Olivier Jager, cofondateur de ForwardKeys, tire la sonnette d’alarme. Les États et les pros du secteur doivent faire front commun.

C’est par une carte que Olivier Jager, cofondateur du cabinet d’analyse ForwardKeys, a planté le décor, lors de la conférence Phocuswright Europe Online. Il s’agit de la mappemonde des destinations, en général difficiles d’accès aux voyageurs étrangers. « La plupart des frontières sont fermées ou restreintes ». Une situation qui perdure (déjà) depuis six mois.

« Fermer les frontières est une solution radicale, ce n’est pas la seule voie pour contrôler la propagation de la maladie. Il a été assez décevant de voir nos gouvernements nationaux prendre des décisions unilatérales pour fermer ou restreindre les frontières avec un minimum de coordination entre les pays. » Y compris au sein de l’Union européenne.

Pour ForwardKeys, les Etats devront changer d’attitude, afin de participer au rebond. « Ce que nous avons appris, c’est que le tourisme et le voyage sont des composantes nécessaires de notre économie mondialisée. » Quelque 120 millions d’emplois directs dans le tourisme sont menacés à cause de la pandémie, indique l’ONU. Et ce alors que le secteur emploie une personne sur dix sur la planète.

Olivier Jager

Navigation à vue pour les entreprises

« Les restrictions de voyage ont cassé la dynamique de notre business et de notre industrie, a poursuivi Olivier Jager. Le comportement normal des entreprises du secteur privé en est totalement perturbé. Or vous ne pouvez pas diriger une entreprise sans visibilité. »

Des voyagistes basés en Allemagne ont certes travaillé avec des destinations méditerranéennes épargnées du Covid-19 pour monter rapidement des forfaits, créant ainsi des « bulles » de voyage. Mais de telles initiatives -avec une coordination entre Etats, compagnies aériennes et TO- sont trop rares, estime Olivier Jager.

« Le résultat, c’est que l’industrie (du voyage) s’effondre. » Des compagnies aériennes ont déjà trépassé comme Italy Air, Flybe. D’autres ont cloué des avions au sol, ou sont renflouées. Et 2021 s’annonce difficile.

« Quand les gens savent qu’ils peuvent voyager, ils voyagent »

ForwardKeys a aussi relevé que l’envie de voyager reste forte. « Les gens cherchent (des voyages), mais uniquement quand les médias leur disent qu’il y a un endroit où ils peuvent aller. »

« Quand les gens savent qu’ils peuvent voyager, ils voyagent », a-t-il poursuivi. Les deux graphiques ci-dessous montrent effectivement la corrélation immédiate entre les annonces des gouvernements de Malte et du Royaume-Uni, les recherches de billets d’avion et les réservations.

En attendant, en Chine comme en France, ce sont les voyages domestiques qui repartent, essentiellement pour deux raisons. L’envie de plier bagage, au moins pour le loisir, demeure vigoureuse. Et les Etats incitent leurs ressortissants à dépenser leur budget voyage dans l’économie nationale.

Source : ForwardKeys : « L’industrie du voyage s’effondre, la coopération est vitale pour la reprise »
Un communiqué signé par la «communauté des professionnels de santé de la Réunion » alerte les autorités sur le danger épidémique représenté par les arrivées de personnes en provenance de l’Océan Indien, notamment de Mayotte.
Les signataires constatent une recrudescence de cas importés de Covid-19 à la Réunion depuis la zone Océan Indien, « ce qui risque de compromettre la relative accalmie que nous vivons depuis le déconfinement, en faisant courir un risque épidémique à notre département » souligne ce texte.

Les évacuations sanitaires depuis Mayotte ne sont pas en cause, elles sont encadrées allant directement d’un hôpital à un autre. En revanche il y aurait, selon ces médecins, trop de personnes arrivant hors contrôle :

des rapatriements sanitaires, parfois avec des accompagnants, réalisés par des compagnies d’assurance en provenance de Madagascar arrivent actuellement sur l’île avec un cadrage sanitaire inexistant ou inadapté et sont vus en consultation sans le respect des mesures de quatorzaine préalables.

Ces professionnels de santé de la Réunion demandent aussi une limitation des vols en provenance de Mayotte, où le virus circule activement, et un contrôle strict des rapatriements sanitaires.

