Tourisme solidaire et responsable : Le CMM prépare la relance économique

Un projet intitulé « Cercle du Sud » est actuellement mis en œuvre dans le but de créer de nouvelles offres touristiques.

Force est de reconnaître que le secteur du tourisme est fortement touché par cette crise sanitaire qui perdure encore au pays. En dépit de tout cela, le Club Mihary de Madagascar (CMM), qui prône le développement du tourisme solidaire et responsable dans la zone Sud de Madagascar, ne ménage pas ses efforts pour préparer la relance économique post-Covid-19. « Positivons ce moment de break comme un bon départ avec les autres pays œuvrant dans le même secteur afin de renforcer les stratégies nécessaires pour avancer », a soulevé Jean Aurelien Razafindrakamia, le coordonnateur de cette association. A cet effet, le

Club Mihary de Madagascar prévoit de mettre en œuvre un projet intitulé « Cercle du Sud », réalisé avec ses membres qui sont en action dans cette partie Sud de la Grande île, incluant sept régions.

Avantage comparatif. « Ce projet consiste en la mise en place de différentes activités dans chaque région et en la responsabilisation des villageois afin d’offrir les services nécessaires aux touristes (aussi bien nationaux qu’internationaux) qui visitent leurs villages et leurs environs. La préservation de l’authenticité et des valeurs ainsi que le principe du tourisme solidaire et responsable est de mise », a-t-il poursuivi. L’objectif est de promouvoir le développement  local à partir de l’exploitation des ressources disponibles sur place dans le but de générer des sources de revenus pérennes pour la population locale. « Avec ce même principe, des offres ont ainsi été créées afin d’attirer d’autres types de clientèle, que ce soit des touristes nationaux ou internationaux. Il s’agit, entre autres, de la valorisation des ressources naturelles locales par la sensibilisation des jeunes dynamiques et autres associations », a-t-il enchaîné. La valorisation des sites historiques de chaque région, qui restent encore méconnus, ainsi que des us et coutumes et des traditions qui lui sont spécifiques, n’est pas en reste. Il en est de même pour la promotion des activités qui constituent un avantage comparatif de chaque région, pour ne citer que l’agriculture et l’élevage.

Collaboration avec les partenaires. Par ailleurs, cette association CMM (qui célébrera cette année son cinquième anniversaire) assure le renforcement de la capacité et du savoir-faire des villageois qui s’engagent à œuvrer dans le secteur du tourisme solidaire et responsable. « Nos représentants opérationnels, composés notamment des membres du village dans chaque zone d’intervention, assurent cette tâche. Une collaboration avec les différents partenaires se poursuit également pour que les retombées positives sur les trois plans, à savoir, le social, l’économie et l’environnement, soient palpables au niveau de nos sites d’intervention », d’après toujours les explications de Jean Aurélien Razafindrakamia. Il faut savoir que les activités du Club Mihary de Madagascar s’étend actuellement vers d’autres régions, dont Diana et Menabe, et ce, grâce à une étroite collaboration avec d’autres associations œuvrant également dans le domaine du tourisme solidaire et responsable.

Source : Tourisme solidaire et responsable : Le CMM prépare la relance économique

Tourisme solidaire : Première expérience réussie à Kivalo

C’est une première expérience plutôt concluante pour la communauté de Kivalo qui a accueilli tout récemment un groupe de touristes américains et français, dans un esprit d’échanges culturels, de conservation de la nature et de participation au développement local.

Les habitants de Kivalo, un petit village situé près de la mondialement connue « Allée des Baobabs » dans la région Menabe, sur la côte ouest de Madagascar, ont fait l’expérience du tourisme durable et solidaire, en étant la communauté hôte d’un groupe de touristes français et américains. Ils ont accueilli la quinzaine de touristes dans un paysage exceptionnel pour l’observation des oiseaux des mangroves. Cette communauté composée essentiellement de pêcheurs a bénéficié, en 2016, d’une formation en écotourisme avec WWF. Cette première expérience dans l’accueil de touristes étrangers était une véritable mise en situation pour les villageois de Kivalo. Rogia Ravaonirina, éco guide locale, commente : « C’était un grand défi pour nous. Je suis heureuse d’avoir l’opportunité d’appliquer dans la vraie vie les formations que nous avons suivies ».

Ce premier contact a permis aux villageois de prendre la mesure des réalités de l’accueil de touristes : surmonter la barrière des langues, assurer un service de qualité, avoir des infrastructures adéquates et suffisantes, etc.… « L’important aussi, c’est que nous avons de belles mangroves avec beaucoup d’oiseaux et de mammifères à montrer aux visiteurs grâce aux efforts de conservation de notre communauté de base », ajoute Rogia. Forts de ce premier pas réussi, les habitants de Kivalo sont déjà prêts à renouveler l’expérience. Ils accueilleront un autre groupe de touristes américains, le mois prochain.

Source : Tourisme solidaire : Première expérience réussie à Kivalo