Les règles pour une bonne décongélation

La décongélation provoque une remontée en température et une augmentation de l’humidité du produit. Cela favorise la multiplication des germes déjà présents. Il convient donc de procéder à la technique de la décongélation que si c’est nécessaire et de le faire rapidement. Il ne faut jamais recongeler en l’état un produit décongelé.

Les denrées surgelées sont très utilisées en restauration commerciale et collective et leur mise en oeuvre doit répondre à des règles précises pour préserver leur qualité bactériologique. En effet, une décongélation mal maîtrisée présente des risques importants, en particulier en raison de la perte d’exsudats provoquée par la remontée en température qui facilite la croissance microbienne.

► Les risques liés à la décongélation

  • La multiplication

La décongélation provoque une remontée en température et une augmentation de l’humidité du produit qui favorisent la prolifération des germes présents initialement.

La décongélation par immersion dans un bain d’eau chaude, du fait du tiédissement progressif de l’eau au contact du produit froid et de la durée relativement longue qu’exige alors la décongélation, est propice au développement des germes.

À retenir : un produit décongelé est un produit déstabilisé susceptible de s’altérer rapidement.

  • La contamination

Lors de la décongélation, le produit risque la contamination par le milieu environnant.

La décongélation s’accompagne le plus souvent d’une exsudation. L’exsudat des viandes et des produits de la mer constitue un excellent milieu de culture et peut être contaminant pour le produit lui-même (s’il baigne dedans), pour les autres produits ou pour le matériel (s’il s’égoutte dans la chambre froide par exemple…).

► Comment éviter les risques

  • Décongeler rapidement : simultanément à la cuisson ou laisser décongeler dans une enceinte réfrigérée (< 4 °C). Proscrire la décongélation par immersion dans un bain d’eau chaude ainsi qu’à température ambiante.
  • Éviter la stagnation d’exsudat autour du produit et qu’il ne contamine d’autres produits. Placer, par exemple, les produits sur une grille et recueillir l’exsudat dans un récipient. Éliminer l’exsudat après décongélation.
  • Décongeler les produits à l’abri des souillures (film…).
  • Protéger les produits environnants(boîte, film…).
  • Ne décongeler que la quantité nécessaire, adapter la taille des portions aux besoins.
  • Maintenir au froid positif dans l’attente d’une utilisation rapide après décongélation : dans les 2 à 3 jours, pour les produits achetés surgelés, et ne jamais recongeler en l’état un produit décongelé.
  • Nettoyer et désinfecter périodiquement le matériel.
Source : Les règles pour une bonne décongélation

Hygiène, la lutte contre les nuisibles

Rats, souris, insectes volants ou rampants, petits oiseaux comme les moineaux… ces nuisibles ou espèces animales susceptibles d’occasionner des dégâts, peuvent contaminer facilement les locaux, le matériel, les matières premières et les préparations, attirés par la nourriture. Des méthodes adéquates comme le contrôle des matières premières dès réception, un aménagement des locaux spécifiques…, doivent donc être mise en oeuvre pour lutter contre leur présence.

Les petits rongeurs et insectes peuvent être porteurs de germes (coliformes, salmonelles…) et par le biais de leurs déjections ou de leurs œufs (mouches, cafards…), ils les déposent sur les plans de travail, la vaisselle ou les aliments. Ils se faufilent partout et affectionnent particulièrement les lieux de stockage alimentaire, les lieux un peu chauds et humides, les zones de stockage de déchets. Souvent discrets le jour, ils s’activent la nuit et peuvent aussi entrainer des dégâts matériels.

Les nuisibles seront cependant moins attirés si les locaux sont propres, nettoyés et désinfectés régulièrement, et si les aliments sont bien rangés, à l’abri. Les locaux pour les déchets doivent être si possible clos et les containers bien fermés.

Le plan de lutte

• La conception et l’aménagement des locaux doivent être pensés de manière à éviter les contaminations :
– moustiquaires propres sur les fenêtres qui s’ouvrent,
– grillages sur les bouches d’aération,
– lampes anti-insectes près des ouvertures,
– dispositif raticide bien défini et cadré.
Ces différents procédés seront localisés sur un plan légendé de la cuisine et des locaux.

