Face à l’impact écologique de son tourisme, la Thaïlande a pris la décision de privilégier un tourisme plus vert.

A partir de l’année prochaine, la Thaïlande prévoit de fermer ses parcs nationaux pendant plusieurs mois chaque année pour réduire les dommages environnementaux dans les sites touristiques populaires, indique Bloomberg.

« La fermeture de ces parcs pendant la pandémie a permis à l’habitat naturel de se remettre des hordes de touristes et de ramener la faune, comme les baleines et les tortues, sur les plages de renommée mondiale de la Thaïlande », a déclaré le ministre des Ressources naturelles et de l’Environnement, Varawut Silpa-Archa. « C’est pour que la nature puisse se réhabiliter et que les gardes du parc puissent améliorer les parcs.»

Les îles Phi Phi et la baie de Phang Nga concernées

La Thaïlande compte plus de 100 parcs nationaux, qui couvrent les régions montagneuses du nord jusqu’aux îles tropicales du sud, incluant la baie de Phang Nga. Au total, selon Bloomberg, plus de 20 millions de personnes ont visité les parcs nationaux thaïlandais au cours de l’exercice 2019.

Le ministre, qui occupe ce poste depuis environ un an, a déclaré que les fermetures de parcs seraient échelonnées dans tout le pays. La baie Maya des îles Phi Phi, rendue célèbre par le film de Leonardo DiCaprio, «The Beach», restera fermée jusqu’à ce qu’une grande partie de la zone se soit remise des méfaits du tourisme de masse, a déclaré le ministre. Ajoutant que la régénération des récifs coralliens de la baie pourraient prendre jusqu’à 40 ans. C’est ce genre d’initiatives, et bien d’autres, qui seront débattu lors du forum mondial A World For Travel, organisé les 5 et 6 novembre à Evora (Portugal).

La Thaïlande reste fermée à la plupart des étrangers depuis fin mars pour lutter contre la pandémie. Son économie dépendante du tourisme (un cinquième de son PIB) a été l’une des plus touchées au monde.

Source : La Thaïlande va fermer ses parcs nationaux quelques mois en 2021

Le réchauffement climatique perturbe et menace notre biodiversité. Selon le rapport du Fonds mondial pour la nature (WWF) – “Planète vivante”, les populations de vertébrés sauvages ont diminué de 60% sur notre planète entre 1970 et 2014. Les lémuriens, mammifères symboles de Madagascar, sont directement menacés par les aléas du réchauffement climatique. D’ici à 2070, 95% de l’habitat naturel de cette espèce pourrait être détruits selon une étude publiée dans “Nature Climate Change’ (source: Le Monde Afrique – article du 25 décembre 2019). Il y a deux types de lémuriens qui sont menacés: le vari noir et blanc, et le vari roux. Elles sont déjà classées en danger critique d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature. La raison qui menace d’extinction l’animal emblème de l’île de Madagascar est la déforestation. En effet, l’île de l’océan Indien a déjà perdu 44% de sa superficie forestière depuis les années 1950. Par ailleurs, les scientifiques qui ont établi l’étude publiée dans “Nature Climate Change” ont également évalué l’impact du réchaffement climatique sur la forêt selon différents scénarios de poursuite des émissions de gaz à effet de serre. Et la seule déforestation pourrait réduire de 30% l’habitat des lémuriens dans l’hypothèse d’une protection dite stricte de la forêt ou du double si la protection est relâchée. Les effets du changement climatique pourraient le réduire de 14 à 75% selon les hypothèses. Il est impératif de stopper la déforestation et de préserver l’habitat des lémuriens, ainsi que de l’ensemble de la biodiversité de l’île de Madagascar qui est d’une grande richesse. La communaté scientifique essaie tant bien que mal depuis quelques années avec l’aide d’associations à créer des corridors biologique afin de connecter les aires protégées entre elles et permettre la libre circulation des lémuriens, tout en essayant de protéger les corridors déjà existant et lutter contre la déforestation. Par ailleurs, les aléas liés au réchauffement climatique ainsi que la déforestation aura également des conséquences notoires sur les populations locales et leurs exploitations agricoles. Ce sont une fois de plus des chiffres qui font froids dans le dos. Il est désormais temps d’apporter des réponses appropriées afin de préserver notre faune et notre flore, et d’oeuvrer pour la transition écologique.

Source : Le réchauffement climatique menace les lémuriens de Madagascar

La fréquence des épidémies n’a cessé d’augmenter.

Trois mois environ se sont écoulés depuis la découverte du nouveau coronavirus 2019 (Covid-19) ; aujourd’hui, le nombre de cas et de décès ne cesse d’augmenter dans le monde pour s’établir, à l’heure où nous publions cet article, à plus de 120 000 victimes. Ces dernières décennies, la fréquence des épidémies n’a cessé d’augmenter. Entre 1980 et 2013, 12 012 foyers ont été enregistrés, comprenant 44 millions de cas individuels et touchant tous les pays du monde

Si les flux de populations, les densités démographiques et la mondialisation ont contribué en partie à la propagation rapide du Covid-19, ses liens intrinsèques avec le changement climatique et la perte de la biodiversité sont les plus frappants.

