Changement climatique – Les phénomènes météorologiques s’intensifieront

Dans l’impasse. Madagascar subit les conséquences du changement climatique qui ne cesse de s’intensifier. Le retard  es précipitations, leur courte durée, ou les tornades en sont déjà des signes. Le pire est à venir. « Les phénomènes  météorologiques comme la sécheresse, le cyclone, les orages vont s’intensifier à cause du réchauffement climatique»,  souligne Nirivololona Raholijao, directeur général de la direction Météorologique. C’était à Ampandrianomby, hier,  ans le cadre de la communication de la célébration de la journée mondiale de la météorologie qui se tiendra à Ampandrianomby le 22 et le 23 mars.
Les fortes mobilisations mondiales contre ce réchauffement climatique sont vaines. La température moyenne  océanique et de l’air pourrait augmenter entre 3°C et 5°C d’ici la n du siècle, alors que l’objectif est de maintenir la hausse de cette température au-dessous de 2°C, en 2100. Beaucoup de personnes ne sont pas encore conscientes de l’impact de leurs activités dans le réchauffement climatique. à Madagascar, la pratique des feux de brousse accentue les conséquences de cette problématique mondiale.

Cette année, l’organisation météorologique mondiale concentre la célébration de cette journée par le thème : ” Le soleil, la terre et la météo”. “Certaines personnes croient que ce réchauffement climatique n’est autre qu’un phénomène naturel dû à la hausse de l’énergie émise par le soleil. Mais c’est faux, ce sont les activités humaines qui influencent le climat et le réchauffement climatique par l’émission de gaz à effet de serre”, ajoute Nirivololona Raholijao. La production d’énergie et de carburant dans le transport, la déforestation en sont les principaux facteurs.

Source : Changement climatique – Les phénomènes météorologiques s’intensifieront

Madagascar : Le projet ambitieux de la reforestation

L’engagement du  nouveau régime en faveur de la reforestation de Madagascar est très fort si l’on s’en tient aux engagements pris récemment. Le  président Andry Rajoelina l’a réaffirmé lors de son discours au sommet « one planet » de Naïrobi. On ne peut donc que souscrire à cette volonté très ferme de réparer les  dégâts causés par le laxisme et le laisser-aller de ces dernières années. Les paroles sont fortes, mais maintenant, il faut passer aux actes et  le nouveau pouvoir doit veiller à mener jusqu’au bout les mesures qu’il a prises.

Le projet ambitieux de la reforestation

Les participants au sommet de Naïrobi ont pris acte des promesses  du président  Andry Rajoelina, et  ils  l’ont accueilli avec une certaine sympathie. Il a pu dire à juste titre qu’il avait  pris des décisions importantes lors de son ascension au pouvoir. On peut en effet se référer à ce qui a été annoncé lors d’un des conseils de ministres. Il y était question de reboiser des dizaines de milliers d’hectares par an et de mettre à contribution une grande partie de la population.  Il s’agit d’un devoir national et il faut susciter un véritable élan pour réparer les immenses dégâts causés par l’homme.  La volonté est affirmée, mais il faut arriver à tenir ces engagements.  On attend donc une véritable campagne pour conscientiser  des citoyens qui  ont assisté passivement à la destruction de leur environnement. Cela nécessite des moyens humains et financiers.  Il est donc nécessaire de prioriser ce programme de reboisement qui a été établi.  C’est un projet qui va être mené sur plusieurs années.  Il est ambitieux et il requiert l’adhésion de tous.  L’exemple vient d’en haut et  on attend  le retour du  chef de  l’Etat auréolé du succès qu’il a rencontré à Naïrobi. Il a lancé la campagne de reboisement et  il doit maintenant être le moteur  de l’opération reforestation qu’il a initiée.

