La transition durable sera aussi majeure que la transition numérique

Je l’admets, “transition durable” frise bon l’oxymore. Mais l’expression qualifie bien ce qui est en train de se jouer dans l’industrie touristique.

Comment amener les entreprises et les destinations touristiques à se transformer pour répondre aux enjeux de surfréquentation et de changement climatique?

A Pau, lors des dernières #ET15, cette question a été l’objet de la table ronde d’ouverture, dont le contenu a bien été retranscrit dans cet article d’aqui.fr.

Je voudrais revenir aujourd’hui sur la comparaison entre la transition numérique qu’a connu l’industrie touristique il y a quelques années et la transition durable, ou écologique que nous allons vivre.

Qu’est-ce qui a provoqué la transition numérique?

Le facteur qui a introduit le numérique dans le quotidien de l’industrie touristique a été la technologie : apparition d’Internet dès la fin des années 1990.

Mais si cette technologie n’avait pas été adoptée par les utilisateurs, on ne serait pas allé aussi loin. Or, c’est bien la modification de comportement des utilisateurs qui a provoqué l’adaptation : les restaurateurs se sont mis à réagir aux avis parce que les clients les ont écrit! les hôteliers se sont mis sur Booking parce que les clients utilisaient l’application!

L’autre facteur marquant aura été l’irruption de nouveaux acteurs dans le tourisme, acteurs venant au départ du numérique. Qui sont ces nouveaux acteurs? Je les appelle les GABIT (Google, AirBnB, Booking, Instagram et Tripadvisor). Certes, j’aurais pu en rajouter plein d’autres, mais l’acronyme est joli, non? N’empêche, ces services ont remodelé notre économie et se sont rendus indispensables. 10 ans après leur généralisation, on ne fait que courir après leur dernière innovation, et plus jamais, les acteurs du monde ancien, public comme privé, ne seront devant.

Les facteurs de la nécessaire transition durable sont-ils identiques?

On pourrait penser que les acteurs du tourisme seront responsables parce qu’ils auront compris que la planète va mal et qu’il faut changer de comportement. On pourrait penser que spontanément, l’industrie touristique se mettrait au durable… Laissez-moi en douter : si les rapports du GEIQ avaient fait bouger les compagnies low-cost ou les voyagistes internationaux, ça se saurait.

Non, ce qui va vraiment faire bouger les acteurs du tourisme, ce sont les consommateurs. Exactement comme pour les numériques.

Une étude G2A parue ces derniers jours sur la montagne face aux enjeux climatiques & environnementaux est intéressante sur les motivations des consommateurs : ils sont de plus en plus sensibles aux destinations et aux entreprises qui se préoccupent de l’environnement. Ils ne partiront pas moins souvent, mais ils partiront dans des “destinations respectueuses de l’environnement”.

C’est donc, comme dans le numérique, l’usager, le client, le consommateur, qui fera bouger l’industrie touristique. Et comme la prise de conscience va trés vite (en Europe notamment), les acteurs du tourisme sont maintenant convaincus “qu’il faut y aller” maintenant.

De nouveaux acteurs avec le durable?

C’était une discussion avec Guillaume Cromer à l’issue des rencontres de Pau. Est-ce que le durable va générer, comme le numérique, de nouveaux acteurs? Pour Guillaume, émergeront surtout de nouvelles gouvernances, plus que de nouveaux acteurs. (cf. son papier sur une utopie du tourisme).

La question sera surtout que ces nouveaux acteurs (militants, coopératifs, engagés) ne soient pas, comme ce fut très rapidement le cas avec la consommation collaborative, remplacés par des fonds d’investissement… J’ai quelques doutes la-dessus, quand je vois déjà comment la grande distribution s’approprie le bien-manger…

Indéniablement, la révolution durable fait émerger de nouveaux acteurs, et notamment les consommateurs eux-mêmes, habitants comme visiteurs, qui souhaitent être partie prenante de la construction de la destination. A nous, au sein des Organismes de Gestion de la Destination, à veiller à les prendre en compte. Ce qui implique une vraie révolution culturelle de nos offices de tourisme ou ADT.

