Environnement – Coût élevé pour la protection des aires protégés

L’adhésion des communautés locales à la protection des aires protégées est d’une importance capitale. Raison pour laquelle un atelier a été organisé hier à Nanisana pour recueillir toutes les propositions des communautés  nvironnant la zone de TsinjoarivoAmbalaomby. « L’efficacité de la protection des ressources naturelles en partenariat avec les communautés locales n’est plus à démontrer », souligne Daniel Rakotondrasoa, préfet d’Ambatondrazaka. En effet, un projet de constitution d’une aire protégée est en cours dans cette localité avec l’appui de l’ONG Rainforest Trust, une organisation de dotation sur les aires protégées classées en parcs nationaux. « De nos jours, les procédures de validation pour la constitution d’un aire protégée s’avèrent de plus en plus compliquées surtout sur le plan du nancement. Pour la mise en place d’un tel projet, près de deux cent mille à sept cent mille dollars sont nécessaires, tant pour l’administratif que sur le plan de la protection des espèces vivant dans l’aire protégée même », déplore Rina Mandimbiniaina, représentante résidente de l’ONG Rainforest Trust. Au niveau des habitants de la zone, des réglementations locales seront mises en place dans le cadre de la gestion durable des
espèces présents sur Tsinjoarivo-Ambalaomby.

Source : Environnement – Coût élevé pour la protection des aires protégés

Les pailles en plastique, c’est bientôt fini aux Seychelles

(Seychelles News Agency) – Le ministère de l’Environnement de la nation insulaire interdira l’importation de pailles en plastique à usage unique dans le pays à compter du 1er février.

Une interdiction totale des pailles suivra au mois de juin.

L’interdiction comprendra les pailles utilisées dans les cocktails et autres boissons, mais exclura les pailles en plastique fixées aux sachets de jus de fruits, a déclaré un haut responsable.

«L’interdiction des pailles en plastique à usage unique sera mise en œuvre par étapes. À la suite de l’interdiction d’importation, une interdiction totale sera mise en œuvre dès le 1er juin 2019 », a déclaré Nanette Laure, directrice générale de la division de la gestion des déchets et des permis du ministère de l’Environnement.

Elle a expliqué qu’une interdiction totale signifiait qu’aucun particulier ou entreprise ne serait en mesure d’importer, de vendre, de transformer ou de fabriquer des pailles en plastique aux Seychelles, un groupe de 115 îles situées dans l’ouest de l’océan Indien.

Il n’est pas clair s’il existe une entreprise de production de pailles dans le pays; toutefois, la fabrication a été incluse dans la politique afin de couvrir tous les aspects d’une telle interdiction.

Un type de paille à exclure de l’interdiction sera celui se trouvant sur les briquettes de jus ou de lait.

«Nous comprenons les préoccupations d’autres partenaires et ONG sur l’utilisation de pailles venant avec les briquettes de jus. En examinant tous les facteurs, nous devrons procéder à l’interdiction par phases, car les pailles des boites de jus de fruits font partie d’une autre catégorie, mais cela ne signifie pas qu’elles ne seront pas interdites pour autant», a déclaré Mme. Laure.

C’est au mois de juin 2018 que le ministre de l’Environnement a annoncé l’implémentation d’une interdiction sur l’utilisation de pailles en plastique. L’annonce a coïncidé avec la Journée mondiale de l’environnement. Quelques jours plus tard, le Conseil des ministres a approuvé cette interdiction.

Le public pourra utiliser des pailles en papier, en pâtes ou en bambou comme alternatives. Les pailles en papier sont actuellement la solution la plus populaire.
L’association du tourisme et de l’hôtellerie des Seychelles a fait pression sur le ministère compétent au sujet de cette interdiction au mois de mai de cette année. L’association a fait appel à de nombreux établissements touristiques et nombre d’entre eux utilisaient déjà des alternatives dans leurs restaurants.

Dans une interview accordée à la SNA, Sybille Cardon, présidente de l’Association du tourisme et de l’hôtellerie des Seychelles, a déclaré: «Pour 2018, l’objectif principal de notre association est la gestion des déchets. Nous voulons que cela soit en tête de notre ordre du jour car il n’y avait aucune mention de ce dernier dans le discours du Président sur l’état de la nation de cette année. “

«Les pailles sont faciles, mais nous reconnaissons que cela prendra également du temps, car nous devons également informer les gens des raisons pour lesquelles nous devons utiliser des alternatives plus respectueuses de l’environnement», a déclaré la présidente.

