Lutte contre le tourisme de masse : le temps des mesures

Que faire quand un touriste auto-centré grave son nom sur les pierres du Colisée à Rome, quand un autre balance des détritus sur un membre de la garde royale à Londres ? Que faire contre l’inflation proportionnelle à la fréquentation touristique dans certaines villes ? Comment lutter contre la pollution directement liée à l’afflux de touristes ? Depuis quelques années, de Barcelone à Venise en passant par Kyoto, Dubrovnik ou l’île de Boracay aux Philippines, les hauts spots touristiques se rebiffent. Découvrez comment !

Limiter le nombre d’hébergements

En 2017, une manifestation anti-touristes fortement suivie par les habitants de Barcelone dégénérait et se terminait par l’attaque d’un bus de touristes… Et ce n’est qu’un exemple, certes extrême, de démonstrations de ras-le-bol d’habitants de villes et de lieux victimes d’une hyper-fréquentation touristique. A Barcelone, depuis 2016, la mairesse, Ada Colau, s’est attaquée au problème en mettant en place une mesure drastique pour réguler le nombre d’hébergements, à travers un plan urbain de logement tourisme qui prévoit la stagnation et la régulation des hébergements touristiques.

Depuis, d’autres villes et pays ont emboîté le pas à la capitale de la Catalogne comme Venise où le nombre de nouvelles chambres d’hôtel est limité. A Majorque et Amsterdam, de nombreuses locations mises en ligne sur des plateformes telles qu’AirBnB ont carrément été interdites. En Islande, les personnes proposant des hébergements via AirBnB ne peuvent pas dépasser 90 nuitées par an et ce ne sont que quelques exemples d’une tendance qui se développe aux quatre coins de la planète.

Réguler la fréquentation des sites touristiques ou interdire leur accès !

Lorsque le tourisme de masse s’attaque à un site en particulier, réguler et limiter son accès est la solution la plus prisée pour lutter contre le sur-tourisme. A Angkor Wat, les autorités ont presque doublé les droits d’entrée au site – de 20 $ à 37 $ – en 2016 et pour limiter le nombre de visiteurs – 2,5 millions de touristes en 2017 -, elles ont aussi restreint l’accès au sanctuaire central du site à des groupes n’excédant pas 100 visiteurs en même temps. Aux Galapagos, ce sont les sorties en mer qui sont visées et régulées. Parallèlement, la découverte de l’archipel à pied est encouragée, à condition de se plier à 14 règles précises et de ne se rendre que dans les sites autorisés. Au Machu Pichu, seulement deux horaires de visites quotidiennes sont programmées et le site n’accueille pas plus de 5 000 visiteurs par jour. Dans la même veine, les autorités en charge d’endroits comme Santorin ou Dubrovnik ont adopté des mesures similaires. D’autres sont carrément allées plus loin en interdisant l’accès de certains sites menacés. Ainsi, en Thaïlande, les îles de Koh Khai Nok, Koh Khai Nui, et Koh Khai Nai au large de Phuket ont tour à tour été “fermées” au public le temps que la nature et la biodiversité reprennent leurs droits suite aux dégâts causés par les touristes. Il en est de même pour l’île de Boracay aux Philippines.

Réguler la hausse des prix des produits de base et réduire le nombre de commerces pour touristes

Non seulement le sur-tourisme a des conséquences néfastes sur l’environnement mais aussi sur le niveau de vie des locaux. Comment survivre dans certains quartiers quand les prix flambent ? A Barcelone, des mesures ont été prises pour réguler la monté des prix de l’immobilier mais aussi pour stopper l’invasion de nouveaux magasins destinés aux touristes.

A Amsterdam aussi, aucun nouveau commerce de souvenirs n’est autorisé à ouvrir ses portes dans le centre ville. Dubrovnik aussi est en train de réduire ses étals de babioles ainsi que le nombre de tables dans les restaurants. Quant à Venise, ce sont les fast-foods qui sont désormais interdits en centre ville !

