« Le monde après Covid-19 : Madagascar durable »

Tel est le thème de la cinquième édition du salon de la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE) et des Initiatives pour le Développement Durable (IDD).

Il s’agit du rendez-vous annuel incontournable des acteurs engagés et qui s’activent pour adresser les enjeux environnementaux et sociétaux à Madagascar. « C’est une source d’inspiration et de structuration pour les organisations qui souhaitent se lancer; et une opportunité de partage et de communication pour les experts et ceux déjà engagés dans la démarche. Son objectif est de faciliter la rencontre et les échanges entre acteurs, experts et le grand public. Le salon offre un espace de réflexions et de partages des innovations, des nouvelles approches, des bonnes pratiques et des leçons apprises en termes de RSE ».

Madagascar Hôtel Consultant : Des solutions pour une hôtellerie-restauration durable

Philippe-Jean, fondateur du cabinet MHC, animera une conférence Jeudi 22 Octobre à 17h : “Le tourisme responsable comme solution de relance d’un secteur en difficulté”. Ne manquez pas le rendez-vous!

Les problématiques sociales et environnementales actuelles ont d’ailleurs poussé le cabinet à intégrer à ses services un ensemble de solutions responsables adaptées aux enjeux du secteur et primordiales à un développement durable du tourisme à Madagascar. Découvrez-les Jeudi 22 et Vendredi 23 octobre sur notre stand virtuel lors de ce salon 100% en ligne.

Retrouvez toutes les informations sur le salon en cliquant ICI.

Le directeur général du réseau d’indépendants fait le point sur le nouveau programme de fidélité Etik, détaille les engagements en matière de responsabilité sociale et environnementale ainsi que le nouveau référentiel permettant aux hôteliers de gagner en modernité.

L’Hôtellerie Restauration : Les Logis affichent de très bons résultats pour l’année 2019…

Karim Solheilavoup : En effet, nous enregistrons un chiffre d’affaires à + 7 % en 2019, malgré une fin d’année compliquée. On note une croissance des réservations en direct deux fois plus rapide que celle des OTA. C’est la preuve qu’une chaîne volontaire peut développer ce segment pour ses adhérents. Nous en avons intégré 197 nouveaux l’année dernière. Là encore, c’est une preuve de l’attractivité de Logis auprès des indépendants. Enfin, nous avons 46 000 nouveaux porteurs de la carte Etik [la nouvelle carte de fidélité, NDLR].

Quel a été l’impact des grèves au sein de votre réseau ? 

Tous les hôtels urbains et périurbains ont subi la grève, notamment à Nantes, Angers, Lyon, Lille, Toulouse… Sur la semaine du 5 au 12 décembre, nous avons enregistré une hausse des annulations de séjour de 62 %, par rapport à 2018, qui était déjà une mauvaise année. Nous avons constaté un impact aussi bien en semaine que pour le week-end.

Il est très important de comprendre aussi qu’en fin d’année dernière, les trésoreries affaiblies en raison des blocages [causés par les manifestations de Gilets jaunes] ont amené les professionnels à solliciter des demandes d’aide. Aujourd’hui, ils sont contraints de rembourser les aides perçues alors qu’ils sont encore dans une période où ils ont besoin d’aide. Mais les banques ne suivent plus. Nous nous demandons, au sein des Logis, pourquoi les mesures d’aides existant à Paris ne sont pas appliquées aux régions.

Vous vous êtes engagés dans des démarches de responsabilité sociétale et environnementale. Vous pouvez nous en dire plus ?

En effet, depuis septembre dernier nous avons créé un nouveau comité RSE, composé d’une quinzaine d’hôteliers, familiers ou non avec cette notion. Le but, c’est d’amener de la cohérence et, toujours dans l’esprit d’un monde plus local, de prouver que nous avons un réel impact sur nos territoires : favoriser des emplois et des fournisseurs locaux, paiements de l’impôt local…

Nos engagements, en matière de RSE, se portent à parts égales sur l’environnement et sur le social :  enjeux humains, profession, recrutement, fidélisation… La santé, la sécurité et le bien-être au travail sont des points fondamentaux. Il y a un vrai sujet de transformation du métier mais aussi un sujet managérial. Nous devons travailler avec les équipes.

Pour entrer réellement dans cette dynamique de RSE, nous sommes en train de développer un indicateur maison – qui sera disponible en septembre prochain -, basé à 50 % sur des points environnementaux et 50 % sur le social. Il évoluera au fur et à mesure, et sera adapté à chaque maison. Nous attendons des engagements non pas normés mais individuels, suivis d’un discours de preuve. Concrètement, ce référentiel listera toute une série d’actions et, si le professionnel estime qu’il n’a pas encore mis en place l’un des critères, nous lui apportons des solutions concrètes avec des idées, une bonne pratique, ou des exemples déjà mis en place chez d’autres adhérents. Les solutions sont apportées dans une logique d’économie, de progrès et d’accompagnement. Jusqu’au 1er janvier 2022, les adhérents peuvent décider de publier ou non le score de l’indicateur qu’ils obtiennent sur notre site. Passé cette date, l’indicateur sera automatiquement publié.