Le groupe hôtelier propriétaire de Carana Beach a étendu la campagne ‘Refuser les pailles’ à ses autres propriétés situées sur Denis Private Island et à l’Indian Ocean Lodge à Praslin.

L’interdiction des pailles en plastique fait partie d’une stratégie en cours visant à réduire et à gérer la quantité de déchets se retrouvant dans la décharge. Mme. Laure a déclaré que le plastique est le principal type de déchet se dirigeant vers la décharge.

Pour s’attaquer à ce problème, le ministère de l’Environnement, de l’Énergie et du Changement climatique a interdit les importations de boîtes à emporter en polystyrène et d’articles en plastique tels que des sacs, assiettes, gobelets et couverts, entrés en vigueur au mois de janvier 2017.

Source : Les pailles en plastique, c’est bientôt fini aux Seychelles

Seychelles félicités par la COI pour la protection et l’amélioration de la biodiversité

La Commission de l’Océan Indien ou COI a salué les efforts de l’archipel dans le cadre du programme sur la biodiversité.

Un programme financé par l’UE

Financé par l’Union européenne à hauteur de 2,9 millions de dollars, la Commission de l’océan Indien ou COI a mis en œuvre le programme sur la biodiversité aux Seychelles. Lors d’un récent atelier, les organisations seychelloises ont présenté leurs réalisations dans le domaine de la biodiversité, rapporte Seychelles News Agency.

Les objectifs

Ce programme a pour objectif de renforcer les capacités nationales et régionales en matière de gestion des ressources et des écosystèmes de la biodiversité côtière, marine et insulaire. Il assure ainsi la conservation et la promotion de l’utilisation durable de ces ressources au profit de la population.

Des résultats positifs

Selon Mihary Randrianarivelo, l’assistante de communication du COI, les résultats positifs se reflètent dans les projets financés tels la restauration des coraux, le plan de gestion des holothuries et le programme de biosécurité à Aldabra. «  De nombreuses initiatives ont été prises par Les Seychelles pour assurer la survie de sa population et son environnement », a-t-elle poursuivi.

Les espèces exotiques envahissantes contrôlées

Par ailleurs, la directrice de la section de la conservation de la biodiversité du ministère de l’Environnement, Ashley Dias a signifié que grâce à ce programme, le patrimoine mondial d’Aldabra, une île corallienne, a été protégée des espaces exotiques envahissantes. Par ailleurs, un nouveau projet pour la mise en place de biosécurité strictes sur ce site a été instauré par la SIF ou Seychelles Islands Foundation.

Source : Seychelles félicités par la COI pour la protection et l’amélioration de la biodiversité

Neutralité carbone en 2050 : La contribution du secteur touristique

Le tourisme, secteur économique-clé est également un grand émetteur de carbone, donc de réchauffement climatique. Cependant, il peut aussi paradoxalement, contribuer à la « neutralité carbone » globalement visée en 2050. Laquelle est indispensable pour la survie de l’Humanité et la préservation de la biodiversité.

Nations unies. Comme l’a indiqué Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de l’Organisation des Nations Unies pour le Changement climatique,  lors de la Conférence des Nations Unies sur le Changement climatique  (COP 24) : « Au niveau de base, cela est simplement une question de survie». Avant de rajouter : «Mais à un autre niveau, il s’agit de saisir les opportunités. Il s’agit de transformer les entreprises opérant dans le tourisme pour faire partie d’un changement économique mondial marqué par une croissance durable et alimenté par les énergies renouvelables. « . Cesser immédiatement et radicalement l’usage du kérosène dans le secteur de l’aviation et du carburant dans les autres secteurs est effectivement utopique, mais une transition progressive est non simplement possible, mais impérative.

