Tourisme à Maurice : assistance aux salaires jusqu’à l’ouverture des frontières

Le secteur touristique de l’île Maurice est sévèrement touché par la crise de la covid-19 qui est devenue une crise économique. Pour limiter la casse, l’Etat a décidé de maintenir l’assistance aux salaires dans le milieu touristique. Cette aide prendra fin avec la réouverture des frontières.

L’île Maurice tente de combattre les conséquences de la covid-19 sur tous les fronts. Alors que la crise épidémique n’est toujours pas terminée, le gouvernement essaye de maintenir son outil productif en état de fonctionner dès la réouverture des frontières et des marchés.

L’un des secteurs essentiels, pour l’économie de l’île sœur, est le tourisme. Ces dernières années, les banques pesaient plus lourd dans le PIB mauricien et les vacanciers étaient passés au second plan.
Aujourd’hui, le secteur bancaire n’est pas à l’abri d’un choc, si l’île Maurice est black listée par l’Union européenne. Cette menace est très sérieuse et la décision sera officialisée au mois d’octobre 2020. Si, elle prend forme, le secteur touristique sera une option essentielle pour sauver l’économie du pays.

Des milliards de roupies

L’Etat a versé aux sociétés, au chômage technique du fait de la crise, 1,8 milliards de roupies mauriciennes (39,7 millions d’euros) au mois de mars et 3,3 milliards (72,4 millions d’euros) en avril 2020. Ces sommes considérables pour nos voisins soutiennent les 14 700 entreprises qui travaillent dans ce secteur et qui emploient 268 000 travailleurs écrit L’Express de Maurice.

Les 197 00 travailleurs indépendants qui sont aux abois bénéficient également de ce plan. Une enveloppe de 2,4 milliards de roupies mauriciennes (5,267 millions d’euros) a été votée.
Comme toujours ces chiffres bruts sont colossaux, mais rapportés au nombre de bénéficiaires, ces sommes deviennent très, très, minces. Elles ont le mérite de maintenir les foyers à flot.

Source : Tourisme à Maurice : assistance aux salaires jusqu’à l’ouverture des frontières

Les travailleurs nomades, nouveaux chouchous du tourisme

Le Covid a démocratisé le télétravail. Certains opérateurs touristiques ont déjà capté la tendance, et développent une offre dédiée.

Les pieds dans le sable, et le nez sur l’ordinateur. Voilà brossé (à grands traits) le portrait des “digital nomades”. Une population d’actifs – indépendants ou salariés – parcourant le monde en conjuguant vacances et travail qui intéresse plus que jamais les opérateurs touristiques. Et pour cause. Si la tendance montait déjà en puissance avant le Covid-19, celui-ci vient de lui donner un sacré coup d’accélérateur en inscrivant de façon massive le télétravail dans les usages. Au point que le “home office” (travail à la maison) se voit déjà concurrencé par le “remote work”, travail à distance pouvant se pratiquer depuis… à peu près n’importe où, tant que la connexion Internet est bonne. Si l’hôtellerie s’intéressait déjà de près au sujet, en permettant de se poser sur leurs banquettes cosy avec son ordinateur entre deux rendez-vous, d’autres sont déjà en train de travailler à une offre ciblant spécifiquement les digital nomades, dans des lieux habituellement perçus comme les temples du loisir. Ainsi de Pierre et Vacances, qui a déployé une “Offre télétravail” dès cet été, pensée en coconstruction avec ses clients et ses salariés sur une sélection de destinations. Une offre vouée à être enrichie continuellement “afin de proposer, à terme, une expérience de télétravail optimale dans ses résidences et villages.” Au cours de l’été, des “bêta-testeurs” ont été invités à expérimenter le travail à distance chez Pierre & Vacances, afin de permettre au groupe d’identifier les axes d’amélioration.

