La célébration de la Journée Mondiale du Tourisme 2019 célébrée à Manakara

Cette année, la Journée Mondiale du Tourisme aura lieu à MANAKARA du 27 au 29  septembre 2019. Capitale de la région Vatovavy Fitovinany, cette charmante bourgade de la côte sud-est de Madagascar ne manque pas d’atouts pour séduire les touristes résidents et étrangers.

Qui dit Manakara dit lige ferroviaire aussi. Car dans cette jolie ville côtière de la Grande île que se termine la ligne du célèbre chemin de fer FCE.  Elle est également réputée pour sa culture d’épices et de fruits tropicaux. En effet, c’est dans région de l’île que sont produites les fameuses cannelles en poudre, les litchis et d’autres produits d’exportation très prisés par les européens.

Manakara est traversée par le Canal des Pangalanes, qui constitue une attraction touristique à part entière. Aussi dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale du Tourisme, l’Office Régional du Tourisme de Vatovavy Fitovinany organisera une visite sur le canal des Pangalanes toute la journée du 28 septembre prochain. L’objectif est de promouvoir la destination Vatovavy Fitovinany.

Rendez-vous donc à Manakara du 27 au 29 septembre 2019 pour la célébration de la Journée Mondiale du Tourisme.

Source : La célébration de la Journée Mondiale du Tourisme 2019 célébrée à Manakara

La Réunion : Une légère baisse de la fréquentation touristique au premier semestre 2019

La fréquentation touristique a légèrement baissé début 2019, mais l’Ile de La Réunion Tourisme reste optimiste. Hausse du tourisme d’agrément, des locations saisonnières plus prisés que les hôtels, des touristes venant de métropole : ce qu’il faut retenir de ce début d’année.

Alors qu’en 2018, la fréquentation touristique a atteint un record à La Réunion, le premier semestre 2019 enregistre une légère baisse. Au total, sur le premier semestre, 234 405 touristes ont été accueillis dans l’île. Toutefois l’Ile de La Réunion Tourisme (IRT) tempère. Le chiffre baisse, mais c’est “le second meilleur résultat jamais enregistré sur cette période, à 3% derrière le bilan record affiché lors du premier semestre 2018, et à 7,5% de plus qu’en 2017”.

© IRT
© IRT

Le tourisme d’agrément domine le tourisme affinitaire

Sur les premiers mois de l’année, si les touristes de loisir restent majoritaires avec 90,7% de la fréquentation totale, l’IRT remarque que pour la première fois le nombre de touristes d’agrément surpasse le nombre de touristes affinitaires.

Selon l’Ile de La Réunion Tourisme, l’île intense “confirme ainsi son attractivité auprès du marché métropolitain et attire de plus en plus de visiteurs qui ne voyagent pas pour rendre visite à de la famille ou des amis”.

Regardez les précisions de Réunion La 1ère : 

Les chiffres du tourisme à La Réunion
Tourisme : 2018 année record , 2019 en léger recul

84 % depuis la métropole

Avec 84% de la fréquentation totale, soit 197 556 visiteurs, la métropole reste le marché émetteur principal de La Réunion. “C’est une progression de 3,4% par rapport à l’année dernière”, remarque l’IRT. Nos voisins de la zone Océan Indien comptent, aujourd’hui, pour 9% du nombre de visiteurs extérieurs accueillis sur l’Île. Les Mauriciens sont les plus nombreux à venir nous rendre visite. Le tourisme d’affaire progresse légèrement et représente aujourd’hui 8,8% de la fréquentation totale.

© IRT
© IRT

Les locations saisonnières devant les hôtels

Une fois sur l’île, plus de la moitié des touristes (51,2%) optent pour un hébergement marchand, c’est une légère hausse comparée à 2018. Pour la première fois, les locations saisonnières ont accueilli une part plus importante de voyageurs que les hôtels classés. Ce mode d’hébergement de plus en plus populaire a été choisi par 21,4% des visiteurs, contre 21,2% pour l’hôtellerie classée. Comme en 2018, la durée moyenne du séjour reste de 17 jours.

Le succès des croisières

Côté mer, entre janvier et avril 2019, 23 navires de croisière ont jeté l’ancre près de  nos côtes pour une escale, soit un bateau de plus que l’an dernier. En revanche, la capacité des navires était plus importante. Cette année, 40 879 croisiéristes qui ont posé pied à La Réunion, soit une croissance exceptionnelle de 77,3% par rapport à l’an dernier.

