Air Madagascar – Air Austral : Divorce officialisé, la CNAPS devient actionnaire

L’accord signé vendredi dernier prévoit la cession de 123 866 266 actions représentant 43,78% du capital social d’Air Madagascar détenues par Air Austral Invest au profit de la CNAPS.

C’est désormais officiel. Le divorce est consommé entre Air Madagascar et Air Austral. La signature de la résiliation du Pacte d’associés et de l’Accord de partenariat entre l’Etat Malagasy représenté par le ministre de l’Economie et des Finances, Richard Randriamandrato et le ministre des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, Joël Randriamandranto, Air Austral, Air Austral Invest, Air Madagascar et la Société CNAPS a été effectuée le 17 juillet dernier. Un document résiliant, avec effet immédiat, le Pacte d’associés signé le 17 novembre 2017, sous l’ère Rajaonarimampianina. Cet accord prévoit aussi la cession de 123 866 266 actions représentant 43,78% du capital social d’Air Madagascar détenues par Air Austral Invest au profit de la CNAPS et de 420 981 actions représentant 6,79% d’Air Austral, détenues par la CNAPS, au profit d’Air Austral dans le cadre d’une réduction de capital. Désormais donc, la CNAPS devient actionnaire dans  la Société de transport aérien de Madagascar. Air Austral a rétrocédé les 12 millions de dollars de la CNAPS en guise de transfert d’actions. L’article 2 de ce protocole prévoit quant à lui la résiliation de l’accord de partenariat conclu le 9 octobre 2017 entre l’Etat Malagasy et Air Austral, concernant la Strategic Partnership entre Air Austral et Air Madagascar qui était un partenariat d’égal à égal. Ceci entraîne automatiquement aussi la démission des administrateurs au Conseil d’Administration d’Air Madagascar désignés par Air Austral Invest.

Intenses négociations. Cet accord a été trouvé après d’intenses négociations qui ont duré 8 mois, ou enfin presque. Rinah Rakotomanga, la Directrice de la Communication et des Relations Publiques auprès de la Présidence de la République était parmi les acteurs majeurs de la réussite de cette résiliation de partenariat avec Air Austral qui quitte définitivement la Compagnie de transport aérien Malgache. Aux yeux de bon nombre d’observateurs, ce partenariat dit  » Stratégique  » a tout simplement été un échec monumentale dans la mesure où durant 3 ans, Air Mad n’a cessé de régresser. D’après les informations, la prochaine étape consistera à la restructuration. Le Conseil d’Administration se réunira dans les jours qui viennent pour tracer la feuille de route de la relance d’Air Madagascar qui doit désormais prendre en main son envol. La résiliation de tous les contrats et la reprise des négociations avec les avionneurs tels qu’Airbus et Boeing figureraient parmi les priorités. Il serait aussi question de changement de statut et de renégociation de tous les contrats conclus auparavant, y compris ceux du personnel. La réouverture du capital de la Compagnie nationale est fortement envisagée. D’après les informations, les négociations avec Ethiopian Airlines qui souhaiterait contribuer à la relance d’Air Madagascar seraient en bonne voie. Les membres du Conseil d’Administration désignés par Air Austral vont déposer leur démission d’ici peu. Air Austral accepte finalement de quitter Air Madagascar en cette période où le transport aérien tourne au ralenti avec la suspension des liaisons aériennes dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

Source : Air Madagascar – Air Austral : Divorce officialisé, la CNAPS devient actionnaire

Air Madagascar : pas de retour des vols internationaux avant le 31 juillet

La compagnie aérienne nationale Air Madagascar a décidé de prolonger la suspension de tous les vols internationaux.

Air Madagascar a prolongé jusqu’à la fin juillet au plus tôt la suspension de tous ses vols internationaux pour se conformer à la prolongation de l’état de l’urgence sanitaire à Madagascar.

Le gouvernement malgache maintient l’interdiction d’opérer des vols réguliers entrants et sortants de l’île, et continue d’imposer des restrictions de voyage toujours en vigueur dans les pays desservis par la compagnie.