Il ne s’agit pas, bien évidemment, de paralyser l’île mais de trouver ensemble les solutions qui permettront d’éviter une catastrophe sanitaire tout en permettant la reprise de la vie économique

conclut ce communiqué.

Source : Des médecins de La Réunion demandent la limitation des voyages depuis Mayotte et les autres îles

La crise a dopé Facebook. Pourquoi et comment ? Les entreprises du voyage peuvent-elles en tirer partie ? Les réponses de Gilles Maillet, directeur commercial de l’industrie voyage chez Facebook France.

Facebook a récemment passé le cap des 3 milliards d’utilisateurs dans le monde. Le confinement de la moitié de la planète a dopé son audience. « Le volume des messages envoyés a bondi de plus de 50%, explique Gilles Maillet, directeur commercial de l’industrie voyage chez Facebook France. Nous avons dû créer de nouveaux produits pour répondre à l’explosion des appels vidéos. Nous avons par exemple doublé la taille des appels de groupe, de 4 à 8 personnes. En France, 500 000 personnes ont rejoint plus de 1000 groupes de solidarité face au coronavirus. Nous avons créé le rendez-vous quotidien #EnsembleSolidaires pour mettre en avant toutes les initiatives en la matière, comme celles d’Accor, la SNCF, Blablacar, les cartes cadeaux. » Les marques du secteur ont aussi redoublé de lives pendant la période de confinement, afin de garder le contact avec leurs communautés.

Plus de bénéfices au premier trimestre

L’envolée globale des usages fait les affaires du groupe Facebook (Facebook, Instagram, WhatsApp, Messenger). Au premier trimestre 2020, le leader mondial des réseaux sociaux a enregistré un chiffre d’affaires de 17,74 milliards de dollars, en hausse de 18 % en glissement annuel. Mieux : son bénéfice net a doublé, pour atteindre les 4,9 milliards de dollars. Mais le deuxième trimestre s’annonce nettement moins florissant. Avec l’industrie du voyage presque à l’arrêt, les recettes publicitaires enregistrent une « baisse importante , reconnaît Gilles Maillet, sur son périmètre.

Les entreprises du secteur du tourisme, du transport et de la mobilité traversent une crise sans précédent. Comment le réseau social de Mark Zuckerberg répond-il ? « Nous avons décidé d’accorder des délais de paiement, au cas par cas, selon les partenaires, indique Gilles Maillet. Et le groupe a annoncé un don de 100 millions de dollars à 30 000 PME dans le monde. »

Accompagner ? Peut-être pas suffisant

Mais au-delà de l’aspect purement financier, c’est sur le plan de l’accompagnement stratégique aux entreprises que Facebook veut se positionner. « Notre rôle a changé avec la crise, sans priorité média. Pendant cette période de crise, nous avons plus agi comme consultant pour les aider à reprendre le chemin de l’activité. Nous leur avons donné des Insights afin de préparer la reprise. » Parmi les données les plus récentes figure cette tendance rassurante : selon une étude Global Web Index, 27% des Français positionnent le voyage comme l’achat reporté considéré comme prioritaire, devant les vêtements. « La crise n’a pas entaché l’envie des sacro-saintes vacances ».

Même si Facebook défend son rôle actif de « consultant » pour les entreprises, reste que les acteurs du voyage sont forcément déçus par leurs campagnes du premier trimestre 2020 : les leads n’ont in fine rien rapporté -puisque les voyages ont été annulés-, alors que Facebook en a conservé les recettes. « Nous savons que le ROI a pu être dégradé. Le contexte d’annulations, brutal et soudain, nous dépasse. Mais, nous sommes là pour aider les marques à retrouver les consommateurs, en proposant des offres flexibles et en rassurant. L’idée, c’est de perdre le moins possible (de recettes, NDLR) suite aux épisodes d’annulations et de reports. C’est là-dessus qu’il faut travailler, plus que sur des remises immédiates ».

Source : Facebook : son regard sur la crise du Covid-19

Pour l’année 2020, le National Geographic programme plusieurs expéditions privées à Madagascar, pour les amoureux d’aventure surtout ceux qui sont avides d’explorer des lieux hors des sentiers battus.