Optimisme pour 2019

Enfin l’IRT évalue les recettes issues du tourisme extérieur à 1 million d’euros par jour avec 182 millions d’euros dépensés, pour ce début d’année. Optimiste, l’ïle de La Réunion Tourisme estime que “les prévisions pour la fin d’année 2019 et la haute saison qui se profile confirment d’une bonne dynamique pour le tourisme réunionnais et les professionnels du secteur”.

Source : Une légère baisse de la fréquentation touristique au premier semestre 2019

Eté 2019 : 8,5 millions de Français ont choisi Airbnb

C’est la France que les clients d’Airbnb ont plébiscitée, mais aussi l’Espagne, l’Italie, le Portugal. Un peu comme chez les TO français.

44% des Français comptaient choisir une location de vacances cet été, contre 31% un hôtel, annonçait en juin une étude d’Europ Assistance. De toute évidence, Airbnb en a bien profité ! Quelque 8,5 millions de Français ont posé leurs valises dans l’une de ses locations saisonnières entre le 1er juin et le 31 août, annonce le groupe californien. Parmi eux, deux millions avaient choisi Airbnb pour la première fois.

Sans surprise, comme pour les voyagistes, la France arrive en tête des destinations des Français qui ont choisi le leader de la location saisonnière. 60% de nos compatriotes ont ainsi (re)découvert l’Hexagone, cinq régions se démarquent : Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne.

Le choix de la proximité

Autre tendance à retenir : de nombreux voyageurs français ont privilégié des vacances près de chez eux, souligne un communiqué. Ainsi près d’un million de Français ont séjourné dans leur propre région cet été avec Airbnb, à commencer par les voyageurs d’Auvergne-Rhône-Alpes, suivis par ceux de Nouvelle-Aquitaine, d’Occitanie, de Provence-Alpes-Côte-d’Azur et d’Ile de France.

Les clients de l’Hexagone qui ne sont pas restés en France ont favorisé les pays voisins comme lieu de villégiature, notamment l’Espagne, l’Italie, le Portugal et le Royaume-Uni.

4 millions de voyageurs le 10 août

Le 10 août dernier, plus de 4 millions de personnes dans le monde ont passé la nuit dans un logement loué sur Airbnb. Un record pour le groupe né en 2008, avec des matelas gonflables pour seuls équipements.

En juillet 2019, la plate-forme a fini par clarifier la manière dont elle présente les offres aux consommateurs, notamment le prix total des hébergements, à l’issue de négociations avec la Commission européenne qui lui avait lancé un ultimatum.

En juin 2012, Airbnb avait franchi la barre des 10 millions de nuitées, dont les trois-quarts en dehors des Etats-Unis. Cette même année, Olivier Grémillon (désormais chez Booking) ouvrait le bureau parisien, désormais piloté par Emmanuel Marill.

Source : Eté 2019 : 8,5 millions de Français ont choisi Airbnb

Le tourisme peut-il encore être durable ?

Le prochain départ de Greta Thunberg, la jeune égérie de la lutte contre le changement climatique, pour les Etats-Unis par voie maritime plutôt que par avion, a pour but d’enfoncer le clou. Avec l’explosion du tourisme de masse et des vols bon marché, la terre et ses lieux de villégiature arrivent progressivement à saturation.

Comment en est-on arrivé là ?

Le voyage d’agrément existe depuis l’Antiquité, mais c’est en 1803 que le terme « touriste » apparaît dans la langue française, dérivant du mot anglais “tourist” apparu en 1800, désignant des voyageurs parcourant des pays étrangers avec d’autres buts que les affaires, l’exploration scientifique ou le prosélytisme religieux, avant de revenir chez eux. Au tout départ, le touriste était un étudiant britannique de bonne famille qui faisait le Grand Tour des pays d’Europe pour parfaire son éducation et parfois trouver sa promise. Le tourisme anglais s’est ensuite développé avec les bains de mer sur la côte Atlantique et en Méditerranée.

