Quatre têtes de réseau du tourisme durable auditionnées à l’Assemblée Nationale Française

Guillaume Cromer, président d’ATD (Acteur du Tourisme Durable), Lionel Habasque, représentant d’ATR (Agir pour un Tourisme Responsable), Caroline Mignon et Gilles Béville, respectivement directrice et président de l’ATES (Association pour le Tourisme Equitable et Solidaire), quatre têtes de réseau du tourisme durable depuis longtemps impliqués dans son déploiement, ont été convoquées par la Commission des Affaires Economiques de l’Assemblée Nationale le 2 mai dernier pour répondre aux différentes questions que se posent les députés afin de mettre en place, on l’espère, une stratégie plus lisible sur ces enjeux cruciaux.

Pourquoi une telle audition ?

Dans un premier temps, l’objectif affiché des parlementaires est de faire un cadrage général sur les données et les grands enjeux du tourisme durable. La demande, issue de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale portait sur une mission d’information relative au tourisme présidée par M. Vincent Rolland, député de Savoie, et dont les rapporteurs sont Mme Marguerite Deprez-Audebert, députée du Pas de Calais et M. Didier Martin, député de Côte d’Or étaient également présents.

Il est intéressant de noter que cette demande d’audition a permis de relier deux études actuellement en cours sur le même sujet qui n’était pas au fait l’une de l’autre, puisque l’ADEME vient de réunir, à la demande du comité interministériel du tourisme, un groupe de travail sur les préconisations stratégiques en matière de tourisme durable à intégrer pour la France, avec pour objectif d’en faire un rapport  qui sera remis à l’automne et présenté au comité prédié par le Premier Ministre. La convocation des têtes de réseaux bien informés d’ATD, de l’ATR et de l’ATES a donc permis d’informer et l’Assemblée Nationale et l’ADEME de leurs études respectives, comme quoi le lobbying pour le tourisme durable a aussi pour résultat de décloisonner le mille-feuille français qui multiplie les études et prospectives parallèles sans toujours trop regarder ce qui se fait chez le voisin…..

Comment a-t-elle été préparée ?

Deux semaines avant l’audition, la commission a envoyé une liste de 24 questions à ATD, l’ATES et ATR, qui se sont réunis pour faire un point et présenter un positionnement cohérent face aux enjeux du tourisme durable en France. Guillaume Cromer précise : « Quelques questions étaient assez orientées, par exemple les députés percevaient le tourisme durable comme un marché spécifique (quels atouts pour la France, quels concurrents, quelle taille du marché, etc.), il a alors été décidé de leur faire comprendre clairement que l’enjeu n’était pas là, mais bien de travailler à l’échelle d’une vraie stratégie de développement durable du tourisme en France et ainsi montrer que la destination France était pionnière dans le monde sur ce sujet. » Chaque réseau a également travaillé de son côté pour tenter de défendre ses sujets avec sa sensibilité propre. ATR qui représente les voyagistes, a ainsi proposé de mettre sur la table le sujet du tourisme émetteur (outgoing), l’enjeu climatique et l’importance de l’évaluation rigoureuse des pratiques. Guillaume Cromer s’est emparé des réseaux sociaux pour faire un appel à témoignage et expliquer le contexte en précisant les points cruciaux qu’ATD s’engageait à défendre (« décarboner » le tourisme, réorienter la pression fiscale sur les activités et produits ayant un impact sur la biodiversité, etc.) et le besoin d’objectifs sociaux et économiques à atteindre pour avoir une véritable stratégie écrite sur ce sujet. Il a notamment été choqué de ne pas voir apparaitre les mots « Climat, biodiversité et train ». L’ATES a établi un parallèle entre l’évolution de la grande consommation et les tendances observées dans le tourisme de rechercher plus de responsabilité et d’équitable dans les choix opérés.