Un nouveau terrain de jeu pour les destinations

Certaines destinations ont aussi voulu frapper un grand coup en concevant un visa télétravail permettant de travailler pendant un an dans un cadre paradisiaque. Une initiative signée de La Barbade, qui a vu ainsi le moyen avec ce « Barbados Welcome Stamp » de reconquérir de nouveaux touristes… et de rebondir sur la crise du Covid pour faire parler d’elle de façon positive. D’autres pays plancheraient aussi sur des dispositifs similaires, tandis que certains l’avaient déjà développé, comme l’Allemagne, avec son visa freelance. Et certaines destinations ont particulièrement les faveurs des digital nomades. Dans les (très) nombreux classements établis par des sites spécialisés reviennent ainsi régulièrement Bali, la Thaïlande, le Portugal, le Mexique, l’Espagne ou la Colombie… Sans doute un nouveau terrain de conquête pour les destinations pour l’après-Covid.

Source : Les travailleurs nomades, nouveaux chouchous du tourisme

Covid-19 à Madagascar: le cri d’alarme du secteur du tourisme

À Madagascar, après quatre mois sans activité dus à la crise engendrée par la pandémie de Covid-19, le confinement et la fermeture des frontières, la filière tourisme ne parvient plus à garder la tête hors de l’eau. Si une réunion entre les autorités et le secteur privé à eu lieu mi-juin pour élaborer un plan multisectoriel d’urgence, « le secteur tourisme reste totalement sinistré », plusieurs établissements ont fermé et 40 000 emplois directs sont menacés, s’alarme la Confédération du tourisme dans une lettre adressée à la présidence et au ministre de tutelle.

Pour pouvoir survivre jusqu’à la reprise de leurs activités, les opérateurs touristiques demandent à l’État malgache, entre autres, la prise en charge du chômage technique des salariés pendant trois mois, l’annulation de la collecte de toutes les obligations fiscales et la suspension de la perception des charges sociales et patronales, des mesures adaptées à l’urgence dans laquelle se trouve la filière.

« Une situation aussi exceptionnelle demande des mesures exceptionnelles, explique Lytah Razafimahefa, le vice-président de la Confédération du tourisme de Madagascar. Depuis la réunion que nous avons eue avec le président de la République et jusqu’à aujourd’hui, malheureusement, il y a cette distance entre les décisions prises et les actions concrètes que nous aimerions voir sur le terrain. Il y a lieu de revoir les positions de chacun parce que la situation devient de plus en plus critique, pour ne pas dire catastrophique ».

« Quatre mois après le début du confinement et la fermeture des frontières et sans aide financière vraiment concrète, les entreprises se retrouvent dans une grande difficulté financière et se retrouvent à devoir envoyer à contre-cœur leurs collaborateurs en chômage technique et, si cela va continuer, en licenciement économique, et personne ne souhaiterait en arriver là, poursuit Lytah Razafimahefa. C’est dans ce sens-là que nous souhaiterions que des mesures spécifiques soient envisagées en cas de force majeure pour le secteur du tourisme ».

Le tourisme, un secteur primordial

Le tourisme constitue un secteur primordial pour Madagascar puisqu’il représente 7% du PIB. Il est aussi l’un des plus gros pourvoyeurs de devises pour le pays et emploie des dizaines de milliers de personnes

« Nous parlons là de 300 000 emplois directs et indirects et de 1,5 million d’âmes qui dépendent de ce tourisme, poursuit le vice-président de la Confédération du tourisme. Les guides touristiques, les hôteliers, les porteurs, les piroguiers, les tours opérateurs, les agences de voyage, les loueurs de voiture, pour ne citer que ceux-là, que font-ils en ce moment ? Les neuf dixièmes, pour ne pas dire 100% des employés du tourisme aujourd’hui, ne travaillent pas ».

La filière a multiplié les actions pour se relever et attirer de plus en plus de touristes après des années d’instabilité politique. Ces années d’efforts risquent d’être anéanties sans soutien, s’inquiètent aussi les opérateurs. Contactée, la directrice de cabinet de la présidence indique que la lettre de la Confédération du tourisme a bien été reçue et que les réunions vont se poursuivre avec le secteur privé.