Source : Le projet ambitieux de la reforestation

Entretien entre le Président de la Région Réunion, Didier Robert et le nouveau Président de la République de Madagascar, son excellence, Andry Rajoelina

En déplacement officiel à Madagascar à l’occasion de l’investiture du nouveau Président de la République qui s’est tenue le 19 janvier en présence de plusieurs chefs d’États Africains et de représentants de la France, le Président de la Région Réunion, Didier ROBERT s’est entretenu lundi 21 janvier avec le nouveau Président de la République de Madagascar, son Excellence Andry Rajoelina au Palais d’Etat de Iavoloha à Tananarive.

Ce premier rendez-vous, au lendemain de l’élection démocratique qualifiée d’historique par les observateurs internationaux s’inscrit, pour le Président Didier Robert, avant tout dans la volonté de conforter les liens d’amitiés entre l’île de La Réunion et la « Grande île », mais aussi, dans une dynamique de partenariat à renforcer dans les domaines : de l’économie (tourisme-énergie-agriculture…), de l’éducation, de la formation et de l’environnement en particulier. La Réunion et Madagascar ont construit depuis 2010 une coopération davantage tournée vers l’économie, l’export, le tourisme. Avec la signature de la convention cadre du programme européen Interrreg V OI doté de 63 millions d’euros, les deux îles concrétisent de nombreux projets profitables aux populations dans les domaines de l’économie (31 % des projets soutenus par le FEDER et la Région) et de la formation (25 % des projets soutenus par le FEDER et la Région). Le rapprochement et la dimension forte que souhaite aujourd’hui donner le nouveau Président malagache aux actions de coopération marque une nouvelle étape prometteuse dans les relations bilatérales.

Le Président Andry Rajoelina a précisé : « Notre vision est similaire pour le développement de la zone Océan Indien. Il faut exploiter notre proximité pour mieux coopérer dans des domaines comme l’agriculture, l’énergie, l’industrialisation. Le savoir-faire, l’ingénierie de La Réunion qui est en avance sur différents secteurs tel que la filière avicole ou encore les énergies doivent nous permettre de nous rapprocher et de nous développer pour rattraper le retard »

Parmi les sujets prioritaires abordés lors de cet entretien : le tourisme durable, la connectivité aérienne, la formation dans les secteurs de l’agriculture, l’expertise réunionnaise dans les énergies renouvelables, et la gestion des déchets. Les nouveaux projets portés par le Président Andry Rajoelina ont été exposés. Parmi eux les transports, les routes mais aussi le développement d’une filière de production de poulet avec l’appui et le savoir-faire des industries réunionnaises.

Pour le développement du tourisme « nature durable » dans l’Océan-Indien : les efforts collectifs engagés grâce au programme des îles Vanille et les retombées économiques des croisières qui profitent aux destinations de l’Océan Indien avec notamment la perspective de nouvelles compagnies doivent se poursuivre et s’intensifier. Le nouveau Président ambitionne, dans cette dynamique, de convaincre de nouveaux investisseurs pour augmenter l’offre et l’attractivité (hôtels et restauration) et marquer un nouvel élan dans la politique touristique. La vision partagée par le Président de Madagascar et le Président de la Région est celle du développement d’un tourisme durable dans ces régions aux atouts exceptionnels sur le plan de la biodiversité, un tourisme qui permette la création d’emplois.

Le Président de la République de Madagascar a officiellement invité La Réunion à participer à la prochaine conférence internationale sur le tourisme qui se tiendra à Nosy Be en avril prochain.

Sur les enjeux de préservation, de valorisation de la biodiversité et du patrimoine naturel : la création de la future Agence Régionale de la Biodiversité (ARB) dans quelques semaines devra permettre de mieux coordonner les engagements, les alertes et les besoins de toutes les îles de l’Océan Indien, bien au-delà de La Réunion. Pour Didier Robert, « la richesse exceptionnelle et l’ampleur du territoire de Madagascar en matière de biodiversité doivent lui permettre de prendre le lead sur ces questions ».