Les équipes à la manoeuvre?

C’est dans l’implication des salariés que je vois une profonde différence entre la transition numérique et la transition écologique. Lorsque nous avons lancé en 2011 en Aquitaine l’Animation Numérique de Territoire, l’objectif était bien que les offices de tourisme deviennent les animateurs territoriaux de cette transition numérique, au profit des entreprises notamment.

Le résultat a été différent : l’ANT a surtout été le moteur de la transition numérique à l’intérieur même des équipes. Il a servi à convaincre les collègues, souvent le directeur, de changer de métier.

En 2019, avec le durable, la donne a changé. J’ai l’impression que la prise de conscience et l’envie des équipes est énorme. Parce que la société à changé et que les collaborateurs sont les témoins de cette évolution sociétale. La transition durable au sein des OGD ne sera pas difficile, elle est même déjà souhaitée par les équipes.

En préparant un prochain séminaire sur le thème du durable avec un office de tourisme, j’ai été, comme le directeur de l’OT, surpris par la maturité de l’équipe sur le sujet et par sa demande d’engagement sur le sujet! Les moteurs, ce seront eux, j’en suis persuadé. A tel point que je pense qu’un directeur d’OGD ne peut pas ignorer cette prise de conscience récente et rapide de ses collaborateurs. Il faut y aller!

Vers une animation durable de territoire?

Comment aujourd’hui, pour le réseau des OGD, structurer cette nouvelle donne écologique, durable? Comment progresser en interne en impliquant les équipes, comment accompagner les prestataires, sensibiliser les publics, mobiliser sa collectivité ?

Autrement dit, comment être, en tant qu’office de tourisme, l’animateur de la transition écologique de sa destination?

L’aventure de l’Animation Numérique de Territoire doit nous inspirer. Certains s’y mettent, comme l’office de tourisme de Béziers Méditerranée qui a recruté une animatrice écologique de territoire.

A la différence de l’ANT, qui ciblait une personne en particulier au sein de l’équipe, l’Animation Durable (ou écologique) de Territoire devra concerner toute la structure. En effet, chacun à son niveau sera engagé dans une composante de la transition durable du territoire.

Les grands engagements de l’Animation Durable de Territoire sont à mon sens les suivants :

  • engager la structure à être écoresponsable dans son quotidien : ce sont les écogestes, appliqués par toute l’équipe
  • engager la structure dans un marketing responsable, en maitrisant mieux les éditions et en ayant une consommation numérique responsable
  • engager la structure dans la sensibilisation des publics accueillis sur la destination
  • engager la structure dans l’accompagnement des prestataires touristiques à leur transition durable
  • engager la structure dans l’appui à la collectivité sur les questions d’aménagement : mobilité, accessibilité, itinérance douce, etc.
  • engager la structure dans un management soucieux de la parité hommes-femmes, de la qualité de vie au travail,

Demain, les structures engagées dans ce projet amibiteux auront à faire évoluer les métiers des collaborateurs. Il faudra adapter des formations spécifiques. Nous y travaillons avec plusieurs régions.

C’est au prix de cette adaptation fondamentale que nous gagnerons la transition durable, aussi majeure que fut la transition numérique!

Source : La transition durable sera aussi majeure que la transition numérique

McDonald’s France veut supprimer ses pailles en plastique

Selon RTL, l’enseigne de restauration rapide doit tester, dès le 18 juin, deux solutions afin de remplacer les pailles en plastique dans ses points de vente français : des pailles sans matières plastiques ou bien des gobelets dépourvus de paille mais intégrant une fermeture. La solution retenue par un panel de consommateurs devrait être étendue à plusieurs restaurants dès la rentrée, avant d’être généralisée. Outre-manche, la chaîne de restauration rapide propose déjà à ses clients des pailles en papier, et ce depuis mai dernier.