Traité. Le Conseil mondial du Tourisme et des Voyages (WTTC) représentant le secteur privé mondial des voyages et du Tourisme s’est quant à lui , engagé à créer et réaliser des projets qui visent à inciter le public à voyager durablement. Dans la vraie vie et à l’échelle individuelle, voyager durablement peut signifier beaucoup de choses, parfois des plus simples, par exemple : opter pour des moyens de locomotion alternatifs, consommer moins durant les voyages, limiter les gaspillages alimentaires, opter pour l’écotourisme, les hébergements alternatifs et solidaires, etc. Tandis qu’à un niveau décisionnel, cela relève plutôt d’un cadre institutionnel à mettre en œuvre. Le WTCC et la Convention des Nations Unies pour le Changement climatique (UNCCC) se sont ainsi accordés sur un traité international qui vise à stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, le premier du genre qui « encourage » le secteur du Tourisme à une participation plus efficace aux objectifs mondiaux contre le changement climatique.

WTTC. Gloria Guevara, présidente et chef de la direction de WTTC explique : «Les voyages et le tourisme ont un rôle important à jouer pour le développement économique dans le monde, représentant actuellement 10,4% du PIB mondial et 1 sur 10 l’emploi, qui dépasse les secteurs comparatifs, tels que l’automobile, la fabrication de produits chimiques, les services bancaires et financiers. Compte tenu de la contribution de notre secteur au développement social et économique, il est important que les voyages et le tourisme jouent un rôle dans la recherche de la neutralité climatique, sous les auspices de l’ONU sur les changements climatiques. Nous annonçons donc aujourd’hui que nous continuerons à travailler avec l’ONU sur le changement climatique pour souligner auprès des consommateurs la contribution positive que les voyages et le tourisme peuvent apporter à la construction de la résilience au changement climatique; la mise en place d’un système d’accréditation de l’industrie; et la création d’un événement annuel sur «l’état du climat» et d’un rapport d’évaluation, de suivi et de partage des progrès accomplis vers la neutralité climatique. En tant que secteur mondial majeur, les voyages et le tourisme sont prêts à jouer leur rôle dans cet avenir radieux.  »

Le contexte insulaire. Concentrant nombre d’attractions touristiques majeures, les pays insulaires subissent plus de pressions anthropiques dues au tourisme que les pays continentaux. Les conséquences sur la biodiversité marine sont graves, Madagascar est autant concerné par cela que les Maldives ou les petites îles du PacifiqueH.E. Inia Seruiratu, ministre fidjienne de la Défense et de la Sécurité nationale raconte : «Nous subissons déjà les effets du changement climatique à Fidji et dans le reste de nos pays insulaires du Pacifique ; le secteur du tourisme est une source de revenus majeure pour notre pays. Malheureusement, les attraits qui animent ce secteur – nos récifs, nos plages de sable, nos mers claires et la biodiversité de la forêt – sont menacés par les effets du changement climatique. Un financement innovant permettant au secteur des voyages et du tourisme d’aider nos petites économies insulaires à faire face à ces menaces est nécessaire, et je suis très encouragé par le fait que le secteur est désireux de participer à de telles initiatives, et de renforcer les partenariats public-privé dans la lutte contre le changement climatique.  »

Source : Neutralité carbone en 2050 : La contribution du secteur touristique

Interview de Philippe-Jean Arnou sur RFM Madagascar

Philippe-Jean Arnou - PDG Madagascar Hôtel Consultant

Philippe-Jean Arnou a été interviewé sur RFM Madagascar lors de l’émission “Rencontre avec…” du 22 Décembre 2018.

Il y présente bien sûr l’historique du Cabinet Madagascar Hôtel Consultant mais fait surtout passer un message sur l’importance du développement du Tourisme durable à Madagascar au travers des acteurs de l’Hôtellerie et de la Restauration.

Une interview qui raconte le chemin parcouru par Philippe-Jean Arnou, fort de sa croyance au développement du secteur et de la préservation des atouts de Madagascar par le Tourisme durable.

La matinale RFM Madagascar
Rencontre avec Philiipe-Jean Arnou – PDG de Madagascar Hôtel Consultant

Conservation des Aires Protégées de Madagascar : la KFW en appui

Madagascar National Parks (MNP) et la Fondation pour les Aires Protégées et la Biodiversité de Madagascar (FAPBM) viennent de bénéficier d’un important appui financier de la part de la KFW, la banque de développement allemande. Cette contribution permettra de financer de manière pérenne les actions de conservation menées en faveur des aires protégées de Madagascar.