Depuis, le tourisme a essaimé partout dans le monde. Il est devenu un phénomène massif et mondial. En 2018, le nombre de touristes dans le monde a atteint 1,4 milliard de personnes, avec la plus forte croissance enregistrée en Europe et en Afrique. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, la croissance touristique a été de 8 % en Europe avec la France qui est restée la première destination touristique mondiale (cocorico, 90 millions de visiteurs) devant l’Espagne et les États-Unis. Paris, ville la plus touristique au monde accueille à elle seule 29 millions de visiteurs.

En terme de ratio, l’Islande remporte la palme, avec 2,2 millions de touristes pour 300 000 habitants. Mais c’est certainement à Barcelone que le ras-le-bol contre l’invasion du tourisme s’exprime le plus fort, face à la difficulté de se loger à prix décent et à la perte des commodités propres à la vie de quartier. Face au poids de l’impératif économique et de croissance, le tourisme n’a en effet pas toujours été conçu pour se concilier avec les besoins et capacités d’accueil du territoire.

Face à cet état d’exaspération des populations locales et à une saturation touristique de certains territoires entraînant une dégradation de l’environnement, la problématique du tourisme durable a émergé.

Pour l’Organisation mondiale du tourisme, le « Développement touristique durable satisfait les besoins actuels des touristes et des régions d’accueil tout en protégeant et en améliorant les perspectives pour l’avenir. Il est vu comme menant à la gestion de toutes les ressources de telle sorte que les besoins économiques, sociaux et esthétiques puissent être satisfaits tout en maintenant l’intégrité culturelle, les processus écologiques essentiels, la diversité biologique, et les systèmes vivants. »

Le tourisme durable s’inscrit ainsi dans une dynamique qui articule des modes de déplacements, de production et de consommation éco-responsables, tout en associant étroitement les populations qui vivent, travaillent ou séjournent dans l’espace concerné au projet de développement touristique et aux retombées socioéconomiques, équitablement répartis.

Ce développement suppose un aménagement et une gestion intégrée des ressources, une maîtrise des flux (d’énergie, de biens et personnes) qui implique donc la participation étroite des acteurs locaux, et une écoresponsabilité des touristes et des acteurs professionnels. Ces derniers devraient être amenés à mettre en balance l’impact économique avec les impacts sociaux et environnementaux de leurs activités. Concrètement, refuser de faire ou de proposer un aller-retour d’un weekend demande une responsabilisation de l’offre et de la demande.

Au niveau individuel, soutenir un tourisme durable peut s’apparenter à faire du tourisme éthique. Pour réellement changer les choses, il faudrait voyager moins loin et/ou plus longtemps. Dans cette perspective, les voyageurs devraient être mieux informés (ou mieux s’informer) des impacts de leurs voyages afin de choisir des formules éthiques sans ressentir de la contrainte.

Rodolphe Cristin, sociologue et auteur de “l’Usure du monde : critique de la déraison touristique”, est sceptique : “le tourisme éthique a réussi à créer un nouveau segment commercial, mais il n’a pas la capacité de se substituer au tourisme existant. Et s’il y parvenait, il ne resterait pas éthique bien longtemps”.

Par ailleurs, les vacances étant fortement liées au plaisir et à l’absence de contraintes, il appartient à chacun de se faire son propre jugement et de trouver son équilibre. Les solutions individuelles ne pourront d’ailleurs faire sens qu’avec un sursaut collectif global.

Le tourisme permet de créer du lien dans un monde qui en demande toujours plus. Il contribue à 10 % du PIB mondial. Sa trop grande concentration dans quelques sites majeurs est un défi. Sans doute qu’une meilleure valorisation des sites secondaires contribuerait à équilibrer la balance.

Source : Le tourisme peut-il encore être durable ?

Réunion-Madagascar Didier ROBERT défend l’idée d’une stratégie commune au service de l’activité, de l’emploi et du rayonnement des îles

Coopération/économie-tourisme Réunion-Madagascar

Le Président de la Région, Didier ROBERT s’est entretenu, dans le cadre d’un déplacement officiel à Madagascar, avec le Ministre des Affaires Etrangères, Naina ANDRIANTSITOHAINA ainsi qu’avec le ministre du tourisme et des transports, Joël RANDRIAMANDRADRANTO. Deux entretiens sous le signe d’une coopération renforcée autour des questions du tourisme, des échanges commerciaux, de la biodiversité. De véritables enjeux pour les îles et qui exigent de partager une même vision et une même stratégie.