Source : Covid-19 à Madagascar: le cri d’alarme du secteur du tourisme

France. Changement de date pour l’IFTM Top Resa qui aura lieu cette année du 17 au 20 novembre

A la demande des partenaires et exposants, le rendez-vous annuel du secteur est décalé de deux mois. D’autres changements sont également à prévoir.

La question commençait à se poser avec insistance. Au vu du contexte sanitaire actuel, le salon IFTM Top Resa aura-t-il bien lieu cette année ? La direction de Reed Expositions a tranché : l’événement B2B leader de l’industrie du tourisme en France est maintenu mais à de nouvelles dates.

Habituellement fin septembre, l’édition 2020 de l’IFTM Top Resa est décalée de deux mois et aura lieu du 17 au 20 novembre. Le lieu, lui, ne change pas. Le salon se déroulera dans le Hall 1 de la Porte de Versailles.

« La réglementation en France a évolué de jour en jour : les événements rassemblant plus de 5 000 personnes ont été interdits jusqu’au 15 juillet, puis jusque fin août. Maintenir IFTM Top Resa en septembre n’était plus réaliste mais l’annulation du salon n’a jamais été évoquée », indique Frédéric Lorin, Directeur du salon.

Le choix de fin novembre a été approuvé par 94% de la centaine de partenaires, institutionnels et fidèles exposants interrogés sur ce changement par la direction du salon, pour trois raisons principales : la plupart des producteurs et destinations touristiques avaient besoin de temps pour travailler leurs offres, nombre d’entre eux ayant été contraints au temps partiel, au confinement et à une activité très ralentie ; tous les acteurs de l’industrie souhaitaient des délais supplémentaires pour s’engager, d’un point de vue financier, sur leur participation ; et enfin, reporter le salon à novembre laissait aux offices de tourisme et visiteurs étrangers plus de certitude vis à vis de la réouverture des frontières de leurs pays respectifs.

10 zones et 10 villages

Le salon proposera cette année 10 zones distinctes (Afrique, Amériques, Asie & Pacifique, Caraïbes, Destination France, Europe & Méditerranée, Généralistes, Moyen-Orient, Océan Indien, Tech-Zone) et 10 villages thématiques (Autocaristes, Club Affaires, Croisière, Montagne, Parcs, Réseaux de Distribution, Tour-Opérateurs, Influenceurs, Innovation et Start Up, les trois derniers au sein de la Tech-Zone), soit l’équivalent de ce qui avait été développé l’an dernier.

Malgré le contexte inédit, plusieurs nouveautés seront au rendez-vous de l’édition 2020. IFTM Top Resa travaille depuis quelques mois à la création de nouvelles conférences autour des thèmes majeurs transversaux afin de couvrir avec expertise l’actualité du marché. Les grandes journées thématiques habituelles seront au rendez-vous, les CEO Talks, le Digital Day et les Journées Internationales du Voyages d’Affaires (JIVA) notamment. En partenariat avec les Acteurs du Tourisme Durable (ATD), le salon inaugurera en novembre prochain un programme exhaustif de conférences et workshops intitulé les Journées du Tourisme Durable.

Les agents de voyages seront aussi à l’honneur. Pour cette nouvelle édition, ITFM Top Resa, en partenariat avec les Entreprises du Voyage (Edv), leur proposera un programme de formations variées et qualifiantes dans le cadre de la formation professionnelle continue. De nombreuses autres nouveautés dédiées aux agents de voyages sont en cours d’élaboration et seront dévoilées prochainement.

Par ailleurs, comme chaque année, le salon aménage de nouveaux espaces. En 2020, le Village des Tour-Opérateurs et le Village de la Croisière bénéficieront tous deux d’un relooking complet. Ambiance plage et paillotte pour le premier, hublots et accastillage pour le second, une véritable invitation à voyager… et à travailler. Les Parcours de Visite s’enrichissent également cette année de deux thématiques supplémentaires, Montagne et Croisière.

