Aux côtés de l’Unesco, Expedia s’engage en faveur d’un tourisme plus durable en Thaïlande

Dans le prolongement d’un partenariat entamé en septembre 2018, l’Autorité du Tourisme de Thaïlande (TAT) et Expedia Group, en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), unissent leurs forces dans le cadre du lancement d’une initiative inédite consistant en une charte d’engagement des acteurs locaux du tourisme en faveur de la protection de l’environnement. 

Cet accord stratégique tripartite s’inscrit dans le contexte de la nouvelle campagne nationale « Next Steps Towards a Sustainable Thailand », qui est conduite par TAT et qui vise à préserver le dynamisme de l’économie touristique thaïe, tout en érigeant la durabilité et la conservation du patrimoine notamment culturel au rang de priorités. Il vise à développer un tourisme responsable sur le territoire de la destination emblématique que représente la Thaïlande.

La Thaïlande, qui préside en 2019 l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), s’est montrée dans ce cadre particulièrement impliquée en faveur de la conservation de l’environnement, la lutte contre les débris marins et les déchets plastiques en particulier.

Chattan Kunjara Na Ayudhya, Gouverneur adjoint de l’Autorité du Tourisme de Thaïlande en charge du marketing international déclare à propos du nouveau partenariat qu’il ne doutait pas que « l’alliance nouée par TAT avec une plateforme internationale telle qu’Expedia Group et une organisation internationale aussi illustre que l’Unesco permettrait d’éveiller efficacement les consciences des acteurs du tourisme en faveur du tourisme durable dans le pays et permettrait de voir se développer de nouvelles expériences de voyage ».

Ernesto Ottone, Directeur général adjoint de la Culture à l’Unesco, estime quant à lui qu’ « avec près de 1,4 milliard de touristes parcourant le monde en 2018, le secteur du tourisme pouvait jouer un rôle central dans la protection de la planète et des sites culturels ».

Les professionnels et acteurs du tourisme local qui souscriront à la charte d’engagement portée par l’Autorité du Tourisme de Thaïlande, l’Unesco et Expedia Group agiront résolument en faveur de la réduction et l’élimination des plastiques à usage unique et feront la promotion des savoir-faire locaux et des activités touristiques de proximité.

Expedia group continuera, dans le prolongement du protocole d’accord précédent, à promouvoir des destinations touristiques secondaires et émergentes en Thaïlande, par le biais de campagnes marketing qui ont déjà porté leurs fruits. Certaines destinations secondaires comme la ville de Chiang Rai dans le nord de la Thaïlande ont vu les réservations d’hébergements augmenter de 25% en un an. Les nouveaux touristes étrangers attirés par ces destinations se sont avérés être des voyageurs à haut pouvoir d’achat dépensant près de 10% de plus pour leur hébergement. Un tiers d’entre eux ont séjourné dans des hôtels quatre ou cinq étoiles.

Dans le cadre du protocole d’accord renouvelé avec TAT, Expedia Group continuera de promouvoir les destinations secondaires et des destinations émergentes, d’attirer des voyageurs à haut pouvoir d’achat et à soutenir le niveau de la fréquentation touristique dans les périodes de moindre affluence. Expedia group contribuera par ailleurs à renforcer la conscience environnementale de ses partenaires notamment hôteliers en Thaïlande et encouragera la généralisation de pratiques durables notamment relatives à l’élimination des plastiques à usage unique. Pour ce faire, il communiquera auprès des voyageurs désirant se rendre en Thaïlande, sur les bonnes pratiques environnementales auxquelles ses partenaires se sont engagés.

Source : Aux côtés de l’Unesco, Expedia s’engage en faveur d’un tourisme plus durable en Thaïlande

Climat des affaires : Madagascar en régression dans le classement Doing Business 2020.

Toutes les conditions ne sont pas encore réunies pour faciliter les investissements directs étrangers à Madagascar.

Comment peut-on travailler convenablement dans un pays où il y a des problèmes d’eau et d’électricité et où l’approvisionnement en carburants connaît également des perturbations. Cette remarque d’actualité, d’un opérateur économique, résume assez bien la difficulté avec laquelle, les investissements se font à Madagascar.