Ce qui en ressort :

Le jour J, lors de l’audition, Guillaume Cromer (ATD), Lionel Habasque (ATR), Caroline Mignon et Gilles Béville (ATES) ont présenté l’historique des enjeux à l’échelle internationale, nationale et plus locale en appuyant sur quelques points importants (les enjeux face à l’urgence climatique, l’enjeu prioritaire de la mobilité intérieure en France, plus d’investissement dans le train, réduire le pouvoir donné au low cost, etc.). Bien que peu nombreux, les députés se sont montrés attentifs aux différentes problématiques exposées malgré des visions différentes liées leurs sensibilités politiques.  Il revient à présent à ATD, ATR et l’ATES de rédiger une note de synthèse pour préciser les positions exposées lors de l’audition sur les enjeux du tourisme durable en France et de les partager massivement dans la profession, au-delà de leurs membres respectifs. Cette synthèse permettra également d’engager les professionnels et de faire du bruit auprès des décideurs et sera validée en amont par des experts clés de la profession.

Un réel pas en avant pour le tourisme durable ?

Engagés depuis toujours pour le tourisme durable, Guillaume Cromer (ATD), Julien Buot, coordinateur ATR et Caroline Mignon (ATES), nous répondent :

Guillaume Cromer (ATD) : «  Pour l’instant, on ne peut pas dire qu’il en ressort des choses impactantes pour notre sujet. Il y a un intérêt et des questions sur le sujet de la part de l’Assemblée nationale, c’est plutôt positif dans ce sens. Après, je ne pense pas que les solutions passeront par là. Il faut former un vrai lobbying citoyen autour de ces sujets pour mettre la pression sur les décideurs à l’échelle nationale ou régionale afin que des décisions courageuses soient prises et fassent effet boule de neige… Les réactions aux publications sur le sujet sur Facebook, Twitter, LinkedIn sont positives car les gens sont bien d’accord qu’il faut opérer une vraie transition du tourisme et que la manière dont on développe aujourd’hui cette industrie nous envoie dans le mur. »

Julien Buot (ATR) : C’était bien que ce soit un opérateur qui échange avec les députés de la commission des affaires économiques. Lionel HABASQUE, membre du comité exécutif d’ATR, est Directeur Général délégué de Voyageurs du Monde. Il a pu témoigner des engagements d’une grande entreprise dans la lutte contre le changement climatique, et préciser que la France est l’une des principales destinations des clients de Voyageurs d Monde. Cette audition permet de nous mettre le pied à  l’étrier en perspective du groupe de travail animé par l’ADEME à la demande du Comité Interministériel du Tourisme. La note que nous allons produire dans ce cadre est aussi une occasion à saisir pour présenter l’écosystème du tourisme durable en France et la complémentarité des actions depuis de longues années par ATD, ATR, ATES, et les membres de plus en plus nombreux de ces trois réseaux. Si l’Etat français a pu être pionner à la fin des années 1990, il a désormais du retard à rattraper sur de nombreux pays. Il pourrait commencer par reconnaître et encourager l’action des acteurs privés et des collectivités locales et coordonner une stratégie nationale ambitieuse de développement durable du tourisme, des loisirs, et des voyages.

Caroline Mignon (ATES) : Réjouissons-nous que ce sujet intéresse nos députées et ministères mais ne crions pas victoire. Les décisions qu’il faudrait prendre peuvent entrer en contradiction avec certains intérêts économiques, aussi ne faut-il pas compter uniquement sur les décideurs politiques mais bien mener une sensibilisation des professionnels et des consommateurs à grande échelle pour favoriser une autre manière d’aborder les vacances et le voyage. En aucun cas, nous ne pourrons nous contenter de mesures à la marge ; nous avons besoin d’une stratégie nationale ambitieuse, en incoming (tourisme réceptif) comme en outgoing (tourisme émetteur), pour que, ici comme ailleurs, la France soit le porte-drapeau d’un tourisme respectueux des cultures, du vivant et du territoire, qui constitue un levier de développement local équilibré et pérenne. Le chemin est encore long !

Le portail voyageons-autrement.com qui, depuis plus de dix ans a également engagé une action de lobbying éditorial, s’engage également à suivre et à relayer la suite de cette audition à l’Assemblée nationale mais aussi les suites du groupe de travail animé par l’ADEME pour le comité interministériel du tourisme sur les préconisations stratégiques en matière de tourisme durable à intégrer pour la France dont le premier groupe de travail s’est réuni le 13 mai. A suivre donc…

Source : Quatre têtes de réseau du tourisme durable auditionnées à l’Assemblée Nationale 

À quelle fréquence faut-il publier sur les réseaux sociaux?