La moitié du salon remplie lors du confinement

Quatre événements phares sont également maintenus : le Startup Contest (les meilleures solutions innovantes dans le voyage), le mardi 17 novembre, l’Hackathon en partenariat avec CDS Groupe (course de 24h pendant laquelle les équipes doivent concevoir une solution novatrice pour le Business Travel et l’hôtellerie d’affaires), la finale le mercredi 18 novembre, Travel Agents Cup (élection des meilleurs agents de voyages de France), le jeudi 19 novembre, et Travel Agents Cup Junior (élection des meilleurs étudiants, vendeurs espoirs de la Destination France), le vendredi 20 novembre.

En 2019, IFTM Top Resa a accueilli 34 150 visiteurs, 1 700 marques dont près de 200 destinations (françaises et internationales) sur 33 000 m2 d’exposition et proposé près de 100 conférences thématiques « made by IFTM » ainsi que 100 événements organisés par les exposants.

« Il est trop tôt pour dire combien d’exposants seront présents cette année mais il n’y a aucune chance que le salon ne soit pas affecté car le tourisme est très durement touché par la crise sanitaire. Il sera probablement d’une plus petite taille et il y aura certainement moins de stands et de visiteurs à cause des nouvelles règles sanitaires. Cependant, le 16 mars, lors du confinement, la moitié du salon était déjà remplie. Nous allons reprendre contact avec l’ensemble de nos exposants et nous travaillons sur une campagne conjointe avec les Edv pour inciter les agents de voyages à venir », confie Frédéric Lorin.

Quid des exposants qui souhaiteraient finalement annuler leur participation ? « Le salon n’étant pas annulé mais simplement reporté, les CGV habituelles élaborées par le groupe s’appliquent. Pour autant, même si la réflexion n’est pas encore aboutie, nous nous devons en tant que salon référent du tourisme en France d’essayer d’accompagner au mieux nos clients dans les difficultés rencontrées. Des CGV moins drastiques pourraient s’appliquer en cas d’annulation. Un report pourrait, par exemple, est proposé sur l’édition 2021 », explique le directeur du salon.

Source : Changement de date pour l’IFTM Top Resa qui aura lieu cette année du 17 au 20 novembre

Union européenne : les frontières extérieures pourraient rouvrir en juillet

La Commission plaide pour une levée progressive des restrictions aux frontières extérieures à partir du début du mois de juillet.

Les Français pourront a priori voyager au sein de l’Union européenne (UE) à partir du 15 juin. Au-delà des Etats membres, il faudra encore patienter. Les ministres européens de l’Intérieur sont convenus vendredi de se coordonner pour une réouverture progressive des frontières extérieures de l’UE et de l’espace Schengen le 1er juillet au plus tôt. C’est ce qu’a indiqué le Conseil, institution représentant les Etats membres.

L’interdiction des voyages non essentiels vers l’UE, en vigueur jusqu’au 15 juin, a été instaurée le 17 mars entre les Etats membres et la Commission européenne. Et prolongée à deux reprises. Objectif : lutter contre la propagation de la pandémie. Or une prolongation « a été proposée jusqu’à la fin juin pour permettre de bien préparer une ouverture progressive ensuite » de ces frontières extérieures, a déclaré la secrétaire d’Etat croate Terezija Gras, dont le pays exerce la présidence semestrielle de l’UE. Cette réouverture aux voyageurs venant de pays extérieurs à l’espace Schengen et à l’UE doit se faire de façon coordonnée, a-t-elle dit.

Une difficile coordination

« De nombreux Etats membres soutiennent l’idée d’une prolongation des restrictions aux frontières extérieures pendant deux semaines », a ajouté la commissaire aux Affaires intérieures Ylva Johansson. D’autres sont pressés d’entamer leur saison touristique. Ainsi, la Grèce rouvre à partir du 15 juin son ciel à plusieurs pays incluant l’Australie et la Chine.

Concernant les frontières entre pays européens, la majorité des Etats membres auront levé les contrôles et les restrictions de circulation au 15 juin, selon la présidence croate de l’UE. D’autres devraient suivre d’ici la fin juin.