Pour ces voyages privés dédiés à une clientèle haut de gamme, le National Geographic propose des voyages authentiques qui représentent l’esprit d’aventure d’exploration et d’envie de découvertes auquel on l’associe à travers ses reportages et ses documentaires.

Les participants sont ainsi invités à observer le monde à travers les yeux de National Geographic. Chaque expédition est conçue pour les emmener  au cœur des lieux et des cultures qu’ils vont visiter. Avec en prime la présence d’experts du voyage ou de la biodiversité tout au long du séjour, pour les aider à mieux cerner chaque destination.

Aussi, pour les expéditions à Madagascar, les touristes iront découvrir Antananarivo, le Parc National d’Isalo, la station balnéaire d’Ifaty à Tuléar, le parc national Andasibe ou encore la célèbre Nosy Komba de l’île de Nosy Be. Outre le voyage en jet privé, le National Geographic prévoit également le maximum de confort en matière d’hébergement. En effet, les touristes seront logés dans des établissements haut de gamme, à l’instar du Tsara Komba Luxury Beach & Forest, Vakona Forest lodge, Isalo Rock Lodge et les Dunes d’Ifaty. Les voyages s’étaleront d’avril à décembre, avec des dates au choix.

Source : en 2020, le national geographic revient à madagascar avec plusieurs expéditions en jet privé

Envie de gagner de l’argent tout en voyageant ? Alors ce job est peut-être fait pour vous. Kappa Club recherche un explorateur pour partir à la découverte de 23 destinations pendant un an.

« Imagine un mélange de Dora l’exploratrice, Tintin et Indiana Jones. Bizarre, certes, mais il sommeille peut-être au fond de toi… » Ce message du Kappa Club vous parle ? Vous avez l’âme d’un aventurier et êtes à l’aise avec l’anglais et l’espagnol ? Alors vous êtes probablement la personne que le tour-opérateur recherche pour son offre d’emploi d’« explorateur 2.0 ».

La mission :

Pendant un an, l’explorateur aura pour mission de parcourir 23 destinations dans le monde entier (Asie, Afrique, Caraïbes, Europe, Moyen-Orient, Océan Indien) et présentes dans le catalogue du TO. Mais pas question pour autant de flâner ! Il faudra en effet rechercher des activités qui incarnent l’âme de chaque destination et rencontrer les populations locales. De quoi promouvoir un tourisme plus durable.

La candidature :

Pour proposer sa candidature, il suffit de réaliser un CV vidéo dans lequel vous devez expliquer pourquoi vous êtes la personne idéale pour ce job. Envoyez-le ensuite à l’adresse [email protected] ou partagez-le sur Instagram en mentionnant le compte @kappa_club et en utilisant le hashtag #jobderevekappaclub.

Source : Ce job de rêve proposé par Kappa Club est (peut-être) fait pour vous !

Notre façon de voyager est en constante évolution. Ces dernières années, l’idée d’un tourisme plus respectueux de l’environnement, plus durable et plus authentique s’est développée autour d’un constat simple : de plus en plus de personnes voyagent. Et cet essor touristique est aussi, malheureusement, synonyme de dérives. On parle ici de sites réputés envahis par les hordes de touristes, de récifs coralliens abîmés, de populations locales désabusées… Alors pour pallier ces conséquences, certains voyageurs ont décidé de voyager autrement, de privilégier un tourisme durable et éco-responsable, plus respectueux non seulement de l’environnement, mais aussi des habitants de chaque destination…

Le développement du « slow travel »

Aujourd’hui, plus encore que la destination, c’est le chemin qui compte ! De plus en plus de voyageurs privilégient la qualité à la quantité, c’est à dire qu’ils préfèrent voir moins mais mieux. Cela se traduit souvent par des itinéraires plus lents, des étapes plus longues, davantage de trajets à pied ou à vélo et des visites plus immersives. Prendre son temps en voyage est devenu une philosophie à part entière, la clé pour vivre la destination plutôt que la visiter.

Le choix de destinations alternatives

Plutôt que de découvrir les sites les plus connus au monde en compagnie de milliers d’autres visiteurs, bon nombre de voyageurs font désormais le choix de sortir des sentiers battus. Éviter le tourisme de masse est même devenu une priorité pour beaucoup, qui préféreront bouder les incontournables pour se focaliser sur une expérience plus authentique. De nouvelles destinations voient ainsi le jour comme le Rwanda ou le Panama.