Cette suspension de tous les vols internationaux d’Air Madagascar (long-courrier et régionaux) est prolongée jusqu’au 31 juillet 2020 inclus. Par ailleurs, suite à la fermeture des frontières mauriciennes jusqu’au 31 août 2020 inclus, les vols vers l’Ile Maurice sont suspendus jusqu’à cette date.

Air Madagascar a d’ores et déjà adapté ses dispositions commerciales pour les passagers dont les projets de voyage sont perturbés par la crise sanitaire. Attention, les vols de rapatriement ne sont pas concernés par les mesures de suspension.

Source : Air Madagascar : pas de retour des vols internationaux avant le 31 juillet

Air Madagascar : Prolongement de la suspension des vols internationaux jusqu’au 30 juin

Pas encore de reprise des vols internationaux pour Air Madagascar. Pour cause d’urgence sanitaire, la compagnie aérienne nationale décide de prolonger la suspension de ses vols internationaux jusqu’au 30 juin, aussi bien pour le long courrier que le régional. Sont concernées par cette décision de prolongement de la suspension les lignes Paris, Marseille et Guangzhou pour le long courrier. Pour le régional, il y a les lignes Maurice, Moroni, Réunion et Djaoudji. A noter que les vols cargo et les vols de rapatriement ne sont pas concernés par cette suspension. A propos justement du rapatriement, les Malgaches bloqués en Europe attendent toujours leur tour. Car pour le moment ce sont les vols de rapatriement des ressortissants étrangers voulant quitter Madagascar qui ont lieu.

On rappelle que les vols internationaux avaient été suspendus depuis le début de la crise sanitaire. Une suspension qui a provoqué un arrêt quasi-complet de l’industrie aérienne et, partant, un blocage du secteur tourisme, un des piliers de l’économie malgache. Pour en revenir à la situation d’Air Madagascar, la compagnie aérienne nationale traverse actuellement un moment très difficile et arrive difficilement à faire face à ses charges. Sur ce point d’ailleurs, de nombreux passagers dont les vols ont été annulés se plaignent du fait que leurs billets ne soient pas remboursés jusqu’à présent. En somme, l’avenir d’Air Madagascar est incertain. A moins que le gouvernement ne prenne les dispositions nécessaires pour sauver la compagnie de la faillite.

Source : Air Madagascar : Prolongement de la suspension des vols internationaux jusqu’au 30 juin

Air Madagascar – Air Austral: Échec du partenariat stratégique selon des cadres de la compagnie nationale

Des cadres d’Air Madagascar  ne sont pas du tout contents de l’issue du partenariat stratégique avec la compagnie réunionnaise, qu’il qualifie d’échec . Dans  l’anonymat, certains parlent d’insultes envers leur compagnie et envers les Malgaches.

Les personnalités malgaches, qui avaient négocié le partenariat stratégique entre Air Madagascar et Air Austral, auraient-elles agi avant tout pour l’intérêt de la compagnie réunionnaise ? C’est la question que se posent des cadres de la compagnie en constatant qu’au final, ce partenariat a peu apporté à la compagnie malgache qui se trouve encore et toujours dans une situation catastrophique, aussi bien sur le plan financier que sur celui de l’exploitation.

Sans risque financier. Les retards et incessantes annulations des vols continuent de ternir l’image de la compagnie aérienne nationale, qui n’arrive toujours pas à retrouver son équilibre financier. La récente démission du désormais ancien directeur général d’Air Madagascar, Besoa Razafimaharo, constitue une des manifestations extérieures de la crise qui mine Air Madagascar, dont l’alliance avec Air Austral joue plutôt en faveur de ce dernier. Les propos tenus récemment par le DG d’Air Austral, Marie-Joseph Malé, dans une interview qu’il a donnée le 15 décembre 2019 au magazine Tourmag, témoignent justement de cette stratégie  d’Air Austral d’acquérir une partie d’Air Madagascar facilement, et sans aucun risque financier. À la question de Tourmag sur les risques financiers qu’Air Austral prend dans cette opération, Marie-Joseph Malé a en effet répondu que « tout le monde a l’impression qu’Air Austral a mis beaucoup d’argent. Mais pas tellement finalement ». Et d’ajouter que

