Air Madagascar : Besoin impératif de 7 millions USD

La compagnie Air Madagascar n’arrive plus à faire face à ses dépenses courantes et commence à reconstituer de nouvelles dettes qui s’élèvent aujourd’hui à 29 millions USD. En outre, son partenaire stratégique Air Austral n’a pas honoré ses engagements.

L’heure est grave. La compagnie nationale malgache est au bord de la situation de cessation de paiement. Selon les informations recueillies, Air Madagascar manque actuellement de fonds de roulement et n’arrive plus à faire face à ses dépenses courantes. Bien que le taux de remplissage soit à 95% jusqu’à la fin de l’année, cela n’arrange pas la situation de la compagnie qui exploite deux avions budgétivores à rentabilité négative. Un déclin qui tombe au mauvais moment, car la compagnie vient également de perdre son procès contre Air France, ce qui a engendré des condamnations de payer 19.634.305,12 Euros assortis d’intérêts légaux à compter du 6 juin 2018 avec anatocisme, ainsi qu’une somme de 60.000Euros au titre de l’article 700CPC. Tout cela, en sus de l’énorme montant du prix total des deux Airbus A340-300.

Défaut d’Air Austral. Selon les informations, les difficultés d’Air Madagascar sont surtout accentuées par l’absence de fonds de roulement qu’Air Austral aurait dû verser depuis fin 2018, d’un montant total de 25,2 millions USD. En urgence, les actionnaires principaux doivent débloquer la situation pour éviter qu’Air Madagascar tombe en faillite. Ce qui ferait le bonheur d’Air Australe. En effet, l’actuel régime doit trouver des solutions, bien qu’on puisse imputer le souci et la faute aux anciens dirigeants qui ont conclu un contrat opaque et plein de vices cachés avec Air Austral. Cette dernière est d’ailleurs pointée du doigt par la cour de compte français, pour certaines affaires.

Urgent. Face à la situation, il est impératif qu’Air Madagascar trouve 7 millions USD pour renflouer temporairement sa caisse et faire face à ses dépenses courantes. Air Austral doit injecter les 25,2 millions USD en plus des 7 millions USD, une somme qui correspond à des dettes cachées qu’Air Madagascar a du avancer et que l’Etat Malagasy de 2017  a accepté de payer, sans résultat jusqu’à ce jour.

Source : Air Madagascar : Besoin impératif de 7 millions USD

Litige Air France – Air Madagascar : Un dossier difficile à gérer pour le nouveau régime

La gestion du  dossier concernant le litige opposant Air Madagascar  et Air France sur l’achat des deux Airbus A 340 – 300 s’annonce difficile pour le nouveau régime

Cette semaine s’avère décisive quant à l’avenir  de la compagnie aérienne nationale Air Madagascar.  On apprend en effet que normalement, le tribunal de commerce de Paris rendra, peut-être mercredi prochain son  verdict sur le litige opposant Air France et la compagnie malgache.

Très gourmandes

Ce litige rappelons-le concerne le paiement des loyers des deux Airbus A 340 acquis pendant la période transitoire sur la base d’un contrat de vente- location contracté auprès d’Air France propriétaire de ces deux appareils qui étaient déjà dans un état de vétusté avancée  et très difficile à gérer. La preuve depuis leur acquisition, ces deux Airbus A 340, très gourmandes en jet fuel sont devenus des sources de  nombreuses difficultés pour Air Madagascar. Pire, l’un des deux avions était bien souvent cloué au sol et ses entretiens et réparations ont coûté des millions de dollars à Air Madagascar dont les finances sont déjà au plus bas. Et le cauchemar n’est toujours pas fini pour Air Madagascar, car actuellement, c’est Air France qui  lui réclame  plusieurs millions de dollars  pour ce qui serait une défaillance  concernant le paiement des loyers  de ces deux avions qui sont en très mauvais état. On ne connaît pas encore les chiffres officiels de cette transaction mais certaines sources parlent de 500.000  dollars par mois qu’Air Madagascar n’aurait donc pas payé selon les termes du contrat.