La signature des divers partenariats a eu lieu le lundi 10 décembre 2018 à Antananarivo. Cela concerne l’amendement du contrat d’exécution du projet PERER (Promotion de l’électrification par les énergies renouvelables) ainsi que les Contrats de financement en faveur de Madagascar National Parks (12.000.000 Euros) et de la Fondation pour les aires protégées de Madagascar (FAPBM) (4.500.000 Euros).

Pour Madagascar National Parks, l’objectif de ce financement est de gérer de manière durable, avec les populations riveraines, les Aires Protégées sélectionnées, afin de contribuer à la conservation de la biodiversité et au développement local. Ce « fonds d’investissements » entre dans le cadre du Plan National d’Actions Environnementales et est destinée à financer 24 Parcs et Réserves, dont 6 nouveaux sites, pour une durée de 4 ans. Les Parcs Nationaux Nosy Hara, Sahalamalaza-îles Radama, Kirindy Mite et Bemaraha, figurent parmi les sites bénéficiaires de cet appui financier du KFW.

Quant à la FAPBM, elle assure la pérennisation financière de la conservation des aires protégées, en utilisant uniquement les revenus découlant des placements effectués sur son capital pour financer la gestion des aires protégées gérées par Madagascar National Parks.

Source : Conservation des Aires Protégées de Madagascar : la KFW en appui

Conservation des Aires Protégées : Besoin de 21 millions de dollars par an

Madagascar possède une biodiversité impressionnante

Pour assurer la conservation des 123 aires protégées du pays, réparties sur 7 millions Ha, 21 millions USD par an sont nécessaires. La FAPBM est l’un des instruments de financement visant à pérenniser la conservation de ces aires protégées.

Elle appelle la contribution du public et du Secteur privé. La FAPBM, chargée de la conservation de 31 Aires protégées (AP) dans la Grande île tire la sonnette d’alarme. Madagascar est le pays dont le taux de la déforestation est le plus élevé au monde avec 510000 ha de forêts brûlées en 2017, selon les données fournies par l’application Global Forest Watch. Le défi est, ainsi énorme. La Fondation révèle que le financement nécessaire à la conservation d’une AP est d’au moins 3 dollars par hectare, par an. La Grande île possède en tout 7 millions d’hectares d’AP, ce qui nécessite 21 millions de dollars par an.

A l’heure actuelle, la FAPBM ne peut contribuer qu’à hauteur de 3 millions de dollars par an pour assurer la conservation pérenne des 31 AP. Son objectif est d’atteindre le tiers du financement nécessaire en 2021, soit 7 millions de dollars et, en même temps de s’occuper de toutes les 123 AP que possède la Grande île. Pour y parvenir, en plus de ses contributeurs, entre autres, l’Etat, la WWF et la Conservation Internationale (CI), la Fondation appelle à la mobilisation du grand public et du Secteur privé.

La conservation des Aires Protégées est cruciale

« La contribution n’est pas forcément en argent. Cela peut être de la dotation en matériel qui nous permettra d’économiser de fonds et ainsi d’affecter l’argent dans d’autres actions de conservation ou dans d’autres sites. La contribution peut également être le parrainage d’un hectare d’AP, des actions de reforestation, des idées ou du volontariat pour le développement des activités génératrices de revenus des communautés voisines des AP », avance Aina Andrianalizaha, Responsable de la Communication et Marketing au sein de la FAPBM.

Conserver une AP, c’est préserver la vie. En effet, les enjeux de la conservation des AP sont vitaux, mais ceux-ci sont méconnus ou négligés par la population. Dans la montagne d’Ambre à Antsiranana, par exemple, un lac situé dans cette AP assure l’approvisionnement en eau de toute la ville.

Par ailleurs, la conservation des AP permet le stockage de carbone, la lutte contre la sécheresse et la déforestation, la fertilité du sol et surtout au développement du Tourisme, étant donné le taux élevé d’endémicité de la biodiversité de Madagascar.

 / Source : Conservation des Aires Protégées : Besoin de 21 millions de dollars par an

INTO DAYS : Comment intégrer la préservation de la biodiversité dans les modèles économiques du Tourisme ?