Des activités humaines perturbatrices

Les écosystèmes non perturbés maintiennent une diversité d’espèces en équilibre et peuvent souvent avoir un effet régulateur sur les maladies émergentes.

Cependant, les pertes de biodiversité dues à la dégradation des habitats naturels (en particulier les zones forestières) augmentent la proximité de la faune sauvage avec les humains et leurs animaux domestiques, entraînant des risques sanitaires en raison d’une transmission accrue des maladies dites « zoonotiques ».

La maladie de Chagas, également appelée trypanosomiase américaine, apparue en Amérique latine en est la parfaite illustration. En raison d’une mauvaise gestion des terres déboisées, les populations de triatomes (l’insecte vecteur de cette maladie) ont été poussés à quitter leurs hôtes naturels sauvages pour impliquer les êtres humains et les animaux domestiques dans leur cycle de transmission.

L’autre exemple saisissant concerne le virus Nipah, un paramyxovirus émergent zoonotique, dont les chauves-souris frugivores sont les hôtes naturels. En 1988, il a provoqué une épidémie à grande échelle chez les éleveurs de porcs malaisiens.

L’empiètement croissant des exploitations agricoles sur les habitats de la faune sauvage a accru le contact entre le bétail et les animaux sauvages avec, pour conséquence, une grande majorité des maladies émergentes du bétail contractées par des animaux sauvages.

L’urbanisation croissante et l’intensification de l’agriculture modifient l’utilisation des terres : le modèle d’établissement humain est ainsi modifié et la fragmentation de l’habitat peut offrir des possibilités d’échange et de transmission de parasites aux humains qui étaient jusqu’alors non infectés. Des travaux avancent que l’épidémie du virus Ebola (2013-2015) en Afrique de l’Ouest a commencé en raison de la déforestation.

L’Afrique en première ligne

Il faut par ailleurs rappeler que sur les 736 millions de personnes extrêmement pauvres dans le monde, c’est-à-dire ayant un revenu de 1,9 dollar par jour413 millions vivent au sud du Sahara.

L’émergence des pandémies s’ajoute aux nombreux fléaux qui touchent une Afrique déjà très vulnérable. Par manque d’opportunités économiques, ces populations pauvres sont poussées à surexploiter leurs ressources limitées pour survivre, ce qui aggrave par exemple les processus de désertification. La déforestation, qui a augmenté régulièrement au cours des deux dernières décennies, est liée pour 31 % à l’émergence des épidémies, telles que les virus Ebola et Zika.

Dans un contexte de changement global où la probabilité de fortes pluies et de longues périodes de sécheresse est de plus en plus fréquente dans le monde, les capacités productives des sols se réduisent, conduisant à une dégradation des conditions de vie des populations, tout particulièrement dans les régions arides subsahariennes.

Au Sénégal, cette dégradation affecte 64 % des terres arables ; ses principales causes étant l’érosion (à 74 %) et la salinisation. Entre 2000 et 2010, ce sont 3,4 millions d’hectares de forêt qui ont été, chaque année, rayés de la carte africaine.

Il faut également évoquer les déplacements, souvent dans de mauvaises conditions, de larges groupes de personnes en quête de nouveaux endroits ; un phénomène qui intensifie la vulnérabilité des populations déplacées aux menaces biologiques, telles que la rougeole, le paludisme, les maladies diarrhéiques et les infections respiratoires aiguës.

Le changement climatique a modifié et accéléré les modes de transmission de maladies infectieuses telles que le Zika, la malaria et la dengue, provoquant à leur tour des déplacements de populations.

La pauvreté pousse aussi les gens à élargir leur champ d’activités pour tenter de survivre. Ils avancent toujours plus profondément dans la forêt pour agrandir leur couverture géographique et la gamme d’espèces de gibier à chasser et aussi pour trouver du bois destiné à la fabrication du charbon de bois. Ils s’enfoncent toujours plus profondément dans les mines pour extraire des minéraux. Autant d’usages qui les exposent aux risques d’exposition au virus Ebola et à d’autres agents pathogènes zoonotiques dans ces zones reculées.

L’onde de choc du Covid-19 en l’Afrique pourrait représenter un lourd fardeau compte tenu des systèmes de santé déjà fragiles.

D’abord un problème environnemental

L’humanité subit aujourd’hui de plein fouet les conséquences de ses activités destructrices sur les écosystèmes. Les effets combinés de l’utilisation des terres, de la perte de la biodiversité et du changement global perturbent les écosystèmes naturels et peuvent augmenter, on l’a vu, le risque de transmission de maladies aux communautés humaines.