Source : McDonald’s France veut supprimer ses pailles en plastique

Tourisme : La lutte contre l’insécurité est une urgence, selon le nouveau ministre

Passation entre le Ministre du Tourisme sortant, Roland Ratsiraka et le Ministre entrant, Brunelle Razafintsiandraofa

Aucune stratégie de développement du tourisme à Madagascar ne peut être efficace, sans régler les problèmes d’insécurité. C’est ce qu’a affirmé le nouveau Ministre du Tourisme Brunelle Razafintsiandraofa, hier lors de sa passation avec le Ministre sortant Roland Ratsiraka à Tsimbazaza. « Il faut une collaboration avec le Ministère de la Défense, celui de la Sécurité publique, de l’Intérieur et également le Secrétariat d’Etat chargé de la Gendarmerie. Un atelier sera organisé pour trouver des solutions aux problèmes d’insécurité », a déclaré le nouveau Ministre du Tourisme. En effet, si les taxis-brousse et les voyageurs locaux étaient les principales victimes de l’insécurité sur les routes nationales, les « dahalo » s’attaquent, depuis quelques semaines, aux touristes. Pour lutter contre ce fléau, le ministre Brunelle Razafintsiandraofa a lancé un appel à tous les Malgaches  à coopérer, en fournissant des informations utiles à la Gendarmerie pour faciliter la lutte contre l’insécurité. « Les touristes viennent avec des devises. Leurs visites apportent des sources de revenus, de l’emploi et contribuent à la promotion des activités économiques à Madagascar, notamment l’hôtellerie, la restauration, l’artisanat, etc. Ensemble, nous devons soutenir le développement du tourisme. La sécurité publique, la sécurité des investissements et des engagements sont indispensables pour cet objectif », a-t-il affirmé.

Promotion. Par ailleurs, celui-ci a également évoqué la poursuite des efforts entrepris pour la promotion de la destination Madagascar. D’ailleurs, le ministre sortant Roland Ratsiraka a indiqué qu’avec ses expériences, il est prêt à soutenir le nouveau ministre dans cette mission. A noter que le tourisme figure actuellement parmi les secteurs d’activité les plus menacés par l’instabilité politique actuelle. De grands défis restent à relever.

Source : Tourisme : La lutte contre l’insécurité est une urgence, selon le nouveau ministre

L’Hôtel à Nantes : un cas d’école côté déco

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Nantes-France. L’architecte d’intérieur Sylvie Zerat vient de rénover douze chambres de l’établissement nantais. Une occasion de faire le point sur ce que l’oeil d’un pro peut apporter à un hôtelier.

L’hôtellerie l’inspire. À chaque chantier, c’est une nouvelle aventure, avec de nouvelles rencontres. À L’Hôtel, un 3 étoiles voisin du château des ducs de Bretagne à Nantes (Loire-Atlantique), Sylvie Zerat a eu une grande marge de manoeuvre. Un vrai confort pour cette architecte d’intérieur installée à Paris, qui reconnaît un aspect “plus créatif et plus inventif” dans la rénovation d’un hôtel que dans l’agencement d’une galerie d’art, par exemple, “où tout est pensé pour vendre des oeuvres”.

Pour L’Hôtel, elle vient donc de boucler une première vague de rénovation de douze chambres. Deux autres vagues de même ampleur vont suivre. D’emblée, ses priorités ont été de “jouer avec les plafonds bas et éliminer tout ce qui encombrait”. Pour cela, elle a posé une ligne noire en amorce du plafond, pour créer une illusion de hauteur. Elle a retiré les lampadaires posés sur le sol ou autres lampes de chevet et remis le mobilier – “initialement trop grand” – à la bonne échelle. Elle a également osé imprimés et couleurs. À l’instar d’une finition léopard dans une chambre ou d’un parti pris tout kaki dans une autre. Sans oublier les papiers peints dans les salles de bains, en harmonie de coloris avec chaque chambre. “Tout a été pensé et réalisé sur mesure, détaille Sylvie Zerat. C’est la meilleure façon de personnaliser chaque espace.”