D’autres mesures plus originales

Que faire contre le touriste mal élevé qui grave son nom sans aucun scrupule sur des vestiges millénaires, ou celui qui fait tomber une oeuvre d’art en pensant réaliser le selfie du siècle, ou encore celui qui nourrit avec n’importe quoi – voire saoule – les adorables cochons nageurs de l’île Big Major Cay aux Bahamas ? Les punir voyons ! De plus en plus d’autorités locales n’hésitent pas à verbaliser les touristes au comportement irrespectueux vis à vis de l’environnement et des locaux. Ainsi, par exemple, Rome et Venise ont établi un règlement répertoriant des règles de bonne conduite. Des règles entravées récemment par un couple de Berlinois pris en flagrant délit de préparation d’un petit café sur un réchaud au pied d’un des plus jolis ponts de la ville. Verdict : une amende de 950 euros ! Autre délit : la photographie… Et oui, à Kyoto, prendre des photos dans le fameux quartier de Gion, où vivent encore bon nombre de Geishas, est désormais interdit. Une décision prise par le comité des habitants dépité par les mauvaises manières de la plupart des touristes.

Cocorico

Quant à notre chère et douce France, elle n’est pas en reste. Le Sénat vient en effet d’adopter à l’unanimité des mesures pour lutter contre la sur-fréquentation de sites protégés tels que la dune du Pilat, le Mont-Saint-Michel ou encore le Mont-Blanc. Il en revient aux maires des communes concernées de les appliquer.

Source : Lutte contre le tourisme de masse : le temps des mesures

ONTM : 76 contacts établis lors d’un busmeeting en France

L’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM) ne ménage pas ses efforts pour promouvoir la destination Madagascar.

A preuve, il a participé à un busmeeting dans le sud-est de la France en étroite collaboration avec la compagnie aérienne nationale Air Madagascar et les autres institutions en charge du tourisme. A bord d’un autocar aménagé en neuf espaces de travail, la délégation malgache a eu l’occasion de rencontrer un maximum d’agences de voyages en région Sud-est de la France. En fait, elle a pu organiser huit rencontres avec des professionnels du tourisme français dans huit villes différentes, à savoir, Lyon, Grenoble, Avignon, Toulon, Ajaccio, Bastia, Nîmes, Marseille. « Nous leur avons présenté les riches nouveautés en matière d’offres et produits touristiques de la destination Madagascar. Et le bilan de ce roadshow organisé dernièrement dans l’Hexagone était positif. En effet, 76 contacts ont pu être établis lors de ce busmeeting », selon les explications des responsables de l’Office National du Tourisme de Madagascar.

Accroître les opportunités d’affaires. Dans la même foulée, les promoteurs de la destination Madagascar ont organisé un jeu lors de la clôture de la tournée du BusMeeting à Marseille. Divers lots ont été ainsi offerts. On peut citer, entre autres, un billet d’avion aller-retour France-Madagascar et un séjour au Talinjoo Hôtel localisé dans la ville de Fort-Dauphin. Et après ce busmeeting, un autre roadshow a été ensuite organisé dans quatre autres villes de France, à savoir Nice, Toulouse, Bordeaux et Mulhouse, et ce, en partenariat avec Air Madagascar. « L’objectif consiste à accroître les opportunités d’affaires des opérateurs touristiques malgaches. La délégation malgache a pu organiser dix rencontres en porte-à-porte à Nice et à Mulhouse tandis que des échanges avec 58 agents de voyages et Tours Opérateurs français ont eu lieu dans les deux autres villes, dans le cadre de ce roadshow. A cette occasion, nous avons présenté la destination Madagascar, et ses produits touristiques phares ainsi que ses nouveautés dans l’hôtellerie, les circuits et les autres activités », selon leurs dires.

Découverte du Sud. Par ailleurs, l’ONTM a organisé un voyage de presse à l’intention de quatre journalistes français toujours dans le but d’accroître la visibilité de la Grande île en tant que destination touristique auprès du public français. Durant leur séjour, ils ont découvert le Sud malgache, incluant le Parc National de l’Isalo, la population des Mikea et leur forêt ainsi que le village des pêcheurs d’Andravona. Un spécialiste de la population Mikea et un expert en plongée ont été mobilisés pour leur fournir le maximum d’informations sur cette destination intérieure, a-t-on conclu.