Mort certaine

D’où cette demande d’Air France d’être dédommagée par Air Madagascar. Là encore, on ne connaît pas le montant exact des sommes à payer. Elles dépasseraient, selon certaines sources, les 100 millions de dollars.  En tout cas, si le tribunal de commerce de Paris donne raison à  la puissante Air France et condamne la petite Air Madagascar, cette dernière aura énormément de difficultés et sera même menacée  d’ une mort certaine. A moins qu’Air Austral, le partenaire stratégique puisse faire quelque chose pour la compagnie malgache. Mais là, il ne faut visiblement pas se faire trop d’illusion car au final le partenariat stratégique passé entre les deux compagnies n’a pour le moment pas apporté les bons effets attendus pour Air Madagascar, et partant, pour l’Etat malgache. Pour preuve  de ce mauvais résultat à mis parcours du partenariat stratégique,  l’on constate actuellement que pour  Air Madagascar, la situation n’est pas tellement reluisante, puisque sur l’international, elle est  fortement handicapée par la mauvaise performance des deux  vieux Airbus A 340-300 qui ne sont plus très confortables et qui grèvent énormément les finances de la compagnie en raison des charges trop lourdes, ne serait-ce qu’en termes de consommation de kérosène.  Sur le réseau domestique, l’avènement de la filiale « Tsaradia » est censé apporté un nouveau souffle, mais les passagers continuent de souffrir de nombreux manquement, notamment, en termes de régularité.

Injuste

Quant à l’Etat malgache, ou plutôt les contribuables dont la plus grande partie n’a jamais pris un avion, le sacrifice consenti  est énorme. En effet,  pour faire passer le partenariat stratégique, le précédent régime a accepté l’exigence démesurée d’Air Austral de payer sur les recettes de l’Etat, 303 milliards d’ariary pour éponger les dettes d’Air Madagascar. Et permettre ainsi à Air Austral de racheter les 49%  du capital d’Air Madagascar pour 15 millions de dollars. Et là encore des zones d’ombre persistent puisque, faute de fonds propres, Air Austral a dû  contracter des prêts auprès de l’AFD et d’un consortium de banques commerciales.  Pire, la CNAPS, un organisme public malgache  a été sollicité pour aider la compagnie régionale  Air Austral à acheter la compagnie nationale Air Madagascar.  Acheter une compagnie malgache en empruntant de l’argent auprès des Malgaches s’avère en tout cas injuste. Dans tous les cas, Air Madagascar se trouve actuellement dans une position très difficile.   Si par malheur, le tribunal de commerce de Paris dont la prochaine audience aura donc lieu après- demain prononce une condamnation, ce sera le début de la fin. Et même si elle est épargnée, la poursuite du partenariat stratégique pour qu’il puisse porter réellement les intérêts du pays, est une autre affaire. Espérons que les nouveaux dirigeants puissent trouver la meilleure option pour gérer cette crise  qui risque, à terme de mettre Air Madagascar sur la  voie d’une compagnie en voie de disparition. Fierté nationale où es- tu ?

Source : Litige Air France – Air Madagascar : Un dossier difficile à gérer pour le nouveau régime

Partenariat avec Ethiopian Airlines : « Aucun contrat n’est encore signé », précise Eric Koller, le PCA d’Air Madagascar

Eric Koller, PCA d’Air Madagascar, sort de son silence.

Eric Koller, PCA d’Air Madagascar, sort de son silence.

Il a révélé que la compagnie nationale a enregistré une grosse perte de chiffre d’affaires sur Paris avec les vols d’Ethiopian Airlines.