L’envie de rencontrer les locaux

Il y a quelques années, c’était les resorts et les hôtels de luxe qui avaient le vent en poupe. Aujourd’hui, le voyageur troque volontiers son confort pour vivre une expérience plus simple et authentique, davantage axée sur les rencontres. Les logements chez l’habitant rencontrent un succès grandissant et pour cause, ils offrent la possibilité de s’immerger chez une famille locale et de partager d’incroyables instants ensemble autour de moments simples comme la préparation des repas.

Le tourisme vert

Il est désormais impossible d’oublier sa conscience écologique en vacances ! Le voyageur d’aujourd’hui délaisse allègrement les activités polluantes pour préférer la randonnée, la découverte d’espaces naturels et les activités « vertes ». Même chose pour les hôtels puisque ceux labellisés pour un tourisme éco-responsable connaissent un succès grandissant. On remarque aussi que, pour moins polluer, les moyens de transport locaux sont privilégiés par rapport aux vols internes : une bonne nouvelle pour la planète !

Solidarité et équité

Projets humanitaires, tourisme collaboratif, séjours chez l’habitant… Les immerger chez une famille sont en plein boom avec l’éveil de la conscience collective. Aujourd’hui, voyager se fait en accord avec ses valeurs. On part à la rencontre des communautés, on privilégie les objets faits à la main plutôt que le « Made in China », on soutient les actions favorisant le développement des populations locales… Le voyage se fait désormais dans le respect des habitants et de leur culture.

La créativité en voyage

Plutôt que de simplement visiter des monuments et des sites naturels, le voyageur de 2020 préfère vivre des expériences inoubliables. L’immersion dans la culture locale est privilégiée à l’observation. On voit ainsi émerger des ateliers, des cours et autres stages permettant à chacun de développer sa créativité. Cours de cuisine lors d’un voyage en Thaïlande, initiation au tango en Colombie, stage de yoga ou de méditation en Inde… Aujourd’hui, le voyageur devient l’acteur principal de son aventure.

Source : Tourisme durable, authenticité – 2020 : la révolution du voyage

Traçabilité des déchets, éducation des passagers… Les principales compagnies de croisières assurent travailler sérieusement sur la question de la préservation de l’environnement et tentent de mettre fin aux préjugés.

Après la prise de conscience, les actions. À l’occasion du dernier IFTM Top Resa, début octobre, quelques-unes des principales compagnies de croisières ont échangé autour de la question du tourisme durable. Un véritable enjeu pour l’ensemble des acteurs de ce secteur, souvent pointé du doigt au sujet de la pollution.

« Je crois que certains modes de croisière posent des problèmes environnementaux aujourd’hui, et le nier serait une erreur. La croisière est en danger mais il y a une vraie prise de conscience sur ce problème, d’ailleurs parois exagéré par les médias », a expliqué en préambule Lionel Rabiet, directeur de Croisières d’exception.

Un avis pas tout à fait partagé par Patrick Pourbaix, DG de MSC Croisières : « Cela ne fait pas très longtemps qu’existe le cruise bashing et nous n’avons pas réagi immédiatement. Nous avons été surpris de cette image erronée de notre impact sur l’environnement. La première fausse idée est de penser que les compagnies sont passées à côté de ces enjeux environnementaux ». Ce que constate aussi Costa Croisières France« La croisière est injustement montrée du doigt, elle est déjà très vertueuse sur les questions environnementales. L’environnement est au coeur de nos préoccupations depuis le début des années 2000 », rappelle son président, Georges Azouze.

Fuel léger et traçabilité des déchets

Passé ce constat, les professionnels du secteur ont en effet souhaité mettre en avant l’impact, plus mesuré qu’on ne le pense, de la croisière sur la planète. Sur 50 000 bateaux qui naviguent dans le monde pour des raisons commerciales, ce sont moins de 300 bateaux de croisières, petits et grands, qui sont dénombrés. Et les actions à bord de ces derniers se multiplient.

