Influenceurs : phénomène de mode ou vrai métier ?

Depuis quelques années, les influenceurs prennent de plus en plus de place dans le marché du tourisme. Que ce soit côté influenceur, voyagiste ou voyageur, quels sont les réels impacts de la pratique du marketing d’influence sur le tourisme ? Qui en profite et comment ? Enquête sur un nouveau métier d’avenir (ou pas).

Côté influenceurs

Le boulot d’influenceur fait rêver : on voyage, on poste, on influence et on est sponsorisé par une marque ou un acteur du tourisme… Ca paraît simple mais sachez que ce ne sont pas des vacances malgré le côté “hyper cool” de la “job description” : il faut travailler sur son contenu, la qualité de ses photos, agrandir sa communauté de followers etc. Sachez aussi que rares sont ceux qui percent et vivent de leur influence. On appelle ces derniers des major-influenceurs, un titre dont ils héritent à partir de 100 000 followers. En France, ils ne seraient qu’une dizaine. Les autres entrent dans la catégorie des micro-influenceurs – à partir de 10 000 followers – et se contentent pour la plupart de partenariats qui leur permettent au mieux de financer des voyages. Comment faire pour passer dans la catégorie “major” ? D’après Bruno Maltor, célèbre blogueur-influenceur de 27 ans – 2 millions de visiteurs uniques sur son blog Votre Tour du Monde et une communauté de 350 000 followers -, l’identité est capitale. Il faut la construire et la cultiver. Il est aussi nécessaire d’être libre par rapport à son contenu et d’établir une relation de confiance avec ses partenaires. Le rapport avec sa communauté de followers est aussi très importante. Bruno Maltor n’hésite pas à dire qu’ “il vit et interagit” avec la sienne. Vision et expériences personnelles du voyage, telles sont les clés de la réussite d’un influenceur. A vous de trouver votre recette magique pour attirer des followers et les fidéliser et bien sûr développer des collaborations fructueuses.

Côté influencés

Finalement, quand on y réfléchit, les influenceurs ont toujours existé… Depuis des siècles, des écrivains, des personnalités politiques, des stars de cinéma, des sportifs de haut niveau, des artistes du show business ont mis des destinations à la mode, mais aussi des coupes de cheveux, des types de vêtements et autres accessoires… Avec l’avènement des réseaux sociaux, chacun peut faire sa star de cinéma, avoir un compte instagram, une chaîne youtube etc… et se lancer dans le marketing de l’influence. Et ça marche puisque d’après une étude de l’entreprise d’études marketing Harris Interactive réalisée en 2018, 80% des Français déclarent avoir une idée de ce qu’est un influenceur et  50% des 18-24 ans certifient suivre au moins l’un d’eux sur les réseaux sociaux. D’autre part, tandis que 79% des  Français voient en eux des partenaires des marques, engagés dans des démarches de promotion, 41% des plus jeunes les considèrent plus comme des experts qui savent rester indépendants dans leurs conseils. Enfin un tiers des Français avouent avoir déjà été influencés dans leur comportement par un blogueur-influenceur. On comprend pourquoi les marques et les voyagistes ont vite saisi la manne…

Côté marques et voyagistes

La philanthropie n’est pas le but premier but d’une entreprise. Concrètement, que leur apporte donc un accoquinement avec un influenceur. D’abord une autre forme de publicité. Toujours selon la même étude de Harris Interactive, 41% des Français estiment que la communication d’influence est plus efficace que la publicité traditionnelle. De plus, recourir à des influenceurs permet de cibler le type de public que l’on veut toucher. Bien sûr, les acteurs du tourisme cherchent à collaborer avec des influenceurs pour vendre mais ils cherchent aussi à valoriser et à développer leur image de marque grâce à des contenus plus personnels, naturels et inspirants. Du coup, les conséquences se font sentir auprès des medias traditionnels : tandis que les voyages de presse se réduisent comme peau de chagrin, les influenceurs courent par monts et par vaux sur la planète… Les journalistes spécialisés dans le tourisme et le voyage sont-ils menacés pour autant ? Probablement pas car il s’agit de deux métiers totalement différents qui peuvent tout à fait coexister. Les premiers ont une règle : la liberté d’expression. Les seconds font partie d’un écosystème géré et contrôlé par les marques. Restent aux acteurs du tourisme à ne pas faire la confusion et ménager la chèvre et le chou en terme de budgets !