• Les matières premières seront contrôlées à réception pour éviter la présence de nuisibles (moucherons dans les fruits par exemple).

• Les portes et accès doivent être fermés pendant les phases de production.

• Si vous constatez la présence ou des traces de passage de rongeurs, vous devez mettre en place un plan de lutte et traiter les locaux. Qu’il soit chimique, physique ou biologique, le traitement ne doit en aucun cas être en contact avec les denrées alimentaires et ne doit pas les contaminer.

• Contre les insectes, les lampes à dispositif fluorescent sont efficaces mais peuvent également être source de contamination si elles sont placées dans des zones propres. Elles doivent être entretenues très régulièrement. Les autres méthodes (plaques et cassettes insecticides) sont moins efficaces et ne doivent surtout pas être suspendues au-dessus des plans de travail ou au-dessus de denrées nues.

• Si l’infestation est importante (cafards par exemple), une pulvérisation complète des locaux peut être envisagée, voire répétée plusieurs fois si nécessaire. Pensez alors à protéger tout le matériel et les ustensiles puis à bien les nettoyer avant utilisation.

Certains insectes deviennent résistants à certaines catégories d’insecticides. Il est donc judicieux d’alterner les traitements.

 

Les produits biocides : attention, danger !

• Contre les rongeurs, les appâts et pièges sont efficaces s’ils sont judicieusement placés : zones de stockage à température ambiante, couloirs d’accès, faux- plafonds, extérieurs du bâtiment… Des ultrasons peuvent être utilisés mais les rongeurs s’adaptent et ce procédé devient assez rapidement inefficace. Évitez de poser les pièges dans les zones de préparation, de conservation avant le service, ou de distribution.

• L’application de produits antiparasitaires, même sous forme d’aérosols, est interdite en présence de denrées alimentaires, même si elles sont protégées. Poudres et granulés sont volatils et peuvent retomber sur les plans de travail, la vaisselle, les denrées… Les pièges protégés sont donc la meilleure solution.

• Les produits biocides doivent être bien identifiés, utilisés correctement selon la fiche technique et stockés à l’écart des denrées alimentaires. Gardez les éléments de traçabilité de tous les produits utilisés, ainsi que les enregistrements des résultats des contrôles : fréquence, nature et actions correctives si nécessaire.

Les entreprises spécialisées

En faisant appel à un prestataire de service spécialisé en lutte contre les nuisibles (qui a obligatoirement le certificat Certibiocide), vous limitez les risques lors des manipulations des produits raticides ou insecticides. Les contrats de désinsectisation et dératisation doivent alors rester à la disposition des services de contrôle ainsi que les fiches d’intervention et les fiches de non-conformités. Ces entreprises peuvent également réaliser un audit puis vous conseiller dans la mise en place de votre plan de lutte contre les nuisibles.

Bien évidemment, la présence d’animaux domestiques est également interdite en cuisine car nos amis chiens et chats sont également porteurs de germes… et de poils ! Dans l’assiette du client, cela peut vite avoir un impact négatif sur votre renommée

Source : La lutte contre les nuisibles

Hygiène : les règles à suivre pour limiter les invendus et le gaspillage

Il y a actuellement une prise de conscience des professionnels et des particuliers : il faut sauvegarder la planète et limiter le gaspillage alimentaire. Mais comment peut-on éviter de trop jeter et que faire des invendus ? S’assurer d’une bonne gestion, dès la commande des produits bruts, prévoir des moyens de conservation, faire de la prévention notamment en sensibilisant le personnel… Voici quelques pistes à suivre.

Gaspillage et déchets, deux choses bien distinctes…

Le gaspillage alimentaire est le fait de jeter à la poubelle des denrées alimentaires, entamées ou non, qui auraient pu être consommées. Ces denrées sont à différencier des déchets inévitables en cuisine : coquilles d’oeufs, épluchures de fruits et de légumes, os… Présent tout au long de la chaîne de production, de distribution et de consommation, le gaspillage alimentaire concerne ainsi tous les acteurs préparant, proposant, commercialisant ou consommant des denrées alimentaire.