 « Nous avons trois axes de travail : l’utilisation à 100% de fuel léger – ce qui implique un véritable effort financier -, la traçabilité des déchets (avec aucun rejet en mer) et l’implication des populations locales dans la préparation des croisières », explique Wassin Daoud, responsable développement durable chez Ponant. Du côté de Costa Croisières, qui indique également utiliser un fuel léger pour les navires à quai, la préservation de l’environnement passe aussi par l’installation de nouveaux systèmes à bord des paquebots. « En cette fin d’année, l’ensemble de nos bateaux sont équipés de scrubbers. Il s’agit d’un système de lavage des fumées qui permet de réduire les émanations de 90 %. Costa est aussi très en avance sur la question du tri des déchets », ajoute Georges Azouze.

Même son de cloche chez MSC, qui a également mis en place une politique de traçabilité des déchets, avec l’élimination des plastiques jetables ou le recyclage. Sans oublier « l’éducation » des passagers, avec une communication sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire : ne pas jeter de déchet par dessus bord, réutiliser ses serviettes, signer une charte de bonne conduite à terre… Parce que la pollution peut également se faire pendant les escales. Encore plus sur des destinations touchées par le surtourisme.

Mais que faire, alors, face au tourisme de masse ? Là aussi, quelques rappels s’imposent, selon MSC. « Pour Venise, on accuse les bateaux de croisières, alors que sur les 31 millions de touristes estimés pour 2019, seuls un peu plus d’un million sont des croisiéristes », précise Patrick Pourbaix. Un avis nuancé par Lionel Rabiet, selon lequel « la croisière a tout de même un impact sur les surtourisme. Les grands bateaux ont besoin d’être remplis et vont sur les marchés qui y sont consacrés. Il y a donc une concentration sur les mêmes villes, à l’instar de Marseille ».

Mener une initiative commune ?

Un problème qui viendrait également des voyageurs. « Nous ne demandons pas mieux que de changer nos itinéraires et nos escales, mais il y a un effet marketing. Le client attache ses envies à ses connaissances et au fait que, si tout le monde se rend sur une destination, c’est qu’elle est bien », surenchérit Patrick Pourbaix.

De son côté, Ponant assure être dans une démarche plus globale. « Nous faisons une étude d’impact global et social avant un débarquement sur une destination. C’est un travail fait plusieurs années en amont. Quand une croisière se fait aujourd’hui, elle a été préparée il y a déjà 4 ou 5 ans », explique Wassin Daoud.

S’il existe encore des défis à relever, tous restent cependant optimistes sur l’avenir. « C’est déjà un moment historique, car c’est la première fois que nous dévoilons toutes les initiatives que nous mettons en place pour la protection de l’environnement », s’enthousiasme le DG de MSC Croisières. « Et pourquoi ne pas mener une initiative commune avec les Entreprises du voyage ? », lance Lionel Rabiet, président de la section Ile-de-France du syndicat. Avant de conclure : « Il faut que le voyageur puisse être fière d’avoir été passager d’une croisière !».

Source : Tourisme durable : ce que les compagnies de croisières font déjà

Le Bhoutan a été désigné comme la meilleure destination de voyages pour l’an 2020 par Lonely Planet, dans sa liste des destinations à visiter en 2020, nouvellement rendue publique.

Le Bhoutan se trouve à la tête de la liste des dix meilleures destinations pour 2020, sélectionnées parmi 195 pays et régions dans le monde. Cette désignation intervient un an après que le Bhoutan a été récompensé comme destination du tourisme durable.

La politique du tourisme durable, la richesse de la culture et des traditions, ainsi que l’environnement vierge du Bhoutan ont été des caractéristiques ayant permis au pays de décrocher le titre de meilleure destination de voyages.

Le petit pays himalayen pratique une politique de tourisme stricte consistant à faire payer aux visiteurs des tarifs quotidiens élevés en vue d’une meilleure rentabilité tout en ayant moins de répercussions sur l’environnement. Avec une couverture forestière de plus de 75%, le Bhoutan est l’unique pays à carbone négatif dans le monde.