Nébuleuse économique

Il est encore difficile aujourd’hui de connaître le retour sur investissement des marques et des voyagistes qui se sont lancés dans des partenariats avec des influenceurs. Difficile de savoir aussi combien ces derniers touchent : les major-influenceurs sont très discrets sur leur chiffre d’affaire. Une chose est sûre, le nombre d’influenceurs augmente. Mais parmi eux, on voit aussi apparaître une vague de roublards qui ne cherchent qu’à se faire financer des voyages gratuits. Du coup, les acteurs du tourisme sont de plus en plus attentifs et réalisent un vrai travail en amont avant de s’engager. Autre tendance : une certaine lassitude des internautes devant des photos répétitives, filtrées façon selfie et redondantes – moi devant le Taj Mahal, le Mont-Saint-Michel, le London Eye, en combinaison de plongée etc etc -. Du coup, un nouveau genre d’influenceurs commence à avoir la côte : celle des nano-influenceurs dont les contenus sont de qualité et plus ciblés.  A suivre…

Source : Influenceurs : phénomène de mode ou vrai métier ?

Aire protégée de Loky Manambato : La biodiversité du Nord-Est se découvre

La région SAVA, dans le Nord-est de Madagascar recèle une incroyable biodiversité, mais elle reste cependant méconnue. A l’instar de celle nichée dans l’Aire Protégée de Loky Manambato, où le taux d’endémisme atteint les 84%. Découverte…

Loky Manambato, on recense 1 273 espèces végétales, 74 espèces de reptiles et au moins 11 espèces de lémuriens, dont le fameux lémurien à couronne dorée propithèque (Propithecus tattersalli), une espèce rare et endémique à la Grande île.

En visitant ce parc d’une superficie de plus de 70 000 hectares, vous plongez dans une nature préservée, au contact de la population locale. L’ensemble de la zone est gérée par l’Association Fanamby. Pour accompagner les touristes dans le parc, elle propose des guides touristiques ainsi que 5 tentes aménagées avec sanitaires privés, pour passer la nuit sur place.  L’Aire Protégée de Loky Manambato est accessible depuis Daraina, à 53 km de Vohémar.

Source : Aire protégée de Loky Manambato : La biodiversité du Nord-Est se découvre

Destination Madagascar : satisfécit des exposants à l’ITB à Berlin

Madagascar a été représenté au 53 ème ITB à Berlin qui s’est terminé ce dimanche 10 mars.  Il s’agit d’un évènement mondial incontournable dans le secteur du tourisme.

Sous l’égide de l’Office National du Tourisme de Madagascar, le « trio » tours opérateurs, industries hôtelières et compagnies aériennes a mis en exergue la destination Madagascar dans un environnement concurrentiel pour attirer une clientèle croissante et de plus en plus exigeante.

Air Madagascar et Air Austral, Alexandra Travel, Aloes Travel Tours, Authentic Madagascar Tours, Exelans Tourism, Gassy Tour, Voyage Bourdon, Island Continental Tours, Madagascar Land of Wonders, Silverwings Travel and Tours, l’hôtel le Louvre, Malagasya Travel ont consacré ces cinq jours pour se tailler une part de marché dans cette  grande foire réunissant plus de 180 pays, 10 000 exposants pour 160 000 visiteurs dont 110 000 professionnels.

S’ajoute à cet aspect « classique », la promotion du tourisme culturel malagasy a été initiée cette année grâce à la participation du Musée Raketamanga.

De même, le tourisme solidaire et responsable, suivant la tendance en vogue n’a pas été en reste grâce au soutien de la GIZ Antananarivo en faveur de  l’Association Nationale du Tourisme solidaire et responsable. Madagascar National Parks accompagne également l’initiative. Des membres de l’Association « Antso Re » (littéralement « appel entendu ») et d’autres parties prenantes, ont tenu des stands, à savoir Mator, Kijana Tours, Mahay Expedition, Miora Rapatsalahy,  Moratravel, Tour Malin Madagascar.

Tendance au tourisme responsable

La tendance actuelle du marché du tourisme s’apparente de plus en plus au tourisme responsable, soucieux de l’environnement, impliquant tous les villageois dans le développement de leur région. Ainsi de plus en plus de tours opérateurs malagasy proposent des circuits personnalisés où les touristes s’immergent dans la vie quotidienne des villageois engendrant des revenus supplémentaires à la population locale. La notion de valeur humaine est mise en valeur.

Des panels de discussion ont été également au programme de cet évènement. Les sujets ont abordé le tourisme de luxe dans les pays les plus froids du monde, le développement des bateaux de croisière écologiques, la gestion des déchets dans les pays émergents, le tourisme médical, le développement du tourisme numérique. Cette année, la Malaisie a été le pays partenaire du salon.

En ce qui concerne Madagascar, le défi d’atteindre 500 000 touristes à l’horizon 2023 doit être accompagné par des mesures concrètes en termes d’infrastructures routières, hôtelières, énergétiques, sécurité, de formation et de nouvelles technologies de communication.

