Madagascar, l’île de Nosy Be rouvre ses frontières aux touristes internationaux. Jeudi, un premier avion de la compagnie Ethiopian Airlines a atterri après six mois difficiles pour le secteur touristique. Un autre avion, affichant complet selon le ministère du Tourisme, est attendu ce samedi.

C’est après un test PCR effectué dès la descente de l’avion et un confinement de 48h dans leur hôtel que les passagers pourront profiter de leurs vacances sur cette île paradisiaque et son archipel. Narindraniaina Andrianarivelo est la gérante de l’hôtel Au Sable Blanc.

Loin d’un retour à la normale

Elle accueille ses premiers clients ce samedi après six mois d’arrêt, mais la reprise s’annonce timide : « On a eu des mois terribles comme tous nos confrères pendant la fermeture de la frontière. Ce mois-ci avec la réouverture des vols internationaux on espère, mais l’espérance est encore moindre parce qu’avec toutes les mesures imposées   ce qui est normal   les touristes s’inquiètent encore. Ils hésitent à prendre la décision de venir cette année. On a quelques réservations, mais on ne peut pas dire qu’il y a beaucoup de touristes qui vont arriver. »

Elle attend aussi que les avions reviennent avec une fréquence plus importante pour pouvoir essayer de remplir son établissement : « Il y a certaines mesures sanitaires qui nous pèsent un peu, comme devoir laisser aérer les chambres pendant trois heures après le départ d’un client. On espère aussi qu’il y ait plus de compagnies aériennes parce qu’avec Ethiopian Airlines uniquement c’est sûr qu’on ne va pas pouvoir remplir notre établissement. Il n’y a que deux ou trois vols par semaine et il y a plus de 200 établissements à Nosy Be donc si cette situation ne change pas d’ici janvier ou février, je ne sais pas comment on pourra tenir le coup. »
Viser un tourisme régional

Le ministère du Tourisme annonce un taux de remplissage de 25 % des hôtels avec l’arrivée des trois premiers avions sur l’île. Pour Geneviève Larcher, gérante de la société Madavoile, spécialisée dans les croisières en catamaran à Nosy Be, les vols de passagers européens et du continent africain transportés par Ethiopian Airlines ne lui permettent pas de redémarrer son activité.

« Pour nous c’est un signe positif évidemment, mais nous n’avons pas à ce jour de nouvelles réservations pour finir la saison. On attend que les vols de La Réunion reprennent à nouveau. Tout ce qui est régional c’est important pour nous parce que les clients d’Europe ne vont pas forcément venir du fait de la situation en Europe qui se complique, précise-t-elle. Ils ont peur de rester coincés ici. C’est ce que m’ont expliqué les clients donc je pense que si on a des vols régionaux : Mayotte, La Réunion, l’Afrique du Sud, tout l’océan Indien, ça peut beaucoup nous aider déjà. Ça peut faire un flux de touristes qui prend moins de risques en venant ici. »

D’après le ministère malgache du Tourisme, la compagnie aérienne sud-africaine, AirLink a annoncé son intention de reprendre la desserte de Nosy Be d’ici le mois de décembre.

Source : Madagascar: reprise timide du tourisme international à Nosy Be

Des vacances aux frais de la Jirama pour 2287 employés de la Compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité. Selon une convention de partenariat signée mardi entre la Jirama et la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), chaque employé de la Jirama se verra doté d’un carnet de cinq chèques de vacances d’un montant de 100 000 ariary chacun.

A partir du 1er Octobre et pour une durée d’un an, les employés de la Jirama pourront utiliser les chèques vacances qui leur sont remis pour payer leur consommation de services et produits touristiques auprès des membres de la CTM éparpillés dans tout Madagascar. Comme les chèques sont octroyés sous forme de crédit à la consommation par voucher à la Jirama, celle-ci les règlera en déduisant 85% du montant des vouchers sur la facture Jirama des opérateurs touristiques.

Source : TOURISME – Cinq chèques vacances de 100 000 ariary chacun pour 2287 employés de la Jirama

En 2019, 1,5 milliard de personnes ont franchi des frontières internationales, dont beaucoup dans le but de découvrir des cultures différentes ainsi que la créativité et le patrimoine locaux. Aujourd’hui, suite à la pandémie de COVID-19, le tourisme a rapidement décliné dans la plupart des pays, nuisant aux communautés dépendantes du tourisme culturel pour leur subsistance, laissant les sites culturels et naturels du patrimoine mondial vulnérables au pillage et au braconnage et affaiblissant l’accès à la culture.

