Réunion-Madagascar Didier ROBERT défend l’idée d’une stratégie commune au service de l’activité, de l’emploi et du rayonnement des îles

Coopération/économie-tourisme Réunion-Madagascar

Le Président de la Région, Didier ROBERT s’est entretenu, dans le cadre d’un déplacement officiel à Madagascar, avec le Ministre des Affaires Etrangères, Naina ANDRIANTSITOHAINA ainsi qu’avec le ministre du tourisme et des transports, Joël RANDRIAMANDRADRANTO. Deux entretiens sous le signe d’une coopération renforcée autour des questions du tourisme, des échanges commerciaux, de la biodiversité. De véritables enjeux pour les îles et qui exigent de partager une même vision et une même stratégie.

Le nouveau Ministre du tourisme et des transports souhaite ainsi engager une nouvelle étape dans la coopération Réunion/Madagascar autour des atouts d’authenticité et de découverte nature dans la Grande île.

Le Président de la Région Réunion et le Ministre du Tourisme partagent une même vision : le développement de produits combinés mettant en avant notre environnement, et des sports de pleine nature, comme le Golf ou le Kitesurf. Une opportunité de faire davantage travailler ensemble les acteurs du tourisme, de positionner aussi les opérateurs réunionnais des secteurs des loisirs et de construire de grands événements communs. Par ailleurs, parmi les axes d’une stratégie commune Réunion/Madagascar : la conquête du marché asiatique qui s’appuiera sur le partenariat Air Austral-Air Madagascar. Le renforcement du nombre de touristes en provenance de Madagascar compte aussi parmi les priorités du Ministre qui a rappelé le potentiel que représente aujourd’hui ce marché pour des séjours de courtes durées à La Réunion.

Parmi les points abordés avec le Ministre des Affaires Etrangères : – le prochain sommet de la COI qui se tiendra en Juin 2020 ; – les projets soutenus dans le cadre du programme européens INTERREG V OI dont la Région est autorité de gestion. Sur une enveloppe de plus de 74 millions d’euros, (dont 63,1 millions du FEDER ), Madagascar bénéficie de prés de 30 millions d’euros de soutiens et porte avec les partenaires tels que l’AFD, 66 opérations dans des secteurs tels que l’innovation, la biodiversité ou la formation. Ce partenariat participe à consolider les liens entre les deux iles mais aussi à dynamiser les échanges économiques, de savoir-faire et d’expertise. La dynamique économique engagée avec les acteurs réunionnais s’affirme et profite aux populations des deux iles. C’est tout le sens de cette coopération régionale. A ce titre, La Réunion participera au prochain Forum économique qui se tiendra les 17-18 septembre à Tananarive.

Source : Réunion-Madagascar Didier ROBERT défend l’idée d’une stratégie commune au service de l’activité, de l’emploi et du rayonnement des îles

Festival Indri-Indri 2019 : La conservation des lémuriens à l’honneur !

La petite bourgade d’Andasibe, très connue aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale par son parc national portant son même nom sera en fête à compter du 1er au 3 novembre 2019. En effet, le festival Indri-Indri y sera organisé durant cette période. Cette année encore, la conservation de cette espèce de lémuriens y sera à l’honneur ! Cet animal au pelage soyeux est le plus grand lémurien de la Grande Ile.

Le plus visité. On peut l’observer dans son habitant naturel au Parc National d’Andasibe-Mantadia, localisé dans la région de Moramanga, sur la Route Nationale No 2. Actuellement, on y recense 340 individus d’Indri Indri répartis en 40 groupes. Ce site préservé est l’un des joyaux de la biodiversité de Madagascar. La preuve, on y recense 17 espèces de lémuriens et une centaine d’espèces d’oiseaux avec un taux d’endémicité de 60% ainsi que des reptiles avec un taux d’endémicité de 95%. Ce qui fait de ce parc le plus visité à Madagascar. En effet, on y enregistre plus de 25 000 visiteurs, nationaux et étrangers, par an.

Tourisme communautaire. Rappelons que le Festival Indri Indri est organisé depuis quatre ans pour promouvoir le tourisme communautaire durable dans le village d’Andasibe et les environnements directs du parc. Sur le long terme, il s’agit d’inciter les communautés locales à prendre part à la protection de leur patrimoine naturel, afin qu’elles bénéficient des retombées économiques créées par l’activité touristique. Divers débats relatifs à la protection de la biodiversité ainsi que des animations culturelles ponctueront les trois jours du Festival.