Vous avez modifié votre programme de fidélité, rebaptisé Etik. Pouvez-vous nous expliquer les changements ? 

Nous avons changé le nom de notre programme de fidélité pour une volonté de cohérence de marque. Nous nous engageons sur un monde plus local depuis 2018. Etik est la prolongation de cet engagement avec nos clients. Nous avons vocation à embarquer des gens qui vont donner du sens à leurs repas, leurs nuits…

Adieu cocottes et cheminées ! Un nouveau référentiel est mis en place depuis le début de l’année. Pourquoi ? 

L’idée était d’apporter de la modernité et un rajeunissement de la marque. C’était important pour nous de ne plus classer les établissements du moins bon au meilleur, mais de le faire à partir des expériences qu’ils offrent à leur client. Les établissements ne sont pas mieux ou moins bien, mais différents. La segmentation a été choisie par chaque propriétaire puis validée, ou non, par nos experts sur le terrain. Ces changements ont été très bien perçus par la majorité des adhérents. Notre seule crainte concerne nos clients attachés à l’ancien référentiel, donc nous les accompagnons dans le changement.

Vous venez d’intégrer une nouvelle marque, Châteaux & Demeures. Pourquoi ? 

Nous avons racheté Châteaux & Demeures et souhaitons relancer cette marque qui compte actuellement onze établissements qui ont comme point commun d’être des lieux singuliers, avec beaucoup d’histoire, et de ne pas se revendiquer comme des hôtels. C’est une marque fondée par des passionnés, et elle crée une clé d’entrée par les vignobles et les vignerons indépendants. Châteaux & Demeures est vouée à structurer notre pôle premium et à fédérer de nouveaux membres.

Un mot sur Logis Hotels en 2020 ?

Nous allons bien évidemment poursuivre notre démarche RSE. Nous souhaitons développer la marque Châteaux & Demeures, notre pôle premium ainsi que le pôle urbain et périurbain. Le coworking sera un gros sujet également cette année. Nous souhaitons faire rentrer ces clients dans nos établissements et développer l’activité séminaires et réunions. Enfin, nous souhaitons nous développer toujours plus à l’international. Pour cela, nous devons nous rapprocher d’autres marques, notamment en Allemagne, en Suisse, en Espagne, aux Pays-Bas… et même en France. Nous venons de signer un contrat de distribution avec une petite chaîne d’hôtel en Italie : Swadeshi. Je suis convaincu qu’il y a d’autres chaînes avec lesquelles nous pourrions se rapprocher. Nous avons des parts de marché à prendre, il ne faut pas attendre.

Source : Karim Solheilavoup : “La santé, la sécurité et le bien-être au travail sont des points fondamentaux pour Logis Hotels”

Alors que l’industrie hôtelière fait de plus en plus la chasse aux pailles, bouteilles et autres « touillettes », Accor annonce la suppression de tout le plastique à usage unique dans ses hôtels, d’ici 2022. 

Discret, en matière de développement durable, le groupe Accor ? Le sujet fait pourtant bel et bien partie des préoccupations depuis de longues années : dès 1994, le groupe créait une direction de l’Environnement. “Si nous n’en parlons pas tant que ça, c’est peut-être parce que pour nous, le développement durable fait partie intégrante de notre culture et de la façon dont nous menons nos activités”, explique Chris Cahill, directeur général adjoint en charge des opérations hôtelières du groupe Accor. 2020 semble en tout cas devoir marquer un tournant dans les engagements du groupe, qui annonce la suppression de tout le plastique à usage unique dans ses hôtels, d’ici deux ans. Accor rejoint par la même occasion le Global Tourism Plastics Initiative mené par l’ONU et l’OMT, en collaboration avec la fondation Ellen MacArthur. « La pollution plastique est l’un des principaux défis environnementaux de notre temps, et le tourisme a un rôle important à jouer pour y remédier », commente Ligia Noronha, directrice de la division économie du Programme des Nations unies pour l’environnement. « Grâce à l’Initiative mondiale de lutte contre le plastique dans le tourisme, les entreprises et les destinations touristiques bénéficient d’un accompagnement pour innover, éliminer les plastiques et partager la manière dont elles utilisent ce matériau, afin de promouvoir une économie circulaire et de réduire, dans le monde entier, la pollution par le plastique. »

D’autres acteurs du tourisme s’inscrivent en effet dans cette démarche « zéro plastique à usage unique ». C’est le cas de certaines compagnies aériennes, d’opérateurs de croisières, comme MSC, ou encore de certaines destinations, à l’instar des Bahamas, qui a instauré la politique du zéro plastique depuis le 1er janvier. Rappelons aussi que le plastique à usage unique se trouve dans le collimateur de Bruxelles, qui interdit déjà la vente de certains produits à usage unique. La France planche aussi sur le sujet, via le projet de loi La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire.