Alors que l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) prévoit une baisse de 60 à 80 % des déplacements internationales/déplacements internationaux en 2020, le Secrétaire général des Nations Unies a publié une note d’orientation sur l’impact socio-économique de la pandémie sur le tourisme, notamment sur les millions de revenus qu’il assure. Il souligne le rôle que joue le tourisme dans la réalisation des objectifs de développement durable, y compris sa relation avec les objectifs environnementaux et la culture. L’UNESCO dispose d’une vaste expérience dans le domaine du tourisme, particulièrement en ce qui concerne ses conventions sur la culture. L’Organisation a ainsi pu contribuer au Rapport avec ses expériences et ses statistiques, par exemple, sur les sites du patrimoine mondial.

 La note souligne l’urgence d’atténuer les impacts de la COVID-19 sur les moyens de subsistance dans l’industrie du tourisme, en particulier pour les femmes, les jeunes et les travailleurs informels et contient une feuille de route en cinq points pour une reprise durable du secteur du tourisme. Plus largement, la publication appelle à une action collective et à une coopération internationale pour transformer le secteur du tourisme, en orientant l’industrie vers un modèle inclusif et neutre en carbone qui exploite l’innovation et la numérisation tout en embrassant les valeurs locales et les communautés.

Le tourisme représente une part importante des économies nationales, tant dans les pays développés que dans les pays en développement. Dans certains petits États insulaires en développement (PEID), le tourisme a compté pour près de 80 % des exportations. Avant la crise, le tourisme culturel représentait près de 40 % des recettes touristiques mondiales. De nombreuses pratiques liées au patrimoine vivant, telles que les festivals et les rassemblements traditionnels, ont été interrompues ou reportées et, avec la fermeture des marchés de l’artisanat et d’autres biens culturels, les moyens de subsistance des femmes autochtones ont été particulièrement touchés. Un récent rapport de l’UNESCO sur l’impact de la COVID-19 sur les musées a révélé que 90 % des musées du monde ont été contraints de fermer au plus fort de la pandémie et que plus de 10 % pourraient ne jamais rouvrir. Au 31 août 2020, quelque 65 % des pays avaient fermé, ou partiellement fermé, leurs biens du patrimoine mondial, avec d’immenses conséquences socio-économiques pour les communautés environnantes.

L’impact de la COVID-19 est un moment décisif pour repenser et transformer les modèles touristiques existants vers un tourisme plus résilient, plus inclusif et plus efficace en termes de ressources. Pour favoriser l’émergence de sociétés durables, le Réseau des villes créatives de l’UNESCO vise à renforcer la solidarité et la collaboration entre les villes en partageant des informations et des compétences précieuses, notamment les bonnes pratiques et les mesures innovantes que les villes ont prises en réponse à la COVID-19. Grâce à cette plateforme internationale, l’UNESCO est en mesure de suivre, au niveau local et au-delà, les impacts de la pandémie sur le tourisme et de nombreux autres secteurs connexes, ainsi que de stimuler de nouvelles approches et des pratiques innovantes qui rendront le tourisme durable dans l’ère post-COVID-19.

L’avenir du tourisme, y compris sur les sites du patrimoine mondial du monde entier, dépendra de la manière dont nous encouragerons l’innovation dans l’industrie et nous adapterons aux nouvelles contraintes dans le contexte d’une pandémie mondiale qui modifie déjà le modèle touristique préexistant et encourage les communautés à penser localement et à agir de manière durable.

Source : L’ONU met en garde contre les effets durables de la COVID-19 sur le tourisme

Le gouvernement a présenté jeudi un plan de relance économique de 100 milliards d’euros. Si plus de 10 milliards d’euros sont consacrés au transport, l’hôtellerie-restauration ne cache pas sa déception et réclame des mesures complémentaires.