Source : ONTM : 76 contacts établis lors d’un busmeeting en France

Tourisme durable Marché Analyse 2020, croissance, évaluation Opportunité, marge brute, le développement et les tendances de l’industrie Prévisions pour 2024

Le rapport mondial Tourisme durable sur l’industrie 2020 propose un scénario détaillé qui est bifurqué selon les fabricants, le type de produit, les applications, les progrès technologiques et les régions. Cette segmentation offrira une vision décisive du Tourisme durable marché. L’aperçu comprend les opportunités de croissance du marché, les tendances, les contraintes, les moteurs Tourisme durable marché. Le rapport fournit également des données de prévision du marché basées sur les années précédentes et actuelles Tourisme durable environnement et développement de l’industrie.

Le rapport analyse les données historiques pertinentes pour le Tourisme durable croissance du marché, portée et opportunités en bref. Il fournit également le présent et le passé Tourisme durable données du marché. L’étude sert globalement des opportunités de croissance vitales et des risques / menaces pour Tourisme durable l’industrie. Il comprend le développement technique, le schéma d’import / export Tourisme durable, la croissance estimée, les événements de lancement de produits, les collaborations et les acquisitions. En outre, le rapport sépare le marché en fonction de Tourisme durable fabricants, pays, applications et types.

Demander un exemple de rapport gratuit ici https://www.orbisreports.com/global-sustainable-tourism-market/?tab=reqform

Un rapport d’étude de marché mondial Tourisme durable révèle que l’industrie va croître avec un TCAC important au cours de la période de prévision entre 2020 et 2024. Le marché Tourisme durable offre de nombreuses opportunités de croissance dans les économies développées et en développement. De plus, Tourisme durable industrie pourrait certainement bénéficier de la demande croissante de réduire les coûts de traitement à travers le monde.

En outre, le rapport donne une analyse concluante du paysage concurrentiel de l’industrie Tourisme durable mondiale. Ensuite, il recherche la concurrence, les portefeuilles de produits et les derniers développements sur le Tourisme durable marché futuriste. En outre, il fournit les détails des opportunités de croissance pour les entreprises du Tourisme durable marché. De plus, il intègre les profils commerciaux complets des principaux acteurs de Tourisme durable industrie. Peu de fabricants dominants sur Tourisme durable marché incorporés dans le rapport sont-

  • Bouteco
  • Compagnon Eco
  • Sauvage Frontières Voyage d’aventure
  • Type voyageurs
  • Kynder
  • Voyage responsable
  • Aracari
  • Expériences beyonder
  • Wilderness Holdings Limited
  • Undiscovered Montagnes
  • Rickshaw Voyage

D’un point de vue géographique, le rapport étudie le Tourisme durable marché dans des régions telles que États-Unis, Europe (Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Espagne, Russie, Pologne), Chine, Japon, Inde, Asie du Sud-Est (Malaisie, Singapour, Philippines, Indonésie, Thaïlande, Vietnam), Amérique centrale et du Sud (Brésil, Mexique , Colombie), Moyen-Orient et Afrique (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Turquie, Égypte, Afrique du Sud, Nigéria) et autres régions. Le régional Tourisme durable marché bénéficiera de l’infrastructure bien développée et de l’immense niveau de numérisation dans le secteur régional.

Type de Tourisme durable Marché comprend:

  • Tourisme côtier
  • Tourisme montagne
  • Tourisme île

Les applications de Tourisme durable Market sont:

  • Solo
  • Groupe
  • Famille
  • Des couples

Pour plus d’informations ou pour toute visite de requête: https://www.orbisreports.com/global-sustainable-tourism-market/?tab=discount

En exclusivité, le rapport Tourisme durable supervise une analyse globale du marché parent ainsi que des secteurs dépendants/indépendants. Le rapport offre des perspectives statiques et de développement du Tourisme durable marché à jour et légitimes. En continuation, il illustre la conclusion Tourisme durable cruciale, les découvertes de la recherche et les opportunités d’avancement à venir.

En fin de compte, les probabilités de nouveaux investissements Tourisme durable projets de marché sont calculées et des conclusions de recherche entières sont servies. En bref, le rapport offre des informations statistiques majeures sur l’état de Tourisme durable industrie et est une source bénéfique pour guider et donner les directions aux entreprises et aux individus impliqués dans le Tourisme durable marché.