Source : Le Bhoutan est désigné comme la meilleure destination de voyages pour 2020 par le guide Lonely Planet

Rendre son agence plus « responsable » est à la portée de tous. Loin des grands discours démagogiques, TourMaG.com a interrogé plusieurs acteurs, qui ont choisi de s’engager dans une démarche de RSE. Ils nous livrent conseils et tuyaux, dont certains sont facilement applicables.

a RSE* késako ? Il s’agit de l’ensemble des pratiques mises en place par les entreprises « en matière sociale, environnementale, éthique, de droits de l’homme et de consommateurs dans leurs activités commerciales et leur stratégie de base », comme la définit le ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics.

Ok, mais peut-on l’appliquer à son propre point de vente ?

Et bien oui, à différents niveaux, tout le monde peut devenir plus responsable. « Il ne faut pas chercher à être parfait, mais cohérent dans sa démarche, explique Julien Buot, directeur d’Agir pour un Tourisme Responsable (ATR). L’important, c’est de commencer par faire quelque chose ».

Du recyclage à la gestion des énergies, en passant par la limitation du nombre d’impressions papier, de nombreuses options existent. « Nous avons instauré le tri sélectif pour toutes les poubelles du bureau et de la cuisine, cite en exemple Catherine Subileau, responsable de l’agence Les Ateliers du Voyage (groupe Kuoni) à Paris.

Nous avons aussi installé des réducteurs sur tous les robinets pour limiter la consommation d’eau et changé les ampoules pour des basse consommation, en alternant des jaunes et des blanches pour plus de confort.

De la même façon, nous faisons très attention à notre consommation d’électricité, en veillant à bien garder les portes fermées, à gérer au mieux la climatisation et à ce que les ordinateurs ne restent pas en veille la nuit », poursuit-elle.

Dans l’agence, des affichettes placardées dans les parties communes rappellent tous ces bons principes.

* Responsabilité Sociale des Entreprises

Du vert et du social

Chez Terres d’Aventure, qui dispose de 13 agences communes avec Voyageurs du Monde, on travaille depuis des années à la réduction de l’empreinte carbone – DR : Gwennaelle Wit
Chez Terres d’Aventure, qui dispose de 13 agences communes avec Voyageurs du Monde, on travaille depuis des années à la réduction de l’empreinte carbone.

Ses dirigeants ont par exemple opté pour un fournisseur d’électricité verte, Enercoop, générée à partir d’énergies solaire, éolienne et hydraulique. « Il n’y a rien de plus simple, il suffit de résilier son contrat EDF et de souscrire chez Enercoop, souligne Eric Balian, le directeur général.

Alors, c’est sûr que la facture est légèrement plus élevée, mais on sait comment est produite l’électricité ».

Pour le recyclage du papier, le groupe travaille avec l’entreprise Elise, qui emploie des collecteurs en situation de handicap ou en difficulté d’insertion, permettant d’engager ainsi une action sociale vis-à-vis de ces salariés.

Terres d’Aventure programme également des opérations de sensibilisation de ses salariés. « À l’automne 2018, nous avons lancé un “White Friday”, en opposition au “Black Friday”, ajoute Eric Balian.

Nous avons voulu inciter nos salariés à mieux consommer et à moins jeter, en bannissant par exemple toute la vaisselle plastique, que nous avons remplacé par de la vaisselle en inox et en verre achetée chez Emmaüs.

Des restaurateurs du quartier ont accepté de jouer le jeu, en faisant un petit geste commercial à ceux qui se présentaient avec leur panoplie zéro déchet ».

De la RSE pour les collaborateurs… et les clients !

Atelier de cuisine des invendus alimentaires avec Terres d’Aventure. Les clients ont pu fabriquer des soupes et des smoothies à l’aide de VéloMixeurs – DR : Léa Navidi, Biocycle
Mais le véritable cheval de bataille du groupe reste la compensation des émissions de carbone liées aux voyages.

Depuis le 1er janvier 2018, elle est systématiquement effectuée à 100% sur les émissions de CO2 générées par le transport aérien et terrestre de ses clients et de ses salariés.

Pour ce faire, Terres d’Aventure participe à divers projets de reforestation certifiés dans le monde. Il envoie d’ailleurs, une fois par an, des salariés pour participer à ces projets.

