Formation en ligne : Les fondamentaux de l’hygiène en cuisine

FORMATION EN LIGNE

En cette période troublée, nous continuons donc d’être à vos côtés, et pour ce faire, nous avons mis en place un nouveau format de formation. Cette présentation sera donc proposée en ligne. N’hésitez pas à nous contacter pour en connaître les modalités.

La crise sanitaire que nous traversons nous rappelle une fois de plus l’importance de l’hygiène en cuisine. Face à une clientèle de plus en plus exigeante et sceptique, les professionnels de l’hôtellerie et la restauration doivent réagir et n’ont pas d’autre choix que de renforcer les règles d’hygiène pour rassurer leurs clients. 

Lundi 18 Mai 2020 à partir de 14h30

LES FONDAMENTAUX DE L’HYGIÈNE EN CUISINE : 15.000 Ar

Programme

Fondamentaux (pack hygiène)
Où trouve t-on des bactéries?
Plan de nettoyage et planning
La marche en avant
Contrôle à réception des marchandises

Covid-19 : B&B Hotels planche aussi sur un référentiel sanitaire

La chaîne hôtelière s’est rapprochée de la société Socotec pour créer un référentiel de certification sur l’hygiène, la santé et les protocoles de décontamination au Covid-19.

Les initiatives pour encadrer les mesures d’hygiène et de sécurité sanitaire se multiplient dans l’hébergement. Après Campings.com et Accor, B&B annonce à son tour un dispositif afin d’accueillir sa clientèle. La chaîne a en effet choisi de faire appel à Socotec pour l’aider à préparer son référentiel de certification. Le groupe Socotec est un acteur des TIC (Testing, Inspection, Certification), la société accompagne les entreprises dans leur démarche de prévention des risques.

L’hygiène au cœur des préoccupations

“Celle-ci nous permettra d’afficher nos conditions de désinfection et décontamination dans tous nos établissements, et d’accueillir nos clients en toute sécurité”, explique Vincent Quandalle, le directeur général de B&B Hotels. “Alors qu’un tiers du parc hôtelier B&B Hotels est encore en activité en France, et que toutes les équipes sont mobilisées pour travailler à la réouverture des autres établissements dès que le marché le permettra, la question de l’hygiène est bien-sûr plus que jamais au coeur des préoccupations”, souligne un communiqué.

Source : Covid-19 : B&B Hotels planche aussi sur un référentiel sanitaire

La méthode HACCP : l’essentiel à savoir

Née aux Etats-Unis pour assurer la sécurité alimentaire des astronautes, cette méthode permet d’identifier et d’évaluer les risques alimentaires, de les maîtriser et de les surveiller. Mais en pratique, que cela signifie-t-il et que doit-on mettre en place ?

La mise en place de la méthode HACCP  doit concerner tous les salariés ou gérants de l’établissement. Le GBPH (Guide de Bonnes Pratiques d’Hygiène) Restaurateur, édité en mars 2016, vous aidera dans l’élaboration de votre système HACCP. Complété par les protocoles des Bonnes pratiques d’hygiène, la formation du personnel et les éléments de traçabilité, il vous permettra de réaliser un Plan de Maitrise Sanitaire complet.


► Définition et objectifs

En anglais, HACCP signifie Hazard Analysis critical control points, soit en français, analyse des dangers – points critiques pour leur maîtrise. C’est une méthode de travail, et non pas une norme ou une certification. Elle peut être appliquée dans tous les secteurs de l’alimentation afin de proposer au consommateur final un produit ne présentant aucun danger.

Les bases réglementaires, en France, de cette méthode, sont les arrêtés du 9 mai 1995 (hygiène des aliments remis directement au consommateur) et du 29 septembre 1997 (conditions d’hygiène applicables dans les établissements de restauration collective à caractère social), textes aujourd’hui abrogés par les règlements du Paquet-Hygiène (notamment le règlement n°852/2004). Cette démarche est désormais mondiale.

Elle peut être mise en place dans tous les établissements, aussi petits soient-ils.