Sur la connectivité aérienne, le Président Didier Robert a souligné l’importance de la signature de l’accord de partenariat stratégique et de pacte d’actionnaire Air Austral / Air Madagascar. « Une décision fondamentale pour la coopération régionale, car ce mariage entre nos deux transporteurs régionaux a véritablement inscrit notre coopération dans une dimension d’excellence qui va permettre de relever les défis du tourisme régional et international avec la promotion de la destination « îles Vanille », l’accélération des échanges de biens et de personnes entre nos deux territoires… Ce partenariat stratégique a déjà permis la création le 2 juillet 2018 de TSARADIA (“Bon voyage”), qui est une restructuration d’Air Madagascar nationale pour les vols domestiques ».

En conclusion, le Président de la République de Madagascar et le Président de la Région Réunion souhaitent ouvrir avec dynamisme et détermination une nouvelle ère et se rapprocher, rassembler les capacités de chacun pour travailler à la réussite mutuelle.

Un partenariat solidaire et global avec l’association AKAMAOSA du Père PEDRO

Depuis plusieurs années la Région accompagne dans le cadre de son programme de coopération et de solidarité l’association du Père Pedro en particulier sur le volet de l’éducation et de la formation (construction de bâtiments scolaires et d’un centre de formation). Une collaboration qui s’est accentuée dans un cadre stratégique de lutte contre l’exode rural afin de réduire la pauvreté urbaine en fixant les populations dans leur milieu. Le village pilote d’Antolojanahary sera doté d’un lycée technique et d’un centre de formation aux métiers de la ruralité afin de sédentariser dans son milieu naturel une jeunesse formée aux techniques modernes de l’agriculture, l’élevage dans le respect de l’environnement. Des partenariats avec des organisations socio professionnelles agricoles réunionnaises contribueront à renforcer ce village pilote de la ruralité malgache.

La culture et le sport prendront une place importante afin d’intensifier les échanges de jeunes réunionnais et malgaches à travers des associations sportives, culturelles et socio-éducatives. Le complexe sportif d’Akamasoa financé par la Région, opérationnel depuis début 2017 constitue une structure d’accueil particulièrement intéressante pour nos associations.

Dans le secteur économique : en 2018 l’implantation de la société réunionnaise SOLAR PLEXUS dans l’électrification rurale a permis la création d’un concept innovant qui associe l’accès à la lumière domestique pour 250 foyers, l’accès à l’internet et la TV satellite gratuite au village. Le pompage, la filtration et la potabilisation d’eau sont expérimentés avec succès depuis avril 2018.

A travers ces projets ce sont tout le savoir-faire des entreprises et des acteurs réunionnais (formateurs, techniciens…), le génie de notre innovation recherche qui sont à l’honneur et que nous soutenons avec des fonds Région et FEDER.

Source : Entretien entre le Président de la Région Réunion, Didier Robert et le nouveau Président de la République de Madagascar, son excellence, Andry Rajoelina

Environnement – Coût élevé pour la protection des aires protégés

L’adhésion des communautés locales à la protection des aires protégées est d’une importance capitale. Raison pour laquelle un atelier a été organisé hier à Nanisana pour recueillir toutes les propositions des communautés  nvironnant la zone de TsinjoarivoAmbalaomby. « L’efficacité de la protection des ressources naturelles en partenariat avec les communautés locales n’est plus à démontrer », souligne Daniel Rakotondrasoa, préfet d’Ambatondrazaka. En effet, un projet de constitution d’une aire protégée est en cours dans cette localité avec l’appui de l’ONG Rainforest Trust, une organisation de dotation sur les aires protégées classées en parcs nationaux. « De nos jours, les procédures de validation pour la constitution d’un aire protégée s’avèrent de plus en plus compliquées surtout sur le plan du nancement. Pour la mise en place d’un tel projet, près de deux cent mille à sept cent mille dollars sont nécessaires, tant pour l’administratif que sur le plan de la protection des espèces vivant dans l’aire protégée même », déplore Rina Mandimbiniaina, représentante résidente de l’ONG Rainforest Trust. Au niveau des habitants de la zone, des réglementations locales seront mises en place dans le cadre de la gestion durable des
espèces présents sur Tsinjoarivo-Ambalaomby.