Une bonne gestion… dès la commande des produits bruts

Il est difficile en restauration commerciale d’estimer le nombre de couverts, et donc les quantités à commander. Négociez avec les fournisseurs une marge de manoeuvre importante concernant les DLC, afin d’avoir le temps de tout utiliser. Vérifiez bien la fraîcheur des produits frais (fruits et légumes) dès la réception, pour limiter les pertes.

Si vous commandez de grandes quantités pour des prix plus intéressants, prévoyez un moyen de conservation supplémentaire : conditionnement sous-vide ou congélation. Pour cela, vous devez être bien équipé (cellule de refroidissement descendant jusqu’à – 40 °C par exemple).

Adaptez vos menus (et notamment le plat du jour) en fonction de ce qu’il vous reste dans les chambres froides et épicerie et limitez les choix sur la carte.

Si vous proposez des buffets, réapprovisionnez-les au fur et à mesure de la demande. Les plats qui n’ont pas été présentés aux clients peuvent être resservis, sous réserve du maintien à la température adéquate.

La prévention

Plusieurs actions peuvent être facilement mises en place pour limiter le gaspillage alimentaire :

– Sensibiliser le personnel quant à la préparation des plats et la réutilisation des restes ou des parties des aliments habituellement jetées (potage avec les fanes de radis ou de carottes, amuse-bouches, pain perdu etc.)

– Adapter la taille des plats et proposer plusieurs portions (pizza entière ou demi-pizza par exemple), menus enfants correspondants aux menus adultes pour limiter les préparations (et donc les pertes) mais en quantités moindres, ou encore proposer aux clients d’emporter les restes du repas.

– Inciter les clients à réserver leur table, pour une meilleure gestion du nombre de couverts.

– Limiter les quantités de pain servis systématiquement à table (le client pourra toujours en redemander si besoin)

– Bien maîtriser les maintiens aux températures adéquates, ainsi que les dates de consommation des produits.

La cession des invendus

Un restaurateur donateur a la possibilité de bénéficier d’un avantage fiscal. Il a alors la responsabilité d’estimer la valeur monétaire des dons effectués en nature et de bénéficier d’une réduction fiscale à hauteur de 60 % de cette valeur.

Le partenariat avec des associations est le meilleur moyen de lutter contre le gaspillage. Vous pouvez leur distribuer les excédents et invendus. On entend par excédents les préparations qui ont été maintenues aux températures réglementaires (+ 63 °C pour les plats chauds) et entre 0 et 4°c pour les préparations froides et n’ont pas été présentées aux clients. Mis à part les produits secs emballées (sucre, biscuits, chocolat), tout ce qui revient de la salle doit être jeté, d’où l’importance de bien gérer les températures pendant le service.

Le don à des associations caritatives est valorisant sur le plan social, éthique mais également professionnel. Il doit être mis en oeuvre avant toute valorisation sous forme de compost ou de méthanisation ou toute élimination des biodéchets, tel que le prévoit la hiérarchisation des actions de lutte contre le gaspillage alimentaire mise en oeuvre par la loi n°2016-138 du 11 février 2016, relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire.

L’association receveuse doit contrôler la DLC, l’état des denrées, la température à coeur des produits et signer un bordereau de prise en charge des denrées ou préparations. Un exemplaire du bordereau sera conservé par le restaurateur.

Un pacte national, lancé en 2013, a pour objectif de réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici à 2025. Chaque acteur de la chaîne alimentaire a alors son rôle à jouer.

Source : Hygiène : les règles à suivre pour limiter les invendus et le gaspillage

Guillaume Gomez : Le Chef cuisinier de l’Elysée inaugure la première école de formation aux Arts Culinaires du Nord de Madagascar

Oso Farming, Les Gambas de l’Ankarana (LGA) est une entreprise qui fait honneur à Madagascar avec son statut de pionnière dans le secteur des crevettes bio.