© Annie Spratt

Les 29,30 et 31 janvier 2019, le Palais des Congrès de Cannes accueillera pour la première fois l’événement INTO DAYS, le nouveau rendez-vous de l’industrie du Travel. Réunissant acteurs privés et publics sous le prisme de l’innovation, la manifestation se veut fédératrice. Le tourisme durable fait partie des thématiques abordées. Antoine Cadi, Docteur en Ecologie et Directeur de la Recherche et l’innovation pour CDC Biodiversité, une filiale de La Caisse des dépôts, prendra la parole sur le sujet aux côtés d’Olivier Pollet, Cofondateur d’Escursia, et Arnaud Herrmann, Directeur du Développement Durable chez AccorHotels.

Quel sera le sujet de votre intervention et quels en sont les publics cibles lors d’INTO DAYS ?

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Antoine Cadi, Directeur Recherche et Innovation pour CDC Biodiversité, mettra son expertise en développement durable au services des acteurs du Tourisme lors d’INTO DAYS © CDC Biodiversité

J’interviendrai sur la thématique du Tourisme durable aux côtés d’Olivier Pollet, CEO d’Escursia, une agence spécialisée dans les séjours scientifiques au contact de la nature et Arnaud Herrmann, Directeur du Développement durable chez AccorHotels. Plus précisément, il s’agira d’expliquer aux acteurs du Tourisme qu’ils ont aussi leur part de responsabilité dans la restauration et la préservation des espaces naturels. La force des offres touristiques repose de manière importante sur la qualité du territoire sur lequel elles sont implantées. Certains acteurs ont déjà compris qu’un cadre favorable à la biodiversité permet de mettre en valeur leur destination. Il s’agira de voir comment les acteurs du Travel  peuvent intégrer la préservation de la biodiversité dans leurs modèles économiques. Une problématique qui concerne l’ensemble des acteurs publics et privés, quelle que soit leur taille.

En quoi est-ce un enjeu important pour les acteurs du Tourisme ?

Aujourd’hui, environ 40 % de l’activité économique mondiale repose sur les services gratuits fournis par la nature (fertilité des sols, pollinisation, qualité de l’eau etc), Il en est de même pour l’économie du tourisme dont le moteur repose largement sur la force de la promesse offerte par la destination: animaux ou plantes exotiques bien sur, mais aussi richesse d’un paysage, beauté d’un coup d’oeil, calme d’un cadre naturel préservé… Les acteurs du tourisme ont un devoir de préservation de ces ressources… d’autant plus qu’elles contribuent à l’attractivité de leurs offres. Le territoire constitue en quelque sorte la carte postale de l’offre touristique.

Par exemple, la carte postale touristique de l’Auvergne s’est construite notamment sur l’image des volcans éteints recouverts de prairies. Il s’agit d’un écosystème façonné par l’Homme. Il y a quelques décennies, les arbres ont commencé à repousser sur les volcans suite à la disparition du pastoralisme. Les acteurs régionaux ont alors décidé de remettre des bergers dans ces espaces pour rétablir le coup d’oeil et ainsi revenir à la promesse de cette destination. Ce type d’action ne peut pas être porté par les acteurs publics uniquement mais impliquer les acteurs privés, en particulier ceux du Tourisme.

Comment peuvent-ils faire de la préservation de la biodiversité un levier économique ?

Elle l’est par essence. À l’échelle mondiale, près de 70 % de la population vit en milieu urbain. Les séjours touristiques s’effectuent de ce fait principalement dans des milieux naturels en montagne, à la campagne ou à la mer. Imaginons demain que la dune du Pilat n’existe plus. L’impact sur l’activité économique et touristique de la région serait catastrophique. Pour éviter ce type de scénario, les acteurs du Tourisme doivent intégrer la préservation de la biodiversité dans leurs modèles économiques.

L’essentiel de l’activité touristique en Afrique repose sur ces modèles, notamment par la création d’aires protégées privées qui permettent à coup sur d’observer telle ou telle espèce attractive (lion, girafe, rhinocéros, éléphant…). En France nous pouvons aussi mettre en place des actions. Les initiatives de création de parcs naturels régionaux en sont d’excellents exemples. Leur vocation est d’animer un territoire pour en assurer la préservation, ces espaces préservés contribuent à l’attractivité de la destination vis-à-vis des touristes. Il existe de nombreux exemples allant dans ce sens.