Espèces emblématiques. Il faut savoir également que les lémuriens comme l’Indri-Indri sont des espèces emblématiques de Madagascar. Ce sont des animaux très intelligents dont certaines espèces se familiarisent facilement avec l’homme. On recense actuellement plus de 100 espèces de lémuriens à Madagascar. Chacune d’entre elles est visible dans toute l’île, que ce soit au parc zoologique de Tsimbazaza, ou dans l’un des nombreux parcs nationaux ou encore en pleine nature. Les endroits où l’on peut les observer sont innombrables. Et tout récemment, l’on découvre de nouvelles espèces comme le lémurien nain d’Ankarana.

Source : Festival Indri-Indri 2019 : La conservation des lémuriens à l’honneur !

Environnement : “c’est un sujet qui va conditionner l’avenir de notre profession”, selon Michel Salaün

Le sur-tourisme, le transport aérien et maintenant la croisière sont montrés du doigt depuis quelques mois. En cause : leur impact sur l’environnement et leur implication dans le réchauffement climatique. Comment se positionnent les professionnels du tourisme et leur entreprise face à cette vague verte ? Nous leur avons posé la question. Aujourd’hui, la parole à Michel Salaün, PDG du Groupe Salaün.

TourMaG.com – Avec la montée en puissance de “l’avion bashing”, avez-vous honte de prendre l’avion cet été ?

Michel Salaün : Non je n’ai pas honte de prendre l’avion même si, concernant les déplacements en France, nous privilégions le train, quand cela est possible.

Il ne faut pas oublier que le transport aérien est absolument indispensable : à la bonne santé économique des territoires tout d’abord mais aussi indispensable à l’activité touristique. Or, le tourisme représente 12% en moyenne du PIB mondial, ce qui correspond à des millions d’emplois à travers le monde !

Ensuite, bien entendu, il est de la responsabilité de chacun, les professionnels du tourisme notamment, de prendre conscience de l’impact écologique généré par les vols et de trouver les solutions pour rendre les voyages neutres.

TourMaG.com – Sur-tourisme, pollution du transport aérien, des croisières… Le tourisme a été pointé du doigt cette année. Pensez-vous que 2019 est une année charnière en matière de prise de conscience du grand public et des professionnels ?

Michel Salaün : Il est clair qu’on sent aujourd’hui une sensibilité très accrue sur ces sujets et pas seulement dans le domaine du tourisme. Cette prise de conscience est une très bonne nouvelle pour la planète

Dans notre domaine, l’enjeu est surtout de bien informer les gens pour qu’ils voyagent en toute conscience, dans le respect de la planète et des populations. Je crois que les voyageurs sont de plus en plus attachés à cela : donner du sens à leur voyage.

TourMaG.com – En quoi le réchauffement climatique est-il un sujet majeur pour vous ?

Michel Salaün : C’est un sujet important car les solutions trouvées à cette menace conditionneront l’avenir de notre profession. Il est donc essentiel de mobiliser nos consciences et nos énergies dès à présent afin d’inverser ensemble le cours des choses.

TourMaG.com – Pensez-vous qu’il faille revoir la façon dont on consomme « le tourisme » ?

Michel Salaün : Certainement. La libéralisation sans limite du tourisme et l’émergence des nouveaux pays émetteurs de voyages ont provoqué des sur populations dans certaines régions et sur certains sites. Ce qui peut être catastrophique à long terme.

Pour notre part, nous travaillons sur ce sujet avec nos réceptifs et nos guides de manière à ce que, sur place, ils évitent les « pièges à touristes », qu’ils partagent avec nos voyageurs leur culture et leurs valeurs et qu’ils leur offrent une découverte plus originale et plus respectueuse.

Mais nous irons encore plus loin prochainement avec une nouvelle offre de circuits que nous avons déjà beaucoup de plaisir à imaginer et dans lesquels beaucoup de gens se retrouveront.

TourMaG.com – Et comment l’appliquez-vous ou qu’envisagez-vous pour votre entreprise ? 

Michel Salaün : Depuis longtemps déjà nous avons mis en place, dans plusieurs pays, des opérations solidaires permettant aux populations concernées de bénéficier et de maîtriser des projets culturels, écologiques ou économiques. Ces opérations sont visitées par nos voyageurs et très appréciées par eux car elles leur permettent une vraie rencontre avec la population.