Régression. Une remarque confortée d’ailleurs par la Banque Mondiale, à travers le Doing Business 2020 qui fait- état d’une régression de Madagascar dans son dernier classement. « Madagascar est classé à la 161e place sur 190 pays. Le score de la facilité de faire des affaires s’est légèrement régressé : de 48.84 dans le rapport 2019 à 47.7 dans le rapport Doing Business 2020 », lit-on notamment dans ce rapport. Ce qui ne veut pas, pour autant, dire que rien n’a été fait pour améliorer les conditions d’investissements à Madagascar. « Une réforme majeure a été enregistrée, à savoir plus d’informations partagées publiquement par les tribunaux de commerce », précise le rapport qui remarque cependant que le délai d’exécution de certaines réformes n’a pas été respecté. « Les autres actions entreprises par le gouvernement sous la direction de l’Economic Development Board of Madagascar(EDBM) depuis janvier 2019 n’avaient pas encore été mises en œuvre à la date limite du 1er mai 2019 pour l’évaluation de Doing Business ».

Efforts à faire. Face à cette petite contreperformance, la Banque Mondiale suggère des efforts à faire de la part des autorités malgaches afin de concrétiser les objectifs de développement. « L’amélioration du climat des affaires est primordiale pour stimuler les investissements du secteur privé et la création d’emplois, a déclaré Marie-Chantal Uwanyiligira, Représentante de la Banque mondiale à Madagascar. Nous encourageons le gouvernement à redoubler d’efforts à l’instar d’autres pays, qui, grâce à une mise en œuvre soutenue de réformes, ont pu améliorer leur classement et bénéficier en conséquence d’une augmentation des investissements privés. », a-t-elle ajouté. Quoiqu’il en soit les réformes se poursuivent et la situation devrait s’améliorer dans l’avenir « Plusieurs programmes de réforme sont en cours de finalisation et nous espérons que cela sera reflété dans les prochains rapports, avance Eneida Fernandes, Spécialiste Principal du développement du secteur privé à la Banque mondiale, à Madagascar. « Le gouvernement de Madagascar travaille notamment sur des améliorations au niveau de l’obtention de crédits (nouvelle loi sur les transactions sécurisées, nouveau bureau de crédit), la résolution de l’insolvabilité ainsi que le paiement des impôts et d’autres améliorations de procédures. ». En tout cas, l’EDBM a récemment actualisé, avec l’aide du groupe de la Banque mondiale, le plan de réformes du climat d’investissement à Madagascar visant à accélérer les processus de réformes de l’environnement des affaires du pays dans les domaines de réglementation couverts par le Doing Business.

Rattraper le retard. L’objectif étant de rattraper le retard et de se mettre au rythme ce certains pays africains où des progrès significatifs sont enregistrés. Les économies de l’Afrique subsaharienne continuent d’améliorer le climat des affaires. La plus grande économie de la région, le Nigeria, obtient une place parmi les meilleures progressions mondiales de l’année aux côtés du Togo. Le score régional moyen de la facilité de faire des affaires est de 51,8 sur une échelle de 0 à 100, soit bien en deçà de la moyenne des économies à revenu élevé de l’OCDE (78,4) et de la moyenne mondiale (63). A noter que des efforts d’amélioration de l’environnement des affaires ont été enregistrés dans le monde. Au cours de l’année écoulée, Doing Business a enregistré un pic d’activités de réformes dans le monde. 115 économies ont mis en œuvre 294 réformes de la réglementation des entreprises dans les 10 domaines évalués par Doing Business. La région Afrique comptabilise 73 réformes, en baisse par rapport au record de 108 réformes établi l’année dernière, et le nombre de pays mettant en œuvre au moins une réforme est passé de 40 à 31 ».

Source : Climat des affaires : Madagascar en régression dans le classement Doing Business 2020.

La Réunion : le tourisme rebondit au deuxième semestre

Le mouvement des Gilets jaunes a affecté le premier semestre, mais les perspectives sont bonnes sur l’ensemble de l’année 2019.

Pour sa 20ème année de présence sur le salon IFTM Top Resa, l’Ile de la Réunion Tourisme (IRT) est venue en force avec dans ses bagages une trentaine d’exposants, hôteliers, transporteurs, réceptifs et agences de voyages… Une présence d’autant plus dynamique que l’île de l’océan Indien devrait enregistrer sa deuxième année record en 2019 même si les 234 400 arrivées touristiques enregistrées de janvier à fin août laissent apparaître une baisse de 3%. « Nous avons souffert des Gilets jaunes sur les autres marchés européens mais les prévisions sont bonnes pour le second semestre, ce qui nous permettra de finir à l’étale. Notre destination a connu déjà cinq années de croissance avec 534 000 visiteurs l’an dernier contre 405 000 en 2014. A ce chiffre, il faut ajouter 40 000 croisiéristes, segment que nous souhaitons développer », précise Susan Soba, la nouvelle directrice générale de l’IRT.