Quel est le rôle des nouvelles technologies dans la préservation de la biodiversité ?

Les nouvelles technologies jouent principalement un rôle dans l’analyse de la dégradation de la biodiversité, ponctuellement dans le suivi des actions entreprises pour la restaurer et la protéger. Cependant, je voudrais rappeler que les nouvelles technologies n’apporteront jamais LA réponse à l’érosion de la biodiversité. A moins que l’on se satisfasse de découvrir la nature par écrans interposés ? Il faut protéger la nature, car elle porte en son sein, une forte capacité d’adaptation. Cette résilience qui lui a permis d’entretenir et multiplier les formes de vies au cours des 4,5 derniers Milliards d’années ! Penser que nous pourrions remplacer les abeilles par des drones pollinisateurs est une erreur profonde, et une stratégie qui aurait à terme de lourdes conséquences tant économiques, qu’en terme de qualité de vie et d’épanouissement des nos sociétés humaines. Le tourisme doit permettre de partager le message de la nécessité de protéger le vivant ou qu’il se trouve et quelque soit sa fonction.

 / Source :INTO DAYS : Comment intégrer la préservation de la biodiversité dans les modèles économiques du Tourisme ?

Les Seychelles, une certaine idée du paradis

L'île de Desroches, un Eden préservé au bout du monde. SDP

Sur l’île de Desroches, l’une des plus préservées de l’archipel des Seychelles, tourisme de luxe renoue avec biodiversité.

C’est peu après le lever du soleil, quand elle est encore endormie, que l’île livre certains de ses plus beaux secrets. Il suffit d’arpenter ses longues plages de poudre blanche pour observer les allées et venues des raies, au bord des eaux limpides de l’océan Indien, encore désertes à cette heure de la journée, pour le constater. Les plus chanceux croiseront peut-être quelques tortues géantes, les gardiennes de ce coin de paradis. Elles y sont plus nombreuses que les êtres humains, et la légende raconte que leur doyen, nommé George, aurait récemment soufflé ses 120 bougies. Bienvenue à Desroches, un banc corallien d’environ 5 kilomètres sur un et demi, perdu dans les Amirantes, l’un des quatre archipels qui constituent les îles extérieures des Seychelles. Nous sommes à 900 kilomètres au nord de Madagascar, cinq degrés sous l’équateur.

Plongée dans le respect de la faune

En fin de matinée, rendez-vous sur la plage de Madame Zabre pour une séance de snorkeling (palmes, masque, tuba). Le lieu offre un point de vue éblouissant : une petite crique ombragée, bordée d’une forêt dense de cocotiers et de filaos sauvages, laisse place à une immense étendue de sable fin où le bleu curaçao de la mer fond en dégradé jusqu’à se perdre dans le ciel. L’excursion sous-marine est encadrée par les biologistes de l’organisation Wise Oceans, qui oeuvrent à sensibiliser les touristes à la préservation d’une faune régulièrement malmenée par El Nino. L’île est en effet l’un des spots de plongée les plus prisés au monde, notamment grâce au Desroches Drop, un labyrinthe de grottes sous-marines avec une constellation de coraux, mis à mal par les changements climatiques. Pour ceux qui ne pratiquent pas la plongée, la séance de snorkeling vaut déjà le détour : entre les récifs et les bancs d’algues marines, carangues, tortues, concombres de mer et autres espèces aquatiques se laissent apercevoir, à condition de ne pas les approcher de trop près.

Un unique repaire ultra-luxueux

Avec ses plages interminables, sa cocoteraie, son minuscule village créole et ses couchers de soleil insolents, Desroches est l’un des confettis les plus exclusifs. Rien d’étonnant à ce que le groupe hôtelier Four Seasons ait choisi d’y installer son dernier projet, un repaire ultra-luxueux qui occupe désormais tout le sud-ouest de l’île. Avec ses 71 villas construites dans un esprit cabanon chic, chacune dotée d’une piscine privée, c’est la destination parfaite pour goûter au bien-être cinq étoiles, se nourrir de king crab fraîchement pêché et déguster, à la tombée de la nuit, des pina coladas préparées avec un rhum local. Il est aussi la seule installation touristique de l’île accessible depuis Mahé, l’île principale, moyennant un vol de 40 minutes à bord d’un petit avion de 20 places. Lorsque l’on quitte les falaises de granit de Mahé, et que se dessinent petit à petit les contours luxuriants de Desroches, banc de sable perdu dans l’océan, la magie opère instantanément. Deux vols quotidiens sont assurés par l’Islands Development Company, une entreprise gouvernementale qui veille à ce que tourisme et écosystème parviennent à cohabiter harmonieusement.

