique que représente l’océan Indien navigue pour l’heure un peu à l’aveuglette. Devant cette situation inédite, les gouvernements tentent de garder la tête hors de l’eau afin que leurs pays respectifs souffrent le moins possible une fois sorti de la crise du coronavirus.

Source : Coronavirus: quel impact pour les îles de l’océan Indien?

Art de vivre : Pandémie oblige, les tables d’Antananarivo nagent en eaux troubles

Face à la pandémie du COVID-19 et les mesures sanitaires prises par le pouvoir, l’art de vivre tananarivien, surtout dans le secteur de la restauration, veut tenir le coup en rebondissant avec la livraison à domicile. La rude concurrence accompagne les compressions de personnel. 

Pionnier de la pizza à emporter situé en plein centre-ville à Analakely, Le Point D’exclamation a décidé de relancer les livraisons à domicile depuis le 7 avril, allant de la pizza au poulet pané, des tapas jusqu’au burger. Le principe est élémentaire : faire parvenir aux clients les commandes sans qu’ils ne bougent de chez eux. Ces derniers pourront profiter de délicieux repas, tout en évitant les déplacements qui pourraient les exposer au COVID–19. Il a fallu prendre une décision puisque le confinement partiel n’est pas un cadeau pour les entreprises privées (sauf pour certaines).À la guerre comme à la guerre, malgré des délaissés sur le champ de bataille pour les dizaines de restaurants de la taille de PME dans la capitale, depuis le début du confinement partiel, donc l’interdiction de rassembler plus de 50 personnes et le respect des distances sociales. Les tables d’Antananarivo ont décidé de passer au service à la commande. Entre « fast-food » et gastronomie, certaines grandes enseignes n’ont pas hésité à opter pour cette roue de secours.

« En réalité, cela ne marche pas. Si on traduit cela en chiffres, nos pertes atteignent les 60 %. Prenons des chiffres au hasard. Si en temps normal, nous pouvons gagner cent mille ariary journellement, là c’est à peine si on atteint les quarante mille. Alors, nous le faisons juste pour satisfaire nos clients. Le personnel a été compressé et nous ne maintenons que ceux qui sont indispensables à la marche de l’entreprise. Nous avons des charges comme le loyer, l’électricité… », explique Antonio Fournier, gérant du restaurant Tsiro Laqué. Si chez les professionnels, des mesures strictes répondant aux normes sont prises, depuis quelques jours, des particuliers décident également de se lancer dans le business, incitant les observateurs à se poser des questions sur la sécurisation des livraisons, particulièrement au niveau sanitaire.

Derrière cet esprit entrepreneurial à la limite de la survie se cache une autre réalité. Une responsable dans un restaurant réputé d’Antananarivo ne s’en cache pas. « J’ai dû réduire le nombre de mes employés de 8, passant de 27 à 9 pour l’instant. Mais plus rapidement on remonte, plus vite je peux réembaucher les anciens et éviter les dégâts ». Quinze jours de confinement partiel, pas moins de six sociétés dans le secteur de la gastronomie et de la restauration d’Antananarivo envisagent de mettre les clés, définitivement, sous la porte.

De plus, ces quinze jours de confinement risquent de porter le coup de grâce aux métiers de bouche. Les restaurateurs, les services traiteurs, les salles de réceptions, surtout pour les mariages, connaissent également des baisses conséquentes d’activité. D’autant plus que ces derniers ne savent pas encore vers qui se tourner. Des coups de tête venant de certains secteurs, comme des cabarets ou des casinos, sont à envisager vers la fin de cette deuxième période de confinement partiel. Cela pour dire que si la classe ouvrière a été directement frappée par les dispositions sanitaires, la classe moyenne commence également à en ressentir les impacts.

Source : Art de vivre : Pandémie oblige, les tables d’Antananarivo nagent en eaux troubles

Aires protégées : Suspension des visites pour cause de coronavirus

Le tourisme figure parmi les secteurs les plus malmenés par la situation actuelle. La fermeture des aires protégées est l’exemple des méfaits de la pandémie de COVID-19. En effet, le ministre de l’Environnement et du Développement durable a décidé depuis le 23 mars dernier la suspension des visites des aires protégées et parcs nationaux de Madagascar. Toutes les dispositions ont été prises par les responsables concernés au niveau local, afin d’éviter toute propagation de la pandémie. D’après un proche de la ministre Vahinala Raharinirina, les démembrements du ministère ainsi que les responsables de la gestion des parcs nationaux ont été sensibilisés en matière d’application des mesures de précaution d’usage. Le ministère de l’Environnement invite par ailleurs à contacter directement les responsables régionaux et locaux du ministère, en cas de constatation de faits susceptibles de menacer nos ressources naturelles.
Source : Aires protégées : Suspension des visites pour cause de coronavirus

A Madagascar, le célèbre chef de l’Elysée Guillaume Gomez inaugurera un second institut culinaire en juin 2020

CHEF DE L’ELYSÉE GUILLAUME GOMEZ

Sauf changement, le deuxième Institut d’Excellence Culinaire Guillaume Gomez devrait être inauguré au mois de juin 2020 à Madagascar. Cet institut qui apprendra aux enfant démunis l’art de la cuisine, est construit par la Fondation Ecole de Félix et porte le nom du dorénavant réputé chef des cuisines du Palais de L’Élysée à Paris.