On connaît désormais le détail du plan “France Relance”, le plan de relance économique présenté jeudi par le gouvernement. Doté d’une enveloppe de 100 milliards d’euros, dont 40 milliards issus de financements obtenus auprès de l’Union européenne, ce plan vise à permettre à l’Hexagone de retrouver le niveau économique d’avant-crise en deux ans, et à préparer la France de 2030. Une stratégie de relance structurée autour de trois priorités : l’écologie (30 milliards d’euros), la compétitivité (34 milliards d’euros) et la cohésion (36 milliards d’euros). Au niveau national, un comité de suivi, présidé par le Premier ministre, assurera le suivi de l’exécution du plan de relance et la tenue du calendrier d’engagement, qui sera complété par des comités de suivi régionaux.

4,7 milliards d’euros pour le ferroviaire

La SNCF récupère directement 4 milliards d’euros, dont 2,3 milliards pour la régénération du réseau, 1,5 milliard pour la sortie du glyphosate et l’entretien de ponts, 150 millions pour la reprogrammation des chantiers fret, 84 millions pour les passages à niveau… S’ajoutent 300 millions pour les petites lignes, et 50 millions pour l’accessibilité des gares et passages à niveau. Le plan ne prévoit pas d’accélérer la construction de lignes nouvelles. Le fret se voit attribuer 200 millions d’euros. Les trains de nuit auront 100 millions, destinés à la rénovation de 50 voitures et à la relance des liaisons Paris-Nice et Paris-Tarbes.

1,5 milliard d’euros pour l’avion vert de demain

L’Etat veut consacrer 1,5 milliard d’euros sur trois ans pour la mise au point de « l’avion vert de demain », une mesure déjà annoncée en juin dans le cadre du plan de soutien à l’aéronautique. Air France devrait être concerné. Reste à connaître à quelle échéance et avec quels engagements demandés.

1,2 milliards d’euros pour les mobilités du quotidien

Les mobilités du quotidien se voient attribuer 1,2 milliard d’euros, dont 673 millions pour accélérer des projets en Ile-de-France et 300 millions en province. 30 millions permettront aussi de mieux préparer le lancement de « RER métropolitain » à Bordeaux, Lille ou Strasbourg. Une enveloppe de 200 millions d’euros est réservée au vélo, afin notamment d’équiper 1.000 gares en stationnement sécurisées et de réaliser 600 projets de pistes cyclables en deux ans, dont 100 millions seront délégués aux régions.

« Les 11,5 milliards d’euros d’argent frais pour les transports (dans le plan de relance, NDLR) permettent de financer de nouvelles priorités, d’accélérer certains projets ou encore de financer des projets qui étaient devenus des arlésiennes », a dit le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari au Parisien.

614 millions d’euros pour le patrimoine

Deux milliards d’euros vont être alloués au secteur de la culture, lui aussi frappé de pleine fouet par la crise du Covid-19. Dans cette enveloppe, 334 millions d’euros seront mobilisés pour aider à “la reprise d’activité des établissements publics patrimoniaux soutenant l’attractivité et le rayonnement international de la France”. Des mesures qui visent à notamment à soutenir le musée du Louvre, le château de Versailles, le musée d’Orsay ou l’Orangerie. Des établissements dont la fréquentation s’est effondrée du fait de l’absence des touristes étrangers. 280 millions d’euros seront également affectés à une “relance par et pour le patrimoine, dans les territoires, valorisant les métiers d’art et les savoir-faire d’excellence”. Le secteur de la création artistique, composé du spectacle vivant et des arts visuels, sera également soutenu à hauteur de 426 millions d’euros. Un élément important pour la reprise des événements culturels qui jouent un rôle clef dans la fréquentation touristique et l’attractivité de certaines destinations, notamment via les festivals.

50 millions d’euros pour développer le tourisme durable

S’inscrivant dans le volet “cohésion” du plan de relance, ce fonds aura pour objectif de « soutenir via des aides financières (subventions) les porteurs des projets innovants/transformants et à fort ancrage territorial dans le tourisme durable ». Il mobilisera 50 millions d’euros de crédits budgétaires. Après une phase de lancement et de promotion en 2020, les premières subventions devraient être versées à partir de 2021. Au moins deux volets d’actions seront ciblés : le soutien au développement ou à l’adaptation d’activités de restauration durables (dispositif “1000 restaurants”), et l’accompagnement à la transition durable, et notamment à l’adaptation au changement climatique, des activités d’hébergements touristiques, en particulier dans les territoires ruraux. La prise en compte de l’offre de loisirs et de transports touristiques au sein de ce volet, via une intégration au cahier des charges des appels à projets ou via une action spécifique, sera précisée d’ici fin septembre.