Les professionnels de l’alimentation ont désormais une obligation de résultats : ils doivent fournir des aliments salubres et de qualité mais ils ont le choix des moyens mis en oeuvre pour atteindre ce but. La démarche HACCP est un outil pour y parvenir. Elle est scindée en 7 principes.

► Les 7 principes de la méthode HACCP1- Identification des dangers et évaluation des risques

Un danger correspond à tout agent biologique, chimique ou physique pouvant avoir un effet néfaste pour la santé quand il est présent en quantité inacceptable.

Il est nécessaire de prendre en compte l’impact des matières premières, des ingrédients, des bonnes pratiques de fabrication ainsi que le rôle joué par les procédés de fabrication dans la maîtrise des dangers, mais également la destination finale du produit, les populations de consommateurs à risque et les preuves épidémiologiques relatives à la salubrité des aliments. Il faut distinguer la notion de danger  (les salmonelles présentes dans l’oeuf par exemple) et la notion de risque (le risque que l’oeuf soit consommé).

2- Identification des CCP : Critical Control Points (points critiques)

Les étapes d’approvisionnement, de production ou de distribution pendant lesquelles un risque peut être généré ou pendant lesquelles il y a possibilité de contamination ou de multiplication, sont identifiées.

Exemple : lorsque l’on casse des oeufs, il y a risque de contamination par des mains sales ou une coquille souillée. Il y aura ensuite risque de multiplication si on laisse la préparation trop longtemps à température ambiante.

3- La détermination des valeurs critiques des CCP

Ces valeurs critiques correspondent à des températures ou des actions à partir desquelles un danger peut apparaître ou au contraire être éliminé. Elles sont définies règlementairement (nombre de germes tolérés dans une préparation par exemple), ou par des rapports scientifiques ou tout autre document que vous devez conserver en cas de contrôle.

4- Le système de surveillance des CCP

Des procédures seront établies et permettront de réaliser les contrôles aux étapes critiques en répondant aux questions : Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? La surveillance permet d’identifier les étapes pendant lesquelles il peut y avoir une perte de maitrise si aucune action n’est mise en place. Elle peut être continue (matériel de mesure automatique des températures par exemple) ou intermittente : contrôles visuels, mesures de pH, prélèvements d’échantillons…

5- Les actions correctives

Elles vont permettre, en cas de contrôle non satisfaisant, de prévoir les actions à mettre en oeuvre pour rectifier la situation.

Exemple : si une analyse bactériologique montre une présence anormale de staphylocoques dans une préparation, que va-t-on modifier dans les pratiques pour éviter que cela ne se reproduise ? Toutes les actions correctives doivent être enregistrées et tenues à la disposition des services de contrôle.


6-  La vérification et mise à jour de procédures

Les établissements doivent valider l’adéquation du plan HACCP  et vérifier que ce plan est bien mis en oeuvre. Cette validation englobe la révision des enregistrements : étalonnage des instruments de mesure (thermomètres par exemple), observations directes de la surveillance et des actions correctives, révision régulière des enregistrements… Le plan HACCP doit être réévalué au moins une fois par an.

7- Le Système documentaire

Tous les documents, résultats et actions correctives doivent être conservés et enregistrés dans un classeur ou un manuel HACCP, pendant au moins un an. Ce manuel doit être signé et daté par le responsable de l’établissement, lors de sa mise en place puis à chaque modification.

Source : Laurence Le Bouquin – La méthode HACCP : l’essentiel à savoir

Hygiène en fiche pratique : le lavage des mains

le lavage des mains

Les diverses épidémies saisonnières et, cette année, celle du coronavirus, rappellent l’importance de cette opération afin d’éliminer les germes présents sur les mains et de prévenir leur transmission.



 

Le lavage

• Quand ?

– En arrivant à son poste de travail.

– Après avoir touché des aliments souillés.

– Après avoir réceptionné et décartonné les matières premières.

– Après vous être mouché ou après avoir éternué ou toussé.

– Après s’être touché les cheveux, le nez, le front…

– Avant toutes les opérations délicates : hachage, découpe, préparation de farce, de pâtes, assemblage de plats ou de desserts…

– À chaque changement de poste ou d’activité.