Source : Union européenne : les frontières extérieures pourraient rouvrir en juillet

Aires Protégées : Des milliers de personnes paralysées par le zéro touriste

Des milliers de personnes qui vivaient des revenus touristiques dans le cadre de la promotion des Aires Protégées gérées par Madagascar National Parks, sont impactés directement par la crise sanitaire qui sévit dans le pays. En effet, ils sont paralysés par le zéro touriste étant donné que les visites éco-touristiques au sein des parcs nationaux ont été momentanément suspendues. Du jour au lendemain, les différents acteurs du tourisme se sont retrouvés démunis et désemparés face à cette situation d’exception. A titre d’illustration, la commune rurale de Ranohira dans la région d’Ihorombe fait partie de nombreuses localités victimes de cette crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19. Cette ville qui est considérée comme le point de départ de l’exploration du « colorado malagasy » vit exclusivement de l’écotourisme grâce à l’existence du fameux parc national d’Isalo.

Vendre leurs biens. On y recense 10 hôtels et 18 restaurants pour accueillir des touristes nationaux et étrangers. Certains établissements touristiques procèdent actuellement au chômage technique ou à la rotation de travail des employés. D’autres sont même en cessation temporaire d’activité. Parlant des guides touristiques et des accompagnateurs locaux qui sont au nombre d’environ 200 personnes, une grande partie d’entre eux se sont convertis dans d’autres activités comme l’agriculture. Il y en a ceux qui ont tenté l’entrepreneuriat tandis que d’autres qui n’ont plus trouvé de solution, ont commencé à vendre leurs biens pour survivre, a-t-on appris. Rappelons que le mois de mai et de juin de l’année dernière, le parc national d’Isalo a enregistré près de 4 911 visiteurs. Des chiffres réduits à néant pour la même période. Une situation qui affecte également le gestionnaire de l’Aire Protégée.

Coup dur. Par ailleurs, Madagascar National Parks fonctionne grâce aux droits d’entrée aux Aires Protégées. « Ces droits d’entrée nous permettent entre autres, de payer le salaire de notre personnel, d’investir dans des matériels pour le bon fonctionnement des sites ainsi que de contribuer au développement de la population avoisinant les parcs. Cette absence de visiteurs constitue ainsi un coup dur pour MNP alors que l’an dernier, 229 790 touristes ont été enregistrés, soit une hausse de 12% comparativement à l’année précédente. Et en dépit de tout cela, les activités techniques selon les urgences et les priorités liées à l’écotourisme au sein des Aires Protégées continuent », a expliqué Dr May Rakotoarijaona, le directeur général de MNP.

Source : Aires Protégées : Des milliers de personnes paralysées par le zéro touriste

Expedia débloque 275 millions de dollars pour soutenir la reprise

Ce “plan de relance” prévoit notamment de financer des actions marketing et commerciales des partenaires d’Expedia… et une baisse des commissions.

Après plusieurs mois en mode “gestion de crise”, Expedia veut préparer l’après. “Nous avons été impactés significativement”, reconnaît Olivier Pernoud, Senior Director, Market Management Nothern Europe chez Expedia. Maintenant, on commence davantage à se projeter et nous comptons jouer notre rôle auprès de nos partenaires.” La plateforme américaine a décidé de verser 275 millions de dollars à ses partenaires, via un programme destiné à aider les partenaires indépendants et les petites chaînes à redémarrer leur activité. Une enveloppe de 250 millions de dollars lui permettra ainsi d’offrir des opérations marketing et des aides financières. Pour chaque partenaire participant au programme, Expedia réinvestira 25% de ses revenus de 2019 sous forme de promotion et de publicité sur le sites du groupe. Le groupe annonce aussi réduire les commissions prélevées sur toutes les nouvelles réservations effectuées, durant les 3 mois que dure le programme. Il prolonge également de 90 jours les délais de paiement applicables aux réservations Hotel Collect. « Des conditions minimales sont requises pour que les partenaires puissent participer au programme », précise un communiqué.