Pour ce faire, des road-shows, des voyages de presse thématiques, une présence régulière aux salons internationaux et une bonne coordination de toutes les entités concernées du secteur (transport, hébergement, circuits…) pour l’organisation de l’édition 2020 permettraient d’avoir une meilleure visibilité de la Destination Madagascar. A noter que la Foire internationale du tourisme (ITM) se tiendra du 13 au 16 juin 2019 à Antananarivo.

Source :Destination Madagascar : satisfécit des exposants à l’ITB à Berlin

Tourisme responsable, l’éveil des consciences

Tourisme responsable, l’éveil des consciences

C’est une réalité : le tourisme responsable a dépassé l’effet de mode pour devenir un secteur structuré et construit autour d’exigences croissantes.

Longtemps considéré comme une niche, le tourisme responsable se développe de plus en plus, séduisant les voyageurs qui s’inquiètent de leur empreinte écologique, souhaitent avoir plus de contacts avec la population locale et veulent contribuer au développement de l’économie du pays qu’ils visitent. En France, le secteur se construit autour de deux grands labels, ceux de l’ATES et d’ATR, mais aussi d’acteurs qui revendiquent leur indépendance, comme l’association VVE. Tous s’efforcent, avec des exigences et des engagements plus ou moins stricts, de prendre en compte les impacts économiques, sociaux et environnementaux du voyage.

 

Alors que 2017 avait été proclamée Année internationale du tourisme durable pour le développement par les Nations unies, les touristes semblent être de plus en plus sensibles à l’impact de leurs voyages. Ainsi, dans un sondage publié en janvier 2018 par le comparateur de vols et de voyages Easyvoyage, 66 % des internautes interrogés disent considérer le tourisme responsable comme indispensable. “On assiste enfin à l’éveil des consciences ! Car si le tourisme a pour vocation d’ouvrir les esprits, de rendre intelligent en contribuant notamment au rapprochement des peuples et des cultures, son développement a aussi des conséquences néfastes”, a souligné Jean-Pierre Nadir, fondateur d’Easyvoyage, en commentant les résultats du sondage. Selon lui, “le tourisme dit durable ne doit pas être un marché de niche ou une simple tendance”.

“Les gens sont très sensibilisés dans leur quotidien à toutes les actions en termes de développement durable et se posent donc assez naturellement la question pour leurs vacances”, observe de son côté Caroline Mignon, directrice de l’Association pour le tourisme équitable et solidaire (ATES). “On est au-delà de l’effet de mode, assure-t-elle. C’est un secteur qui se construit.” Mais comment le voyageur peut-il s’y retrouver, surtout quand une foule de termes différents sont utilisés ? Le plus simple est de se référer à la pyramide établie par le chercheur Bernard Schéou dans son livre ‘Du tourisme durable au tourisme équitable. Quelle éthique pour le tourisme de demain ?’ (De Boeck, 2009).

À la base de cette pyramide, on trouve le tourisme durable, qui est défini par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) comme “un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil”. Ensuite, plus on monte dans la pyramide, plus le degré d’exigence éthique est élevé, mais moins les engagements sont diffusés largement dans le secteur. On trouve ainsi successivement le tourisme responsable, le tourisme social, le tourisme solidaire et enfin, tout en haut de la pyramide, le tourisme équitable.

Deux grands labels

C’est dans cette dernière catégorie que se classe l’ATES, qui regroupe 32 membres dont 18 voyagistes soucieux “de porter un tourisme plus respectueux des hommes et contribuant au développement équilibré des territoires visités”, indique Caroline Mignon. Pour être membre de l’ATES, un voyagiste doit forcément être une structure de l’économie sociale et solidaire, avoir uniquement une offre de tourisme équitable et solidaire, et respecter six critères obligatoires, dont par exemple une rémunération juste et concertée pour chaque personne impliquée dans l’accueil des voyageurs et le financement de projets locaux. “Dans les quatre mois suivant l’adhésion, le voyagiste est évalué sur 54 critères, dont 28 sont prioritaires, pour pouvoir se réclamer du label garanti tourisme équitable et solidaire”, détaille la directrice de l’ATES.

L’autre grand label du secteur en France est celui d’Agir pour un tourisme responsable (ATR), association originellement fondée par des agences de tourisme d’aventure mais dont l’objectif est aujourd’hui de “fédérer un maximum d’entreprises du voyage”, explique son directeur Julien Buot. “Contrairement à ceux de l’ATES, nos membres sont des entreprises à but lucratif mais nous souhaitons aussi être responsables. Pour être durable, le tourisme doit se préoccuper des conséquences qu’il peut avoir sur sa ‘matière première’. Sinon, le modèle économique lui-même sera remis en question”, estime Julien Buot. En clair, le secteur du tourisme, première industrie mondiale pesant 10 % du PIB de la planète, n’a aucun intérêt à scier la branche sur laquelle il est assis. Pour Julien Buot, “l’enjeu est vraiment de sortir de la niche”.