Les rapports de la plate-forme IPBES (le « GIEC de la biodiversité ») rappellent à ce sujet que l’extinction d’espèces a été multipliée par 100 depuis le début du XXe siècle…

Les facteurs précis à l’origine de la pandémie de Covid-19 restent inconnus à l’heure actuelle, mais un large examen des déterminants écologiques et socio-économiques complexes peut nous aider à mieux comprendre ce qui s’est déjà passé et à être à l’affût de ce qui pourrait arriver – y compris la détermination des régions et des populations à risque.

Pour cela, il faudra des approches intégrées et multidisciplinaires de la recherche scientifique, avec des échanges entre des disciplines comme la parasitologie, l’épidémiologie, l’entomologie, l’écologie, la climatologie, la géographie, les sciences du sol et les sciences sociales, pour obtenir des résultats pratiques de prévention. Au-delà de la gestion de la crise actuelle, il faudra réfléchir aux facteurs qui favorisent l’émergence de ces épidémies.

La crise sanitaire actuelle doit nous amener à repenser notre rapport à une nature à bout de souffle. L’heure n’est plus à l’incantation, mais désormais à une action collective globale. Il ne suffira pas toutefois de dénoncer les méfaits de notre société de consommation, il faudra décider clairement quoi lui substituer. C’est notre conception même de l’écologie qu’il faut remettre en cause. Il est temps de raisonner autrement, de vivre autrement. Il y a urgence écologique.The Conversation

Source : Repenser notre rapport à une nature à bout de souffle
Dans la « galerie de la biodiversité » de l’American Museum of Natural History à New York. © Crédit photo : Dano/Flickr, CC BY
Une perte de biodiversité pourrait avoir de grave conséquence sur notre santé en entraînant une augmentation de la transmission des pathogènes, indiquent des chercheurs.

Comment l’érosion de la biodiversité favorise l’émergence de virus et bactéries

Benjamin Roche, Institut de recherche pour le développement (IRD)

La biodiversité connaît aujourd’hui l’une de ses plus importantes altérations : les taux actuels d’extinction des espèces animales sont de 100 à 1 000 fois supérieurs à ceux enregistrés à partir des données fossiles. Ils concernent tous les types d’espèces – oiseaux, reptiles, mammifères. Le rôle primordial des activités humaines dans ce phénomène est de plus en plus étayé, à tel point que certains scientifiques considèrent que nous entrons aujourd’hui dans une nouvelle ère géologique, l’« anthropocène ».

Si cette altération majeure est généralement étudiée sous l’angle de ses impacts écologiques, elle intéresse également le domaine de la santé, en particulier les maladies infectieuses causées par des agents pathogènes (en particulier les virus et les bactéries). Près de 75 % de ces maladies infectieuses émergentes chez l’homme sont en effet partagés avec des espèces animales sauvages, comme les oiseaux pour le virus de la fièvre du Nil occidental ou les rongeurs pour la maladie de Lyme, une zoonose causée par la bactérie Borrelia burgdorferi.

Nombre de ces agents infectieux, dits « zoonotiques », utilisent de multiples espèces pour leur transmission. Or les bouleversements observés au niveau de la diversité biologique peuvent perturber ce cycle naturel de transmission et avoir de multiples conséquences sur la probabilité de leur émergence et/ou de leur niveau de transmission.

 

Biodiversité et « effet de dilution »

La biodiversité fournit de nombreux services aux écosystèmes, en contraignant notamment la transmission de certaines maladies infectieuses. C’est le cas de celles propagées par une espèce « vecteur », qui sont des insectes hématophages comme les moustiques ou les tiques qui se nourrissent du sang des individus.

Dans le cas où ces « repas de sang » se produisent sur un individu infecté – et appartenant à une espèce animale dite « compétente » dans la transmission du pathogène –, le vecteur se trouvera à son tour infecté. Lorsqu’il se nourrira à nouveau, il pourra alors transmettre le pathogène. Ces individus vecteurs pourront de la sorte contaminer des populations humaines, en faisant office de « pont » depuis d’autres espèces animales.

Toutes les espèces ne sont toutefois pas identiquement « compétentes » à transmettre l’agent pathogène : nombre d’entre elles peuvent ainsi être contaminées, mais sans pouvoir transmettre l’agent pathogène. Or ces espèces, appelées « cul de sac », sont d’autant plus présentes que l’écosystème dans lequel elles évoluent est riche d’une grande biodiversité. La présence de nombreuses espèces aura donc pour effet de « diluer » la transmission de l’agent pathogène. C’est ce que l’on appelle « l’effet de dilution ».

Dans un contexte de biodiversité altérée comme aujourd’hui, on a toutes les raisons de penser que ces espèces « cul de sac » disparaîtront les premières, étant généralement moins abondantes et donc plus vulnérables aux extinctions. Une perte de biodiversité pourra donc entraîner une augmentation de la transmission des pathogènes, les espèces vecteurs piquant dès lors majoritairement des animaux plus compétents à transmettre les maladies.