« ce n’est pas un gros risque. Financièrement, il n’y a pas de risques. » Des propos considérés comme une insulte à un pays tout entier, selon des cadres d’Air Madagascar, qui en ont visiblement assez de cette domination de l’équipe d’Air Austral au niveau de l’instance dirigeante d’Air Madagascar.  Une domination des Réunionnais sur les Malgaches, confirmée d’ailleurs par le DG d’Air Austral dans son interview. En effet, Tourmag lui a demandé si les équipes d’Air Austral tenaient les rênes. Ce à quoi Marie-Joseph Malé a répondu par l’affirmatif : « Oui, nous avons le management. Par accord, Air Austral possède 45%, mais c’est aussi nous qui avons nommé le DG. Et tout se passe bien », a-t-il répondu. Effectivement, des directeurs généraux adjoints étrangers nommés par Air Austral font actuellement la pluie et le beau temps au sein d’Air Madagascar.

Argent de la CNaPS. Une compagnie aérienne nationale qui a toujours été considérée comme le porte-étendard de la Grande île, mais qu’une compagnie régionale est en train d’acquérir avec une facilité manifeste. Sous couvert d’anonymat, des cadres malgaches de la compagnie affirment que, dans cette opération, Air Austral aurait racheté 49% du capital d’Air Madagascar pour 15 millions de dollars avec les fonds que la CNaPS y aurait injecté sous forme de participation au capital. Quant aux 25 millions de dollars qu’Air Austral doit investir, il n’y en a pour l’instant aucune trace. Pire, Marie-Joseph Malé renvoie la balle au gouvernement malgache qu’il accuse de ne pas avoir respecté son engagement. ll le dit ouvertement dans son interview à Tourmag : « Avec les 15 millions de dollars que nous avons apporté en capital, et 25 millions que nous apporterons sous forme de prêt. Nous avons versé les 15 millions de dollars, c’est pour cette raison que nous avons 45% du capital, même un peu plus. Les 25 millions de dollars restants étaient conditionnés dans le temps par le respect des engagements pris par le gouvernement malgache. Et ils ne l’ont pas fait. » En somme, pour Air Austral,  c’est la partie malgache qui est défaillante dans cette affaire.

En tout cas, ce n’est pas avec sa  situation financière fragile actuelle qu’Air Austral va pouvoir débloquer cet investissement de 25 millions de dollars. On sait en effet que sur l’exercice 2018-2019, cette compagnie a accusé une perte – 4,51 millions d’euros. C’est justement pour tenter de résoudre ce déficit qu’Air Austral serait en train de prévoir une augmentation de son capital. Du coup, la CNaPS risque de perdre au change si elle n’est pas en mesure de suivre cette augmentation de capital. Un danger pour les retraités malgaches qui sont en fait les propriétaires des fonds gérés par la CNaPS. Par ailleurs, Air Austral semble actuellement lorgner sur  la partie qui reste encore rentable et prometteuse d’Air Madagascar : le réseau domestique. Le DG d’Air Austral le fait d’ailleurs entendre dans son interview accordée à Tourmag, qui évoque la filiale Tsaradia du réseau intérieur : « Oui à 100% [Tsaradia est à Air Madagascar]. Sans doute, dans le cadre des négociations que nous menons, nous souhaiterions éventuellement substituer une partie de ce que nous avons dans Air Madagascar vers la filiale. Mais, après tout, vous savez, nous avons fait le travail en les aidant, et nous sommes positionnés comme il faut. » Il reste à savoir si les autorités actuelles, qui ont aussi leurs idées pour faire… redécoller Air Madagascar, se laisseront faire face à ce diktat d’une compagnie régionale elle-même en difficulté. Il y va de la fierté nationale.