Concernant notre empreinte carbone, nous avons commencé par réaliser en 2017 (sur la base de l’année 2016) un bilan carbone de Salaün Holidays pour faire le point sur nos émissions ; les émissions commerciales (générées par les vols principalement) représentant 97 % de nos émissions totales.

Nous envisageons d’absorber totalement nos émissions administratives d’ici fin 2020 et avons déjà commencé à le faire via des actions de reboisement en Bretagne avec Ecotree. Nous avons en effet déjà planté 2500 arbres dans notre région. C’est très bien mais encore insuffisant en terme d’absorption et nous devons donc aller plus loin !

Parallèlement, concernant nos émissions commerciales, nous avons entrepris un partenariat avec Air France concernant la plantation à Madagascar de 57 000 arbres. Une belle opération avec une compagnie qui nous est chère puisque la majorité de nos vols est assurée par Air France et que nous entretenons de très bonnes relations de partenariat.

Considérant que nous escomptons d’ici 2025, conformément aux exigences de notre label ATR , d’absorber la totalité des émissions commerciales de Salaün Holidays, nous envisageons de mener ensemble de nouvelles opérations de reforestation.

Source : Environnement : “c’est un sujet qui va conditionner l’avenir de notre profession”, selon Michel Salaün

Les requins-baleines de Madagascar : un nouvel espoir pour l’espèce ?

Le requin-baleine, le plus grand poisson au monde, est aujourd’hui en voie d’extinction, directement exposé à de nombreux risques dans nos océans, compromettant directement sa survie.

À Madagascar, une importante population de requins-baleines a été identifiée par le « Madagascar Whale Shark Project ». En combinant la recherche au tourisme responsable, le projet propose une manière durable de protéger cet animal et son habitat. Le requin-baleine est un requin totalement inoffensif. Il a hérité de son nom du fait de sa grande taille, pouvant atteindre plus de 18 mètres, et de sa manière de s’alimenter.

Le requin-baleine est inoffensif pour l’Homme
En effet, étant l’une des trois espèces de requin filtreur, il se nourrit exclusivement de zooplancton et des petits poissons en filtrant plus de 600.000 litres d’eau par heure par sa bouche et ses branchies. Malgré la présence de petites dents microscopiques, le requin-baleine est un requin gentil, curieux et surtout impressionnant par sa taille et sa robe aux mille points blancs. En malgache, le requin-baleine est connu sous le nom du « marokintana », le requin aux mille étoiles.

Requin-baleine escorté par un banc de bonites qui me fait face, un moment aussi éphémère que magnifique. © Gabriel Barathieu, tous droits réservés
Requin-baleine escorté par un banc de bonites qui me fait face, un moment aussi éphémère que magnifique. © Gabriel Barathieu, tous droits réservés

Chaque année, les requins-baleines reviennent s’alimenter au même endroit et au même moment, le temps de quelques mois, afin de profiter de la présence de nourriture énergétique, qui leur permet de continuer leur croissance, comme les œufs de thons, le zooplancton ou les maquereaux juvéniles.

Étonnamment, seuls les requins juvéniles, mâles, en majorité, reviennent se nourrir de manière saisonnière, comme aux Philippines, au Mexique, en Australie, au Mozambique, en Tanzanie et à Madagascar. Leur présence prévisible a donné naissance à un tourisme particulier, permettant aux touristes de nager avec les requins-baleines dans leur milieu naturel. Ce tourisme de plus en plus populaire peut bénéficier à la population locale et être un argument de taille pour protéger l’espèce et leurs habitats, s’il est géré intelligemment…

En effet, malgré leur distribution dans plus de 19 pays, les requins-baleines sont, depuis 2016, une espèce en voie d’extinction sur la liste rouge de l’UICN. Depuis 2005, plus de 76 % de la population répertoriée au Mozambique a disparu, le canal du Mozambique étant pourtant l’une des zones les plus riches au monde en biodiversité marine.

Quelles sont les causes de sa disparition ?
La cause exacte de leur disparition reste inconnue, mais entre la pollution plastique, la surpêche, la pêche accidentelle par les thoniers, les collisions avec les bateaux, et le réchauffement des océans, les risques sont largement répandus pour l’espèce qui atteint l’âge adulte vers les 30 ans seulement. Les observations de requins-baleines une fois adultes se font rares, l’espèce paraissant changer d’habitat et utiliser les profondeurs et les hautes mers, à la recherche d’un partenaire. Pouvant plonger à plus de 2.000 mètres et vivre plus de 130 ans, selon des études récentes, les requins-baleines peuvent rester sous l’eau pendant des mois entiers, ne revenant à la surface que pour se nourrir.