Le nouveau Ministre du tourisme et des transports souhaite ainsi engager une nouvelle étape dans la coopération Réunion/Madagascar autour des atouts d’authenticité et de découverte nature dans la Grande île.

Le Président de la Région Réunion et le Ministre du Tourisme partagent une même vision : le développement de produits combinés mettant en avant notre environnement, et des sports de pleine nature, comme le Golf ou le Kitesurf. Une opportunité de faire davantage travailler ensemble les acteurs du tourisme, de positionner aussi les opérateurs réunionnais des secteurs des loisirs et de construire de grands événements communs. Par ailleurs, parmi les axes d’une stratégie commune Réunion/Madagascar : la conquête du marché asiatique qui s’appuiera sur le partenariat Air Austral-Air Madagascar. Le renforcement du nombre de touristes en provenance de Madagascar compte aussi parmi les priorités du Ministre qui a rappelé le potentiel que représente aujourd’hui ce marché pour des séjours de courtes durées à La Réunion.

Parmi les points abordés avec le Ministre des Affaires Etrangères : – le prochain sommet de la COI qui se tiendra en Juin 2020 ; – les projets soutenus dans le cadre du programme européens INTERREG V OI dont la Région est autorité de gestion. Sur une enveloppe de plus de 74 millions d’euros, (dont 63,1 millions du FEDER ), Madagascar bénéficie de prés de 30 millions d’euros de soutiens et porte avec les partenaires tels que l’AFD, 66 opérations dans des secteurs tels que l’innovation, la biodiversité ou la formation. Ce partenariat participe à consolider les liens entre les deux iles mais aussi à dynamiser les échanges économiques, de savoir-faire et d’expertise. La dynamique économique engagée avec les acteurs réunionnais s’affirme et profite aux populations des deux iles. C’est tout le sens de cette coopération régionale. A ce titre, La Réunion participera au prochain Forum économique qui se tiendra les 17-18 septembre à Tananarive.

Source : Réunion-Madagascar Didier ROBERT défend l’idée d’une stratégie commune au service de l’activité, de l’emploi et du rayonnement des îles

Le tourisme mondial en 2018

L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a publié son rapport sur les « faits saillants » du tourisme en 2018. Principaux résultats.

-L’Asie-Pacifique et l’Afrique en tête de la croissance des arrivées avec une hausse de 7% en 2018

-La France reste en tête des arrivées de touristes internationaux, tandis que les Etats-Unis demeurent en 2018 la première source de revenus touristiques

-Les 10 premières destinations touristiques représentent près de la moitié des recettes touristiques totales et elles reçoivent 40% des arrivées mondiales

-La Chine est le 1er pays en termes de dépenses, suivi par les Etats-Unis

-4 touristes sur 5 visitent une destination dans leur propre pays/région (continent)

-58% des touristes arrivent à destination par avion

-La part des voyages d’agrément est passée de de 46% en 2000 à 58% en 2018

-La part de la population mondiale nécessitant un visa traditionnel est de 53% (elle était de 75% en 1980)

-Le tourisme mondial a généré 1 700 milliards d’USD (soit une hausse de 4% supérieure à la croissance de l’économie mondiale en 2018)

Source : Le tourisme mondial en 2018

Toursime spatial, réalité virtuelle, trip écoresponsable… à quoi ressembleront les vacances du futur?

Comment les avancées technologiques, mais aussi le réchauffement climatique et la surpopulation vont-ils influencer les manières d’envisager les vacances et les voyages à l’avenir ?

Un humain sur deux devrait partir en vacances à l’étranger d’ici à 2050, contre un sur sept actuellement. Avec une population estimée à 10 milliards d’âmes, «pas loin de 5 milliards d’individus» devraient donc être en vadrouille chaque année – il faudra penser à réserver à l’avance. Un tourisme de masse qui va obliger les citoyens du futur à adapter leurs modes de voyages, leurs envies, leurs champs des possibles.

Sur la base des travaux de futurologues, à commencer par l’ouvrage «2050 – Tomorrow’s Tourism», publié en 2012 par Channel View Publications, le quotidien britannique The Financial Times prédit ainsi des nouvelles tendances. Car, comme l’affirme l’un des auteurs, Ian Yeoman, «le tourisme est une affaire d’équilibre. Il existera toujours. La question sera : comment et sous quelle forme ?».