– Après avoir été aux toilettes.

– Avant et après manger. 

 

• Comment ?

– Retirer bagues, montre et tout autre bijoux puis remonter les manches jusqu’aux coudes.

– Bien mouiller les mains jusqu’aux avant-bras.

– Prendre une dose de savon bactéricide.

– Se frotter les mains jusqu’aux avant-bras pendant au moins 30 secondes : insister entre les doigts et utiliser une brosse à ongles.

– Rincer abondamment les parties savonnées.

– Sécher soigneusement les mains avec un essuie-mains à usage unique.

 

• Les équipements nécessaires

– Des lavabos à commande non manuelle (ouverture au genou, au coude ou infrarouge).

– Un distributeur de savon bactéricide (nettoyé et réapprovisionné régulièrement).

– Un distributeur d’essuie-mains à usage unique.

– Une poubelle à commande à pied ou à ouverture automatique.

 

• Le matériel, les produits

– Savon liquide doux, de préférence antibactérien, avec distributeur adapté.

– Brosse à ongles jetable ou régulièrement nettoyée et désinfectée.

– Les gels hydro-alcooliques : très pratiques pour se nettoyer et désinfecter les mains entre deux tâches peu salissantes, lorsque le point d’eau est un peu éloigné. Ils ne sont efficaces que sur des mains qui paraissent propres et ne sont qu’une solution d’appoint. Il faut se frotter également les mains pendant au moins 30 secondes pour une meilleure efficacité. Après quelques utilisations, ils peuvent laisser un film un peu collant sur la peau. Un lavage complet à l’eau s’impose alors.

 

Séchage : quels appareils utiliser ?

• Conseillés

– Il existe des distributeurs d’essuie-mains à usage automatique. Ils protègent le papier jusqu’à temps que le capteur soit activé.

– Les nouveaux appareils de séchage des mains à air pulsé et purifié sont plus efficaces et sèchent les mains en moins de 10 secondes. Les germes ne sont plus dispersés dans l’atmosphère.

 

• Déconseillés

– Les bandes de tissu à enroulage automatique ne sont pas conseillées car l’entretien et plus fastidieux et l’on se retrouve facilement à s’essuyer les mains sur un coin de tissu douteux.

– Les appareils de séchage à air chaud engendrent une dispersion des bactéries dans l’air et nécessitent un temps de séchage souvent long. D’où, fréquemment,  une fin d’essuyage des mains sur le tablier ou le pantalon, et une recontamination !

Source : Hygiène en fiche pratique : le lavage des mains

Congélation et décongélation : les règles à maîtriser

© GettyImages Congeler les produits dès l'achat ou la préparation, en respectant le mode d'emploi de la cellule de congélation (temps - température - chargement). Pour décongeler un produit il faut disposer d'une cellule de congélation, voire de surgélation (la descente en température sera plus rapide et le produit conservera mieux ses qualités organoleptiques).

France. Avec la crise que nous connaissons, le recours à la congélation peut être une solution pour stocker au mieux ses produits. Néanmoins, cette pratique nécessite de respecter un certain nombre d’obligations et de restrictions et de disposer d’un matériel adéquat. Ces conditions ont pour objet de garantir la salubrité des produits congelés. La décongélation, quant à elle, doit être réalisée avec prudence car dès qu’un aliment congelé entame le processus de décongélation, les micro-organismes en profitent pour se démultiplier rapidement.

Le processus de congélation stoppe la croissance microbienne mais virus et bactéries ne sont pas détruits. Seuls les parasites comme le tænia ou l’anisakis sont détruits par la congélation. Mis à part les légumes destinés à être consommés crus comme la salade, les endives etc. et les oeufs coquille, tous les aliments peuvent être congelés. Il faut seulement s’assurer d’avoir le matériel adéquat et bien respecter les bonnes pratiques d’hygiène. Dans un restaurant, il est cependant préférable que la congélation reste occasionnelle et soit réservée à des produits saisonniers, afin de mieux gérer les menus et les prix de revient.