Cet effet de dilution s’observe concrètement, on pense ici au virus de la fièvre du Nil occidental ou à celui de la maladie de Lyme aux États-Unis. Dans ces deux cas, une diminution du nombre de personnes humaines infectées a été observée dans les zones où la biodiversité s’avère la plus dense. Le recours à l’effet de dilution sert également à agir sur certaines maladies affectant les plantes : en Chine, le développement de cultures mêlant différentes types de riz a permis de lutter contre la propagation de la rouille du riz qui ravageaient les variétés les plus économiquement intéressantes.

Un consensus scientifique encore fragile

Il faut ici souligner que cet effet de dilution fait toujours débat au sein de la communauté scientifique. La principale critique réside dans le fait que les espèces qui s’effacent en premier ne sont pas toujours les espèces « cul de sac ».

Prédire quelles espèces disparaissent en premier est particulièrement complexe ; l’effet de dilution ne peut donc être érigé en règle générale. Une récente étude, comparant un grand nombre de données écologiques et épidémiologiques récoltées au cours des dernières décennies, souligne néanmoins qu’un tel effet se rencontre dans plus de 70 % des cas étudiés.

Un autre aspect, encore peu étudié, doit également être pris en compte : à savoir que, plus il y a d’espèces animales, plus il y a d’agents pathogènes. Par conséquent, la plupart des pathogènes devraient moins se transmettre, mais il y en aura également plus. Il a toutefois été montré sur des plantes en Allemagneque le nombre total d’infections (toutes espèces de pathogènes considérées) diminue avec le nombre d’espèces, suggérant que l’effet de dilution créé par la richesse des hôtes compense le nombre de nouveaux pathogènes présents.

Il est particulièrement intéressant de se pencher aujourd’hui sur les effets sanitaires positifs de certaines mesures de protection de la biodiversité. Car si les bienfaits de la biodiversité demeurent souvent saisissables pour les décideurs publics, l’émergence de nouvelles épidémies – on pense aux virus du Chikungunya, Zika ou Ebola – ne manque pas d’interroger.

L’état actuel des connaissances scientifiques nous indique que la disparition de certaines espèces animales peut entraîner une hausse de la transmission de ces maladies et leur diffusion à grande échelle. Alors que les liens apparaissent de plus en plus imbriqués entre biodiversité et santé humaine, la gestion raisonnée de nos ressources s’avère plus que jamais essentielle.

Source : Comment l’érosion de la biodiversité favorise l’émergence de virus et bactéries

Petite perle posée sur un océan indien aux eau turquoises, Cousin déborde de vie. Les tortues terrestres géantes déambulent et les rousserolles tournoient sur ce roc longtemps balafré par les plantations avant d’être acheté et rendu à la nature pour la sauvegarde d’une espèce. L’île, qui fait partie des Seychelles, est à nouveau luxuriante.

Cinquante ans après le rachat de l’île par une ONG qui souhaitait sauver un des oiseaux les plus rares au monde, la végétation a repris ses droits et retrouvé un équilibre que les gestionnaires de l’île Cousin entendent défendre face à l’homme. Au point de tout faire pour limiter le tourisme pourtant essentiel pour la gestion de la réserve. En 2018, plus de 16.000 personnes sont venues admirer la biodiversité unique de Cousin, soit plus de 30% que 10 ans auparavant.

Le chiffre peut sembler dérisoire au vu des standards touristiques modernes mais il est suffisamment élevé pour avoir alerté Nirmal Shah, directeur de Nature Seychelles, l’ONG qui gère cette île de 34 hectares. “Le tourisme est important pour Cousin, c’est ce qui permet de financer les projets de conservation que nous y menons. Mais 16.000, c’était trop“, affirme M. Shah. Car au détour des chemins, sur les plages immaculées ou dans la dense forêt tropicale, le visiteur tombe nez à nez avec des tortues terrestres parfois centenaires, de nombreux oiseaux marins nidifiant sur l’île, des tortues marines ou des bernard-l’hermite. “Quand il y a trop de touristes, ça peut déranger les oiseaux qui nidifient ou faire reculer les tortues de mer qui voulaient pondre leurs oeufs sur l’île“, explique le gardien en chef de la réserve Dailus Laurence.

Cousin a été rachetée en 1968 par l’ONG Birdlife International pour 17.560 livres sterling (20.500 euros au cours actuel) afin de sauver de l’extinction un oiseau à la robe vert-brune, la rousserolle des Seychelles. Les 26 derniers spécimens étaient réfugiés dans quelques arbres de mangrove alors que le reste de l’île était traversé de plantations de cocotiers et de canneliers.

Depuis, la végétation indigène a repris ses droits, la rousserolle est sauvée au point de pouvoir la réintroduire sur quatre autres îles des Seychelles et Cousin est devenu le plus important site de nidification des tortues imbriquées – une tortue de mer – dans l’ouest de l’océan Indien.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) est dithyrambique quant aux “succès de conservation uniques” de Cousin, “la première île achetée pour la conservation d’une espèce” et qui sert désormais de modèle ailleurs dans le monde.