La métropole, un marché mature

Autre point de satisfaction, le tourisme d’agrément est devenu supérieur au tourisme affinitaire, avec une moyenne de séjour de 17 jours et des dépenses en hausse. « Nos visiteurs viennent vraiment pour découvrir notre destination. Ainsi, les combinés Réunion-Maurice ou Réunion-Seychelles ne représenteraient plus que 15% des visiteurs au premier semestre », ajoute-t-elle.
Si la métropole assure les plus gros volumes à destination de « l’île intense », un marché « mûr » selon Susan Soba, elle espère diversifier enfin les arrivées touristiques en mettant notamment l’accent sur les pays germanophones, l’Allemagne constituant le 2ème marché, devant Maurice. « Nous devons relancer la dynamique sur les pays germanophones après les Gilets jaunes qui ont dissuadé ces clients de venir jusqu’à notre destination française, a fortiori avec un transit à Roissy CDG », précise Sarah Lheritier, qui vient également de prendre ses fonctions de directrice marketing et communication de l’IRT. La mise en place d’une liaison directe avec l’Allemagne est espérée prochainement. La compagnie Turkish Airlines serait également intéressée pour desservir l’aéroport de Saint Denis.

Pour aller plus avant et toucher de nouvelles clientèles, la Réunion a mis en place des ambiances de territoires avec les cirques, le volcan, les Hauts, l’Est, le Sud… « Symbolisée par des d’expériences, chaque ambiance est déclinée sur les canaux digitaux afin de donner envie aux voyageurs de venir passer leurs vacances sur l’île », ajoute Susan Soba qui vise les « aventuriers actifs » qu’ils soient millennials ou plus âgés. Des influenceurs sont utilisés dans cette stratégie. L’affichage promotionnel n’est toutefois pas oublié, la Réunion dépensant 16M€ par an dans sa communication. « Nous allons toutefois désormais étudier le retour sur investissement de cette communication sur l’économie et l’emploi local », souligne-t-elle. Une nécessité pour répondre aux exigences du conseil régional mais aussi car ces fonds publics hexagonaux sont abondés par l’Europe.

Source : La Réunion : le tourisme rebondit au deuxième semestre

Tourisme en Europe : analyse d’un secteur en pleine évolution

Où en est actuellement le marché du tourisme en Europe ? Dans cet article, nous avons analysé le secteur touristique européen : qui sont les acteurs ? Qu’est-ce qu’une OTA ? Plutôt Booking ou Voyageurs du Monde ? Nos explications sur ce marché concurrentiel mais toujours florissant.

TOURISME EN EUROPE : ÉVOLUTIONS ET DIVERSIFICATION D’UN MARCHÉ FLORISSANT

L’Europe, destination préférée pour la moitié des voyageurs dans le monde

En 2018, l’Europe représente 50 % des visites touristiques mondiales (environ 700 millions de visiteurs). La majorité des visiteurs se dirigent vers la Méditerranée, mais toutes les régions européennes sont en croissance, en particulier les régions méditerranéennes des Balkans (Monténégro, Croatie, etc..) ou encore la Turquie. Le trafic aérien est en croissance, de 6 %, de même que le taux d’occupation des hôtels, en croissance de 2 %.

Les évolutions du marché touristique européen

La technologie dans le tourisme : smartphone et ciblage des données au rendez-vous

L’industrie du tourisme, après sa grande mutation vers l’usage d’Internet, est aujourd’hui transformée par des acteurs 100 % mobile qui tirent profit du ciblage par les données et de l’intelligence artificielle conversationnelle pour acquérir de nouveaux clients et les fidéliser.

Écotourisme : le tourisme durable de plus en plus plébiscité par les vacanciers

Les voyageurs prêtent de plus en plus attention à leur empreinte sociale et écologique, ce qui influe sur le choix des produits touristiques qu’ils achètent. Les voyagistes saisissent cette opportunité pour proposer à leurs clients les plus attentifs une alternative à la consommation de masse, avec notamment la présence d’établissements plus responsables dans leur offre, comme par exemple Voyageurs du monde, certifié ATR (agence de tourisme responsable).