Les bonnes pratiques de la congélation 

  • Le produit qui subit une congélation doit faire l’objet d’un protocole, selon la méthode HACCP, notamment pour fixer les durées de conservation.
  • La déclaration à la DDPP n’est pas obligatoire. La réglementation vous impose uniquement une déclaration d’activité en tant que restaurateur, à l’intérieure de laquelle vous indiquerez cette activité éventuelle.
  • Travailler dans des locaux et utiliser des équipements conçus et entretenus conformément aux règles d’hygiène, afin d’éviter toute contamination des produits traités.
  • Disposer d’une cellule de congélation, voire de surgélation (la descente en température sera plus rapide et le produit conservera mieux ses qualités organoleptiques).
  • Congeler les produits dès l’achat ou la préparation, en respectant le mode d’emploi de la cellule de congélation (temps – température – chargement).
  • La règle du “premier entré, premier sorti” est impérative.
  • Emballer les produits individuellement, avec une protection appropriée : sachet alimentaire de congélation ou bac plastique alimentaire, à usage unique.
  • Indiquer sur chaque emballage individuel la nature du produit et la date de congélation.
  • La congélation de produits pré-emballés destinés normalement à une conservation à froid positif est possible. Si vous les congelez, il faut ajouter un suremballage transparent avec date de congélation et date d’utilisation.
  • Les obligations de marquage : le restaurateur doit pouvoir présenter les factures d’achat correspondant aux produits congelés qu’il détient en stock (ou les bons de livraison pour les achats récents), et doit pouvoir présenter par type de produit congelé un enregistrement du couple temps/température appliqué.
  • Il est nécessaire  de congeler à – 20 °C pendant 24 heures pour les produits de la pêche consommés crus ou pratiquement crus, ou ceux qui subissent un fumage à froid et dont la  température interne ne dépasse pas 60 °C : Hareng,  maquereau,  sprat, saumon.

La décongélation

Dès qu’un aliment congelé entame le processus de décongélation, les micro-organismes en profitent pour se multiplier rapidement. La décongélation doit donc être faite avec prudence… et bon sens. Les modes de décongélation possibles sont cités dans le règlement (CE) n°852/2004.

Tous les produits animaux et les denrées alimentaires contenant des produits animaux doivent être décongelés :

  • soit au froid, entre 0 °C et la température maximale de conservation de l’aliment (entre 0 et 3 °C par exemple pour de la viande ou entre 0 et 2 °C pour du poisson) (vous retrouverez ces températures en cliquant ici). Communément, cette décongélation se fait dans une enceinte frigorifique dont la température est comprise entre 0 et 4 °C ;
  • soit par cuisson ou remise en température sans décongélation préalable, que ce soit au four, au micro-ondes, à l’eau bouillante etc.

D’autres méthodes peuvent être utilisées si une analyse des dangers validée à montré qu’elle offre le même niveau de sécurité pour le consommateur. Des crevettes pourront par-exemple être décongelées rapidement sous l’eau froide (sans les laisser tremper).

Une fois décongelées, les denrées devront être conservées au maximum trois jours après la sortie du congélateur. N’oubliez pas d’identifier et de dater les aliments.

Les produits décongelés ne peuvent être recongelés, sauf si, là encore, une analyse des dangers validée a montré que cela ne présente aucun risque pour le consommateur. Mais cela implique de faire analyser les produits pour éviter tout risque microbien.

Source : Congélation et décongélation : les règles à maîtriser

Quiz : testez vos connaissances en hygiène

Êtes-vous au point sur les normes d'hygiène en vigueur en restauration ?

FRANCE : Êtes-vous au point sur les normes d’hygiène en vigueur en restauration ? Voici dix affirmations, à vous de définir si elles sont vraies ou fausses.

  1. Je tiens un restaurant en bord de mer et je vais régulièrement à la pêche aux palourdes. Je peux les cuisiner dans mon restaurant.

FAUX Vous devez impérativement acheter vos fruits de mer auprès de professionnels agréés (ou bien être vous-même agréé si vous êtes conchyliculteur), afin d’assurer la traçabilité des produits et garantir leur qualité sanitaire.