Air Madagascar pourrait avoir un deuxième partenaire stratégique, qu’est la compagnie Ethiopian Airlines. C’est ce qui a été véhiculé récemment suite à une mission présidentielle en Ethiopie. Face à cette information, le Président du Conseil d’Administration de la compagnie aérienne nationale, Eric Koller, a précisé que pour l’instant, aucun contrat n’est encore ni validé ni signé avec cette compagnie aérienne étrangère, concernant les « handlines » ou encore les maintenances des avions. « Nous tenons également à préciser que nous avons signé un contrat avec la compagnie Air Austral, il y a un an, avec trois clauses. Il s’agit notamment des aéroports, du paiement de la dette et de la clause de non concurrence sur une période de trois ans. Autrement dit, on ne retire pas les compagnies aériennes qui opèrent dans le pays, mais on ne leur donne pas plus. L’objectif consiste à sauver la compagnie aérienne nationale », a-t-il rajouté.

Renouvellement de la flotte. En outre, le PCA d’Air Madagascar a révélé que la compagnie nationale a enregistré une grosse perte de chiffre d’affaires sur Paris avec les vols d’Ethiopian Airlines. Cela représente plus de 65% du chiffre d’affaires d’Air Madagascar. Par ailleurs, « cela fait un an que nous avons conclu le partenariat avec la compagnie Air Austral. On a pu lancer  ‘Tsara Dia ‘ pour le réseau national. Nous avons réparé 90% de la flotte alors qu’il a fallu des dizaines de millions de dollars pour le faire. On peut citer, entre autres,  les avions ATR, Twin et  Airbus A340.  En outre, les perspectives sont bonnes. A partir de l’année prochaine, nous allons lancer un avion par jour sur Paris. Un cinquième ATR pour le réseau national est même en cours, pour faire du backup. En effet, Air Madagascar n’est pas à l’abri des problèmes techniques. Nous pensons d’ailleurs au renouvellement de la flotte », a conclu Eric Koller.

Source : Navalona R. – Partenariat avec Ethiopian Airlines : « Aucun contrat n’est encore signé », précise Eric Koller, le PCA d’Air Madagascar

Transport aérien : Tsaradia, le poumon d’Air Madagascar

Le  duo « Air Madagascar-Air Austral » engage plus d’efforts à la filiale Tsaradia qu’à la maison mère.

La ligne de redressement d’Air Madagascar se confirme. Il s’agit de sa toute dernière-née Tsaradia qui n’a que deux mois et demi. En effet, cette filiale domestique de la compagnie aérienne nationale concentre toute l’intention de son administration que sa maison mère Air Madagascar, étant donné que sa naissance est le fruit d’un travail de longue haleine qui date de décembre 2017. « Cela a engagé beaucoup d’efforts de la part de tous les collaborateurs, car il a fallu se conformer à toutes les réglementations aériennes et techniques », rappelle Besoa Razafimaharo, DG d’Air Madagascar, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à la résidence de l’Ambassade de Madagascar à Paris ce lundi 24 septembre.

Pour assurer le bon fonctionnement de Tsaradia et afin d’offrir un meilleur service aux passagers, Air Madagascar et Air Austral ont énormément investi dans les ressources humaines et matérielles. Ainsi, depuis juillet, 200 personnels d’Air Madagascar ont été transférés vers Tsaradia et les 27 pilotes nouvellement recrutés depuis décembre sont actuellement opérationnels avec une flotte composée d’ATR et de Twin Otter sur l’ancien réseau intérieur d’Air Madagascar. Ces effectifs seront renforcés davantage avec le recrutement actuel de 62 personnels additionnels et d’autres transferts de Personnel naviguant commercial (PNC) d’Air Madagascar qui, selon les précisions de l’administration, offriront des prestations de services de haute qualité à Tsaradia à partir du 1er novembre 2018.

Il est à rappeler que depuis le hub d’Antananarivo, cette filiale domestique d’Air Madagascar effectue deux rotations par jour (matin et soir) vers Nosy-Be, Diégo-Suarez, Toamasina, Fort-Dauphin, Toliara  et assure une rotation quotidienne vers Sainte-Marie, Maroantsetra et Sambava. Sa gestion effective représente une hausse de 82% de l’offre en siège et une multiplication de 52% des fréquences de vols  chaque semaine. Tsaradia opère avec 4 ATR bi-classe et 3 Twin Otter de 19 places ainsi que la présence d’un Boeing 737-800.

