BIORISMO, le premier label en faveur de la biodiversité pour le secteur du tourisme

BIORISMO, le premier label en faveur de la biodiversité pour le secteur du tourisme

Le label BIORISMO est l’une des solutions du programme BIORISMO qui a pour vocation d’impulser et de structurer des initiatives en faveur de la biodiversité dans le secteur du tourisme.

Le programme BIORISMO  :

Le Centre de ressources

Le Centre de ressources permet d’accéder à des informations pratiques en ligne.

L'Académie

Pour renforcer ses compétences sur cette thématique, l’Académie propose des modules de formations personnalisables.

Le Forum

Le Forum est un rassemblement entre professionnels (tables rondes, ateliers…).

Le Club

Il favorise la circulation des bonnes actions et des informations pertinentes entre professionnels. L’accès au Club est gratuit!

Le Laurier

Le Laurier est un prix qui valorise les initiatives positives.

Le Label

Le Label BIORISMO propose une grille d’une centaine de critères, adaptés à chaque activité touristique. Cet outil aide à structurer sa démarche et à bâtir un plan d’actions. L’accès au label est payant.

Le Label Biorismo, un outil sur-mesure pour les destinations et les activités touristiques

Des critères pour agir

Le référentiel est avant tout votre outil de progrès, les critères vous indiquent des pratiques vertueuses en faveur du respect et de la valorisation responsable de la biodiversité.

Un audit extérieur

Votre démarche est analysée par unauditeur professionnel qui valide le respect des critères et des règles de labellisation. Il vous apporte un regard extérieur vous indiquant aussi les axes de progrès. L’audit est effectué quand vous le souhaitez, à distance pour limiter les coûts.

Lisibilité et crédibilité

La labellisation de votre démarche et de vos performances vous permettent de communiquer en toute sécurité, loin de l’écueil du Green Washing.

Plus d'informations sur

Retour d’expérience : “J’ai concilié hôtellerie économique et écologie”

Concevoir un bâtiment écologique représente un surcoût. Pourtant, une marque comme EcoNuit, qui vient d’ouvrir son deuxième établissement à Saint-Nazaire, s’est fixé comme objectif de marier écologie et économie dans ses 2 étoiles. Explications.

Hôtellerie économique et écologie, l’insoluble équation ? C’est la question que s’est posée Grégory Portner, avant d’ouvrir son premier établissement “éconologique” à Guérande (Loire-Atlantique), en 2011. “En tant que citoyens, on était de plus en plus sensibilisés à l’écologie. Et pourtant, à l’exception des établissements haut de gamme, l’hôtellerie continuait à fonctionner de manière classique… On a fait des recherches, et on s’est rendu compte que c’était faisable“, raconte l’hôtelier. Ainsi est né EcoNuit.

Pour la structure de ses bâtiments, la marque n’a pas retenu le bois (“trop onéreux“), mais le Siporex – des briques de béton cellulaire qui possèdent un fort pouvoir isolant. “C’est une technique que l’on voit de plus en plus pour la construction de maisons, mais pas pour des immeubles de plusieurs étages, car c’est techniquement compliqué. La portance est moins importante que pour du béton. D’où le choix de bâtiments compacts et pas trop larges“, explique-t-il.

Une palette de solutions élargie

“À chaque étape, nous nous sommes posé la question des produits recyclés et recyclables, de l’écoresponsable et du bio”, poursuit-il. Les canalisations ont ainsi été isolées, l’eau chaude sanitaire est préchauffée par des panneaux solaires, tous les points d’eau disposent de robinets thermostatiques et de mousseurs, les WC sont équipés de systèmes double flux… Résultat : la consommation d’eau est réduite de 30 % par rapport à un hôtel classique, tandis que le chauffage de l’eau est 35 % moins gourmand en énergie. La marque utilise par ailleurs des peintures minérales naturelles, des éclairages électriques basse consommation avec boîtiers électriques économiseurs et des télévisions à LED. Les sols sont 100 % recyclables et issus, à 20 %, de composants recyclés. Les rideaux sont exempts d’additifs chimiques. Le mobilier, issu de forêts durablement gérées, provient d’entreprises implantées dans l’Ouest de la France. “L’aménagement a nécessité entre six mois et un an de recherche pour les fournisseurs et les différentes techniques. Mais pour notre deuxième adresse à Saint-Nazaire, on a eu beaucoup plus de choix qu’il y a six ou sept ans. Les fabricants sont plus engagés et certains produits sont moins chers“, note Grégory Portner.

“C’est l’avenir”

L’enseigne suit la même philosophie pour son exploitation, en adoptant des produits d’entretien biodégradables, une blanchisserie économe en eau, des distributeurs de gels douche et shampooings bio, ou encore un petit déjeuner buffet “à 90 % bio et local“. Pour respecter le rapport qualité-prix (les chambres sont proposées entre 39 et 79 € la nuit), des compromis ont toutefois été nécessaires. “Le coton bio est encore trop cher. Quant aux oreillers bio, ils n’ont pas encore un confort et une résistance suffisants. Nous avons également dû renoncer aux jus de fruits, au thé, au café et aux viennoiseries bio, pour pouvoir proposer notre petit déjeuner à 6,90 €“, glisse l’hôtelier.

D’après Grégory Portner, le surcoût (5 % supplémentaires par rapport à une construction conventionnelle, soit 150 000 €) doit être absorbé en cinq ou six années, en tablant sur un taux de remplissage de 60-65 %, trois ans après l’ouverture : “Le marché est mûr pour notre produit. Il y a six ans, 5 % environ de nos clients étaient sensibles à ces problématiques, contre 15 à 20 % aujourd’hui. Notre remise écologique de 5 €, accordée quand les clients décident de ne pas faire faire leur chambre tous les jours, est utilisée par 20 % de notre clientèle. L’écologie, c’est l’avenir. Cela deviendra incontournable, alors autant anticiper.”

Source : Violaine Brissart – Retour d’expérience : “J’ai concilié hôtellerie économique et écologie”