On connaît surtout Oso pour ses crevettes bio très appréciées en France et dans le monde, et qui fait la renommée de Madagascar dans  le domaine de l’aquaculture biologique.  Mais cette entreprise dont le nom complet est OSO Farming, Les Gambas de l’Ankarana excelle aussi   dans le domaine social.

Réalisations sociales

La Fondation Ecole de Félix et Intégration Sociale figure justement parmi les réalisations sociales d’OSO. La Fondation qui vient de vivre un moment de bonheur  avec la visite que vient d’effectuer Guillaume Gomez, le chef  des cuisines du Palais de l’Elysée. Un chef qui porte haut les valeurs de la France et notamment celles des chefs cuisiniers français dans le monde. En effet,  le chef Guillaume Gomez  visite chaque année beaucoup  pour  des collaborations solidaires avec des associations de promotion des jeunes. Grâce à un partenariat avec Oso, Guillaume Gomez a ainsi lancé la première école de formation des arts culinaires dans le Nord de Madagascar. Une initiative qui fera, en tout cas de cuisiniers très compétents parmi les jeunes issus de la classe défavorisée des localités proches des unités de production d’Oso Farming, Les Gambas de l’Ankarana.

Pionnière

Outre la visite de la Fondation l’Ecole de Félix, Guillaume Gomez a remis des livres « Cuisine en pas à pas » aux cinq premiers de chaque classe de la Fondation. Il a également visité le dispensaire fruit des actions sociales d’OSO et de la Fondation permettant  aux employés et leur famille, ainsi qu’à la population des villages environnants d’accéder à des  soins, médicaments, consultations et hospitalisations gratuites pour tous. Sans compter les cinq bornes fontaines  qui ont été installées dans le village pour que tous les villageois accèdent à l’eau potable.  Le Chef Guillaume Gomez a par ailleurs, visité l’écloserie d’Oso, où il a pu constater de visu le système exceptionnel des gambas qui sont pêchées au coucher de soleil pour ne pas les stresser, et garder une qualité de chaire optimale. Cette visite était en tout cas pour ce chef français de renommée mondiale, une occasion de découvrir que LGA est une pionnière au monde .Une entreprise qui fait  honneur au pays quand on sait qu’elle est  leader sur les marchés en Europe avec des produits, que l’on retrouve sur la carte des plus grands chefs européens.

Source : Guillaume Gomez : Le Chef cuisinier de l’Elysée  inaugure la première école de formation aux Arts Culinaires du Nord de Madagascar

Hygiène : Réduire les risques d’intoxication alimentaire

La contamination peut résulter de méthodes inadéquates de manipulation, de stockage, de préparation, de conservation, ou encore de cuisson des aliments. Mais les matières premières peuvent être aussi contaminées dès le départ, comme les salmonelles dans les oeufs. Pour diminer au maximum ce risque, cinq points majeurs sont à prendre en compte : la main d’oeuvre, le milieu, le matériel, les matières premières et la méthode.

L’intoxication alimentaire est une maladie infectieuse et accidentelle, contractée à la suite de l’ingestion de nourriture ou de boisson contaminées par des agents pathogènes (bactéries, virus, parasites, champignons microscopiques…). Elle se traduit souvent par des troubles digestifs et peut être mortelle chez des sujets fragiles.


Les causes possibles d’une intoxication alimentaire 
(liste non exhaustive)

– Non-respect des normes d’hygiène pour le personnel de cuisine ;
– dates de péremption dépassées ;
– non-respect des températures d’entreposage des aliments, en chambre froide positive ou négative ;
– contamination croisée entre des produits finis et des aliments terreux ;
– denrées non protégées de l’air et des contaminations ;
– stockage des aliments dans des lieux souillés, infestés d’insectes ou de rongeurs ;
– refroidissement trop lent des produits finis ou réchauffage insuffisant ;
– maintien des préparations à une température inférieure à 63 °C.

Toutes ces situations à risque sont susceptibles de contaminer l’environnement et d’avoir des répercussions néfastes sur la santé des clients et du personnel.