Source : Transport aérien : Tsaradia, le poumon d’Air Madagascar

Transport aérien : Un partenariat privilégié entre Kenya Airways, Air Austral et Air Madagascar

Le tandem Air MadagascarAir Austral  poursuit les actions pour une meilleure rentabilité de la compagnie aérienne nationale.  A cet effet, les deux compagnies ont signé hier avec Kenya Airways, un mémorandum d’entente (M.O.U)

Un partenariat mutuellement avantageux qui permettra aux trois compagnies de mieux asseoir leur développement sur les lignes Océan indien, Afrique et même au-delà.  L’accord prévoit, en effet des partages de codes, pour renforcer et développer les dessertes du continent africain  et vers l’Océan Indien et offrant ainsi à leurs passagers un choix élargi de services. Ce nouveau partenariat dont la mise en œuvre se fera prochainement ouvre la possibilité de mettre en place de nouvelles passerelles entre l’Océan Indien et le continent africain,  ainsi que les autres pays reliés par les trois compagnies. C’est ainsi par exemple que dans la perspective de l’ouverture d’une ligne Nairobi- New York, les clients d’Air Madagascar – Air Austral pourraient, par le biais du code share, disposer d’une liaison Antananarivo- New York en passant par Nairobi et en achetant  leur billet chez Air Madagascar. Un partenariat gagnant-gagnant en somme, puisque le partage de code est bénéfique pour toutes les parties. Et ce, bien évidemment, à l’avantage des passagers.

Pour Air Madagascar, représenté par son Directeur Général Besoa Razafimaharo,   « Ce  mémorandum d’accord  ouvre les portes de nouvelles destinations notamment en Afrique de l’Ouest avec le réseau dense qu’offre le partenaire privilégié Kenya Airways. Les jalons de la consolidation et du développement de nos présences respectives dans la Zone Afrique et Océan Indien ont été posés, la prochaine étape est maintenant d’explorer les différentes synergies possibles entre nos trois compagnies dans divers domaines tels que la flotte, la maintenance, la formation, le cargo…» Air Austral, pour sa part est « fière de la signature  de ce nouveau partenariat avec Kenya Airways qui marque une nouvelle avancée considérable dans la mise en œuvre du partenariat stratégique avec Air Madagascar » Une nouvelle stratégie, pensée dès le départ dans la réalisation du Business Plan pour le redressement de la compagnie nationale malgache  et qui vient offrir aux trois compagnies de belles perspectives de développement. Kenya Airways a été représenté par son PDG Sebastian Mikozsk, lors de la signature de cet accord.

Source : Transport aérien : Un partenariat privilégié  entre Kenya Airways, Air Austral et Air Madagascar

Air Madagascar : L’offre TGV AIR disponible depuis le 15 Février 2018

Dans le cadre de son plan de transformation « ALEFA 2027 », la compagnie aérienne nationale Air Madagascar appuyée par son Partenaire Stratégique Air Austral, a lancé depuis le 15 février 2018, un nouveau service appelé « TGV AIR ».

Cet accord permet à la clientèle de la compagnie malgache, l’achat de billets d’avions vers et depuis 20 gares de province française. Concrètement, le voyageur peut par exemple effectuer un circuit Antananarivo-Montpellier, en atterrissant à Paris le matin et traverser l’Hexagone en TGV pour finir à  Montpellier en début d’après-midi, et ce, avec un seul billet.

Effectif depuis hier, ce service est disponible sur 20 destinations régionales de la France: Aix en Provence TGV, Angers St Laud, Avignon TGV, Bordeaux St Jean, Bruxelles Midi, Champagne TGV, Le Mans, Lille-Europe, Lorraine TGV, Lyon Part-Dieu, Marseille St Charles, Montpellier St Roch, Nantes, Nîmes, Poitiers, Rennes, St Pierre des Corps, Strasbourg, Toulon, Valence TGV.