Source : Environnement – Coût élevé pour la protection des aires protégés

Les pailles en plastique, c’est bientôt fini aux Seychelles

(Seychelles News Agency) – Le ministère de l’Environnement de la nation insulaire interdira l’importation de pailles en plastique à usage unique dans le pays à compter du 1er février.

Une interdiction totale des pailles suivra au mois de juin.

L’interdiction comprendra les pailles utilisées dans les cocktails et autres boissons, mais exclura les pailles en plastique fixées aux sachets de jus de fruits, a déclaré un haut responsable.

«L’interdiction des pailles en plastique à usage unique sera mise en œuvre par étapes. À la suite de l’interdiction d’importation, une interdiction totale sera mise en œuvre dès le 1er juin 2019 », a déclaré Nanette Laure, directrice générale de la division de la gestion des déchets et des permis du ministère de l’Environnement.

Elle a expliqué qu’une interdiction totale signifiait qu’aucun particulier ou entreprise ne serait en mesure d’importer, de vendre, de transformer ou de fabriquer des pailles en plastique aux Seychelles, un groupe de 115 îles situées dans l’ouest de l’océan Indien.

Il n’est pas clair s’il existe une entreprise de production de pailles dans le pays; toutefois, la fabrication a été incluse dans la politique afin de couvrir tous les aspects d’une telle interdiction.

Un type de paille à exclure de l’interdiction sera celui se trouvant sur les briquettes de jus ou de lait.

«Nous comprenons les préoccupations d’autres partenaires et ONG sur l’utilisation de pailles venant avec les briquettes de jus. En examinant tous les facteurs, nous devrons procéder à l’interdiction par phases, car les pailles des boites de jus de fruits font partie d’une autre catégorie, mais cela ne signifie pas qu’elles ne seront pas interdites pour autant», a déclaré Mme. Laure.

C’est au mois de juin 2018 que le ministre de l’Environnement a annoncé l’implémentation d’une interdiction sur l’utilisation de pailles en plastique. L’annonce a coïncidé avec la Journée mondiale de l’environnement. Quelques jours plus tard, le Conseil des ministres a approuvé cette interdiction.

Le public pourra utiliser des pailles en papier, en pâtes ou en bambou comme alternatives. Les pailles en papier sont actuellement la solution la plus populaire.
L’association du tourisme et de l’hôtellerie des Seychelles a fait pression sur le ministère compétent au sujet de cette interdiction au mois de mai de cette année. L’association a fait appel à de nombreux établissements touristiques et nombre d’entre eux utilisaient déjà des alternatives dans leurs restaurants.

Dans une interview accordée à la SNA, Sybille Cardon, présidente de l’Association du tourisme et de l’hôtellerie des Seychelles, a déclaré: «Pour 2018, l’objectif principal de notre association est la gestion des déchets. Nous voulons que cela soit en tête de notre ordre du jour car il n’y avait aucune mention de ce dernier dans le discours du Président sur l’état de la nation de cette année. “

«Les pailles sont faciles, mais nous reconnaissons que cela prendra également du temps, car nous devons également informer les gens des raisons pour lesquelles nous devons utiliser des alternatives plus respectueuses de l’environnement», a déclaré la présidente.

Le groupe hôtelier propriétaire de Carana Beach a étendu la campagne ‘Refuser les pailles’ à ses autres propriétés situées sur Denis Private Island et à l’Indian Ocean Lodge à Praslin.

L’interdiction des pailles en plastique fait partie d’une stratégie en cours visant à réduire et à gérer la quantité de déchets se retrouvant dans la décharge. Mme. Laure a déclaré que le plastique est le principal type de déchet se dirigeant vers la décharge.