Comment les éviter ?

5 points majeurs sont à prendre en compte : les “5M”

– La main d’oeuvre : il est impératif que le personnel se lave correctement les mains avant son entrée en cuisine et entre chaque manipulation (consultez la fiche pratique : lavage des mains). La tenue de travail doit être adaptée et propre (consultez la fiche pratique : tenue vestimentaire).

– Le milieu : un plan de travail et des surfaces propres diminue les contaminations croisées (consultez la fiche pratique : nettoyage et désinfection).

– Le matériel : nettoyage et désinfection après chaque utilisation du matériel à risque (trancheuse à jambon, sorbetière, mixeurs, etc.).

– Les matières premières :
. Contrôle qualitatif et quantitatif à réception ;
. lavage des fruits et légumes (vinaigre blanc ou eau de Javel) ;
. attention à la viande : une attention particulière doit être observée pour la viande (date de péremption, conservation, traitement : ne pas couper différentes viandes sur la même planche …) ;
. contrôle des températures de stockage, et conditions de stockage adaptées.

– La méthode :
. Respect de la marche en avant ;
. cuisson suffisante des plats, refroidissement et réchauffage éventuel rapide.


Les conséquences 

– D’autres nuisances découlent d’un manque d’hygiène : naissance et prolifération d’insectes, de vermines, de rats ;
– une fermeture administrative est possible : les services vétérinaires peuvent fermer un établissement et exiger la désinfection et le nettoyage des lieux.


Que faire en cas d’intoxication alimentaire ?

– Lorsque les prélèvements ont été effectués jetez tous les restes ;
– n’utiliser aucun aliment tant que vous n’avez pas les résultats d’analyse ;
– nettoyer et désinfecter les locaux ;
– revoir la formation du personnel ;
– remettre à jour les procédures de travail et faire les corrections nécessaires.

Source : Hygiène : Réduire les risques d’intoxication alimentaire

Du 21 au 24 Mars, Goût de / Good France mettra à l’honneur la cuisine responsable

La 5e édition de Goût de/Good France, qui célèbrera dans plus de 150 pays la gastronomie française du 21 au 24 mars, a choisi la thématique de la cuisine responsable. Sur les 5 continents et dans plus de 150 ambassades et consulats de France, les chefs proposeront, le 21 mars,  un « menu pour la planète » lors d’un « dîner à la française. Mot d’ordre : moins de sel, de sucre, de gras, plus de légumes et de céréales et mise en avant du “bien manger”.  «Cuisiner c’est s’engager pour la santé des mangeurs et pour la santé de la planète,  a souligné Alain Ducasse lors la présentation de l’événement au Quai d’Orsay le 21 février dernier. La planète qui nous nourrit est en danger, c’est le moment d’agir ensemble.»

Vous êtes restaurateurs et vous souhaitez participer à l’événement et servir à vos clients un menu (entrée, plat, fromage, dessert) respectueux de  l’environnement,  inscrivez-vous sur ce lien.

Goût de/Good France soutient la Fondation « No More Plastic », représentée par Alexandra Cousteau qui animera une table ronde « Good Impact », le 22 mars à Paris sur les problématiques de la préservation de l’environnement et des ressources en présence de cuisiniers, de scientifiques et de chefs d’entreprise. Ce même jour, un colloque international intitulé « Le goût au service de la santé des consommateurs et du développement territorial durable » abordera les liens entre culture, éducation et alimentation et l’intérêt de mieux prendre en compte ces liens pour lutter contre l’obésité, contre le gaspillage alimentaire et pour répondre aux attentes sociétales. Un livre blanc sur la gastronomie responsable, réalisé à l’initiative du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et d’Alain Ducasse, sera téléchargeable sur le site www.goodfrance.com à partir su 21 mars.