Le tourisme spécialisé au plus proche des voyageurs

Le tourisme spécialisé, d’une manière plus générale, se développe en proposant aux voyageurs d’allier plaisir et fonctionnalité. Citons par exemple le tourisme médical, qui consiste à organiser un voyage autour d’une intervention de santé.

Les différents acteurs du tourisme en Europe

Transport : partir en vacances en avion, en train ou en bus

Pour le transport aérien, on distingue les compagnies traditionnelles, en général nationales (comme Air France) des compagnies « Low Cost » (comme Ryanair) qui proposent des vols à très bas coûts. Le transport terrestre assuré notamment par les transporteurs de bus Intercités comme Flixbus, Eurolines ou OuiBus… ou encore les compagnies ferroviaires comme SNCF. Enfin, le covoiturage est de plus en plus répandu, avec le succès de BlaBlaCar en Europe.

L’hébergement : séjourner et dormir en Europe

Il s’agit principalement des hôtels consolidés autour des grands groupes Accor, Marriott, Hilton, Hayat ou Intercontinental. Les locations de vacances proposent une alternative à l’hôtel avec des entreprises comme Homeaway ou Airbnb. Enfin, les acteurs de centres de vacances franchisés proposent des résidences ou des clubs, comme Pierre et Vacances ou Club Med.

Les activités touristiques proposées par différents acteurs

Les activités touristiques comprennent les visites guidées, les tickets d’entrée ou toutes autres expériences sur place. Les acteurs sont très nombreux et en majorité hors ligne mais le marché est en consolidation avec certains acteurs en ligne qui prennent des parts de marché de manière croissante. Parmi eux, Tripadvisor ou encore l’allemand GetYourGuide.

Les tour-opérateurs et leurs offres touristiques groupées

Les tours-opérateurs proposent des offres assemblées de plusieurs produits de tourisme. Ils achètent des produits individuels (vols, chambre d’hôtels, activités) et les revendent en groupe. Parmi les acteurs européens, on compte TUI, la compagnie des Alpes, Voyageurs du monde, ou encore jusque récemment Thomas Cook, en faillite depuis septembre dernier.

Les agences de voyages en ligne (OTA, online travel agencies)

Les agences de voyages sur Internet (ou OTA, online travel agencies) sont des distributeurs de produits de tourisme en ligne. Elles proposent des vols, des hôtels, des locations de voitures ou même des tours à leurs clients en se rémunérant à la marge auprès des fournisseurs. Les plus célèbres sont Expedia, Booking.com ou encore le chinois, Ctrip.

Les comparateurs de voyages et de vols pour profiter des meilleures offres

Les moteurs de recherche sont des comparateurs d’offres qui agrègent les offres d’OTAs. Ils se rémunèrent au clic et redirigent vers la page du distributeur choisi lors du clic. Parmi les plus connus, Skyscnanner pour les vols ou encore Trivago pour les hôtels.

Les autres acteurs spécialisés dans le tourisme en Europe

Une multitude d’autres acteurs opèrent en B2B (business 2 business) sur des segments spécialisés. On peut citer les Property Management System qui permettent la gestion des chambres d’hôtel, les Channel Managers qui gèrent les flux de réservation entre l’accommodation et les OTAs ou encore les Global distribution system (GDS) qui vendent aux distributeurs, les flux aériens émis par les compagnies aériennes. Une multitude d’autres acteurs spécialisés existent.

FOCUS SUR LES AGENCES DE VOYAGES SUR INTERNET : ANALYSE PORTER

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Nouveaux entrants : une menace relativement faible

Les nouvelles OTAs s’appuient sur une différenciation technologique ou de tourisme spécialisé (écologique, médicale etc…) pour pénétrer le marché. Les premières barrières à l’entrée sont relativement aisées à franchir grâce à Internet. Mais le poids des acteurs principaux rend la tâche difficile aux nouveaux acteurs qui finissent, soit absorbés par les géants via une acquisition, soit dans l’obligation de réaliser des investissements énormes pour espérer rivaliser avec eux.

Produits de substitution : menace moyenne sur l’offre des OTA

Les utilisateurs peuvent choisir la réservation directe auprès des fournisseurs, qu’il s’agisse des compagnies de transport ou des hôtels. Cela étant dit, l’offre des OTAs est si vaste que les agences de voyages en ligne apparaissent aujourd’hui comme un passage inévitable de la réservation. Les voyagistes spécialisés, responsables ou sur-mesure, représentent la seule alternative sérieuse aux OTAs.