  1. J’utilise uniquement des fruits et légumes frais, ce qui génère beaucoup d’épluchures. C’est dommage qu’il soit interdit d’en faire du compost.

FAUX Vous avez tout à fait le droit d’utiliser vos épluchures pour faire du compost, à condition que celui-ci n’entraîne pas de nuisances pour les clients ou convives et qu’il soit suffisamment éloigné de la cuisine pour éviter tout risque de contamination. Le composteur doit être bien entretenu.

 Tous les plats chauds que je sers dans mon restaurant doivent être à plus de 63 °C à cœur.

VRAI et FAUX : Si les plats sont maintenus au chaud avant et pendant le service, ou en cas de consommation différée (liaison chaude), la température à cœur du produit doit bien être supérieure ou égale à 63 °C, pour freiner la multiplication microbienne.

En revanche, les préparations cuites à la minute (viandes rouges grillées par exemple) peuvent être servies saignantes ou bleu, c’est-à-dire à une température bien inférieure à 63 °C. Il en sera de même pour les préparations réchauffées au micro-ondes et servies rapidement, ou encore les plats cuits à basse température servis dès la fin de la cuisson.

Remarque : il y a une exception pour la viande hachée servie aux jeunes enfants, qui doit être cuite à plus de 65 °C à cœur.

  1. Je réalise mes mayonnaises uniquement à partir d’ovoproduits. Je peux ainsi la conserver pendant une semaine au froid.

FAUX Les ovoproduits ne garantissent pas l’absence de germes pathogènes. Il y a un risque de contamination lors de la préparation ou de multiplication microbienne pendant les phases de conservation. L’œuf reste un produit fragile et la mayonnaise ne doit pas être conservée plus de 24 heures au froid.

  1. Lorsque les clients n’ont pas consommé le pain servi à table, je l’utilise pour faire de la chapelure ou du pain perdu. Cela est autorisé.

FAUX Tout ce qui revient de la salle du restaurant et a été présenté aux clients ou aux convives doit être jeté, sauf les produits secs préemballés (biscuits secs, sucre, dosettes de sel ou sauces…).

  1. Une salade mal lavée peut entrainer une toxoplasmose.

VRAI Le toxoplasme (Toxoplasma gondii) est un parasite potentiellement présent dans la viande crue ou peu cuite, ou sur les légumes et les fruits mal lavés. Chez les femmes enceintes ou les personnes immunodéprimées, il peut être responsable d’affections graves.

  1. Je réalise toutes mes préparations maison sauf les sorbets et les crèmes glacées. Du coup, je peux préciser en haut de ma carte ‘Tous nos plats sont faits maison’.

FAUX La mention ‘fait maison’ sous-entend que toutes les préparations sont élaborées à partir de produits bruts. Vos sorbets et glaces doivent donc être fabriqués sur place. Quelques exceptions sont tolérées comme le pain, les fonds de sauce, les fromages, les épices et condiments…

  1. Les œufs frais doivent impérativement être conservés entre 0 et 4 °C jusqu’à leur utilisation.

VRAI et FAUX En théorie, les œufs ne devraient pas être réfrigérés. En pratique, les variations de température détruisent le film protecteur naturel de l’œuf. L’important est donc de maintenir les œufs à une température constante. Si vous les achetez à température ambiante, vous pouvez les conserver hors du réfrigérateur ou de la chambre froide. Par-contre, si vous les achetez au froid (ou si vous êtes livrés par un camion réfrigéré) vous devez conserver les œufs entre 0 et 4 °C jusqu’à leur utilisation, sans dépasser la date de consommation recommandée.

  1. Si je dois réchauffer un plat, il doit l’être en moins d’une heure.

VRAI Cette règle s’applique obligatoirement en restauration collective mais peut être étendue à la restauration commerciale pour limiter les risques.