Par ailleurs, les deux programmes de fidélité des deux compagnies vont être également mis en commun, offrant la possibilité à un passage d’accumuler des miles Namako (Air Madagascar) et de les dépenser via Capricorne (Air Austral), et d’accéder aux salons d’aéroport des deux transporteurs.

Source : Air Madagascar : L’offre TGV AIR disponible depuis le 15 Février 2018

Air Madagascar : Des milliards de pertes pour la première semaine 2018

L’année 2018 a très mal commencé pour la compagnie Air Madagascar. Malgré le partenariat stratégique avec Air Austral, des incidents coûteux n’ont pas été évités.

Mauvais signe ou fin des gaucheries pour la compagnie nationale ? Plusieurs incidents ont marqué la fin de 2017 et le début de l’année 2018 pour Air Madagascar. Annulations et reports de vols ; tensions entre les employés de la compagnie et les passagers énervés par la situation ; et surtout des impacts financiers importants… autant de problèmes qui ont, une fois de plus, sali l’image de la compagnie nationale. Et pourtant, ces incidents ne viennent pas forcément d’une mauvaise gestion, si l’on ne se réfère qu’aux impacts du passage du cyclone Ava. Pour l’opinion, cela n’excuse pas non plus les mauvaises prévisions des dirigeants de la compagnie et de son « partenaire stratégique ». D’après les propos du DG Rolland Besoa Razafimaharo, le Boeing 737-800 effectue chaque jour près de 9 heures de vol. « Si on fait le compte pour une année, cet avion peut atteindre facilement sa capacité maximum de vol », a-t-il noté. En d’autres termes, le DG d’Air Madagascar voulait sous entendre que l’exploitation de cet avion est optimisée. Mais le hic est que l’appareil a subi deux pannes en l’espace d’une semaine. La crédibilité d’Air Madagascar en a encore pris un coup, d’autant plus que les reports de vols ont été multipliés par le passage du cyclone Ava. Pendant même que la Direction Générale de la compagnie a organisé une conférence de presse à son siège à Analakely pour expliciter la situation, un vol du Boeing 737-800, qui devait faire la desserte Toliara – Fort Dauphin n’a pas pu se poser à l’aéroport de destination et était obligé de ramener tous les passagers à Antananarivo.

Zéro subvention. Pour cet exercice 2018, l’Etat Malagasy se désengage déjà financièrement de la compagnie Air Madagascar, d’après la déclaration faite par le ministre des Finances et du Budget, Vonintsalama Sehenosoa Andriambololona, lors de la présentation de la loi de finances initiale. Grâce au partenariat stratégique avec Air Austral, la compagnie Air Madagascar devrait, en effet, atteindre le seuil de rentabilité et équilibrer sa finance, d’ici 2021, si l’on se réfère au calendrier du plan de redressement. Une fois ce seuil franchi, la compagnie nationale devrait commencer à réaliser des bénéfices… D’après la Direction Générale d’Air Madagascar, l’exécution de ce plan de redressement se déroule bien, malgré les mauvaises surprises de la fin d’année et du nouvel an. « Face à ces reports de vols causés par les pannes techniques, la compagnie a pris ses responsabilités en prenant en charge les passagers en souffrance et en indemnisant les victimes de ces incidents dus aux pannes techniques. Mais ces coûts inattendus sont déjà prévus. Cependant, cette marge d’imprévus s’amincit au fur et à mesure que des incidents se produisent. C’est pour cela que nous essayons de relancer les activités au plus vite », a affirmé le DG Besoa Razafimaharo.