Aperçu du rapport mondial sur Tourisme durable industrie:

1: Tourisme durable Les perspectives du marché comprennent la segmentation, les régions, la dynamique, les contraintes, le risque, les opportunités, etc.
2: Tourisme durable Industry Chain Analysis décrit les fournisseurs de matières premières, les principaux acteurs du marché et la structure des coûts. Explique plus en détail l’analyse du processus de fabrication, Tourisme durable canaux de marché et les principaux acheteurs en aval.
3: Cette partie comprend le taux de croissance, la production, Tourisme durable la valeur des revenus et l’analyse des coûts par type.
4: Plus tard, il illustre les caractéristiques de la part de Tourisme durable marché, les dépenses et par application.
5: Illustre ensuite le volume de production Tourisme durable, l’estimation des revenus, la structure des prix et la marge brute par région.
6: Analyser en outre les dépenses ainsi que Tourisme durable export/import par régions.
7: Dans cette partie, les études SWOT et PESTEL sont expliquées en détail sur Tourisme durable marché.
8: Tourisme durable paysage concurrentiel, profils d’entreprise et statut de dispensation par les joueurs sont divulgués avec précision.
9: Analyse complète des prévisions de l’industrie Tourisme durable par divers segments comme le type, l’application et les régions (2020-2024).
10: À la fin, offre les caractéristiques de l’industrie Tourisme durable et l’étude SWOT nouveaux aspirants. Souligne également les principaux facteurs moteurs et l’étude de faisabilité des actifs.
11: Conclusion et Tourisme durable Annexe.

Cliquez ici pour voir la table des matières complète https://www.orbisreports.com/global-sustainable-tourism-market/?tab=toc

Source : Tourisme durable Marché Analyse 2020, croissance, évaluation Opportunité, marge brute, le développement et les tendances de l’industrie Prévisions pour 2024

Tourisme : Essor attendu dans le processus d’émergence économique

Le tourisme offre d’immenses opportunités qui n’attendent qu’à être exploitées, selon son Ministère de tutelle, qui soutient que les opérateurs de ce secteur d’activité doivent se préparer à une prochaine transformation.

Le secteur du tourisme est source de devises, d’emplois et d’aménagement. C’est ce qu’a soutenu le directeur de la Formation, de la Recherche et de l’Enseignement auprès du Ministère du Tourisme. « Il y a beaucoup de ressources qui n’attendent qu’à être exploitées. Certes, comme dans tout secteur d’activité, il y a des hauts et des bas dans le métier du tourisme. Mais il faut travailler dur pour avoir de bons résultats. Tous s’accordent à dire que le tourisme est l’une des voies les plus rapides pour développer ce pays. De grandes choses seront entreprises dans ce cadre. Les opérateurs doivent s’y préparer, car nous avons beaucoup à faire », a-t-il déclaré, lors de la cérémonie de remise de diplômes de la promotion Ravintsara, regroupant 24 sortants de l’INFOTOUR (Institut de Formation en Tourisme).

Capital humain. Certes, les richesses et le trésor dont Madagascar dispose pour développer le tourisme, ne sont plus à présenter. Pour le secteur privé, il faut améliorer la capacité d’accueil, le capital humain et les infrastructures, pour la promotion du tourisme. Des propos partagés par les nouveaux sortants de l’INFOTOUR, qui sont désormais opérationnels. « Nous avons acquis beaucoup de connaissances durant notre cursus et sommes actuellement prêts à les mettre en pratique. Développer le tourisme représente un grand défi pour ce pays, et nous allons le relever en apportant nos meilleures contributions. Le tourisme est un grand secteur durable, où il y a de la place pour tous les jeunes qui veulent s’y investir » a affirmé Ny Aina Hiarimalala Rakotoarivony, porte -parole de la promotion Ravintsara, et non moins major des majors de l’année universitaire 2018-2019 de l’INFOTOURPour sa part, Alain Richard Rakotondrabe directeur gérant de l’institut a incité les jeunes diplômés à fonder leurs propres entreprises, et ne pas se limiter à espérer décrocher un emploi en tant que salarié. D’après ses dires, c’est pour le développement du tourisme que cet institut a été fondé en 1997.