La plupart des hôtels et restaurants ont ouvert des comptes sur les principaux réseaux sociaux, Facebook et Instagram en tête. À quelle fréquence faut-il y ajouter du contenu pour être plus performant ? Être présent sur ces réseaux nécessite une stratégie éditoriale. Si la régularité est indispensable, la pertinence du contenu est également un élément essentiel.

 

La première règle est de pratiquer le test & learn : vous devrez tester plusieurs fréquences avant de savoir quelle règle adopter. En revanche, vous aurez beau poster quatre fois par jour, si les posts ne sont pas pertinents ou si vous n’êtes pas régulier, vous perdrez toute crédibilité vis à vis de la communauté et des algorithmes.

 

En moyenne, quelle est la fréquence à adopter sur les réseaux ?

  • Sur Instagram, l’idéal est de poster une fois par jour. Si vous manquez de temps, vous pouvez réduire à deux à trois fois par semaine. Pensez à ajouter entre temps des stories, formats plus attractifs et plus spontanés.

 

  • Sur Facebook, les marques ayant plus de 10 000 followers et qui publient entre un et deux posts par jours obtiennent un meilleur taux de clics selon une étude Hubspot. Une moyenne de un post par jour est honorable.

  • Sur Twitter, selon Socialbakers, au-delà de trois tweets par jour, le taux d’engagement diminuerait. Attention à avoir un contenu suffisamment varié et régulier ou à pratiquer la curation (c’est-à-dire sélectionner du contenu pertinent avant de le partager) pour suivre la cadence.

  • Sur Youtube, la fréquence la plus performante serait une vidéo par semaine, mais c’est un format très intense. Dans le cas d’un hôtel, ne vous lancez que si vous pouvez financer une production vidéo régulièrement. Si vous pensez pouvoir produire une ou deux vidéos par an, faites-le, mais ne laissez pas passer une année sans publier. Les vidéos sur Youtube sont plus professionnelles que celles que l’on peut diffuser sur Instagram ou sur les autres réseaux. Une telle création est chronophage et très coûteuse.

 

  • Enfin, Linkedin conseille aux entreprises de ne pas poster plus de 20 fois par mois.

 

Source : À quelle fréquence faut-il publier sur les réseaux sociaux?

Le Sénégal s’oriente de plus en plus vers le tourisme durable.

Lors de la 27 édition de la Foire internationale de Dakar, le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang a affirmé que le tourisme durable occupe une place prépondérante dans la stratégie touristique du Sénégal car elle a contribué à la relance du secteur tout en permettant de préserver les ressources naturelles, culturelles et sociales.

Selon le ministre ce thème « revêt une importance capitale », soulignant « l’impact des PME dans le tourisme en général et le tourisme durable en particulier ».

Il a rappelé également que l’enjeu de cette préservation des ressources patrimoniales, c’est de satisfaire à la fois, les besoins des touristes et des régions d’accueil, mais également de faire en sorte que le tourisme ne détruise pas le lieu touristique, mais, au contraire, le préserve et l’embellisse.

Selon le ministre du tourisme, le Sénégal a mis en place un cadre réglementaire ainsi que des outils et programmes d’investissement tels que le crédit hôtelier et touristique, les incubateurs, la défiscalisation des investissements touristiques.

Source : Le Sénégal s’oriente de plus en plus vers le tourisme durable.

Ministère du Tourisme de Madagascar: pour la promotion du tourisme interne

Le Ministère du Tourisme de Madagascar , en collaboration avec les Offices Régionaux du tourisme, s’apprête à lancer une vaste campagne de promotion du tourisme interne. L’objectif principal étant de faire découvrir aux nationaux les produits touristiques des différentes régions de notre pays.

Chaque année, près d’un million de touristes locaux voyagent par voie terrestre. Le tourisme national constitue un apport considérable au développement économique régional par la répartition d’une part des richesses nationales. Il permet outre l’atténuation des effets de la saisonnalité du tourisme international sur la rentabilité des établissements d’hébergement et sur celle des entreprises touristiques, le maintien des emplois  dans le secteur…

D’où la nécessité de booster ce segment. Ainsi, pour démarrer cette campagne de promotion locale, la région Boeny a été choisie, notamment à cause de son importante richesse faunistique et floristique. Pour ne citer que ses 64 espèces d’oiseaux dont 9 endémiques de la Grande île. D’ailleurs, un safari des oiseaux se tiendra en novembre dans l’une des zones humides de Boeny.