Le second Institut d’Excellence culinaire Guillaume Gomez de Madagascar est actuellement en cours de construction au sein du domaine  Akamasoa du Père Pedro. Le projet est né d’une rencontre entre des responsables de la Fondation Ecole de Felix et de Guillaume Gomez en 2018. L’objectif est clair: offrir de nouveaux débouchés professionnels aux élèves de l’école via la mise en place d’un module de cuisine, parrainé par le chef des cuisines de l’Elysée.

Aussi, cet endroit accueillera des enfants déshérités afin de leur apporter un métier noble et un avenir. Le bâtiment sur 2 niveaux, aura 2 salles de classe équipées avec vidéo conférence internet, une cuisine professionnelle dotée de matériel nouvelle génération et fonctionnera entièrement à l’énergie renouvelable.

Quant au premier institut mis en place à Madagascar, il a été inauguré en avril 2019 et se trouve dans l’Ankarana, dans le nord de la Grande île. En novembre dernier, Guillaume Gomez est revenu dans la Grande île pour valider le cursus des premiers apprenants. 10 élèves en situation de précarité́ ont  pu recevoir quelques 960 heures de cours (techniques professionnelles, d’hygiène, de travaux pratiques de cuisine, de pâtisserie et de service). Ce qui leur permettra d’intégrer un établissement pour 4 mois de stage – dont l’issue sera peut-être l’obtention d’un diplôme.

Pour le célèbre chef de l’Elysée, Madagascar ne lui est pas inconnu. En effet, le Chef de l’Elysée a déjà voyagé dans la Grande île plusieurs fois dans le cadre de son  travail. Il a même été au cœur d’un reportage réalisé par la chaîne française TF1, et portant sur les crevettes bio de l’ouest malgache. Guillaume Gomez a été séduit par la qualité gustative des crevettes malgaches, dont celles bio élevées du côté d’Ambilobe, dans le nord de la Grande île.

Source : A Madagascar, le célèbre chef de l’Elysée Guillaume Gomez inaugurera un second institut culinaire en juin 2020

Association « Teratany » : Valoriser le patrimoine culturel en produit touristique

L’objectif vise à faire de Madagascar, une destination touristique reconnue et appréciée par son patrimoine naturel et culturel.

Ce projet fait partie du programme de l’Organisation Mondiale du Tourisme visant à promouvoir et développer les Routes des Esclaves dans le continent africain.

« Exploration des Routes des Esclaves-Routes du Patrimoine Culturel : Hégémonie Sakalava aux 17 et 18e Siècles ». Tel est l’intitulé du projet réalisé par l’association « Teratany » et qui a bénéficié de l’appui technique à hauteur de 20.000 USD de l’UNESCO via son programme de participation pour l’exercice 2018-2019. « Ce projet consiste à promouvoir et valoriser le patrimoine culturel de Madagascar lié à l’histoire en produit touristique », a expliqué Tokiaritefy Rabeson, président de l’association, qui plus est, le concepteur de ce projet. « Il nous a fallu à peu près dix mois pour explorer le développement des Routes des Esclaves avant et pendant le XVIIIe Siècle sur le territoire national en retraçant les sites des itinéraires de mémoire, les faits, les anecdotes et les événements historiques. Et après les consultations de plus d’une cinquantaine d’ouvrages sur l’histoire de la Grande île, nous avons effectué des travaux de recherche et de vérification sur le terrain auprès des communautés locales. Une équipe pluridisciplinaire composée de chercheurs, d’enseignants, de journalistes d’investigation, d’historiens, de cartographes et d’experts en tourisme, a mené ce projet à terme. Une cartographie sur « Les Routes des Esclaves », a été ensuite établie et présentée sous forme de document visuel historique d’une durée de 64 minutes », a-t-il poursuivi.

Éductours organisés. Notons que ce film documentaire a été présenté en version malagasy et française à toutes les parties prenantes hier au Ciné Pax à Ambodivona. « Il évoque notamment les impacts sur les communautés de Madagascar depuis que la mondialisation du commerce donnait un rôle particulier à la Grande Ile au début du XVIe Siècle. Toutes les régions ont été touchées menant à la création des petits royaumes et à la vente des prisonniers », d’après toujours ses explications. Il faut savoir que la conception d’un tel projet mené par l’association « Teratany » contribue à la concrétisation du projet de développement des produits culturels du tourisme lancé par le ministère de tutelle. « Nous prévoyons ensuite de développer des circuits touristiques basés sur les produits culturels dans les zones à forte potentialité en matière d’histoire. Des éductours seront ainsi organisés. Il y aura en même temps des formations des jeunes des villages identifiés pour devenir des guides touristiques du patrimoine culturel », a enchaîné le président de l’association « Teratany ». A cette occasion, Manda Herilaza Ravelojaona, le Secrétaire général de la Commission Nationale Malgache pour l’UNESCO a rappelé l’importance de ce projet qui coïncide avec la vision de l’Etat de faire de Madagascar, une destination touristique mondialement connue, et appréciée pour son développement durable et pour l’exceptionnelle richesse de son patrimoine tant naturel que culturel.