On sait, suite à la capture d’une femelle enceinte en 1995 à Taiwan, que les requins-baleines sont ovovivipares, et peuvent donner naissance à, au moins, 304 petits. À ce jour, aucune autre information concernant la reproduction des requins-baleines n’est connue.

Un autre mystère perdure, où sont les femelles ?
En effet, la majorité des sites connus actuellement hébergent des populations avec plus de 80 % de mâles, les femelles étant rares, en particulier les juvéniles. Seulement les îles Galápagos comptent une population importante de femelles adultes (98 %), un site longtemps connu par tous comme le site de reproduction des requins-baleines, les femelles observées n’étant pas en train de s’alimenter et mesurant plus de 13 mètres, en plus de présenter un « ventre gonflé ». En septembre 2018, une équipe de scientifiques a décidé de tester cette hypothèse en effectuant des échographies des ventres de ces femelles apparemment enceintes. Les résultats ne montrent aucun signe de grossesse, et nous renvoient à la case départ. Mais où se reproduisent les requins-baleines ? Les scientifiques s’intéressent maintenant à l’île de Saint-Hélène, dans l’Atlantique, où des proportions égales de mâles/femelles à l’âge adulte auraient été observées. Récemment, au large de Ningaloo, au nord-ouest de l’Australie, l’un des sites de recherche les mieux étudiés au monde, une tentative d’accouplement aurait été observée depuis l’un des avions utilisés pour localiser les animaux. Après de nombreuses discussions, il semblerait qu’un mâle adulte soit en train d’harceler un requin-baleine juvénile, dont le sexe reste inconnu.

Protection du requin-baleine
Mais comment protéger un animal si mystérieux, sans même savoir où se trouvent les zones importantes pour le recrutement de l’espèce ? Partout dans le monde, les scientifiques se mobilisent afin d’étudier les zones d’alimentation pour cette espèce, afin de protéger ces endroits et de garantir leur protection, et donc celle des requins-baleines, sur le long terme.

À Madagascar, depuis 2015, un projet collaboratif se penche sur les requins-baleines, dont la présence est connue mais non étudiée dans les eaux de l’île de Nosy Be, au nord-ouest de Madagascar. À travers des collaborations avec un opérateur touristique qui organise des sorties en mer pour nager avec les requins-baleines, le « Madagascar Whale Shark Project » a identifié plus de 300 individus.

Un nombre inespéré pour une espèce en voie d’extinction, mais qui représente une opportunité unique pour le pays, le quatrième le plus pauvre au monde. En effet, l’île de Nosy Be est rapidement devenue une destination incontournable pour les amoureux des fonds marins, en raison de ses eaux bleues translucides et sa biodiversité marine incroyable, entre baleines à bosse, dauphins, tortues et requins-baleines.

L’objectif du projet est de collecter un maximum de données pour établir la fréquentation, la distribution et la structure de la population de requin-baleine dans la zone.

Pour la première étude du requin-baleine à Madagascar, le projet utilise des méthodes d’étude complémentaires, avec pour but d’étayer la mise en place de mesures de protection efficaces. La photo-identification permet de connaître la taille et la structure de la population, grâce aux motifs différents de chaque requin-baleine qui sont comparés sur la base de données internationale www.whaleshark.org à travers le monde. À ce jour, plus de 10.000 requins-baleines différents ont été identifiés sur la plateforme, et ce grâce aux efforts localisés des scientifiques mais aussi grâce aux photos et vidéos de plongeurs, qui peuvent directement être utilisées si la partie gauche de l’animal est capturée (celle qui est ensuite comparée aux autres photos).

Le déploiement de balises, effectué en 2016, permet de suivre les mouvements des animaux, mais reste une technique dont la durée de vie est limitée à quelques mois, et qui nécessite que le requin-baleine soit en surface afin de communiquer avec un satellite. Cependant, les résultats obtenus en 2016 ont permis aux scientifiques de mieux comprendre l’importance de Nosy Be ; en effet, quatre des huit requins balisés sont revenus, l’un d’entre eux ayant nagé plus de 4.250 kilomètres après quatre mois, jusqu’au Sud de Madagascar. Ce requin-baleine, prénommé Jacques, a ensuite été observé au mois de juillet 2018. Grâce à la photo-identification, l’équipe a pu confirmer son identité.