D’autres mesures concernent également le tourisme, avec notamment des aides pour la transition écologique du parc des entreprisesTPE/PME ou des mesures transversales destinées aux PME (transition écologique, transformation numérique, formation…), qui bénéficieront à travers celles-ci de 40 milliards d’euros d’aides.

L’Umih fait part de sa déception

Si du côté de la SNCF, on estime que  le plan de relance « tape juste » en mettant l’accent sur la rénovation du réseau, d’après les propose du PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou, à l’Umih, la réaction est tout autre. « Nous tenons (…) à rappeler (au gouvernement)que la situation économique pour les hôtels, cafés, restaurants, traiteurs et discothèques est toujours extrêmement critique, et qu’à très court terme, c’est près de 15% de nos établissements qui sont menacés de fermeture, faute de trésorerie et de perspectives. Pour rétablir la confiance il faut donner de visibilité à nos entreprises. Avant que le plan ne commence à produire ses effets en 2021, la soudure à réaliser cet automne sera très difficile. C’est pourquoi, nous attendons des mesures complémentaires adaptées à notre industrie, le tourisme, qui représente 8% du PIB  lors du prochain comité interministériel du tourisme. » L’Umih réclame notamment la prolongation du dispositif de l’activité partielle « covid-19 » « au moins jusqu’au 31 mars 2021 et aussi longtemps que cela sera nécessaire pour accompagner la reprise d’activité du secteur, y compris pour les sièges sociaux et sous-traitants dépendant de la filière », mais aussi une exonération de charges patronales et salariales jusqu’à la fin de l’année 2020, une contribution des assureurs aux pertes d’exploitation du secteur ou un report des échéances bancaires de six mois supplémentaires.

Bientôt de nouvelles annonces

Jean-Baptiste Lemoyne, qui tient ce vendredi un séminaire avec les professionnels du tourisme, a par ailleurs annoncé jeudi soir, lors du Dîner des Décideurs organisé par L’Écho touristique, qu’Emmanuel Macron devrait faire prochainement de nouvelles annonces concernant le secteur du tourisme.

Source : Plan de relance : quelles mesures pour le transport et le tourisme ?

La promotion du tourisme national est en vue.

L’association Tours Opérateurs de Madagascar a organisé pour la première fois son assemblée générale extraordinaire cette année.  

Une cinquantaine sur les soixante-six membres de cette association y ont assisté, et ce, en présence de la délégation conduite par le ministre du Tourisme, des Transports et de la Météorologie, Joël Randriamandranto. A cette occasion, des propositions de mesures ont été évoquées par toutes les parties prenantes afin de contribuer à la relance du secteur du tourisme qui est considéré comme un secteur stratégique pour le développement socio-économique de Madagascar. Parmi lesquelles, il a été soulevé, entre autres, la mise en concession de certains sites gérés par l’APMF (Agence Portuaire, Maritime et Fluviale) et l’ouverture de certaines voies ferroviaires.

Tourisme national. En outre, les projets d’extension des aéroports initiés par la société ADEMA (Aéroports de Madagascar), font partie des propositions évoquées par les parties prenantes qui pourraient servir à développer les activités des Tours Opérateurs.  La promotion et la vente de produits touristiques par l’ONTM (Office National du Tourisme de Madagascar) ainsi que les soutiens financiers par le programme Fihariana et la banque BNI Madagascar par le biais de son projet Miarina aux acteurs opérant dans le secteur du tourisme, ne sont pas en reste. La promotion du tourisme national a été également mise en exergue. Il faut rappeler que cette crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19 a touché de plein fouet le secteur du tourisme, aussi bien à Madagascar qu’à l’extérieur. Et depuis la fermeture de nos frontières, ce secteur pourvoyeur de devises a connu une baisse de son chiffre d’affaires à plus de 83%, soit un manque à gagner de l’ordre de 620 millions USD en 2020, et ce, sans compter la perte de 44.000 emplois directs.