Source : Association « Teratany » : Valoriser le patrimoine culturel en produit touristique

Aéroport d’Ivato : Premier accostage sur passerelle au nouveau terminal international

Un premier test réussi d’utilisation d’une passerelle sur un aéroport malgache.

Une grande première dans l’histoire de l’aviation civile à Madagascar. Le premier accostage de passerelle sur le sol malgache a finalement eu lieu.

C’était en effet le 6 mars dernier que le vol A330-900NEO d’Air Mauritius a effectué un test sur l’utilisation de la passerelle du nouveau terminal international d’Ivato. Un test dénommé « Early Operation » réalisé par l’équipe ORAT de Ravinala Airports, en charge du transfert du terminal international existant de l’aéroport d’Ivato-Antananarivo vers le nouveau terminal international, et consistant à accoster une passerelle avec un vrai avion.

Professionnalisme 

Cet avion qui avait transporté le Pape François lors de son déplacement à Madagascar, a en tout cas réussi ce premier test d’accostage grâce au professionnalisme des pilotes et de l’équipe d’Air Mauritius à travers l’information des passagers à bord sur leur participation au test et la mise en place de la logistique autour de l’atterrissage et du décollage. Et ce, même si le traitement des passagers a par la suite été effectué au terminal existant, pour la bonne et simple raison que le nouveau n’a pas encore été inauguré officiellement. Du coup, Madagascar Ground Handling (MGH) a pris part à l’exercice en transférant après le test, les passagers vers le terminal international existant avec des bus et en y mettant en œuvre le traitement des bagages. Les coûts de ce test ont, quant à eux, été supportés pour une grande partie par Ravinala Airports.

Eléments nouveaux

Notons que les passerelles font partie des éléments nouveaux qui attendent les passagers à l’arrivée à Ivato. Ce premier test a permis aux conducteurs de passerelles de Ravinala Airports formés et certifiés de pratiquer leur savoir-faire acquis lors de leur formation en Côte d’Ivoire. On rappelle en effet qu’au mois de janvier 2020, cinq collaborateurs malgaches – dont une femme – ont été en formation à Abidjan, dans le cadre du partenariat avec CAMAS, organisme de formation spécialisé sur les activités aéronautiques et les métiers de l’aviation. Ils sont maintenant certifiés “Conducteurs de passerelles”, l’un des nouveaux postes spécifiques au nouveau terminal international de l’aéroport d’Antananarivo, et l’un des nouveaux métiers apportés à Madagascar par Ravinala Airports. Au cours de cette formation, ils ont pu s’exercer à la conduite de passerelles télescopiques permettant aux passagers d’accéder directement aux avions, sans avoir à traverser le tarmac. Le nouveau terminal international de l’aéroport d’Ivato-Antananarivo s’étend sur une surface de 17. 500m² et dispose de trois passerelles télescopiques. Elles peuvent s’allonger de 18 à 41 m, suivant le positionnement des avions sur le tarmac. .

Réussite

« Ce premier test d’accostage passerelle avec un vrai avion sur le sol malgache est une réussite grâce à l’effort combiné de l’équipe ORAT et de toutes les équipes au sein de Ravinala Airports. Au nom de Ravinala Airports, je tiens à remercier nos conducteurs de passerelles pour ce test réussi mais aussi et surtout Air Mauritius, MGH et toutes les entités aéroportuaires qui ont répondu favorablement à notre demande pour ce premier early operation. Ceci n’est que le premier test, et nous serons honorés d’accueillir les autres compagnies aériennes que nous avons précédemment approchées, pour les futurs tests et bien évidemment, selon leur disponibilité ». a déclaré Vincent Perrot, Directeur ORAT de Ravinala Airports. « Air Mauritius est honoré d’apporter sa contribution dans ce test. Nous sommes convaincus que la mise en service de ce nouveau terminal international est une affaire de tous. Chaque effort, chaque action ou collaboration est bénéfique, non seulement pour l’image de l’aéroport mais aussi pour Madagascar, un pays où nous opérons depuis des années» a pour sa part annoncé Lilia Mika Country Manager d’Air Mauritius. Toutes les compagnies aériennes ont été approchées par l’équipe ORAT de Ravinala Airports pour ce premier test. Toutefois, Air Mauritius était la seule prête pour cette semaine, d’où l’ouverture de cette première phase d’early opération avec son équipe. D’autres tests avec d’autres compagnies aériennes seront effectués ultérieurement, selon la disponibilité de leurs équipes et avions.

Source : Aéroport d’Ivato : Premier accostage sur passerelle au nouveau terminal international