Source : Tourisme : Essor attendu dans le processus d’émergence économique

Le tourisme contraint de s’adapter à la « révolution verte »

Pour la première fois, Air France utilisera du biocarburant pour ses vols au départ de San Francisco. Voyageurs du Monde finance de la reforestation pour compenser l’impact de ces clients. Comme eux, l’ensemble du secteur du tourisme s’interroge sur les moyens de réduire l’impact environnemental de son activité.

Air France fait un pas de plus vers la durabilité. A compter du 1er juin, la compagnie aérienne va opérer, pour la première fois, des vols long-courriers au départ de San Francisco avec 30 % de biocarburant à base d’huile de friture recyclée. C’est l’une des nombreuses actions que doivent assurer et assumer les acteurs du tourisme afin d’entrer dans la transition écologique et d’acter le développement d’un tourisme durable.

6.000 tonnes de CO2 en moins

Cette opération d’une durée de 16 à 18 mois permettra de réduire les émissions de CO2 d’Air France d’environ 6.000 tonnes, explique Sandra Combet, en charge des biocarburants et des énergies nouvelles chez Air France. De quoi vérifier ou non la pertinence des biocarburants dans le secteur aérien, dépourvu, à moyen terme, d’alternative énergétique au kérosène.

« Cette initiative s’inscrit dans notre objectif global, de réduire de 50 % nos émissions de CO2 d’ici à 2030, par rapport au niveau de 2005, qui sert d’année de référence », explique Anne Rigail , la directrice générale du groupe Air France. « Nous avons fait la moitié du chemin, il nous reste 25 % de réduction à trouver sur les dix prochaines années. »

Une stratégie globale

Le recours aux biocarburants fait partie d’une stratégie plus globale, qui comprend également le renouvellement de la flotte moyen et long-courrier d’ici à 2025, l’éco-pilotage, avec l’optimisation des trajectoires, le roulage au sol sur un seul moteur, l’électrification des engins au sol, ou encore l’allégement des aéronefs, qui permet de réduire la consommation de carburant. « Sur nos nouveaux Airbus A350, le poids des sièges a été réduit de 13 kg, souligne Anne Rigail. Or il faut savoir qu’un kilo de moins à bord d’un un avion représente 70 tonnes de CO2 de moins sur une année ».

Néanmoins, les biocarburants n’emportent pas l’adhésion de tous. Pour Jean François Rial, le PDG de Voyageurs du Monde, « les biocarburants ne peuvent être la solution, car remplacer le kérosène par des biocarburants pour le secteur mobiliserait la moitié des terres arables de la planète ». Pour le patron de Voyageurs du Monde, qui plante 3 millions d’arbres par an pour absorber les émissions de CO2 de ses clients, l’alternative est simple : « pour réduire les émissions de CO2, soit tu ne voles pas, soit tu absorbes », affirme-t-il.

Dimension sociale

Pour être véritablement « durable », le tourisme doit également se préoccuper de bien d’autres aspects de son empreinte environnemental, estime Jean-François Rial, telle que la gestion des ressources, la gestion des déchets, la protection de la biodiversité… « Il n’est pas acceptable que le tourisme monopolise l’eau potable ou que l’on maltraite les animaux », poursuit le patron de Voyageurs du Monde , qui insiste également sur « la dimension sociale ». « A l’étranger, nous passons des contrats stricts avec nos prestataires afin de s’assurer du respect des conditions de travail », explique-t-il.

Pour certaines entreprises, ces préoccupations environnementales, loin de poser problème, constituent des opportunités. C’est notamment le cas de la SNCF. Alexandre Viros, directeur général de « e-voyageurs.sncf », constate « un engouement des clients nationaux et internationaux qui préfèrent prendre le train que l’avion ». Un engouement sur lequel le ferroviaire veut capitaliser. Avec la mise en place d’un crédit CO2, la SNCF va organiser une partie de son programme de fidélité autour de la gratification des économies de CO2.