Justement, afin de préserver cette biodiversité, le projet a aussi mis en place une charte d’approche afin de réguler les interactions entre requins et Hommes, qui a été rapidement adoptée par les opérateurs touristiques et les clubs de plongée. Une série de règles, déjà mises en place ailleurs dans le monde et testées par des scientifiques de renom, ont été implémentées afin de ne pas déranger les requins-baleines en pleine alimentation, et portent leurs fruits.

Interdiction de toucher l’animal, conserver une distance de plusieurs mètres, et, surtout, ne pas utiliser l’hélice lors des mises à l’eau, sont des actions qui se doivent d’être suivies à la lettre par les opérateurs locaux et les clients, afin de ne pas déranger les animaux, mais aussi afin de sécuriser la présence des nageurs, qui, eux aussi, sont exposés aux mêmes dangers, pouvant être fatals. De nombreux avantages découlent de l’adoption de la charte. Les requins-baleines sont plus décontractés quand il y a moins de bateaux autour d’eux, et restent plus longtemps en surface, permettant aux nageurs d’immortaliser ces moments privilégiés, en petit comité, tandis que les autres bateaux attendent sagement leur tour.

« Madagascar Whale Shark Project »
Le « Madagascar Whale Shark Project » est aussi à l’origine d’un programme de sensibilisation sur l’île, depuis 2018. Grâce à une campagne de financement participatif, le projet a pu étendre ses activités à travers les écoles, menées en partenariat avec une association locale, MADA Megafauna, afin d’éveiller les consciences à la préservation de l’océan et de sa mégafaune. Découvrez l’une des vidéos des Gardiens des Océans.

Vous rêvez de nager avec les requins-baleines ? En tant que client, vous pouvez directement choisir un opérateur responsable, afin d’encourager l’application de la charte d’approche, et vivre une expérience mémorable. Le Madagascar Whale Shark Project met à disposition une liste sur son site.

Le Madagascar Whale Shark Project est une fondation qui fonctionne grâce au travail assidu de ses bénévoles. Vous pouvez la soutenir grâce à vos dons, mais aussi participer au projet directement comme bénévole durant la saison, les candidatures sont encore ouvertes jusqu’au mois d’août.

Merci à Gabriel Barathieu pour ses sublimes photos.

Source : Les requins-baleines de Madagascar : un nouvel espoir pour l’espèce ?

BIORISMO, le premier label en faveur de la biodiversité pour le secteur du tourisme

BIORISMO, le premier label en faveur de la biodiversité pour le secteur du tourisme

Le label BIORISMO est l’une des solutions du programme BIORISMO qui a pour vocation d’impulser et de structurer des initiatives en faveur de la biodiversité dans le secteur du tourisme.

Le programme BIORISMO  :

Le Centre de ressources

Le Centre de ressources permet d’accéder à des informations pratiques en ligne.

L'Académie

Pour renforcer ses compétences sur cette thématique, l’Académie propose des modules de formations personnalisables.

Le Forum

Le Forum est un rassemblement entre professionnels (tables rondes, ateliers…).

Le Club

Il favorise la circulation des bonnes actions et des informations pertinentes entre professionnels. L’accès au Club est gratuit!

Le Laurier

Le Laurier est un prix qui valorise les initiatives positives.

Le Label

Le Label BIORISMO propose une grille d’une centaine de critères, adaptés à chaque activité touristique. Cet outil aide à structurer sa démarche et à bâtir un plan d’actions. L’accès au label est payant.

Le Label Biorismo, un outil sur-mesure pour les destinations et les activités touristiques

Des critères pour agir

Le référentiel est avant tout votre outil de progrès, les critères vous indiquent des pratiques vertueuses en faveur du respect et de la valorisation responsable de la biodiversité.

Un audit extérieur

Votre démarche est analysée par unauditeur professionnel qui valide le respect des critères et des règles de labellisation. Il vous apporte un regard extérieur vous indiquant aussi les axes de progrès. L’audit est effectué quand vous le souhaitez, à distance pour limiter les coûts.

Lisibilité et crédibilité

La labellisation de votre démarche et de vos performances vous permettent de communiquer en toute sécurité, loin de l’écueil du Green Washing.