Source : Air Madagascar – Air Austral: Échec du partenariat stratégique selon des cadres de la compagnie nationale

Air Madagascar : Besoin impératif de 7 millions USD

La compagnie Air Madagascar n’arrive plus à faire face à ses dépenses courantes et commence à reconstituer de nouvelles dettes qui s’élèvent aujourd’hui à 29 millions USD. En outre, son partenaire stratégique Air Austral n’a pas honoré ses engagements.

L’heure est grave. La compagnie nationale malgache est au bord de la situation de cessation de paiement. Selon les informations recueillies, Air Madagascar manque actuellement de fonds de roulement et n’arrive plus à faire face à ses dépenses courantes. Bien que le taux de remplissage soit à 95% jusqu’à la fin de l’année, cela n’arrange pas la situation de la compagnie qui exploite deux avions budgétivores à rentabilité négative. Un déclin qui tombe au mauvais moment, car la compagnie vient également de perdre son procès contre Air France, ce qui a engendré des condamnations de payer 19.634.305,12 Euros assortis d’intérêts légaux à compter du 6 juin 2018 avec anatocisme, ainsi qu’une somme de 60.000Euros au titre de l’article 700CPC. Tout cela, en sus de l’énorme montant du prix total des deux Airbus A340-300.

Défaut d’Air Austral. Selon les informations, les difficultés d’Air Madagascar sont surtout accentuées par l’absence de fonds de roulement qu’Air Austral aurait dû verser depuis fin 2018, d’un montant total de 25,2 millions USD. En urgence, les actionnaires principaux doivent débloquer la situation pour éviter qu’Air Madagascar tombe en faillite. Ce qui ferait le bonheur d’Air Australe. En effet, l’actuel régime doit trouver des solutions, bien qu’on puisse imputer le souci et la faute aux anciens dirigeants qui ont conclu un contrat opaque et plein de vices cachés avec Air Austral. Cette dernière est d’ailleurs pointée du doigt par la cour de compte français, pour certaines affaires.

Urgent. Face à la situation, il est impératif qu’Air Madagascar trouve 7 millions USD pour renflouer temporairement sa caisse et faire face à ses dépenses courantes. Air Austral doit injecter les 25,2 millions USD en plus des 7 millions USD, une somme qui correspond à des dettes cachées qu’Air Madagascar a du avancer et que l’Etat Malagasy de 2017  a accepté de payer, sans résultat jusqu’à ce jour.

Source : Air Madagascar : Besoin impératif de 7 millions USD

Litige Air France – Air Madagascar : Un dossier difficile à gérer pour le nouveau régime

La gestion du  dossier concernant le litige opposant Air Madagascar  et Air France sur l’achat des deux Airbus A 340 – 300 s’annonce difficile pour le nouveau régime

Cette semaine s’avère décisive quant à l’avenir  de la compagnie aérienne nationale Air Madagascar.  On apprend en effet que normalement, le tribunal de commerce de Paris rendra, peut-être mercredi prochain son  verdict sur le litige opposant Air France et la compagnie malgache.

Très gourmandes

Ce litige rappelons-le concerne le paiement des loyers des deux Airbus A 340 acquis pendant la période transitoire sur la base d’un contrat de vente- location contracté auprès d’Air France propriétaire de ces deux appareils qui étaient déjà dans un état de vétusté avancée  et très difficile à gérer. La preuve depuis leur acquisition, ces deux Airbus A 340, très gourmandes en jet fuel sont devenus des sources de  nombreuses difficultés pour Air Madagascar. Pire, l’un des deux avions était bien souvent cloué au sol et ses entretiens et réparations ont coûté des millions de dollars à Air Madagascar dont les finances sont déjà au plus bas. Et le cauchemar n’est toujours pas fini pour Air Madagascar, car actuellement, c’est Air France qui  lui réclame  plusieurs millions de dollars  pour ce qui serait une défaillance  concernant le paiement des loyers  de ces deux avions qui sont en très mauvais état. On ne connaît pas encore les chiffres officiels de cette transaction mais certaines sources parlent de 500.000  dollars par mois qu’Air Madagascar n’aurait donc pas payé selon les termes du contrat.