Compensation carbone

Dans cette perspective, ATR a rénové en 2015 le contenu du référentiel de son label qu’il délivre après un audit réalisé par l’organisme de certification Écocert. Seize critères sont obligatoires, dont informer le client sur les bonnes pratiques à adopter au niveau des destinations fragiles, échanger avec les prestataires sur les bonnes pratiques sociales et environnementales qu’ils pourraient adopter au niveau de leur structure, ou encore évaluer l’empreinte carbone de l’entreprise. “Le label est un outil pour animer une démarche de progrès”, souligne Julien Buot. Sur les 31 membres d’ATR, 21 sont labellisés (dont Atalante, les circuits “Découverte” du Club Med ou encore Voyageurs du Monde) ou en cours de labélisation.

“Le label est un outil pour animer une démarche de progrès”

“La labellisation ATR est une bonne chose mais elle a un côté minimum puisque c’est une norme qui doit être acceptée par l’ensemble des membres”, observe Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du Monde. Ce spécialiste du voyage sur mesure a décidé d’aller plus loin en compensant, depuis le 1er janvier 2018, 100 % des émissions de CO2 générées par les transports aériens et terrestres de chacun de ses voyages, par des plantations. Une mesure qui représente un coût annuel de 1,5 million d’euros. “Le réchauffement climatique est une affaire très grave. Selon certains scientifiques, nous ne devrions même plus voyager en avion. Mais le voyage a une utilité sociale ainsi qu’une fonction économique majeure, souligne Jean-François Rial. Grâce à nos systèmes de compensation, nos voyages ont un impact carbone neutre.” Pour que la compensation fonctionne, “les plantations de forêts doivent être additionnelles, c’est-à-dire qu’il faut prouver qu’elles n’auraient pas eu lieu si nous ne les avions pas financées, et pérennes dans le temps”, détaille le PDG de Voyageurs du Monde.

Artisans du voyage

D’autres acteurs du secteur œuvrant aussi pour un tourisme responsable se tiennent à distance des labels, pour des raisons diverses. “Je ne suis pas convaincu qu’il faille toujours tout labelliser”, estime ainsi Pierre Le Roux, qui, après sept ans chez Alter Eco, a fondé Yumanlink. Cet organisme conçoit des voyages hors des couloirs touristiques à la rencontre de petits producteurs du commerce équitable en Inde, au Pérou, en Ethiopie et en Afrique du Sud. “Yumanlink s’inscrit totalement dans le voyage durable. Nous construisons les voyages avec les communautés sur place, qui ont toutes comme point commun d’être situées dans des endroits très reculés, et nous veillons à ce qu’ils soient respectueux des équilibres économiques, sociaux et environnementaux”, explique Pierre Le Roux.

“L’association Voyageurs et voyagistes écoresponsables (VVE) défend elle aussi une vision artisanale du voyage”

L’association Voyageurs et voyagistes écoresponsables (VVE), qui regroupe une vingtaine d’agences de voyages et plus de 5 000 voyageurs, défend elle aussi une vision artisanale du voyage. “Dans le réseau VVE, nous sommes tous des artisans”, explique Jean-Pierre Lamic, le directeur de cette association qui va organiser le premier Salon international de l’écotourisme, du voyage solidaire et participatif les 1er et 2 décembre prochains à Grenoble. Aux termes de “tourisme durable” ou “tourisme responsable”, Jean-Pierre Lamic préfère celui d’écotourisme. “Éco vient du grec ‘oikos’ qui veut dire maison. L’écotourisme est donc un tourisme qui respecte notre maison, c’est-à-dire la planète et ses habitants.”

Madagascar : Les guides locaux incités à se formaliser

Professionnalisme. C’est dans cet ordre qu’a été célébrée la journée internationale des guides touris­tiques. « Depuis presque deux ans, près de mille sept cents cartes professionnelles et badges de toutes catégories, dans seize régions de Mada­gascar, ont été délivrés aux guides touristiques ayant rempli les critères pour exercer le métier. Des efforts ont été faits et beaucoup restent encore à déployer, tels que inciter la gent féminine à s’intégrer dans le métier, car jusqu’à présent, elle ne représente que 15% des professionnelles », souligne Esméralda Marie Fiaty, chef du service agrément des guides.

Le tourisme est identifié comme, crucial pour la conservation de la biodiversité et la viabilité de l’identité socioculturelle d’une région. Ainsi les guides touristiques ont un grand rôle à jouer pour mieux promouvoir le développement du secteur. Les personnes qui n’ont pas suivi de formation en tourisme, mais qui ont déjà exercé le métier depuis des années peuvent régulariser leur situation auprès du Département en charge du Tourisme.