Toutefois le groupe n’oublie pas d’impliquer ses clients. Durant la Semaine européenne de la réduction des déchets 2018, il les a conviés à un atelier de cuisine des invendus dans les locaux de l’association Biocycle, qui lutte contre le gaspillage alimentaire. « Ils ont pu fabriquer des soupes et des smoothies, à l’aide de VéloMixeurs », poursuit Eric Balian.

« Il est important de sensibiliser les clients au tourisme responsable sans qu’ils aient à le demander, de leur parler du sujet, de le mettre à l’agenda », ajoute Julien Buot.

Pour cela, ATR a mis en place une charte éthique du voyageur, qui peut aussi apporter aux conseillers voyages des bons tuyaux, avant, pendant et après le voyage, à transmettre à leurs clients. « Nous conseillons par exemple aux agents d’informer les voyageurs sur les photos qu’ils risquent de prendre au contact des populations locales.

En aucun cas, il ne faut les culpabiliser, mais plutôt leur indiquer qu’initier un début de rencontre est bien plus souhaitable que de prendre des photos volées. Un message positif est possible ».

Dans le même esprit, dans le cadre de ses conférences, l’agence Les Ateliers du Voyage a organisé une rencontre avec ses clients sur le thème du tourisme responsable.

Étaient conviés ATR, mais aussi le fonds de dotation Merci, engagé aux côtés de l’association Abc Domino, à Madagascar, qui permet de scolariser des enfants, l’Office du tourisme d’Oman et les hôtels Six Senses, venus parler de leur politique environnementale. L’initiative a permis de réunir une cinquantaine de participants.

Retour d’expérience : Catherine Subileau (Les Ateliers du Voyage)

Les équipes des Ateliers du Voyage en week-end de survie en montagne – DR : Les Ateliers du Voyage
“Il y a 3 ans, lorsque nous avons décidé d’opter pour la labellisation ATR, j’ai organisé un week-end de survie en montagne pour mes équipes.

Nous sommes donc partis durant 48h, dans les Alpes, avec un guide, afin de mieux comprendre notre environnement, comment vivre avec moins, et surtout montrer que la nature est belle et qu’il faut la protéger.

Cette expérience nous a aussi appris l’entraide au sein d’une équipe, car chacun à tour de rôle était responsable de l’orientation du groupe. Il a fallu se faire mutuellement confiance.”

Les partenaires à la loupe

L’agence les Ateliers du Voyage augmente chaque année son niveau d’engagement.

Depuis 3 ans, elle est labellisée ATR, auditée par Ecocert France, et doit répondre à des exigences toujours plus élevées.

Cette certification demande à ce que ses partenaires travaillent également de manière responsable. « Nous veillons à ce qu’ils respectent un certain nombre d’aspects environnementaux : eau, énergies, gestion des déchets, sous peine de rompre le contrat si les normes locales et sociales ne sont pas respectées, indique Catherine Subileau.

En Asie, par exemple, les réceptifs distribuent des gourdes en inox aux clients, plutôt que des bouteilles en plastique et les guides les emmènent régulièrement sur des lieux où les remplir ».

Beaucoup de réceptifs, sensibilisés au durable, sont labellisés auprès de Travelife. « C’est un véritable engagement, qui prend du temps, mais qui se fait de façon progressive, témoigne Catherine Subileau.

Cette démarche est une expérience enrichissante pour tous les collaborateurs. Elle offre une vraie prise de conscience et leur permet d’adopter de nouveaux réflexes, qu’ils mettront également à profit chez eux ». Le tout, c’est de se lancer !

Source : Tourisme et durable : comment “verdir” son point de vente ?

L’idée de la plateforme QuotaTrip est très simple : mettre directement les voyageurs en relation avec des agences de voyages locales afin qu’ils puissent construire leur voyage sur mesure. Créé en 2017 par les fondateurs du Petit Futé, le comparateur QuotaTrip a fait un beau bout de chemin en deux ans et couvre aujourd’hui plus de 100 destinations dans 80 pays, entretient des liens avec plus de 500 agences locales et gère des milliers de demandes de voyageurs tous les mois. Décryptage de cette nouvelle plateforme unique.