Mort certaine

D’où cette demande d’Air France d’être dédommagée par Air Madagascar. Là encore, on ne connaît pas le montant exact des sommes à payer. Elles dépasseraient, selon certaines sources, les 100 millions de dollars.  En tout cas, si le tribunal de commerce de Paris donne raison à  la puissante Air France et condamne la petite Air Madagascar, cette dernière aura énormément de difficultés et sera même menacée  d’ une mort certaine. A moins qu’Air Austral, le partenaire stratégique puisse faire quelque chose pour la compagnie malgache. Mais là, il ne faut visiblement pas se faire trop d’illusion car au final le partenariat stratégique passé entre les deux compagnies n’a pour le moment pas apporté les bons effets attendus pour Air Madagascar, et partant, pour l’Etat malgache. Pour preuve  de ce mauvais résultat à mis parcours du partenariat stratégique,  l’on constate actuellement que pour  Air Madagascar, la situation n’est pas tellement reluisante, puisque sur l’international, elle est  fortement handicapée par la mauvaise performance des deux  vieux Airbus A 340-300 qui ne sont plus très confortables et qui grèvent énormément les finances de la compagnie en raison des charges trop lourdes, ne serait-ce qu’en termes de consommation de kérosène.  Sur le réseau domestique, l’avènement de la filiale « Tsaradia » est censé apporté un nouveau souffle, mais les passagers continuent de souffrir de nombreux manquement, notamment, en termes de régularité.

Injuste

Quant à l’Etat malgache, ou plutôt les contribuables dont la plus grande partie n’a jamais pris un avion, le sacrifice consenti  est énorme. En effet,  pour faire passer le partenariat stratégique, le précédent régime a accepté l’exigence démesurée d’Air Austral de payer sur les recettes de l’Etat, 303 milliards d’ariary pour éponger les dettes d’Air Madagascar. Et permettre ainsi à Air Austral de racheter les 49%  du capital d’Air Madagascar pour 15 millions de dollars. Et là encore des zones d’ombre persistent puisque, faute de fonds propres, Air Austral a dû  contracter des prêts auprès de l’AFD et d’un consortium de banques commerciales.  Pire, la CNAPS, un organisme public malgache  a été sollicité pour aider la compagnie régionale  Air Austral à acheter la compagnie nationale Air Madagascar.  Acheter une compagnie malgache en empruntant de l’argent auprès des Malgaches s’avère en tout cas injuste. Dans tous les cas, Air Madagascar se trouve actuellement dans une position très difficile.   Si par malheur, le tribunal de commerce de Paris dont la prochaine audience aura donc lieu après- demain prononce une condamnation, ce sera le début de la fin. Et même si elle est épargnée, la poursuite du partenariat stratégique pour qu’il puisse porter réellement les intérêts du pays, est une autre affaire. Espérons que les nouveaux dirigeants puissent trouver la meilleure option pour gérer cette crise  qui risque, à terme de mettre Air Madagascar sur la  voie d’une compagnie en voie de disparition. Fierté nationale où es- tu ?

Source : Litige Air France – Air Madagascar : Un dossier difficile à gérer pour le nouveau régime

Partenariat avec Ethiopian Airlines : « Aucun contrat n’est encore signé », précise Eric Koller, le PCA d’Air Madagascar

Eric Koller, PCA d’Air Madagascar, sort de son silence.

Eric Koller, PCA d’Air Madagascar, sort de son silence.

Il a révélé que la compagnie nationale a enregistré une grosse perte de chiffre d’affaires sur Paris avec les vols d’Ethiopian Airlines.

Air Madagascar pourrait avoir un deuxième partenaire stratégique, qu’est la compagnie Ethiopian Airlines. C’est ce qui a été véhiculé récemment suite à une mission présidentielle en Ethiopie. Face à cette information, le Président du Conseil d’Administration de la compagnie aérienne nationale, Eric Koller, a précisé que pour l’instant, aucun contrat n’est encore ni validé ni signé avec cette compagnie aérienne étrangère, concernant les « handlines » ou encore les maintenances des avions. « Nous tenons également à préciser que nous avons signé un contrat avec la compagnie Air Austral, il y a un an, avec trois clauses. Il s’agit notamment des aéroports, du paiement de la dette et de la clause de non concurrence sur une période de trois ans. Autrement dit, on ne retire pas les compagnies aériennes qui opèrent dans le pays, mais on ne leur donne pas plus. L’objectif consiste à sauver la compagnie aérienne nationale », a-t-il rajouté.