Source : Madagascar : Les guides locaux incités à se formaliser

Madagascar : Jöel Randriamandranto, zéro corruption dans le ministère du Tourisme

« Nous sommes tous soumis à un contrat-programme.  Il y a des objectifs à atteindre dans le cadre de la mise en œuvre du programme IEM prôné par le Président de la République, Andry Rajoelina ».

Le nouveau ministre du Tourisme, des Transports et de la Météorologie, Joël Randriamandranto, l’a évoqué lors d’une passation de service avec son prédécesseur hier à Tsimbazaza. Parmi lesquels, il a annoncé notamment l’application d’une zéro corruption au sein de son département.

Diversification de l’offre. Pour ce faire, « nous allons améliorer la bonne gouvernance tout en instaurant la transparence pour que les usagers sachent le coût de chaque service public offert. En outre, de nombreux projets seront réalisés en vue de conrétiser les promesses présidentielles. Il s’agit de la diversification de l’offre touristique tout en améliorant ce que nous avons déjà promu. On peut citer, entre autres, le tourisme de découverte et de nature. Le développement du partenriat avec le secteur privé afin d’améliorer les infrastructures d’accueil et la qualité des services ainsi que la mise en place de la sécurité au niveau des sites touristiques, ne sont pas en reste », a-t-il poursuivi.

Levier de développement. Par ailleurs, un attrait des investisseurs nationaux et étrangers dans le secteur s’avère prioritaire. Le but est d’installer des hôtels Club ou des hôtels de luxe, sans oublier le développement des activités sportives comme le kitesurf et le golf pour attirer les touristes à venir à Madagascar. En effet, « le developpement du tourisme constitue un levier de développement de l’économie nationale, pour ne citer que la création des emplois et les retombées économiques directes pour la population locale », a conclu le ministre de tutelle.

Source : Jöel Randriamandranto : Zéro corruption dans le ministère du Tourisme

La certification Green Globe, à Madagascar et dans les Iles Vanille

Photo de couverture : Hôtel Akoya – La Réunion

La première certification au monde, dédiée au développement durable du tourisme

Green Globe est un SYSTÈME DE MANAGEMENT du développement durable conçu spécialement pour l’hôtellerie, le tourisme et les loisirs. 

C’est-à dire un ensemble de solutions et d’outils pour vous accompagner dans votre démarche de développement durable et certifier votre performance environnementale et sociétale.

Créé en 1993 suite au Sommet de la Terre à Rio en 1992 et à la création des “Agendas 21”, Green Globe est aujourd’hui membre affilié de l’Organisation Mondiale du Tourisme et représente plus de 500 membres certifiés dans 83 pays.

Green Globe est à la portée de TOUTE ACTIVITÉ TOURISTIQUE  grâce à ses référentiels spécifiques : hébergements, parcs d’attraction, resorts touristiques, centres de congrès, spas, voyagistes, et administrations institutionnelles du tourisme…

Les avantages de la certification Green Globe

  • Système complet de management : économique & social - sociétal - environnemental
  • Démarche d’amélioration continue et révision périodique des critères
  • Certification après audit par un tiers indépendant (Phillipe-Jean est d'ailleurs auditeur certifié!)
  • Processus de certification rationalisé –efficace en termes de coût et de temps
  • Réduction des charges (consommation d'énergies, déchets) et des risques (juridiques, sociaux…)
  • Réputation & crédibilité mondiale, marketing international
  • Outil de communication : vous crédibilisez et valorisez vos efforts auprès de vos clients et de vos partenaires (tourisme de loisirs et d'affaires).
  • Fidélisation des cibles de clientèles, notamment la clientèle “green minded”
  • Favorise l’accroissement du capital immatériel de l’entreprise, sa valeur extra-financière
  • Outil de management en interne, d’animation et de fidélisation des employés.

Etre certifié Green Globe à Madagascar, et dans les Iles Vanille, certains l'ont déjà fait!

Vous aussi, engagez-vous dans une démarche de développement durable

PREMIÈRE ÉTAPE

  • Diagnostic
  • Définition d'un plan d'action
  • Formation
  • Montage dossier de candidature

SECONDE ÉTAPE

  • Audit de certification

Indépendance garantie entre l’accompagnement et l’audit.

Madagascar Hôtel Consultant est membre du réseau d’experts internationaux, François Tourisme Consultants, leader international en matière de conseil et de formation pour l’hôtellerie et le tourisme dans le domaine de l’environnement et du développement durable, ET PARTENAIRE PRIVILÉGIÉ DE GREEN GLOBE depuis de nombreuses années.

C’est riche de cette expertise que nous nous engagerons à vos côtés pour certifier vos performances environnementales et sociétales.

Contactez-nous

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+261 33 68 481 14

Madagascar : les régions se mobilisent pour l’accueil des touristes chinois.