Data et formations

Autre pilier de ce programme : la data. “Les hôteliers se demandent si c’est viable, économiquement, de rouvrir. Nous avons voulu faire preuve d’agilité techno en offrant l’accès à un outil qui permet de connaître les tendances de marché”, explique Olivier Pernoud. Concrètement, les hôteliers pourront grâce à cet outil prendre le pouls de la demande dans leur quartier, à certaines dates, en identifiant les marchés sources.

Une autre enveloppe, de 25 millions de dollars, est affectée aux destinations, avec l’objectif de soutenir la demande grâce à la publicité.

Par ailleurs, Expedia lance également un programme de formation pour les pros, le Expedia Group Learning Lab.

Le groupe fait également savoir que 70% des offres présentes sur le site sont remboursables, et qu’un nouveau filtre permettant de rechercher sur tous les sites du groupe des vols en fonction des options de remboursement des billets d’avion.

Des annonces qui arrivent dans un contexte particulier à plus d’un titre, puisqu’à plusieurs reprises pendant le confinement, les hôteliers avaient plaidé pour un “New Deal” avec les OTA, estimant que le moment était venu de “se remettre autour de la table”.

Source : Expedia débloque 275 millions de dollars pour soutenir la reprise

Seychelles : un premier hôtel autorisé à rouvrir

Le département seychellois de la Santé a validé la réouverture du premier complexe hôtelier de l’archipel.

Réouverture d’un complexe hôtelier 

Le ministère seychellois du Tourisme a communiqué à toutes les entreprises du secteur touristique les directives sur les conseils à respecter pour le retour progressif aux activités. Un haut responsable du tourisme a fait savoir, jeudi 4 juin, qu’un complexe hôtelier a été autorisé à accueillir des clients.

Il s’agit du premier hôtel des Seychelles ayant reçu la certification de rouvrir ses portes et de reprendre les affaires. C’est un complexe de luxe, composé de quatre villas de style colonial français, construit sur Cousine Island (l’île de Cousine). 

Des “collaborateurs sensibilisés” 

Le directeur de l’hôtel, Malcolm Fred Keeley, a confié auprès de la SNA que tous ses “collaborateurs ont été sensibilisés aux exigences” du ministère “et ont également suivi la pandémie dans l’actualité”, rapporte Seychelles News Agency. Il a aussi ajouté qu’ils “connaissent les procédures de port de masques faciaux, de gants et de distanciation sociale qui sont déjà mises en œuvre dans le monde entier”. 
Pour rappel, les vols privés de l’aéroport international des Seychelles sont autorisés depuis le 1er juin, un indicateur vers une réouverture progressive du marché touristique

Source : Seychelles : un premier hôtel autorisé à rouvrir

Enquête Tripadvisor : Tourisme et coronavirus

Tripadvisor publie les résultats d’une étude menée pendant plusieurs mois sur le tourisme, qui va au-delà de la crise sanitaire que nous connaissons. Si le rapport se veut très optimiste sur la reprise, il pointe du doigt néanmoins les nouveaux désirs des consommateurs comme la sécurité, la flexibilité et la transparence.

Tripadvisor vient de publier les résultats d’une étude de plusieurs mois pour analyser les sentiments et projets des consommateurs en matière de voyage au-delà du Covid 19 ainsi que les données comportementales liées à la pandémie actuelle. Le rapport décrit une reprise en cinq étapes pour l’industrie du voyage et de l’hôtellerie.

Pour les entreprises du secteur de l’hôtellerie et de la restauration, ce rapport offre de nombreuses raisons de faire preuve d’un optimisme prudent. Il y a des signes clairs qui démontrent de nombreux consommateurs avec un fort désir de dîner au restaurant et de voyager à nouveau lorsqu’ils seront autorisés à le faire, mais lorsqu’ils le feront, ils auront de nouvelles attentes, explique Martin Verdon-Roe, directeur général des solutions d’hospitalité, Tripadvisor. Les entreprises qui s’adapteront rapidement pour instaurer des mesures de sécurité, être flexible et transparent auront un avantage concurrentiel évident à communiquer aux consommateurs, et cela pourrait s’avérer crucial pour accélérer leur reprise“. Ainsi, d’après le rapport, dans l’ensemble, la sécurité, la flexibilité et la transparence sont essentielles pour rétablir la confiance des voyageurs et des restaurateurs.