Renouvellement de la flotte. En outre, le PCA d’Air Madagascar a révélé que la compagnie nationale a enregistré une grosse perte de chiffre d’affaires sur Paris avec les vols d’Ethiopian Airlines. Cela représente plus de 65% du chiffre d’affaires d’Air Madagascar. Par ailleurs, « cela fait un an que nous avons conclu le partenariat avec la compagnie Air Austral. On a pu lancer  ‘Tsara Dia ‘ pour le réseau national. Nous avons réparé 90% de la flotte alors qu’il a fallu des dizaines de millions de dollars pour le faire. On peut citer, entre autres,  les avions ATR, Twin et  Airbus A340.  En outre, les perspectives sont bonnes. A partir de l’année prochaine, nous allons lancer un avion par jour sur Paris. Un cinquième ATR pour le réseau national est même en cours, pour faire du backup. En effet, Air Madagascar n’est pas à l’abri des problèmes techniques. Nous pensons d’ailleurs au renouvellement de la flotte », a conclu Eric Koller.

Source : Navalona R. – Partenariat avec Ethiopian Airlines : « Aucun contrat n’est encore signé », précise Eric Koller, le PCA d’Air Madagascar

Transport aérien : Tsaradia, le poumon d’Air Madagascar

Le  duo « Air Madagascar-Air Austral » engage plus d’efforts à la filiale Tsaradia qu’à la maison mère.

La ligne de redressement d’Air Madagascar se confirme. Il s’agit de sa toute dernière-née Tsaradia qui n’a que deux mois et demi. En effet, cette filiale domestique de la compagnie aérienne nationale concentre toute l’intention de son administration que sa maison mère Air Madagascar, étant donné que sa naissance est le fruit d’un travail de longue haleine qui date de décembre 2017. « Cela a engagé beaucoup d’efforts de la part de tous les collaborateurs, car il a fallu se conformer à toutes les réglementations aériennes et techniques », rappelle Besoa Razafimaharo, DG d’Air Madagascar, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à la résidence de l’Ambassade de Madagascar à Paris ce lundi 24 septembre.

Pour assurer le bon fonctionnement de Tsaradia et afin d’offrir un meilleur service aux passagers, Air Madagascar et Air Austral ont énormément investi dans les ressources humaines et matérielles. Ainsi, depuis juillet, 200 personnels d’Air Madagascar ont été transférés vers Tsaradia et les 27 pilotes nouvellement recrutés depuis décembre sont actuellement opérationnels avec une flotte composée d’ATR et de Twin Otter sur l’ancien réseau intérieur d’Air Madagascar. Ces effectifs seront renforcés davantage avec le recrutement actuel de 62 personnels additionnels et d’autres transferts de Personnel naviguant commercial (PNC) d’Air Madagascar qui, selon les précisions de l’administration, offriront des prestations de services de haute qualité à Tsaradia à partir du 1er novembre 2018.

Il est à rappeler que depuis le hub d’Antananarivo, cette filiale domestique d’Air Madagascar effectue deux rotations par jour (matin et soir) vers Nosy-Be, Diégo-Suarez, Toamasina, Fort-Dauphin, Toliara  et assure une rotation quotidienne vers Sainte-Marie, Maroantsetra et Sambava. Sa gestion effective représente une hausse de 82% de l’offre en siège et une multiplication de 52% des fréquences de vols  chaque semaine. Tsaradia opère avec 4 ATR bi-classe et 3 Twin Otter de 19 places ainsi que la présence d’un Boeing 737-800.