Pression amont inexistante pour les agences de voyages en ligne

Les fournisseurs de produits touristiques sont largement dépendants des OTAs pour la distribution. Leur marge de négociation est faible et les OTAs détiennent le rapport de force dans la négociation des prix.

Pression avale forte pour les agences de voyages sur Internet

Le consommateur étant le client final, il est très sensible à l’expérience offerte et à la qualité du service fourni. C’est pourquoi les OTAs investissent énormément d’argent pour offrir un parcours parfait dans l’étape de réservation en s’appuyant notamment sur la technologie.

L’intensité concurrentielle dans le tourisme en ligne est particulièrement forte

Trois acteurs mondiaux se disputent le marché touristique : Expedia, Booking.com et Ctrip. Le terrain concurrentiel se situe dans la spécificité locale (sélection pertinente de produits touristiques locaux), la spécificité fonctionnelle (tourisme médical) ou dans un usage intelligent de la technologie (IA notamment).

Réglementation favorable autour de quatre piliers de développement

La commission européenne promeut le tourisme autour de 4 piliers favorables au développement :

  1. Stimuler la compétitivité du secteur touristique européen ;
  2. Promouvoir le développement d’un tourisme durable, responsable et de haute qualité ;
  3. Consolider l’image de l’Europe en tant qu’ensemble de destinations durables et de haute qualité ;
  4. Maximiser le potentiel des politiques financières de l’UE pour le développement du tourisme.

ANALYSE EN BOURSE DE BOOKING ET VOYAGEURS DU MONDE : PRÉSENTATION ET CHIFFRES-CLÉ

Booking.com est une agence de voyages en ligne basée à Amsterdam, fondée en 1997 et propriété du groupe américain Priceline (ou Booking Holding ), également propriétaire de Kayak, Rentalcars.com, Agoda, etc… . La société est présente dans près de 60 pays et compte 7 000 employés.

KPI de Booking

  • Chiffre d’affaires : 10 milliards de dollars (+ 7,9 %)
  • 730 millions de nuits réservés (+12,9 %)
  • 2,2 millions de propriétés listées

KPI et ratios financiers de Booking Holdings

  • Chiffre d’affaires : 14,53 milliards de dollars
  • Résultat opérationnel :  5,3 milliards de dollars
  • Résultat net : 4,0 milliards de dollars
  • Flux de trésorerie dégagé par les opérations :  5,3 milliards de dollars
  • PER : 20,7x (cours de Bourse / bénéfices par action)
  • Capitalisation boursière : 80,4 milliards de dollars

Voyageurs du Monde : spécialiste du voyages sur mesure et aventure

Voyageurs du Monde est un tour-opérateur français spécialisé dans le voyage sur-mesure et le voyage spécialisé d’aventure (Terres d’Aventure, Allibert trekking). Fondé en 1979, le groupe agit pour un tourisme responsable (certification ATR). La société est basée à Paris et emploie près de 1 000 personnes dans 15 pays.

KPI et ratios financiers de Voyageurs du Monde

  • Chiffre d’affaires : 465 millions d’euros (+9,2 %)
  • Résultat opérationnel : 30,3 millions d’euros
  • Résultat net : 21,3 millions d’euros
  • PER estimé 2019 : 20,1x (cours de Bourse / bénéfices par action)
  • Capitalisation boursière : 379 millions d’euros
  • Trésorerie : 108 millions d’euros
  • Cash Flow libre : 8,71 millions d’euros

Faut-il investir en Bourse dans les actions Booking et Voyageurs du Monde ?

Booking Holdings et Voyageurs du Monde sont deux valeurs intéressantes du secteur du tourisme avec des stratégies différentes. Booking pourrait être privilégié dans le cadre d’un investissement valeur (value) avec un niveau de risque modéré et une certaine stabilité dans l’activité et les résultats. Pour un investissement croissance (growth) et tenter de tirer un meilleur retour sur investissement avec plus de risques, Voyageurs du Monde, dont le modèle d’affaire a le vent en poupe et pour lequel les opportunités de marché sont encore loin d’être exploitées entièrement, pourrait être privilégié.

Source : Tourisme en Europe : analyse d’un secteur en pleine évolution

Mayotte veut poser les bases de son tourisme

L’île de l’océan Indien est en train de se doter d’un schéma de développement touristique pour se donner les moyens de structurer un secteur encore balbutiant.