“Fini le beige ou le taupe”

Selon l’architecte d’intérieur, ce qu’un hôtelier attend d’une déco aujourd’hui, “c’est d’être surpris”. “Fini le beige ou le taupe, dit-elle. Même chez mes clients les plus classiques, on veut sortir des sentiers battus avec des couleurs franches, tout en restant dans un esprit cosy.” Elle reconnaît que parfois elle doit faire de la résistance face à des hôteliers qui ont du mal à se séparer de leur mobilier vintage. Mais elle prend le temps d’argumenter ses choix. “Et à la fin, on me dit que j’ai eu raison”, confie-t-elle. Enfin, à ceux qui pensent que solliciter un architecte ou un architecte d’intérieur coûte trop cher, Sylvie Zerat répond que “suite à sa première vague de rénovation, L’Hôtel de Nantes a augmenté ses tarifs et la clientèle a suivi”.

Source : Anne Eveillard – L’Hôtel à Nantes : un cas d’école côté déco

 

ATR veut étendre ses certifications à de nouveaux TO, agences et réceptifs

L'association qui rénove son label s'est dotée d'un nouveau logo. ©ATR
L’association qui rénove son label s’est dotée d’un nouveau logo. ©ATR

L’association Agir pour un tourisme responsable profite de l’élaboration d’un nouveau référentiel de certification pour s’ouvrir à d’autres métiers.

Il y a un an, Agir pour un tourisme responsable (ATR) votait en assemblée générale l’élargissement de l’association aux voyagistes généralistes afin de n’être plus uniquement centrée sur les TO “marche et aventure”, comme Allibert, Atalante, Chamina Voyages, La Balaguère, Tirawa, Terres d’Aventure, Nomade… Depuis, ATR a travaillé son référentiel afin d’accueillir quelques poids lourds du tourisme aux côtés de Voyageurs du Monde et Comptoir, déjà présents en son sein. Et a surtout changé d’organisme certificateur, délaissant l’Afnor pour Ecocert.

“Ecocert, qui a remporté l’appel d’offres, possède une plus forte sensibilité aux questions environnementales”, estime Vincent Fonvieille, président d’ATR et par ailleurs directeur de La Balaguère. Cet organisme basé près de Toulouse a notamment travaillé sur la certification de l’agriculture bio et de la cosmétique biologique dont la filière réunit des dizaines d’entreprises des plus petites aux plus grandes.

Une ouverture aux distributeurs et réceptifs en France et à l’étranger


“La nouvelle version du label permettra des ajustements plus faciles sur le fond et la forme afin de prendre en compte rapidement certaines problématiques, comme la question actuelle du climat”, précise pour sa part Julien Buot, directeur d’ATR. Outre les TO généralistes, le nouveau label qui sera dévoilé en juin permettra de s’ouvrir à d’autres métiers comme la distribution (agences physiques ou pure players) et les réceptifs (français ou étrangers). “Le référentiel très marqué tourisme d’aventure sera adapté aux exigences de ces différents métiers”, confirme-t-il.

Les trois grands thèmes sur lesquels reposera la certification seront la transparence (distribution, vente, relation client, information sur le produit…), les partenariats opérateurs/fournisseurs (entre TO, réceptifs et prestataires) et la cohérence (dans le fonctionnement au quotidien des opérateurs). Un logo revisité et un nouveau site Internet pour communiquer auprès du grand public accompagnent ce projet qui vise à fédérer plusieurs dizaines de membres à l’horizon 2020.

Les premières certification prévues fin 2015


Les audits des membres d’ATR souhaitant être certifiés débuteront en juin ou juillet pour une obtention du label fin 2015. “Le label n’est plus la finalité de l’association mais davantage un outil, tient toutefois à souligner Julien Buot. L’objectif est d’échanger entre les membres sur les bonnes pratiques.”

Travel Lab (ex-Kuoni France) figurerait dans le comité technique en charge du nouveau référentiel. “D’autres TO, comme Asia et le Club Med, seraient intéressés par la certification”, confie Vincent Fonvieille. Les relations avec les TO généralistes sont déjà importantes, ATR étant membre du Seto et participe à ce titre aux réunions du syndicat.A l’inverse, Nouvelles Frontières et Club Méditerranée ont déjà été adhérents d’ATR sans aller jusqu’à la certification. Transat France a en revanche choisi une autre voie en s’engageant dans un processus de certification avec l’organisme Travelife. Le groupe a ainsi obtenu en juin 2014 le statut de “Travelife Partenaire” en attendant une certification définitive prévue aussi fin 2015.