Suite au voyage de la délégation malgache conduite par Monsieur Jean Brunelle RAZAFINTSIANDRAOFA – Ministre du Tourisme à la 1ère édition de l’Exposition Internationale d’Importation de la Chine (CIIE) qui s’est tenue à Shanghai du 05 au 10 novembre 2018 dernier afin de promouvoir la destination Madagascar, les régions se mobilisent.

Rappelons que le Gouvernement Chinois s’est engagé à doubler le nombre de touristes Chinois arrivant à Madagascar pour cette année 2019. De ce fait, Sainte Marie et Nosy Be se preparent à accueillir ces touristes car ils font partie de leurs destinations.

Sainte Marie se mobilise

La Délégation du Tourisme de Nosy Boraha a organisé une réunion d’information le vendredi 11 janvier 2019 à l’hôtel VANIVOLA – Sainte Marie. Plusieurs autorités et opérateurs locaux ont participé à cette réunion tels que le Préfet de Police, le Député de Madagascar élu à Sainte Marie, le Maire de la Commune Urbaine, les Chefs de services publics et militaires, les opérateurs touristiques et économiques, les prestataires de services, les guides touristiques et les associations œuvrant dans le domaine du tourisme à Sainte Marie.

Divers points ont été expliqués par Madame KOTOSON Louise Miranda, Déléguée du Tourisme de Nosy Boraha comme : l’évolution des arrivées des touristes chinois à Madagascar et à Sainte Marie depuis 3 ans; les perspectives du Ministère du Tourisme et la raison pour laquelle il faut promouvoir Madagascar en Chine; les attentes des touristes chinois; les outils de préparation pour les accueillir : « Sommes-nous prêts à accueillir les touristes chinois à Sainte Marie ? Est-ce que notre offre arrive à satisfaire leur demande ? Quelles sont aussi nos attentes envers les touristes qui vont venir ? »

A la fin de sa présentation, Madame la Déléguée du Tourisme a sensibilisé les opérateurs à améliorer la qualité de service pour l’image de la destination, à diversifier les services à offrir pour avoir plus de recettes et  à préserver l’environnement, et  suivi des question-réponses avec des suggestions.

Sensibilisation des opérateurs touristiques à Nosy-Be

La Délégation du Tourisme de Nosy-Be représentée par Madame RAMBELOSON Iavy Tatiana a également tenu un atelier d’information et de sensibilisation ainsi que d’organisation des arrivées des touristes chinois le vendredi 11 janvier 2019 à la salle de conférence de l’Assurance ARO à Nosy-Be. Des autorités locales, des opérateurs touristiques et des guides touristiques y ont assisté.

L’atelier a débuté par une série de discours basé sur le besoin de formations en langues étrangères, la sensibilisation des opérateurs touristiques à améliorer les infrastructures d’accueil et à augmenter les capacités d’hébergement hôtelier. C’est un honneur pour eux de pouvoir accueillir ces touristes chinois  et ils sont prêts à faire les nécessaires.

Madame le Directeur Régional du Tourisme DIANA, Léa RAVO DOLCE a présenté les objectifs et défi du Ministère du Tourisme ainsi que le but de l’atelier en question. Les opérateurs ont profité de l’occasion pour partager leurs expériences et de faire des propositions sur la manière d’accueillir ces touristes en vue de répondre aux exigences de ces derniers.

Source : Les régions se mobilisent pour l’accueil des touristes chinois.

Retrouvez MH Consultant dans la magazine Memento de Janvier!

Philippe-Jean a eu le plaisir d’être interviewé par Richard Bohan pour le Memento de Janvier 2019, un magazine économique mensuel de l’île de La Réunion, édition spéciale Madagascar! Bonne lecture à tous!

“Le tourisme, une industrie qui tue ce dont elle vit”

Que fait le tourisme aux territoires qu’il investit ? Du mal ! Le touriste ne cherche plus la diversité, mais le divertissement. Dans « Manuel de l’anti-tourisme », le sociologue Rodolphe Christin montre comment cette industrie mondiale met en productivité la planète entière.

Touristes partout ? Le 4e arrondissement de Paris perd des habitants, mais gagne des touristes ! À Barcelone, sur les Ramblas, des affiches les appellent « à rentrer chez eux ». À Lisbonne, les autochtones se rebiffent contre le tourisme de masse qui les chasse du centre-ville. Partout, le secteur transforme « la vie quotidienne des habitants en cirque », comme l’écrit le sociologue et voyageur Rodolphe Christin dans « Manuel de l’anti-tourisme ». Le chercheur indépendant poursuit sa critique de cette industrie, la première de la planète, qui a bénéficié pendant longtemps de l’assentiment général, une évidence. La « face heureuse » de la mondialisation qui devait permettre « paix et développement » se fracasse contre un tourisme qui uniformise la planète.