DES PÉRIPLES COURTS, LOINTAINS ET CITADINS

Les futurologues prévoient que les escapades seront de plus courte durée mais de plus en plus lointaines, du fait des avancées technologiques. Grâce aux avions de plus en plus rapides, voire supersoniques, mais également aux transports en commun de plus en plus sophistiqués, comme le projet Hyperloop imaginé par Elon Musk, il sera techniquement plus facile de partir loin – mais aussi de plus en plus cher en raison du boom des coûts énergétiques causé par la raréfaction des ressources.

De fait, les villes, qui accueillent les structures de transports, devraient donc devenir des destinations encore plus privilégiées qu’elles ne le sont aujourd’hui. «Une pause d’un week-end pourrait vouloir dire un vol Londres-Shanghai de quatre heures» ou «un train Londres-Rome en vingt minutes», illustre le Financial Times. D’autant plus que la mobilitéva devenir, avec la dématérialisation des métiers générée par Internet, un des principaux enjeux du futur.

DES VOYAGES PLUS ITINÉRANTS ET INSOLITES

Avec la disparition de plusieurs villes côtières et stations de ski, respectivement englouties par les océans ou boudées par la neige, les voyageurs de 2050 devraient gagner en mobilité, quitte à diversifier leurs destinations et emprunter de nouveaux chemins, tourisme de masse oblige. Les températures augmentant drastiquement, les régions des pôles, à commencer par le Groenland, pourraient notamment devenir de nouvelles destinations pour la randonnée ou des croisières. Ne parlons même pas de la Bretagne ou de la Normandie, dont le littoral devrait devenir des spots de choix pour les vacances – du moins si l’eau ne monte pas trop.

Dans un autre registre, «des hôtels sous-marins et des campements éphémères dans la jungle des forêts tropicales sont aujourd’hui de plus en plus envisageables, d’autant plus si les structures peuvent être fabriquées (et facilement démontables) de façon à respecter l’environnement», prédit le Financial Times. Les établissements pourraient même devenir mobiles et être déplacés d’une destination à une autre – une sorte de «pop-up hôtel» en somme – en fonction de leur popularité, mais aussi du contexte climatique, alors que les intempéries (canicules, inondations…) risquent de se multiplier.

DES EXPÉRIENCES EN RÉALITÉ VIRTUELLE

S’il est déjà possible aujourd’hui de «voler comme un oiseau» au-dessus des artères de New York avec l’expérience immersive «Birdly», la réalité virtuelle devrait permettre de s’évader sans bouger un orteil, quitte à remettre en question ce que l’on entend aujourd’hui par «voyage».

Selon les experts cités par le Financial Times, de nouveaux outils numériques pourraient même permettre de se connecter à notre cerveau afin que nous puissions non seulement «voir» et «se rendre» n’importe où, mais aussi «ressentir» l’endroit visité. De quoi présager une chute drastique du nombre de voyageurs «physiques» et une explosion du nombre de touristes sur canapé. Mais aussi une perception altérée de la réalité tout entière.

 

DES EXCURSIONS DANS L’ESPACE

C’est le nouveau dada de quelques multimillionnaires : effectuer une sortie dans l’espace, toujours grâce aux progrès des technologies de pointe. C’est ce que prévoit déjà de proposer Virgin Galactic, avec des vols suborbitaux incluant quelques minutes en apesanteur. D’ici à trente ans, assure le Financial Times, les plus aisés d’entre nous pourraient «entrer dans la stratosphère et avoir le plus beau panorama de leur vie»: la Terre entière.

Les futurologues vont même plus loin : la Lune elle-même pourrait devenir une destination des touristes de l’espace. Un «passe-temps qui sera réservé aux super-riches», nuance le quotidien.

Source : Toursime spatial, réalité virtuelle, trip écoresponsable… à quoi ressembleront les vacances du futur?

Souffrance animale : les dérives du tourisme

Balade à dos d’éléphant, nage avec les dauphins… Derrière les photos de vacances : la dure réalité de la souffrance animale sur fond de tourisme.

« Pourquoi je ne monterai plus à dos d’éléphant », titre Pauline sur son blog, Graine de voyageuse, dans un article publié le 22 mars 2016. Lors d’un séjour en Thaïlande, elle se laisse tenter par la balade à dos d’éléphant.