Affaire de tous. Par ailleurs,  le ministre de tutelle a soulevé à l’occasion de cette assemblée générale extraordinaire de l’association TOP Madagascar que, le protocole sanitaire pour le métier des Tours Opérateurs est déjà validé mais non encore officialisé. En revanche, le protocole sanitaire pour les croisiéristes sera finalisé d’ici à la fin de ce mois, selon le directeur général de l’APMF. En bref, « la relance du secteur est l’affaire de tous et ne peut être réalisable que grâce à un soutien mutuel de tous les acteurs concernés privés ou publics », a réitéré Ramampionona Jonah, le président du conseil d’administration de l’association TOP Madagascar.

Source : TOP Madagascar : Des propositions de mesures pour relancer le tourisme

Nosy Be

Tous les acteurs concernés au développement du tourisme de Nosy-Be s’attellent à la préparation de l’ouverture de cette destination au reste du monde qui est prévue le 01er octobre 2020. 

Raison pour laquelle, les séances de formations des acteurs locaux sur les protocoles d’hygiènes post covid-19 ont démarré depuis hier. C’est organisé par le ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, en étroite collaboration avec l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM) et l’Office Régional du Tourisme de Nosy-Be (ORTNB). Ainsi, 51 formateurs issus des professionnels de ce secteur qualifié de stratégique poursuivront cette première séance de formation. A leur tour, ils assureront la formation de plus de 2.500  acteurs du tourisme, y compris les employés qui travaillent dans toutes les chaînes de valeur de ce secteur, à partir de 07 septembre 2020. On peut citer entre autres,  l’hôtellerie, la restauration, les tour-opérateurs, les agences de voyage et le transport local comme les bajajs, les taxis et les loueurs de voitures. Les guides touristiques et les gestionnaires des sites touristiques, ainsi que tous les autres acteurs qui seront en contact direct avec les clients aussi bien nationaux qu’étrangers, bénéficieront également de ces formations sur les protocoles d’hygiènes post covid-19.

Stratégie d’accompagnement. A part cela, il a été évoqué qu’environ 230 dirigeants et responsables d’encadrement seront également formés en la matière durant la période de 03 au 05 septembre 2020. Et ce n’est pas tout ! Le ministère de tutelle et l’ONTM qui est l’organe chargé de la promotion de la destination Madagascar sur le plan international, mettront en œuvre une stratégie d’accompagnement des  opérateurs touristiques de Nosy-Be. L’objectif consiste à optimiser l’appropriation de toutes les mesures inscrites dans ces protocoles d’hygiène afin de bien accueillir les touristes internationaux dans le respect strict des gestes barrières permettant de  lutter contre la covid-19. L’accueil chaleureux faisant la réputation de la population malagasy, n’est pas en reste. Ainsi, cette stratégie d’accompagnement comporte entre autres, les formations sur le terrain sur ces protocoles d’hygiène proprement dits, la mise à disposition des documents y afférents aux acteurs concernés et la distribution des affiches spécifiques au tourisme concernant les gestes barrières. Ces affiches qui sont financées par l’Union Européenne seront prévues être apposées dans les chambres d’hôtel et les espaces communs avant la fin de ce mois de septembre, a-t-on appris. En outre, des spots vidéo seront diffusés pour chaque métier du tourisme pour un meilleur apprentissage des protocoles d’hygiène. On peut citer, entre autres, les protocoles pour les serveurs et les femmes de chambre, ainsi que les guides touristiques.

Levier de développement économique. Par ailleurs, des formations en ligne ont également été organisées depuis les deux derniers mois pour l’ensemble du pays. Ces séances de formation toujours sur les protocoles d’hygiène vont se poursuivre ce mois de septembre. En effet, force est de reconnaître que Nosy-Be reste l’une des grandes destinations phares pour le tourisme à Madagascar. Elle a été affectée de plein fouet par cette crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19 qui a duré plus de cinq mois, étant donné que le tourisme constitue son principal levier de développement économique. Néanmoins, d’autres destinations régionales réclament également leur ouverture au tourisme international puisque plusieurs milliers de familles en dépendent.

Source : Ouverture de Nosy-Be : Plus de 2 500 acteurs à former sur les protocoles d’hygiènes post covid-19

Alors que la réouverture de Bali était espérée à partir du 11 septembre, l’Indonésie annonce que ses frontières resteront finalement fermées au moins jusqu’à la fin de l’année 2020 en raison de la pandémie.