Source : ATR veut étendre ses certifications à de nouveaux TO, agences et réceptifs – Stéphane Jaladis

Madagascar, des choix face au changement climatique

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Le changement climatique est un danger évident et inévitable pour la planète. Il attise le réchauffement de la température sur la planète, modifie le rythme des saisons, entraîne de grandes sècheresses, provoque des inondations et des tempêtes de plus en plus violentes, bouleverse nos écosystèmes, et par ricochet nos modes de vie. Les récentes inondations nous ont rappelé que face aux forces de la nature, les nôtres sont bien peu de choses. Mais maintenant que nous savons, nous pouvons anticiper et nous préparer. Dans notre nouveau Plan National de Développement, nous avons fait le choix – le bon – de préserver notre capital naturel et de renforcer notre résilience face aux changements climatiques.
Pour clore nos réflexions sur le changement climatique, jouons au jeu du « et si… » Et si le PND ne restait que lettre morte – comme beaucoup de documents qui lui ont précédé…
Madagascar continuerait à suivre une politique énergétique alimentée par les combustibles fossiles. Avec la croissance démographique, l’augmentation de nombre de véhicules sur route, l’air deviendrait de plus en plus pollué. Les maladies respiratoires seraient plus courantes, la santé publique en serait affectée.
Dans les zones rurales, les situations changeraient aussi. Certaines zones recevraient trop de pluie, d’autres pas assez. Les cultures traditionnelles péricliteraient. La sécurité alimentaire serait devenue un enjeu national, plus seulement dans le sud.
Le pays serait fréquemment frappé par des cyclones forts qui provoqueraient des dégâts considérables sur les infrastructures, les maisons et le quotidien des populations.
Nos forêts auraient continué de s’épuiser, ne pouvant plus nous abriter et nous fournir le bois, les plantes et autres produits dont beaucoup de nous ont besoin chaque jour. Nos zones côtières auraient été réduites par la montée du niveau de la mer, poussant les pêcheurs à migrer et engloutissant les infrastructures touristiques.
Mais heureusement, nous avons fait le bon choix.
Un Madagascar conscient et qui réagit à temps face aux dangers du changement climatique pourrait ressembler à ceci. Reconnaissant que les énergies renouvelables sont l’avenir du pays, Madagascar investit judicieusement dans le potentiel de l’énergie éolienne, solaire, hydroélectrique et des océans. Le pays s’appuiera sur les énergies renouvelables qui seront un pilier économique. Madagascar pourra s’imposer comme un leader régional dans ce domaine. Ces investissements seront économiquement rentables : ils créeront des emplois et alimenteront le marché des énergies renouvelables. Les entreprises malgaches seront productives et assureront au territoire ses besoins énergétiques. Leur succès et leur ingéniosité seront célébrés, et attireront la reconnaissance internationale.
Nous faisons face à la pollution de l’air dans nos villes en introduisant des normes d’émissions de gaz à effets de serre sur nos automobiles. En conséquence, nous bénéficions d’une meilleure qualité d’air et de vie.
Dans les zones rurales, les choses changeront aussi. Certaines zones recevront toujours trop de pluie, d’autres pas assez. Mais nous serons prêts : les agriculteurs et les villages auront appris les méthodes d’adaptation et sauront géré les bouleversements. En conséquence, lesmoissons resteront abondantes et nous seront en mesure de produire suffisamment de nourriture pour tout le pays.
Le pays sera fréquemment frappé par des cyclones forts, mais nous aurons été préparés et appliquerons les précautions nécessaires pour minimiser les dommages. Madagascar aura également rempli ses engagements sur la réduction des émissions de carbone. Le pays gagnera en prestige international, en contribuant à l’effort mondial de réduire les effets globaux du changement climatique. Nos forêts et nos écosystèmes seront mieux protégés car soutenus par des mesures de protection efficaces.
À l’échelle nationale, l’utilisation de plusieurs poêles de cuisson économes sera générale, nous aurons besoin de moins de bois pour cuire nos repas et notre bois de chauffe proviendra de forêts certifiées. Madagascar s’éloignera du charbon de bois et des combustibles, la pression sur les forêts et sur les écosystèmes sera sensiblement allégée.
La plupart des espèces de lémuriens pourront maintenir leur niveau de population, certains commenceront même à augmenter. Les touristes, attirés par les lémuriens et d’autres merveilles de notre nature, afflueront vers le pays. Une industrie forte et un tourisme stable seront établis.
Oui, dans le PND, nous avons fait le bon choix, mais reste à le traduire en actions.
Il en va de l’avenir de nos enfants.