Et la réflexion ne fait que commencer dans le secteur. A l’heure du débat sur le «  surtourisme  », le gouvernement a mandaté l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), il y a quelques mois, pour engager un secteur en pleine évolution dans ce tourisme qui se doit d’être durable, ou qui ne sera plus. Les travaux seront présentés lors du prochain Comité interministériel du tourisme, prévu début 2020. Il conviendra de trancher, à l’avenir, s’il convient de contingenter le nombre de visiteurs sur certains sites naturels, ira-t-on vers une étoile verte dans la classification des hôtels et les campings.

Source : Le tourisme contraint de s’adapter à la « révolution verte »

Staysure Tour : Une grande visibilité pour la destination Madagascar

C’était la première fois que Madagascar a accueilli la finale du Staysure Tour, un éminent tournoi international de golf qui a eu lieu du 29 novembre au 01 décembre 2019 au Golf Club du Rova, à Andakana. A part les compétitions internationales qualifiées de MCB Tour Championship, étant donné que c’est la Mauritius Commercial Bank qui a fait partie des organisateurs de cet événement de grande envergure, cela a contribué à une grande visibilité de la destination Madagasar, du côté de l’Office National du Tourisme de Madagascar.

Diffusion des résumés. En effet, c’est également la première fois dans les annales de l’histoire de la Grande  Ile que l’European Senior Tour est venue en terre malgache, avec une participation de 50 golfeurs venus des quatre coins du monde. En outre, l’European Tour Production réalisera prochainement un résumé de ce tournoi international pour une durée d’environ 52 minutes et qui sera diffusé à plusieurs reprises sur des chaînes internationales telles que Sky Sports, Eurosport, Discovery Channel, Premier sports et Golf Plus, dans cinquante- quatre pays. Pour sa part, Canal + réalisera entre temps un résumé du tournoi pour une durée d’environ 30 minutes, qui sera multi-diffusé sur Canal+ Sport et Golf+, dans les semaines suivant l’événement.

Eductour. Par ailleurs, un éductour a été organisé par l’ONTM en collaboration avec l’organisateur du tournoi, Marc Farry Organisation, à l’intention d’une dizaine de journalistes internationaux. A part la couverture de cette compétition de golf, ces derniers ont découvert la réserve spéciale d’Analamazaotra à Andasibe, le lac de Mantasoa et la célèbre entreprise Rova Caviar dans le but de renforcer la promotion de la destination Madagascar. Il faut savoir que le tourisme sportif lié au golf représente 20 milliards de dollars par an. La Grande  Ile pourra ainsi tirer des retombées économiques positives grâce à ce MCB Tour Championship.

Source : Staysure Tour : Une grande visibilité pour la destination Madagascar

Tourisme durable, authenticité – 2020 : la révolution du voyage

Notre façon de voyager est en constante évolution. Ces dernières années, l’idée d’un tourisme plus respectueux de l’environnement, plus durable et plus authentique s’est développée autour d’un constat simple : de plus en plus de personnes voyagent. Et cet essor touristique est aussi, malheureusement, synonyme de dérives. On parle ici de sites réputés envahis par les hordes de touristes, de récifs coralliens abîmés, de populations locales désabusées… Alors pour pallier ces conséquences, certains voyageurs ont décidé de voyager autrement, de privilégier un tourisme durable et éco-responsable, plus respectueux non seulement de l’environnement, mais aussi des habitants de chaque destination…

Le développement du « slow travel »

Aujourd’hui, plus encore que la destination, c’est le chemin qui compte ! De plus en plus de voyageurs privilégient la qualité à la quantité, c’est à dire qu’ils préfèrent voir moins mais mieux. Cela se traduit souvent par des itinéraires plus lents, des étapes plus longues, davantage de trajets à pied ou à vélo et des visites plus immersives. Prendre son temps en voyage est devenu une philosophie à part entière, la clé pour vivre la destination plutôt que la visiter.

Le choix de destinations alternatives

Plutôt que de découvrir les sites les plus connus au monde en compagnie de milliers d’autres visiteurs, bon nombre de voyageurs font désormais le choix de sortir des sentiers battus. Éviter le tourisme de masse est même devenu une priorité pour beaucoup, qui préféreront bouder les incontournables pour se focaliser sur une expérience plus authentique. De nouvelles destinations voient ainsi le jour comme le Rwanda ou le Panama.