Impacts financiers. La Direction Générale d’air Madagascar n’a pas encore pu donner les chiffres exacts, quant aux coûts engendrés par les pannes techniques du Boeing 737-800. Mais si l’on se réfère à la prise en charge et à l’indemnisation des passagers en souffrance, il faut croire que ces coûts sont énormes. Lorsque nous avons questionné les hôtels qui collaborent avec la compagnie nationale pour l’hébergement des passagers en souffrance, nous avons appris que les tarifs pour une nuitée tournent autour de 70 ou 80 Euros. Air Madagascar doit donc dépenser pour chaque nuitée de report de vol, au minimum 400.000 Ariary par passager. Et selon la Direction de la compagnie, le nombre de ces passagers en souffrance variait entre 300 et 400, durant la première semaine de ce mois de janvier, à cause des perturbations de vols. Certes, les coûts inattendus, durant cette période, dépassent facilement le milliard d’Ariary, rien que pour ce vol. A cette prise en charge s’ajoutent les indemnisations. « Cela dépend des réclamations des passagers. Ils peuvent fournir des pièces justificatives auprès du service après vente (SAV), sur les pertes engendrées par le report de vol. Cela pourrait être par exemple une location d’hôtel ou de bateau sur la ville de destination du passager, ou tout simplement d’autres préjudices qui doivent cependant être prouvées », nous a expliqué une source auprès de la compagnie nationale. Bref, les charges s’alourdissent pour la compagnie, sans compter les va-et-vient et vols à vide dus aux perturbations de vols engendrées par le cyclone. Cependant, les dirigeants d’Air Madagascar se montrent optimistes, quant à la réussite du plan de redressement.

Source : Antsa R. – Air Madagascar : Des milliards de pertes pour la première semaine 2018

Recrutement d’une vingtaine de pilotes chez Air Madagascar

D’après une annonce parue dans les journaux locaux depuis le début du mois de décembre 2017, la compagnie aérienne nationale Air Madagascar procède actuellement à un recrutement de pilotes par voie de concours, pour renforcer la capacité technique de la compagnie.

Ces postes sont ouverts aux candidats âgés de 21 à 35 ans, titulaires d’un baccalauréat scientifique, de la Licence CPL IR (A) en cours de validité au moins, ayant un total de 200 heures de vol au minimum ou encore d’un certificat validé délivré par l’Aviation Civile de Madagascar (ACM) ainsi qu’un très bon niveau d’anglais aéronautique.

D’après toujours l’annonce, les nouveaux pilotes seront affectés à la nouvelle filiale d’Air Madagascar et travailleront sur des engins de type ATR et DHC – 6 Twin Otter. Autrement, leur prise de poste devrait se faire fin mars 2018, date annoncée pour la mise en effectivité de la nouvelle filiale en charge des vols nationaux. Le renforcement des effectifs des pilotes est l’un des objectifs fixés dans le vaste plan de transformation d’Air Madagascar, suite à l’entrée d’Air Austral dans son capital.

Cet appel à candidature est ouvert jusqu’au 15 décembre 2017 à 16 heures. Les dossiers sont à déposer à la Direction des Ressources Humaines d’Air Madagascar à Analakely, ou auprès des agences à Antsiranana, Mahajanga, Toamasina, Toliara, Sainte-Marie, Sambava, Fort-Dauphin, Nosy-Be, Morondava et Antalaha, ou à envoyer par mail à l’adresse [email protected].

Source : Recrutement d’une vingtaine de pilotes chez Air Madagascar

Secteur du tourisme : Vers la création d’une commission d’arbitrage

L’association des Tours Opérateurs Professionnels de Madagascar (TOP) va célébrer son 26e anniversaire le 31 mars 2017 au CCI Ivato.

Fondée par une dizaine de Tours Opérateurs réceptifs en 1991, cette association compte actuellement 60 membres répartis dans tout Madagascar. « Notre mission étant d’accompagner les membres pour promouvoir et vendre la destination Madagascar à travers leurs produits respectifs. Cette mission représente un enjeu majeur pour le développement du secteur du tourisme face aux problèmes causés par la dégradation de l’environnement et la mondialisation », a expliqué Hely Rakotomanantsoa, la présidente de l’association TOP lors d’une conférence de presse organisée hier à la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Antananarivo.