Source : Madagascar, des choix face au changement climatique – Nanie Ratsifandrihamanana

Slow Food s’invite dans les assiettes du Parlement Européen à Bruxelles

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L’initiative “Slow Food on Your Plate” (Slow Food dans Votre Assiette) mettra au menu de la cantine du Parlement Européen un plat Slow Food chaque semaine du 23 mars au 16 juin. Cette campagne, qui requiert la collaboration du service de restauration du Parlement Européen avec les chefs du réseau Slowfood, a pour but de promouvoir la biodiversité alimentaire et la nourriture bonne, propre et juste. Le coup d’envoi de Slow Food dans Votre Assiette sera donné avec une exposition sur la biodiversité qui se tiendra devant le self-service du Parlement Européen durant la première semaine de l’initiative. Enfin, le projet inclut 3 séances de dégustation au rythme d’une par mois (mars, avril et mai) qui permettront aux membres du Parlement et employés de l’institution de découvrir des produits alimentaires uniques de toute l’Europe qui sont menacés de disparition.

Source : Slow Food s’invite dans les assiettes du Parlement Européen à Bruxelles

Reboisement à Fihaonana, une journée verte pour l’ONTM

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Photo : Riamaholy Haridina

L’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM) a effectué, dans la journée du 20 février 2015, un reboisement dans la commune rurale de Fihaonana située à une trentaine de kilomètres d’Antananarivo sur l’impressionnante Route Nationale 4. Des représentants du Conseil d’Administration sont venus prêter main forte au personnel de l’ONTM pour réaliser cette action citoyenne.

Le reboisement a débuté par une succession de prises de parole par les responsables de l’Office. Monsieur Eric KOLLER, Président du Conseil d’Administration, a souligné que le reboisement est un devoir pour le bien du pays ainsi que celui de la génération future. Il a ajouté que cette initiative contribue à la reconstruction du secteur et à la préservation du capital touristique de Madagascar. Le Vice-Président du Conseil d’Administration, Monsieur Jocelyn RAMANAMBOHITRA, réitère quant à lui que les arbres, les forêts constituent un produit touristique pour le pays. Le reboisement est non seulement un devoir sacré mais également une opportunité d’améliorer l’image de la Grande Ile. « Nous plantons pour le futur, pour l’avenir de Madagascar » a-t-il poursuivi.

Durant cette journée, environ 1.000 plants d’eucalyptus et d’olive ont été plantés sur une surface de 0,5 hectare. Cette action a pu être réalisée grâce au partenariat entre l’ONTM et la population de la commune de Fihaonana. Soulignons que ce reboisement renforce la compagne de préservation de l’environnement initiée par l’ONTM depuis le mois de décembre 2014. L’ONTM compte assurer le suivi de ces jeunes plants et prévoit d’ores et déjà de continuer dans cette lancée pour les années à venir.

Source : Reboisement à Fihaonana, une journée verte pour l’ONTM

L’Hôtel Solidaire Mangily gagne une fois de plus le prix traveller’s choice 2015

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Pour une deuxième année consécutive, l’Hôtel Solidaire Mangily a gagné le prix Travellers’choice 2015 attribué par le célèbre site internet Trip Advisor, après des opinions de millions des clients et voyageurs qui donnent leurs recommandations dans ce web leader du secteur touristique.