La suit de cet article sur : Biodiversité: achetée par une ONG il y a 50 ans pour sauver 26 oiseaux, une île de l’océan indien est devenue un petit paradis

Coopération/économie-tourisme Réunion-Madagascar

Le Président de la Région, Didier ROBERT s’est entretenu, dans le cadre d’un déplacement officiel à Madagascar, avec le Ministre des Affaires Etrangères, Naina ANDRIANTSITOHAINA ainsi qu’avec le ministre du tourisme et des transports, Joël RANDRIAMANDRADRANTO. Deux entretiens sous le signe d’une coopération renforcée autour des questions du tourisme, des échanges commerciaux, de la biodiversité. De véritables enjeux pour les îles et qui exigent de partager une même vision et une même stratégie.

Le nouveau Ministre du tourisme et des transports souhaite ainsi engager une nouvelle étape dans la coopération Réunion/Madagascar autour des atouts d’authenticité et de découverte nature dans la Grande île.

Le Président de la Région Réunion et le Ministre du Tourisme partagent une même vision : le développement de produits combinés mettant en avant notre environnement, et des sports de pleine nature, comme le Golf ou le Kitesurf. Une opportunité de faire davantage travailler ensemble les acteurs du tourisme, de positionner aussi les opérateurs réunionnais des secteurs des loisirs et de construire de grands événements communs. Par ailleurs, parmi les axes d’une stratégie commune Réunion/Madagascar : la conquête du marché asiatique qui s’appuiera sur le partenariat Air Austral-Air Madagascar. Le renforcement du nombre de touristes en provenance de Madagascar compte aussi parmi les priorités du Ministre qui a rappelé le potentiel que représente aujourd’hui ce marché pour des séjours de courtes durées à La Réunion.

Parmi les points abordés avec le Ministre des Affaires Etrangères : – le prochain sommet de la COI qui se tiendra en Juin 2020 ; – les projets soutenus dans le cadre du programme européens INTERREG V OI dont la Région est autorité de gestion. Sur une enveloppe de plus de 74 millions d’euros, (dont 63,1 millions du FEDER ), Madagascar bénéficie de prés de 30 millions d’euros de soutiens et porte avec les partenaires tels que l’AFD, 66 opérations dans des secteurs tels que l’innovation, la biodiversité ou la formation. Ce partenariat participe à consolider les liens entre les deux iles mais aussi à dynamiser les échanges économiques, de savoir-faire et d’expertise. La dynamique économique engagée avec les acteurs réunionnais s’affirme et profite aux populations des deux iles. C’est tout le sens de cette coopération régionale. A ce titre, La Réunion participera au prochain Forum économique qui se tiendra les 17-18 septembre à Tananarive.

Source : Réunion-Madagascar Didier ROBERT défend l’idée d’une stratégie commune au service de l’activité, de l’emploi et du rayonnement des îles

La petite bourgade d’Andasibe, très connue aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale par son parc national portant son même nom sera en fête à compter du 1er au 3 novembre 2019. En effet, le festival Indri-Indri y sera organisé durant cette période. Cette année encore, la conservation de cette espèce de lémuriens y sera à l’honneur ! Cet animal au pelage soyeux est le plus grand lémurien de la Grande Ile.

Le plus visité. On peut l’observer dans son habitant naturel au Parc National d’Andasibe-Mantadia, localisé dans la région de Moramanga, sur la Route Nationale No 2. Actuellement, on y recense 340 individus d’Indri Indri répartis en 40 groupes. Ce site préservé est l’un des joyaux de la biodiversité de Madagascar. La preuve, on y recense 17 espèces de lémuriens et une centaine d’espèces d’oiseaux avec un taux d’endémicité de 60% ainsi que des reptiles avec un taux d’endémicité de 95%. Ce qui fait de ce parc le plus visité à Madagascar. En effet, on y enregistre plus de 25 000 visiteurs, nationaux et étrangers, par an.

Tourisme communautaire. Rappelons que le Festival Indri Indri est organisé depuis quatre ans pour promouvoir le tourisme communautaire durable dans le village d’Andasibe et les environnements directs du parc. Sur le long terme, il s’agit d’inciter les communautés locales à prendre part à la protection de leur patrimoine naturel, afin qu’elles bénéficient des retombées économiques créées par l’activité touristique. Divers débats relatifs à la protection de la biodiversité ainsi que des animations culturelles ponctueront les trois jours du Festival.

Espèces emblématiques. Il faut savoir également que les lémuriens comme l’Indri-Indri sont des espèces emblématiques de Madagascar. Ce sont des animaux très intelligents dont certaines espèces se familiarisent facilement avec l’homme. On recense actuellement plus de 100 espèces de lémuriens à Madagascar. Chacune d’entre elles est visible dans toute l’île, que ce soit au parc zoologique de Tsimbazaza, ou dans l’un des nombreux parcs nationaux ou encore en pleine nature. Les endroits où l’on peut les observer sont innombrables. Et tout récemment, l’on découvre de nouvelles espèces comme le lémurien nain d’Ankarana.

Source : Festival Indri-Indri 2019 : La conservation des lémuriens à l’honneur !