L’expérience vire au cauchemar : « La vision des éléphants était très loin de celle que j’avais en tête », se rappelle Pauline. Privés de toute liberté, les pachydermes enchaînés et chargés d’imposantes nacelles en bois, se balancent de manière compulsive. « C’était limite un parking à éléphants », déplore la jeune femme. « À l’époque, je n’étais pas sensibilisée », regrette-t-elle.

Selfies avec des tortues

Charmeurs de serpents et singes danseurs stars de spectacles. Éléphants, dromadaires, ânes ou chevaux comme moyens de transport. Tortues et tigres, camarades de selfie. Ou encore cochons et lions, compagnons de balades. Dans l’ombre de ces activités touristiques se cache le spectre de la souffrance animale.

À LIRE AUSSI >>> Retrouvez notre hors-série Bien-être animal, ces vérités que l’on vous cache

« On ne peut pas contraindre un animal sans le faire souffrir », affirme Baptiste Mulot, responsable vétérinaire du ZooParc de Beauval (Loir-et-Cher). Privations alimentaires, sévices physiques, restrictions de liberté, les animaux sauvages destinés au tourisme endurent souvent des pratiques de dressage cruelles.

Pour être soumis à la volonté de l’homme, l’éléphant d’Asie subit un rituel millénaire violent. Le cornac (maître et guide de l’éléphant) entreprend de « faire sortir l’esprit de la forêt de l’éléphant », explique le vétérinaire.

Le géant capitule

En pratique, les jeunes pachydermes sont enfermés dans des box en bois étroits, immobilisés, ils sont notamment attachés par la trompe. Des témoignages et vidéos font état de châtiments corporels. Épuisé, le géant capitule et se laisse monter. Il devient alors « éléphant des villes ».

Plus radical, des anesthésiques sont administrés aux grands félins pour permettre aux touristes de les caresser en toute sécurité. « Cela a des conséquences à plein de niveaux », explique Baptiste Mulot. Une pratique qui endommage les organes comme le foie, les reins ou le cerveau et peut « aller jusqu’à la mort de l’animal », conclut le vétérinaire.

Comment savoir si un animal est en bonne santé ?

Outre la condition physique (maigreur, blessures), la « stéréotypie » est un signe de mauvaise santé de l’animal. Il s’agit d’un « comportement répétitif lié à un stress », explique le vétérinaire Baptiste Mulot. Par exemple : « le lion qui dessine un huit dans son enclos ou l’éléphant qui se balance d’une patte sur l’autre », précise-t-il .

Des animaux sauvages dont « la provenance n’est pas toujours connue », déplore Anissa Putois, membre de PETA France, association de défense des animaux. Ressource commerciale gratuite, ils sont régulièrement capturés dans leur milieu naturel. Parfois même arrachés aux soins de leur mère. Car plus ils sont jeunes, plus ils sont faciles à dresser.

Selon Baptiste Mulot, séparer le bébé de sa mère a deux conséquences. L’une physiologique : « L’animal sevré trop tôt ne finit pas correctement sa croissance» L’autre psychologique : « Il n’aura pas fini son éducation et n’aura pas les codes pour devenir un adulte et se comporter vis-à-vis de son espèce ou d’autres espèces»

« Livrés aux chasseurs de trophées »

Et que deviennent-ils, lorsque, trop vieux, ils ne peuvent plus remplir leur tâche ? En Afrique par exemple, certains dromadaires « sont achetés à des éleveurs, puis, quand ils ne peuvent plus porter de touristes, ils sont revendus pour la consommation », s’indigne Anissa Putois.

Les jeunes lions qui accompagnent les balades des touristes dans les fermes à félins d’Afrique – notamment d’Afrique du Sud – « sont livrés aux chasseurs de trophées » une fois adulte, selon les mots de Blandine Champagneur, chef de projet pour Guidisto, portail en ligne sur le volontariat.

Ce site internet répertorie des missions de volontariat dans le monde et alerte sur les « sanctuaires » ou « refuges » d’animaux sauvages malades ou victimes de pratiques cruelles.

Sur la base du rapport Taken for a ride réalisé par l’ONG World Animal Protection en 2017, Guidisto fait une liste des sanctuaires à éléphants vertueux et dans lesquels il est possible de faire du bénévolat. Elle est mise à jour sur la base de témoignages de voyageurs. Ils ont pour projet de proposer d’autres missions en Amérique du Sud, qui permettront d’aider les refuges locaux à soigner les animaux sauvages.