Les marques peuvent aider les consommateurs à se sentir de nouveau en confiance pour voyager en se concentrant sur la propreté et les activités qui favorisent la distanciation physique – tout en maintenant un lien social avec leur public“, déclare Christine Maguire, vice-présidente des revenus publicitaires mondiaux de Tripadvisor, Inc.

Quelques résultats clés

– La Nouvelle-Zélande, l’Allemagne et la Suisse figurent parmi les premiers marchés à entrer dans la phase d’émergence. Les recherches de restaurants sur Tripadvisor ont fortement augmenté ces dernières semaines.

– Le désir de voyage chez les consommateurs reste intact. Ils sont deux sur cinq (41 %) à être optimistes quant au nombre de voyages qu’ils feront. Ils envisagent même de voyager autant voire plus que l’année dernière.

– Les voyages plus courts vers des destinations plus proches sont un sujet récurrent. En effet, près de la moitié (44 %) des consommateurs déclarent qu’ils sont plus enclins à se déplacer en voiture et deux tiers (61 %) se disent plus à l’aise pour faire un voyage de 3 à 5 jours.

– Suite à la pandémie, il y a une hausse de 218 % des intentions et des aspirations des consommateurs souhaitant privilégier les destinations orientées vers la détente et près des deux tiers (59 %) préféreraient aller dans un lieu hors des sentiers battus.

Les cinq étapes de la relance

Les équipes Tripadvisor en charge des études de marché ont défini cinq étapes distinctes de l’impact à la relance du tourisme :

  1. Le déclin : Les voyages diminuent fortement en raison de l’application de restrictions généralisées
  2. Le plateau : La forte baisse des réservations se stabilise, mais les voyageurs commencent à rêver de leur prochain voyage
  3. L’émergence : L’assouplissement des restrictions en lien avec le voyage commence et il y a des premiers signes de reprise dans le secteur de la restauration
  4. Les voyages intérieurs : Les voyageurs réservent leurs premiers voyages, mais restent près de chez eux
  5. Les voyages internationaux : Les restrictions aux frontières s’assouplissent et les voyages internationaux commencent à reprendre

Source : Enquête Tripadvisor : Tourisme et coronavirus

Air Madagascar : Prolongement de la suspension des vols internationaux jusqu’au 30 juin

Pas encore de reprise des vols internationaux pour Air Madagascar. Pour cause d’urgence sanitaire, la compagnie aérienne nationale décide de prolonger la suspension de ses vols internationaux jusqu’au 30 juin, aussi bien pour le long courrier que le régional. Sont concernées par cette décision de prolongement de la suspension les lignes Paris, Marseille et Guangzhou pour le long courrier. Pour le régional, il y a les lignes Maurice, Moroni, Réunion et Djaoudji. A noter que les vols cargo et les vols de rapatriement ne sont pas concernés par cette suspension. A propos justement du rapatriement, les Malgaches bloqués en Europe attendent toujours leur tour. Car pour le moment ce sont les vols de rapatriement des ressortissants étrangers voulant quitter Madagascar qui ont lieu.

On rappelle que les vols internationaux avaient été suspendus depuis le début de la crise sanitaire. Une suspension qui a provoqué un arrêt quasi-complet de l’industrie aérienne et, partant, un blocage du secteur tourisme, un des piliers de l’économie malgache. Pour en revenir à la situation d’Air Madagascar, la compagnie aérienne nationale traverse actuellement un moment très difficile et arrive difficilement à faire face à ses charges. Sur ce point d’ailleurs, de nombreux passagers dont les vols ont été annulés se plaignent du fait que leurs billets ne soient pas remboursés jusqu’à présent. En somme, l’avenir d’Air Madagascar est incertain. A moins que le gouvernement ne prenne les dispositions nécessaires pour sauver la compagnie de la faillite.

Source : Air Madagascar : Prolongement de la suspension des vols internationaux jusqu’au 30 juin