Plus-value. « Avant, la communication primitive par BLU, télégrammes et fax rendait le service d’un TO incontournable. L’évolution technologique a ensuite bouleversé le marché du tourisme et la façon de travailler des opérateurs réceptifs. Aujourd’hui, toute personne désirant voyager a la possibilité d’organiser lui-même son séjour via le web. Du coup, le métier d’un TO a changé. Et sa raison d’être a été remise en question. Quelle plus-value les réceptifs offrent-ils encore ? », se demande-t-elle. Face à cette situation, l’association TOP ne cesse de se professionnaliser afin de se démarquer des autres Tours Opérateurs réceptifs.

Tirage de tombola. Et à part la consolidation de ses acquis depuis ses 25 ans d’existence, elle prévoit de créer une commission d’arbitrage pour le secteur du tourisme. « Une convention entre la Fédération des Hôteliers et de Restaurateurs de Madagascar (FHORM), la Fédération Nationale des Guides, le TOP et la compagnie Air Madagascar, sera bientôt signée », a annoncé Hely Rakotomanantsoa. « Cela consiste à mettre en place une base solide commune et à instaurer des règles claires permettant entre autres, de régler des litiges entre les parties », a-t-elle enchaîné. Par ailleurs, de nombreuses formations thématiques seront organisées cette année au profit des membres. Et en revenant sur la célébration du 25e anniversaire de l’association, un buffet gastronomique sera offert dans le cadre d’une ambiance très animée par des artistes de renom. « Il y aura également des remises de trophées et de certificats ainsi que le tirage de tombolas », a-t-elle conclu.

Source : Navalona R. – Secteur du tourisme : Vers la création d’une commission d’arbitrage

Air Madagascar soutient la conservation de la biodiversité des Aires Protégées

La compagnie aérienne nationale Malagasy Air Madagascar a décidé d’agir pour la conservation de la biodiversité unique de la destination et la préservation de ses Aires Protégées. Une action citoyenne grandement saluée par la Fondation pour les Aires  Protégées de Madagascar (FAPBM).

Préservation du capital naturel

Au-delà d’une simple action citoyenne, ce geste de Air Madagascar témoigne de l’importance de la préservation du capital naturel Malagasy et du fait que chacun peut agir à son niveau dans ce sens, indique Gérard Rambeloarisoa, Directeur Exécutif de la FAPBM. Cette contribution d’Air Madagascar s’inscrit dans le cadre de la campagne “Ensemble, préservons la Vie“, initiée par la Fondation pour les Aires Protégées et la Biodiversité de Madagascar et qui vise une mobilisation de tous les acteurs pour la protection des aires protégées qui abritent ces richesses naturelles de la Grande île.

Des vidéos sur Madagascar diffusées à bord d’Air Madagascar

A l’image de cette compagnie aérienne, les pages de la compagnie dans le magazine de voyage PRIME emmèneront le public en voyage au cœur de la biodiversité de Madagascar. Des images vidéos dévoilant la Grande île dans toute sa beauté seront par ailleurs bientôt disponibles en vidéos à bord des avions d’Air Madagascar. Ce partenariat entre la FAPBM et Air Madagascar signe les prémices de la conjugaison des efforts de toutes les parties prenantes pour préserver cet avatar de Madagascar qu’est son exceptionnelle biodiversité.

36 Aires Protégées financées en 2017

Créée en 2005, la FAPBM a pour mission de contribuer au développement humain durable, par la conservation et la valorisation de la biodiversité. Et pour mener à bien cette mission, la Fondation investit son capital sur les marchés financiers et utilise les revenus générés pour financer les aires protégées. Pour 2017, la FAPBM finance 3 275 348 ha ou 36 aires protégées. Ces sites qui couvrent le tiers de la surface du Système des Aires Protégées de Madagascar sont gérées par Madagascar National ParksAsity, WCS, Peregrine Fund, MBG, BCM, GERP, Fanamby, SAGE, MBG et le MEEF.

Source : Air Madagascar soutient la conservation de la biodiversité des Aires Protégées