Que reprochez-vous au tourisme ?

Aujourd’hui, il tue ce dont il vit. L’industrie touristique modélise le monde pour qu’il réponde aux besoins des touristes. Mais à force, elle contribue à l’uniformiser et à détruire sa diversité. Et souvent au nom du divertissement !

Comment organise-t-elle le monde ?

Elle le quadrille par des itinéraires, des infrastructures de plus en plus standardisés. Elle le met au « bon format », le met en scène pour le plaisir du consommateur-spectateur. Les lieux touristiques organisés tendent à chasser « l’autochtone ». Les prix de l’immobilier y explosent, les pratiques touristiques de fêtes, d’ivresse et de dégradations empêchent les locaux d’y vivre normalement, sans compter les embouteillages, les déchets et la pression sur les ressources. Dans ce contexte, où est passée l’envie de découvrir l’autre ? Comme si l’habitant du lieu devenait un intrus. Pour réintégrer l’économie touristique, il doit devenir un prestataire au service du touriste, et non plus un sujet à part entière.

Quand a commencé cette déraison touristique ?

Il s’agit d’un long processus. Au départ, le tourisme, c’est quoi ? Au XVIIIe siècle, une pratique élitiste réservée à l’aristocratie. La bourgeoisie s’en empare, la pratique se diffuse et finit par faire rêver l’ensemble de la population. En France, en 1936, la création des congés payés fait du tourisme un vecteur d’éducation populaire. La demande se développe, progressivement ; le tourisme, d’abord promu par des associations et syndicats, devient un marché lucratif auquel les opérateurs privés vont s’intéresser. Jusqu’à devenir une véritable industrie. Comme toutes les industries, elle a en ligne de mire le profit. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, la croissance du secteur n’est pas près de s’arrêter. En 1950, il y avait 25 millions de touristes, 279 millions en 1980 et un milliard en 2015, pour un chiffre d’affaires de 1 260 milliards de dollars.

Et pourtant, c’est encore une minorité qui part…

Oui, une faible proportion de personnes dans le monde dispose de suffisamment de ressources économiques pour jouir du monde sans entraves. Les populations du Nord partent le plus et, parmi les plus dépensières, on retrouve l’Allemagne, les États-Unis, l’Angleterre, le Japon… Les pays les plus visités se retrouvent aussi au Nord, ce sont donc eux qui en tirent le plus de profits.

Le tourisme est-il une promesse du capitalisme ?

C’en est un pur produit. Tous les secteurs y convergent : hôtellerie, restauration, bâtiment, travaux publics… Pendant longtemps, l’industrie touristique a bénéficié d’une sorte de consensus, y compris dans les milieux militants ou alternatifs. On pouvait critiquer toutes les industries de la planète, sauf celle-ci. On la parait de toutes les vertus : le développement, la fin de la pauvreté, la compréhension entre les cultures différentes. Elle est devenue un élément à part entière de cette mythologie qui fait de la production la clé du bonheur des nations. On se rend bien compte aujourd’hui qu’il n’en est rien.

Vous pensez donc qu’on se trompe en promouvant les départs en vacances comme vecteur d’éducation populaire ?

Partir est devenu une norme qui contribuerait au bien-être individuel. C’est un fait social total qu’on ne remet pas en cause, comme disait le sociologue Marcel Mauss. La norme n’est plus interrogée, c’est un point aveugle de la critique sociale. Mais renversons la perspective : si quitter son quotidien s’est imposé, n’est-ce pas parce qu’il est devenu invivable pour beaucoup ? Et alors comment le rend-on plus vivable ? Là, est la véritable question. Ce rapport à « l’ailleurs » doit nous ramener à une réflexion sur « l’ici ». La vraie vie n’est pas là-bas, elle est ici !

Mais il est encore perçu comme la « face heureuse » de la mondialisation.

Oui, pour les touristes, c’est-à-dire pour ceux qui ont les moyens de partir ! Partir en vacances est une expérience connotée positivement. Cette injonction à la mobilité opère pour le touriste, qui voyage pour le plaisir, comme pour le professionnel, ce cadre qui va de multinationale en multinationale. L’autre versant, moins heureux, de la mondialisation, c’est le migrant. N’est-il pas le dernier voyageur ? Quand l’écrivain Jack London part chercher de l’or en Alaska (en 1897 – NDLR), il veut améliorer son quotidien. Il est davantage dans une logique migratoire que touristique. Un vrai héros de l’aventure !

Vous différenciez tourisme et voyage. Pourquoi ?