Il y avait déjà eu une tentative, en 2007, mais qui n’avait pas porté ses fruits, “faute de moyens financiers”, regrette Michel Madi, le directeur du Comité Départemental du Tourisme. Cette fois, Mayotte espère réellement poser les bases de son activité touristique avec le déploiement d’un nouveau schéma de développement touristique sur la période 2020-2030. Avec un élément qui devrait faire la différence, estime Michel Madi.  “Nous avons accès aux fonds européens depuis 2014. Cela va nous aider à développer des projets structurants”, explique-t-il. Certains outils ont déjà vu le jour : deux Offices de tourisme ont ouvert courant 2018, les tout premiers à Mayotte. L’objectif est donc désormais de créer un schéma d’action à court, moyen et long terme concernant les activités, l’aménagement ou l’offre d’hébergement.

L’hébergement reste un des points faibles de l’île, reconnaît Michel Madi. Mais des projets sont en cours. “D’ici 2021, l’idée est de renforcer le parc hôtelier avec deux structures de 40/60 chambres, des structures à taille humaine, aux standards internationaux”, détaille Michel Madi. A l’heure actuelle, Mayotte compte environ 1000 lits. L’île propose aussi des hébergements alternatifs : des gîtes, des chambres d’hôtes chez l’habitant. Un mode d’hébergement dont le développement sera de toute façon encouragé. “Cela permet une découverte et un contact plus intense avec Mayotte, estime Michel Madi, et ça permet aussi aux habitants d’être acteurs du tourisme.” Car l’ambition de l’île est de développer un “tourisme de qualité”, souligne Michel Madi. Responsable, et durable.

« Le tourisme affinitaire, ce n’est pas un sous-tourisme »

Pour cela, Mayotte compte notamment s’appuyer sur son lagon, et mise sur des activités telles que la plongée, ou les « randonnées douces ». Le positionnement de la destination se fera sur le triptyque « terre, mer et culture ». “Mayotte a une culture très vivace, décrit Michel Madi. Au niveau administratif et politique, c’est un département français, mais il y a une culture très forte, avec notamment un héritage important de l’Afrique.”

Nouveau rapprochement avec Atout France

Sur l’année 2018, Mayotte a enregistré une baisse de 9% de sa fréquentation par rapport à 2017 en raison de mouvements sociaux et du départ de la compagnie Corsair, détaille Michel Madi. L’aérien est l’autre point faible de Mayotte. Mais là aussi, les choses devraient bouger dans les prochains mois, espère Michel Madi.

Mayotte a enfin décidé de se rapprocher à nouveau d’Atout France pour être accompagnée dans sa démarche de développement touristique. Son adhésion avait été suspendue il y a deux ans. “Mais je les ai revus au cours de l’IFTM, indique Michel Madi, et nous allons rejoindre le Cluster Outre-Mer. Avec le schéma de développement touristique actuellement en cours d’élaboration, nous avons désormais les bases pour un dialogue efficient.” Le schéma sera rendu fin 2019.

Source : Mayotte veut poser les bases de son tourisme

Le Gouvernement Portugais lance « Revive », le programme de préservation et de valorisation patrimoine touristique

Le programme « Revive », lancé par le Gouvernement Portugais, est un projet ayant pour objectif la réhabilitation, la préservation et la valorisation touristique du patrimoine culturel national.

Le programme « Revive », lancé par le Gouvernement Portugais, est un projet ayant pour objectif la réhabilitation, la préservation et la valorisation touristique du patrimoine culturel national.

Le patrimoine immobilier public est une composante majeure de l’identité historique, culturelle et sociale du Portugal, mais aussi un élément clé pour l’attractivité des régions et pour le développement du tourisme.  C’est pour cela qu’il est déterminant d’en assurer la sauvegarde et la promotion et d’en favoriser l’accès.

« Revive » offre trente biens à l’investissement privé par le biais de projets permettant de rendre ces biens aptes à l’affectation d’une activité touristique afin de générer des ressources et des emplois, de renforcer l’attractivité des destinations régionales et de développer la demande.

Un des piliers du projet « Revive » étant de restaurer le patrimoine dans le respect des valeurs architecturales, culturelles, sociales et environnementales, les projets de réhabilitation devront être conformes à la réglementation en vigueur concernant le patrimoine culturel.

Toutes les étapes du projet sont accompagnées par une équipe technique, constituée par des représentants de la Direction Générale du Patrimoine Culturel, de la Direction Général des Finances et par l’organisation Turismo de Portugal. Le projet peut également compter sur l’engagement des municipalités dans lesquelles sont situés les biens.