Le sur-tourisme, le transport aérien et maintenant la croisière sont montrés du doigt depuis quelques mois. En cause : leur impact sur l’environnement et leur implication dans le réchauffement climatique. Comment se positionnent les professionnels du tourisme et leur entreprise face à cette vague verte ? Nous leur avons posé la question. Aujourd’hui, la parole à Michel Salaün, PDG du Groupe Salaün.

TourMaG.com – Avec la montée en puissance de “l’avion bashing”, avez-vous honte de prendre l’avion cet été ?

Michel Salaün : Non je n’ai pas honte de prendre l’avion même si, concernant les déplacements en France, nous privilégions le train, quand cela est possible.

Il ne faut pas oublier que le transport aérien est absolument indispensable : à la bonne santé économique des territoires tout d’abord mais aussi indispensable à l’activité touristique. Or, le tourisme représente 12% en moyenne du PIB mondial, ce qui correspond à des millions d’emplois à travers le monde !

Ensuite, bien entendu, il est de la responsabilité de chacun, les professionnels du tourisme notamment, de prendre conscience de l’impact écologique généré par les vols et de trouver les solutions pour rendre les voyages neutres.

TourMaG.com – Sur-tourisme, pollution du transport aérien, des croisières… Le tourisme a été pointé du doigt cette année. Pensez-vous que 2019 est une année charnière en matière de prise de conscience du grand public et des professionnels ?

Michel Salaün : Il est clair qu’on sent aujourd’hui une sensibilité très accrue sur ces sujets et pas seulement dans le domaine du tourisme. Cette prise de conscience est une très bonne nouvelle pour la planète

Dans notre domaine, l’enjeu est surtout de bien informer les gens pour qu’ils voyagent en toute conscience, dans le respect de la planète et des populations. Je crois que les voyageurs sont de plus en plus attachés à cela : donner du sens à leur voyage.

TourMaG.com – En quoi le réchauffement climatique est-il un sujet majeur pour vous ?

Michel Salaün : C’est un sujet important car les solutions trouvées à cette menace conditionneront l’avenir de notre profession. Il est donc essentiel de mobiliser nos consciences et nos énergies dès à présent afin d’inverser ensemble le cours des choses.

TourMaG.com – Pensez-vous qu’il faille revoir la façon dont on consomme « le tourisme » ?

Michel Salaün : Certainement. La libéralisation sans limite du tourisme et l’émergence des nouveaux pays émetteurs de voyages ont provoqué des sur populations dans certaines régions et sur certains sites. Ce qui peut être catastrophique à long terme.

Pour notre part, nous travaillons sur ce sujet avec nos réceptifs et nos guides de manière à ce que, sur place, ils évitent les « pièges à touristes », qu’ils partagent avec nos voyageurs leur culture et leurs valeurs et qu’ils leur offrent une découverte plus originale et plus respectueuse.

Mais nous irons encore plus loin prochainement avec une nouvelle offre de circuits que nous avons déjà beaucoup de plaisir à imaginer et dans lesquels beaucoup de gens se retrouveront.

TourMaG.com – Et comment l’appliquez-vous ou qu’envisagez-vous pour votre entreprise ? 

Michel Salaün : Depuis longtemps déjà nous avons mis en place, dans plusieurs pays, des opérations solidaires permettant aux populations concernées de bénéficier et de maîtriser des projets culturels, écologiques ou économiques. Ces opérations sont visitées par nos voyageurs et très appréciées par eux car elles leur permettent une vraie rencontre avec la population.

Concernant notre empreinte carbone, nous avons commencé par réaliser en 2017 (sur la base de l’année 2016) un bilan carbone de Salaün Holidays pour faire le point sur nos émissions ; les émissions commerciales (générées par les vols principalement) représentant 97 % de nos émissions totales.

Nous envisageons d’absorber totalement nos émissions administratives d’ici fin 2020 et avons déjà commencé à le faire via des actions de reboisement en Bretagne avec Ecotree. Nous avons en effet déjà planté 2500 arbres dans notre région. C’est très bien mais encore insuffisant en terme d’absorption et nous devons donc aller plus loin !

Parallèlement, concernant nos émissions commerciales, nous avons entrepris un partenariat avec Air France concernant la plantation à Madagascar de 57 000 arbres. Une belle opération avec une compagnie qui nous est chère puisque la majorité de nos vols est assurée par Air France et que nous entretenons de très bonnes relations de partenariat.

Considérant que nous escomptons d’ici 2025, conformément aux exigences de notre label ATR , d’absorber la totalité des émissions commerciales de Salaün Holidays, nous envisageons de mener ensemble de nouvelles opérations de reforestation.

Source : Environnement : “c’est un sujet qui va conditionner l’avenir de notre profession”, selon Michel Salaün

Le requin-baleine, le plus grand poisson au monde, est aujourd’hui en voie d’extinction, directement exposé à de nombreux risques dans nos océans, compromettant directement sa survie.