En plus, d’après les avis des voyageurs, l’Hôtel Solidaire Mangily a été classé parmi les dix hôtels offrant les meilleures qualités de service à Madagascar l’année dernière.
L’Hôtel Solidaire Mangily est en effet un hôtel dont les qualités de service ne sont pas négligées. Ouvert depuis 2009, l’hôtel offre un accueil chaleureux, dans un espace soigné et dévoué au respect de l’environnement. À l’orée de la grande forêt de baobabs, l’Hôtel Solidaire Mangily propose des confortables bungalows dans un décor malgache authentique et une architecture en harmonie avec le paysage.

Une alternative de séjour solidaire de haute qualité.

Le point le plus important de l’hôtel est son alternative de séjour solidaire dont les bénéfices sont directement reversés à la population à travers de différents projets éducatifs menés par l’ONG Bel Avenir. En tout, il s’agit d’un hôtel qui promeut un tourisme responsable de qualité, dont les services ne manquent pas d’enchanter ses clients.

Les nouveautés de 2015 !

Soirées musicales au profit des projets environnementaux. La Bloco Malagasy en concert début avril !

Pour cette année 2015, nommée par les Nations Unies comme année internationale du sol, l’Hôtel Solidaire Mangily a pris des initiatives pour mettre en valeur ce thème en lien avec une campagne de levée de fonds organisée par l’ONG Bel Avenir et le réseau de solidarité internationale Eau de Coco afin de soutenir des projets de protection environnementale au sud de Madagascar.

À cet effet, des soirées musicales de bienfaisance seront organisées avec les équipes du Centre d’Art et Musique de l’ONG Bel Avenir : la batucada Bloco Malagasy, la chorale Malagasy Gospel, les capoeiristes de la Roda Malagasy, la fanfare Malagasy Marching Band ou le groupe du cirque Malagasy Cirque.

La première soirée musicale de 2015 aura lieu début avril avec le célèbre groupe de percussion des filles Bloco Malagasy. Les bénéfices recueillis durant cette soirée serviront à appuyer les projets de l’ONG Bel Avenir à Mangily qui ont un fort lien avec la protection du sol.

Pour plus informations n’hésitez pas à les contacter par e-mail ou téléphone: 261 34 65 420 40

Source : L’Hôtel Solidaire Mangily gagne une fois de plus le prix traveller’s choice 2015

6 Français sur 10 consomment bio régulièrement

D’après le nouveau Baromètre Agence BIO/CSA de janvier 2015, les Français sont plus nombreux à consommer des produits bio et de plus en plus souvent.

© Agence Bio
© Agence Bio

En 2014, près de 9 Français sur 10 en ont consommé au moins occasionnellement (88% vs 75% en 2013) et 6 sur 10 régulièrement, c’est-à-dire au moins un produit bio au moins une fois par mois (62% vs 49% en 2013). La Bio fait désormais partie des habitudes des Français, qui ne sont plus que 12% à déclarer ne jamais en consommer, alors qu’ils étaient 46% en 2003. Cette hausse de la consommation bio est confirmée par les premières estimations du marché des produits bio qui devrait atteindre 5 milliards d’euros en 2014 (y compris RHD), soit une croissance globale estimée à 10% tous circuits confondus.
Et, malgré un contexte difficile, les consommateurs bio confirment leur choix pour des produits dont la naturalité et l’authenticité sont garanties: 92% d’entre eux ont l’intention de maintenir, voire d’augmenter leurs achats bio dans les 6 mois à venir. Cette consommation responsable fait directement écho à l’importance croissante que les Français disent accorder au développement durable dans leurs décisions d’achats : 88% d’entre eux déclarent privilégier des produits respectueux de l’environnement et/ou du développement durable (66% en 2013). En réponse à cette demande des consommateurs, la production bio augmente en France. Le nombre d’opérateurs bio a progressé de +4% entre 2013 et 2014 pour atteindre plus de 39400 opérateurs bio et les surfaces cultivées en bio représentent désormais plus d’1,1 million d’hectares.

Source : 6 Français sur 10 consomment bio régulièrement