Source : Du 21 au 24 Mars, Goût de / Good France mettra à l’honneur la cuisine responsable

Hygiène : Les risques de contaminations croisées en cuisine

Elles sont courantes dans la restauration, d’où l’importance de bien les prendre en compte et de mettre en place les moyens de maîtrise adéquats pour limiter ce risque comme bien se laver des mains, avoir une bonne organisation, respecter un nettoyage scrupuleux… Veuillez également à préparer les plats des personnes allergiques à l’écart pour éviter les risques de contamination, certains allergènes étant volatiles.

Selon le règlement (France) (CE) n°852/2004, une contamination est “la présence ou l’introduction d’un danger“. Une contamination croisée correspond au transfert indirect de contaminants dans un aliment à partir d’un support lui-même contaminé par un autre aliment ou un autre support. Elle peut être microbiologique, chimique ou également liée aux allergènes. 

Le combat contre les microbes

Les contaminations croisées sont à l’origine de nombreuses intoxications alimentaires. Le risque est important lorsque les micro-organismes se propagent des aliments crus (viandes, poissons, oeufs, fruits et légumes terreux) vers des aliments prêts à consommer : plats cuisinés, salades, sandwiches…  D’autres voies peuvent être empruntées par les germes pathogènes : mains sales, torchon qui traine, planche à découper mal nettoyée, mixeur mal nettoyé et désinfecté, etc.

Le lavage des mains, toujours primordial

Il est impératif de bien se laver les mains plusieurs fois par jour, avec un savon bactéricide, en frottant pendant au moins 30 secondes et en rinçant bien, en particulier avant de cuisiner et après avoir manipulé des aliments crus, animaux ou végétaux, ou des supports contaminés (cartons d’emballage, téléphone par ex.). Les essuie-mains à usage unique sont les meilleurs moyens de se sécher les mains. En cas de plaie ou de coupure, appliquez un antiseptique, un pansement imperméable, voire un doigtier. En cas d’infection importante de la peau, il est préférable de ne pas cuisiner et surtout d’éviter les postes à risques : préparation, assemblage, mise en place…

Chaque chose à sa place

• Un bon rangement et une bonne organisation des activités permettent de limiter les contaminations croisées. Tous les aliments crus doivent être protégés, surtout s’il s’agit de produits animaux, et séparés des aliments prêts à consommer. Si vous n’avez qu’une seule chambre froide, positionnez les produits souillés (fruits, légumes) en bas et les produits propres en haut. Si vous en avez plusieurs, faites le tri : BOF (beurre-oeufs-fromage), viandes, poissons, fruits et légumes et produits finis.

• Les ustensiles de préparation des viandes crues et des aliments cuits doivent être bien différenciés : plats, planches à découper, spatules… Optez pour des planches à découper de couleurs différentes, ainsi que des lavettes colorées, en définissant bien le code couleur.

• Les surfaces de travail doivent être nettoyées et désinfectées très régulièrement, et en particulier si elles sont utilisées pour des produits différents (viandes crues et poisson par exemple).

• Les animaux domestiques sont évidemment interdits en cuisine car ils sont vecteurs de nombreux germes. Ils ne doivent pas non plus être tolérés dans les restaurants (à l’exception des chiens d’aveugle).

• Pensez également au bon entretien des lavettes, torchons, essuie-mains et tabliers.

• Les torchons, humides, peuvent devenir rapidement de vrais nids à microbes. Ils doivent être destinés à une tâche unique (sortir les plats du four par exemple) et changés à chaque service, voire plus si nécessaire.

La contamination chimique

Détergents, désinfectants, décapants… les produits d’entretien sont des produits chimiques à utiliser avec prudence. Il est important de vérifier l’étiquetage, de bien respecter les consignes du plan de nettoyage et désinfection, et de stocker ces produits à l’abri des denrées alimentaires, dans un local fermé, en les classant par catégorie ou par mode d’utilisation.

Le rinçage éventuel des produits doit être soigné, pour éviter de retrouver des gouttelettes de produit (contaminant chimique) sur les plans de travail.

La chasse aux allergènes

Si l’un de vos clients présente une allergie, tout le personnel de cuisine et de service doit être informé des précautions à prendre. Certains allergènes comme la farine sont volatiles et peuvent se déplacer au gré des courants d’air. Les plats des personnes allergiques doivent être préparés à l’écart des préparations normales et selon le respect de la marche en avant.