Pour s’attaquer à ce problème, le ministère de l’Environnement, de l’Énergie et du Changement climatique a interdit les importations de boîtes à emporter en polystyrène et d’articles en plastique tels que des sacs, assiettes, gobelets et couverts, entrés en vigueur au mois de janvier 2017.

Source : Les pailles en plastique, c’est bientôt fini aux Seychelles

Seychelles félicités par la COI pour la protection et l’amélioration de la biodiversité

La Commission de l’Océan Indien ou COI a salué les efforts de l’archipel dans le cadre du programme sur la biodiversité.

Un programme financé par l’UE

Financé par l’Union européenne à hauteur de 2,9 millions de dollars, la Commission de l’océan Indien ou COI a mis en œuvre le programme sur la biodiversité aux Seychelles. Lors d’un récent atelier, les organisations seychelloises ont présenté leurs réalisations dans le domaine de la biodiversité, rapporte Seychelles News Agency.

Les objectifs

Ce programme a pour objectif de renforcer les capacités nationales et régionales en matière de gestion des ressources et des écosystèmes de la biodiversité côtière, marine et insulaire. Il assure ainsi la conservation et la promotion de l’utilisation durable de ces ressources au profit de la population.

Des résultats positifs

Selon Mihary Randrianarivelo, l’assistante de communication du COI, les résultats positifs se reflètent dans les projets financés tels la restauration des coraux, le plan de gestion des holothuries et le programme de biosécurité à Aldabra. «  De nombreuses initiatives ont été prises par Les Seychelles pour assurer la survie de sa population et son environnement », a-t-elle poursuivi.

Les espèces exotiques envahissantes contrôlées

Par ailleurs, la directrice de la section de la conservation de la biodiversité du ministère de l’Environnement, Ashley Dias a signifié que grâce à ce programme, le patrimoine mondial d’Aldabra, une île corallienne, a été protégée des espaces exotiques envahissantes. Par ailleurs, un nouveau projet pour la mise en place de biosécurité strictes sur ce site a été instauré par la SIF ou Seychelles Islands Foundation.

Source : Seychelles félicités par la COI pour la protection et l’amélioration de la biodiversité

Neutralité carbone en 2050 : La contribution du secteur touristique

Le tourisme, secteur économique-clé est également un grand émetteur de carbone, donc de réchauffement climatique. Cependant, il peut aussi paradoxalement, contribuer à la « neutralité carbone » globalement visée en 2050. Laquelle est indispensable pour la survie de l’Humanité et la préservation de la biodiversité.

Nations unies. Comme l’a indiqué Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de l’Organisation des Nations Unies pour le Changement climatique,  lors de la Conférence des Nations Unies sur le Changement climatique  (COP 24) : « Au niveau de base, cela est simplement une question de survie». Avant de rajouter : «Mais à un autre niveau, il s’agit de saisir les opportunités. Il s’agit de transformer les entreprises opérant dans le tourisme pour faire partie d’un changement économique mondial marqué par une croissance durable et alimenté par les énergies renouvelables. « . Cesser immédiatement et radicalement l’usage du kérosène dans le secteur de l’aviation et du carburant dans les autres secteurs est effectivement utopique, mais une transition progressive est non simplement possible, mais impérative.

Traité. Le Conseil mondial du Tourisme et des Voyages (WTTC) représentant le secteur privé mondial des voyages et du Tourisme s’est quant à lui , engagé à créer et réaliser des projets qui visent à inciter le public à voyager durablement. Dans la vraie vie et à l’échelle individuelle, voyager durablement peut signifier beaucoup de choses, parfois des plus simples, par exemple : opter pour des moyens de locomotion alternatifs, consommer moins durant les voyages, limiter les gaspillages alimentaires, opter pour l’écotourisme, les hébergements alternatifs et solidaires, etc. Tandis qu’à un niveau décisionnel, cela relève plutôt d’un cadre institutionnel à mettre en œuvre. Le WTCC et la Convention des Nations Unies pour le Changement climatique (UNCCC) se sont ainsi accordés sur un traité international qui vise à stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, le premier du genre qui « encourage » le secteur du Tourisme à une participation plus efficace aux objectifs mondiaux contre le changement climatique.