Les biens du projet « Revive » sont répartis sous trois statuts. La procédure pour la mise en œuvre du projet dépendra du statut du bien :

  • Biens du Domaine Public de l’Etat
  • Biens du Domaine Privé-Etat et biens propriétés des municipalités
  • Biens du Domaine Privé de l’Etat, objet de concession aux municipalités

Ainsi, le mécanisme d’attribution aux personnes privées qui réaliseront l’investissement et l’exploitation de l’activité économique sera celui du régime de concession pour les biens du domaine public de l’Etat ou l’attribution du Droit de Superficie pour les biens du domaine privé de l’Etat et de la propriété des municipalités pendant une longue période (au minimum 30 ans) de manière à permettre de rentabiliser l’investissement réalisé et pendant lequel son exploitation devra être assurée tout comme sa conservation et son entretien. Dans certains cas, une cession d’exploitation pourra être utilisée, mécanisme qui protège également la propriété publique des biens.

Vila Galé ouvre un hôtel historique à Elvas dans le cadre du programme « Revive »

Le groupe portugais Vila Galé vient d’ouvrir la collection Vila Galé Collection Elvas – Historic Hotel, Conference & Spa, issue de la réhabilitation de l’ancien couvent de São Paulo, à Elvas. C’est le premier hôtel à ouvrir ses portes au Portugal dans le cadre du programme « Revive ». Bénéficiant d’un investissement de neuf millions d’euros, cette unité comprend 79 chambres, deux restaurants, un bar, une piscine extérieure, un spa Satsanga avec salles de massage, jacuzzi, bain turc, sauna et piscine intérieure, ainsi que deux salles de réunion, une salle de réception et un cloître. Il a généré 43 emplois directs.

Situé en plein centre historique de la ville de l’Alentejo, entre des murs et à côté du rempart ouest, cet hôtel quatre étoiles a pour thème les fortifications militaires portugaises disséminées dans le monde entier. C’est une allusion à l’histoire d’Elvas, considérée comme la plus grande fortification de bastion au sol du monde. En tant que ville-frontalière militaire, le centre historique d’Elvas et ses remparts ont été classés au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2012. Dans le cadre du programme Revive, le groupe développe également la collection Vila Galé Alter Real du haras d’Alter do Chão, dont l’ouverture est prévue pour 2020.

Source : Le Gouvernement Portugais lance « Revive », le programme de préservation et de valorisation patrimoine touristique

Madagascar présent au salon Top Résa 2019

Cette année encore, la destination Madagascar participe à un événement d’envergure dans  le tourisme: le salon TOP RESA qui se tient du 01er au 04 octobre 2019 à Paris Porte de Versailles. Une quinzaine d’opérateurs locaux y sont présents pour faire découvrir entre autres aux visiteurs les nouveaux produits touristiques malgaches.

Cette participation malgache coordonnée par l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM ) vise à  accroître les opportunités d’affaires des opérateurs locaux, internationaux et compagnies aériennes en donnant les moyens aux opérateurs de Madagascar les moyens d’établir des contacts commerciaux à moindre coût. Ce qui leur permettra de renouveler et/ou d’établir de nouveaux partenariats avec les émetteurs étrangers.

Les participants malgaches sont rassemblés sur un stand de 39m². Ce sont 10 tours opérateurs (Aventour Madagascar, Discover Madagascar, Mercure Voyages, Voyages Bourdon, Océane Aventures, Lemuria Tours, Chrismiatours Mada, OMEE Voyages, Vanille Turquoise Tours, Madagascar Tourism Expeditions)3 hôteliers( Palissandre Hôtel & Spa, Le Louvre Hôtel & Spa, Tanà Hôtel), 1 Office Régional du tourisme (ORTNB) et l’ONTM.

Exposer sur IFTM Top Resa c’est participer au salon leader multi-cibles de l’industrie du Tourisme. En 2018, le salon a accueilli 1700 marques et 34 000 professionnels du tourisme. Pour la Grande île, c’est un événement à ne pas rater, la France étant son principal marché émetteur. Aujourd’hui, de plus en plus de visiteurs français sont curieux d’explorer cette destination riche en découvertes entre ses trésors naturels, sa culture et sa tradition et ses offres culinaires diversifiées.