Lorsque l’on refroidit un plat, la température à cœur doit descendre à moins de 10 °C en moins de 2 heures. Ces deux heures correspondent au temps d’adaptation des bactéries au milieu. Elle se développent peu pendant cette période. Par-contre, lorsque l’on réchauffe un plat, les bactéries n’ont plus besoin de cette phase d’adaptation car elles connaissent le produit et vont commencer à se multiplier rapidement. Il est donc conseillé d’atteindre une température à cœur supérieure à plus de 63 °C en moins d’une heure. Cela sera d’autant plus vrai en restauration collective, lorsque les plats peuvent rester en attente au chaud pendant plusieurs heures. En restauration commerciale, le réchauffage peut être fait au micro-ondes en moins de 5 minutes pour des portions plus petites, ce qui limite les risques.

À noter qu’une préparation ne peut être réchauffée qu’une seule fois, au risque de favoriser la multiplication de germes pathogènes.

  1. Les steaks végétaux présentent moins de risques sur le plan sanitaire que les steaks hachés de bœuf.

VRAI Les produits animaux sont de très bons milieux de culture pour les micro-organismes, et en particulier la viande hachée car elle subit plus de manipulations et présente une surface propice au développement microbien plus importante. Les steaks végétaux sont également le résultat de nombreuses transformations et manipulations mais ils sont à base de produits cuits, moins riches en eau que la viande et souvent additionnés de sel qui aide à leur conservation. Ils sont donc moins fragiles que la viande hachée de bœuf.

Source : Quiz : testez vos connaissances en hygiène

L’entretien des locaux

Un restaurant est un lieu où les règles d’hygiène ne doivent rien laisser au hasard. Il est impératif de nettoyer et désinfecter de façon scrupuleuse et régulière les locaux et équipements. Conseils pratiques.

Dans un restaurant, pour garantir une hygiène irréprochable, la mise en place d’un poste de lavage et de désinfection est fortement recommandée. Il peut exister des locaux ne disposant pas de siphon de sol. Dans ce cas, il est possible d’envisager le nettoyage du sol avec un aspirateur eau et poussière.

Après chaque usage, vous devez laver :

– le matériel et les ustensiles ;

– la batterie et les robots ;

– les planches à découper ;

– les plans de travail (même les dessus de meuble de cuisson).

À chaque service, vous devez nettoyer et désinfecter :

– le piano, y compris les côtés et le mur du fond s’il est adossé ;

– la plonge, y compris les étagères hautes et basses. Rangez dans des endroits fermés (dans des placards muraux en hauteur avec portes coulissantes, par exemple) le maximum d’éléments : ustensiles, épices, bouteilles… ;

– les sols, surtout sous les meubles, les siphons ou caniveaux ;

– les poubelles (il existe des sacs poubelle même pour les conteneurs) ;

– les vestiaires et sanitaires (rangez les vêtements dans les placards et le linge sale dans une corbeille fermée) ;

– la salle (évitez les décorations poussiéreuses), en veillant à ne disposer les couverts qu’après lavage du sol.

Vous devez aussi vérifier tous les jours la propreté des poubelles de voirie et des réserves (y compris le local des bouteilles vides).

Une fois par semaine, vous devez nettoyer :

– les chambres froides et réfrigérateurs ;

– les filtres et la hotte ;

– les rayonnages ;

– les murs (qui doivent êtres lisses et lessivables).

À noter

  • L’entretien des sols est plus facile si aucun matériel ne les encombre : utilisez au maximum des chariots ou des socles à roulettes.
  • L’entretien du matériel de nettoyage est indispensable : éponges, lavettes, tampons verts, écouvillons, brosses, fauberts, raclettes, serpillières, balais… Ceux-ci seront rangés dans un placard spécial fermé à clé avec les produits d’entretien. Notez que certains de ces accessoires peuvent passer au lave-vaisselle en fin de service.
  • Une bonne hygiène nécessite également de remplacer et de restaurer le matériel cassé ou dégradé (claies rouillées, plats cabossés, assiettes ébréchées, carrelage cassé, peinture écaillée, etc.).
  • Respectez les concentrations indiquées sur les modes d’emploi des produits.
  • Vérifiez l’homologation des produits d’entretien et de nettoyage.
Source : L’entretien des locaux

Formation L’hygiène en cuisine, le 14 novembre 2019

FORMATION L'hygiène en cuisine, le 14 novembre 2019

Le manque d’hygiène en cuisine est l’une des premières causes d’intoxication alimentaire. Il est donc fondamental que l’une des qualités premières d’un vrai professionnel de cuisine soit de bien maîtriser la qualité sanitaire de ses produits et de ne prendre aucun risque avec la santé de ses clients. De plus, dans une mondialisation allant de plus en plus vite, il est  fondamental de suivre l’évolution des normes d’hygiènes gagnant en exigence.