WTTC. Gloria Guevara, présidente et chef de la direction de WTTC explique : «Les voyages et le tourisme ont un rôle important à jouer pour le développement économique dans le monde, représentant actuellement 10,4% du PIB mondial et 1 sur 10 l’emploi, qui dépasse les secteurs comparatifs, tels que l’automobile, la fabrication de produits chimiques, les services bancaires et financiers. Compte tenu de la contribution de notre secteur au développement social et économique, il est important que les voyages et le tourisme jouent un rôle dans la recherche de la neutralité climatique, sous les auspices de l’ONU sur les changements climatiques. Nous annonçons donc aujourd’hui que nous continuerons à travailler avec l’ONU sur le changement climatique pour souligner auprès des consommateurs la contribution positive que les voyages et le tourisme peuvent apporter à la construction de la résilience au changement climatique; la mise en place d’un système d’accréditation de l’industrie; et la création d’un événement annuel sur «l’état du climat» et d’un rapport d’évaluation, de suivi et de partage des progrès accomplis vers la neutralité climatique. En tant que secteur mondial majeur, les voyages et le tourisme sont prêts à jouer leur rôle dans cet avenir radieux.  »

Le contexte insulaire. Concentrant nombre d’attractions touristiques majeures, les pays insulaires subissent plus de pressions anthropiques dues au tourisme que les pays continentaux. Les conséquences sur la biodiversité marine sont graves, Madagascar est autant concerné par cela que les Maldives ou les petites îles du PacifiqueH.E. Inia Seruiratu, ministre fidjienne de la Défense et de la Sécurité nationale raconte : «Nous subissons déjà les effets du changement climatique à Fidji et dans le reste de nos pays insulaires du Pacifique ; le secteur du tourisme est une source de revenus majeure pour notre pays. Malheureusement, les attraits qui animent ce secteur – nos récifs, nos plages de sable, nos mers claires et la biodiversité de la forêt – sont menacés par les effets du changement climatique. Un financement innovant permettant au secteur des voyages et du tourisme d’aider nos petites économies insulaires à faire face à ces menaces est nécessaire, et je suis très encouragé par le fait que le secteur est désireux de participer à de telles initiatives, et de renforcer les partenariats public-privé dans la lutte contre le changement climatique.  »

Source : Neutralité carbone en 2050 : La contribution du secteur touristique

Interview de Philippe-Jean Arnou sur RFM Madagascar

Philippe-Jean Arnou - PDG Madagascar Hôtel Consultant

Philippe-Jean Arnou a été interviewé sur RFM Madagascar lors de l’émission “Rencontre avec…” du 22 Décembre 2018.

Il y présente bien sûr l’historique du Cabinet Madagascar Hôtel Consultant mais fait surtout passer un message sur l’importance du développement du Tourisme durable à Madagascar au travers des acteurs de l’Hôtellerie et de la Restauration.

Une interview qui raconte le chemin parcouru par Philippe-Jean Arnou, fort de sa croyance au développement du secteur et de la préservation des atouts de Madagascar par le Tourisme durable.

La matinale RFM Madagascar
Rencontre avec Philiipe-Jean Arnou – PDG de Madagascar Hôtel Consultant

Conservation des Aires Protégées de Madagascar : la KFW en appui

Madagascar National Parks (MNP) et la Fondation pour les Aires Protégées et la Biodiversité de Madagascar (FAPBM) viennent de bénéficier d’un important appui financier de la part de la KFW, la banque de développement allemande. Cette contribution permettra de financer de manière pérenne les actions de conservation menées en faveur des aires protégées de Madagascar.