L’envie de rencontrer les locaux

Il y a quelques années, c’était les resorts et les hôtels de luxe qui avaient le vent en poupe. Aujourd’hui, le voyageur troque volontiers son confort pour vivre une expérience plus simple et authentique, davantage axée sur les rencontres. Les logements chez l’habitant rencontrent un succès grandissant et pour cause, ils offrent la possibilité de s’immerger chez une famille locale et de partager d’incroyables instants ensemble autour de moments simples comme la préparation des repas.

Le tourisme vert

Il est désormais impossible d’oublier sa conscience écologique en vacances ! Le voyageur d’aujourd’hui délaisse allègrement les activités polluantes pour préférer la randonnée, la découverte d’espaces naturels et les activités « vertes ». Même chose pour les hôtels puisque ceux labellisés pour un tourisme éco-responsable connaissent un succès grandissant. On remarque aussi que, pour moins polluer, les moyens de transport locaux sont privilégiés par rapport aux vols internes : une bonne nouvelle pour la planète !

Solidarité et équité

Projets humanitaires, tourisme collaboratif, séjours chez l’habitant… Les immerger chez une famille sont en plein boom avec l’éveil de la conscience collective. Aujourd’hui, voyager se fait en accord avec ses valeurs. On part à la rencontre des communautés, on privilégie les objets faits à la main plutôt que le « Made in China », on soutient les actions favorisant le développement des populations locales… Le voyage se fait désormais dans le respect des habitants et de leur culture.

La créativité en voyage

Plutôt que de simplement visiter des monuments et des sites naturels, le voyageur de 2020 préfère vivre des expériences inoubliables. L’immersion dans la culture locale est privilégiée à l’observation. On voit ainsi émerger des ateliers, des cours et autres stages permettant à chacun de développer sa créativité. Cours de cuisine lors d’un voyage en Thaïlande, initiation au tango en Colombie, stage de yoga ou de méditation en Inde… Aujourd’hui, le voyageur devient l’acteur principal de son aventure.

Source : Tourisme durable, authenticité – 2020 : la révolution du voyage

Marché Espagnol : le congrès FEPET 2020 à Madagascar

Du 28 octobre au 11 novembre 2019, une dizaine de journalistes espagnols ont fait un voyage de découverte à Madagascar. Ce voyage de presse a été organisé par la Fédération espagnole des journalistes spécialisés en tourisme (FEPET).

Afin d’augmenter la visibilité de la destination Madagascar sur le marché émetteur espagnol, l’Office National du Tourisme de Madagascar a appuyé la venue de ces journalistes membres de la Fédération espagnole des journalistes spécialisés en tourisme (FEPET).  Ils viennent de plusieurs grands titres de médias espagnols tels que La Razon, El Mundo et El Economista.

Durant leur séjour dans la Grande île, ils ont notamment visité Antananarivo, Andasibe, Morondava, Bekopaka/Bemaraha, Belo sur mer, Morombe et Ifaty. Ce voyage de découverte entrait également dans le cadre de la préparation du congrès FEPET 2020 qui va se tenir à Madagascar au mois de juin, dans le cadre de l’International Tourism Fair Madagascar (ITM) organisé par l’ONTM.

Source : Marché Espagnol : le congrès FEPET 2020 à Madagascar

Parlement Européen : l’industrie demande le rétablissement de l’intergroupe “Tourisme durable”

De nombreux acteurs et organes de représentation de l’industrie touristique en Europe réclament le rétablissement de l’intergroupe “Tourisme durable” au Parlement Européen. Initiée durant 5 ans, l’initiative a permis d’aborder les sujets de la durabilité, la numérisation, l’économie des plateformes, l’alimentation, la santé dans le tourisme, etc.

Le tourisme peine à trouver des échos au niveau des gouvernements.

Malgré son poids dans l’économie, que ce soit au niveau national et la France en est le bon exemple, le secteur du voyage n’est pas pris au sérieux par les élus.

Une nouvelle preuve de ce triste constat, la fin de l’intergroupe “Tourisme durable” au Parlement Européen. Après 5 ans d’activité, le groupe de travail des eurodéputés a pris fin, mais les organes de représentation de l’industrie réclament son retour.