Source : Madagascar présent au salon Top Résa 2019

Parc national de l’Isalo : Deux circuits éco-touristiques pédestres proposés

Madagascar possède une biodiversité impressionnante

Deux nouveaux circuits éco-touristiques sont proposés aux adeptes de la randonnée sein du Parc national de l’Isalo. Il s’agit du circuit Antsifotra et du circuit Anjofo. Ces circuits pédestres figurent parmi les plus sauvages et les plus spectaculaires dans ce site préservé de 80 000 hectares. Il faut parcourir en boucle 27km, avec un départ et une arrivée au niveau du village d’Andremanero. C’est un village ‘bara’ qui vit principalement de l’agriculture et de l’élevage bovin. C’est l’occasion de traverser et d’admirer la beauté de la rivière Menamaty, puis les randonneurs vont passer devant des rizières paysannes, et circuler ensuite dans les canyons. Ils rencontreront des lémuriens au détour d’un chemin. Puis, ils vont passer devant des tombeaux ‘sakalava’ et ‘bara’ ou pavaner à travers les savanes où les végétations sont si typiques, selon les promoteurs. Et après deux heures et demie de marche, les randonneurs sportifs pourront faire une pause avec un petit rafraichissement aux cascades Anjofo et/ou Antsifotse. Niché à l’intérieur d’une vallée étroite couverte d’une forêt rupicole appelé « Sifotsy » d’après le dialecte bara avec une chute et une plage, l’endroit est propice à la baignade. Ces deux circuits peuvent se combiner entre eux ou avec d’autres circuits comme « Via Ferratta » où aventure et émotion sont également au rendez-vous. En tout, il faut compter environ 4 heures 30mn pour les réaliser. Le Parc National Isalo compte actuellement une dizaine de circuits éco-touristiques avec des aires de camping à l’intérieur.

Source : Parc national de l’Isalo : Deux circuits éco-touristiques pédestres proposés

Le tourisme est l’un des secteurs économiques les plus porteurs dans le monde

Vendredi 27 septembre était la Journée internationale du tourisme. L’OMT rappelle à cette occasion l’importance du secteur.

 « Au cours des soixante dernières années, le tourisme n’a cessé de croître et de se diversifier, devenant ainsi l’un des secteurs économiques les plus importants et à plus forte croissance dans le monde » rappelle l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) qui livre ces autres chiffres à l’occasion de la Journée mondiale du tourisme organisée ce vendredi 27 septembre.  « Entre 1950 et 2015, les arrivées mondiales de touristes sont passées de 25 millions à 1300 millions.  Durant cette même période, les recettes engendrées par le secteur touristique mondial se sont envolées, passant de 2 milliards de dollars américains à 1 260 milliards. Le secteur touristique représente aujourd’hui près de 10% du PIB (Produit intérieur brut) mondial, et près d’un emploi sur dix. » L’emploi sera d’ailleurs le thème du prochain congrès internationale de l’OMT.

Source : Le tourisme est l’un des secteurs économiques les plus porteurs dans le monde

Tourisme : plein succès pour le forum des investisseurs Wave Madagascar

Le Forum International des Investissements dans le tourisme et les transports malagasy ou WAVE Madagascar, qui s’est tenu du 17 au 20 septembre 2019 au Centre de Conférences Internationales d’Ivato, s’est achevé sur une note très positive, après 3 jours intenses et riches en échanges. Plus de 600 personnes dont des investisseurs, opérateurs internationaux et nationaux ainsi que des étudiants dans le secteur du tourisme y ont participé.

Pour le Ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, l’objectif fixé de réunir 50 investisseurs internationaux fut largement atteint avec plus d’une soixantaine d’investisseurs internationaux présents. En outre, le Forum a apporté une vague de bilan positif pour les deux secteurs, une belle vague sur laquelle tous les acteurs économiques peuvent trouver leur place.

La preuve, plus d’une soixantaine de séance de B2B formel ont été organisés et ont abouti à la signature entre l’Etat malgache et les investisseurs, de 10 lettres d’intentions, 2 programmées et 8 spontanées. Celles-ci concernent le domaine de l’hôtellerie, l’aéroportuaire, maritime, et les investissements dans les parcs nationaux. Un suivi rigoureux   a été mis en place pour la concrétisation des actions amorcées, lors de ce Forum des Investissements dans le tourisme et les transports malagasy.

Faut-il rappeler que Wave Madagascar avait pour objectif de faire découvrir aux investisseurs tout le potentiel de Madagascar et leur donner l’occasion de comprendre et d’envisager des projets d’investissements à Madagascar. Une deuxième édition est déjà annoncée pour le mois de septembre 2020.

Source : Tourisme : plein succès pour le forum des investisseurs Wave Madagascar