Par ailleurs, le ministre Roland Ratsiraka va effectuer une descente sur place au mois d’Août pour faire connaître cette région. Le membre du gouvernement compte suivre la voie terrestre empruntée par les touristes locaux, c’est-à-dire la RN4. Le voyage sera ponctué d’escales dans les sites d’attractions et les restaurants de la région.

Enfin, sachant pertinemment que les Malagasy aiment passer leurs vacances dans des établissements hôteliers, pourvu qu’ils puissent capitaliser sur le rapport qualité/prix et en même temps garder leurs habitudes, le Ministère du tourisme, en partenariat avec les Offices Régionaux, envisage de créer un package touristique d’une valeur de 100 000 Ariary par personne.

Source : Ministère du Tourisme de Madagascar: pour la promotion du tourisme interne

Comment AccorHotels veut redéfinir l’hôtellerie lifestyle

Le groupe hôtelier souhaite faire de ses hôtels des lieux de vie ouverts, où habitants du quartier et clientèles de loisirs et d’affaires peuvent se rencontrer et s’approprier les espaces communs.

Pour repenser la stratégie de ses établissements, le groupe AccorHotels s’est penché sur les usages, en considérant que les hôtels ne sont pas uniquement destinés au sommeil, mais sont des lieux de vie diurne dans lesquels voyageurs et clientèle locale peuvent se rencontrer. Le groupe parle désormais d’un lieu “ouvert, de partage, de rencontres”. Toutefois, faire de cette promesse une réalité représente un challenge car les hôtels doivent disposer de lieux d’accueil suffisamment spacieux et polyvalents pour que voyageurs loisirs, clientèles d’affaires et locale puissent s’approprier ces espaces. Le défi est également managérial, car l’hôtelier devient aussi un animateur.

À l’image de ce qu’il a créé en lançant Jo&Joe, AccorHotels veut décloisonner les portes de ses hôtels. Dans cette enseigne, les locaux, particuliers ou associations doivent pouvoir investir le lobby transformé en scène modulable. Un espace peut devenir salle de projection, accueillir un cours de yoga ou une réception pour la Ruche qui dit oui, se transformer en scène pour un groupe musical…

Un objectif est commun à toutes ces options : que les habitants du quartier viennent dans les lieux, qu’ils rencontrent les voyageurs en quête d’authenticité, qu’ils échangent et consomment et ce, pas uniquement le soir mais à tout moment de la journée. “On n’est plus dans le contrôle total, dans l’organisation du planning à 100 % pour tout ce qui se passe dans le lieu”, explique Frédéric Fontaine, vice-président Global Innovation Lab chez AccorHotels. Dans ces nouveaux espaces, l’opérateur casse les codes. Là où les Mama Shelter étaient des “restaurants où l’on dort”, les Jo&Joe ne sont plus des hôtels mais des ‘openhouses’ (maisons ouvertes).

Ventes additionnelles

Ouvrir ces hôtels lifestyle vers l’extérieur inclut aussi la possibilité, pour les clients, de venir travailler dans l’hôtel. À l’instar des laboratoires de co-working qui poussent dans les grandes métropoles, les hôtels AccorHotels ont vocation à devenir des lieux où travailleurs indépendants et nomades peuvent rencontrer leurs clients ou travailler dans un cadre agréable. Dans leur quête d’ouverture à un public local, les hôtels du groupe déploient aussi des offres saisonnières, comme les afterworks sur les toits des hôtels.

Cette stratégie permet d’offrir une rencontre authentique aux voyageurs afin d’enrichir leur séjour, mais aussi d’apporter aux hôtels des ventes additionnelles qui complètent le chiffre d’affaires lié à l’activité hôtelière traditionnelle. Le grand défi réside sans doute dans le fait de redessiner le métier d’hôtelier, de casser les codes d’une formation très cadrée, et de permettre une spontanéité tout en restant professionnel. Un nouveau challenge pour les écoles et les managers.

Source : Vanessa Guerrier-Buisine – Comment AccorHotels veut redéfinir l’hôtellerie lifestyle