La prise de conscience du grand public

Comment éviter de participer à cette souffrance animale ? Privilégier les acteurs du tourisme responsable et ne pas hésiter à questionner les organisateurs de voyage. « Les tour-opérateurs sont de plus en plus sensibles à la question du bien-être animal », affirme Guillaume Cromer, président d’Acteurs du tourisme durable.

« Il y a une prise de conscience par le grand public et des certifications dans le développement durable ont vu le jour », poursuit-il. Depuis quelques années, des organismes indépendants tels que Agir pour le tourisme responsable et Travelife, évaluent les bonnes pratiques.

Aller à la rencontre des animaux autrement

Il existe des alternatives pour partager un moment privilégié avec un animal sauvage, dans le respect de son environnement et loin de la surexploitation commerciale. Magali Germond est professeure de yoga. Elle intervient dans des séjours à thème qui proposent de nager avec les dauphins : « Hors de question de les toucher, de crier, de sauter. Il faut y aller tout en douceur, avec calme et sérénité », raconte-t-elle.

À l’origine de ce programme Sea Dolphin, Frédéric Chotard, spécialiste de la nage avec des mammifères marin. Il a fait du respect de l’animal et de son environnement l’élément central de ces séjours en Mer rouge.

Sur sa goélette, il accompagne de petits groupes de touristes pour aller à la rencontre des dauphins à long bec. Mais sur place, « ce sont les dauphins qui décident, il n’y a pas d’intrusion », assure Magali Germond.

Pauline du blog Graine de voyageuse, vit aujourd’hui à Kuala Lumpur. Elle conseille de partir sur les traces des éléphants dans les forêts de Malaisie : « Vivre l’excitation de la recherche d’un éléphant, sans être sûr de le voir, mais qui est dans son environnement naturel ». Une expérience inoubliable, dans le plus grand respect de l’animal.

Source : Souffrance animale : les dérives du tourisme

Saison de croisière 2020/2021 : MSC Cruises inclut Madagascar dans son programme

Afin de répondre à la hausse significative de la demande pour un voyage en croisière en Afrique du Sud et dans l’océan indien enregistrée lors de la saison 2018/2019, la compagnie de croisière MSC annonce la mise en place de 2 lignes supplémentaires en partance de Durban. Madagascar est inclut dans ce nouveau programme.

MSC est la plus grande compagnie de croisières privée au monde. Lors de la saison précédente, la compagnie a enregistré une hausse de 25% de la demande pour un voyage en croisière dans la région Océan indien et en Afrique du Sud. D’où l’idée d’ajouter des lignes supplémentaires à partir de la saison 2020/2021. Ses deux navires, le MSC Lirica pouvant accueillir plus de 1900 passagers et le MSC Musica Class d’une capacité de plus de 3200 passagers, seront affectées à ces nouvelles lignes.

Le lancement sera accompagné d’une nouvelle offre de croisière d’une durée de 14 jours à partir du 26 décembre 2020. Chaque voyage partira de Durban en Afrique du sud et fera escale sur l’île Portugaise en Mozambique, à Nosy-Be dans le nord ouest de Madagascar, à Victoria aux Seychelles et à Port-Louis à l’île Maurice.

La mise en place de ses lignes permettra d’emmener 50 000 passagers supplémentaires dans la région. Une aubaine pour la Grande île, dans la mesure où les touristes dépensent en moyenne 100 euros pour les excursions et les achats de produits artisanaux pour chaque escale.

Afin d’optimiser ce marché en plein essor, l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM) et les opérateurs ont mis en place le comité « Accueil Croisières » dont l’objectif principal est de standardiser et rehausser la réception des paquebots et des navires de croisières lors des escales sur la Grande île.

Source : Saison de croisière 2020/2021 : MSC Cruises inclut Madagascar dans son programme

Environnement : “c’est un sujet qui va conditionner l’avenir de notre profession”, selon Michel Salaün

Le sur-tourisme, le transport aérien et maintenant la croisière sont montrés du doigt depuis quelques mois. En cause : leur impact sur l’environnement et leur implication dans le réchauffement climatique. Comment se positionnent les professionnels du tourisme et leur entreprise face à cette vague verte ? Nous leur avons posé la question. Aujourd’hui, la parole à Michel Salaün, PDG du Groupe Salaün.