200 millions d’articles en plastique par an

Après avoir déjà supprimé les pailles, cotons-tiges et mélangeurs en plastique dans la très grande majorité de ses hôtels, le groupe Accor s’attaque donc désormais à la suppression des accessoires de toilettes et des gobelets en plastique individuels d’ici à la fin 2020, et à l’élimination de tous les articles en plastique à usage unique restants dans les chambres, les salles de réunion, les restaurants et tous les lieux de loisirs (spa, centre de fitness…) d’ici à 2022. De la bouteille d’eau au sac en plastique pour le linge ou les oreillers supplémentaires en passant par les cadeaux et produits d’accueil. “Des matériaux alternatifs adaptés seront proposés pour chaque article, en tenant compte de l’analyse de leur cycle de vie afin de garantir aux clients que la nouvelle solution présente bien une meilleure performance environnementale”, précise le groupe hôtelier. “C’est un travail de longue haleine, mais depuis quelques années, il devient plus facile de trouver des prestataires proposant des alternatives”, constate Chris Cahill. La décision devrait en tout cas permettre de ne pas voir finir 200 millions d’articles en plastique dans les poubelles des hôtels du groupe, et ce, chaque année. Vraie démarche environnementale ou moyen de faire des économies ? “Pour nous, supprimer le plastique a un coût, certaines alternatives reviennent plus cher”, assure Chris Cahill.

Vers la logique des « 3R »

A travers cette nouvelle initiative, le groupe poursuit donc ses efforts en matière de développement durable, définis dans le programme Planet21. Depuis 2011, un dispositif interne a été déployé pour faire progresser la performance des hôtels, avec une classification – Bronze, Argent, Or, Platine – concrétisant l’avancement des hôtels dans la mise en œuvre de ce programme, qui repose sur quatre axes stratégiques : agir auprès de ses collaborateurs, impliquer les clients, co-innover avec les partenaires, agir avec les communautés locales, notamment sur les deux enjeux clés que sont l’alimentation et les bâtiments.

Plusieurs hôtels du groupe – notamment le Novotel Paris les Halles, Novotel Yangon Max, en Birmanie, le Sofitel Bogota, de nombreux hôtels à Bali et à Lombok, en Indonésie, ou encore l’Ibis Styles São Paulo Anhem – ont déjà pris individuellement des mesures pour bannir le plastique et se rapprocher de l’objectif 0% de plastiques à usage unique.

“L’un des principaux objectifs de Accor, outre la recherche d’alternatives au plastique et la réduction de ses impacts environnementaux, est de faire évoluer les mentalités à travers le monde en adoptant la logique des 3R : Réduire, réutiliser et recycler”, ajoute le groupe.

Une philosophie qui s’incarne dans Greet, nouvelle marque du groupe lancée officiellement il y a quelques mois. Greet se présente ainsi comme “la marque de la seconde chance”, mettant notamment en avant “l’esprit récup” qui guide l’aménagement des établissements, avec des éléments de décoration dénichés dans des vide-greniers, chez des créateurs locaux et auprès d’organismes solidaires, s’inscrivant ainsi dans une démarche d’économie circulaire.

Au travers de ses 39 marques, Accor compte au total 5000 hôtels et résidences, implantés dans 110 destinations.

Source : Accor va supprimer tout le plastique à usage unique de ses hôtels

« Ravinala Airports », gestionnaire des aéroports internationaux d’Ivato et de Nosy-Be s’attelle à sa responsabilité sociétale d’entreprise. Le 15 juin dernier, elle a offert, en partenariat avec son actionnaire, en l’occurrence, le groupe ADP, un don en matériels médicaux au centre hospitalier de Nosy-Be. Ces matériels médicaux qui appartenaient à l’ancien centre médical de Paris- Orly vont donc trouver une seconde vie à l’hôpital de Nosy-Be. Cette dotation a été rendue possible grâce au partenariat historique entre l’ONG Aviation Sans Frontières, l’association Médecins de l’Océan Indien et la Fondation du Groupe ADP. Acheminés dans un container de 20m3 ces matériaux médicaux ont été envoyés par Aviation Sans Frontières, puis réceptionnés l’Association Médecin de l’Océan Indien du Dr Koytcha qui a, elle-même pris le soin de les envoyer aux équipes du Centre Hospitalier de Référence de District de Nosy-Be le samedi 15 juin 2019. A travers ce don, « Ravinala Airports » et le groupe ADP confirment leur volonté de contribuer à l’amélioration du cadre et de la qualité de vie des populations riveraines.

Source : « Ravinala Airports » : Des matériels médicaux pour le centre hospitalier de Nosy-Be