L’homme a toujours voyagé. Et pas forcément pour le plaisir. Se déplacer dans l’espace, parmi des cultures différentes, engendre une expérience significative. Il y a toujours dans le voyage ce caractère initiatique qui me semble intéressant à cultiver. Il demeure une forme d’échappatoire, d’évasion. Il nous sort d’une routine, tout en permettant une vision plus transgressive de la connaissance, la découverte d’autres choses, d’autres réalités. Mais cette dimension devient de plus en plus compliquée. La consommation de la planète a pris le pas sur son exploration.

Pourtant, les récits de voyage, eux, sont omniprésents : livres, blogs…

Oui, ça finit même par être assez commun. Des voyageurs ont pu produire des livres magnifiques. Un Nicolas Bouvier (photographe et écrivain suisse mort en 1998 – NDLR) a voué sa vie au voyage. Il révèle dans ses ouvrages un mode de vie, de pensée. Aujourd’hui, chacun produit son récit, c’est un business comme un autre. Le voyage se met en scène. Chez ces « nouveaux aventuriers », il y a comme une surenchère. Celui qui ira le plus loin en utilisant les modes de locomotion les plus extravagants. En parapente dans l’Himalaya, ou bien en train de « faire » l’Équateur sur un fil, ou le pôle Nord à genoux…

Justement, cette expression « faire un pays », que dit-elle ?

C’est révélateur d’une forme de consommation du monde. Une boulimie géographique de la planète où on revendique : « Là, j’y suis allé ; là, aussi. »

Dans les guides de voyage, le mot « authentique » revient à toutes les pages. Au final, tout le monde finit par le rechercher ?

Il y a là une contradiction majeure : plus on est nombreux à rechercher le « typique », plus on contribue à transformer les réalités locales. Qu’est-ce que l’authenticité ? Est-ce voir un Indien d’Amazonie en pagne dans la jungle comme s’il n’avait jamais rencontré un Occidental ? Ou, au contraire, est-ce un Indien d’Amazonie en jean en périphérie d’une ville d’Amérique du Sud ? On ne peut pas enfermer les gens dans un cliché exotique en les empêchant de changer culturellement au risque de contredire l’image que le touriste se fait de lui.

Les réseaux sociaux participent à ce mouvement. Quiconque trouve un bon « spot » en publie les photos dans la seconde qui suit. Il y a une surenchère dans cette recherche. On a vite fait de rendre un lieu extraordinaire assez commun.

En quoi la facilité du déplacement a-t-elle contribué à cela ?

Avant l’invention du moteur, le déplacement était une épreuve psychologique – on s’isolait des siens –, mais aussi physique. En calèche, en bateau à voiles, le trajet prenait des journées, voire des mois. On s’exposait aux intempéries, on ne savait pas ce qui allait arriver. Il y avait une vulnérabilité. L’aventure était inhérente au déplacement. Étymologiquement, l’aventure vient de advenere, c’est-à-dire s’exposer à ce qui advient. Aujourd’hui, on peut partir à l’autre bout du monde, tout en restant connecté à ses amis.

Il devient de plus en plus difficile de sortir de ses repères. Le touriste le veut-il encore ? Un fait représentatif de la manière de découvrir le monde aujourd’hui : on se prend en photo, on se filme… et on tourne le dos au monde pour se regarder dans le miroir de son téléphone. Exit la dimension « sortir de soi et de sa culture ». C’est l’inverse qui se produit, on se projette soi-même, sur tous les lieux de la planète.

C’est le low cost, notamment dans l’aérien, qui permet de partir aussi souvent ?

Partir un week-end n’importe où tant que ce n’est pas cher est discutable. Les dernières tendances du tourisme reposent sur des destinations lointaines, avec des séjours de plus en plus courts, mais plus fréquents. Si l’avion est moins cher, c’est aussi parce que le kérosène n’est pas taxé ! Or, le tourisme contribue à hauteur de 8 % des émissions de gaz à effet de serre.

Peut-on échapper à l’industrie touristique ?

C’est très compliqué. Certains parlent de rendre le tourisme durable. Il ne représente qu’un très faible pourcentage dans l’industrie touristique. Si tous les flux de touristes devaient s’y convertir, il n’aurait plus rien de durable. Finalement, ce ne sont pas des alternatives, mais des segments commerciaux qui s’ajoutent au tourisme existant.

Vous insistez sur le fait de critiquer le tourisme, pas les touristes. Pourquoi cette distinction ?

Depuis quelques années, les populations se rebellent ! Une fronde anti-tourisme est en train de se lever. Il y a un danger que l’anti-tourisme se transforme en anti-touristes. Et que cette fronde ne devienne une forme de xénophobie. Le cœur du problème n’est pas le touriste, mais le système touristique local et mondial qui s’est mis en place. Car, finalement, nous sommes tous des touristes dès lors qu’on voyage pour le plaisir.

Rodolphe Christin
Source : “Le tourisme, une industrie qui tue ce dont elle vit”