Le respect des protocoles et des normes est important. Du contrôle de la qualité des produits au dressage dans l’assiette du client, chaque étape peut comporter des risques. Les connaitre vous permettra de mieux les appréhender.

Vous cherchez des solutions pour améliorer les processus d'hygiène de votre établissement?
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Originally posted 2019-10-22 10:32:10.

Les règles pour une bonne décongélation

La décongélation provoque une remontée en température et une augmentation de l’humidité du produit. Cela favorise la multiplication des germes déjà présents. Il convient donc de procéder à la technique de la décongélation que si c’est nécessaire et de le faire rapidement. Il ne faut jamais recongeler en l’état un produit décongelé.

Les denrées surgelées sont très utilisées en restauration commerciale et collective et leur mise en oeuvre doit répondre à des règles précises pour préserver leur qualité bactériologique. En effet, une décongélation mal maîtrisée présente des risques importants, en particulier en raison de la perte d’exsudats provoquée par la remontée en température qui facilite la croissance microbienne.

► Les risques liés à la décongélation

  • La multiplication

La décongélation provoque une remontée en température et une augmentation de l’humidité du produit qui favorisent la prolifération des germes présents initialement.

La décongélation par immersion dans un bain d’eau chaude, du fait du tiédissement progressif de l’eau au contact du produit froid et de la durée relativement longue qu’exige alors la décongélation, est propice au développement des germes.

À retenir : un produit décongelé est un produit déstabilisé susceptible de s’altérer rapidement.

  • La contamination

Lors de la décongélation, le produit risque la contamination par le milieu environnant.

La décongélation s’accompagne le plus souvent d’une exsudation. L’exsudat des viandes et des produits de la mer constitue un excellent milieu de culture et peut être contaminant pour le produit lui-même (s’il baigne dedans), pour les autres produits ou pour le matériel (s’il s’égoutte dans la chambre froide par exemple…).

► Comment éviter les risques

  • Décongeler rapidement : simultanément à la cuisson ou laisser décongeler dans une enceinte réfrigérée (< 4 °C). Proscrire la décongélation par immersion dans un bain d’eau chaude ainsi qu’à température ambiante.
  • Éviter la stagnation d’exsudat autour du produit et qu’il ne contamine d’autres produits. Placer, par exemple, les produits sur une grille et recueillir l’exsudat dans un récipient. Éliminer l’exsudat après décongélation.
  • Décongeler les produits à l’abri des souillures (film…).
  • Protéger les produits environnants(boîte, film…).
  • Ne décongeler que la quantité nécessaire, adapter la taille des portions aux besoins.
  • Maintenir au froid positif dans l’attente d’une utilisation rapide après décongélation : dans les 2 à 3 jours, pour les produits achetés surgelés, et ne jamais recongeler en l’état un produit décongelé.
  • Nettoyer et désinfecter périodiquement le matériel.
Source : Les règles pour une bonne décongélation

Hygiène, la lutte contre les nuisibles

Rats, souris, insectes volants ou rampants, petits oiseaux comme les moineaux… ces nuisibles ou espèces animales susceptibles d’occasionner des dégâts, peuvent contaminer facilement les locaux, le matériel, les matières premières et les préparations, attirés par la nourriture. Des méthodes adéquates comme le contrôle des matières premières dès réception, un aménagement des locaux spécifiques…, doivent donc être mise en oeuvre pour lutter contre leur présence.