Répondre à une double demande

“L’origine du projet QuotaTrip vient de l’observation d’un double phénomène allant dans la même direction, commence Pierre Flourens, CEO de QuotaTrip, d’un côté, les lecteurs du Petit Futé demandaient depuis longtemps une mise en relation personnalisée avec des agences de voyage locales vraiment adaptées à leur profil”. Quant à ces dernières, “elles voulaient s’affranchir de leurs partenaires historiques et profiter de la révolution internet“, ajoute-t-il. Pour répondre à cette double demande et réunir ces deux volontés qui vont dans le même sens, les fondateurs du Petite Futé, Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette ont l’idée de lancer QuotaTrip, une plateforme de mise en relation visant à répondre aux demandes personnalisées des voyageurs et à faire vivre les agences locales.

QuotaTrip, mode d’emploi

Le futur voyageur s’inscrit gratuitement sur le comparateur QuotaTrip, remplit une fiche d’information sur la destination de ses rêves dans laquelle il précise son budget et ses envies. QuotaTrip l’examine, demande éventuellement des compléments d’information, puis oriente le voyageur vers les agences locales réceptives susceptibles de pouvoir répondre à sa demande.

“Il s’agit de rapprocher les voyageurs des agences de voyage locales qui leur conviennent dans le monde entier. Notre travail consiste à mettre en relation et uniquement mettre en relation voyageurs et agences“, insiste Pierre. Il poursuit : “Notre intervention s’articule autour de la sélection des dossiers sérieux et viables parmi les demandes de voyageurs pour les transmettre à notre groupe d’agences locales après un match”. Ensuite, la balle est dans le camp des agences qui ont la liberté de se positionner ou non sur l’offre. Le voyageur est alors contacté par quatre agences différentes. L’échange et la transaction se font ensuite directement entre les parties.

Des agences partenaires locales, francophones et engagées dans le tourisme durable

Le choix des agences partenaires se fait sur trois principaux critères. Pierre mentionne d’abord l’aspect géographique : “Sauf dans de rares cas, nous ne travaillons qu’avec des gens connaissant parfaitement leur région et y vivant à l’année. Il s’agit là d’un désir de nos voyageurs”. Puis vient le critère nécessaire de la francophonie car “il est important que la langue ne soit pas une barrière insurmontable pour que la conversation soit la plus fine et agréable possible”. La dernière condition est plus subjective et concerne la qualité des prestations des agences. QuotaTrip met en effet un point d’honneur à travailler avec des partenaires qui partagent les mêmes visions du voyage durable et mettent tout en oeuvre pour offrir la meilleure expérience au voyageur. D’ailleurs, Pierre Flourens en profite pour glisser que QuotaTrip attache beaucoup d’importance aux retours de voyageurs : “Nous n’hésitons pas à mettre un terme aux partenariats qui se passeraient mal pour un voyageur”, précise-t-il.

Un modèle économique original

Si le voyageur inscrit sur QuotaTrip bénéficie de ses services gratuitement, les agences de voyage locales, elles, doivent s’acquitter d’un abonnement mensuel pour utiliser la plateforme. “A chaque demande que nous leur envoyons, elles ont le choix d’accepter ou de refuser les dossiers de voyageurs. Pour les accepter, elles doivent dépenser un crédit QuotaTrip, dont le prix varie en fonction de la valeur intrinsèque du projet”, explique Pierre. Une fois que la demande du voyageur est acceptée par une agence, QuotaTrip transmet les coordonnées du voyageur pour qu’ensemble ils puissent organiser le séjour. “Nous leur laissons une totale indépendance dans l’organisation du voyage, ils sont les vrais spécialistes de leur destinations et nous ne voulons pas nous substituer à eux”, ajoute Pierre avant de conclure : “Chez QuotaTrip, nous estimons que le vrai tourisme responsable commence par une rémunération désintermédiée des prestataires finaux“.

Deux ans après le lancement de la plateforme, QuotaTrip a le vent en poupe ainsi que des projets d’extension. “A court terme, dès la rentrée 2019, l’idée est d’ouvrir notre service aux marchés émetteurs hispanophones et anglophones. Nous souhaitons servir les autres voyageurs du monde”, révèle Pierre Flourens. Améliorer la plateforme afin que les voyageurs puissent utiliser un réel outil de coopération avec leurs agences de voyage locales fait aussi des objectifs de QuotaTrip.

Source : QuotaTrip : construire son voyage responsable et sur mesure avec des agences locales