De la CLIA à l’ECTAA, en passant par IAAPA, l’ensemble des acteurs souhaite une reprise de l’intergroupe.

 
Ce dernier a travaillé sur des multiples sujets : la gestion des visas et des frontières, la durabilité, la numérisation, l’économie des plateformes, l’alimentation, la santé, la protection des consommateurs, la taxe de tourisme, l’accessibilité, etc.

Le secteur compte sur “le soutien du commissaire désigné pour le marché intérieur, Thierry Breton” selon un communiqué de presse pour le rétablissement de l’intergroupe, afin de pouvoir traiter les nouveaux défis du toursime (tourisme de masse peu durable, l’émergence de nouveaux acteurs).

 
Source : Parlement Européen : l’industrie demande le rétablissement de l’intergroupe “Tourisme durable”

Le tourisme durable est (enfin) à la mode… pourvu que ça dure !

Après des années de disgrâce, le tourisme durable est (enfin) tendance. Mais ce n’est pas gagné pour autant. Il va falloir chasser les marchands du temple attirés par le nouvel Eldorador et l’envie de se mettre en “vert”. Autrefois ils détractaient, aujourd’hui ils encensent. Mais est-ce bien important ? selon la formule consacrée, “dites ce que vous voulez mais… parlez-en !”

 n’y a pas si longtemps, parler de tourisme durable ça saoulait tout le monde.

C’était un discours “bobo”, la tarte à la crème mélangée au tourisme vert. Le dernier sujet de conversation entre la poire et le fromage quand il n’y avait plus de fromage…

Pourquoi une telle disgrâce ? Parce que dans vert il y a “écolo”… et dans écolo il y a tout ce dont on a pas forcément envie, parce que les bons-pensants pensent que tout ça ramène à des contraintes, alors qu’on a autre chose à penser pendant les vacances, n’est-il pas ?

Bref, ça culpabilise, ça coûte plus cher, c’est probablement moins confortable et en plus, quand on compense la taxe carbone, on ne sait même pas où va son argent…

Allez “vendre” ça et emballer des entreprise sur le tourisme durable… Compliqué, non ?

Et comme on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif, les consommateurs n’en demandent pas et les professionnels du tourisme se disent qu’ils ont d’autres chats à fouetter.

Et qu’il sera toujours assez tôt pour investir dans les initiatives pour polluer moins et laisser une planète pas trop pourrie à nos enfants.

Et puis patatras !

La météo s’est détraquée, les ouragans sont devenus plus violents et plus fréquents, un continent de plastique, (notre mer des “Sargasses” moderne), flotte quelque part sur la grande bleue, une “Jeanne d’Arc” venue du froid a pointé du doigt les vilaines compagnies aériennes, des études plus ou moins sérieuses ont dit pis que pendre des croisiéristes…

Ben oui, parce que le pollueur, même s’il n’est pas toujours le payeur, c’est forcément l’autre !

Cerise sur le gâteau, le législateur s’est mis de la partie…

La nouvelle Responsabilité Sociétale des Entreprises, (RSE) également appelée Responsabilité Sociale des Entreprises fait désormais obligation à celles-ci de prendre en compte et de mettre en musique le développement durable au sein de l’entité.

Il y a quelque chose de positif dans ce grand “déballage” : on parle enfin du tourisme durable. Il ne se passe désormais pas un jour sans que les questions environnementales fassent le JT de 20h.

Les Compagnies de croisières se mettent au GNL, les transporteurs aériens s’engagent à compenser leurs émissions carbone, les destinations affichent leur plus beau profil durable et Clubs et forfaits se doivent désormais d’afficher le label vert qui va bien.

Alors tout va désormais pour le mieux dans le meilleurs des mondes ?

Pas exactement. Le défi du tourisme durable vient de commencer. Il va falloir chasser les marchands du temple qui veulent aussi se mettre au vert et surtout encourager les “purs et durs”, tous ceux qui depuis des années se décarcassent.

Ils croyaient prêcher dans le désert et découvrent désormais les vertes oasis…

Attention aux mirages quand même !

Source : Le tourisme durable est (enfin) à la mode… pourvu que ça dure !