Les petits rongeurs et insectes peuvent être porteurs de germes (coliformes, salmonelles…) et par le biais de leurs déjections ou de leurs œufs (mouches, cafards…), ils les déposent sur les plans de travail, la vaisselle ou les aliments. Ils se faufilent partout et affectionnent particulièrement les lieux de stockage alimentaire, les lieux un peu chauds et humides, les zones de stockage de déchets. Souvent discrets le jour, ils s’activent la nuit et peuvent aussi entrainer des dégâts matériels.

Les nuisibles seront cependant moins attirés si les locaux sont propres, nettoyés et désinfectés régulièrement, et si les aliments sont bien rangés, à l’abri. Les locaux pour les déchets doivent être si possible clos et les containers bien fermés.

Le plan de lutte

• La conception et l’aménagement des locaux doivent être pensés de manière à éviter les contaminations :
– moustiquaires propres sur les fenêtres qui s’ouvrent,
– grillages sur les bouches d’aération,
– lampes anti-insectes près des ouvertures,
– dispositif raticide bien défini et cadré.
Ces différents procédés seront localisés sur un plan légendé de la cuisine et des locaux.

• Les matières premières seront contrôlées à réception pour éviter la présence de nuisibles (moucherons dans les fruits par exemple).

• Les portes et accès doivent être fermés pendant les phases de production.

• Si vous constatez la présence ou des traces de passage de rongeurs, vous devez mettre en place un plan de lutte et traiter les locaux. Qu’il soit chimique, physique ou biologique, le traitement ne doit en aucun cas être en contact avec les denrées alimentaires et ne doit pas les contaminer.

• Contre les insectes, les lampes à dispositif fluorescent sont efficaces mais peuvent également être source de contamination si elles sont placées dans des zones propres. Elles doivent être entretenues très régulièrement. Les autres méthodes (plaques et cassettes insecticides) sont moins efficaces et ne doivent surtout pas être suspendues au-dessus des plans de travail ou au-dessus de denrées nues.

• Si l’infestation est importante (cafards par exemple), une pulvérisation complète des locaux peut être envisagée, voire répétée plusieurs fois si nécessaire. Pensez alors à protéger tout le matériel et les ustensiles puis à bien les nettoyer avant utilisation.

Certains insectes deviennent résistants à certaines catégories d’insecticides. Il est donc judicieux d’alterner les traitements.

 

Les produits biocides : attention, danger !

• Contre les rongeurs, les appâts et pièges sont efficaces s’ils sont judicieusement placés : zones de stockage à température ambiante, couloirs d’accès, faux- plafonds, extérieurs du bâtiment… Des ultrasons peuvent être utilisés mais les rongeurs s’adaptent et ce procédé devient assez rapidement inefficace. Évitez de poser les pièges dans les zones de préparation, de conservation avant le service, ou de distribution.

• L’application de produits antiparasitaires, même sous forme d’aérosols, est interdite en présence de denrées alimentaires, même si elles sont protégées. Poudres et granulés sont volatils et peuvent retomber sur les plans de travail, la vaisselle, les denrées… Les pièges protégés sont donc la meilleure solution.

• Les produits biocides doivent être bien identifiés, utilisés correctement selon la fiche technique et stockés à l’écart des denrées alimentaires. Gardez les éléments de traçabilité de tous les produits utilisés, ainsi que les enregistrements des résultats des contrôles : fréquence, nature et actions correctives si nécessaire.

Les entreprises spécialisées

En faisant appel à un prestataire de service spécialisé en lutte contre les nuisibles (qui a obligatoirement le certificat Certibiocide), vous limitez les risques lors des manipulations des produits raticides ou insecticides. Les contrats de désinsectisation et dératisation doivent alors rester à la disposition des services de contrôle ainsi que les fiches d’intervention et les fiches de non-conformités. Ces entreprises peuvent également réaliser un audit puis vous conseiller dans la mise en place de votre plan de lutte contre les nuisibles.

Bien évidemment, la présence d’animaux domestiques est également interdite en cuisine car nos amis chiens et chats sont également porteurs de germes… et de poils ! Dans l’assiette du client, cela peut vite avoir un impact négatif sur votre renommée

Source : La lutte contre les nuisibles