À Madagascar, une importante population de requins-baleines a été identifiée par le « Madagascar Whale Shark Project ». En combinant la recherche au tourisme responsable, le projet propose une manière durable de protéger cet animal et son habitat. Le requin-baleine est un requin totalement inoffensif. Il a hérité de son nom du fait de sa grande taille, pouvant atteindre plus de 18 mètres, et de sa manière de s’alimenter.

Le requin-baleine est inoffensif pour l’Homme
En effet, étant l’une des trois espèces de requin filtreur, il se nourrit exclusivement de zooplancton et des petits poissons en filtrant plus de 600.000 litres d’eau par heure par sa bouche et ses branchies. Malgré la présence de petites dents microscopiques, le requin-baleine est un requin gentil, curieux et surtout impressionnant par sa taille et sa robe aux mille points blancs. En malgache, le requin-baleine est connu sous le nom du « marokintana », le requin aux mille étoiles.

Requin-baleine escorté par un banc de bonites qui me fait face, un moment aussi éphémère que magnifique. © Gabriel Barathieu, tous droits réservés
Requin-baleine escorté par un banc de bonites qui me fait face, un moment aussi éphémère que magnifique. © Gabriel Barathieu, tous droits réservés

Chaque année, les requins-baleines reviennent s’alimenter au même endroit et au même moment, le temps de quelques mois, afin de profiter de la présence de nourriture énergétique, qui leur permet de continuer leur croissance, comme les œufs de thons, le zooplancton ou les maquereaux juvéniles.

Étonnamment, seuls les requins juvéniles, mâles, en majorité, reviennent se nourrir de manière saisonnière, comme aux Philippines, au Mexique, en Australie, au Mozambique, en Tanzanie et à Madagascar. Leur présence prévisible a donné naissance à un tourisme particulier, permettant aux touristes de nager avec les requins-baleines dans leur milieu naturel. Ce tourisme de plus en plus populaire peut bénéficier à la population locale et être un argument de taille pour protéger l’espèce et leurs habitats, s’il est géré intelligemment…

En effet, malgré leur distribution dans plus de 19 pays, les requins-baleines sont, depuis 2016, une espèce en voie d’extinction sur la liste rouge de l’UICN. Depuis 2005, plus de 76 % de la population répertoriée au Mozambique a disparu, le canal du Mozambique étant pourtant l’une des zones les plus riches au monde en biodiversité marine.

Quelles sont les causes de sa disparition ?
La cause exacte de leur disparition reste inconnue, mais entre la pollution plastique, la surpêche, la pêche accidentelle par les thoniers, les collisions avec les bateaux, et le réchauffement des océans, les risques sont largement répandus pour l’espèce qui atteint l’âge adulte vers les 30 ans seulement. Les observations de requins-baleines une fois adultes se font rares, l’espèce paraissant changer d’habitat et utiliser les profondeurs et les hautes mers, à la recherche d’un partenaire. Pouvant plonger à plus de 2.000 mètres et vivre plus de 130 ans, selon des études récentes, les requins-baleines peuvent rester sous l’eau pendant des mois entiers, ne revenant à la surface que pour se nourrir.

On sait, suite à la capture d’une femelle enceinte en 1995 à Taiwan, que les requins-baleines sont ovovivipares, et peuvent donner naissance à, au moins, 304 petits. À ce jour, aucune autre information concernant la reproduction des requins-baleines n’est connue.

Un autre mystère perdure, où sont les femelles ?
En effet, la majorité des sites connus actuellement hébergent des populations avec plus de 80 % de mâles, les femelles étant rares, en particulier les juvéniles. Seulement les îles Galápagos comptent une population importante de femelles adultes (98 %), un site longtemps connu par tous comme le site de reproduction des requins-baleines, les femelles observées n’étant pas en train de s’alimenter et mesurant plus de 13 mètres, en plus de présenter un « ventre gonflé ». En septembre 2018, une équipe de scientifiques a décidé de tester cette hypothèse en effectuant des échographies des ventres de ces femelles apparemment enceintes. Les résultats ne montrent aucun signe de grossesse, et nous renvoient à la case départ. Mais où se reproduisent les requins-baleines ? Les scientifiques s’intéressent maintenant à l’île de Saint-Hélène, dans l’Atlantique, où des proportions égales de mâles/femelles à l’âge adulte auraient été observées. Récemment, au large de Ningaloo, au nord-ouest de l’Australie, l’un des sites de recherche les mieux étudiés au monde, une tentative d’accouplement aurait été observée depuis l’un des avions utilisés pour localiser les animaux. Après de nombreuses discussions, il semblerait qu’un mâle adulte soit en train d’harceler un requin-baleine juvénile, dont le sexe reste inconnu.

Protection du requin-baleine
Mais comment protéger un animal si mystérieux, sans même savoir où se trouvent les zones importantes pour le recrutement de l’espèce ? Partout dans le monde, les scientifiques se mobilisent afin d’étudier les zones d’alimentation pour cette espèce, afin de protéger ces endroits et de garantir leur protection, et donc celle des requins-baleines, sur le long terme.