Un havre dédié à la préservation des tortues géantes

Car si les villégiatures de luxe contribuent largement à l’économie du pays, son gouvernement tient à en réduire les impacts négatifs. A travers le plan Seychelles Sustainable Development Strategy, lancé en 2012, il oeuvre à promouvoir un tourisme raisonné. C’est en accord avec ce programme que Four Seasons a bâti son resort, qui accueille au coeur de ses installations le centre de biologie marine de Wise Oceans, et travaille main dans la main avec l’Island Conservation Society sur un programme de soin et de reproduction des tortues géantes. Dans les allées de l’établissement, les déplacements se font à vélo ou en buggy électriques, fournis gratuitement par l’hôtel. Dans les villas privées comme dans les restaurants, l’eau est servie dans des bouteilles réutilisables, et les pailles, totalement bannies.

La transition vers un modèle 100% écologique n’en est certes qu’à ses balbutiements (on peut s’interroger sur l’empreinte carbone laissée par 14 vols hebdomadaires), mais ces engagements constituent une première étape non négligeable vers un tourisme plus raisonné. Reste que pour goûter au climat tropical, bercé par un rythme de vie insulaire qui fait oublier toute notion du temps, ou observer, à la tombée de la nuit, une voie lactée digne des clichés de la Nasa, Desroches est assurément la destination idéale.

Parc national de Mikea : 12 hectares de forêt primaire défrichés

Des centaines d’arbres ont été abattus dans le parc.

Dix personnes ont été prises en flagrant délit en effectuant une exploitation illicite dans l’enceinte du parc national de Mikea.

En tout, 12 hectares de forêt primaire y ont été défrichés. A part des centaines d’arbres abattus qui s’éparpillaient en lot, 30 foyers de charbons, dont la dimension moyenne de chaque foyer est de 7 mètres de longueur, 3 mètres de largueur et1mètre 40 de hauteur, ont été découverts. En outre, 25 autres pré-foyers d’environ 8 mètres de longueur, 4 mètres de largeur et 1 mètre 50 de hauteur étaient également observés sur place. C’est suite à une mission effectuée dernièrement par la brigade mixte constituée par la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts (DREEF) Atsimo-Andrefana, la gendarmerie de Tsianisiha et l’équipe du Parc National Mikea.

Travaux forcés. Face à un tel désastre, la Direction du Parc National Mikea a aussitôt déposé une plainte auprès du Tribunal de Première Instance de Toliara. Conformément à la disposition dela loi 2015-005 du 22 janvier 2015 portant la refonte du code de gestion des Aires Protégées, le défrichement et le campement illicite dans une Aire Protégée sont des infractions punies par la loi. En parallèle, une plainte a été également déposée suite aux menaces proférées à l’endroit des Comités Locaux du Parc. Ces exploitants illicites ont été déférés au tribunal de première instance de Toliara. Selon la loi, ils pourront avoir une peine de travaux forcés avec un paiement d’amende atteignant jusqu’à 2 milliards Ar.

Campagnes de sensibilisation. Par ailleurs, les parties prenantes locales dont la Commune de Marofoty, la brigade de la gendarmerie de Tsianisiha, le Comité d’Orientation et de Soutien à l’Aire Protégée(COSAP), la structure de sécurité DINABE et l’équipe de Madagascar National Parks, se sont mis d’accord afin de prendre toutes les dispositions nécessaires. L’objectif est de stopper la dégradation massive du Parc via des campagnes de sensibilisation.  Ce qui a permis de réaliser une telle grosse capture des exploitants illicites provoquant des dégâts environnementaux.

Navalona R.

Source : Parc national de Mikea : 12 hectares de forêt primaire défrichés