Le tourisme international en Indonésie restera à l’arrêt au moins jusqu’à la fin de l’année 2020. Alors que l’archipel espérait une réouverture de Bali aux touristes étrangers pour le 11 septembre, les autorités indonésiennes ont finalement décidé de garder leurs frontières fermées aux touristes internationaux encore plusieurs mois, annulant de facto la réouverture de Bali. Face aux enjeux, la destination préfère patienter pour se donner les moyens de réussir sa relance, explique en substance un communiqué du Gouverneur de Bali.

“Les efforts de relance du tourisme à Bali ne doivent pas échouer, car cela aura un impact négatif sur l’image de l’Indonésie et de Bali au niveau international, ce qui sera contre-productif pour les initiatives de relance du tourisme”, est-il ainsi écrit. “Le gouvernement central donne des directives au gouvernement provincial de Bali pour affiner la procédure, le système et l’infrastructure afin que les efforts de relance du tourisme à Bali puissent être mis en œuvre avec succès, tout en maintenant le contrôle sur la pandémie Covid-19. La date de réouverture du tourisme international dépend fortement de l’évaluation de la situation nationale et internationale”, détaille le document, qui souligne qu’un certain nombre de marchés clés n’auraient de toute façon pas été au rendez-vous en raison des restrictions de déplacements émises par de nombreux pays dans le contexte actuel de crise sanitaire.

De la même façon, les Indonésiens ne sont pas non plus autorisés à voyager à l’étranger avant au moins la fin 2020.

De lourdes conséquences économiques

En attendant, Bali entend donc capitaliser sur le tourisme domestique pour tenter de limiter un impact économique déjà massif. « L’impact de la pandémie Covid-19 sur l’économie de Bali est évident, c’est-à-dire l’arrêt du tourisme, la baisse des revenus des ventes pour les micro, petites et moyennes entreprises et les coopératives, le déclin des ventes de produits agricoles et de l’artisanat communautaire, qui a provoqué une contraction de la croissance économique de Bali (croissance négative) au premier trimestre de -1,14 % et au deuxième trimestre de -10,98 %, détaille le communiqué du gouverneur de Bali. 2667 travailleurs du secteur de l’industrie du tourisme ont été licenciés et 73.631 sont en congé sans solde. »

L’Indonésie avait pris la décision de fermer ses frontières aux étrangers, sauf cas spécifiques, le 2 avril. En 2019, quelque 16 millions de touristes étrangers avaient visité l’Indonésie.

Source : Indonésie : les frontières resteront fermées au moins jusqu’à la fin 2020

En vue de la préparation de la reprise du trafic touristique, il est impératif de rassurer les touristes nationaux et internationaux sur les dispositions prises par la destination Madagascar pour prévenir toute contamination durant leur séjour.

Dans ce contexte, l’implémentation effective de protocoles d’hygiène et de sécurité sanitaires sur l’ensemble des maillons d’un séjour ou circuit touristique dès la sortie de l’aéroport, dans le cadre de la prévention de la propagation du COVID 19 et d’éventuelles autres épidémies, constituent la condition préalable pour relancer le secteur du tourisme à Madagascar. Le Ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie (MTTM), l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM) et la Confédération du Tourisme de Madagascar (CTM) ont ainsi fait appel aux services de Philippe-Jean Arnou (Madagascar Hôtel Consultant – MHC), délégué régional du cabinet François Tourisme Consultants (FTC).

En vue de l’élaboration et de la transmission de l’ensemble des protocoles d’hygiène et de sécurité sanitaire pour le secteur du tourisme, de nombreux ateliers de travail ont été organisé avec les opérateurs du secteur (Hôteliers, Restaurateurs, Guides, Agences de voyages et Tours Opérateurs, Chauffeurs, Loueurs de voiture…) afin de valider la faisabilité des mesures proposées. Quatre Guides des bonnes pratiques sanitaires (par métier) ont donc été réalisés et plusieurs cycles de formation en ligne ont eu lieu afin de présenter ces mesures aux professionnels.

Afin d’assurer une large diffusion des protocoles sanitaires, la réalisation de supports de communication destinés aux professionnels est actuellement en cours, notamment des affiches et publireportages.