Plus d'informations sur

Madagascar: lancement d’un projet de résilience climatique par la biodiversité

Allongement des périodes de sécheresse dans le sud de l’île, augmentation des précipitations au Nord, avec risques d’inondations aggravés, tout comme les impacts liés à l’intensification des cyclones, l’économie de Madagascar est affectée par le dérèglement climatique qui a des conséquences à la fois sur les conditions de vie de la population, mais aussi sur sa biodiversité.

Le projet de résilience climatique coordonné par Madagascar National Park avec l’appui financier de la Banque africaine de développement vise à asseoir les effets néfastes de ce changement climatique grâce à l’un des grands atouts de la Grande île : ses aires naturelles protégées, c’est à dire ses parcs nationaux.

Ils permettent en effet de conserver la biodiversité en protégeant les écosystèmes et de réduire les conséquences des évènements climatiques extrêmes, mais aussi de créer des opportunités de revenus pour la population locale.

Les parcs nationaux de Madagascar attirent 180 000 visiteurs par an, soit environ 65% du nombre de touristes ; le tourisme est le deuxième secteur pourvoyeur de devises dans le pays.

Le but à terme est donc d’imbriquer conservation durable et implication de la population locale avec le secteur privé.

Pour peaufiner le projet, les études préliminaires vont commencer pour poser le diagnostic, 14 parcs nationaux de Madagascar en seront bénéficiaires.

Source : Madagascar: lancement d’un projet de résilience climatique par la biodiversité

Changement climatique – Les phénomènes météorologiques s’intensifieront

Dans l’impasse. Madagascar subit les conséquences du changement climatique qui ne cesse de s’intensifier. Le retard  es précipitations, leur courte durée, ou les tornades en sont déjà des signes. Le pire est à venir. « Les phénomènes  météorologiques comme la sécheresse, le cyclone, les orages vont s’intensifier à cause du réchauffement climatique»,  souligne Nirivololona Raholijao, directeur général de la direction Météorologique. C’était à Ampandrianomby, hier,  ans le cadre de la communication de la célébration de la journée mondiale de la météorologie qui se tiendra à Ampandrianomby le 22 et le 23 mars.
Les fortes mobilisations mondiales contre ce réchauffement climatique sont vaines. La température moyenne  océanique et de l’air pourrait augmenter entre 3°C et 5°C d’ici la n du siècle, alors que l’objectif est de maintenir la hausse de cette température au-dessous de 2°C, en 2100. Beaucoup de personnes ne sont pas encore conscientes de l’impact de leurs activités dans le réchauffement climatique. à Madagascar, la pratique des feux de brousse accentue les conséquences de cette problématique mondiale.

Cette année, l’organisation météorologique mondiale concentre la célébration de cette journée par le thème : ” Le soleil, la terre et la météo”. “Certaines personnes croient que ce réchauffement climatique n’est autre qu’un phénomène naturel dû à la hausse de l’énergie émise par le soleil. Mais c’est faux, ce sont les activités humaines qui influencent le climat et le réchauffement climatique par l’émission de gaz à effet de serre”, ajoute Nirivololona Raholijao. La production d’énergie et de carburant dans le transport, la déforestation en sont les principaux facteurs.

Source : Changement climatique – Les phénomènes météorologiques s’intensifieront

Madagascar : Le projet ambitieux de la reforestation

L’engagement du  nouveau régime en faveur de la reforestation de Madagascar est très fort si l’on s’en tient aux engagements pris récemment. Le  président Andry Rajoelina l’a réaffirmé lors de son discours au sommet « one planet » de Naïrobi. On ne peut donc que souscrire à cette volonté très ferme de réparer les  dégâts causés par le laxisme et le laisser-aller de ces dernières années. Les paroles sont fortes, mais maintenant, il faut passer aux actes et  le nouveau pouvoir doit veiller à mener jusqu’au bout les mesures qu’il a prises.

Le projet ambitieux de la reforestation

Les participants au sommet de Naïrobi ont pris acte des promesses  du président  Andry Rajoelina, et  ils  l’ont accueilli avec une certaine sympathie. Il a pu dire à juste titre qu’il avait  pris des décisions importantes lors de son ascension au pouvoir. On peut en effet se référer à ce qui a été annoncé lors d’un des conseils de ministres. Il y était question de reboiser des dizaines de milliers d’hectares par an et de mettre à contribution une grande partie de la population.  Il s’agit d’un devoir national et il faut susciter un véritable élan pour réparer les immenses dégâts causés par l’homme.  La volonté est affirmée, mais il faut arriver à tenir ces engagements.  On attend donc une véritable campagne pour conscientiser  des citoyens qui  ont assisté passivement à la destruction de leur environnement. Cela nécessite des moyens humains et financiers.  Il est donc nécessaire de prioriser ce programme de reboisement qui a été établi.  C’est un projet qui va être mené sur plusieurs années.  Il est ambitieux et il requiert l’adhésion de tous.  L’exemple vient d’en haut et  on attend  le retour du  chef de  l’Etat auréolé du succès qu’il a rencontré à Naïrobi. Il a lancé la campagne de reboisement et  il doit maintenant être le moteur  de l’opération reforestation qu’il a initiée.