TourMaG.com – Avec la montée en puissance de “l’avion bashing”, avez-vous honte de prendre l’avion cet été ?

Michel Salaün : Non je n’ai pas honte de prendre l’avion même si, concernant les déplacements en France, nous privilégions le train, quand cela est possible.

Il ne faut pas oublier que le transport aérien est absolument indispensable : à la bonne santé économique des territoires tout d’abord mais aussi indispensable à l’activité touristique. Or, le tourisme représente 12% en moyenne du PIB mondial, ce qui correspond à des millions d’emplois à travers le monde !

Ensuite, bien entendu, il est de la responsabilité de chacun, les professionnels du tourisme notamment, de prendre conscience de l’impact écologique généré par les vols et de trouver les solutions pour rendre les voyages neutres.

TourMaG.com – Sur-tourisme, pollution du transport aérien, des croisières… Le tourisme a été pointé du doigt cette année. Pensez-vous que 2019 est une année charnière en matière de prise de conscience du grand public et des professionnels ?

Michel Salaün : Il est clair qu’on sent aujourd’hui une sensibilité très accrue sur ces sujets et pas seulement dans le domaine du tourisme. Cette prise de conscience est une très bonne nouvelle pour la planète

Dans notre domaine, l’enjeu est surtout de bien informer les gens pour qu’ils voyagent en toute conscience, dans le respect de la planète et des populations. Je crois que les voyageurs sont de plus en plus attachés à cela : donner du sens à leur voyage.

TourMaG.com – En quoi le réchauffement climatique est-il un sujet majeur pour vous ?

Michel Salaün : C’est un sujet important car les solutions trouvées à cette menace conditionneront l’avenir de notre profession. Il est donc essentiel de mobiliser nos consciences et nos énergies dès à présent afin d’inverser ensemble le cours des choses.

TourMaG.com – Pensez-vous qu’il faille revoir la façon dont on consomme « le tourisme » ?

Michel Salaün : Certainement. La libéralisation sans limite du tourisme et l’émergence des nouveaux pays émetteurs de voyages ont provoqué des sur populations dans certaines régions et sur certains sites. Ce qui peut être catastrophique à long terme.

Pour notre part, nous travaillons sur ce sujet avec nos réceptifs et nos guides de manière à ce que, sur place, ils évitent les « pièges à touristes », qu’ils partagent avec nos voyageurs leur culture et leurs valeurs et qu’ils leur offrent une découverte plus originale et plus respectueuse.

Mais nous irons encore plus loin prochainement avec une nouvelle offre de circuits que nous avons déjà beaucoup de plaisir à imaginer et dans lesquels beaucoup de gens se retrouveront.

TourMaG.com – Et comment l’appliquez-vous ou qu’envisagez-vous pour votre entreprise ? 

Michel Salaün : Depuis longtemps déjà nous avons mis en place, dans plusieurs pays, des opérations solidaires permettant aux populations concernées de bénéficier et de maîtriser des projets culturels, écologiques ou économiques. Ces opérations sont visitées par nos voyageurs et très appréciées par eux car elles leur permettent une vraie rencontre avec la population.

Concernant notre empreinte carbone, nous avons commencé par réaliser en 2017 (sur la base de l’année 2016) un bilan carbone de Salaün Holidays pour faire le point sur nos émissions ; les émissions commerciales (générées par les vols principalement) représentant 97 % de nos émissions totales.

Nous envisageons d’absorber totalement nos émissions administratives d’ici fin 2020 et avons déjà commencé à le faire via des actions de reboisement en Bretagne avec Ecotree. Nous avons en effet déjà planté 2500 arbres dans notre région. C’est très bien mais encore insuffisant en terme d’absorption et nous devons donc aller plus loin !

Parallèlement, concernant nos émissions commerciales, nous avons entrepris un partenariat avec Air France concernant la plantation à Madagascar de 57 000 arbres. Une belle opération avec une compagnie qui nous est chère puisque la majorité de nos vols est assurée par Air France et que nous entretenons de très bonnes relations de partenariat.

Considérant que nous escomptons d’ici 2025, conformément aux exigences de notre label ATR , d’absorber la totalité des émissions commerciales de Salaün Holidays, nous envisageons de mener ensemble de nouvelles opérations de reforestation.

Source : Environnement : “c’est un sujet qui va conditionner l’avenir de notre profession”, selon Michel Salaün