La signature des divers partenariats a eu lieu le lundi 10 décembre 2018 à Antananarivo. Cela concerne l’amendement du contrat d’exécution du projet PERER (Promotion de l’électrification par les énergies renouvelables) ainsi que les Contrats de financement en faveur de Madagascar National Parks (12.000.000 Euros) et de la Fondation pour les aires protégées de Madagascar (FAPBM) (4.500.000 Euros).

Pour Madagascar National Parks, l’objectif de ce financement est de gérer de manière durable, avec les populations riveraines, les Aires Protégées sélectionnées, afin de contribuer à la conservation de la biodiversité et au développement local. Ce « fonds d’investissements » entre dans le cadre du Plan National d’Actions Environnementales et est destinée à financer 24 Parcs et Réserves, dont 6 nouveaux sites, pour une durée de 4 ans. Les Parcs Nationaux Nosy Hara, Sahalamalaza-îles Radama, Kirindy Mite et Bemaraha, figurent parmi les sites bénéficiaires de cet appui financier du KFW.

Quant à la FAPBM, elle assure la pérennisation financière de la conservation des aires protégées, en utilisant uniquement les revenus découlant des placements effectués sur son capital pour financer la gestion des aires protégées gérées par Madagascar National Parks.

Source : Conservation des Aires Protégées de Madagascar : la KFW en appui

Conservation des Aires Protégées : Besoin de 21 millions de dollars par an

Madagascar possède une biodiversité impressionnante

Pour assurer la conservation des 123 aires protégées du pays, réparties sur 7 millions Ha, 21 millions USD par an sont nécessaires. La FAPBM est l’un des instruments de financement visant à pérenniser la conservation de ces aires protégées.

Elle appelle la contribution du public et du Secteur privé. La FAPBM, chargée de la conservation de 31 Aires protégées (AP) dans la Grande île tire la sonnette d’alarme. Madagascar est le pays dont le taux de la déforestation est le plus élevé au monde avec 510000 ha de forêts brûlées en 2017, selon les données fournies par l’application Global Forest Watch. Le défi est, ainsi énorme. La Fondation révèle que le financement nécessaire à la conservation d’une AP est d’au moins 3 dollars par hectare, par an. La Grande île possède en tout 7 millions d’hectares d’AP, ce qui nécessite 21 millions de dollars par an.

A l’heure actuelle, la FAPBM ne peut contribuer qu’à hauteur de 3 millions de dollars par an pour assurer la conservation pérenne des 31 AP. Son objectif est d’atteindre le tiers du financement nécessaire en 2021, soit 7 millions de dollars et, en même temps de s’occuper de toutes les 123 AP que possède la Grande île. Pour y parvenir, en plus de ses contributeurs, entre autres, l’Etat, la WWF et la Conservation Internationale (CI), la Fondation appelle à la mobilisation du grand public et du Secteur privé.

La conservation des Aires Protégées est cruciale

« La contribution n’est pas forcément en argent. Cela peut être de la dotation en matériel qui nous permettra d’économiser de fonds et ainsi d’affecter l’argent dans d’autres actions de conservation ou dans d’autres sites. La contribution peut également être le parrainage d’un hectare d’AP, des actions de reforestation, des idées ou du volontariat pour le développement des activités génératrices de revenus des communautés voisines des AP », avance Aina Andrianalizaha, Responsable de la Communication et Marketing au sein de la FAPBM.

Conserver une AP, c’est préserver la vie. En effet, les enjeux de la conservation des AP sont vitaux, mais ceux-ci sont méconnus ou négligés par la population. Dans la montagne d’Ambre à Antsiranana, par exemple, un lac situé dans cette AP assure l’approvisionnement en eau de toute la ville.

Par ailleurs, la conservation des AP permet le stockage de carbone, la lutte contre la sécheresse et la déforestation, la fertilité du sol et surtout au développement du Tourisme, étant donné le taux élevé d’endémicité de la biodiversité de Madagascar.

 / Source : Conservation des Aires Protégées : Besoin de 21 millions de dollars par an