Source : Le projet ambitieux de la reforestation

Entretien entre le Président de la Région Réunion, Didier Robert et le nouveau Président de la République de Madagascar, son excellence, Andry Rajoelina

En déplacement officiel à Madagascar à l’occasion de l’investiture du nouveau Président de la République qui s’est tenue le 19 janvier en présence de plusieurs chefs d’États Africains et de représentants de la France, le Président de la Région Réunion, Didier ROBERT s’est entretenu lundi 21 janvier avec le nouveau Président de la République de Madagascar, son Excellence Andry Rajoelina au Palais d’Etat de Iavoloha à Tananarive.

Ce premier rendez-vous, au lendemain de l’élection démocratique qualifiée d’historique par les observateurs internationaux s’inscrit, pour le Président Didier Robert, avant tout dans la volonté de conforter les liens d’amitiés entre l’île de La Réunion et la « Grande île », mais aussi, dans une dynamique de partenariat à renforcer dans les domaines : de l’économie (tourisme-énergie-agriculture…), de l’éducation, de la formation et de l’environnement en particulier. La Réunion et Madagascar ont construit depuis 2010 une coopération davantage tournée vers l’économie, l’export, le tourisme. Avec la signature de la convention cadre du programme européen Interrreg V OI doté de 63 millions d’euros, les deux îles concrétisent de nombreux projets profitables aux populations dans les domaines de l’économie (31 % des projets soutenus par le FEDER et la Région) et de la formation (25 % des projets soutenus par le FEDER et la Région). Le rapprochement et la dimension forte que souhaite aujourd’hui donner le nouveau Président malagache aux actions de coopération marque une nouvelle étape prometteuse dans les relations bilatérales.

Le Président Andry Rajoelina a précisé : « Notre vision est similaire pour le développement de la zone Océan Indien. Il faut exploiter notre proximité pour mieux coopérer dans des domaines comme l’agriculture, l’énergie, l’industrialisation. Le savoir-faire, l’ingénierie de La Réunion qui est en avance sur différents secteurs tel que la filière avicole ou encore les énergies doivent nous permettre de nous rapprocher et de nous développer pour rattraper le retard »

Parmi les sujets prioritaires abordés lors de cet entretien : le tourisme durable, la connectivité aérienne, la formation dans les secteurs de l’agriculture, l’expertise réunionnaise dans les énergies renouvelables, et la gestion des déchets. Les nouveaux projets portés par le Président Andry Rajoelina ont été exposés. Parmi eux les transports, les routes mais aussi le développement d’une filière de production de poulet avec l’appui et le savoir-faire des industries réunionnaises.

Pour le développement du tourisme « nature durable » dans l’Océan-Indien : les efforts collectifs engagés grâce au programme des îles Vanille et les retombées économiques des croisières qui profitent aux destinations de l’Océan Indien avec notamment la perspective de nouvelles compagnies doivent se poursuivre et s’intensifier. Le nouveau Président ambitionne, dans cette dynamique, de convaincre de nouveaux investisseurs pour augmenter l’offre et l’attractivité (hôtels et restauration) et marquer un nouvel élan dans la politique touristique. La vision partagée par le Président de Madagascar et le Président de la Région est celle du développement d’un tourisme durable dans ces régions aux atouts exceptionnels sur le plan de la biodiversité, un tourisme qui permette la création d’emplois.

Le Président de la République de Madagascar a officiellement invité La Réunion à participer à la prochaine conférence internationale sur le tourisme qui se tiendra à Nosy Be en avril prochain.

Sur les enjeux de préservation, de valorisation de la biodiversité et du patrimoine naturel : la création de la future Agence Régionale de la Biodiversité (ARB) dans quelques semaines devra permettre de mieux coordonner les engagements, les alertes et les besoins de toutes les îles de l’Océan Indien, bien au-delà de La Réunion. Pour Didier Robert, « la richesse exceptionnelle et l’ampleur du territoire de Madagascar en matière de biodiversité doivent lui permettre de prendre le lead sur ces questions ».