Source : Transport aérien : Tsaradia, le poumon d’Air Madagascar

Transport aérien : Un partenariat privilégié entre Kenya Airways, Air Austral et Air Madagascar

Le tandem Air MadagascarAir Austral  poursuit les actions pour une meilleure rentabilité de la compagnie aérienne nationale.  A cet effet, les deux compagnies ont signé hier avec Kenya Airways, un mémorandum d’entente (M.O.U)

Un partenariat mutuellement avantageux qui permettra aux trois compagnies de mieux asseoir leur développement sur les lignes Océan indien, Afrique et même au-delà.  L’accord prévoit, en effet des partages de codes, pour renforcer et développer les dessertes du continent africain  et vers l’Océan Indien et offrant ainsi à leurs passagers un choix élargi de services. Ce nouveau partenariat dont la mise en œuvre se fera prochainement ouvre la possibilité de mettre en place de nouvelles passerelles entre l’Océan Indien et le continent africain,  ainsi que les autres pays reliés par les trois compagnies. C’est ainsi par exemple que dans la perspective de l’ouverture d’une ligne Nairobi- New York, les clients d’Air Madagascar – Air Austral pourraient, par le biais du code share, disposer d’une liaison Antananarivo- New York en passant par Nairobi et en achetant  leur billet chez Air Madagascar. Un partenariat gagnant-gagnant en somme, puisque le partage de code est bénéfique pour toutes les parties. Et ce, bien évidemment, à l’avantage des passagers.

Pour Air Madagascar, représenté par son Directeur Général Besoa Razafimaharo,   « Ce  mémorandum d’accord  ouvre les portes de nouvelles destinations notamment en Afrique de l’Ouest avec le réseau dense qu’offre le partenaire privilégié Kenya Airways. Les jalons de la consolidation et du développement de nos présences respectives dans la Zone Afrique et Océan Indien ont été posés, la prochaine étape est maintenant d’explorer les différentes synergies possibles entre nos trois compagnies dans divers domaines tels que la flotte, la maintenance, la formation, le cargo…» Air Austral, pour sa part est « fière de la signature  de ce nouveau partenariat avec Kenya Airways qui marque une nouvelle avancée considérable dans la mise en œuvre du partenariat stratégique avec Air Madagascar » Une nouvelle stratégie, pensée dès le départ dans la réalisation du Business Plan pour le redressement de la compagnie nationale malgache  et qui vient offrir aux trois compagnies de belles perspectives de développement. Kenya Airways a été représenté par son PDG Sebastian Mikozsk, lors de la signature de cet accord.

Source : Transport aérien : Un partenariat privilégié  entre Kenya Airways, Air Austral et Air Madagascar

Air Madagascar : L’offre TGV AIR disponible depuis le 15 Février 2018

Dans le cadre de son plan de transformation « ALEFA 2027 », la compagnie aérienne nationale Air Madagascar appuyée par son Partenaire Stratégique Air Austral, a lancé depuis le 15 février 2018, un nouveau service appelé « TGV AIR ».

Cet accord permet à la clientèle de la compagnie malgache, l’achat de billets d’avions vers et depuis 20 gares de province française. Concrètement, le voyageur peut par exemple effectuer un circuit Antananarivo-Montpellier, en atterrissant à Paris le matin et traverser l’Hexagone en TGV pour finir à  Montpellier en début d’après-midi, et ce, avec un seul billet.

Effectif depuis hier, ce service est disponible sur 20 destinations régionales de la France: Aix en Provence TGV, Angers St Laud, Avignon TGV, Bordeaux St Jean, Bruxelles Midi, Champagne TGV, Le Mans, Lille-Europe, Lorraine TGV, Lyon Part-Dieu, Marseille St Charles, Montpellier St Roch, Nantes, Nîmes, Poitiers, Rennes, St Pierre des Corps, Strasbourg, Toulon, Valence TGV.

Par ailleurs, les deux programmes de fidélité des deux compagnies vont être également mis en commun, offrant la possibilité à un passage d’accumuler des miles Namako (Air Madagascar) et de les dépenser via Capricorne (Air Austral), et d’accéder aux salons d’aéroport des deux transporteurs.

Source : Air Madagascar : L’offre TGV AIR disponible depuis le 15 Février 2018