Source : Hygiène : Les risques de contaminations croisées en cuisine

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Cette formation vous permettra de  renforcer votre niveau d’hygiène en cuisine, de mieux comprendre les principes HACCP et de mettre en place les procédures adéquates.

CONTENU :

  • Les règles de base
  • Où trouve-t-on les bactéries ?
  • Le plan de nettoyage et planning
  • La marche en avant, qu’est-ce que c’est ?
  • Les 20 étapes HACCP

Pour plus d’informations, contactez-nous à : [email protected]

FORMATION Maîtriser ses coûts en cuisine, le 16 février 2019

FORMATION : Maîtriser ses coûts en cuisine, le 16 février 2019

L’incontournable pour un restaurateur !

Tout chef cuisinier est familier avec le terme Food Cost (« coût de la nourriture »), puisqu’à chaque fin de mois, le patron ou le superviseur font un compte rendu de gestion. Lorsque le coût de nourriture est trop élevé, le chef cuisinier est souvent considéré comme le grand responsable.

Pourtant, plusieurs facteurs qui sont hors de son contrôle peuvent avoir un impact sur le coût de la nourriture, tels que le coût réel des marchandises, (prix d’achat), mais aussi les charges ainsi que l’optimisation des matières premières (saison, disponibilité de certaines denrées, etc.), les repas des employés ou des propriétaires et le mix de vente, etc.

Après avoir fait votre inventaire à la fin de chaque mois (période), vous devez calculer votre coût de nourriture sous forme de pourcentage du volume des ventes. Cela vous permet de pouvoir analyser vos résultats et les ajuster pour les prochaines périodes.

Vous cherchez les outils pour améliorer la gestion de vos charges et maximiser vos marges?
Découvrez notre formation :

Premières formations de 2019

Bonjour à tous!

Découvrez le programme des premières formations de l’année 2019

Pour plus d’informations sur ces formations et l’ensemble de nos modules disponibles

Dos de Cabillaud rôti, Viennoise Noisette-Citron & Yaourt aux herbes

Une recette de Christian Tetedoie

Ingrédients pour 4 personnes

  • 4 dos de cabillaud de 140g
  • 1 citron
  • 50g de chapelure
  • 50g de poudre de noisette
  • 75g de beurre
  • 2g de sel
Pour la sauce yaourt
Pour le dressage
  • Sel
  • Huile d’olive
  • Laver et zester le citron. Presser le jus et le garder pour la sauce.
  • Mixer les zestes avec la chapelure et la poudre de noisette, ajouter le beurre ramolli et le sel.
  • Étaler la pâte sur un papier cuisson à l’aide d’un rouleau.
  • Laisser prendre au froid et tailler des rectangles de la taille des dos de poisson.
Préparation de la sauce yaourt
  • Laver, sécher, hacher les herbes. Ajouter les herbes au yaourt, le jus de citron, le sel et l’huile d’olive.
  • Mettre en petit pot individuel.
Cuisson & dressage
  • Saler et colorer les pavés d’un côté avec l’huile d’olive.
  • Retourner, ajouter la viennoise, disposer dans un plat et enfourner 4 min à 180°C. Servir avec la sauce.
Source : Dos de Cabillaud rôti, Viennoise Noisette-Citron & Yaourt aux herbes

Dans vos cuisines, pensez à l’environnement et à votre porte-monnaie :

  • Remplacez le charbon par du gaz
  • Utilisez des couvercles pour limiter les temps de cuisson
  • Dégivrez régulièrement vos réfrigérateurs et profitez-en pour faire changer les joints de porte défectueux
  • Préférez dès que possible les produits locaux (et sachez les valoriser sur vos cartes)
  • Evitez le gâchis : la mise en place d’un plat du jour créatif vous permettra d’écouler les restes de la veille (attention, pour des questions d’hygiène, tous les plats ne peuvent pas être re-cuisinés et/ou resservis : sachez faire le tri !)