 

Dans le cadre de la mise en place effective des protocoles, Philippe-Jean se rendra prochainement à Nosy-Be, première destination de la Grande Ile à ré-ouvrir ses portes à l’international, afin de former les opérateurs dans la mise en place les protocoles sanitaires et accueillir les touristes dans les meilleures conditions.

 

Si vous souhaitez recevoir une formation ou des conseils personnalisés sur les protocoles sanitaires ou les stratégies de relance économique à mettre en œuvre dans votre établissement, n’hésitez pas à nous contacter à [email protected].

 

L’équipe de Madagascar Hôtel Consultant

 

Pour informer au mieux les voyageurs utilisant sa plateforme, Google a ajouté de nouvelles fonctionnalités à son moteur de réservation : un filtre ‘annulation gratuite’, affichant uniquement les hôtels garantissant cette option, permet de réserver sans risques et sans attendre la dernière minute – une tendance forte en raison des incertitudes liées à la propagation du Covid-19 et aux mesures prises par les différents pays en matière d’accueil des touristes.

De plus, Google va enrichir les informations concernant la situation sanitaire de la destination choisie. La plateforme affichera le pourcentage d’hôtels ouverts et de vols confirmés, ainsi que des  liens vers des ressources locales indiquant notamment le nombre de cas de Covid-19 recensés dans la localité recherchée.

Source : Corovavirus : Google Travel propose de nouvelles fonctionnalités pour mieux informer les voyageurs

Les acteurs des différents secteurs d’activités économiques prétendent être victimes de la crise sanitaire qui a eu des impacts graves sur l’économie malgache. Selon les opérateurs touristiques, leurs activités sont au premier plan.

 Les opérateurs du secteur du tourisme mettent en avant les conséquences de la fermeture des frontières sur l’économie nationale. D’après eux, la relance des secteurs gourmands en devises, tels que les infrastructures routières, hydroagricoles, énergétiques, etc. nécessitent avant tout, la reprises des activités du tourisme. En effet, ce secteur, qui contribue à 7% du PIB (Produit intérieur brut) est primordial en termes d’entrée de devises. « Mais le tourisme  est complètement sinistré à cause de la fermeture trop longue des frontières. Grand pourvoyeur d’emplois formels (300 000 emplois directs), le secteur souffre de distorsion sur le marché de l’emploi. 9 salariés sur 10 sont au chômage technique en juillet, et sont désormais sans salaires. Pourtant, le secteur fait vivre environ 1,5 millions d’habitants, outre les paysans qui approvisionnent les restaurants, les artisans, les pêcheurs, les tireurs de pousse-pousse, etc. », nous ont confié ces opérateurs du tourisme.

Dérogations ambigües. Au mois de juillet, environ 200 opérateurs touristiques étrangers ont envisagé de quitter Madagascar. Depuis, leur liste s’allonge de jour en jour à cause du maintien de la fermeture des frontières. « Même ceux qui n’opèrent pas dans le secteur comprendront qu’avec 5 mois sans vols internationaux et régionaux, la crise devient très grave pour le tourisme. S’il faudra attendre octobre, comme l’a dit le président de la République, nous craignons le pire pour ce secteur qui a un plein potentiel mais aujourd’hui, complètement asphyxié par la fermeture des frontières », ont affirmé les opérateurs. D’après eux, l’Etat doit ouvrir les frontières et prendre les mesures adéquates pour limiter la propagation du virus (test PCR avant embarquement à destination de Madagascar, port du masque obligatoire dans les lieux publics, désinfection des avions, gels hydro-alcooliques dans les avions et dans les aéroports, etc.). Par ailleurs, ces opérateurs se posent également des questions sur les critères de choix des personnes rapatriées. « De nombreuses personnes sont bloquées à l’extérieur. Il s’agit de Malgaches qui doivent rentrer, depuis des mois. Ils sont coincés à l’étranger sans accompagnement de l’Ambassade malgache, comme c’est le cas en France. Comparé aux autres pays, c’est comme si nous ne nous soucions pas de nos concitoyens », ont-ils martelé.  Bref, la gestion de la crise est difficile. Les opérateurs du tourisme espèrent la prise de mesures adéquates, par l’Etat.

Source : Tourisme en grande crise : Les opérateurs économiques, inquiets sur l’avenir du secteur