Sur la connectivité aérienne, le Président Didier Robert a souligné l’importance de la signature de l’accord de partenariat stratégique et de pacte d’actionnaire Air Austral / Air Madagascar. « Une décision fondamentale pour la coopération régionale, car ce mariage entre nos deux transporteurs régionaux a véritablement inscrit notre coopération dans une dimension d’excellence qui va permettre de relever les défis du tourisme régional et international avec la promotion de la destination « îles Vanille », l’accélération des échanges de biens et de personnes entre nos deux territoires… Ce partenariat stratégique a déjà permis la création le 2 juillet 2018 de TSARADIA (“Bon voyage”), qui est une restructuration d’Air Madagascar nationale pour les vols domestiques ».

En conclusion, le Président de la République de Madagascar et le Président de la Région Réunion souhaitent ouvrir avec dynamisme et détermination une nouvelle ère et se rapprocher, rassembler les capacités de chacun pour travailler à la réussite mutuelle.

Un partenariat solidaire et global avec l’association AKAMAOSA du Père PEDRO

Depuis plusieurs années la Région accompagne dans le cadre de son programme de coopération et de solidarité l’association du Père Pedro en particulier sur le volet de l’éducation et de la formation (construction de bâtiments scolaires et d’un centre de formation). Une collaboration qui s’est accentuée dans un cadre stratégique de lutte contre l’exode rural afin de réduire la pauvreté urbaine en fixant les populations dans leur milieu. Le village pilote d’Antolojanahary sera doté d’un lycée technique et d’un centre de formation aux métiers de la ruralité afin de sédentariser dans son milieu naturel une jeunesse formée aux techniques modernes de l’agriculture, l’élevage dans le respect de l’environnement. Des partenariats avec des organisations socio professionnelles agricoles réunionnaises contribueront à renforcer ce village pilote de la ruralité malgache.

La culture et le sport prendront une place importante afin d’intensifier les échanges de jeunes réunionnais et malgaches à travers des associations sportives, culturelles et socio-éducatives. Le complexe sportif d’Akamasoa financé par la Région, opérationnel depuis début 2017 constitue une structure d’accueil particulièrement intéressante pour nos associations.

Dans le secteur économique : en 2018 l’implantation de la société réunionnaise SOLAR PLEXUS dans l’électrification rurale a permis la création d’un concept innovant qui associe l’accès à la lumière domestique pour 250 foyers, l’accès à l’internet et la TV satellite gratuite au village. Le pompage, la filtration et la potabilisation d’eau sont expérimentés avec succès depuis avril 2018.

A travers ces projets ce sont tout le savoir-faire des entreprises et des acteurs réunionnais (formateurs, techniciens…), le génie de notre innovation recherche qui sont à l’honneur et que nous soutenons avec des fonds Région et FEDER.

Source : Entretien entre le Président de la Région Réunion, Didier Robert et le nouveau Président de la République de Madagascar, son excellence, Andry Rajoelina

Environnement – Coût élevé pour la protection des aires protégés

L’adhésion des communautés locales à la protection des aires protégées est d’une importance capitale. Raison pour laquelle un atelier a été organisé hier à Nanisana pour recueillir toutes les propositions des communautés  nvironnant la zone de TsinjoarivoAmbalaomby. « L’efficacité de la protection des ressources naturelles en partenariat avec les communautés locales n’est plus à démontrer », souligne Daniel Rakotondrasoa, préfet d’Ambatondrazaka. En effet, un projet de constitution d’une aire protégée est en cours dans cette localité avec l’appui de l’ONG Rainforest Trust, une organisation de dotation sur les aires protégées classées en parcs nationaux. « De nos jours, les procédures de validation pour la constitution d’un aire protégée s’avèrent de plus en plus compliquées surtout sur le plan du nancement. Pour la mise en place d’un tel projet, près de deux cent mille à sept cent mille dollars sont nécessaires, tant pour l’administratif que sur le plan de la protection des espèces vivant dans l’aire protégée même », déplore Rina Mandimbiniaina, représentante résidente de l’ONG Rainforest Trust. Au niveau des habitants de la zone, des réglementations locales seront mises en place dans le cadre de la gestion durable des
espèces présents sur Tsinjoarivo-Ambalaomby.

Source : Environnement – Coût élevé pour la protection des aires protégés