À Madagascar, depuis 2015, un projet collaboratif se penche sur les requins-baleines, dont la présence est connue mais non étudiée dans les eaux de l’île de Nosy Be, au nord-ouest de Madagascar. À travers des collaborations avec un opérateur touristique qui organise des sorties en mer pour nager avec les requins-baleines, le « Madagascar Whale Shark Project » a identifié plus de 300 individus.

Un nombre inespéré pour une espèce en voie d’extinction, mais qui représente une opportunité unique pour le pays, le quatrième le plus pauvre au monde. En effet, l’île de Nosy Be est rapidement devenue une destination incontournable pour les amoureux des fonds marins, en raison de ses eaux bleues translucides et sa biodiversité marine incroyable, entre baleines à bosse, dauphins, tortues et requins-baleines.

L’objectif du projet est de collecter un maximum de données pour établir la fréquentation, la distribution et la structure de la population de requin-baleine dans la zone.

Pour la première étude du requin-baleine à Madagascar, le projet utilise des méthodes d’étude complémentaires, avec pour but d’étayer la mise en place de mesures de protection efficaces. La photo-identification permet de connaître la taille et la structure de la population, grâce aux motifs différents de chaque requin-baleine qui sont comparés sur la base de données internationale www.whaleshark.org à travers le monde. À ce jour, plus de 10.000 requins-baleines différents ont été identifiés sur la plateforme, et ce grâce aux efforts localisés des scientifiques mais aussi grâce aux photos et vidéos de plongeurs, qui peuvent directement être utilisées si la partie gauche de l’animal est capturée (celle qui est ensuite comparée aux autres photos).

Le déploiement de balises, effectué en 2016, permet de suivre les mouvements des animaux, mais reste une technique dont la durée de vie est limitée à quelques mois, et qui nécessite que le requin-baleine soit en surface afin de communiquer avec un satellite. Cependant, les résultats obtenus en 2016 ont permis aux scientifiques de mieux comprendre l’importance de Nosy Be ; en effet, quatre des huit requins balisés sont revenus, l’un d’entre eux ayant nagé plus de 4.250 kilomètres après quatre mois, jusqu’au Sud de Madagascar. Ce requin-baleine, prénommé Jacques, a ensuite été observé au mois de juillet 2018. Grâce à la photo-identification, l’équipe a pu confirmer son identité.

Justement, afin de préserver cette biodiversité, le projet a aussi mis en place une charte d’approche afin de réguler les interactions entre requins et Hommes, qui a été rapidement adoptée par les opérateurs touristiques et les clubs de plongée. Une série de règles, déjà mises en place ailleurs dans le monde et testées par des scientifiques de renom, ont été implémentées afin de ne pas déranger les requins-baleines en pleine alimentation, et portent leurs fruits.

Interdiction de toucher l’animal, conserver une distance de plusieurs mètres, et, surtout, ne pas utiliser l’hélice lors des mises à l’eau, sont des actions qui se doivent d’être suivies à la lettre par les opérateurs locaux et les clients, afin de ne pas déranger les animaux, mais aussi afin de sécuriser la présence des nageurs, qui, eux aussi, sont exposés aux mêmes dangers, pouvant être fatals. De nombreux avantages découlent de l’adoption de la charte. Les requins-baleines sont plus décontractés quand il y a moins de bateaux autour d’eux, et restent plus longtemps en surface, permettant aux nageurs d’immortaliser ces moments privilégiés, en petit comité, tandis que les autres bateaux attendent sagement leur tour.

« Madagascar Whale Shark Project »
Le « Madagascar Whale Shark Project » est aussi à l’origine d’un programme de sensibilisation sur l’île, depuis 2018. Grâce à une campagne de financement participatif, le projet a pu étendre ses activités à travers les écoles, menées en partenariat avec une association locale, MADA Megafauna, afin d’éveiller les consciences à la préservation de l’océan et de sa mégafaune. Découvrez l’une des vidéos des Gardiens des Océans.

Vous rêvez de nager avec les requins-baleines ? En tant que client, vous pouvez directement choisir un opérateur responsable, afin d’encourager l’application de la charte d’approche, et vivre une expérience mémorable. Le Madagascar Whale Shark Project met à disposition une liste sur son site.

Le Madagascar Whale Shark Project est une fondation qui fonctionne grâce au travail assidu de ses bénévoles. Vous pouvez la soutenir grâce à vos dons, mais aussi participer au projet directement comme bénévole durant la saison, les candidatures sont encore ouvertes jusqu’au mois d’août.

Merci à Gabriel Barathieu pour ses sublimes photos.

Source : Les requins-baleines de Madagascar : un nouvel espoir pour l’espèce ?

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Le label BIORISMO est l’une des solutions du programme BIORISMO qui a pour vocation d’impulser et de structurer des initiatives en faveur de la biodiversité dans le secteur du tourisme.

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Le Label BIORISMO propose une grille d’une centaine de critères, adaptés à chaque activité touristique. Cet outil aide à structurer sa démarche et à bâtir un plan d’actions. L’accès au label est payant.

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